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Andreas Eschbach

Maître de la matière

Maître de la matière

Date de parution : septembre 2013


Traduit par : Pascale Hervieux
Illustrateur : Raphaël Defossez


ISBN13 : 9782841726479

Nombre de pages : 640
Prix : 25,90 €
État : disponible

Ils ont dix ans et se rencontrent à Tokyo, où le père de Charlotte est ambassadeur et la mère d’Hiroshi blanchisseuse.  Je sais comment faire pour que tout le monde soit riche.
— N’importe quoi, dit Charlotte. C’est impossible.
— Si, c’est possible, insista-t-il. Quand je serai grand, c’est ce que je ferai. Parce que c’est d’une simplicité étonnante ! »
Plongés dans le tourbillon de la vie, ils ne cesseront de se perdre et de se retrouver, puis de se séparer encore, lui le génie de la robotique qui n’a pas oublié son serment, elle et son étrange faculté de connaître l’histoire des objet par leur contact. L’heure décisive sonnera sur une île de l’océan Arctique au large de la Sibérie, la découverte d’un phénomène inexplicable. L’inconnu est là et il est menaçant…les fondements de notre civilisation vacilleront avec nos certitudes.
 
Thriller économique et écologique, confrontation entre l’humanisme et l’évolution technologique, recours au fantastique spéculatif, voyages et archéologie, Maître de la matière reprend avec bonheur les grands thèmes d’Andreas Eschbach, dans la lignée de Jésus vidéo et d’En panne sèche.
  • Revue de presse
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Eschbach - Maître de la matière - Psychovision Littérature Fantastique
Posté le 16 octobre 2013 -

Alors qu'on l'attendait avec la fin de la trilogie entamée dans Black Out, Andreas Esbach, l'auteur Des milliards de tapis de cheveux et du Dernier de son espèce, revient avec un nouveau roman de science-fiction, genre où il excelle. On retrouvera ainsi plusieurs thèmes propres à la science-fiction à travers le portrait de quelques personnages, tous en quête d'un avenir et d'un bonheur inaccessible.

Charlotte, fille d'un diplomate, et Hiroshi, fils d'une blanchisseuse, n'aurait jamais dû se croiser, mais en réparant une poupée que la fillette a cassée, le garçon va provoquer une rencontre entre lui-même et celle qui va devenir sa nouvelle amie. Malgré leurs différences culturelles et sociales, les deux enfants sympathiseront et le jeune garçon fera une promesse à son amie : il créera un monde où tout le monde sera riche et où il n'y aura plus de pauvreté, ni de riche.
La première partie mets donc en scènes ces deux enfants qu'on verra grandir et évoluer, se rencontrer parfois par hasard, d'autres fois de manière volontaire. Lui deviendra un expert en robotique, cherchant à améliorer le monde, rendant tout travail complètement inutile, pendant qu'elle cherchera des preuves de l'existence d'une civilisation avancée qui aurait vécu sur Terre et disparu sans laisser de trace. 
Diplômée de Harvard et possédant un don lui permettant de connaître la vie des objets, elle a aperçu cette civilisation en touchant un couteau qui aurait appartenu au premier empereur du Japon. Pas vraiment prise au sérieux par ces collègues, elle va partir sur une île de l'arctique dans une expédition à but météorologique, une île sous laquelle dormirait le diable selon les légendes locales.
L'un des thèmes de ce roman est donc la robotique et plus particulièrement la nanotechnologie sur laquelle Hiroshi travaillera donc, cherchant seul et contre tous à offrir un monde meilleur à l'humanité. Andreas Esbach aborde donc ce thème souvent utilisé, mais dont la SF aborde rarement la difficile création, il ne livre heureusement pas un roman de hard-SF, préférant aborder les changements que pourrait avoir une telle technologie sur l'humanité.

