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  • La Dentelle du cygne

Terry Pratchett

Nation

Nation

Date de parution : mai 2010


Traduit par : Patrick Couton
Illustrateur : Amandine Labarre


ISBN13 : 9782841725069

Nombre de pages : 448
Prix : 21,00 €
État : disponible

Le jour de la fin du monde…

… Mau rentre chez lui depuis l’île des Garçons. Bientôt il sera un homme.C’est alors que la vague arrive – une vague immense, qui remorque la nuit noire dans son sillage et apporte une goélette, la Sweet Judy, qu’elle propulse dans la forêt tropicale de l’île. Lorsque le bateau finit par s’immobiliser en catastrophe, il n’a plus qu’une personne en vie à son bord (ou deux, si l’on compte les perroquets).Le village a disparu. La Nation elle-même a disparu. Il n’y a désormais plus que Mau, qui n’est guère vêtu, une fille homme-culotte, qui l’est bien trop, et des malentendus en pagaïe.Aucun ne sait ce qu’il faut faire. Ni même comment le dire.Ensemble ils doivent bâtir une nouvelle Nation à partir des morceaux de l’ancienne. Inventer une nouvelle histoire.

Mais…QUI GARDE LA NATION ?OÚ EST NOTRE BIÈRE ?… l’histoire ancienne ne va pas se laisser évincer sans réagir, du moins tant que les Grands-pères ont encore une voix. Et Mau doit regarder vers le passé avant d’affronter l’avenir.Inspiré, spirituel et imprégné du sens comique et satirique inimitable de Terry Pratchett, ce roman est une aventure formidable qui, littéralement, met le monde sens dessus dessous.

  • Revue de presse
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Pratchett - Nation - Musarder.fr
Posté le 14 juin 2010 -

J’ai envie de vous parler de ce bouquin depuis des mois, mais j’ai préféré ne pas le faire avant sa sortie en français. C’est maintenant chose faite, tous les éléments sont donc réunis pour que je vous en chante les louanges !

Quand j’ai lu Nation, on était en plein dans le fameux débat sur l’identité nationale. À chaque fois que j’en entendais parler à la radio, à la télé, j’avais envie de crier : mais Pratchett a tout compris et vous n’êtes que des buses. Une nation, ce sont des gens qui vivent ensemble, parfois par choix, souvent par nécessité, et qui tentent d’en tirer le meilleur. Chacune a ses spécificités, mais elles sont vouées à évoluer si suffisamment de gens le désirent. La nation n’existe pas comme une entité absolue, extérieure aux humains qui la composent. Je résume sûrement ça très mal, il faudrait que vous lisiez le roman pour comprendre.

Nation est, d’après moi, le meilleur roman de Pratchett, et c’est dire quelque chose. En le lisant, j’ai ri, comme toujours, mais j’ai aussi pleuré, chose plus rare, et ce n’étaient pas de mauvaises larmes. Bref, je vous conseille très vivement de le lire. Il est paru en français chez l’Atalante et en anglais chez Corgi. 

 

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Pratchett- Nation- Je bouquine
Posté le 03 août 2010 -

Le monde sens dessus dessous :

Après qu'une vague géante a anéanti son monde (des îles du Pacifique ), le jeune Mau découvre un autre survivant : une fille dont le bateau s'est échoué là, lors du cataclysme.On suit avec amusement les aventures de ces deux enfants dans un monde ravagé qu'ils tentent de reconstruire. Un roman étonnant dont l'action se passe dans un XIX° siècle qui n'est pas tout à fait le nôtre. Son auteur, Terry Pratchett, est une légende vivante de la littérature mondiale. On lui doit notamment la plus grande série de fantasy jamais publiée, les fabuleuses Annales du Disque-Monde !

