Le pacte du hob
Date de parution :
janvier 2010
Traduit par : Marie Surgers
ISBN13 : 9782841724918
Nombre de pages : 384
Prix : 19,00 €
État :
disponible
Haïe et redoutée, la magie avait disparu du pays. Elle s’en revient aujourd’hui, libérée des sortilèges des mages de sang. Et Aren sent croître son propre pouvoir, la «vue» qui lui révèle des instants du passé comme
d’obscurs éclats d’avenir.
Peut-elle s’en servir au profit de son village, que des maraudeurs menacent de piller et détruire? Ils ont tué son mari et sa famille. Le peuple sauvage, fées, farfadets, spectres et gobelins, qui se manifeste de nouveau, peut-il lui venir en aide? Et, surtout, le hob de la montagne acceptera-t-il de se mettre au
service des villageois?
Ah! c’est que l’assistance de cet être qui dit se nommer Caëfann a un prix, et qu’alors il faudra se résoudre à signer son pacte.
Une fantasy émouvante où les petites gens, pris dans la tourmente de conflits qui les dépassent, doivent abandonner leurs préjugés pour survivre.
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Briggs - le pacte du Hob - Bliblioteca
Posté le 20 janvier 2010 -
La magie est interdite ou sous contrôle de la noblesse. Or, pour se venger du roi, un magicien libère les esprits. Le peuple sauvage se manifeste de nouveau : fées, farfadets, spectres et gobelins, et même la Bête blanche. Aren, malgré les médisances dont elle est l'objet (elle "voit" des instants du passé ou de l'avenir), met son don de vision au service des villageois et part demander de l'aide à un hob, dernier survivant d'une race d'hommes-chats puissants et facétieux. Mais l'aide du hob a un prix. Traduit de l'anglais. De la même auteure : Les Chaînes du dragon ; Le Sang du dragon.
Biblioteca, Paris
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Briggs - le pacte du Hob - climaginaire
Posté le 01 février 2010 -
En quelques jours, Aren voit s'écrouler toute sa vie : ce sont d'abord des maraudeurs qui massacrent tous ses proches, puis un tremblement de terre qui bloque l’entrée de sa vallée. Cette dernière catastrophe est d’ailleurs moins naturelle qu’il n’y paraît et présage un sombre avenir : la magie de la terre, emprisonnée depuis des lustres par des sortilèges, a été libérée par un mage de sang fou et haineux. Le peuple sauvage – feu follets, spectres, élémentaux et autres gobelins – se réveille, bien décidé à se venger des humains. Ceux-ci ont pour leur part oublié comment les affronter…
La magie d’Aren a également été libérée, amplifiant ses facultés. Depuis toujours, la jeune femme possédait un petit don erratique : il lui arrivait de « voir » de brefs et obscurs instants du passé ou de l’avenir. Don qu’elle cachait soigneusement, car dans ce royaume la possession de pouvoirs magiques est synonyme d’enrôlement obligatoire parmi les cruels mages de sang pour les hommes et de peine de mort pour les femmes. Désormais, ses pouvoirs grandissants sont peut-être la seule chance pour le village d’échapper aux maraudeurs et au peuple sauvage.
Alors, malgré le rejet que beaucoup de ses voisins lui manifestent, Aren demande de l’aide à un être puissant mais bien disposé qui vit en solitaire dans la montagne : Caëfann le hob, dernier de son espèce. En échange de son aide, le malicieux homme-chat propose à Aren un pacte…
(...) Cette histoire ne manque pas de charme, lié à ses personnages sympathiques et attachants. Au fil des pages, on voit Aren, d’abord résignée à une vie tranquille de fermière, devenir de plus en plus affirmée, décidée à maîtriser ses pouvoirs sans céder au désir de puissance. Caëfann, d’abord attiré vers les humains pour combler sa solitude, puis poussé vers Aren par la montagne au service duquel il est, s’attache petit à petit à cette drôle de bonne femme avec laquelle il peut se livrer à ses facéties. Leurs rapports prudents évoquent un pas de danse, un pas en avant, un pas en arrière, mais sans trop en faire, pour le plus grand plaisir du lecteur.
