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Terry Pratchett

Les ch'tits hommes libres

Les ch'tits hommes libres

Date de parution : juin 2006


Traduit par : Patrick Couton
Illustrateur : Paul Kidby


ISBN10 : 2841723399
ISBN13 : 9782841723393

Nombre de pages : 336
Prix : 17,00 €
État : disponible

Ce pays, on l'appelle le Causse : une succession de collines vertes peuplées de moutons. C'est là que vit Tiphaine Patraque, neuf ans, fille d'une longue lignée de bergers. Elle a décidé qu'elle deviendrait sorcière.
Les épreuves ne lui manqueront pas : un monstre dans la rivière, un cavalier sans tête sur le chemin du village… et la disparition de son petit frère.
Armée d'une poêle à frire, du livre de magie de sa même (Les maladies du mouton) et d'une détermination farouche, elle part affronter la reine des fées.
Seule ? Non. Miyards ! Avec le concours des Nac mac Feegle, les ch'tits hommes libres à la peau bleue, voleurs, bagarreurs, ivrognes et belliqueux.
Ni rwa ! Ni rinne ! Ni djeus ! Ni maets ! Fini de s'faire avwar !
  • Revue de presse
+
Pratchett - Les Ch'tis hommes libres - mortsure
Posté le 06 janvier 2012 -

Bon déjà pour spécifier quelque chose, il faut savoir que je ne suis pas du genre à rire ouvertement (plus le rire étouffé), je peux même dire que je ne suis pas le genre de personne qu'on aime avoir près de soit devant un film comique au ciné. Tout ça pour dire que pendant la lecture de ce livre il m'est arrivé de rire aux éclats plusieurs fois tout seul comme un « débile ».

Maintenant revenons à notre sujet, Les Ch'tits hommes libres.

Pratchett a pour habitude de nous faire rire en introduisant des thèmes de société dans la vie du Disque-Monde, ce qui a souvent pour effet de les rendre loufoques et détournés de façon humoristique mais toujours bien vus. Dans le présent roman, il aborde les contes de fées c'est désopilant, froid et assez sombre.

Tiphaine a 9 ans, elle est la 7ème enfant d'une famille de berger dans le Causse. Sa particularité ? Elle réfléchit tout le temps, elle a lu le dictionnaire en entier et surtout elle a hérité du sang ancestral qui coule dans les veines Patraque. En particulier celui de sa « Mémé Patraque » ancienne doyenne bergère, elle était la voix et la gardienne des collines du Causse.

C'est peu de temps après sa mort que l'histoire de Tiphaine commence. Alors que Tiphaine est au bord de la rivière avec son pot de colle de petit frère, un événement va bousculer sa routine à la ferme. Tout d'abord elle voit deux petits homuncules roux à la peau bleue qui la mettent en garde contre la « tchaete verte » juste avant qu'un monstre surgisse de l'eau et essaye de l'attraper. Quel est le premier réflexe d'une jeune fille de 9 ans ? Fuir ? Non ce n'est pas son genre, non elle, elle prend la main de son petit frère, court à la ferme, prend une poêle à frire et retourne à la rivière avec son frère, avec la ferme intention de corriger ce vilain monstre qui a osé surgir de sa rivière.

A partir de ce moment là tout va s'enchainer très vite.

Les petits homuncules roux à la peau bleue qu'elle a rencontré s'avèrent être des Nac Mac Feegles, des pictsies qui se sont rebellés contre le joug de leur ancien maitre parce qu'il leur demandait de faire des choses allant à l'encontre de leur sens moral (extrêmement spécifique, un vol n'est pas quelque chose de grave pour eux). Leurs mots d'ordres ? « Voleu », « s'bagarreu » et « Ni rwa ! Ni rinne ! Ni djeus ! Ni maetes ! Fini de s'faire avwar ! ». Forts comme des buffles, solides comme le roc, ils sont craints par toutes les autres créatures « féériques » et ça malgré leur petite taille (pas plus de 15-20 cm).

Nous suivons donc Tiphaine qui va devoir aller chercher son petit frère qui a été enlevé et emmené dans le « pays des fées », pays où tout les contes que les parents racontent aux enfants pour les effrayer prennent vie. Heureusement pour elle, les Nac Mac Feegles sont là pour l'aider, ainsi que sa « première vue » et son « second degré » (pouvoirs de sorcière qui lui seront bien utiles) et surtout sa vivacité d'esprit et son égoïsme.

Le développement de la dualité entre rêves et réalité est intéressante. Le point de vue de Tiphaine du haut de ses 9 ans, s'avère être rassurant et dur à la fois. Encore une fois Pratchett rend un sujet commun en quelque chose d'original, drôle et un peu effrayant à la fois.

Pour ce qui est du contenu pur, l'écriture de Pratchett et la traduction de Couton sont toujours un régal. Voilà en résumé un peu plus de 300 pages de bonheur en bonne compagnie.

