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Camille Leboulanger

Malboire

Malboire

Date de parution : août 2018


Illustrateur : Julie Manescau


ISBN13 : 9782841728695

Nombre de pages : 256
Prix : 16,90 €
État : disponible

Un coin entre mer et montagne. Une lande, longtemps après un désastre qui a laissé la terre exsangue et toxique. Ses rares habitants vivent les yeux tournés vers le ciel dans l’attente de la pluie, ou vers le sol où la mort les attend.
La faute au Temps Vieux dont les traces subsistent encore sous forme de micro-organismes, qui devaient faire pousser le maïs plus vite et plus droit, et de monstres autonomes qui continuent à labourer une terre depuis longtemps désertée par leurs concepteurs.
Heureusement, il y a Arsen, qui a gardé des souvenirs, un appétit d’avenir, et surtout un projet : forer le sol pour trouver de l’Eau potable sous la Malboire afin d’échapper au diktat de la pluie. Et il y a surtout Zizare, qu’Arsen a tiré de la Boue et recueilli, tout comme Mivoix, sa compagne. Il leur donne le goût de l’aventure et ne les retient pas lorsqu’ils partent, obnubilés par la rumeur d’un barrage derrière lequel se trouverait une immensité d’Eau...
 
Faire route avec Zizare, c’est entreprendre une quête d’un monde qui se fonde sur la quête des mots, c’est découvrir que géographie physique et géographie psychique se répondent, c’est entendre la leçon d’une fable écologique qui se conjugue pour le lecteur au futur antérieur.
  • Revue de presse
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Leboulanger - Malboire - Huffingtonpost
Posté le 01 octobre 2018 -
Si le post-apocalyptique vous fascine "Malboire" (L'Atalante), du français Camille Leboulanger, est une quintessence de ce registre. Il nous projette dans un futur archaïque où le monde des technologies est un souvenir lointain, presque une légende. En axant son récit sur la rareté de l'eau, devenue une ressource plus convoitée que l'or ou le pétrole, l'auteur rappelle à quel point ce qui nous semble aujourd'hui évident, banal, nous est essentiel et infiniment précieux. Avec une plume littéraire aux mille couleurs, Camille Leboulanger utilise régulièrement des images et métaphores poétiques pour décrire le lien fondamental entre l'Homme et la nature. "Malboire" peut se définir comme de l'anticipation onirique, pleine de noirceur mais sans en oublier l'espoir.
 
- Marcus Dupont-Besnard, le 27 septembre 2018.
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Leboulanger - Malboire - Juste un mot
Posté le 13 septembre 2018 -
C'est en 2011 que Camille Leboulanger se fait remarquer avec la publication aux éditions L’Atalante d’un premier roman post-apocalyptique intitulé Enfin la nuit. Après un détour l’année dernière par la fantasy avec Bertram le Baladin aux éditions Critic, le français revient au genre science-fictif avec Malboire, un autre récit post-apocalyptique qui mêle écologie, foi et amour dans un monde dévasté.
“Je suis resté longtemps avec Ceux de la boue. Combien de temps exactement ? Impossible à dire. Les mange-terre ne tiennent pas le compte des minutes et des jours, des heures et des mois. Ils errent sans but, marchent pour ne pas tomber, et s’ils finissent tout de même par chuter, c’est là qu’ils dormiront.”

Malboire commence de façon noire, très noire. On y rencontre d’emblée des êtres humains qui semblent vivre comme des bêtes, condamnés à errer dans une boue écœurante qui recouvre tout : la Malboire. Le récit de Camille Leboulanger commence comme le Plop de Rafaelo Pinedo mais s’extirpe rapidement de sa gangue toxique pour donner offrir un visage humain au lecteur : celui de Zizare. Ancien mange-terre, Zizare découvre le monde grâce au vieil Arsen, un ermite obsédé par l’idée d’une machine capable d’extraire l’eau du sous-sol. Rapidement, Malboire devient un récit d’apprentissage cruel dans un monde toxique où l’Eau prend une majuscule du fait de son importance vital. Dès les premiers instants, Camille Leboulanger fixe son attention sur l’élément liquide et sur ce qu’il représente pour notre société. Il imagine un univers où l’eau vaut bien plus que tous les métaux précieux réunis. Un message d’une actualité brûlante.

“J’ai toujours aimé écouter la pluie, depuis l’intérieur d’une maison ou bien sous l’averse. C’est ainsi que j’apaise mes doutes et mes douleurs, et l’Eau qui tombe du ciel ne manque jamais d’éteindre mes colères.”

Récit éminemment écologique, Malboire tente de redéfinir le monde. La plupart des hommes ont ici régressé à l’état de sauvages superstitieux et la technologie est devenu un mythe, une légende, celle du Temps Vieux et de ceux qui ont détruit l’écosystème de la planète. Zizare découvre ainsi le village croulant de Wassingue (qui signifie Serpillière dans le parler du Nord de la France), construit sur les ruines de Floréal, allusion transparente et pleine de sens à Monsanto. Dès lors, notre narrateur fait l’expérience du sentiment le plus humain qu’il soit : l’amour. Camille Leboulanger façonne ici une jeune femme sublime qui regorge de poésie et de blessures secrètes : Mivoix. Mais l’histoire taciturne de celle-ci et de Zizare peut-elle suffire ? Certainement pas ! Alors Malboire se transforme en une sorte de road-movie où l’on visite un ancien Barrage devenu lieu de culte grotesque, où l’on côtoie la mort aux côtés de Batras, autres fanatiques obsédés par l’idée de Là-Haut, ce néoparadis porteur d’espoir et d’eau pour tous.