Le roman va naviguer ainsi entre science-fiction, fantastique et une sorte de romance, puisque Charlotte et Hiroshi vont se croiser, sans jamais vraiment s'aimer, malgré leurs sentiments l'un pour l'autre, trop obsédés par leur quête respective pour vraiment s'en apercevoir. D'autres sous-intrigues vont également venir compléter ce roman, amenant parfois de nouvelles thématiques ou de nouveaux angles de réflexions.
Car derrière son aspect divertissant, Maître de la matière n'oublie pas d'être un roman de science-fiction spéculative, proposant de multiples pistes de prospections n'oubliant jamais une certaine forme de crédibilité, malgré une dernière partie plus proche du fantastique que de la sf. Le roman possède en effet une sorte de Deus Ex Machina, qui amènera une conclusion tout à fait logique, mais qui nuit à une partie de ses théories.
Ce qui n'empêche pas le roman de posséder également beaucoup de suspens et arrive à nous emmener là où ne s'y attends pas. Changeant d'ambiance selon les périodes et les personnages, ce roman propose beaucoup d'atmosphères différentes et devient parfois même vertigineux, nous amenant à ces hauteurs que la science-fiction sait provoquer, celles qui nous font dire que "Oui, c'est possible".

On a donc là un excellent roman de science-fiction, proposant une utopie impossible à attendre. Bien que se déroulant essentiellement à notre époque, ce Maître de la matière nous parle du futur, de l'avenir et même du présent, abordant entre autre les thèmes du travail et de la richesse sous tout leurs aspects et ne cherchant pas à être manichéens. Andreas Eschbach signe là encore un roman passionnant.

Note : 8/10

Psychovision Littérature Fantastique - Stegg

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Eschbach - Maître de la matière - Bibliomanu
Posté le 04 novembre 2013 -

Il y a des fois où c'est plus dur que d'autres de choisir un livre. Vous venez d'en terminer un superbe et embrayer sur une autre histoire vous semble impossible. Ici, l'histoire, c'est celle d'abord de deux gamins de dix ans, Charlotte et Hiroshi, qui se rencontrent au japon, commencent une amitié comme seuls les enfants semblent en être capables. Elle a la faculté de reconstituer l'histoire d'un objet rien qu'en le touchant, de tout connaître de celui-ci, jusqu'à son origine. Et lui, lui, il est disposé à rendre tout le monde heureux et libéré des entraves du travail. Il a pour cela eu une idée toute simple. Si simple qu'il se demande pourquoi personne n'y a songé avant lui. Il mettra tout en œuvre le long de sa vie pour y parvenir. Jusqu'à ce que Charlotte et lui, après s'être croisés à plusieurs reprises dans le courant de leur existence soient confrontés au mystère d'un artefact coincé dans la glace d'une île en Russie et qui n'est pas étranger à leur histoire, aux voies qu'ils ont suivies, aux choix qu'ils ont fait. Je pourrais vous faire une chronique thématique, aborder un à un les sujets abordés dans ce livre, appuyer sur la pertinence des propos et considérations dont il se fait indéniablement l'écho. Que ce soit sur les questions environnementales, sur la répartition des richesses, les inégalités flagrantes qui gangrènent nos sociétés. Je pourrais aussi vous parler de l'évocation faite d'une humanité consciente des menaces qui la guettent, mais qui rechigne pourtant à s'inscrire dans un changement radical, à envisager des voies divergentes d'évolution et de progrès sous prétexte que l'inconnu est synonyme de danger, qu'il implique le changement de statut d'une classe de nantis prête à tout pour préserver ses acquis... Oui, je pourrais. Mais non. Là aujourd'hui, maintenant c'est du plaisir simple de la lecture dont on va parler. Vous savez, ces petits signes qui ne trompent pas et qui, au final, valent bien des discours. L'immersion rapide dans les filets de l'histoire, la facilité à trouver bien des prétextes pour s'octroyer des plages de lecture, bénir l'attente chez le docteur, l'arrêt inopiné du train sur la voie sans aucune raison, et qui dure, heureusement ; imaginer ce qui va bien pouvoir se passer, être avide de connaître la suite tout en souhaitant ne pas terminer le livre trop rapidement ; fébrile de profiter de tout ce qu'il propose, de suivre cet homme qui a voulu garder ses rêves d'enfant, un homme qui, à défaut de rester un enfant, justement, est devenu un génie dont on se demande s'il sera bon ou mauvais... En tout cas, quand on passe ainsi sans heurts d'une vision assez intimiste des personnages à des scènes de grand, très grand spectacle (et les mots sont pesés - ne vous étonnez d'ailleurs pas si votre voisin vous remet le menton en place quand les voies de la nanotechnologie s'ouvriront à vous...) - quand tout s'articule aussi bien donc, sans qu'Andreas Eschbach n'ait besoin de forcer le trait, on se dit que le livre que nous lirons après Maître de la matière, il a intérêt à s'accrocher... ou à accrocher tout court.