Il y a également quelques personnages secondaires intéressants : Kitt, berserker manchot et fataliste ; le barde Wandel, dont l’apparence impeccable cèle quelques mystères. Quant aux habitants du village, ils vont devoir finalement remettre en question leurs préjugés pour affronter le monde nouveau qui les entoure.
De l’émotion, de l’humour, le tout porté par un style simple et fluide : Cette romance sur fond magique a tout pour vous faire passer un bon moment.
Soleil, climaginaire.joueb.com, 30 janvier 2010.
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Briggs - Le pacte du Hob - CitronMeringue
Posté le 18 février 2010 -
Quelle agréable surprise ! Loin de l’heroic-fantasy devenue quasi traditionnelle, Patricia Briggs nous livre ici une fantasy champêtre. Un petit village… Oh, on pourrait bien y voir une version particulière de la vierge livrée au dragon pour assurer la tranquillité des villageois et de leur cheptel, mais, avec habileté, l’auteur évite les embûches qu’une vie ordinaire aurait pu tendre à la fantasy.
Non, l’héroïne n’est pas une princesse, même pas déguisée en Peau
d’âne. C’est une petite paysanne ordinaire, tout à la joie de son
mariage de la veille avec le beau Daryn pour lequel elle s’applique à
devenir une ménagère modèle quoiqu’elle ne soit visiblement pas des
plus dégourdies. Toutes ses capacités tiennent dans certaines
prémonitions, des "vues", qu’elle analyse d’ailleurs mal, de façon
générale, et qu’elle cache de son mieux. Après tout, son frère Quilliar
possédait un peu de magie et il a préféré mourir que de rejoindre les
Mages de sang du royaume.
C’est dire à quel point la magie est mal vue et la chance qu’elle a eue
de ne pas rester seule. Il est vrai que son père a veillé à lui trouver
un époux pour aider au travail de la terre.
Seulement, à peine son père et celui-ci partis aux champs, accompagnés
de son jeune beau frère, voilà qu’elle a juste le temps de se cacher à
la cave pour éviter une bande de maraudeurs envahissant sa demeure et,
là, Aren s’est sentie tout près du pouvoir de la terre, comme si
celle-ci se libérait enfin du joug des Mages de sang. Comme si la terre
tremblait. Seulement, à cette impression rassurante succède une tout
autre vision : les siens massacrés par ces mêmes brigands. Mais ni
Aren, ni les villageois accourus n’arriveront à temps. Il n’y a donc
plus le choix et la jeune femme, veuve désormais, va reconnaître son
don devant les Anciens malgré une certaine hostilité. Toutefois, la
terre a vraiment tremblé. Ce petit village de montagne se retrouve
isolé du monde par des cols éboulés. Alors, après quelques temps de
prostration, Aren va partir à la recherche de la magie de la Terre vers
la montagne du Hob espérant de l’aide des êtres légendaires qui y
vivraient. Et puis, parce qu’on ne laisse pas une jeune femme partir
seule à l’aventure et qu’il faut bien savoir ce qu’il est advenu des
villages voisins, l’accompagneront un vieux camarade taciturne, Kitt,
et Wandel, un ménestrel amené là au cours de ses voyages.
De ce qu’ils découvriront, je ne vous dirai rien, espérant que vous
prendrez le même plaisir que moi à cette lecture où les petites gens
sont moins simples qu’il y parait et peut-être plus aptes à découvrir
le respect des différences dès lors qu’on les y aide un peu.
Décidemment, avec Le Pacte du hob, comme avec Sœur des cygnes, les
éditions, L'Atalante renouent avec la tradition bien perdue des contes
et c’est tout ce que demande le lecteur. Sans compter le petit plus qui
devient rare : un livre et un seul pas une de ces tri, quadri,
déca-logies qui doivent se lire en feuilleton à intervalles tellement
longs qu’on a le temps de tout en oublier avant de pouvoir lire enfin
la suite et, en prime, une fort belle couverture d’Amandine Labarre.