“La pitié, ai-je découvert, est un remord sans objet, celui d’une compassion impuissante.”

Malboire, c’est aussi et avant tout ça : la foi, l’espoir, l’acharnement. La foi d’Arsen en l’humain et en ses machines, la foi de Mivoix en Zizare, la foi des Planches à Mort en leur apocalypse, la foi des Batras en leur paradis. L’être humain reste définitivement un être de croyances, des croyances qu’il réinvente même dans la boue, même dans le rien. Au cœur de Malboire, il y a également ce jugement d’une humanité qui s’autodétruit, égoïste et imbécile, aveugle à sa propre bêtise. Si le monde de Camille Leboulanger semble d’une noirceur infinie, c’est pour mieux débusquer l’espoir et le partage, pour mieux comprendre qu’il suffirait de penser pour éviter l’horreur. Du haut de notre propre barrage, ne devrait-on pas prendre conscience que nous privons déjà Ceux-de-la-Boue d’une vie meilleure, d’une vie décente ? Si ce message s’avère d’autant plus fort, c’est grâce à la plume du français, suprenament poétique et élégante, qui transforme un récit post-apocalyptique en une histoire poignante sur notre besoin d’aimer, de croire et de lutter.


Malboire se sert de l’apocalypse pour cerner l’importance vitale de l’eau et notre façon de la gaspiller. Dans un univers à la noirceur pleinement assumée, Camille Leboulanger nous trimbale dans ces contrés cruelles où l’homme trouve la foi où il peut. Mais finalement, c’est l’amour et l’humanité qui restent, l’espoir un peu grotesque que l’homme changera les choses avant la fin, à moins qu’il ne le fasse après…

Note : 8/10

Nicolas Winter - Juste un mot

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Leboulanger - Malboire - Un bouquin sinon rien
Posté le 02 octobre 2018 -
Camille Leboulanger nous offre avec Malboire un véritable hymne de lutte contre le massacre de la planète.
On connait tous les enjeux si la prise de conscience ne se fait pas, il est même bien trop tard, dans Malboire on voit les conséquences de ceux qui polluent les eaux, empoisonnent la Terre (et empoisonnent nos descendances par la même occasion) et cela sans aucun scrupule. Alors oui, c’est une histoire qui fait peur, qui montre du doigt, qui dénonce, et c’est bien.
 
Le récit a beau être engagé, il est écrit de manière fort belle, avec une lenteur agréable, une douce langueur. Un premier contact avec Camille Leboulanger réussi pour ma part.
-  Maxime, le 30 septembre 2018.
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Leboulanger - Malboire - Les lectures de Sophie
Posté le 12 octobre 2018 -

Ce roman est à la fois très malaisant et plein d’espoir… Mais surtout, ce livre est plein de poésie. Camille Leboulanger a une plume rare et belle. Les phrases sont ciselées, chaque mot trouve sa place et son sens de manière évidente.

J’avais découvert ce jeune auteur dans un style différent avec Bertram le Balladin il y a quelques mois. Son thème alors était l’absence de papier et donc d’écriture, compensée par la musique. Ici aussi, l’écriture est très peu présente. L’urgence de la survie a éloigné le besoin d’apprendre à lire et écrire. Traité de manière tout à fait différente, le pouvoir des mots reste central dans ce livre.

Au début de l’histoire, Zizare, qui ne porte pas encore de nom, erre dans la Malboire. C’est quand il est sorti de la boue par Arsen qu’il commence à apprendre les mots, et à les poser sur ce qu’il vit et ce qu’il a vécu. Au départ, son vocabulaire tourne autour de la Malboire et de l’eau, élément vital s’il en est, mais qui a disparu de la surface de la planète au profit de cette boue toxique nommée Malboire. A force de vouloir toujours plus de tout, l’Homme a par le biais des pesticides réussit a tuer l’eau potable. Il ne reste que la pluie. C’est du moins ce que croient les survivants. Sauf un, Arsen, qui est persuadé qu’il reste de l’eau sous la Malboire. Certitude qu’il a transmise à Zizare. Ensemble, ils vont forer la terre, sans jamais perdre espoir, et pendant ce temps, Arsen va transmettre a Zizare ce qu’il sait du Vieux Temps, et surtout lui apprendre les mots. C’est ce qui lui permet de nous transmettre cette histoire.

Plus il avance dans son récit, plus son vocabulaire s’étoffe. Chaque nouvelle découverte dans son road-trip amène la découverte ou la création de nouveaux mots. Un certain nombre de néologismes font d’ailleurs leur apparition dans le récit, car Zizare se trouve face à des éléments et des concepts qui lui sont inconnus. Et pour comprendre et assimiler ces nouveautés, il lui faut les nommer.