 

Manu - BiblioManu

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Eschbach - Maître de la matière - Sur mes brizées
Posté le 07 novembre 2013 -

Maître de la matière commence en mode roman d’apprentissage, avec l’évocation de la jeunesse d’Hiroshi, puis se poursuit en roman de campus. Tout ce premier volet, soit la moitié du roman, se laisse lire agréablement. On ne piaffe pas trop en attendant de découvrir le cœur du récit, à savoir l’idée à laquelle Hiroshi veut donner corps pour réaliser son projet d’enfance.
Dans la seconde partie (ma préférée), le rythme s’accélère, on bascule dans la SF avec une histoire beaucoup plus mouvementée, du suspense et quelques épisodes ou scènes spectaculaires. La réflexion sur ce que seraient nos vies si nous pouvions tout avoir n’est qu’esquissée, mais les développements dans des domaines connexes (ou pas) sont fascinants et très bien trouvés (et je n’avais pas tout vu venir, même si j’avais pressenti certaines choses).

Maître de la matière m’est d’abord apparu comme un roman mixte, pour moitié Lévy-Musso et pour moitié Crichton (façon « La proie »), mais cette impression (caricaturale ?) s’est dissipée plus j’avançais dans le roman : une fois les jalons posés, il monte en effet progressivement en puissance pour aboutir à un final très cinématographique et se clore sur une dernière scène parfaite, tant dans l’émotion qu’elle dégage que dans son rapport au récit.
Un roman où le plaisir de lecture a été, de bout en bout, au rendez-vous.

 

Sur mes brizées

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Maître de la matière chroniqué sur France Culture !
Posté le 07 novembre 2013 -

Maître de la matière , de Andreas Eschbach , s'est fait remarquer sur France Culture ! C'est la voix du libraire Gilles Million qui nous fait découvrir ou redécouvrir ce livre, et c'est par ici !

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Eschbach - Maître de la matière - If is dead
Posté le 16 janvier 2014 -
On peut grosso modo découper le roman en deux parties. La partie « initiatique » qui occupe un tiers du roman et qui va voir les personnages grandir et apprendre le monde qui les entoure, ils ont 10 ans environ au début du roman. Cette partie est un peu « molle » mais dans mon cas je la qualifie de cette manière parce que je ne comprenais pas du tout la mise en place que faisait l’auteur. J’ai un peu lutté pour avancer pendant que les personnages sont jeunes, trop jeunes, il s’agit des 100 premières pages en quelque sorte. Heureusement qu’après ça se lit tout seul. On verse ensuite enfin dans la science-fiction plus « palpable » dans la seconde partie, les personnages sont matures et tout s’accélère, ou bien peut-être que c’est simplement très prenant, le final est très cinématographique dans ce sens. Là où cela se différencie d’un film c’est que ce final est émouvant sans être niais (dans tes dents Hollywood).

On embarque ici dans la science-fiction plutôt orienté anticipation, les thématiques que sont la robotique et les nano-technologie étant plutôt en vogue dans l’actualité (Google a racheté une boite qui fait des robots). Le tout est couplé intelligemment avec des éléments plus « fictionnels » et que je ne révélerai pas ici mais qui font sens. Le « et si c’était demain » pointe allègrement le bout de son nez avec des hypothèses de développement qui paraissent la plupart du temps possibles sans rentrer dans un jargon scientifique inutile. Il y a pas mal d’hypothèses sympathiques à lire et pas seulement dans le domaine de la robotique mais aussi dans le domaine de la paléoanthropologie, même si on reste bien évidemment dans le registre de la science-fiction.

