Le guet a bien changé...
Avec Pieds d’Argile,
Pratchett revient sur d’anciennes connaissances : les hommes du guet
d’Ank Morpork. Cette police municipale a bien changé depuis Au guet.
Des effectifs plus nombreux, les équipes mieux organisées, de
nouvelles méthodes d’investigations ont été mises en place… Les
criminels non assermentés par la guilde des voleurs ou des assassins
n’ont qu’à bien se tenir. Le roman commence avec une drôle de série de
meurtre. Deux personnes sont tuées sans que l’on trouve le coupable.
Dans le même temps le prince de la ville est empoisonné. Pas assez pour
qu’il y reste mais c’est largement suffisant pour donner des idées aux
dirigeants des différentes guildes de la ville. Ils vont imaginer sa
succession. Et tant qu’à imaginer, autant comploter… Dernière chose
étrange, les golems se mettent à avoir des comportements bizarres dans
toute la ville. Quel est le lien entre ces différentes affaires ? Au
guet de faire de toute la lumière. Mais la tache s’annonce rude.
Une réussite
Etonnamment, on ne peut pas faire les mêmes reproches à Pieds d’Argile qu’à
ses prédécesseurs. Le style de Pratchett est moins conventionnel dans
sa forme. La redondance est moins forte. Reste l’histoire à laquelle on
prend bien du plaisir. Il s’agit ici d’une véritable gourmandise
peut-être accentuée par des retrouvailles avec le guet dont les
personnages sont si caricaturaux qu’ils en sont attachants. Bref, du
bon Pratchett.
Jérome Vincent - ActuSF