Cette histoire qui se situe dans un futur terriblement plausible pour notre planète. Le manque d’eau potable sera un enjeu crucial des décennies à venir. Camille Leboulanger nous livre ici une version cruelle de ce futur, où les grands groupes chimiques ont gagné et on tué la terre et l’eau. C’est une version de notre futur tellement plausible qu’elle en est effrayante. Comme le dit l’éditeur, ce roman se lit au futur antérieur. On a à fois l’impression que ces événements sont loin de nous, mais qu’ils ont en même temps un côté inéluctable.

L’auteur nous livre ici un cri d’alarme, mais surtout une fable écologique pleine de poésie et d’espoir, malgré les erreurs humaines. Une quête de l’eau, de la vie, du renouveau, au travers des mots. Le langage et la compréhension du monde qui nous entoure sera notre salut. Tant que nous ne comprendrons pas, ou n’admettrons pas l’urgence de la situation, nous risquerons de nous trouver un jour, nous ou nos descendants, confrontés à la Malboire.

Ce roman a été un coup de cœur pour plusieurs raisons, la première étant l’incroyable plume de Camille Leboulanger, et son amour des mots qui transpire de son texte. La deuxième est que ce texte nous donne une possibilité de plus d’ouvrir les yeux, et d’éviter, peut-être, s’il n’est pas trop tard, la catastrophe écologique qui nous fonce dessus.

Ce livre a été publié dans la collection La dentelle du Cygne, et c’est vraiment de la dentelle. Camille Leboulanger est un auteur à suivre. A même pas trente ans, c’est son troisième roman publié, sans compter quelques nouvelles dans des anthologies, et j’ai bien l’intention de découvrir son premier texte, que je n’ai pas encore lu, et qui semble lui traiter de l’absence de nuit, paru aussi chez L’Atalante.

- Sophie, le 04 octobre 2018. 

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Leboulanger - Malboire - Appuyez sur la touche lecture
Posté le 15 octobre 2018 -

Cette fois, nous allons parler d'un roman post-apocalyptique clairement étiqueté comme tel, publié par une maison d'édition spécialisée dans l'imaginaire, revendiquant fort et clair l'appartenance à la science-fiction. Et pourtant, entre "Moi, Marthe et les autres", d'Antoine Wauters, évoqué précédemment, et notre roman du jour, "Malboire", de Camille Leboulanger (en grand format aux éditions de l'Atalante), il n'y a pas de différences formelles si évidentes. Au contraire, on a même, je trouve, deux romans assez proches, en particulier dans les messages lancés aux lecteurs. Il y a toutefois dans "Malboire" une attaque assez franche envers quelques grosses sociétés transnational du domaine agro-alimentaire. Mais ce n'est pas tout, dans le box des accusés se tient un autre responsable des malheurs qui nous frappent : l'être humain lui-même, dont la propension à se conduire comme un monstre, n'est pas le moindre des soucis qu'il doit affronter...

Il fait d'abord partie de Ceux de la boue. Des mange-terre, comme on les appelle avec mépris. Des êtres humains ? On peut se poser la question, tant leurs comportements semblent irrationnels, inquiétants. Comme s'ils étaient fait de boue et non seulement de sang et d'os. Des créatures à peine sociables dont on se demande si elles possèdent une forme d'intelligence...

Autant de questions qui vont trouver leurs réponses lorsqu'on va le tirer de la boue, le nettoyer de cette glaise étouffante, enveloppante (et ça va demander un peu de temps), lorsqu'on va lui redonner figure humaine, le remettre sur les bons rails. Le "On" en question s'appelle Arsen, un drôle de personnage, celui-là, un fou, dit-on de lui...

Quant à celui qu'il a tiré de la boue, il est une silhouette vierge. Paradoxalement, alors qu'il est débarrassé de la glaise dans laquelle il est... né, il est l'heure de le modeler, de lui apprendre le monde, la vie, à s'exprimer, à se nourrir, à travailler, en attendant quelques idées essentielles qu'il est encore un peu tôt pour lui faire partager.

Celui qui a quitté Ceux de la boue, qui va bientôt prendre le nom de Zizare et qui est le narrateur de cette histoire dont il est le personnage central, est comme un bébé dans un corps d'adulte. Un disque dur vierge qu'il va falloir maintenant remplir d'informations. Et celles qu'il va recevoir de la part d'Arsen ont de quoi remuer cet être encore fragile.

Avant d'évoquer ces idées, il nous faut parler de ce monde dans lequel se déroule cette histoire. Sans aucun doute, ce monde, c'est le nôtre. Enfin, celui qui fut le nôtre. Car il a bien souffert et ne ressemble plus guère à ce qu'il était au Temps Vieux, celui d'avant le désastre. Cette catastrophe, pas clairement définie, qui a laissé la terre irrémédiablement polluée.

La terre, qu'on a cherché à rendre plus fertile par tous les moyens scientifiques et technologiques disponibles, mais qu'on a en fait empoisonnée, et tout ce qu'elle engendre avec. Le pire, c'est l'eau. En dehors de celle qui tombe du ciel, elle est devenue impropre à la consommation, au point qu'on lui a donné ce nom terrible : la Malboire.

