On récupère nos deux héros où la fin de La huitième couleur nous avait laissé. C'est-à-dire en bien mauvaise posture. A ce stade de l'histoire, il est important de savoir qu'en fait dans la tête de Rincevent s'est logé un des huit plus puissants sortilèges du Disque. La destinée de notre désastreux magicien n'est plus entre ses mains (si elle l'a un jour été) : le sortilège en question est nécessaire à l'opération de sauvetage du Disque-Monde, menacé d'être vaporisé par une énorme et très méchante étoile rouge. Le piteux mage sera aidé dans sa folle quête vers la survie par le fidèle DeuxFleurs et son Bagage vorace et le célèbrissime Cohen le Barbare. Celui-ci est un guerrier émérite mais disons ... qu'il n'a plus toutes ses dents. Sans conteste l'un des meilleurs rôles de cette superproduction pratchettienne. Encore une histoire qui part dans tous les sens, avec pleins de personnages rigolos, de retournements de situation et d'expressions imagées. On fera la connaissance du simiesque bibliothécaire de l'Université de l'Invisible et on retrouvera La Mort (bah oui quoi la mort est partout) dont on visitera même le Domaine ! Pratchett laisse tomber la séparation en parties pour nous proposer un texte écrit d'un bloc, avec juste des paragraphes qui permettent de souffler dans la lecture. Un mode opératoire qu'il conservera par la suite. Je dois avouer que c'est le seul truc qui me perturbe dans l'écriture de Pratchett : j'aime bien les chapitres. C'est parti pour une petite liste de gros clichés et de thèmes parodiés dans ce volume : • Les héros d'heroïc fantasy (Cohen toujours à la recherche de trésors et de jeunes filles à sauver) • La lutte pour le pouvoir (les mages qui s'assassinent pour atteindre le Poste Suprême) • La vieillesse (Cohen et ses dents sciées) • L'informatique (chez les druides) • Les contes (Hansel et Gretel) • Les films catastrophes (l'étoile rouge menaçant de percuter le Disque)
Ce second tome est la suite logique de la huitième couleur, le tome 1. Mais sachez que la plupart des Pratchett peuvent se lire indépendament les uns des autres.
En ce qui concerne le livre lui-même, j'ai trouvé l'histoire plus prenante que pour le premier, les péripéties s'enchaînent, de nouveaux personnages aussi drôles que bizarres apparaissent… génial ! Le passage du nuage de cailloux est vraiment drôle, mais aussi celui de la fameuse prophétie concernant Rincevent le “magicien”. En bref, un bon livre pour se détendre et rire, avec des personnages fort attachants tels Deuxfleurs (qui voit toujours la vie en rose), Le petit diablotin qui peint les photographies de Deuxfleur, mais aussi le Bagage, un personnage à part entière et non pas un vulgaire coffre sur pattes, mais aussi le héros Cohen le Barbare qui malgré son âge avancé, continue à exercer l'activité de héros à temps plein.
Je vous souhaite une bonne lecture, que ce livre vous fasse rire et vous détende comme il l'a fait pour moi !
L'histoire de ce second tome reste totalement cohérente, telle une véritable histoire de fantasy, mais dont l'auteur se serait amusé à détourner les codes pour les rendre loufoques, absurdes et complètement déjantés. Tous les personnages passent à la moulinette de l'humour de l'auteur que ce soit les sorciers, les barbares, les trolls etc... et vous ne verez plus ces catégories de la même façon. Les situations toutes plus délirantes les unes que les autres s'alignent de façon cohérentes avec l'histoire et on ne peut s'empêcher de sourire voir même de rigoler.
Les personnages se révèlent toujours hauts en couleur que ce soit Rincevent toujours aussi lâche mais qui va gagner en confiance au fil des pages ou encore Deuxfleurs, le véritable touriste de base qui pense que rien ne peut lui arriver. Des nouveaux personnages apparaissent tel Cohen le Barbare qui, par sa description, va donner un sacré coup à la vision qu'on se fait des barbares mais qui se révèle héroïque ou encore Herrena qui a refusé de choisir la seule vocation pour une femme qui est d'être secrétaire pour devenir mercenaire ou encore la vierge Bethan. Ils sont tous plus loufoques les uns que les autres mais j'avoue que mon préféré, et je sais ne pas être le seul, est La Mort, froide, calculatrice et pleine de jeux de mots absurdes.
Alors après comme je l'ai déjà dis il faut accrocher à l'humour British mis en place par l'auteur sous peine de complètement passer à côté de cet oeuvre. La plume de l'auteur se révèle fluide et plaisante construisant une histoire logique tout en alignant les situations absurdes. (...) L'auteur nous tient en haleine du début à la fin avec ces situations absurdes où l'auteur reprend les clichés et classiques de la fantasy pour offrir au lecteur des situations pleine d'humour et totalement délirantes. (...)
Blackwolf
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