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Pratchett - Nation - Chroniques de l'imaginaire
Posté le 07 juillet 2010 -

Alors que Mau s'apprêtait à quitter la petite île où il avait accompli le rite destiné à faire des garçons des hommes, la disparition brutale de tous les oiseaux le décide à prendre la mer en urgence. Sur sa pirogue, il survit à l'énorme vague qui donne l'impression d'engloutir le monde. Mais quand il retourne enfin à Nation, il ne s'y trouve aucun des siens pour l'accueillir. Aucun vivant, en tout cas. En fait, profondément choqué, il mettra plusieurs jours à se rendre compte qu'il n'est pas le seul être humain de l'île : un bateau s'y est échoué, porté par la Vague, et il en reste une adolescente qui décide de se baptiser elle-même Daphné. A eux deux, ils vont faire de Nation un havre pour les autres survivants.

D'une certaine façon, ce roman de passage de l'adolescence à l'âge adulte devrait être classé en littérature jeunesse, ses personnages principaux étant de très jeunes gens, auxquels les circonstances et la fréquentation de l'autre (de l'Autre, devrait-on logiquement écrire), vont apprendre beaucoup, et vite. Et nul doute que des adolescents prendront un grand plaisir à cette histoire de naufragés, teintée d'uchronie vaguement fantasy.

Il serait toutefois très dommage que les adultes s'en privent ! D'abord parce que c'est plein d'humour (c'est du Pratchett, somme toute...), ce qui n'empêche pas la tendresse pour les personnages. Ensuite parce que c'est bien écrit (même remarque). Et enfin et surtout parce qu'il s'y trouve un de ces renversements de l'histoire, voire du monde, dont l'auteur est coutumier, puisque... Mais je ne vais pas vous dévoiler le fond de l'histoire, vous m'en voudriez ! Tout ce que vous avez besoin de savoir, c'est que c'est un bon roman, vite et plaisamment lu et relu, alors n'hésitez pas !

Mureliane, 14 Juin 2010

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Pratchett – Nation – L’écran fantastique.
Posté le 13 septembre 2010 -
Dans une Polynésie imaginaire, après le tsunami, un enfant et une jeune aristocrate anglaise naufragée apprennent à communiquer et à survivre. Nation n’a pas l’humour délirant du Disque-Monde, mais celui plus discret qui accompagne les romans d’apprentissage. Un beau Pratchett chez L’Atalante !
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Pratchett - Nation - actu-du-noir
Posté le 09 août 2011 -
Un Terry Pratchett atypique
 
Un scoop ici, je suis fan de Terry Pratchett ! Mais cette fois, c’est un roman un peu différent. Nation ne se situe pas dans l’univers des Annales du Disque Monde. Comme l’écrit l’auteur à la fin de l’ouvrage : « On pourrait croire que ce roman a pour cadre l’océan Pacifique. Rien ne serait plus éloigné de la vérité ! Il se situe pour tout dire dans un univers parallèle, un phénomène connu seulement des physiciens de pointe et de quiconque a déjà visionné n’importe quel épisode de n’importe quelle série n’importe où. »
 
Un autre océan Pacifique donc, aux alentours d’un autre XIX° siècle. Mau rentre de l’île aux Garçons, il a terminé ses rites de passage et toute la Nation l’attend sur leur île pour la fête qui va faire de lui un homme. Mais une barre noire avance vers sa pirogue … Une vague monstrueuse déferle l’emportant comme un fétu de paille. Quand il aborde enfin l’île il ne reste plus personne. Ils étaient tous sur la plage à attendre son retour quand la Vague les a frappés. Il n’y a plus sur l’île que les animaux, et l’épave d’un voilier qui a traversé la moitié de la forêt. Sur ce voilier une seule survivante, une jeune fille, Daphné, qui partait retrouver son père gouverneur anglais quelque part dans le grand océan pélagique. Ce sont eux, qui ne parlent pas la même langue, n’ont pas la même culture, qui vont devoir accueillir les réfugiés, les protéger des pillards et des anglais et faire en sorte que la Nation ne disparaisse pas …
 
