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Dmitry Glukhovsky

Métro 2033

Métro 2033

Date de parution : mai 2010


Traduit par : Denis E. Savine
Illustrateur : Dirk Schulz


ISBN13 : 9782841725052

Nombre de pages : 640
Prix : 25,00 €
État : disponible

2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inha­bitable, est désor­mais livrée à des monstruo­sités mutantes. Moscou est une ville aban­don­née. Les survi­vants se sont réfu­giés dans les pro­fon­deurs du métro­politain, où ils ont tant bien que mal orga­nisé des micro­sociétés de la pénurie.Dans ce monde réduit à des stations en déli­quescence reliées par des tunnels où rôdent les dan­gers les plus insolites, le jeune Artyom entre­prend une mission qui pour­rait le conduire à sauver les derniers hommes d’une menace obscure… mais aussi à se découvrir lui-même à travers les rencontres improbables qui l’attendent.
 
L’édition française du jeu vidéo Métro 2003 (différentes plateformes) est paru en France en mars 2010. Traduit du russe dans vingt langues dont l’anglais, l’allemand et l’espagnol, le livre s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires, toutes traductions confondues.Métro 2034, la suite, est paru en Russie en 2009. 
  • Revue de presse
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Glukhovsky - Métro 2033 - Le Monde des Livres
Posté le 27 mai 2010 -

Né en 1979, journaliste de formation, Dmitry Glukhovsky a d'abord publié son texte sur un blog, qui a connu une grande affluence, mais il a aussi modifié son roman, de manière interactive, en fonction des commentaires que lui laissaient ses lecteurs.

Métro 2033 est un roman d'anticipation : après une guerre cataclysmique, seules restent en vie les personnes réfugiées dans le métro de Moscou, le plus profond du monde. Vendu à 500 000 exemplaires en Russie, Métro 2033, dont Dmitry Glukhovsky a déjà publié la suite, Métro 2034, a été un best-seller en Allemagne et en Angleterre. Le roman a aussi fait l'objet d'un jeu vidéo, commercialisé par la firme THQ en France, en mars.

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Glukhovsky - Métro 2033 - L'Express
Posté le 27 mai 2010 -

Dmitry Glukhovsky, journaliste polyglotte de 30 ans, fait partie de cette génération décomplexée. En 2002, il envoie son premier roman futuriste, Métro 2033 (la radioscopie, après une explosion nucléaire, des rares survivants réfugiés dans le métro de Moscou), à une dizaine de maisons d'édition, et fait chou blanc. "Du coup, je l'ai publié gratuitement sur Internet. J'ai eu bientôt de nombreux lecteurs, qui m'ont même convaincu de changer le destin de mon héros. Et les éditeurs ont fini par s'y intéresser." Bilan : 500 000 exemplaires vendus chez Eksmo, et 300 000 du suivant (Métro 2034) publié par AST, une vingtaine de traductions à l'étranger, un jeu vidéo... et des idées plein la tête.

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Glukhovsky - Métro 2033 - La Croix
Posté le 27 mai 2010 -

Internet, meilleur espoir littéraire russe?

Meilleur exemple des ressources de ce nouvel outil : le succès de Dmitry Glukhovsky. Ce jeune surdoué, étudiant en journalisme au parcours international parlant six langues, a su très tôt qu’il voulait être écrivain. Et réussir.

Gratuit sur le Web, le roman s'est vendu à 500 000 exemplaires

Devant les refus des éditeurs, il a décidé de mettre à disposition gratuitement son roman sur son blog. Metro 2033 (il vient d’être traduit aux éditions Atalante), roman d’anticipation qui imagine les conséquences d’une guerre nucléaire et le repli souterrain de la population, a connu un succès phénoménal, avant d’être publié en papier. Il s’est vendu à 500 000 exemplaires en Russie, tout en restant disponible en accès libre.

Très malin, Glukhovsky continue d’inventer d’autres projets multimédia. Il vient de fêter la sortie mondiale du jeu vidéo adapté de son roman, tandis que, déçu par la diffusion de son livre dans les pays anglo-saxons, il songe à racheter les droits de la traduction anglaise pour la mettre à disposition gratuitement sur son site.

Il a lancé avec son éditeur AST une collection de livres écrits par les internautes à partir de sa propre fiction. C’est que l’auteur, fort sympathique et dynamique, ne manque pas d’idées pour créer du trafic. Le second volume, Metro 2034, sorti en 2009, s’est déjà vendu à 300 000 exemplaires.

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Glukhovsky - Métro 2033 - Le blog d'Aphraël
Posté le 21 juin 2010 -

Voilà un roman que j'attendais avec impatience depuis plusieurs mois !

Parce qu'il a de quoi faire rêver : un post-apocalyptique russe où un minuscule pan de l'humanité a trouvé refuge dans le métro de Moscou suite à une guerre atomique. Les stations de métro sont devenues des villes, où des communautés se sont créées, et pour certaines rassemblées, autour d'idéaux ou de croyances très variés.

Le jeune Artyom est chargé d'une mission : prévenir le métro de l'arrivée des Noirs, étrange nouvelle menace s'attaquant à VDNKh. Pour celà, il doit rejoindre Polis, cité mythique difficile d'accès, autrefois accessible en une heure, aujourd'hui, voyage aux multiples menaces mortelles à esquiver pour transmettre son message. Car les dangers sont multiples et variés : mutants, dangers psychiques inexpliqués, sectes, cannibales, néonazis... Il y aura fort à faire, et à découvrir.

Le début du récit est sombre et froid. L'auteur prend du temps à mettre en place son univers, à travers les yeux de son personnage principal, Artyom, jeune et naïf. Difficile de comprendre cet univers sombre, oppressant, et mortellement dangereux. Difficile d'accepter que l'humanité ait pu accepter un tel destin. Mais on suit le périple de notre héros, ses errances et ses rencontres, ainsi que les monstres rencontrés. On découvre, avec lui, l'humanité survivante et ses nombreuses idéologies, essayant de suivre tant bien que mal le trajet du héros et les stations énumérées, dont les noms aux consonnances russes tellement inhabituelles sont difficiles à retenir, et à situer sur les cartes fournies à l'intérieur des jaquettes du livre. L'auteur et son écriture brute et froide, dont la façon inhabituelle de conter le récit pourrait peut être s'expliquer par la traduction d'une vision du monde élognée de notre propre culture, aident au sentiment d'oppression et de claustrophobie.

