Une belle maîtrise dans l’écriture d’une fantasy très classique (...). J’avais lu le tome précédent avec plaisir et celui-ci ne m’a pas déçue, bien au contraire.
Les Chaînes du Dragon avaient amené Stolon d’Hurog à une coûteuse victoire sur le roi de Vorsag. Une victoire faisant de lui un héros au prix de la ruine de son château. Mais, malgré l’aide des nains et beaucoup de bonnes volontés, on ne reconstruit pas en forteresse en claquant des doigts. Il y a beaucoup à faire, l’entreprise est toutefois bien partie. De plus, en raison des rudes hivers shavigans, la neige protège le pays et nombreux sont les bras disponibles. C’est du moins ce que l’on pourrait vraisemblablement espérer. Cela ne va pas être le cas. D’abord parce que recueillir Tisala, la vaillante fille de Javernes, qui s’est enfuie après que le roi Jakoven l’eût faite torturer, n’est pas du goût de celui-ci. (suite)
Le château de ses ancêtres n'est plus, c'est stolon lui-même qui à été obligé de le détruire devant la menace d'usurpation du trône d'Hurog par le redoutable Vorsag. Mais Stolon est à l'image des bâtisseurs, il rebâtira. Dans un context nouveau pour lui il projettera de redonner vie et dignité à son peuple, des bases même de l'agriculture à cette forteresse qu'il veut plus grande et plus fière encore que jadis. (...). Mais qu'est-ce qui fait de Patricia Briggs un auteur plus intéressant que les autres ? Certes, on a là un récit unique en deux volumes, avec une histoire classique et des personnages classiques. Alors, d'où peut donc venir cet engouement faisant que toute personne se laissant tenter par un de ses livres est à jamais happé par ses univers ? Tout d'abord, il y a un style unique. Bien loin de s'enfoncer dans les lieux communs de l'écriture comme dans les ramures hyper réchauffées du genre, la plume de Patricia est précautionneuse avant tout, elle n'impose pas son univers mais le délite à bon escient, comme s'il s'agissait d'un univers déjà familier aux lecteurs. Ensuite le ton. Entre une violence contenue et un humour tout en finesse, l'auteur parvient aisément à tisser la toile de fond de son univers, accroché quelque part entre un médiéval obscurentiste et une renaissance sans l'esprit de l'invention qui devrait la sous-tendre, juste un sentiment, une émulsion sentimentale (le désire de Stolon de reconstruire son monde), là on reste dans le registre du conte, même si émailé par un certain réalisme. La délicatesse avec laquelle elle dépeint ses personnages engendre des portraits épurés de toute superficialité c'est-à-dire sans fioritre ou ces ornements si guindés sécrétés pat tellement de récits de fantasy. Ce tout au service de l'histoire apporte un plus grand relief au récit et permet de fait une meilleure adhésion du lecteur, cela même quant il s'agit d'introduire du surnaturel. (...) Patricia Briggs apparaît ave cette belle saga comme une nouvelle grande plume du genre. tout en demi mesure, mais avec un réel soucis de progression, sa prose manifeste à l'égard des personnages qu'elle met en scène autant d'intérêt qu'avait pu le faire dans un autre registre la plume de Jane Austen. Un grand auteur à mettre aux côtés de Robin Hobb, mais pour des raisons differentes, une écriture plus concise, plus conviviale, mais moins intimiste et moin empathique que cette dernière.
Emmanual Collot, Science-Fiction magazine Janvier/Février 2010.
Quel grand plaisir de retrouver Stolon d’Hurog pour de nouvelles aventures. Après un premier tome haut en couleur c’est cette fois au tour du second opus de tenter de conquérir le cœur des lecteurs. La Sang du Dragon va donc devoir aller plus loin que son prédécesseur dans la veine de l’aventure épique que nous connaissions déjà. Décryptage de ce deuxième tome qui n’est malheureusement pas sans défauts. Commençons d’abord du point de vue de l’objet : la couverture est soignée, le format de l’Atalante reste toujours aussi agréable à tenir en main, le quatrième de couverture est alléchant. De ce point de vue là rien à redire. Le véritable souci avec Le Sang du Dragon vient du texte. Patricia Briggs est une auteure reconnue de la scène imaginaire et rien ne change cet état de fait bien établi. Malheureusement l’écart entre les sorties des deux premiers opus sera probablement vu par les lecteurs comme trop important. En effet il est particulièrement malaisé de reprendre la lecture du tome 2 sans relire le premier. L’action reprend presque immédiatement là où elle s’est interrompue et raccrocher les wagons fut pour moi particulièrement difficile. Une simple page de résumé aurait été plus qu’utile à remettre le lecteur dans le bain d’une action pourtant trépidante. Ce fait risque d’être préjudiciable pour le lecteur malheureusement. Cela est vraiment dommage car l’auteure parvient par la suite à emporter le lecteur sur les traces de ses héros et à lui faire ressentir un plaisir sans nom à la lecture de ces pages. Stolon va encore vivre de nombreuses aventures inattendues et Patricia Briggs fait ici montre de son talent quant à maîtriser son scénario et le moindre aspect de ses personnages. Le Sang du Dragon est donc un excellent roman qui a pour seul inconvénient de ne pas parvenir à remettre le lecteur directement dans le bain. Rassurez-vous cela arrive malheureusement assez souvent et pourtant vous continuez à suivre vos séries préférées, non ? Ne vous en faites donc pas, Le Sang du Dragon fait partie des meilleurs titres de cette rentrée, et de loin…
Deuskin
L'intrigue en elle-même est complètement chamboulée, Stolon, un jeune
homme plutôt guerrier, devient un politicien avisé et un homme sage. On
retrouve bien tous les personnages d'avant mais je les ai trouvés...