Le roman se déroule par ellipses narratives successives de plusieurs années et cela renforce l’idée de destins croisés. D’ailleurs cette progression est illustrée par le titre des parties, qui sont des îles (île des bienheureux, île d’Hiroshi, etc…) divisés en chapitres et reliées par des chapitres titrés « en chemin ». On trouve aussi des chapitres qui ridiculise un fils d’une des grosses richesses d’Amérique complètement perverti par l’argent et le fait qu’il pense en dessous de sa ceinture, ce qui le rend extrêmement pathétique. La famille paternelle d’Hiroshi est d’ailleurs pas mal aussi dans le genre pourri par les millions. Je me fais peut-être des idées mais il me semble discerner une certaine critique de l’effet de l’argent sur nos sociétés.

Finalement, un excellent bouquin nous est délivré par Andreas Eschbach, il aura réussi à me tenir en haleine jusqu’à sa conclusion. Maître de la Matière est bien écrit, traduit, une fois lancé le rythme est bon, l’histoire est passionnante, les personnages ont des relations qui sont intéressantes.  Bref un vrai plaisir à lire et que je conseilles. Il ne me restes plus qu’à explorer d’autres romans du monsieur.

If is dead - Illman

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Eschbach - Maître de la matière - Phénixweb
Posté le 08 février 2014 -

Je n’ai pu m’empêcher de penser à mon saint patron Don Alonzo Quijana, Seigneur de la Mancha, en lisant ce livre. D’une certaine façon, le héros est une réincarnation de Don Quichotte. Un jeune Japonais de père américain, Hiroshi, doué en technique, et que son père finira par emmener faire ses études aux États-Unis, consacre sa vie à une chimère, une conviction qu’il a acquise un jour qu’il n’y a qu’à développer suffisamment la robotique pour faire disparaître la misère (il n’a sans aucun doute pas lu Tout et n’importe quoi, le roman de Damon Knight, sur les conséquences d’une corne d’abondance). Il a rencontré, quand il avait dix ans, la fille d’un ambassadeur français, Charlotte. Celle-ci, passionnée par la paléontologie et convaincue que l’histoire de l’Humanité remonte beaucoup plus loin que l’on ne le soupçonne, va lui faire, des années plus tard, découvrir la solution d’une impasse dans ses recherches sur les nanotechnologies. Et le lancer dans la réalisation de sa Quête. Mais son rêve est bien plus difficile à accomplir qu’il ne le croit. Ne va-t-il pas, comme Icare, se brûler les ailes ?

Comme souvent ce roman mélange un certain nombre de réalités scientifiques ou sociales assez finement observées avec la nécessité de conjectures sans base réelle, que ce soit celle sur l’histoire passée de l’humanité qui fournira la solution au problème technique, ou même l’existence de cette solution. En cela le livre mérite totalement le qualificatif de fiction scientifique, et le soin apporté par Eschbach dans les exposés qui portent sur des réalités ou des recherches en cours permet même de parler de hard science.
À côté de ce spécimen soigné de fiction scientifique, nous avons un merveilleux roman d’amour impossible entre Hiroshi et Charlotte. Et la mécanique bien huilée d’une tragédie sans dieu, mais toujours aussi émouvante.

Des romans de cette qualité, on en redemande...

Georges Bormand - Phénix-web

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Eschbach - Maître de la matière - Babelio
Posté le 16 avril 2014 -
Cela commence doucement. le lecteur fait connaissance avec Hiroshi et Charlotte, deux enfants au destin liés, et unis par leur différence. Hiroshi vit dans un monde de rêve où le travail serait inutile et les richesses partagées. Charlotte se construit au gré des pérégrinations de son ambassadeur de père. L'obstination de l'un et le don de l'autre pour visiter l'histoire passée des objets qu'elle touche seront à l'origine d'une extraordinaire aventure.
Les années passent : Hiroshi rejoint le MIT, toujours marginal, et toujours aussi déterminé. Charlotte se fourvoie dans un parcours trop conventionnel de paléoanthropologie. on se croirait dans un roman américain… Eschbach aurait-il abandonné la SF? Mais non, crescendo, les événements se bousculent. et L'on est peu à peu transporté dans un récit de fiction scientifique, suffisamment complexe pour que l'on puisse y adhérer (la lectrice que je suis attribue les incongruités à ses propres limites de compréhension) et suffisamment fou pour devenir poétique.