Mais Metro 2033 n'est pas un simple récit d'aventure, et met en scène de nombreuses idéologies majeures du vingtième siècle. Les Rouges ont repris possession d'une partie du métro, ainsi que les Néonazis, heureusement moins étendus. Les sectes ont fait leur apparition, et le statut des femmes a terriblement régressé. La monnaie d'échange, les munitions de kallachnikov, prouve l'atmosphère de menaces permanentes. Ce roman fait réfléchir à l'humanité et sa soif de survie, envers et contre tout, et aux idéaux des religions. Son message est complexe, intraitable et passionnant.

Métro 2033 est donc à conseiller vivement. Il est complexe et dur, mais abordable aux adolescents comme aux adultes. N'hésitez pas à vous jeter dessus, tellement il est rare et intrigant de lire un roman d'imaginaire russe.

Aphraël  

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Glukhovsky - Métro 2033 - Avig News
Posté le 21 juin 2010 -

[...] Quand les codes de l'heroic fantasy sont transposés dans un univers post-apocalyptique, ça donne une histoire singulière.

Avig News - 9/15 juin 2010

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Glukhovsky - Métro 2033 - ifisdead.net
Posté le 02 juillet 2010 -

Metro 2033 du russe Dmitry Glukhovsky est un roman de Science-Fiction post-apocalyptique qui a atteint nos contrées ce mois de mai 2010 aux éditions l’Atalante. J’avais vaguement entendu parler d’un jeu vidéo arborant ce nom, sachant qu’il était adapté d’un roman, quand dabYo m’a proposé de me le passer j’ai dit oui par curiosité. Et grand bien m’en a pris. Commençons par un synopsis de ce roman qui s’avère être une Dystopie. 

Artyom est un survivant, un survivant de l’holocauste nucléaire de 2013. Il fait partie de ces peu nombreux qui ont pu se réfugier dans le métro moscovite. 20 ans après, la vie s’est installée sous terre, les espoirs de revoir un jour la surface s’évaporant peu à peu. Mais entre les mutants, les enclaves extrémistes et une tripotée d’autres dangers, la survie est loin d’être facile. Comme si cela ne suffisait pas, une nouvelle menace fait son apparition aux abords de la station où vit Artyom, un danger qui va le pousser à entreprendre un voyage dans les ténèbres du métro.

Bon, maintenant on va passer aux raisons pour lesquels vous allez lire ce livre. Soyons clair, j’ai adoré et je vais essayé de vous transmettre la flamme. Je vais commencer par la partie la plus intéressante, l’univers et l’ambiance.

Le pire est arrivé, le spectre du conflit atomique et des craintes du XXème siècle a pris forme, ravageant la surface du globe. Radiations, mutants, la surface est plutôt morte et dans ce roman, on ne suivra que quelques passages dans ce Moscou délabré, décrit de manière à nous y immerger, avec force descriptions de désolation. Vous l’aurez compris l’action se déroulera dans le métro, où les stations sont devenus des mini-états qui se sont parfois réunies sous les bannières d’idéologies, de religions ou juste pour lutter contre des menaces de l’extérieur comme de l’intérieur, car le métro est loin d’être sans danger. C’est un peu une description de l’humanité tombé au plus bas, luttant pour survivre, qui en revient à une brutalité primale. Comment l’homme montera t’il les marches qui le mène doucement à l’échafaud de son extinction ?

Ce roman nous amène à nous le demander et nous fournit des pistes. Bien sur ce n’est pas une étude socio-philo-machinou de pseudo intello mais cet aspect a le mérite de mettre un peu mal à l’aise au regard de nos sociétés actuelles. Autre point important de l’ambiance, les ténèbres, elles ne m’ont jamais paru aussi palpables et ce ne sont pas les lueurs rougeâtres des éclairages d’urgence des stations qui nous rassurent.

Artyom, notre héros, a l’air si fragile au milieu de tout ça, si vulnérable. Dmitry Glukhovsky prend un malin plaisir à le faire souffrir aussi bien mentalement que physiquement. Les rencontres qu’il fera sur son chemin seront autant d’entraves et d’aides extérieurs à sa mission. Chacun de ces personnages qui vont accompagner un peu notre héros ont tous quelque chose à dire, quelque chose à apporter, et pour certains une part de mystère intriguant. On suivra donc notre héros dans son passage de la naïveté à l’âge adulte, dans sa quête aux dimensions quasi mythologique et épique.

Parce qu’outre son univers fouillé, étayé de détails qui ont été fourni à l’auteur par des militaires ou encore des employés du métro de Moscou, on a aussi affaire à de l’action. L’auteur sait comment traduire à l’écrit le chaos d’une situation confuse où l’on se sent aussi perdu que le héros. Le roman est très descriptif et même si je suis plutôt action d’habitude, j’ai trouvé les passages nous décrivant le métro de 2033 bien écrites et nous poussant à vouloir en savoir et voir encore plus.

En cours de lecture, j’ai eu un peu peur de la direction que l’aventure de notre héros prenait. J’ai fini par croire que l’auteur allait faire rencontrer au héros absolument tout les ennuis et problèmes évoqué dans le roman. Heureusement, on ne tombe pas dans l’écueil « j’entends parler d’un danger et dix pages après j’y suis confronté » comme c’est assez souvent le cas.

Le roman a quelques défauts, notamment ce point quelque peu rebutant que sont tous les noms de stations et des protagonistes. Forcément on n’est pas habitué à rencontrer des noms à rallonge comme ça, avec des connotations très moscovites, et même avec un plan du métro dans la couverture, on se retrouve vite paumé. Chapeau bas au traducteur, Denis E. Savine, il n’a pas du être évident celui là pour l’adapter à nous autres, pauvres gars de l’ouest. Les notes de ce dernier sont d’ailleurs bienvenue pour comprendre certaines références.

Un bref passage sur l’édition, le papier est de plutôt bonne qualité et j’ai trouvé la couverture de Dirk Schulz bien que simple, belle et efficace. L’Atalante a fait du bon boulot, comme d’habitude, avec un plan du metro bienvenue.

Le roman a aussi été adapté en jeux vidéo su PC et Xbox 360 sous la forme d’un First Person Shooter, mais c’est un autre dossier, je le finis et je vous en reparle. J’ai apprécié ce roman de Dmitry Glukhovsky et c’est donc avec curiosité et beaucoup d’attentes que je me suis penché sur cet autre média.

