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Walter Jon Williams

Le coup du cavalier

Le coup du cavalier

Date de parution : septembre 2010


Traduit par : Patrick Dusoulier
Illustrateur : Genkis


ISBN13 : 9782841725199

Nombre de pages : 352
Prix : 21,00 €
État : disponible

Deux miracles ont ouvert aux hommes le chemin des étoiles : une source in­­épui­sable d’énergie et le secret de l’immortalité. Mais, isolées par la barrière de la vitesse de la lumière, les colonies se sclérosent; quant à l’immortalité, elle distille son poison insidieux : l’ennui…
Resté seul propriétaire d’une Terre dépeuplée par la diaspora galactique, Doran Falkner, l’auteur des deux miracles, en cherche un troisième pour sortir l’humanité de sa torpeur. La réponse se trouve peut-être sur la planète Amaterasu, où de placides animaux semblent capables de se télé­porter tel le cavalier survolant les cases de l’échiquier. À moins que les centaures…?
Sur une solide trame de science-fiction classique, Walter Jon Wil­liams a su broder avec élégance des motifs de nature plus philosophique, considérations sur la vie, l’amour, la mort… et les choix que l’individu garde le droit d’exercer.
  • Revue de presse
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Williams - Le coup du Cavalier - Psychovision.net
Posté le 06 octobre 2010 -

Walter John Williams nous livre ici un bien étrange space-opéra, dénué de véritables enjeux mais avec des préoccupations très humaines où il va être question d'ennui, de la mort, de la vie éternelle, de l'amour, de la folie et des regrets, la poursuite des Lugs ne semblant être qu'un prétexte à raconter une tranche de vie difficile d'un brillant scientifique qui va se retrouver à faire face à des choix qu'il ne comprend pas et à sa propre lassitude.
[…]
Écrit dans un style laconique, Le coup du Cavalier prend son temps pour se raconter, offrant ainsi un drôle d'écho à l'ennui senti par le personnage principal. Le roman ne s'offre véritablement que sur la fin, sans forcément donner une réponse,mais plutôt plusieurs à ses questions philosophiques. Ce qui n'empêche pas ce roman d'être complètement abouti dans sa trame et ses explorations fort passionnantes.


Le coup du Cavalier
est un roman fort intéressant et passionnant que l'auteur Walter John Williams pousse à de multiples questionnement sur l'immortalité et sur ses conséquences qui peuvent se révéler particulièrement difficiles.
Il parle de l'ennui provoqué par une vie devenue sans surprise car comme le disait Woody Allen, et ça pourrait tout à fait résumer ce roman, "L'éternité, c'est long surtout sur la fin"...

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Williams - Le coup du cavalier - Parchmentsha blog
Posté le 03 novembre 2010 -

Dès le début, le ton du roman est donné, on est dans le futur, dans un futur où l'immortalité a été découverte, et où un seul homme possède la planète, un excentrique. Le personnage de Doran Falkner est très intéressant, scientifique pas si doué que ça, plutôt homme d'affaires qui semble vouloir se mêler de tout, puisqu'il ne se gêne pas pour faire des manipulations génétiques et sociales aux peuples restants sur sa planète. Et pourtant, on sent derrière tout ça l'homme qui souhaite sauver quelque chose. L'homme amoureux. Partir pour tenter de découvrir le secret de la téléportation, cela semble intéressant à la fois au niveau scientifique, mais aussi pour tenter de reconquérir son ancien amour, Mary.

Moi qui ne suis pas fan de la SF à cause de certains auteurs qui semblent vouloir nous exposer un peu leurs théories scientifiques, j'ai été surprise par ce roman de SF, prenant, avec un rythme assez lent par moment, mais qui convient parfaitement ici. Quelques faits scientifiques du monde, il en fallait bien, mais pas trop non plus.

Quand à la fin du roman, j'ai adoré. Difficile d'en dire plus sans gâcher le plaisir, mais c'est vraiment surprenant et prenant.