Autant la première partie qui permet de faire connaissance avec les personnages et de s'y attacher est lente, sans être ennuyeuse, autant les choses s'accédèrent pour finir en un bouquet final magistral. À l'image de la sensation individuelle de l'accélération du temps au fur et à mesure que l'on vieillit. Ou de l'évolution de l'humanité depuis l'apparition de l'homme.

Autant de prétextes pour aborder les thèmes de l'écologie, du réchauffement climatique, des conséquences éthiques du progrès technologique, mais aussi de pointer la nature guerrière de l'homme, incapable d'affronter ses peurs autrement qu'en détruisant ce qu'il ne comprend pas

Embarquement réussi pour ce nouveau roman d'Andreas Eschbach, à la hauteur de Des milliards de tapis de cheveux ou Jesus vidéo.
Il y a la matière à réaliser une adaptation cinéma avec effets spéciaux ad hoc.

Merci à Babelio et aux éditions L'atalante pour cet excellent moment de lecture.
 
 
Kittiwake
 
Babelio
 
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Eschbach - Maître de la matière - Babelio
Posté le 02 avril 2014 -

Ce livre est pour moi une de mes meilleures lecture de cette année 2013 si ce n'est la meilleure.

Au départ, j'ai eu l'impression de lire un remake de "The fontainhead" de Ayn Rand…Même ambiance d'université américaine, conflits d'égo, amours contrariées, idéaux et persévérance de génie en puissance.

Au-delà de ce rapprochement, les thèmes abordés par les deux livres sont radicalement différents. Le maître de la matière nous propose une vision de notre monde actuel pas très réjouissante mais ne nous propose pas vraiment de solution non plus. il est dur d'en dire plus sans dévoiler une fin qui recèle son lot de surprises. Le livre n'est pas une critique de notre société mais est, au travers de ses personnages, une représentation en kaléidoscope des différentes manières de l'aborder et ce, sans tomber dans le manichéisme ou la solution facile.

Je me suis senti insignifiant dans le drame qui se déroulait mais à la fin du livre, je ne peux m'empêcher de penser et moi, j'en suis où dans cette aventure… Car au-delà de la représentation de notre société et de ses travers, l'auteur nous interroge sur l'existence d'un destin, sur la pertinence de nos choix à faire notre bonheur… ou à le défaire.

 

Imkal

Babelio

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Eschbach - Maître de la matière - Murmures
Posté le 07 mai 2014 -

En tant que lecteur j'ai trois gros défauts. Je déteste les gros livres, les livres lourds et je ne supporte pas trop de casser la tranche des livres. Vous imaginez mon appréhension devant les pavés qui dépassent les 400 pages. D'autre part force est de constater la nécessité pour un auteur payé au mot ou au signes d'en fournir un maximum. Là, nous avons 638 pages et fort heureusement une bonne colle reliure qui donne de la souplesse à la tranche.

En dehors de l'intérêt du récit et de son originalité, le livre est passionnant pour une simple et bonne raison qui justifie le nombre de page, Eschbach prend le temps de raconter. Il installe le lecteur dans son monde - on peut saluer le travail de Pascale Hervieux la traductrice -, il l'habitue à ses personnages sans pour autant donner à lire de l'inutile. Hirochi dont la mère travaille à l'ambassade de France au Japon a fait la connaissance de Charlotte la fille de l'ambassadeur remplaçant. Ils ont le même âge et ils s'ennuient. Charlotte adore fréquenter les musées où l'on expose des objets car en les touchant elle accède à la vie des gens qui les ont possédés. Pour convaincre Hirochi, elle lui raconte les débuts du couple de ses parents à partir d'un couteau suisse ayant appartenu à son père. Le père d'Hirochi est un Américain dont la famille riche a eu peur de l'enfant à naître et le voilà qui réapparaît pour proposer à Hirochi de faire ses études dans une des grandes universités américaines. Hirochi fera le MIT avec toujours en tête l'idée et le moyen qu'il a imaginés de rendre tous les gens heureux. Hirochi et Charlotte ne cesseront de se trouver pour se séparer et se retrouver encore. Et puis une menace que seul Hirochi saura maîtriser surviendra.