Je vous conseille ce roman qui doit être une des révélations 2010 en SF, passer à coté alors qu’on aime le genre serait un pêché. Je n’aurai qu’une seule chose à ajouter, vivement que sa suite atteigne notre frontière sous le titre évocateur de Metro 2034. Un Must Have.

Illman If is dead

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Glukhovsky - Métro 2033 - Chroniques de l'imaginaire
Posté le 07 juillet 2010 -

Lors d'une de ses gardes aux frontières de VDNKh, la station où il vit, Artyom rencontre Hunter, l'un de ces stalker légendaires, qui est un ami de son père adoptif. Avant de partir pour une mission dangereuse, Hunter lui confie un objet à porter à Polis, le coeur du métro, au cas où il ne reviendrait pas. Et voilà le tout jeune homme lancé dans des pérégrinations hasardeuses, qui lui feront faire le tour de ce qui reste de l'ancien métropolitain moscovite, et qui est devenu un ensemble chaotique de minuscules nations composées de quelques stations, où les règles, les croyances et les dangers changent de l'une à l'autre.

Roman initiatique, roman de quête, certes, mais dans une ambiance post-apocalyptique sombre et crédible, ce pavé de plus de six cents pages repose sur un postulat tout à fait vraisemblable : un beau jour, quelqu'un, quelque part, commence l'apocalypse nucléaire, et les seuls survivants humains sont les gens qui se trouvaient à l'abri sous terre. Partant de là, en peu de temps, toute une civilisation se construit, qui n'a plus grand-chose de commun avec la "vie d'avant". L'auteur a pris le parti de situer son histoire quinze ou vingt ans après les évènements, ce qui lui permet de rappeler à ses lecteurs, par la bouche de ses personnages qui ont commencé leur vie à la surface, combien notre planète est belle et fragile, et combien la vie peut y être plaisante.

Bien sûr, l'action se situant à Moscou, et étant narrée du point de vue d'un jeune homme quelconque, on ne sait et on ne saura rien de ce qui a pu se passer dans le reste du monde, ce postulat rendant encore plus étouffant le huis-clos, pour les personnages et pour le lecteur. L'absurdité de cette vie souterraine si parcellisée en territoires ennemis est bien rendue par ces personnages qui apparaissent, puis sont arrachés à la connaissance du héros, et du lecteur (Khan, la Brigade rouge internationale...), et sa cruauté, sa précarité, par un nombre impressionnant de morts dans son entourage.

On peut trouver la fin un peu rapide, j'aurais pour ma part souhaité davantage de détails sur les Noirs, mais du fait que l'histoire est racontée du point de vue d'Artyom, le lecteur ne peut que partager ses propres convictions et informations. Telle quelle, la fin amplifie l'impression de désespoir absolu qui imprègne ce roman puissant remarquablement écrit.

A ce propos, on ne peut que saluer le magnifique travail du traducteur, qui semble "transparent", ce qui est à mon sens la plus grande qualité d'une traduction. Du fait de la complexité du métro moscovite, on apprécie grandement la présence des plans des lignes, même s'ils ne sont pas suffisants pour se repérer à coup sûr. Quoi qu'il en soit, c'est une excellente idée de les avoir mis, et vaut un coup de chapeau supplémentaire à l'éditeur pour la qualité de son travail.

Mureliane, le 02 Juillet 2010

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Glukhovsky- Metro 2033- 20 minutes L'Hebdo de l'été
Posté le 24 août 2010 -

Randonnée dans le métro

À la surface de la terre, la vie a été détruite. Dans le métro, les survivants s’organisent. Dépeignant une ambiance post-apocalyptique, ce thriller fantastique se déroule dans les profondeurs du métro de Moscou, le plus profond au monde.

Une atmosphère de confinement très bien retranscrite, d’ailleurs, dans l’adaptation éponyme en jeu vidéo.

J. M.

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Glukhovsky- Metro 2033- L'Écran fantastique.
Posté le 03 août 2010 -

La surface irradiée, les Moscovites terrés dans les couloirs du métro ont organisé de nouveaux territoires antagonistes entre eux, commerciaux comme l'agneau que dessinent les stations de la Halde, mystiques ou sectaires, idéologiques comme les néo-nazis du IV° Reich ou l'interstationale de la Confédération 1905. On y cultive les champignons, élève le cochon, récupérant parfois à la surface abondonée aux mutants, animaux et humains, des objets revendus sur les marchés noirs.

Parcourus à pied ou en draisine, les couloirs sont d'autant plus dangereux qu'outre les menaces bien réelles, agresseurs divers, mutants, radioactivité, dangers biologiques voire psychiques quand des hallucinations altèrent le jugement, ils sont l'objet de rumeurs urbaines qui les peuplent de rats géants, fantômes, extraterrestres et anciens dieux comme le ver géant. Chargé de se rendre à Polis, ensemble de stations ayant préservé le savoir, pour avertir du danger que font courir des mutants s'engouffrant à VDNKh, le jeune Artyom effectue un périple permettant de voir ce qui subsiste ce qui reste de l'humanité, ce qui fait de ce thriller haletant ponctué de réflexions philosophiques et sociales un grand roman tout court.

Métaphore d'une société en bout de course, cet univers souterrain est suffisamment glauque pour être devenu d'emblée un jeu vidéo pour permettre à chacun de tenter à son tour la traversée. Tout simplement excellent !

Claude Ecken

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Glukhovsky- Metro 2033- Joystick
Posté le 06 août 2010 -

Voyage dans le futur.

De deux choses l'une. Soit vous avez joué (et fini) Metro 2033, soit vous n'y avez pas joué ! Ce qui en revanche ne fait quasiment aucun doute, c'est que vous n'avez pas lu le livre dont il est tiré. Ce qui dans tous les cas est une grave erreur tant ce roman est passionnant. Vous y découvrirez un monde sombre et effrayant, où l'humanité lutte sans cesse pour survivre. Et si vous pensez qu'avoir fini le jeu retirera tout intérêt à cette lecture, détrompez-vous, vous y apprendrez moult détails absents du jeu.

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Glukhovsky- Metro 2033- Over-Booked
Posté le 19 octobre 2010 -

[…]Ce qui est tout aussi intéressant, c’est la fascination et les questions qu’a su créer l’auteur dans la tête des personnages qui, comme Artyom, n’ont jamais vu ce qu’était le ciel, les étoiles, les voitures… qui ne peuvent pas imaginer ce qu’est une ville grouillante d’activité et, surtout, qui n’ont pas pu étudier l’histoire.