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Williams - Le coup du Cavalier - Le fictionaute
Posté le 09 novembre 2010 -

Doran Falkner a fait deux cadeaux fabuleux à l’humanité: l’immortalité et une source d’énergie inépuisable. Les hommes ont ainsi pu conquérir l’espace et déserter la Terre, fondant une civilisation de colonies galactiques. Mais une limite demeure: l’impossibilité de dépasser la vitesse de la lumière et de communiquer efficacement entre colonies. Lorsque sur la planète Amaterasu sont découverts d’étranges animaux qui semblent avoir la capacité de se téléporter, Falkner décide de s’y rendre, dans l’espoir d’offrir aux humains la solution à leur isolement.

Entre space-opera et planet-opera, "Le coup du cavalier" de Walter Jon Williams interroge l’immortalité et ses conséquences sur la nature humaine. Sans l’épée de Damoclès de la mort, en proie à l’ennui et à la folie, l’immortel est-il encore un homme? L’intrigue, divertissante à souhait, ouvre de nouvelles perspectives pour le surhomme en le confrontant à d’autres formes de consciences intelligentes. Un roman écrit en 1985 qui garde toute sa fraîcheur et son intérêt.

Jean-Baptiste Defaut

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Williams - Le coup du Cavalier - Ifisdead
Posté le 22 novembre 2010 -

[…]

Vous vous en doutez, ce sont ces scientifiques que l’on va suivre et plus particulièrement, les physiciens. Mais le moteur du roman, ce n’est pas cette épopée de chercheurs, c’est la romance qui existe entre deux de ses protagonistes. Je sais qu’au travers de mes précédentes chroniques j’ai donné l’impression d’exécrer ce genre de relation entre les personnages, mais c’est surtout la mièvrerie et le neuneu-isme que je ne supporte pas. Ici, ce n’est pas niais, la question qui anime cette relation repose sur la notion d’immortalité. L’un a subi le traitement pour vivre éternellement et l’autre est une Irréductible qui l’a refusé. Dans ce cas là, refuser le traitement est il un suicide ? Peut on regarder l’autre mourir alors qu’une solution existe ?

[…]

Avec Le coup du cavalier, on s’engage sur de la bonne Science Fiction, pas de doute là-dessus. À lire pour les fans du genre, lorsque ce dernier sent bon l’inconnu et la réflexion sur l’immortalité. Dans la même veine, je vous conseille L'île des morts de Roger Zelazny.

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Williams - Le Coup du cavalier - Lectures
Posté le 04 mars 2011 -
« De nos jours chaque homme est une île. Ou peut le devenir, s'il le souhaite.» Fulgurante vision d'un possible avenir humain que propose à notre lucidité le dernier roman de Walter Jon Williams, Le Coup du cavalier (L'Atalante). Anticipation de la solitude paradoxale engendrée par les techniques de pointe de la communication et de la virtualité ; le roman se déroule dans un futur à deux "miracles" : une inépuisable énergie et l'immortalité. Du coup, toute l'humanité a abandonné la Terre pour essaimer dans les étoiles, et ce grâce à la téléportation. Triomphe de l'homo-sapiens? C'est compter sans la décrépitude et surtout l'ennui. Car lorsqu'on vit pour toujours surgit l'indifférence à tout. Le narrateur, âgé de huit cents ans, ne se souvient plus des enfants qu'il a semé derrière lui. Et que devient le "toujours" de l'amour, s'il n'est borné par la mort? On le voit, ce roman d'aventure, captivant, draine un questionnement de première importance sur l'identité humaine, à propos de laquelle on lira de fort justes formules. " Au bout du compte, nous serons toujours nous-mêmes. Pris au piège de nos propres histoires, enchâssés dans nos propres successions de victoires et de défaites. Vivant dans notre présent et attendant que notre éternité prenne fin." Car, selon Williams, la science, malgré ses prodiges, ses miracles, ne saurait arriver à libérer l'homme de sa douloureuse condition, laquelle se définit déjà dans la Genèse par les châtiments infligés à Adam et Eve. Ainsi la médecine contemporaine n'apparait ici que comme concocteuse de morts lentes, qui deviendront interminables, telles des supplices raffinés. [...] Cependant le narrateur, type du savant bénéfique, n'accepte pas cette sinistre fatalité ni la torpeur dans laquelle l'humanité du futur est plongée. Il s'efforcera, avec son équipe de fidèles, de trouver l'issue vers un monde radieux, et cette issue il la cherchera dans ce qui subsiste de vie animale et dans la résurgence de la mythologie grecque. Et c'est ainsi que le roman se termine sur la fête des Centaures. Et sur cette admirable vision: «  les tombes ne sont pas faites pour les morts, mais pour nous rappeler qui nous sommes. »
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Williams - Le coup du cavalier - Culture Hebdo
Posté le 05 avril 2011 -
Fiction métaphysique