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briggs - Le pacte du Hob - Phénix-web
Posté le 09 mars 2010 -
Aren est étonnée ce matin là : mariée à un homme plus jeune qu’elle, elle voit se dérouler un avenir plus serein près de ses parents. Plus serein qu’elle ne l’aurait imaginé depuis la mort de son frère qui refusait de devenir un mage de sang ! Même si elle a une de ces petites visions qu’elle cache à tous de peur d’être rejetée, car la magie est haïe.
Ce soir là, tout l’univers que connaissait Aren va être chamboulé. Perdant ses proches et assistant au retour de la magie de la terre, Aren petite paysanne et son village, son simple petit village encore méfiant face à la magie, vont se retrouver seuls à affronter un avenir incertain.
Simple, seul, mais pas sans courage. C’est de la rencontre avec le peuple sauvage et surtout avec celui qui habite la montage que tous appellent "la montagne du hob" que viendra la sauvegarde du village.
Pas de héros, ou du moins pas de héros nés. Des hommes et des femmes, un village qui survit face à la catastrophe. Un monde où les héros n’ont pas pu contrer la catastrophe, et où les gens, les simples gens, apprennent à se battre et à survivre.
On ne s’ennuie pas dans ce roman. Les personnages ne se plaignent pas à toutes les pages, n’ont pas que des malheurs. Ils continuent leur vie, malgré la perte de leurs proches, les pillards ou le peuple sauvage dans tout ce qu’il a de plus malfaisant ou de plus merveilleux. On prend le livre et on ne le lâche plus. Aren est celle qu’on aimerait être en de telles circonstances.
De l’auteure je ne connaissais que la bitt-lit, et c’est ma première incursion dans sa fantasy. Ma première mais pas la dernière !
Miss Mopi, 7 mars 2010, .phenixweb.net
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Briggs - Le pacte du Hob - Critic Blog
Posté le 12 mars 2010 -
Une nouvelle fois, on se fait totalement happer par l'univers qu'elle imagine, un univers où la magie maléfique a entravé la magie naturelle. Dans un village montagnard et médiéval, une jeune femme a des dons de voyance. Seulement voilà, ses pouvoirs bridés sont un secret qui risque de lui coûter la vie dans un monde méfiant envers la magie. Elle garde donc le silence jusqu'à ce jour funeste où la magie naturelle se réveille, libérant ses dons et les créatures magiques locales. Jusqu'à ce jour où ses pouvoirs s'imposent à elle et lui montrent des maraudeurs envahir son village et tuer toute sa famille sans qu'elle ne puisse rien y faire... Elle décide alors de tout avouer et de prendre son destin en main afin de sauver son village mais aussi, sa propre vie. Patricia Briggs nous sert sur un très joli plateau un conte où tout y est : une héroine, des ennuis, des créatures magiques, de l'action, de l'amour, plein de bons sentiments et quelques fils blancs… Si cette lecture n'est pas indispensable, elle est en tous cas plaisante, rafraîchissante, distrayante, entraînante, charmante voire fascinante (là, j'arrive à cours de jolis adjectifs en "-ante" mais le coeur y est) bref j'en ressors… contAnte.
Mitificus, librairie.critic.over-blog.fr, 11 mars 2010
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Briggs - Le pacte du Hob - actusf
Posté le 12 mars 2010 -
Les romans de Patricia Briggs sont intéressants en ce qu’ils renouvellent toujours sur le fond les vieilles rengaines du genre. Le personnage central est une jeune femme, déjà mariée, dont les pouvoirs naissants sont vécus, autre métaphore sexuelle, comme une tâche. Sans attache, elle décide de défendre ceux qui la rejettent. Elle se lie à un monstre, à la nature (une métaphore biologique) et sa quête est de sauver, contre les démons, la présence des humains dans la montagne. Elle apprécie, chez le Hob, le personnage hors norme, qui l’extrait de sa condition et lui fait tutoyer la magie céleste et l’esprit de la terre. Le Hob est à la fois un magicien, un mentor, un medium de la nature, un garde du corps, un protecteur, un ami et presque un amant. Il soigne les blessures (de la séparation) et parle à la montagne. D’un thème classique, Patricia Briggs parvient à faire une fiction personnelle, une œuvre intime, où les héros et les démons sont revisités. (...)
