Né en 1979, journaliste de formation, Dmitry Glukhovsky a d'abord publié son texte sur un blog, qui a connu une grande affluence, mais il a aussi modifié son roman, de manière interactive, en fonction des commentaires que lui laissaient ses lecteurs.
Métro 2033 est un roman d'anticipation : après une guerre cataclysmique, seules restent en vie les personnes réfugiées dans le métro de Moscou, le plus profond du monde. Vendu à 500 000 exemplaires en Russie, Métro 2033, dont Dmitry Glukhovsky a déjà publié la suite, Métro 2034, a été un best-seller en Allemagne et en Angleterre. Le roman a aussi fait l'objet d'un jeu vidéo, commercialisé par la firme THQ en France, en mars.
Dmitry Glukhovsky, journaliste polyglotte de 30 ans, fait partie de cette génération décomplexée. En 2002, il envoie son premier roman futuriste, Métro 2033 (la radioscopie, après une explosion nucléaire, des rares survivants réfugiés dans le métro de Moscou), à une dizaine de maisons d'édition, et fait chou blanc. "Du coup, je l'ai publié gratuitement sur Internet. J'ai eu bientôt de nombreux lecteurs, qui m'ont même convaincu de changer le destin de mon héros. Et les éditeurs ont fini par s'y intéresser." Bilan : 500 000 exemplaires vendus chez Eksmo, et 300 000 du suivant (Métro 2034) publié par AST, une vingtaine de traductions à l'étranger, un jeu vidéo... et des idées plein la tête.
Internet, meilleur espoir littéraire russe?
Meilleur exemple des ressources de ce nouvel outil : le succès de Dmitry Glukhovsky. Ce jeune surdoué, étudiant en journalisme au parcours international parlant six langues, a su très tôt qu’il voulait être écrivain. Et réussir.
Gratuit sur le Web, le roman s'est vendu à 500 000 exemplaires
Devant les refus des éditeurs, il a décidé de mettre à disposition gratuitement son roman sur son blog. Metro 2033 (il vient d’être traduit aux éditions Atalante), roman d’anticipation qui imagine les conséquences d’une guerre nucléaire et le repli souterrain de la population, a connu un succès phénoménal, avant d’être publié en papier. Il s’est vendu à 500 000 exemplaires en Russie, tout en restant disponible en accès libre.
Très malin, Glukhovsky continue d’inventer d’autres projets multimédia. Il vient de fêter la sortie mondiale du jeu vidéo adapté de son roman, tandis que, déçu par la diffusion de son livre dans les pays anglo-saxons, il songe à racheter les droits de la traduction anglaise pour la mettre à disposition gratuitement sur son site.
Il a lancé avec son éditeur AST une collection de livres écrits par les internautes à partir de sa propre fiction. C’est que l’auteur, fort sympathique et dynamique, ne manque pas d’idées pour créer du trafic. Le second volume, Metro 2034, sorti en 2009, s’est déjà vendu à 300 000 exemplaires.
Voilà un roman que j'attendais avec impatience depuis plusieurs mois !
Parce qu'il a de quoi faire rêver : un post-apocalyptique russe où un minuscule pan de l'humanité a trouvé refuge dans le métro de Moscou suite à une guerre atomique. Les stations de métro sont devenues des villes, où des communautés se sont créées, et pour certaines rassemblées, autour d'idéaux ou de croyances très variés.
Le jeune Artyom est chargé d'une mission : prévenir le métro de l'arrivée des Noirs, étrange nouvelle menace s'attaquant à VDNKh. Pour celà, il doit rejoindre Polis, cité mythique difficile d'accès, autrefois accessible en une heure, aujourd'hui, voyage aux multiples menaces mortelles à esquiver pour transmettre son message. Car les dangers sont multiples et variés : mutants, dangers psychiques inexpliqués, sectes, cannibales, néonazis... Il y aura fort à faire, et à découvrir.