Doran Faulkner était l’auteur de deux miracles pouvant mener sur la route des étoiles : une énergie personnelle renouvelée et l’immortalité. Pour ce qui est du deuxième miracle, le problème corollaire c’est que la vie éternelle sur Terre distille l’ennui. Voyant cela, notre homme se met en quête d’une formule permettant de chasser l’ennui. Si les paramètres de ce livre de science-fiction sont de facture classique, la singularité du thème, c’est qu’il permet de plonger dans de grandes considérations métaphysiques. Et pour cette seule raison, même ceux qui n’aiment pas du tout les ouvrages de fiction, vont pouvoir y trouver leur compte. C’est tout le crédit du romancier Walter Jon Williams de nous mettre ainsi sur des pistes de réflexion.

Daniel Rolland - Culture Hebdo

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Bordage - La Fraternité du Panca - Youboox
Posté 16 mai 2012 -
À l’occasion de la sortie de Frère Elthor, cinquième et dernier tome du space opéra La fraternité du Panca débuté en 2007, les fans de science-fiction et les non-initiés peuvent découvrir cette belle odyssée spatiale. Une démonstration de l’imagination de l’auteur !
 
La fraternité du Panca , pentalogie sur l’humanité dans l’infiniment loin.
 
Ne cherchez pas sur Wikipedia, je vous le dis : pentalogie, ça veut juste dire que c’est en cinq tomes, voilà. Imaginez-vous dans l’infiniment loin. L’humanité a colonisé l’univers, à tout prix. Sur chaque planète, les groupes humains ont des modes de vie très différents mais ils se défendent les uns les autres grâce au Parlement universel. Une menace pèse sur tout ce qui vit. Seuls les initiés de La fraternité du Panca, sorte de franc-maçonnerie spatiale où se côtoient des Frères et des Sœurs, sont capables de sauver l’humanité. Sans connaître la nature de la menace, ils vont s’engager dans le combat au prix du don de leur vie. Le seul moyen de lutter : former une chaine Quinte. Une chaine de 5 Frères et Sœurs qui doivent se retrouver l’un après l’autre pour se transmettre leurs implants, réceptacle de leurs forces et de leurs mémoires. Seul le dernier de la chaine peut mener le combat final.
 
Des voyages entamés par amour ou sacrifice
Chaque tome nous conte la destinée de celui choisi pour former l’un des maillons de la chaine. Un départ sans retour, sans possibilité d’utiliser les ralentisseurs de rythme biologique.
Dans le premier tome, on suit les destins croisés de deux personnages profonds et touchants. Ewen a reçu l’appel : la menace plane et il doit quitter femme et enfant pour remettre l’implant au deuxième Frère. Olméo, 13 ans, contraint à l’exil avec sa famille va rencontre l’âme sœur. Notons le talent de l’auteur qui décrit un huit clos de 80 ans dans une fusée. Ne vit-on les voyages que par amour ou sacrifice ? Et que dire de l’isolement et de la solitude ? Autant de questions qui donnent le vertige.
Des cinq tomes, trois se distinguent pour leur rôle majeur dans le récit. Le premier d’abord qui plante le décor avec Ewen et Olmoé. Le troisième, véritable transition vers le combat final, avec des descriptions grandioses de l’univers. Enfin, le cinquième et dernier : Frère Elthor.
 
Un mélange déroutant de haute technologie et de spiritualité
On s’attache vite à ces personnages auxquels Bordage n’épargne rien, êtres humains baladés par leurs émotions. L’engagement au prix du don de soi et le courage face à l’adversité rythment la pentalogie. Le jeu des chapitres alternant entre les points de vue des différents personnages est une vraie force. Le livre n’est pas que batailles et voyages de planètes en planètes, il est un roman sur les questions qui nous animent. Bordage trouve les mots justes pour parler de la place de Dieu, de la force de la foi et du sens du sacrifice. Un exercice rendu possible par une connaissance pointue de l’Histoire des religions et une facilité à écrire sur une large palette d’émotions en conservant la simplicité des mots. Un récit déroutant qui mélange la haute technologie et le mysticisme.
La fraternité du Panca ravira les fans inconditionnels autant que ceux qui découvriront un livre de science-fiction pour la première fois.
 