« Mwins fort, faut pas les raeveyeu ! »

 

Chronique de Sekhmeth

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Pratchett - Les Ch'tis hommes libres - mortsure
Posté le 06 janvier 2012 -

Bon déjà pour spécifier quelque chose, il faut savoir que je ne suis pas du genre à rire ouvertement (plus le rire étouffé), je peux même dire que je ne suis pas le genre de personne qu'on aime avoir près de soit devant un film comique au ciné. Tout ça pour dire que pendant la lecture de ce livre il m'est arrivé de rire aux éclats plusieurs fois tout seul comme un « débile ».

Maintenant revenons à notre sujet, Les Ch'tits hommes libres.

Pratchett a pour habitude de nous faire rire en introduisant des thèmes de société dans la vie du Disque-Monde, ce qui a souvent pour effet de les rendre loufoques et détournés de façon humoristique mais toujours bien vus. Dans le présent roman, il aborde les contes de fées c'est désopilant, froid et assez sombre.

Tiphaine a 9 ans, elle est la 7ème enfant d'une famille de berger dans le Causse. Sa particularité ? Elle réfléchit tout le temps, elle a lu le dictionnaire en entier et surtout elle a hérité du sang ancestral qui coule dans les veines Patraque. En particulier celui de sa « Mémé Patraque » ancienne doyenne bergère, elle était la voix et la gardienne des collines du Causse.

C'est peu de temps après sa mort que l'histoire de Tiphaine commence. Alors que Tiphaine est au bord de la rivière avec son pot de colle de petit frère, un événement va bousculer sa routine à la ferme. Tout d'abord elle voit deux petits homuncules roux à la peau bleue qui la mettent en garde contre la « tchaete verte » juste avant qu'un monstre surgisse de l'eau et essaye de l'attraper. Quel est le premier réflexe d'une jeune fille de 9 ans ? Fuir ? Non ce n'est pas son genre, non elle, elle prend la main de son petit frère, court à la ferme, prend une poêle à frire et retourne à la rivière avec son frère, avec la ferme intention de corriger ce vilain monstre qui a osé surgir de sa rivière.

A partir de ce moment là tout va s'enchainer très vite.

Les petits homuncules roux à la peau bleue qu'elle a rencontré s'avèrent être des Nac Mac Feegles, des pictsies qui se sont rebellés contre le joug de leur ancien maitre parce qu'il leur demandait de faire des choses allant à l'encontre de leur sens moral (extrêmement spécifique, un vol n'est pas quelque chose de grave pour eux). Leurs mots d'ordres ? « Voleu », « s'bagarreu » et « Ni rwa ! Ni rinne ! Ni djeus ! Ni maetes ! Fini de s'faire avwar ! ». Forts comme des buffles, solides comme le roc, ils sont craints par toutes les autres créatures « féériques » et ça malgré leur petite taille (pas plus de 15-20 cm).

Nous suivons donc Tiphaine qui va devoir aller chercher son petit frère qui a été enlevé et emmené dans le « pays des fées », pays où tout les contes que les parents racontent aux enfants pour les effrayer prennent vie. Heureusement pour elle, les Nac Mac Feegles sont là pour l'aider, ainsi que sa « première vue » et son « second degré » (pouvoirs de sorcière qui lui seront bien utiles) et surtout sa vivacité d'esprit et son égoïsme.

Le développement de la dualité entre rêves et réalité est intéressante. Le point de vue de Tiphaine du haut de ses 9 ans, s'avère être rassurant et dur à la fois. Encore une fois Pratchett rend un sujet commun en quelque chose d'original, drôle et un peu effrayant à la fois.

Pour ce qui est du contenu pur, l'écriture de Pratchett et la traduction de Couton sont toujours un régal. Voilà en résumé un peu plus de 300 pages de bonheur en bonne compagnie.

« Mwins fort, faut pas les raeveyeu ! »

 

Chronique de Sekhmeth

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Pratchett - Les Ch'tis hommes libres - mortsure
Posté le 06 janvier 2012 -

Bon déjà pour spécifier quelque chose, il faut savoir que je ne suis pas du genre à rire ouvertement (plus le rire étouffé), je peux même dire que je ne suis pas le genre de personne qu'on aime avoir près de soit devant un film comique au ciné. Tout ça pour dire que pendant la lecture de ce livre il m'est arrivé de rire aux éclats plusieurs fois tout seul comme un « débile ».

Maintenant revenons à notre sujet, Les Ch'tits hommes libres.

Pratchett a pour habitude de nous faire rire en introduisant des thèmes de société dans la vie du Disque-Monde, ce qui a souvent pour effet de les rendre loufoques et détournés de façon humoristique mais toujours bien vus. Dans le présent roman, il aborde les contes de fées c'est désopilant, froid et assez sombre.

Tiphaine a 9 ans, elle est la 7ème enfant d'une famille de berger dans le Causse. Sa particularité ? Elle réfléchit tout le temps, elle a lu le dictionnaire en entier et surtout elle a hérité du sang ancestral qui coule dans les veines Patraque. En particulier celui de sa « Mémé Patraque » ancienne doyenne bergère, elle était la voix et la gardienne des collines du Causse.