Dans ce monde qui a violemment régressé, on a oublié bien des choses sur le passé et le fonctionnement du monde. Pour la plupart des survivants, pas Ceux de la boue, qui ne sont plus guère en état de penser, mais les autres, il n'existe donc que la Malboire et son alternative, l'eau qui tombe du ciel, qu'il faut absolument conserver pour pouvoir la consommer, avec parcimonie.

Il en va de même pour la nourriture, et finalement pour quasiment tout ce qui touche à la nature, ravagée par l'action des hommes. Et les survivants se montrent résignés à vivre ainsi, sans espoir d'améliorer leur situation, guettant les averses, pas si courantes, et craignant la Malboire, dont l'absorption rend malade et tue.

Mais Arsen, lui, refuse de se résigner, voilà pourquoi on le regarde comme un fou. Parce qu'il est persuadé que, sous la couche où se trouve la Malboire, il existe de l'eau. De l'eau potable, une ressource indispensable pour permettre de changer le quotidien des survivants, mais aussi d'envisager de reprendre là où tout s'est effondré. En essayant de ne pas commettre les mêmes erreurs.

Arsen sait. Il l'a déjà fait ailleurs : creuser suffisamment profondément dans le sol pour en faire jaillir une eau différente de la Malboire. Et, lorsqu'il a tiré Zizare de la boue, il venait d'arriver dans cette région pour lancer une nouvelle expérience. Sur lui, un trésor infiniment précieux : les plans d'une machine à forer. Jamais il ne s'en sépare.

Mais seul, la tâche est impossible. Voilà pourquoi il a tiré le jeune homme de la boue : pour le former, pour qu'il devienne son assistant. Et, malgré son ignorance, sa naïveté, sa méfiance, ses difficultés à apprendre, à s'exprimer, à vivre en société, Zizare accepte de relever le défi lancé par son sauveur. Malgré la confiance qu'il a en cet homme, il est le premier surpris de le voir réussir...

De l'eau... De l'eau tirée du sous-sol, et plus seulement tombée du ciel ! De l'eau qu'on peut boire, avec laquelle on peut cuisiner, se laver ! Evidemment en évitant de la gaspiller, car qui sait si cette source inespérée de va pas se tarir un jour. Une eau que l'on propose aux autres, alentour, à Wassingue, par exemple. Malgré l'agressivité des habitants et leur rejet d'Arsen...

C'est là que Zizare va rencontrer Mivoix, ainsi nommée parce qu'elle ne parle quasiment pas. Et gare à vous s'il elle s'exprime, car ce sont alors des vérités bien senties qui vont sortir de sa bouche ! Mivoix, dont Zizare tombe aussitôt amoureux, bien que ce mot ne veuille pas dire grand-chose pour lui. Mivoix, qu'il emmène avec lui, avec qui il s'installe.

La nouvelle vie de Zizare prend définitivement forme avec cette expérience de vie commune avec Mivoix. Mais, elle va changer encore plus quand il va entendre parler, par un étrange voyageur de passage, de l'existence d'une immense étendue d'eau, sans aucune commune mesure avec la Malboire, qu'il s'agisse de sa superficie ou de sa qualité.

Une eau qui serait retenue derrière un mystérieux édifice, il a appelé ça un barrage. Tout cela excite brusquement l'imagination naissante de Zizare, encore en pleine formation. Arsen, lui, semble bien plus mesuré, mais lorsque son jeune disciple lui annonce qu'il veut voir ce barrage et toute l'eau qu'il retient, son mentor le laisse partir. Accompagné de Mivoix, évidemment.

Commence alors un voyage dans un monde dont Zizare ignore tout. Et il n'est pas le seul... Un monde dans lequel l'eau, pas la Malboire, est une bénédiction, quelque chose de quasiment divin, ou perçu comme tel. Un monde bien plus violent encore que les moqueries et l'agressivité des habitants de Wassingue. Un monde qui réserve encore bien des surprises au jeune et naïf narrateur...

Argh ! J'ai encore fait très long pour présenter ce roman et planter le décor ! Mais, rassurez-vous, j'ai laissé dans l'ombre bien des surprises qui vous attendent et vous mèneront jusqu'à une découverte finale fort choquante. Oui, depuis Wassingue, il y a bien du chemin à parcourir pour Zizare et Mivoix, bien des dangers à braver et bien des révélations à avaler...

En lisant le roman, je me disait qu'il y avait du Candide dans Zizare. Et puis, en progressant dans la lecture de "Malboire", j'ai eu plutôt l'impression qu'il s'agissait d'un négatif du personnage de Voltaire. D'abord, parce que même pour Leibniz, le monde que l'on découvre au début du roman de Camille Leboulanger n'a rien du meilleur des mondes.

En fait, il a tout du pire des mondes, au contraire. Si j'osais, je dirais qu'il a tout du monde apocalyptique presque au sens biblique du terme, car c'est comme si les Quatre Cavaliers l'avaient ravagé consciencieusement jusqu'à le rendre invivable. Conquête, Famine, Maladie, Guerre, ils sont tous là, certains ont déjà fait leur oeuvre, d'autres sont en cours, et il en reste à venir...