Bonne lecture ! 
 
Hayat Slimani

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Suhner - Vestiges - Psychovision
Posté 14 mai 2012 -
Sur la planète Gemma, ou plutôt dans son orbite, vogue un gigantesque vaisseau spatial, sa particularité étant qu'il n'a rien d'humain. Ce vaisseau est donc là sans que personne n'en connaisse l'origine et l'histoire, bien qu'il intéresse beaucoup de monde. Sur la planète même, une équipe de scientifiques s'apprête à aller explorer une partie de la planète où se trouverait d'autres artefacts extraterrestres...
 
Et voici la nouvelle saga de SF Française publiée par L'Atalante, l'éditeur qui a publié Pierre Bordage, Roland C. Wagner, Olivier Paquet, Vincent Gessler, Anne Fakhouri ou encore Jeanne A-Debats. Entre les auteurs confirmés et les débutant prometteurs, cet éditeur s'est donc imposé comme une valeur sure de l'imaginaire francophone et une nouvelle saga débarquant chez eux est toujours une bonne surprise.
Quantika débute pourtant de manière assez traditionnelle avec une planète aux mains d'entrepreneur peu scrupuleux et un réseau de résistance qui veut éviter le triste destin de la Terre à leur nouvelle demeure. Au milieu de ça, une équipe de scientifique donne dans l'archéologie extraterrestre et essaye de trouver où ont bien pu passer les anciens locataires de Gemma, dont la principale trace est un gigantesque vaisseau abandonnée.
Cette équipe est d'ailleurs décidée à explorer la planète à la recherche d'autres vestiges, mais ce qu'ils ignorent, c'est que l'une d'entre eux sait très bien où ils vont et ce qu'ils vont y trouver, car les monuments enfouis à cet endroit, elle les a vus dans ses rêves. Plus, l'expédition s'approche et plus la jeune femme semble perdre pied et se livre à des transes étranges, parlant une langue qui n'est pas humaine.
Si le début peut faire penser à un classique roman de "Big Dumb Object" et de "Rencontre du troisième type", il part très vite sur autre chose, sur une histoire lorgnant plus sur le fantastique que la Hard-SF avec des rêves et des transes semblant trouver leurs origines dans une civilisation ancienne, mais également une menace sous-jacente qui ne semble qu'attendre son heure pour sortir de l'ombre.
On est donc dans du fantastique assez classique avec une héroïne ayant des rêves et des cauchemars qui semble mettre sa santé physique et mentale, où une créature étrange se balade dans les ravins de la planète. Tous ces personnages et événement font monter la tension tranquillement, devenant de plus en plus intrigant au fur et à mesure que l'on tourne les pages et que les mystères se dévoilent peu à peu.
Et c'est ce mélange qui fait de Vestige un roman passionnant et captivant, car Laurence Suhner nous propose un type de récit qui est finalement trop rare. Ceci-dit, le roman est aussi très bien écrit, très fluide et un véritable planet-opéra, Gemma étant en plus d'un décor un véritable personnage de l'histoire avec ses secrets et sa personnalité. Autant qu'une gigantesque étendue glacée et un environnement hostile, elle est un protagoniste à part entière.
Les autres personnages sont un peu les bémols de cette histoire, que ce soit l'adolescente rebelle, l'amoureux secret et éconduit, la scientifique hautaine, le père trop occupé, le rebelle obstiné et bien entendu les méchants mercenaires. Pourtant l'auteur arrive à tous leur donner vie et à les rendre attachants grâce à leurs qualités, leurs défauts et surtout à leurs peurs devant cette menace issu d'une technologie incompréhensible par l'Homme.
 
Mélangeant drames humains et dangers surnaturels dans un environnement cosmique, Vestiges est un roman enthousiasmant et le premier volume d'une trilogie qui devrait se révéler passionnante en jouant habilement avec les codes de la science-fiction et du fantastique. Pour son premier roman, Laurence Suhner frappe donc très fort et permet à L'Atalante de confirmer une nouvelle fois la qualité de son catalogue.
 
Note : 9 /10
 
Steggtegg
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