Voilà donc un Pratchett différent, situé hors de son univers délirant du Disque Monde. Différent certes, mais très proche. Car Daphné pourrait être la Tiphaine Patraque de ce monde ; et on y trouve une petite vieille à qui il faut mâcher la viande pas très différente des sorcières. Sans compter Mau, jeune homme qui se sent responsable de tous, fou de colère contre les Dieux et les ancêtres qu’on lui avaient appris à vénérer qui ont permis que tout son peuple soit décimé … Et surtout qui se sert de sa tête, de son intelligence pour aller au-delà de ce qu’on veut bien lui présenter comme évident et immuable.
Dans ce nouveau cadre, avec de nouveaux personnages, Pratchett écrit finalement encore et toujours la même histoire optimiste, car il est optimiste malgré les horreurs des mondes qu’il décrit. Et oui, chez Pratchett, l’intelligence, l’humanisme, la curiosité scientifique, l’envie de comprendre le monde et de changer les vieilles règles que tous semblent considérer comme allant de soi finissent toujours par gagner. Malgré les affreux, malgré les obscurantistes, malgré les avides … Comme il fait cela de façon très fine, sans jamais masquer les contradictions des uns et des autres, ni tomber dans le manichéisme idiot c’est un vrai régal. Dont voici un exemple : « La petite vieille lui lança un sourire si large que ses oreilles faillirent tomber dedans. »
 
Si on y rajoute son humour, une vraie tendresse pour ses personnages et un sens de l’histoire jamais démenti, c’est plus qu’un régal, une livre, encore une fois indispensable, à lire par tous, petits et grands. Jusqu’aux notes de l’auteur qui précisent quelques expériences scientifiques et techniques faites par les personnages, toujours avec l’humour pratchettien et qui, après avoir déconseillé à ses lecteurs un certains nombre d’expériences scientifiques … risquées (comme tirer des balles dans l’eau ou regarder le soleil avec un télescope) conclue par « Réflexion. Ce roman en contient un peu. Que vous vous y amusiez ou non chez vous, c’est à vous de voir ».
 
JM Laherrère
actu-du-noir
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Pratchett - Nation - L'étrange bibliothèque de Calenwen
Posté le 10 novembre 2011 -

Dans une sorte de XIXe siècle alternatif, un raz-de-marée dévaste les îles du grand océan Pélagique austral (le Pacifique quoi), et notamment la Nation, où vit le jeune Mau (qui s’apprêtait à devenir homme). Désormais seul sur l’île dévasté, avec pour seule compagnie les voix des Grands-Pères (les ancêtres morts), il va rencontrer une fille homme-culotte (une européenne quoi), seule survivante du naufrage de son navire.

Le roman nous raconte leur rencontre (pleine de quiproquos à ses débuts), leurs efforts pour reconstruire l’île (tandis que d’autres survivants arrivent), et leur quête d’identité, Mau souffrant et pas qu’un peu d’une crise de foi et de valeurs suite au cataclysme, et Daphnée/Ermintrude cherchant à concilier sa nouvelle vie, avec son éducation de jeune fille de bonne famille anglaise.
Nation est un roman enchanteur, et le mot est faible. Au début, on ne sait pas trop si on est tombé sur une robinsonnade, ou un roman initiatique océanien, mais plus on avance dans l’histoire, et plus on se rend compte qu’il ne ressemble à rien de connu (du moins par moi).

Il y a une richesse d’idées et de réflexions assez impressionnantes, qu’une seule lecture ne suffit pas à en faire le tour. Nation parle de deuil, de croyance, d’identité, de reconstruction, de la vie en société (le procès m’a beaucoup marqué), du choc des cultures (ah la première invitation au thé…), et de tant d’autres choses, avec justesse et non sans humour.

Difficile de faire une liste complète, je me suis rendue compte en fermant ce livre qu’il me faudrait le relire (et sans doute le re-relire) pour mieux l’apprécier. Mieux appréhender Mau (magnifique personnage central mais pas toujours facile à suivre), mieux noter les détails ici et là.

L’univers est riche et basé sur des cultures océaniennes, ce qui n’est pas si courant que ça et qui apporte une fraicheur agréable. Les personnages sont (presque) tous émouvants et attachants à leur façon (dans le genre inattendu, la femme sans nom m’a beaucoup marqué). Quant à l’histoire, pleine de tolérance et se terminant sur une pointe de mélancolie, c’est un petit bijou.