C’est très bien mené et l’on voit parfois les personnages rêver de la vie de leurs ancêtres et se tromper lourdement.Mais ce qui m’a le plus intéressé, c’est l’organisation de la vie dans le metro, la monnaie a été remplacé par les munitions des fusils, le commerce ne se fait qu’avec cela, une preuve encore que le danger est très présent dans le métro, et ce constant échange ne fait que renforcer la noire ambiance qui règne. Chaque station n’est pas devenue une ville d’un seul et même pays non, elles sont toutes devenues des petits pays, au régime différent, aux règles différentes, au fonctionnement différent… On retrouve de tout, l’anarchisme, le nazisme et le communisme… Chacun organisé en un tout qui communique entre eux, échangent, se combattent…

Il y a beaucoup de réflexions, Glukhovski en profite pour détailler tous ces régimes d’un oeil nouveau, celui d’Artyom, qui même s’il ne comprend pas le racisme envers les noirs de la part des nazis, comprend en revanche le fait que d’autres puissent penser différemment de lui, que tout est affaire de point de vue… L’auteur insiste d’ailleurs beaucoup sur ce fait, on ne sait vraiment pourquoi qu’à la fin.

Ce qui m’a étonné dans ce livre mais pas vraiment gêné, c’est l’enchaînement des évènements qui se fait un peu au hasard, on passe dans une station où un mystère est soulevé, on pense que le héros va le résoudre avant de poursuivre son chemin mais non, il continue… C’est quelque chose dont on n’a pas vraiment l’habitude, mais, on le découvre un peu plus tard, l’auteur philosophe en fait un peu sur le sens de la vie, la destinée, etc. Comme je le dis, c’est déconcertant mais finalement, c’est tout aussi bien, parfois, il arrive que l’on ait plusieurs choses à faire et que l’on soit obligé d’en laisser tomber plusieurs pour pouvoir finir la plus importante, c’est exactement ce qui se passe dans le livre : des personnages apparaissent pour disparaître presque aussitôt, ne jouant qu’un rôle rapide et pourtant capital dans la vie du personnage… Des mystères apparaissent, auxquels nous attendons des réponses mais auxquels le personnage tournera le dos et auxquels, finalement, nous n’aurons jamais de réponse.

Ce roman est donc une très belle réflexion, sur tout ce qui est abordé, et le nombre de choses qui y est abordé est tel que je pourrais en parler pendant des heures. Une très bonne découverte donc, que je vous recommande !

Julien. 

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Glukhovsky - Métro 2033 - Radio cité Vauban & Bibliosurf
Posté le 23 août 2010 -
1er roman fleuve pour ce journaliste de profession, Metro 2033 emprunte de nombreux codes de la littérature fantastique : le post chaos, le repli communautaire, le voyage initiatique inspirée sûrement par l’Heroïc Fantasy et une fin que l’on ne dévoilera pas mais qui laisse néanmoins supposer que Dmitry Glukhovsky a dû lire dans sa vie Je suis une légende de Richard Matheson. Cependant, malgré ces références multiples, Metro 2033 n’est pas non plus un puzzle de figures stylistiques. Dmitry Glukhovsky a su donner une âme propre à son récit qui, malgré sa longueur et parfois quelques longueurs, est très intéressant à lire.

Sans concession avec l’histoire du pays et de ses régimes, Metro 2033 plonge le lecteur dans ce récit fantastique où tout se monnaye par douilles et la raison trouve sa limite dans l’abondance de rafales de balles. On attend avec impatience la suite déjà sortie en Russie. Metro 2033 ne sera pas le dernier métro.


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Glukhovsky- Metro 2033- mythologica
Posté le 02 août 2010 -

Une ambiance un peu glauque, un cauchemar pour les claustrophobes, une catastrophe nucléaire, le métro de Moscou, des phénomènes étranges et un léger goût de survival horror sont les ingrédients de base de ce roman russe aussi adapté en jeu vidéo.Avant d’être effrayé par son contenu, certains lecteurs auront des frissons juste en voyant cet ouvrage, qui, il est vrai, est particulièrement épais. Mais, rassurez-vous, il est très facile à lire et je me suis retrouvée à la dernière page bien avant de m’en être rendu compte.

Voici la quatrième de couverture avant de détailler un peu l'histoire de ce riche roman :

" 2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inhabitable, est désormais livrée à des monstruosités mutantes. Moscou est une ville abandonnée. Les survivants se sont réfugiés dans les profondeurs du métropolitain, où ils ont tant bien que mal organisé des microsociétés de la pénurie. Dans ce monde réduit à des stations en déliquescence reliées par des tunnels où rôdent les dangers les plus insolites, le jeune Artyom entreprend une mission qui pourrait le conduire à sauver les derniers hommes d’une menace obscure… mais aussi à se découvrir lui-même à travers les rencontres improbables qui l’attendent.

L’édition française du jeu vidéo Métro 2003 (différentes plateformes) est paru en France en mars 2010. Traduit du russe dans vingt langues dont l’anglais, l’allemand et l’espagnol, le livre s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires, toutes traductions confondues. Métro 2034, la suite, est paru en Russie en 2009. »

L’histoire, maintenant, suite à une catastrophe nucléaire arrivée de nos jours, là, peut-être demain, dont nous n’aurons que de vagues échos tout au long du livre, les survivants moscovites se sont réfugiés dans le métro. Artyom, jeune héros d’une petite vingtaine d’années né « à la surface » vit dans une station nommée VDNKh avec son père adoptif (en effet, ses parents ont été tués par des rats lors de l’invasion de leur station). La vie y était belle jusqu’à l’arrivée des « Noirs », des créatures mutantes tout droit sorties d’un film d’horreur et pouvant influer sur la psyché humaine, qui sont repoussés jour après jour par les habitants de la station. Et c’est là que tout se corse… les Noirs, en plus d’attaquer incessamment, paralysent de peur tous les habitants, leur faisant perdre leur pouvoir combattif. La fin de la station est proche… et peut-être aussi celle de tout le métro. Arrive alors Hunter, un de ces hommes partant régulièrement à la surface à a recherche des biens indispensables ; il compte aller au cœur du nid des Noirs pour trouver une solution et charge alors Artyom de faire passer un message s’il lui arrivait malheur.