Le début du récit est sombre et froid. L'auteur prend du temps à mettre en place son univers, à travers les yeux de son personnage principal, Artyom, jeune et naïf. Difficile de comprendre cet univers sombre, oppressant, et mortellement dangereux. Difficile d'accepter que l'humanité ait pu accepter un tel destin. Mais on suit le périple de notre héros, ses errances et ses rencontres, ainsi que les monstres rencontrés. On découvre, avec lui, l'humanité survivante et ses nombreuses idéologies, essayant de suivre tant bien que mal le trajet du héros et les stations énumérées, dont les noms aux consonnances russes tellement inhabituelles sont difficiles à retenir, et à situer sur les cartes fournies à l'intérieur des jaquettes du livre. L'auteur et son écriture brute et froide, dont la façon inhabituelle de conter le récit pourrait peut être s'expliquer par la traduction d'une vision du monde élognée de notre propre culture, aident au sentiment d'oppression et de claustrophobie.
Mais Metro 2033 n'est pas un simple récit d'aventure, et met en scène de nombreuses idéologies majeures du vingtième siècle. Les Rouges ont repris possession d'une partie du métro, ainsi que les Néonazis, heureusement moins étendus. Les sectes ont fait leur apparition, et le statut des femmes a terriblement régressé. La monnaie d'échange, les munitions de kallachnikov, prouve l'atmosphère de menaces permanentes. Ce roman fait réfléchir à l'humanité et sa soif de survie, envers et contre tout, et aux idéaux des religions. Son message est complexe, intraitable et passionnant.
Métro 2033 est donc à conseiller vivement. Il est complexe et dur, mais abordable aux adolescents comme aux adultes. N'hésitez pas à vous jeter dessus, tellement il est rare et intrigant de lire un roman d'imaginaire russe.
[...] Quand les codes de l'heroic fantasy sont transposés dans un univers post-apocalyptique, ça donne une histoire singulière.
Avig News - 9/15 juin 2010
Metro 2033 du russe Dmitry Glukhovsky est un roman de Science-Fiction post-apocalyptique qui a atteint nos contrées ce mois de mai 2010 aux éditions l’Atalante. J’avais vaguement entendu parler d’un jeu vidéo arborant ce nom, sachant qu’il était adapté d’un roman, quand dabYo m’a proposé de me le passer j’ai dit oui par curiosité. Et grand bien m’en a pris. Commençons par un synopsis de ce roman qui s’avère être une Dystopie.
Artyom est un survivant, un survivant de l’holocauste nucléaire de 2013. Il fait partie de ces peu nombreux qui ont pu se réfugier dans le métro moscovite. 20 ans après, la vie s’est installée sous terre, les espoirs de revoir un jour la surface s’évaporant peu à peu. Mais entre les mutants, les enclaves extrémistes et une tripotée d’autres dangers, la survie est loin d’être facile. Comme si cela ne suffisait pas, une nouvelle menace fait son apparition aux abords de la station où vit Artyom, un danger qui va le pousser à entreprendre un voyage dans les ténèbres du métro.
Bon, maintenant on va passer aux raisons pour lesquels vous allez lire ce livre. Soyons clair, j’ai adoré et je vais essayé de vous transmettre la flamme. Je vais commencer par la partie la plus intéressante, l’univers et l’ambiance.
Le pire est arrivé, le spectre du conflit atomique et des craintes du XXème siècle a pris forme, ravageant la surface du globe. Radiations, mutants, la surface est plutôt morte et dans ce roman, on ne suivra que quelques passages dans ce Moscou délabré, décrit de manière à nous y immerger, avec force descriptions de désolation. Vous l’aurez compris l’action se déroulera dans le métro, où les stations sont devenus des mini-états qui se sont parfois réunies sous les bannières d’idéologies, de religions ou juste pour lutter contre des menaces de l’extérieur comme de l’intérieur, car le métro est loin d’être sans danger. C’est un peu une description de l’humanité tombé au plus bas, luttant pour survivre, qui en revient à une brutalité primale. Comment l’homme montera t’il les marches qui le mène doucement à l’échafaud de son extinction ?