Je ne vous en dirai pas plus... Sachez seulement que les personnages étant très attachants, il est difficile de les abandonner... C'est ce qui s'appelle être pris par les sentiments...

Bonne lecture.

 

Noé Gaillard

Murmures

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Eschbach - Maître de la matière - Babelio
Posté le 22 mai 2014 -

Cela commence doucement. le lecteur fait connaissance avec Hiroshi et Charlotte, deux enfants au destin liés, et unis par leur différence. Hiroshi vit dans un monde de rêve où le travail serait inutile et les richesses partagées. Charlotte se construit au gré des pérégrinations de son ambassadeur de père. L'obstination de l'un et le don de l'autre pour visiter l'histoire passée des objets qu'elle touche seront à l'origine d'une extraordinaire aventure.
Les années passent : Hiroshi rejoint le MIT, toujours marginal, et toujours aussi déterminé. Charlotte se fourvoie dans un parcours trop conventionnel de paléoanthropologie. on se croirait dans un roman américain…Eschbach aurait-il abandonné la SF? Mais non, crescendo, les événements se bousculent. et L'on est peu à peu transporté dans un récit de fiction scientifique, suffisamment complexe pour que l'on puisse y adhérer (la lectrice que je suis attribue les incongruités à ses propres limites de compréhension) et suffisamment fou pour devenir poétique.

Autant la première partie qui permet de faire connaissance avec les personnages et de s'y attacher est lente, sans être ennuyeuse, autant les choses s'accédèrent pour finir en un bouquet final magistral. À l'image de la sensation individuelle de l'accélération du temps au fur et à mesure que l'on vieillit. Ou de l'évolution de l'humanité depuis l'apparition de l'homme.

Autant de prétextes pour aborder les thèmes de l'écologie, du réchauffement climatique, des conséquences éthiques du progrès technologique, mais aussi de pointer la nature guerrière de l'homme, incapable d'affronter ses peurs autrement qu'en détruisant ce qu'il ne comprend pas.

Embarquement réussi pour ce nouveau roman d'Andreas Eschbach, à la hauteur de Des milliards de tapis de cheveux ou Jesus vidéo.
Il y a la matière à réaliser une adaptation cinéma avec effets spéciaux ad hoc.

Kittiwake

Chronique Babelio

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Eschbach - Maître de la matière - Actusf
Posté le 23 juillet 2014 -
Une fresque de plusieurs décennies.

Hiroshi et Charlotte se rencontrent au Japon, alors qu’ils ont à peine dix ans. Charlotte est la fille de l’ambassadeur français remplaçant du Japon, alors qu’Hiroshi n’est que le fils de la blanchisseuse de l’ambassade. Le monde dans lequel ils vivent est radicalement différent. Mais ce n’est pas cette différence qui va les empêcher de se découvrir et de se connaître.

Mais leur vie bascule lorsqu’Hiroshi, lassé de voir sa mère s’épuiser au travail, trouve le moyen de rendre tout le monde riche.

Il construira alors sa vie autour de cet objectif, avec son don pour la robotique et la nanotechnologie.

Charlotte et Hiroshi ne cesseront de se quitter et de se retrouver dans des lieux toujours différents, inlassablement attirés l’un à l’autre par un lien indéfinissable…
 
Chef-d’œuvre.

Ne vous laissez par rebuter par les quelques 630 pages de ce livre : aucune d’elle n’est de trop, et l’ensemble, d’une cohérence sans faille, est un véritable chef-d’œuvre.

Le thème principal développé est la robotique, mené avec beaucoup de crédibilité. Andreas Eschbach imagine l’avenir dans ce domaine avec précision et c’est au fil du livre que la science-fiction s’installe.

Chaque personnage est développé finement, rendu vivant par un travail d’écriture de qualité et un style efficace, il est alors regrettable de les quitter à la fin du livre…

Une belle fresque sur fond de science-fiction qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière page et son final brillant.