La Conquête est évidente, celle de cette planète par le genre humain qui en a fait un lieu à exploiter jusqu'à l'épuisement. A ce titre, un nom apparaît régulièrement, sans véritable signification pour Zizare, à peine plus pour les autres survivants, mais symbolisant tout de même à la fois la grandeur et du Vieux Temps et les malheurs qu'il a engendrés : Floréal.

Floréal n'existe plus, sans doute cette... entité s'est-elle effondrée en même temps que tout le reste de la société. Mais des vestiges demeurent, inertes, parfois inquiétants, et pas seulement parce qu'on a oublié à quoi servaient ces reliques... Et les conséquences de ses activités, elles, n'ont pas cessé de gâcher l'existence des êtres humains, avec comme principal avatar la Malboire.

La Maladie et la Famine (ici, je triche un peu, car plus que la faim, c'est la soif qui menace) sont des corollaires directs de ce que je viens d'expliquer. L'espérance de vie est bien limitée, au monde de la Malboire, et les courageux, ou les inconscients, qui cèdent à une pulsion pour étancher leur soif sans se fier aux avertissements des autres en sont une terrible preuve...

Quant à la Guerre... Là, vous verrez bien...

J'ai digressé, j'en étais à Candide... Oui, Zizare a quelque chose du personnage voltairien par son regard sur le monde, plein d'ingénuité et de simplicité. Mais, pour le reste, tout se déroule quasiment à l'inverse du conte philosophique du XVIIIe siècle : Arsen est bien plus bienveillant que Pangloss envers son élève. Bien plus réaliste aussi sur l'état du monde, qu'il cherche à améliorer tant bien que mal.

Ce n'est pas Arsen qui chasse Zizare et le pousse sur les routes, mais c'est le jeune homme qui décide de se lancer par lui-même dans ce grand voyage initiatique vers le barrage. Enfin, Mivoix ne ressemble pas franchement à la tendre Cunégonde de Candide. Et leur relation, amoureuse et charnelle, ne fait pas l'objet d'une condamnation, n'entraîne pas leur terrible séparation.

C'est donc un voyage à deux que le jeune couple entreprend, Mivoix jouant le rôle de la modératrice du très enthousiaste Zizare, prêt à tout, dans son infinie naïveté, pour appréhender ce monde plein d'attraits qu'il découvre et dont il se gave jusqu'à l'indigestion. Mivoix est plus pragmatique, surtout plus méfiante, moins tête brûlée. Encore faut-il que Zizare tienne compte de ses avis...

C'est un beau personnage que celui de Mivoix, touchante par son apparente fragilité, son silence buté et sa force vive qu'elle déploie toujours à bon escient. Cela ne garantit pas, loin de là, un voyage sans accroc ni mauvaise surprise, mais la jeune femme est, d'une certaine manière, le relais d'Arsen auprès de Zizare, celle qui va lui montrer la vie non plus seulement en théorie, mais dans la pratique.

Mais, en repensant à Zizare, une autre comparaison m'est venue, sans doute inspirée par la scène d'ouverture de "Malboire", l'apparition du jeune homme au milieu de Ceux de la boue. Il y a chez ce jeune homme sorti vierge de la glaise et comblant progressivement ses lacunes dans ce voyage vers l'inconnu quelque chose d'un Golem...

Ce Golem-là n'a pas eu quatre sages à son chevet, la science d'Arsen et le pragmatisme de Mivoix ont veillé à ses premiers pas. Mais la comparaison, qui peut paraître assez surprenante de prime abord, va plus loin : sur le front du Golem, la tradition juive veut qu'on inscrive le mot "emet", la vérité, qui devient, en effaçant le e initial, "met", la mort.

Or, le voyage qu'entreprend Zizare, sans en avoir l'idée au moment où il se lance dans l'aventure, c'est exactement cela : la vérité ou la mort, la seconde n'excluant pas la première, d'ailleurs. "Malboire" est un roman post-apocalyptique, mais il n'oublie pas le côté pédagogique du genre et les découvertes de Zizare vont mener à des révélations majeures (révélation, un des sens du mot apocalypse, tiens...).

J'évoquais en introduction de ce billet ma lecture précédente, celle de la novella d'Antoine Wauters, "Moi, Marthe et les autres", parce que je trouve qu'il y a pas mal de points communs entre les deux textes. Le premier, c'est que l'apocalypse a été la conséquence des activités humaines. Chez Wauters, c'est toutefois une question sociale, chez Camille Leboulanger, le message est clairement écologique.

Il faudrait, pour aller plus loin dans ce développement, en révéler beaucoup sur l'intrigue du roman, ce qui n'est évidemment pas envisageable ici. Mais, je dois dire que Camille Leboulanger mène bien sa barque, et pas seulement parce qu'il a ménagé bien des surprises à ses lecteurs. Son message est clair et juste, sans tomber dans les excès, simplement à partir de constats issus du Vieux Temps. De notre époque, donc.