Ce roman nous amène à nous le demander et nous fournit des pistes. Bien sur ce n’est pas une étude socio-philo-machinou de pseudo intello mais cet aspect a le mérite de mettre un peu mal à l’aise au regard de nos sociétés actuelles. Autre point important de l’ambiance, les ténèbres, elles ne m’ont jamais paru aussi palpables et ce ne sont pas les lueurs rougeâtres des éclairages d’urgence des stations qui nous rassurent.
Artyom, notre héros, a l’air si fragile au milieu de tout ça, si vulnérable. Dmitry Glukhovsky prend un malin plaisir à le faire souffrir aussi bien mentalement que physiquement. Les rencontres qu’il fera sur son chemin seront autant d’entraves et d’aides extérieurs à sa mission. Chacun de ces personnages qui vont accompagner un peu notre héros ont tous quelque chose à dire, quelque chose à apporter, et pour certains une part de mystère intriguant. On suivra donc notre héros dans son passage de la naïveté à l’âge adulte, dans sa quête aux dimensions quasi mythologique et épique.
Parce qu’outre son univers fouillé, étayé de détails qui ont été fourni à l’auteur par des militaires ou encore des employés du métro de Moscou, on a aussi affaire à de l’action. L’auteur sait comment traduire à l’écrit le chaos d’une situation confuse où l’on se sent aussi perdu que le héros. Le roman est très descriptif et même si je suis plutôt action d’habitude, j’ai trouvé les passages nous décrivant le métro de 2033 bien écrites et nous poussant à vouloir en savoir et voir encore plus.
En cours de lecture, j’ai eu un peu peur de la direction que l’aventure de notre héros prenait. J’ai fini par croire que l’auteur allait faire rencontrer au héros absolument tout les ennuis et problèmes évoqué dans le roman. Heureusement, on ne tombe pas dans l’écueil « j’entends parler d’un danger et dix pages après j’y suis confronté » comme c’est assez souvent le cas.
Le roman a quelques défauts, notamment ce point quelque peu rebutant que sont tous les noms de stations et des protagonistes. Forcément on n’est pas habitué à rencontrer des noms à rallonge comme ça, avec des connotations très moscovites, et même avec un plan du métro dans la couverture, on se retrouve vite paumé. Chapeau bas au traducteur, Denis E. Savine, il n’a pas du être évident celui là pour l’adapter à nous autres, pauvres gars de l’ouest. Les notes de ce dernier sont d’ailleurs bienvenue pour comprendre certaines références.
Un bref passage sur l’édition, le papier est de plutôt bonne qualité et j’ai trouvé la couverture de Dirk Schulz bien que simple, belle et efficace. L’Atalante a fait du bon boulot, comme d’habitude, avec un plan du metro bienvenue.
Le roman a aussi été adapté en jeux vidéo su PC et Xbox 360 sous la forme d’un First Person Shooter, mais c’est un autre dossier, je le finis et je vous en reparle. J’ai apprécié ce roman de Dmitry Glukhovsky et c’est donc avec curiosité et beaucoup d’attentes que je me suis penché sur cet autre média.
Je vous conseille ce roman qui doit être une des révélations 2010 en SF, passer à coté alors qu’on aime le genre serait un pêché. Je n’aurai qu’une seule chose à ajouter, vivement que sa suite atteigne notre frontière sous le titre évocateur de Metro 2034. Un Must Have.