Et, bien entendu, comme il est rare de se jeter dans un nid de créature monstrueuse et de revenir pimpant… Artyom doit se mettre en route. S’ensuit une progression difficile dans le métro, qui est également truffé de nazis, voleurs et autres. Artyom y rencontre également des personnes qui deviendront des amis et des alliés, avant de rejoindre Polis, le but de son voyage. Une fois là-bas, il devra encore repartir afin d’atteindre des réserves de missiles, destinés à détruire le nid des Noirs.

Ce livre est angoissant plus qu’effrayant, depuis que je l’ai lu, je ne regarde plus le métro de la même façon. Mais, de la même façon, face au vaste monde plein de créatures hostiles, il est plus rassurant d’être enfermé sous terre, éclairé par la lueur rouge des lampes de sécurité. Je me suis prise à me demander de quoi les monstruosités de la surface pouvaient bien être la mutation, avec plus ou moins de succès, d’ailleurs.Et un des grands atouts de ce livre réside dans sa fin, qui en déprimera plus d’un et fera se poser des questions sur l’avenir de l’humanité. A ne pas mettre entre toutes les mains donc, mais celles qui le tiendront sauront s’en réjouir.

Par ailleurs, je tenais à signaler qu’un jeu vidéo a été adapté par le studio qui a réalisé la série des STALKER (un jeu de FPS - First Person Shooting Game - se passant à Tchernobyl sur fond de catastrophe nucléaire). Je l’ai testé pour vous, et il s’agit d’un très très bon FPS reprenant l’ambiance angoissante de l’ouvrage. Un bon moyen de prolonger le plaisir de la lecture, seulement muni d’une lampe frontale, d’un masque à gaz et d’armes ramassées sur les cadavres de malchanceux adversaires.

Kitty

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Glukhovsky - Métro 2033 - Ifisdead
Posté le 31 janvier 2011 -

Si je ne devais retenir qu’un bouquin pour 2010, c’est bien Metro 2033 de Dmitry Glukhovsky publié par les éditions l’Atalante au début de cette année.

Je ne m’attendais pas du tout à ça en ouvrant ce roman, j’ai été happé par son univers sombre et sans espoir. Doté d’un scénario haletant, de personnages énigmatiques, attachants, violents, humains, c’est sans conteste le meilleur bouquin de Science-Fiction de l’année pour moi, l’un des seuls avec World War Z que j’ai recommandé à mes amis.

La traduction de Denis E. Savine est de plus délectable et l’on attend plus qu’une seule chose: que Metro 2034 sorte sur nos étalages. Laissez vous happer par le métro moscovite, vous n’en ressortirez plus.

illman

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Glukhovsky - Metro 2033 - Bifrost
Posté le 28 juillet 2011 -

Metro 2033 est le premier roman traduit en français du journaliste russe Dmitry Glukhovsky, roman qui, en Russie, fut initialement publié sur la Toile eet enrichi suite aux commentaies des internautes...

L'histoire... Début du XXIe siècle : holocauste nucléaire. Irradiée, la surface de la Terre est livrée aux horreurs mutantes. A Moscou, quelques survivants se réfugient dans le métro. Vingt ans plus tard, la pénurie s'est organisée dans les stations moscovites en communautés idéologiques, religieuses ou politiques. Artyom, jeune adolescent naïf et anonyme de la station indépendante VDNKh, se voit confier par un stalker la mission d'informer Polis, l'Etat-major général, coeur politique et militaire de la communauté, du risque d'invasion imminente du métro par une race de mutants aux pouvoirs particuliers : les noirs. La lente et angoissante progression du héros lui fera traverser tous les dangers : radioactivité, mutants sanguinaires, risques biologiques et psychiques, effondrements, cannibalisme, enrôlement sectaire, pédagogie néonazie... La totale en somme !

Metro 2033 aurait pu s'avérer un énième et simple récit où le coeur de l'intrigue tient dans le nombre de zombies explosés à coup de kalachnikov. C'est toutefois beaucoup plus que ça. Nous avons entre les mains un roman efficace et intelligent. Sans aucune complaisance théorique, intellectuelle ou partisance, Glukhovsky égrène une bonne partie de l'histoire politique, religieuse, sociologique et sociétale de la Russie et inscrit définitivement son livre dans la veine des bons romans dystopiques d'anticipation. Récit d'aventure habité de personnages fouillés et attachants, servi par des descriptions envoûtantes (les scènes d'exploration de la surface par les stalkers sont particulièrement réussies), une ambiance glauque à souhait, un contexte savamment décrit et distillé, pour finalement se muer en quête initiatique dont la chute, sans être révolutionnaire, ne manque pas d'efficacité et ouvre sur tous les champs des possibles... oui, Metro 2033 fonctionne, et plutôt bien.

Par ailleurs, on se plaint assez dans les présentes pages de la qualité médiocres de certaines traductions (voir de la qualité suicidaire, quand elle lamine un texte original finalement plutôt bon) pour ne pas manquer de saluer un travail remarquable quand il se présente. Et c'est bien le cas de la transcription de Denis E.Savine, qui restitue ici un récit juste, fluide et homogène. Chapeau et merci. 
En conclusion, nous tenons là un bon roman de S-F post-apocalyptique intelligent et musclé. Aussi pourquoi s'en priver ?
 
Hervé Le Roux
Bifrost
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Glukhovsky - Metro 2033 - JP Dionnet
Posté le 29 juillet 2011 -
Trop de livres.
Il paraît trop de livres et forcément au bout de quelques pages, si comme moi on a la chance d'en recevoir beaucoup ou, si comme moi à une époque on en achète beaucoup, on ne peut pas tout lire. Ceux qu'on achète c'est plus simple, puisqu'en lisant quelques lignes au début et souvent trois à la fin, on sait à peu près où on va. Ainsi, j'ai failli refermer aussi sec " Metro 2033 " de Dmitry Glukhovsky aux éditions l'Atalante. Un énorme pavé. 
 