différents. La soeur muette qui ne l'est plus devient une mère
responsable qui n'arrête pas de parler, le jeune Tosten, qui était tout
le temps déprimé, devient quelqu'un d'enjoué.
J'ai trouvé que ça reflétait bien les 4 années qui venaient de passer,
4 années sans grand incident où tous ces personnages ont pu s'épanouir
dans les nouveaux rôles qu'ils durent endosser.
Mais bon voilà, après 4 années de calme absolu, les problèmes
surgissent d'un coup ! Une connaissance de Stolon échappe à ses
tortionnaires et se réfugie à Hurog, et une semaine ou deux après,
l'armée du roi arrive pour faire enfermer Stolon dans l'asile Royal.
Dis comme ça, ça parait un peu gros en effet, mais pendant la lecture, ça passe pas trop mal finalement.
En tout cas, je peux dire que j'ai beaucoup plus apprécié que le premier tome. Ce livre plaira très certainement à de nombreux débutants dans le genre !
Conseil : A lire pour passer un bon moment
Ce livre est le second volet des aventures de Stolon l'hurogmestre qu'il est pratiquement impossible de considérer encore comme un simple d'esprit. Ce héros, attrayant à bien des égards, nous incite cahin-caha à le suivre dans ses aventures. Il est toujours accompagné de son frère, Tosten le ménestrel et d'Oreg l'homme dragon doté de solides pouvoir magiques.
[…]
Patricia Briggs évite soigneusement le piège des stéréotypes. Il est vrai qu'ils n'ont pas tellement cours dans cette histoire. Dans le cadre particulier du genre "fantasy", où certains codes demeurent tenaces et ce malgré une nette tendance à l'évolution, cela relève quand même d'une certaine habileté que de créer des personnages non caricaturaux. Stolon est loin de la figure du prince charmant même s'il possède une droiture indéniable. Il n'a pas la stature appropriée pour en faire un prototype du parfait chevalier. Quant à ceux qui forment son entourage proche, ils ne véhiculent aucuns clichés eux non plus. Ils sont dotés de caractères bien trempés mais leur personnalité reste contrastée entre force et fragilité. Ils présentent à ce titre des nuances qui les éloignent considérablement d'un modèle monolithique.
Ce qui fait également le sel de ce texte c'est la présence de l'humour. Les héros ont assez de recul pour pouvoir se moquer d'eux-mêmes et parfois quelques répliques bien placées viennent détendre une atmosphère lourde de dangers, de menaces. Cela constitue un avantage évident pour alléger la tension de certains passages un peu difficiles.
L'histoire est loin d'être mal écrite et, de fait, ce roman présente un aspect beaucoup moins fouillis que le précédent.Il est réellement attachant, intéressant à lire et à découvrir.
Un nouveau Patricia Briggs! Enfin! Que nous a t-elle réservé? Et bien, on reprend l'histoire quatre ans après les évenements du tome 1. Hurog est en partie reconstruite, Oreg entraîne Stolon à la magie tandis que le roi Jakoven manigance et ses frères tentent de se rebeller. L'intrigue commence avec Tisala, la fille de Javerne (noble qui n'avait pas suivi les directives du roi), farouche guerrière qu'on avait connu au tome 1. Cette dernière est torturée par les sbires de Jakoven car elle détient des secrets sur la révolte qui gronde. Heureusement, elle peut s'enfuir et vient chercher secours auprès de Stolon. Seulement voilà, ce dernier, bien qu'il ne se soit pas engagé auprès du frère du roi, gêne Jakoven qui veut le faire interner. Il est donc aussi enlevé et torturé. Lors de sa captivité, il découvre une assourdissante nouvelle: Jakoven a en sa possession un artefact magique qui combine le pouvoir de trois dragons. Ces capacités de destructions sont immenses mais il lui faut pour cela du sang de dragon, du sang d'hurog. L'intrigue est la suivante : Stolon arrivera t-il à se sauver et à sauver les siens ? Rejoindra t-il la révolte contre le roi ? cette dernière sera t-elle suffisante pour renverser celui-ci qui a désormais un pouvoir immense? Qui sera en mesure de les aider ? Stolon épousera t-il Tisala ? Vous l'aurez compris, le tome 2 est encore très classique et même plus manichéen encore que le premier. Si les talents de conteuse de Patricia Briggs sont au rendez-vous, on ne retrouve pas forcément ses petites touches d'originalité. (...)
7/10 Si ce tome 2 reste de la bonne fantasy, (...).
Mitificus
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