Le pacte du hob
Date de parution :
28 janvier 2010
Traduit par : Marie Surgers
Nombre de pages : 384
Prix : 18,00 €
État :
disponible
Haïe et redoutée, la magie avait disparu du pays. Elle s’en revient aujourd’hui, libérée des sortilèges des mages de sang. Et Aren sent croître son propre pouvoir, la «vue» qui lui révèle des instants du passé comme
d’obscurs éclats d’avenir.
Peut-elle s’en servir au profit de son village, que des maraudeurs menacent de piller et détruire? Ils ont tué son mari et sa famille. Le peuple sauvage, fées, farfadets, spectres et gobelins, qui se manifeste de nouveau, peut-il lui venir en aide? Et, surtout, le hob de la montagne acceptera-t-il de se mettre au
service des villageois?
Ah! c’est que l’assistance de cet être qui dit se nommer Caëfann a un prix, et qu’alors il faudra se résoudre à signer son pacte.
Une fantasy émouvante où les petites gens, pris dans la tourmente de conflits qui les dépassent, doivent abandonner leurs préjugés pour survivre.
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Briggs - le pacte du Hob - Bliblioteca
Posté le 20 janvier 2010 -
La magie est interdite ou sous contrôle de la noblesse. Or, pour se venger du roi, un magicien libère les esprits. Le peuple sauvage se manifeste de nouveau : fées, farfadets, spectres et gobelins, et même la Bête blanche. Aren, malgré les médisances dont elle est l'objet (elle "voit" des instants du passé ou de l'avenir), met son don de vision au service des villageois et part demander de l'aide à un hob, dernier survivant d'une race d'hommes-chats puissants et facétieux. Mais l'aide du hob a un prix. Traduit de l'anglais. De la même auteure : Les Chaînes du dragon ; Le Sang du dragon.
Biblioteca, Paris
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Briggs - le pacte du Hob - climaginaire
Posté le 01 février 2010 -
En quelques jours, Aren voit s'écrouler toute sa vie : ce sont d'abord des maraudeurs qui massacrent tous ses proches, puis un tremblement de terre qui bloque l’entrée de sa vallée. Cette dernière catastrophe est d’ailleurs moins naturelle qu’il n’y paraît et présage un sombre avenir : la magie de la terre, emprisonnée depuis des lustres par des sortilèges, a été libérée par un mage de sang fou et haineux. Le peuple sauvage – feu follets, spectres, élémentaux et autres gobelins – se réveille, bien décidé à se venger des humains. Ceux-ci ont pour leur part oublié comment les affronter…
La magie d’Aren a également été libérée, amplifiant ses facultés. Depuis toujours, la jeune femme possédait un petit don erratique : il lui arrivait de « voir » de brefs et obscurs instants du passé ou de l’avenir. Don qu’elle cachait soigneusement, car dans ce royaume la possession de pouvoirs magiques est synonyme d’enrôlement obligatoire parmi les cruels mages de sang pour les hommes et de peine de mort pour les femmes. Désormais, ses pouvoirs grandissants sont peut-être la seule chance pour le village d’échapper aux maraudeurs et au peuple sauvage.
Alors, malgré le rejet que beaucoup de ses voisins lui manifestent, Aren demande de l’aide à un être puissant mais bien disposé qui vit en solitaire dans la montagne : Caëfann le hob, dernier de son espèce. En échange de son aide, le malicieux homme-chat propose à Aren un pacte…
(...) Cette histoire ne manque pas de charme, lié à ses personnages sympathiques et attachants. Au fil des pages, on voit Aren, d’abord résignée à une vie tranquille de fermière, devenir de plus en plus affirmée, décidée à maîtriser ses pouvoirs sans céder au désir de puissance. Caëfann, d’abord attiré vers les humains pour combler sa solitude, puis poussé vers Aren par la montagne au service duquel il est, s’attache petit à petit à cette drôle de bonne femme avec laquelle il peut se livrer à ses facéties. Leurs rapports prudents évoquent un pas de danse, un pas en avant, un pas en arrière, mais sans trop en faire, pour le plus grand plaisir du lecteur.
Il y a également quelques personnages secondaires intéressants : Kitt, berserker manchot et fataliste ; le barde Wandel, dont l’apparence impeccable cèle quelques mystères. Quant aux habitants du village, ils vont devoir finalement remettre en question leurs préjugés pour affronter le monde nouveau qui les entoure.
De l’émotion, de l’humour, le tout porté par un style simple et fluide : Cette romance sur fond magique a tout pour vous faire passer un bon moment.
Soleil, climaginaire.joueb.com, 30 janvier 2010.
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Briggs - Le pacte du Hob - CitronMeringue
Posté le 18 février 2010 -
Quelle agréable surprise ! Loin de l’heroic-fantasy devenue quasi traditionnelle, Patricia Briggs nous livre ici une fantasy champêtre. Un petit village… Oh, on pourrait bien y voir une version particulière de la vierge livrée au dragon pour assurer la tranquillité des villageois et de leur cheptel, mais, avec habileté, l’auteur évite les embûches qu’une vie ordinaire aurait pu tendre à la fantasy.