Quand j'ai commencé à lire cette histoire de métro d'après la fin du monde où tout le monde s'est réfugié dans différentes stations, les néo-nazis, les néo-staliniens, ailleurs les mutants et à l'extérieur un monde détruit qu'il vaut mieux éviter. Et au milieu un adolescent qui doit partir pour un grand voyage, devenir lui-même. Artyom... Au bout de dix pages, j'ai arrêté. (Mais) je m'y suis remis et j'ai adoré. 
Oui c'est un pavé de plus de six cents pages. Mais oui aussi c'est nécessaire, car c'est une grande fresque digne de la science fiction classique américaine des années 50 avec un petit charme slave en plus, et c'est peut-être parce que c'est un roman russe qu'il prend autant son temps et autant de pages mais il se passe beaucoup de choses. 
 
J'avais eu tort en gros de penser que c'était un nouveau " Nightwatch " : une espèce de " Matrix " russe dont on voyait les ficelles mais qui se lit bien. Et je me suis retrouvé devant un gros roman d'après, d'après le cataclysme, avec des personnages extraordinairement attachants. 
 
Jean-Pierre Dionnet
"A propos de deux livres que j'ai failli ne jamais finir..."
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Glukhovsky - Metro 2033 - Fantasy au Petit-Déjeuner
Posté le 08 août 2012 -

C'est avec une joie non dissimulée que l'on parlera aujourd'hui, sur Fantasy au Petit-Déjeuner, d'un titre à la fois connu et inconnu. Car Metro 2033 c'est certes le nom d'un célèbre jeu vidéo, mais c'est surtout le roman éponyme de Dmitry Glukhovsky, publié en 2010 par les éditions L'Atalante. Et soyez certain que l'on est loin, très loin d'une basique novélisation ici. Non, c'est tout un univers, c'est tout un monde incroyable et inoubliable que ces 700 pages nous invitent à arpenter. Un roman fantastique et futuriste d'une telle originalité qu'il a bien failli envoyer votre humble chroniqueur ad patres. Car après la lecture de ce pavé, chaque voyage en métro deviendra une aventure..



"Fantasy au Petit-Déjeuner" épisode 109 from Salvek on Vimeo.


Merci à tous d'avoir supporté mon enthousiasme pendant ces 11 mn. J'espère ne pas placer la barre trop haut (et risquer ainsi votre déception) mais il est vrai que mon enthousiasme est réel. On se revoit dans une semaine. Bonne lecture.

Salvek
Fantasy au Petit-Déjeuner

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Glukhovsky - Metro 2033 - Mandorine
Posté le 10 juin 2013 -

Le monde des réseaux métropolitains exerce une sorte de fascination pour certains. Entre l’inconnu des mondes souterrains, les stations fantômes dans certaines villes ou les légendes urbaines que l’on se raconte de génération en génération, la matière est là pour celui qui veut créer une œuvre sur ce sujet. Le réseau de Moscou, entre tunnels profonds, stations magnifiques et rumeurs d’existence de lignes secrètes réservées aux anciens dirigeants soviétiques, a offert à l’écrivain russe Dmitry Glukhovsky une matière de premier choix pour créer son premier roman, Metro 2033.

Le roman prend place en 2033. Cela fait vingt ans qu’une guerre nucléaire totale a ravagé l’ensemble du globe, rendant la surface invivable pour l’homme. Juste avant que les missiles ne frappent Moscou, une poignée d’habitants réussit à se réfugier dans les stations du métro, conçues pour résister aux bombes, avec l’espoir d’en sortir au plus vite. Cependant, il devient clair que personne ne pourra retourner vivre à l’air libre. Alors, les survivants décident de rester dans le métro moscovite et d’y organiser définitivement leur vie. Pendant vingt ans, des clans et des confédérations se forment et se livrent des guerres. Quatre factions se détachent plus que d’autres : Polis, « dernier bastion de la civilisation », qui couvre la grande station d’interconnexion Alexandrovski Sad – Biblioteka Imeni Lenina, la ligne Rouge qui reprend une grande partie de l’ancienne ligne 1 et qui est aux mains d’une idéologie totalitaire stalinienne, le Quatrième Reich continuation idéologique du troisième et dont la base se trouve à la station d’interconnexion Tchekovskaïa. Enfin, la confédération de la Hanse, confédération marchande qui a pris la possession de toute la ligne circulaire ceinturant le centre du réseau. A côté de ces quatre Grands, d’autres alliances se sont timidement formées alors que certaines stations ont choisi de rester indépendantes.

Artyom, le héros de l’histoire, vit avec son père adoptif dans VDNDh, station indépendante située au nord du réseau qui possède néanmoins des liens forts avec quelques stations voisines. Dernière station habitée de la ligne où elle est située, elle doit faire face à un grave problème. Des hordes de mutants essayent de rentrer en force dans le métro pour ravager toute vie encore existante. Si VDNKh a réussi jusque-là à contenir les assauts, il est de plus en plus difficile de tenir. C’est à ce moment qu’arrive à la station Hunter un stalker ami du père adoptif d’Artyom. Ce dernier doit remonter à la surface et charge d’une mission Artyom : s’il ne revient pas d’en haut cette fois-ci, il lui faudra aller à Polis et trouver un certain Melnik, afin de lui demander de l’aide. Après quelques jours, Hunter n’est toujours pas revenu, Artyom commence alors son voyage vers Polis, loin de se douter des contretemps qui l’attendent.

 Finalement, l’histoire est très secondaire dans Metro 2033. Le principe d’un héros qui part pour une mission n’a rien d’original et le concept d’un voyage initiatique (ce qu’est la mission d’Artyom, finalement) a été de nombreuses fois exploité. Ce n’est pas dans ce secteur qu’il faut chercher l’intérêt du titre, mais bel et bien dans sa description d’une humanité parquée dans le métro. Et cette description est magistralement écrite par Glukhovsky. Entre factions politiques, fanatisme religieux et ceux qui ne croient plus en rien, le livre rend réel le monde post-apocalyptique qui nous est proposé. Le fait de ne pas vraiment savoir ce qui a lancé la guerre nucléaire (elle n’est évoqué que par quelques survivants) permet de se concentrer sur le plus important : l’univers du métro. Cependant, Artyom monte quelque fois à la surface et la description qui en est faite est tout à fait saisissante. De plus, la menace que font planer les mutants apparaît toujours en filigrane, ajoutant une tension de tous les instants. En fait, il est très intéressant de voir à quel point cet univers post-apocalyptique nous paraît plausible et réel. C’est ce qui fait le sel de Metro 2033 et qui en fait un excellent livre, que je recommande tout particulièrement.