Marc Alotton, actusf.com
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Briggs - Le pacte du Hob - Mythologica.net
Posté le 31 mars 2010 -
A l’instar de Sœur des cygnes, chez le même éditeur, Le pacte du Hob aux éditions l’Atalante est une bonne surprise, un roman qui regorge de qualités littéraires malgré un scénario classique, et dont le gros point fort réside dans le talent de conteuse de son auteur, bien plus rare qu’il n’y parait dans le paysage SFFF actuel…
La première bonne surprise du roman vient de son illustration de couverture, réalisée par Amandine Labarre, qui prouve si besoin il en était qu’elle a parfaitement lu la description des personnages et des paysages du roman, jusqu’à leurs infimes petites manies. Une autre particularité de ce roman dans un genre littéraire où abondent les cycles, c’est d’être un one shot, malgré une fin suffisamment ouverte pour appeler une suite.
Le pacte du Hob ne se détache pas pour son scénario, puisqu’il met en scène une jeune paysanne, Aren, qui s’installe doucement dans une petite vie tranquille avec son mari, sa ferme, et les animaux dont elle s’occupe. Le tout se déroule en huis-clos dans une vallée champêtre cerclée par des montagnes, où la magie a disparu depuis bien longtemps… jusqu’au jour où notre paysanne qui se résignait à une vie d’épouse soumise perd mari et avenir dans une attaque de maraudeurs, du moins le croit-elle. La voilà lancée dans une longue quête à la recherche d’elle-même, qui va la mener bien plus loin qu’elle ne s’y attendait. Dans cette longue initiation passionnante, le hob, une créature du petit peuple sauvage de la montagne, va l’accompagner en lui faisant découvrir petit à petit ses propres pouvoirs et les créatures fantastiques qui vivent dans la montagne, leur solitude commune les aidant à se rapprocher et à combattre les préjugés.
Un scénario classique donc, mais servi par une plume efficace qui parvient à rendre vivant chacun des personnages mis en scène. L’héroïne, Aren, n’a rien des adolescentes imbuvables que l’on retrouve dans bon nombre de romans de fantasy : de l’épouse soumise qui se cache des meurtriers de son mari puis des villageois au fin fond de sa cave à la magicienne accomplie, c’est peu dire qu’elle se révèle attachante, qualité indispensable pour tout roman narré à la première personne. Peut-être est-ce dû au fait qu’il s’agit vraiment d’une humble paysanne, là où tant de romans nous ont habitués à voir des princesses abandonnées derrière chaque magicienne un peu trop douée. Les autres personnages ne sont pas en reste, et chacun d’eux, qu’il s’agisse de l’ancien soldat ou du barde mystérieux, est dépeint avec finesse.
L’autre grande réussite de ce roman réside dans son cadre. Il est difficile de ne pas voir dans cette histoire résolument fantasy un écho troublant à notre monde actuel : les magiciens, guérisseurs et médiums sont impitoyablement chassés et persécutés, la magie de la nature a disparu, étouffée par celle des mages de sang au service du pouvoir en place et d’un dieu unique... puis elle se réveille, et on (re)découvre les fantômes, les estorves, les loakal, les esprits de la terre, de la rivière ainsi que bien d’autres, mais on a perdu jusqu’au souvenir des rites célébrant le passage des saisons qui les honoraient.
Un autre talent de Patricia Briggs que je tiens à saluer est sa bonne connaissance des créatures du petit peuple : loin de réinventer « un bestiaire à sa sauce » comme le font bon nombre d’auteurs, elle parvient aisément à prouver (et croyez moi, je connais bien le sujet) qu’elle ne s’invite pas en terrain inconnu et qu’elle s’est longuement documentée, tout en parvenant à rendre le tout admirablement vivant.
Le pacte du Hob est une excellente surprise romanesque, qui ravira autant les amoureux de fantasy classique où se mêlent les quêtes initiatiques, le merveilleux et les épreuves, que ceux qui recherchent une histoire profonde en écho à la perte actuelle du respect pour la nature et à l’intolérance ambiante. A découvrir dès que possible !
Tsaag Valren, mythologica.net