Cependant, son raisonnement n'est pas manichéen (bouh, les vilains Monsanto, Nestlé et les autres), il ne s'arrête pas à la critique du capitalisme, des industriels, de la quête de toujours plus d'argent et de pouvoir. Non, l'auteur place aussi sur la sellette le commun des mortels, l'humanité dans son ensemble, prise collectivement, mais également individuellement.

Eh oui, le genre humain est responsable de ce qui lui arrive, à lui de changer pour éviter la catastrophe qu'on nous annonce désormais inéluctable. Et tout cela, parce qu'il y a chez l'être humain quelque chose qui le pousse (naturellement ?) vers la monstruosité... Ah, les plus fidèles des lecteurs de ce blog voient soudain apparaître un thème récurrent, souvent traité ici...

"Et si la Malboire n'était pas la cause de tous nos malheurs ? Et si ce n'était pas elle qui faisait des hommes des bêtes ? Et si nous n'avions pas besoin d'un mauvais sort ou de la main délétère du géant Floréal pour nous conduire comme des monstres ?", nous dit ainsi Zizare. "Qui sont les véritables monstres ?", se demande-t-il encore un peu plus loin.

Au fil de son odyssée, le gentil Zizare voit ses congénères bien mal se conduire et oublier qu'ils sont tous dans la même galère, que l'un ne s'en sortira pas sans les autres. Même l'accueil réservé à Arsen par les habitants de la région de Wassingue va dans ce sens : la méfiance au lieu de la confiance, le rejet de l'étranger, le rejet appuyé sur l'irrationnel au lieu de l'expérimentation.

Par la suite, rassurez-vous, c'est encore pire ! Jusqu'au dénouement, glaçant. Parce que les instincts de notre belle espèce humaine ont décidément une fâcheuse tendance à nous conduire droit dans le mur, à diviser pour mieux régner, à rechercher le profit (financier ou autre) sans songer aux contreparties. Et sans hésiter à nuire à son prochain pour y parvenir...

Alors, peut-il y avoir une vie après la boue ? Pour obtenir une réponse (ou le début d'une réponse), lisez "Malboire", de Camille Leboulanger et son final complètement inattendu. Plongez (enfin, pas trop, quand même, ça peut être dangereux) dans l'univers imaginé par ce jeune romancier pas encore trentenaire qui, après une expérience en fantasy, revient à ses premières amours, le post-apo.

Son univers, c'est la nature, celle qui a subi les conséquences de l'activité humaine du Vieux Temps. Cela donne à la fois quelque chose d'effrayant, puisqu'on a en particulier cette marée de boue dans laquelle patauge Zizare quand on le rencontre, et finalement de bucolique. On voyage dans des décors qui changent et nous offrent une palette de paysages très différents.

Avec toujours cette question de l'eau qui est au coeur du roman et permet aussi quelques sorties amusantes, mais du genre grinçant, et poétiques. Eh oui, c'est une quête initiatique, un roman d'apprentissage un peu particulier où le personnage est amené à découvrir des nouveautés fascinantes. Sauf qu'au fil de son parcours, l'émerveillement cède de plus en plus souvent la place à la tristesse et l'inquiétude.

Et puis, il y a cette idée de folie, évoquée dans le titre du billet, qui n'est pas une opposition à la raison, mais plus à la résignation générale. Arsen est le fou, parce qu'il agit en sortant des sentiers battus, du train-train, des certitudes. Parce qu'il croit en quelque chose d'autre, quelque chose de mieux. Et c'est ce qu'il inculque à Zizare.

Et celui-ci embraye : lui aussi sera fou ! Il ne restera pas à attendre la mort, qu'elle soit donnée par la Malboire, une autre épidémie, ou une saloperie quelconque traînant dans cet univers toxique, non, il consacrera sa vie à élargir ses horizons, à découvrir un monde abîmé au point d'en être laid, mais peut-être pas irrémédiablement.

Ce n'est pas un appel à la révolte que nous lance Zizare, mais plutôt un encouragement à s'engager pour faire bouger les choses, pour faire évoluer les mentalités et les êtres. Zizare est un poil à gratter, un empêcheur de tourner en rond, un accélérateur de particules, un coup de pied dans une fourmilière. Bref, il est temps de ne plus se résigner, mais de prendre les choses en main.

Au final, je reste sur une impression bizarrement équilibrée : "Malboire" est-il un roman optimiste ou pessimiste ? On pourrait conclure que c'est au lecteur d'en décider, un peu comme pour "la Route", de Cormac McCarthy (oui, encore ce livre !), mais je crois que c'est plus compliqué que cela. En fait, ce n'est pas arrêté, on est à une croisée des chemins et c'est à nous, les humains, de faire les bons choix.

Nous, vous savez, ceux qui avons la fâcheuse tendance de nous conduire en monstres...

- Joyeux Drille, le 11 octobre 2018.