Illman If is dead
Lors d'une de ses gardes aux frontières de VDNKh, la station où il vit, Artyom rencontre Hunter, l'un de ces stalker légendaires, qui est un ami de son père adoptif. Avant de partir pour une mission dangereuse, Hunter lui confie un objet à porter à Polis, le coeur du métro, au cas où il ne reviendrait pas. Et voilà le tout jeune homme lancé dans des pérégrinations hasardeuses, qui lui feront faire le tour de ce qui reste de l'ancien métropolitain moscovite, et qui est devenu un ensemble chaotique de minuscules nations composées de quelques stations, où les règles, les croyances et les dangers changent de l'une à l'autre.
Roman initiatique, roman de quête, certes, mais dans une ambiance post-apocalyptique sombre et crédible, ce pavé de plus de six cents pages repose sur un postulat tout à fait vraisemblable : un beau jour, quelqu'un, quelque part, commence l'apocalypse nucléaire, et les seuls survivants humains sont les gens qui se trouvaient à l'abri sous terre. Partant de là, en peu de temps, toute une civilisation se construit, qui n'a plus grand-chose de commun avec la "vie d'avant". L'auteur a pris le parti de situer son histoire quinze ou vingt ans après les évènements, ce qui lui permet de rappeler à ses lecteurs, par la bouche de ses personnages qui ont commencé leur vie à la surface, combien notre planète est belle et fragile, et combien la vie peut y être plaisante.
Bien sûr, l'action se situant à Moscou, et étant narrée du point de vue d'un jeune homme quelconque, on ne sait et on ne saura rien de ce qui a pu se passer dans le reste du monde, ce postulat rendant encore plus étouffant le huis-clos, pour les personnages et pour le lecteur. L'absurdité de cette vie souterraine si parcellisée en territoires ennemis est bien rendue par ces personnages qui apparaissent, puis sont arrachés à la connaissance du héros, et du lecteur (Khan, la Brigade rouge internationale...), et sa cruauté, sa précarité, par un nombre impressionnant de morts dans son entourage.
On peut trouver la fin un peu rapide, j'aurais pour ma part souhaité davantage de détails sur les Noirs, mais du fait que l'histoire est racontée du point de vue d'Artyom, le lecteur ne peut que partager ses propres convictions et informations. Telle quelle, la fin amplifie l'impression de désespoir absolu qui imprègne ce roman puissant remarquablement écrit.
A ce propos, on ne peut que saluer le magnifique travail du traducteur, qui semble "transparent", ce qui est à mon sens la plus grande qualité d'une traduction. Du fait de la complexité du métro moscovite, on apprécie grandement la présence des plans des lignes, même s'ils ne sont pas suffisants pour se repérer à coup sûr. Quoi qu'il en soit, c'est une excellente idée de les avoir mis, et vaut un coup de chapeau supplémentaire à l'éditeur pour la qualité de son travail.
Mureliane, le 02 Juillet 2010
Randonnée dans le métro
À la surface de la terre, la vie a été détruite. Dans le métro, les survivants s’organisent. Dépeignant une ambiance post-apocalyptique, ce thriller fantastique se déroule dans les profondeurs du métro de Moscou, le plus profond au monde.
Une atmosphère de confinement très bien retranscrite, d’ailleurs, dans l’adaptation éponyme en jeu vidéo.
J. M.
La surface irradiée, les Moscovites terrés dans les couloirs du métro ont organisé de nouveaux territoires antagonistes entre eux, commerciaux comme l'agneau que dessinent les stations de la Halde, mystiques ou sectaires, idéologiques comme les néo-nazis du IV° Reich ou l'interstationale de la Confédération 1905. On y cultive les champignons, élève le cochon, récupérant parfois à la surface abondonée aux mutants, animaux et humains, des objets revendus sur les marchés noirs.