Le plus compliqué est peut-être de se retrouver parmi les noms des stations, pour qui n’est pas familier avec le réseau moscovite. Pas de panique, deux plans (en couleur, bel effort à signaler) sont proposés et permettent de facilement situer l’action et d’avoir un aperçu de l’état des forces en présence. Vous ne serez donc pas complètement livrés à vous-même à travers votre exploration.

Si le livre est sorti dès 2005 en Russie, connaissant un succès immense, il a fallu attendre 2010 pour une traduction française. La raison en est très simple : c’est cette même année que le studio 4A Games a adapté le livre dans un jeu vidéo éponyme et, de mon point de vue, tout à fait réussi. S’il ne reprend pas exactement toute l’histoire du livre, s’en démarquant à de nombreux moments, il en est néanmoins très lié et lire le livre permet de comprendre de nombreuses choses dans le jeu. En bref, si vous comptez vous lancer dans le jeu, je vous conseille d’abord la lecture de Metro 2033.

Antoine

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Glukhovsky - Métro 2033 - Daily mars
Posté le 26 avril 2016 -

Ce pavé est un veritable page-turner. Une fois commencée l’aventure d’Artyom à travers le métro, il est difficile de poser l’ouvrage. En effet, si on peut ranger en partie ce livre dans les récits de passage à l’âge adulte, nous partons d’un personnage qui a la vingtaine passée et qui découvre, en même temps que nous, ce que son monde est devenu. Nous sommes plus proches d’un road trip, un voyage qui va nous faire découvrir un monde, ceux qui l’habitent, ses créatures et les rêves. Chaque station devient un exemple des façons de vivre ensemble et des différents courants politiques, de la ligne rouge, communiste, aux trois stations néo-nazies, en passant par les commerçants et celles encore inconnues. Une seule manière pour tenter de se repérer dans ce labyrinthe : les vieilles cartes du métro moscovite, que le lecteur retrouvera aussi à l’intérieur du livre.

Véritable livre phénomène, traduit dans une vingtaine de langues, cette réédition aux éditions l’Atalante permet de profiter d’un chapitre supplémentaire, et à ceux qui l’ont raté de se rattraper. Tel un conteur, Dmitry Glukhovsky brosse quantité de portraits et de personnages, qui émaillent la vie d’Artyom, et chacun avec sa personnalité, chacun important pour tenter de comprendre comment s’est organisée la vie sous terre, et quelles ont été les conséquences de la catastrophe qui a touché le pays. Le seul vrai problème ? L’absence totale de personnage féminin doté d’au moins un tout petit petit rôle. Rien, nada. À part peut-être celui des mères, présentes dans les tentes de réfugiés, elles ne sont pas là. Et une fois ce défaut constaté, malgré l’aspect très entraînant de l’histoire, difficile de ne pas grincer des dents par ailleurs.

L’univers est riche, et nous le découvrons en même temps qu’Artyom. En même temps que lui, nous nous promenons dans le noir, découvrons ce qu’est le monde aujourd’hui, les dangers psychiques, les mutants, les démons qui se promènent sans que l’on sache pourquoi, dans le métro. Sommes-nous dans une uchronie, un univers parallèle ? Toutes les réponses ne seront pas données à la fin et si les descriptions des stations de métro nous intriguent, c’est surtout pour mieux aller les visiter le jour où on partira à Moscou. Un livre idéal pour faire du tourisme autrement qu’en se tapant la place Rouge et le café Pouchkine. Et son succès est aussi lié au fait, que c’est très facilement transposable dans toutes les villes d’Europe. Après tout, qui ne s’est jamais demandé ce qu’il y avait au bout des couloirs sombres entr’aperçus dans le métro parisien ?

Deborah Gay

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Glukhovsky - Metro 2033 - Le Chien Critique
Posté le 09 décembre 2017 -
Début du 21ème siècle, l'holocauste nucléaire tant redouté a eu lieu. Les usagers du métro de Moscou sont sains et saufs. Commencent pour eux une vie souterraine, les stations se divisent en communautés idéologiques et/ou politiques.
Artyom, adolescent n'ayant jamais sorti de sa station VDNKh, après une promesse à un stalker, doit rejoindre Polis, coeur du métro, pour les informer de l'invasion de mutants. Débute pour lui un long et dangereux périple.

J'ai lu ce livre après avoir lu le bon Futu.Re. Lors de la sortie de Métro 2033, les critiques étaient enthousiastes, mais je pensais me retrouver face à un bouquin d'action survitaminé. Tel n'est pas le cas.


Le livre de Dmitry Glukhovsky m'a fait penser au Candide de Voltaire, et à L'idiot de Fiodor Dostoïevski : nous suivons un personnage au sortir de l'adolescence, un peu naïf, d'autant plus de son autarcie dans sa station, ne connaissant le métro que par les rumeurs plus ou moins vraies. Son parcours va le faire réfléchir à sa condition, à celle de l'homme et à son rapport au monde. Un vrai livre de science fiction, qui interroge le rapport à l'Autre.

Le métro est un condensé de notre monde, nous y retrouvons les différentes sociétés qui le composent. le bloc communiste, les théocraties, les démocrates, les néo nazis, les anarchistes…
Les relations géopolitiques, toujours incertaines, les frontières. 
Ce roman interroge l'idéologie. Qui détient la Vérité ?
Une lecture assez ardue, demandant réflexion et de se mettre à la place du narrateur.
L'écriture (et la traduction) est pleine de style et fluide.

Beaucoup de critiques sur la place de la femme qui est inexistante. C'est vrai. Je pense que cela est dû au fait que nous sommes dans un monde post apocalyptique, les rôles sociaux se polarisent, avec un retour au foyer, au travail de la femme, les hommes aux militaires. L'édition bien pensante aurait ajouté un ou deux personnages féminins forts, mais je pense que cela aurait nuit au but de l'auteur : nous montrer la société telle quelle est. Mais cela aurait pu être expliqué dans le récit.

Côté négatif, à trop vouloir brasser les genres (post apocalyptique, fantastique, essai, action, récit initiatique), des ruptures se font dans le récit. Premier roman traduit de l'auteur, donc certaines erreurs de jeunesse, regrettables du fait de l'intelligence de l'ensemble. Mais une vraie réussite par rapport à la production de nombres romans jetables.