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Leboulanger - Malboire - Lecteurs.com
Posté le 16 novembre 2018 -

Du post-apocalyptique poétique et écologiste

Un récit post-apocalyptique qui nous plonge dans un univers où la boue est reine. Qui mêle écologie, foi et amour dans un monde dévasté. le nôtre.
Des êtres humains qui ont l'air d'avoir régressé, vivant comme des bêtes, condamnés à errer dans cette boue toxique nommée bien justement "la malboire".
Un jeune qui sort du lot (de la boue) est Zirare, ce Candide sauvé par un vieil ermite Arsen, détenteur d'une machine à extraire l'eau souterraine.
Un roman d'apprentissage puisque Zirare va cheminer tout le long de cette rivière empoisonnée pour chercher son Graal, cette substance plus rare que l'or, l'Eau avec un grand E.

C'est aussi un récit écologique puisque le thème de la technologie est abordé avec la destruction de tout l'écosystème. Une allusion non cachée au groupe industriel Monsanto. Il y a également le jugement d'une humanité révolue, de fascination pour pas grand-chose (culte d'un barrage par exemple), de la bêtise humaine et son auto-destruction.

La plume de l'auteur est poétique , noire certes, mais d'un puissance d'évocation assez forte. J'ai bien aimé les pensées (ses mémoires) que le narrateur nous dévide. Au début, ils sont naïfs, balbutiant, hésitants -tel un Golem - puis au fur et à mesure de son cheminement, ils deviennent sûrs, précis et clairs. (malgré tout de même une certaine inquiétude et de la résignation)?

Malboire, malgré sa cruauté et son ton sombre, "réveille" notre responsabilité envers l'eau. Ne la gaspillons pas. Il n'est plus le temps de se résigner, mais plutôt faire changer les mentalités.
Au final, récit optimiste ou pessimiste? A nous, Humains de faire le bon choix...

- Catherine Quart Foisset, le 15 novembre 2018.

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Leboulanger - Malboire - Daily Passions
Posté le 19 novembre 2018 -

Au fil de votre lecture vous trouverez sans doute que l’illustration de couverture renvoie au contenu, il n’empêche je ne suis pas sûr qu’elle vous ait inspiré l’achat. Tout comme le titre d’ailleurs.

Tout se déroule dans un monde post-apocalyptique. Rien ne nous est dit des causes de l’état des lieux et des êtres puisque nous les découvrons au fur et à mesure de l’action. Le personnage principal, si l’on peut dire, s’est baptisé Zizare à son sortir de la boue, la malboire, la glaise d’où il a été tiré par Arsen, un qui sait des choses, qui veut faire fonctionner une machine du Temps Vieux, qui dessine des plans. Arsen et Zizare construisent leur machine et la mettent en fonction, c’est ainsi qu’ils récupèrent de l’Eau bonne à boire et autre que celle venue du ciel dont se servent ceux d’un proche village, Wassingue. C’est là que Zizare va rencontrer celle que tout le monde juge folle et qu’il va aimer et baptiser Mivoix. Ensemble ils vont vouloir voir le barrage qui domine la vallée où ils vivent. Le barrage est tenu par une secte qui risque de les mettre à mort, ils fuient. Et Zizare se retrouve plus ou moins prisonnier des Batras et de la Feuillue qui avancent sur le marécage pour rejoindre le Là-Haut, vous suivez ? Je vais vous abandonner là, vous trouverez la suite et la fin dans le roman. Attention, nous sommes en fin ouverte et l’on peut imaginer une suite en deux épisodes au moins.

Vous devez avoir une petite idée du fond, non ? Le héros est du genre qui ne se contente jamais de ce qui est à sa disposition, il lui faut toujours – de son plein gré ou non – aller de l’avant. Et, s’il ne renonce jamais, c’est parce qu’il trouve en lui une bonne raison d’avancer. Une raison qui peut parfois nous sembler futile mais nous ne sommes pas dans la même situation que lui.

A lire de préférence d’une traite pour mieux apprécier. Bonne lecture.

- Noé Gaillard, le 15 novembre 2018.

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Leboulanger - Malboire - SF EMOI
Posté le 26 novembre 2018 -

Après que la Grande Première eut recouvert la planète de ses eaux salées, toutes les ressources en eaux potables de la planète ont été irrémédiablement dégradées. Les quelques survivants qui échappèrent à la catastrophe en sont réduits à vivoter aux milieux de marais pestilentiels ou sur des terres où plus rien ne pousse. Un vieux sage, la cheffe d’une bande de pillards, un jeune idéaliste et sa compagne, s’acharnent chacun à leur manière, à donner un sens à leur vie et, peut-être, à faire renaître l’espoir.

Comme le dit fort justement la quatrième de couverture, ce roman est une petite fable écologique dans laquelle l’auteur nous montre les conséquences possibles, voire même probables, des activités humaines sur notre environnement et en particulier sur la plus importante de nos ressources : l’eau. Le monde que nous a concocté l’auteur est en effet presque totalement dénué d’eau potable. Exception faite de la pluie et de quelques rares sources profondément enterrées, le précieux liquide est devenue extrêmement rare au point de devenir une richesse inestimable, voire une monnaie d’échange.