Parcourus à pied ou en draisine, les couloirs sont d'autant plus dangereux qu'outre les menaces bien réelles, agresseurs divers, mutants, radioactivité, dangers biologiques voire psychiques quand des hallucinations altèrent le jugement, ils sont l'objet de rumeurs urbaines qui les peuplent de rats géants, fantômes, extraterrestres et anciens dieux comme le ver géant. Chargé de se rendre à Polis, ensemble de stations ayant préservé le savoir, pour avertir du danger que font courir des mutants s'engouffrant à VDNKh, le jeune Artyom effectue un périple permettant de voir ce qui subsiste ce qui reste de l'humanité, ce qui fait de ce thriller haletant ponctué de réflexions philosophiques et sociales un grand roman tout court.
Métaphore d'une société en bout de course, cet univers souterrain est suffisamment glauque pour être devenu d'emblée un jeu vidéo pour permettre à chacun de tenter à son tour la traversée. Tout simplement excellent !
Claude Ecken
Voyage dans le futur.
De deux choses l'une. Soit vous avez joué (et fini) Metro 2033, soit vous n'y avez pas joué ! Ce qui en revanche ne fait quasiment aucun doute, c'est que vous n'avez pas lu le livre dont il est tiré. Ce qui dans tous les cas est une grave erreur tant ce roman est passionnant. Vous y découvrirez un monde sombre et effrayant, où l'humanité lutte sans cesse pour survivre. Et si vous pensez qu'avoir fini le jeu retirera tout intérêt à cette lecture, détrompez-vous, vous y apprendrez moult détails absents du jeu.
[…]Ce qui est tout aussi intéressant, c’est la fascination et les questions qu’a su créer l’auteur dans la tête des personnages qui, comme Artyom, n’ont jamais vu ce qu’était le ciel, les étoiles, les voitures… qui ne peuvent pas imaginer ce qu’est une ville grouillante d’activité et, surtout, qui n’ont pas pu étudier l’histoire.
C’est très bien mené et l’on voit parfois les personnages rêver de la vie de leurs ancêtres et se tromper lourdement.Mais ce qui m’a le plus intéressé, c’est l’organisation de la vie dans le metro, la monnaie a été remplacé par les munitions des fusils, le commerce ne se fait qu’avec cela, une preuve encore que le danger est très présent dans le métro, et ce constant échange ne fait que renforcer la noire ambiance qui règne. Chaque station n’est pas devenue une ville d’un seul et même pays non, elles sont toutes devenues des petits pays, au régime différent, aux règles différentes, au fonctionnement différent… On retrouve de tout, l’anarchisme, le nazisme et le communisme… Chacun organisé en un tout qui communique entre eux, échangent, se combattent…
Il y a beaucoup de réflexions, Glukhovski en profite pour détailler tous ces régimes d’un oeil nouveau, celui d’Artyom, qui même s’il ne comprend pas le racisme envers les noirs de la part des nazis, comprend en revanche le fait que d’autres puissent penser différemment de lui, que tout est affaire de point de vue… L’auteur insiste d’ailleurs beaucoup sur ce fait, on ne sait vraiment pourquoi qu’à la fin.
Ce qui m’a étonné dans ce livre mais pas vraiment gêné, c’est l’enchaînement des évènements qui se fait un peu au hasard, on passe dans une station où un mystère est soulevé, on pense que le héros va le résoudre avant de poursuivre son chemin mais non, il continue… C’est quelque chose dont on n’a pas vraiment l’habitude, mais, on le découvre un peu plus tard, l’auteur philosophe en fait un peu sur le sens de la vie, la destinée, etc. Comme je le dis, c’est déconcertant mais finalement, c’est tout aussi bien, parfois, il arrive que l’on ait plusieurs choses à faire et que l’on soit obligé d’en laisser tomber plusieurs pour pouvoir finir la plus importante, c’est exactement ce qui se passe dans le livre : des personnages apparaissent pour disparaître presque aussitôt, ne jouant qu’un rôle rapide et pourtant capital dans la vie du personnage… Des mystères apparaissent, auxquels nous attendons des réponses mais auxquels le personnage tournera le dos et auxquels, finalement, nous n’aurons jamais de réponse.