Bref, c’est un très beau roman de Terry Pratchett que je vais m’empresser de recommander partout autour de moi. Riche, intelligent, et divinement écrit avec ça (je l’ai lu trop vite pour vraiment les relever, mais certains passages sont juste merveilleux). Que demander de plus ?

« Le monde est un globe – plus vous allez loin, plus vous vous rapprochez de chez vous. »
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  • Revue de presse
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Bordage - La Fraternité du Panca - Youboox
Posté 16 mai 2012 -
À l’occasion de la sortie de Frère Elthor, cinquième et dernier tome du space opéra La fraternité du Panca débuté en 2007, les fans de science-fiction et les non-initiés peuvent découvrir cette belle odyssée spatiale. Une démonstration de l’imagination de l’auteur !
 
La fraternité du Panca , pentalogie sur l’humanité dans l’infiniment loin.
 
Ne cherchez pas sur Wikipedia, je vous le dis : pentalogie, ça veut juste dire que c’est en cinq tomes, voilà. Imaginez-vous dans l’infiniment loin. L’humanité a colonisé l’univers, à tout prix. Sur chaque planète, les groupes humains ont des modes de vie très différents mais ils se défendent les uns les autres grâce au Parlement universel. Une menace pèse sur tout ce qui vit. Seuls les initiés de La fraternité du Panca, sorte de franc-maçonnerie spatiale où se côtoient des Frères et des Sœurs, sont capables de sauver l’humanité. Sans connaître la nature de la menace, ils vont s’engager dans le combat au prix du don de leur vie. Le seul moyen de lutter : former une chaine Quinte. Une chaine de 5 Frères et Sœurs qui doivent se retrouver l’un après l’autre pour se transmettre leurs implants, réceptacle de leurs forces et de leurs mémoires. Seul le dernier de la chaine peut mener le combat final.
 
Des voyages entamés par amour ou sacrifice
Chaque tome nous conte la destinée de celui choisi pour former l’un des maillons de la chaine. Un départ sans retour, sans possibilité d’utiliser les ralentisseurs de rythme biologique.
Dans le premier tome, on suit les destins croisés de deux personnages profonds et touchants. Ewen a reçu l’appel : la menace plane et il doit quitter femme et enfant pour remettre l’implant au deuxième Frère. Olméo, 13 ans, contraint à l’exil avec sa famille va rencontre l’âme sœur. Notons le talent de l’auteur qui décrit un huit clos de 80 ans dans une fusée. Ne vit-on les voyages que par amour ou sacrifice ? Et que dire de l’isolement et de la solitude ? Autant de questions qui donnent le vertige.
Des cinq tomes, trois se distinguent pour leur rôle majeur dans le récit. Le premier d’abord qui plante le décor avec Ewen et Olmoé. Le troisième, véritable transition vers le combat final, avec des descriptions grandioses de l’univers. Enfin, le cinquième et dernier : Frère Elthor.
 
Un mélange déroutant de haute technologie et de spiritualité
On s’attache vite à ces personnages auxquels Bordage n’épargne rien, êtres humains baladés par leurs émotions. L’engagement au prix du don de soi et le courage face à l’adversité rythment la pentalogie. Le jeu des chapitres alternant entre les points de vue des différents personnages est une vraie force. Le livre n’est pas que batailles et voyages de planètes en planètes, il est un roman sur les questions qui nous animent. Bordage trouve les mots justes pour parler de la place de Dieu, de la force de la foi et du sens du sacrifice. Un exercice rendu possible par une connaissance pointue de l’Histoire des religions et une facilité à écrire sur une large palette d’émotions en conservant la simplicité des mots. Un récit déroutant qui mélange la haute technologie et le mysticisme.
La fraternité du Panca ravira les fans inconditionnels autant que ceux qui découvriront un livre de science-fiction pour la première fois.
 
Bonne lecture ! 
 