C'est peu de temps après sa mort que l'histoire de Tiphaine commence. Alors que Tiphaine est au bord de la rivière avec son pot de colle de petit frère, un événement va bousculer sa routine à la ferme. Tout d'abord elle voit deux petits homuncules roux à la peau bleue qui la mettent en garde contre la « tchaete verte » juste avant qu'un monstre surgisse de l'eau et essaye de l'attraper. Quel est le premier réflexe d'une jeune fille de 9 ans ? Fuir ? Non ce n'est pas son genre, non elle, elle prend la main de son petit frère, court à la ferme, prend une poêle à frire et retourne à la rivière avec son frère, avec la ferme intention de corriger ce vilain monstre qui a osé surgir de sa rivière.

A partir de ce moment là tout va s'enchainer très vite.

Les petits homuncules roux à la peau bleue qu'elle a rencontré s'avèrent être des Nac Mac Feegles, des pictsies qui se sont rebellés contre le joug de leur ancien maitre parce qu'il leur demandait de faire des choses allant à l'encontre de leur sens moral (extrêmement spécifique, un vol n'est pas quelque chose de grave pour eux). Leurs mots d'ordres ? « Voleu », « s'bagarreu » et « Ni rwa ! Ni rinne ! Ni djeus ! Ni maetes ! Fini de s'faire avwar ! ». Forts comme des buffles, solides comme le roc, ils sont craints par toutes les autres créatures « féériques » et ça malgré leur petite taille (pas plus de 15-20 cm).

Nous suivons donc Tiphaine qui va devoir aller chercher son petit frère qui a été enlevé et emmené dans le « pays des fées », pays où tout les contes que les parents racontent aux enfants pour les effrayer prennent vie. Heureusement pour elle, les Nac Mac Feegles sont là pour l'aider, ainsi que sa « première vue » et son « second degré » (pouvoirs de sorcière qui lui seront bien utiles) et surtout sa vivacité d'esprit et son égoïsme.

Le développement de la dualité entre rêves et réalité est intéressante. Le point de vue de Tiphaine du haut de ses 9 ans, s'avère être rassurant et dur à la fois. Encore une fois Pratchett rend un sujet commun en quelque chose d'original, drôle et un peu effrayant à la fois.

Pour ce qui est du contenu pur, l'écriture de Pratchett et la traduction de Couton sont toujours un régal. Voilà en résumé un peu plus de 300 pages de bonheur en bonne compagnie.

« Mwins fort, faut pas les raeveyeu ! »

 

Chronique de Sekhmeth

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Pratchett - Les Ch'tits hommes libres - reading in the rain
Posté le 09 mars 2012 -

Pratcheeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeett!!! Hiiiiiii!!! Pratcheeeeeeeeeeeeeetttttttttt!!!

 

J’avoue, j’ai eu l’infâme tentation d’arrêter mon billet du jour après ce hurlement libérateur et groupiesque. J’aurais peut être ajouté un « I <3 Couton » et je vous aurais plantés là, un peu étonnés mais pas totalement surpris vu mon manque d’emphase et de bavardage actuel. Et puis non. J’ai déclaré la guerre aux pointes sèches et aux cheveux cassants aux billets trop courts et n’expliquant pas le pourquoi du comment. Donc, je vais essayer de bavasser un peu et de vos expliquer pourquoi Les ch’tits hommes libres c’est du bonheur sur joli papier. En même temps, ce n’est pas évident, d’expliquer pourquoi on aime Pratchett… Je vais tout de même essayer, à coup de métaphores filées massues.

 

Donc, on ferme les yeux (enfin, on s’imagine en train de fermer les yeux, sinon vous ne pourrez plus lire et du coup ça fonctionnera moins bien) on ferme les yeux disai-je et on s’imagine au milieu d’un grand désert fait de livres sérieux, de textes solides, de références en béton et de notes de bas de page sans fantaisie aucune. Et tout d’un coup, on s’imagine un … un truc, il n’y a pas d’autre mot, qui débarque, se fait de la place assez brutalement et pousse tout le reste. Là, on a une image assez précise d’un Pratchett au milieu de la littérature contemporaine qui fait habituellement mes délices. C’est complètement saugrenu (sot-et-grenu même), ça part dans tous les sens, c’est drôle, bête, délirant et en même temps c’est remarquablement bien écrit (et traduit!) et ça a un rythme narratif assez exceptionnel, qui fait qu’on ne s’ennuie jamais (sauf dans un ou deux, mais franchement, oublions-les).

 

Dans les Ch’tits hommes libres on découvre Tiphaine Patraque, future grande sorcière mais pour l’instant gamine, et on l’accompagne à la recherche de son sale mioche de frère, aidée par une bande de pixies, non, de pictsies (c’est moins mignon et ça boit plus) dans un jeu de saute-mondes réjouissant. On n’a pas envie que ça finisse (et d’ailleurs ça ne finit pas puisque ça continue dans Un chapeau de ciel qui est en cours de réédition et qui va débarquer ce mois-ci ou le suivant) tant on est plongé dans cette aventure abracadabrante(sque) et franchement, en fin d’hiver, ça vaut son pesant de cacahuètes.

Reading in the rain

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