L'auteur place son histoire sous les auspices conjugués de l'action et de l'humour. On pourrait même écrire : "l'humouraction", tant ils sont liés et difficilement discernables l'un de l'autre.
Très présente, l'action est forte, voire brutale, prenant la forme de batailles homériques aux proportions insoupçonnables. On retrouve les accents de la saga des Traquemort.
L'humour de Simon R. Green est remarquable. […]
Il sème, dans le cours de son récit,des descriptions, des indications qui rappellent tel ou tel classique de l'aventure ou du fantastique.
Concourt aussi à cette ambiance déjantée, la galerie absolument étonnante de personnages. L'auteur démontre, une fois de plus, une imagination et une inventivité remarquables dans leur choix, la description de leurs profils, de leurs parcours... L'innovation est de mise également pour les accessoires dont se sert le héros et ses acolytes, comme le Miroir de Merlin...
Certes, par rapport à L'homme au torque d'or, la surprise est quelque peu émoussée. Nous entrons dans un univers déjà connu et la découverte n'est plus la même. Mais, le savoir-faire romanesque de l'auteur lui permet de faire évoluer son cadre, de modifier l'appréhension de ce monde, d'en changer l'angle de vision. On refait connaissance avec des personnages déjà vus ou entrevus qui prennent une carrure nouvelle. Il sait aussi, tout en gardant un cadre général similaire, renouveler son intrigue et une large part des acteurs de son récit.
Les démons sont éternels est un excellent roman. On passe un très bon moment avec un héros dont les mésaventures dramatiques et cocasses prêtent à rire, sourire ou s'émouvoir. Un grand récit d'aventures. Que demander de plus ?
Entre roman
d’espionnage à l’ancienne, avec une action débridée et un héros auquel
le lecteur peut s’identifier, et roman fantastique dans lequel les
phénomènes et êtres paranormaux sont monnaie courante, Les démons sont
éternels proposent au lecteur un suspens de tous les instants au sein
d’une aventure très bien menée. L’intrigue, bien que relativement
facile, est ficelée à merveille et le lecteur ne s’ennuiera
probablement à aucun moment dans ce roman.
On retrouve de loin
en loin à l’intérieur de ces pages des rappels des inspirations de
l’auteur avec un personnage faisant penser à « Q », le génial inventeur
de Ian Flemming.
Il faut aussi dire que, comme à leur
habitude, les éditions de l’Atalante proposent une traduction
particulièrement réussie, dépourvue ou presque des coquilles que l’on
trouve si régulièrement chez d’autres éditeurs… Le style de l'auteur et
sa capacité à faire sourire le lecteur sans que celui-ci s'en rendent
compte permet de fluidifier le récit, le rendant encore plus agréable.
Parfait
pour se détendre, l’été étant arrivé, ce livre à la couverture
chatoyante devrait être l’un des succès de l’été en matière
d’imaginaire. Prenant totalement à contrepied l’ensemble de ce qui se
fait actuellement dans le genre il propose une vision très particulière
de notre monde et cela n’est pas pour déplaire, loin de là…
Après tout les règles établies dans les genres sont bel et bien faites pour être brisées, non ?
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