Hayat Slimani

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Suhner - Vestiges - Psychovision
Posté 14 mai 2012 -
Sur la planète Gemma, ou plutôt dans son orbite, vogue un gigantesque vaisseau spatial, sa particularité étant qu'il n'a rien d'humain. Ce vaisseau est donc là sans que personne n'en connaisse l'origine et l'histoire, bien qu'il intéresse beaucoup de monde. Sur la planète même, une équipe de scientifiques s'apprête à aller explorer une partie de la planète où se trouverait d'autres artefacts extraterrestres...
 
Et voici la nouvelle saga de SF Française publiée par L'Atalante, l'éditeur qui a publié Pierre Bordage, Roland C. Wagner, Olivier Paquet, Vincent Gessler, Anne Fakhouri ou encore Jeanne A-Debats. Entre les auteurs confirmés et les débutant prometteurs, cet éditeur s'est donc imposé comme une valeur sure de l'imaginaire francophone et une nouvelle saga débarquant chez eux est toujours une bonne surprise.
Quantika débute pourtant de manière assez traditionnelle avec une planète aux mains d'entrepreneur peu scrupuleux et un réseau de résistance qui veut éviter le triste destin de la Terre à leur nouvelle demeure. Au milieu de ça, une équipe de scientifique donne dans l'archéologie extraterrestre et essaye de trouver où ont bien pu passer les anciens locataires de Gemma, dont la principale trace est un gigantesque vaisseau abandonnée.
Cette équipe est d'ailleurs décidée à explorer la planète à la recherche d'autres vestiges, mais ce qu'ils ignorent, c'est que l'une d'entre eux sait très bien où ils vont et ce qu'ils vont y trouver, car les monuments enfouis à cet endroit, elle les a vus dans ses rêves. Plus, l'expédition s'approche et plus la jeune femme semble perdre pied et se livre à des transes étranges, parlant une langue qui n'est pas humaine.
Si le début peut faire penser à un classique roman de "Big Dumb Object" et de "Rencontre du troisième type", il part très vite sur autre chose, sur une histoire lorgnant plus sur le fantastique que la Hard-SF avec des rêves et des transes semblant trouver leurs origines dans une civilisation ancienne, mais également une menace sous-jacente qui ne semble qu'attendre son heure pour sortir de l'ombre.
On est donc dans du fantastique assez classique avec une héroïne ayant des rêves et des cauchemars qui semble mettre sa santé physique et mentale, où une créature étrange se balade dans les ravins de la planète. Tous ces personnages et événement font monter la tension tranquillement, devenant de plus en plus intrigant au fur et à mesure que l'on tourne les pages et que les mystères se dévoilent peu à peu.
Et c'est ce mélange qui fait de Vestige un roman passionnant et captivant, car Laurence Suhner nous propose un type de récit qui est finalement trop rare. Ceci-dit, le roman est aussi très bien écrit, très fluide et un véritable planet-opéra, Gemma étant en plus d'un décor un véritable personnage de l'histoire avec ses secrets et sa personnalité. Autant qu'une gigantesque étendue glacée et un environnement hostile, elle est un protagoniste à part entière.
Les autres personnages sont un peu les bémols de cette histoire, que ce soit l'adolescente rebelle, l'amoureux secret et éconduit, la scientifique hautaine, le père trop occupé, le rebelle obstiné et bien entendu les méchants mercenaires. Pourtant l'auteur arrive à tous leur donner vie et à les rendre attachants grâce à leurs qualités, leurs défauts et surtout à leurs peurs devant cette menace issu d'une technologie incompréhensible par l'Homme.
 
Mélangeant drames humains et dangers surnaturels dans un environnement cosmique, Vestiges est un roman enthousiasmant et le premier volume d'une trilogie qui devrait se révéler passionnante en jouant habilement avec les codes de la science-fiction et du fantastique. Pour son premier roman, Laurence Suhner frappe donc très fort et permet à L'Atalante de confirmer une nouvelle fois la qualité de son catalogue.
 
Note : 9 /10
 
Steggtegg
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