Pourtant, de l’eau, le monde de la Malboire n’en manque pas. Mais comme son nom l’indique, elle est presque toujours impropre à la consommation. A cause de la folie des hommes et de leur recherche immodérée de productivité et de profit, la terre est désormais pourrie, polluée par les pesticides, par le sel des océans qui submergèrent les continents, par toutes les saloperies qu’on lui fit subir année après année. Elle demeure cependant au centre des préoccupations des personnages qui devront tout au long du roman composer avec ses diverses manifestations : marais putrides, neige et rivières, flots libres et fuyants ou prisonniers d’un barrage ou d’une digue, l’eau sera tour à tour synonyme de danger ou d’espoir.

Une omniprésence qui nous rappelle à quel point elle est précieuse et combien il est nécessaire de la préserver et de la partager. L’auteur se livre d’ailleurs dans les derniers chapitres de son roman à une critique sévère des puissants qui, possédant tout, se goinfrent le monde pour leur seul plaisir, sans soucis des conséquences. Il nous renvoie aussi à nous-même qui continuons à consommer comme si de rien n’était, nous voilant la face derrière nos cartes de crédit et nous donnant bonne conscience en faisant du tri sélectif ou en installant un bac à compost dans le fond du jardin.

Finalement, le seul vrai souci avec ce roman – car il y en a un – c’est qu’il a été écrit en 2018. Or, le post-apo est un sous-genre déjà fort ancien dans lequel il est désormais bien difficile de tracer son sillon. Tout ce que l’auteur y mentionne, tous les rebondissements de son intrigue - les groupements humains qui essayent de maintenir un semblant de civilisation, les bandes de pillards qui rendent leur existence précaire, les religions farfelues qui prospèrent sur la désespérance des gens et, last but not least, une terre inhospitalière sur laquelle tout ce beau monde tente de survivre – tout cela a déjà été écrits maint et maint fois.

Pour autant, Camille Leboulanger le fait plutôt bien. Son écriture est d’une belle simplicité et il sait alterner les passages durs et violents avec d’autres beaucoup plus tendres. Il sait aussi susciter de belles images (les engins agricoles qui continuent à martyriser la terre, les adeptes du Grand Clapot qui attendent le moment de surfer la grande vague) et nous réserve une conclusion si ce n’est surprenante, du moins parfaitement raccord avec son intrigue.

Et puis il y a Zizarre, le héros de cette histoire, dont l’innocence agace autant qu’elle émeut et qui fait penser à ces enfants qui ont besoin de se brûler pour comprendre qu’il faut se méfier du feu. Malgré les mises en garde, malgré les risques, il tente, il essaye, encore et encore, tout à son idée d’améliorer ce qui peut l’être. Il y a aussi Mivoix, sa compagne au verbe rare, qui peut se montrer aussi obstinée que lui lorsqu’il s’agit de protéger leur amour, Arsen le vieux sage et quelques autres qui viennent illuminer de leur présence cette farce sombre. Des personnages peu nombreux mais auxquels on s’attache immédiatement et que l’on accompagne avec grand plaisir.

Je recommanderai donc ce roman à celles et ceux qui n’ont pas encore l’habitude de ce type de récit. Il constitue une belle porte d’entrée dans ce genre très particulier et souvent prophétique qui nous renvoie à nos peurs en nous faisant entrevoir un avenir pas forcément très rose mais malheureusement fort plausible.

- Lekarr76, le 24 novembre 2018.

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Événement - Jacques Demy, la comédie musicale
Posté 03 décembre 2018 -

Une conférence de Jean-Pierre Berthomé sur la comédie musicale à l'écran / Jacques Demy : héritier et modèle aura lieu le jeudi 6 décembre à la Cité de la Musique de Paris. Pour l'occasion, redécouvrez Jacques Demy et les racines du rêve en édition augmentée !

Billeterie en ligne ici.

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Rencontre - Camille Leboulanger
Posté 28 novembre 2018 -
Camille Leboulanger sera en dédicace :
- le samedi 8 décembre à la librairie L'Atalante (Nantes) ;
- et le samedi 15 décembre à la librairie Imaginaute (Tours).

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Sélection - Prix Libr'à Nous Imaginaire
Posté 28 novembre 2018 -

Nous sommes heureux de découvrir Le Chant du coucou sélectionné dans la catégorie Imaginaire du prix Libr'à Nous !

Retrouvez les autres romans en compétition sur leur site.

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Rencontre - Catherine Dufour
Posté 21 novembre 2018 -
À l’occasion de la parution d'Entends la nuit, retrouvez Catherine Dufour en dédicace :
- à la librairie L'Atalante le samedi 8 décembre (Nantes) ; 
- et à L’Astrolabe le 13 décembre (Paris). 
 
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Manuscrits
Posté 01 février 2018 -

La session de janvier de réception des manuscrits est close. Avec 885 titres reçus, nous avons du pain sur la planche ! C’est pourquoi, si vous souhaitez nous envoyer votre texte, nous vous prions d’attendre que nous ouvrions une nouvelle session – nous l’espérons courant 2019. Cela dépendra du temps que nous prendront le grand nombre de textes reçus. Suivez-nous sur les réseaux sociaux au fil des mois pour plus d’informations.

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L'Atalante
Posté 21 janvier 2013 -

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