Le tout nous donne un livre qui n’est d’autre qu’un véritable travail d’orfèvre. 

Bastien R

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Eschbach - Maître de la matière - Babelio - Cdiakhate
Posté le 15 novembre 2016 -
En cours de lecture, ce livre m'impressionne tout d'abord par les deux personnages principaux, Hiroshi et Charlotte. On pourrait croire qu'il existe une simple histoire d'amour entre eux. Erreur!! Il y a plus que cela. Dès le début du récit je ressens que quelque chose de plus complexe les lie.
Pour l'instant, j'avance pas à pas en savourant chacune des pages.. Pourvu que ça dure.
 
Cdiakhate
Babelio
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En février, Lazare en guerre à prix réduit en numérique
Posté 12 février 2019 -

Le premier tome de "La Guerre sans fin", Paria, sort dans moins de deux semaines ! À cette occasion, nous vous proposons de découvrir "Lazare en guerre" à prix réduit en numérique.
Sur Kobo, sur Emaginaire, sur Amazon et partout ailleurs.

lazareenguerre499.jpg
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Johan Heliot à la Foire du livre de Bruxelles
Posté 12 février 2019 -
Le samedi 16 et dimanche 17 février, venez rencontrer Johan Heliot à la Foire du livre de Bruxelles.
Il sera en dédicace le samedi à 17h et le dimanche à 11h, 16h ainsi que 17h30.
Le dimanche à 16h, il interviendra lors de la table ronde : Frankenstein, le mythe est vivant.
 
heliot_3.jpg frankenstein_1918_s.jpg
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L’Atalante, 30 ans au compteur
Posté 11 février 2019 -

« Au départ une petite librairie de 15m2 spécialisée dans le cinéma au cœur de la ville de Nantes. Puis la librairie s’agrandit et devient édition, et du cinéma passe à l’imaginaire et à la science-fiction. C’est d’abord un catalogue étranger, dont une prise de guerre qui lui permet de se consolider : Terry Pratchett et sa saga du Disque-monde. Puis peu à peu des auteurs français, et non des moindres : Pierre Bordage avec sa trilogie des Guerriers du silence, Roland Wagner, Serge Lehman et maintenant Catherine Dufour. En 30 ans, L’Atalante est devenue l’un des piliers de la SF en France. C’est son anniversaire que nous fêtons aujourd’hui. »

Nicolas Martin, La Méthode scientifique sur France Culture – 26/01/2019

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Manuscrits
Posté 21 janvier 2019 -

Et la session de l’an passé ?

En 2018, nous avons reçu 885 manuscrits lors de l’ouverture de notre session annuelle de janvier, changement de méthode dont nous sommes satisfaits. Nous y avons trouvé une plus large proportion de fantasy (50 %) que de science-fiction (40 %) et assez peu de fantastique (10 %), sans compter les inclassables…
Plusieurs textes nous ont semblé prometteurs, mais souvent il leur manquait un petit quelque chose pour être publiables. N’hésitez pas à persévérer, à retravailler vos textes ou à en écrire d’autres. Faites-vous plaisir, surtout.
Un dernier conseil, le plus important selon nous : lisez ! Inspirez-vous, baignez dans les récits de vos prédécesseurs. Pierre Bordage, Michael Moorcock, Guy Gavriel Kay, Orson Scott Card, Ursula K. Le Guin, Jean-Marc Ligny, Becky Chambers pour n’en citer que quelques-uns. Il y a l’embarras du choix.

Lors de cette session, merveille !, nous sommes tombés sur une pépite. Il s’agit d’un roman de fantasy historique revisitant un mythe soufi. Il nous emmène en terres franques, en Syrie et en Irak. L’écriture de l’autrice est bouleversante tant par son érudition sur le sujet que par sa galerie de personnages fabuleux, tous uniques et ancrés dans leur époque et leur culture. Nous sommes heureux de bientôt publier L’Appel des Quarante, le premier opus de "La Rose de Djam", par Sandrine Alexie
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L'Atalante
Posté 21 janvier 2013 -

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