Ce roman est donc une très belle réflexion, sur tout ce qui est abordé, et le nombre de choses qui y est abordé est tel que je pourrais en parler pendant des heures. Une très bonne découverte donc, que je vous recommande !
Julien.
Sans concession avec l’histoire du pays et de ses régimes, Metro 2033 plonge le lecteur dans ce récit fantastique où tout se monnaye par douilles et la raison trouve sa limite dans l’abondance de rafales de balles. On attend avec impatience la suite déjà sortie en Russie. Metro 2033 ne sera pas le dernier métro.
Une ambiance un peu glauque, un cauchemar pour les claustrophobes, une catastrophe nucléaire, le métro de Moscou, des phénomènes étranges et un léger goût de survival horror sont les ingrédients de base de ce roman russe aussi adapté en jeu vidéo.Avant d’être effrayé par son contenu, certains lecteurs auront des frissons juste en voyant cet ouvrage, qui, il est vrai, est particulièrement épais. Mais, rassurez-vous, il est très facile à lire et je me suis retrouvée à la dernière page bien avant de m’en être rendu compte.
Voici la quatrième de couverture avant de détailler un peu l'histoire de ce riche roman :
" 2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inhabitable, est désormais livrée à des monstruosités mutantes. Moscou est une ville abandonnée. Les survivants se sont réfugiés dans les profondeurs du métropolitain, où ils ont tant bien que mal organisé des microsociétés de la pénurie. Dans ce monde réduit à des stations en déliquescence reliées par des tunnels où rôdent les dangers les plus insolites, le jeune Artyom entreprend une mission qui pourrait le conduire à sauver les derniers hommes d’une menace obscure… mais aussi à se découvrir lui-même à travers les rencontres improbables qui l’attendent.
L’édition française du jeu vidéo Métro 2003 (différentes plateformes) est paru en France en mars 2010. Traduit du russe dans vingt langues dont l’anglais, l’allemand et l’espagnol, le livre s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires, toutes traductions confondues. Métro 2034, la suite, est paru en Russie en 2009. »
L’histoire, maintenant, suite à une catastrophe nucléaire arrivée de nos jours, là, peut-être demain, dont nous n’aurons que de vagues échos tout au long du livre, les survivants moscovites se sont réfugiés dans le métro. Artyom, jeune héros d’une petite vingtaine d’années né « à la surface » vit dans une station nommée VDNKh avec son père adoptif (en effet, ses parents ont été tués par des rats lors de l’invasion de leur station). La vie y était belle jusqu’à l’arrivée des « Noirs », des créatures mutantes tout droit sorties d’un film d’horreur et pouvant influer sur la psyché humaine, qui sont repoussés jour après jour par les habitants de la station. Et c’est là que tout se corse… les Noirs, en plus d’attaquer incessamment, paralysent de peur tous les habitants, leur faisant perdre leur pouvoir combattif. La fin de la station est proche… et peut-être aussi celle de tout le métro. Arrive alors Hunter, un de ces hommes partant régulièrement à la surface à a recherche des biens indispensables ; il compte aller au cœur du nid des Noirs pour trouver une solution et charge alors Artyom de faire passer un message s’il lui arrivait malheur.
Et, bien entendu, comme il est rare de se jeter dans un nid de créature monstrueuse et de revenir pimpant… Artyom doit se mettre en route. S’ensuit une progression difficile dans le métro, qui est également truffé de nazis, voleurs et autres. Artyom y rencontre également des personnes qui deviendront des amis et des alliés, avant de rejoindre Polis, le but de son voyage. Une fois là-bas, il devra encore repartir afin d’atteindre des réserves de missiles, destinés à détruire le nid des Noirs.