Non, l’héroïne n’est pas une princesse, même pas déguisée en Peau
d’âne. C’est une petite paysanne ordinaire, tout à la joie de son
mariage de la veille avec le beau Daryn pour lequel elle s’applique à
devenir une ménagère modèle quoiqu’elle ne soit visiblement pas des
plus dégourdies. Toutes ses capacités tiennent dans certaines
prémonitions, des "vues", qu’elle analyse d’ailleurs mal, de façon
générale, et qu’elle cache de son mieux. Après tout, son frère Quilliar
possédait un peu de magie et il a préféré mourir que de rejoindre les
Mages de sang du royaume.
C’est dire à quel point la magie est mal vue et la chance qu’elle a eue
de ne pas rester seule. Il est vrai que son père a veillé à lui trouver
un époux pour aider au travail de la terre.
Seulement, à peine son père et celui-ci partis aux champs, accompagnés
de son jeune beau frère, voilà qu’elle a juste le temps de se cacher à
la cave pour éviter une bande de maraudeurs envahissant sa demeure et,
là, Aren s’est sentie tout près du pouvoir de la terre, comme si
celle-ci se libérait enfin du joug des Mages de sang. Comme si la terre
tremblait. Seulement, à cette impression rassurante succède une tout
autre vision : les siens massacrés par ces mêmes brigands. Mais ni
Aren, ni les villageois accourus n’arriveront à temps. Il n’y a donc
plus le choix et la jeune femme, veuve désormais, va reconnaître son
don devant les Anciens malgré une certaine hostilité. Toutefois, la
terre a vraiment tremblé. Ce petit village de montagne se retrouve
isolé du monde par des cols éboulés. Alors, après quelques temps de
prostration, Aren va partir à la recherche de la magie de la Terre vers
la montagne du Hob espérant de l’aide des êtres légendaires qui y
vivraient. Et puis, parce qu’on ne laisse pas une jeune femme partir
seule à l’aventure et qu’il faut bien savoir ce qu’il est advenu des
villages voisins, l’accompagneront un vieux camarade taciturne, Kitt,
et Wandel, un ménestrel amené là au cours de ses voyages.
De ce qu’ils découvriront, je ne vous dirai rien, espérant que vous
prendrez le même plaisir que moi à cette lecture où les petites gens
sont moins simples qu’il y parait et peut-être plus aptes à découvrir
le respect des différences dès lors qu’on les y aide un peu.
Décidemment, avec Le Pacte du hob, comme avec Sœur des cygnes, les
éditions, L'Atalante renouent avec la tradition bien perdue des contes
et c’est tout ce que demande le lecteur. Sans compter le petit plus qui
devient rare : un livre et un seul pas une de ces tri, quadri,
déca-logies qui doivent se lire en feuilleton à intervalles tellement
longs qu’on a le temps de tout en oublier avant de pouvoir lire enfin
la suite et, en prime, une fort belle couverture d’Amandine Labarre.
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briggs - Le pacte du Hob - Phénix-web
Posté le 09 mars 2010 -
Aren est étonnée ce matin là : mariée à un homme plus jeune qu’elle, elle voit se dérouler un avenir plus serein près de ses parents. Plus serein qu’elle ne l’aurait imaginé depuis la mort de son frère qui refusait de devenir un mage de sang ! Même si elle a une de ces petites visions qu’elle cache à tous de peur d’être rejetée, car la magie est haïe.
Ce soir là, tout l’univers que connaissait Aren va être chamboulé. Perdant ses proches et assistant au retour de la magie de la terre, Aren petite paysanne et son village, son simple petit village encore méfiant face à la magie, vont se retrouver seuls à affronter un avenir incertain.
Simple, seul, mais pas sans courage. C’est de la rencontre avec le peuple sauvage et surtout avec celui qui habite la montage que tous appellent "la montagne du hob" que viendra la sauvegarde du village.
Pas de héros, ou du moins pas de héros nés. Des hommes et des femmes, un village qui survit face à la catastrophe. Un monde où les héros n’ont pas pu contrer la catastrophe, et où les gens, les simples gens, apprennent à se battre et à survivre.
On ne s’ennuie pas dans ce roman. Les personnages ne se plaignent pas à toutes les pages, n’ont pas que des malheurs. Ils continuent leur vie, malgré la perte de leurs proches, les pillards ou le peuple sauvage dans tout ce qu’il a de plus malfaisant ou de plus merveilleux. On prend le livre et on ne le lâche plus. Aren est celle qu’on aimerait être en de telles circonstances.
De l’auteure je ne connaissais que la bitt-lit, et c’est ma première incursion dans sa fantasy. Ma première mais pas la dernière !
Miss Mopi, 7 mars 2010, .phenixweb.net