A vos libraires.
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Glukhovsky - Metro 2033 - Albdoblog
Posté le 09 décembre 2017 -

Pas de surprise en ce qui concerne la date : en 2033, un hiver nucléaire dans la plus pure « tradition » s’est abattu sur Moscou et sur le reste du monde. Les survivants sont repliés dans les tunnels souterrains parcourant le sous-sol de la capitale russe, tentant de maintenir un semblant de civilisation et de dignité, de contenir la bestialité inhérente à la nature humaine.

Car une des forces du roman réside en la capacité de Glukhovsky à brosser une dystopie qui n’abuse pas des clichés et des facilités (ou du moins ne sont-elles pas nombreuses). Ainsi, ne découvrons-nous pas de groupes parfaitement adaptés à la situation, des clans remarquablement organisés ou au contraire des retours à des bandes sauvages ou barbares. L’auteur nous présentent des hommes et femmes aux comportements cohérents dans une situation aussi tendue. Alors, effectivement, plusieurs organisations politiques et/ou économiques (la Hanse, les communistes, le IV° Reich,…), ou groupuscules religieux peuplent le métro, le hantent parfois,  chacun essayant de survivre du mieux possible et de reproduire un semblant de vie ordinaire. L’homme a tant besoin de routine et de repères. Et c’est bien cela que nous retrouvons au milieu de cette pagaille. Certes, l’individu s’adapte, peut palier à certains manques et manquements, tout surmonter ou presque mais cette faculté n’est pas exacte pour la collectivité humaine.

Le lecteur est amené à rencontrer des modes de vie disparates et les diverses béquilles sociales mises en place d’une station de métro à l’autre en compagnie d’Artyom. Celui-ci, « originaire » de la station VDNk se voit confier une mission d’une importance capitale. Hunter est venu enquêter sur les problèmes rencontrés sur place. La pression des « Noirs » (je préfère la dénomination du jeu éponyme : les sombres) s’accentue et devient insoutenable pour les hommes chargés de la protection de la station, à tel point que le point de rupture est proche… et si elle tombe, le métro dans sa globalité est en danger.

Avant de partir à la surface, Hunter confie à Artyom un message à porter à Polis, pour les alerter sur la menace qui pèse sur tous – s’il ne revenait pas d’ici 48 heures.  Bien entendu, le bonhomme disparaît activant d’office la mission du jeune homme.

Aussi, Artyom s’élance-t-il dans un périple à travers les tunnels souterrains, découvrant les divers régimes politiques établis dans les stations, les croyances nouvelles ou adaptées, des hurluberlus surprenants, des bandes peu recommandables, des illuminés… bref, tout un panel de personnages haut en couleurs, tel que Khan se prétendant doté d’un don de divination, mais aussi Melnik, un colonel des forces spéciales du métro.

Le danger provient des hommes – et de leurs convictions – comme bien souvent dans les dystopies, mais également de phénomènes plus étranges.

La surface est sans doute le pire des lieux pour l’être humain. Les radiations y sont encore intenses, se protéger s’avère une obligation indispensable. La nature ayant horreur du vide, une évolution des espèces non darwinienne a eu lieu. Des « ptérodactyles » sont maîtres des airs, des humanoïdes traînent aux coins des immeubles et des bibliothécaires n’attendent qu’un faux pas pour de régaler de vos entrailles.

Parmi toute cette faune, les Noirs sont une préoccupation de premier ordre. Humanoïdes, eux aussi, ils sont vifs, organisés, résistants, déterminés… à quoi ? Cela reste un mystère qu’il s’agit d’éclaircir avec ce présent tome.

Question personnages, nous sommes servis par un casting fourni. Artyom est aux premières loges, personnage central à plusieurs titres de cette aventure. Si initialement, il subit quelque peu les événements, il gagne assez rapidement en maturité et en esprit d’initiative. Son évolution au long du récit procure une progression bienvenue et surtout positive dans cet univers sombre.

Au rang des personnages secondaires, j’ai cité Khan et Melnik. Deux hommes au tempérament imposant, très différent l’un de l’autre. Le premier semble doté d’un don de double vue, pressentant les dangers, poussant Artyom dans la bonne voie; d’un tempérament philosophe, il va donner le premier gros coup de pouce à l’évolution du jeune homme. Melnik est plus classique dans ce genre de récit en tant que vieux baroudeur plein de ressources.

Les autres protagonistes rencontrés – ils sont finalement plutôt nombreux dans cette situation fin de monde – possèdent des traits distinctifs, suffisamment esquissés pour être différents les uns des autres, mais ils ne font que passer. Ce serait un petit bémol car domine une sensation de zapping; Artyom doit rejoindre Polis à tout prix et ne fait donc que les croiser.

Tant que nous y sommes, abordons les points sur lesquels j’ai quelques réserves. Notamment au sujet de ces rencontres qui s’avèrent capitales systématiquement, soit pour sortir Artyom d’un mauvais pas, soit pour contrarier sa mission. Certes pour que le récit soit intéressant, il faut bien que notre jeune russe ait de l’adversité et un peu de chance pour parvenir au bout. Mais, j’aurai apprécié un timing un peu moins performant (je pense notamment à une fusillade alors qu’il déjeune paisiblement, et la rencontre qui en découle avec le papi qu’il sauve). Dernière petite chose, le procédé adopté par Glukhovsky pour glisser les informations, et les petites ficelles narratives sont perfectibles.

En revanche, l’ambiance est remarquable. J’ai joué à Metro 2033 (et Redux) et j’ai adoré pour ce côté immersif exceptionnel. Je l’ai retrouvé dans le roman à tel point que j’ai traversé les différentes lignes aux côtés d’Artyom, sursauté au moindre bruit, frissonné lorsque les poils de ma nuque se hérissaient,…

Je tiens à remercier vivement Le Chien Critique qui m’a convaincue de lire ce roman, j’ai passé un excellent moment.

Métro 2033 est un roman post-apocalyptique très immersif qui combine tension, aventure et mystère aux côté d’un personnage attachant. Les diverses micro-sociétés rencontrées chemin faisant enrichissent le parcours de station en station permettant d’inclure un background pertinent, propice à la réflexion.

Ce livre est pour vous si :

  • si souhaitez aimer les dystopies
  • si vous aimez les romans sombres
  • si vous n’êtes pas contre un peu de réflexion

Je vous le déconseille si :

  • vous avez peur du noir
  • vous êtes nazi
  • vous craignez de ne plus pouvoir prendre votre métro demain

 - Lutin82, le 08/12/17.

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