Ce livre est angoissant plus qu’effrayant, depuis que je l’ai lu, je ne regarde plus le métro de la même façon. Mais, de la même façon, face au vaste monde plein de créatures hostiles, il est plus rassurant d’être enfermé sous terre, éclairé par la lueur rouge des lampes de sécurité. Je me suis prise à me demander de quoi les monstruosités de la surface pouvaient bien être la mutation, avec plus ou moins de succès, d’ailleurs.Et un des grands atouts de ce livre réside dans sa fin, qui en déprimera plus d’un et fera se poser des questions sur l’avenir de l’humanité. A ne pas mettre entre toutes les mains donc, mais celles qui le tiendront sauront s’en réjouir.
Par ailleurs, je tenais à signaler qu’un jeu vidéo a été adapté par le studio qui a réalisé la série des STALKER (un jeu de FPS - First Person Shooting Game - se passant à Tchernobyl sur fond de catastrophe nucléaire). Je l’ai testé pour vous, et il s’agit d’un très très bon FPS reprenant l’ambiance angoissante de l’ouvrage. Un bon moyen de prolonger le plaisir de la lecture, seulement muni d’une lampe frontale, d’un masque à gaz et d’armes ramassées sur les cadavres de malchanceux adversaires.
Si je ne devais retenir qu’un bouquin pour 2010, c’est bien Metro 2033 de Dmitry Glukhovsky publié par les éditions l’Atalante au début de cette année.
Je ne m’attendais pas du tout à ça en ouvrant ce roman, j’ai été happé par son univers sombre et sans espoir. Doté d’un scénario haletant, de personnages énigmatiques, attachants, violents, humains, c’est sans conteste le meilleur bouquin de Science-Fiction de l’année pour moi, l’un des seuls avec World War Z que j’ai recommandé à mes amis.
La traduction de Denis E. Savine est de plus délectable et l’on attend plus qu’une seule chose: que Metro 2034 sorte sur nos étalages. Laissez vous happer par le métro moscovite, vous n’en ressortirez plus.
illman
Metro 2033 est le premier roman traduit en français du journaliste russe Dmitry Glukhovsky, roman qui, en Russie, fut initialement publié sur la Toile eet enrichi suite aux commentaies des internautes...
L'histoire... Début du XXIe siècle : holocauste nucléaire. Irradiée, la surface de la Terre est livrée aux horreurs mutantes. A Moscou, quelques survivants se réfugient dans le métro. Vingt ans plus tard, la pénurie s'est organisée dans les stations moscovites en communautés idéologiques, religieuses ou politiques. Artyom, jeune adolescent naïf et anonyme de la station indépendante VDNKh, se voit confier par un stalker la mission d'informer Polis, l'Etat-major général, coeur politique et militaire de la communauté, du risque d'invasion imminente du métro par une race de mutants aux pouvoirs particuliers : les noirs. La lente et angoissante progression du héros lui fera traverser tous les dangers : radioactivité, mutants sanguinaires, risques biologiques et psychiques, effondrements, cannibalisme, enrôlement sectaire, pédagogie néonazie... La totale en somme !
Metro 2033 aurait pu s'avérer un énième et simple récit où le coeur de l'intrigue tient dans le nombre de zombies explosés à coup de kalachnikov. C'est toutefois beaucoup plus que ça. Nous avons entre les mains un roman efficace et intelligent. Sans aucune complaisance théorique, intellectuelle ou partisance, Glukhovsky égrène une bonne partie de l'histoire politique, religieuse, sociologique et sociétale de la Russie et inscrit définitivement son livre dans la veine des bons romans dystopiques d'anticipation. Récit d'aventure habité de personnages fouillés et attachants, servi par des descriptions envoûtantes (les scènes d'exploration de la surface par les stalkers sont particulièrement réussies), une ambiance glauque à souhait, un contexte savamment décrit et distillé, pour finalement se muer en quête initiatique dont la chute, sans être révolutionnaire, ne manque pas d'efficacité et ouvre sur tous les champs des possibles... oui, Metro 2033 fonctionne, et plutôt bien.
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