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Terry Pratchett / Stephen Baxter

La Longue Terre

La Longue Terre

Date de parution : mai 2013

Série : La longue Terre

Traduit par : Mikael Cabon
Illustrateur : Raphaël Defossez


ISBN13 : 9782841726370

Nombre de pages : 384
Prix : 21,90 €
État : disponible

Dans les vestiges calcinés du domicile d’un scientifique discret, l’agent Monica Jansson découvre un curieux gadget : un boîtier abritant du fil de cuivre, un commutateur et… une pomme de terre. Ce « Passeur » est la porte d’entrée universelle que tout un chacun peut fabriquer pour accéder à une infinité de Terres parallèles sans présence humaine : il suffit d’un pas, un seul pas, vers l’est ou vers l’ouest.
La découverte de cette « Longue Terre » sans limites va bouleverser à jamais l’humanité. Si une ère nouvelle s’ouvre aux pionniers, les gouvernements sont moins enthousiastes à la perspective de tous ces mondes incontrôlables. Et que de questions sans réponse !
Auxquelles certains vont s’atteler. La plus improbable des missions d’exploration se prépare. À bord d’un dirigeable prennent place Josué Valienté, un jeune homme doué du talent de passer d’un monde à l’autre sans assistance mécanique, et Lobsang, une intelligence artificielle extravagante qui fut un réparateur de motocyclettes tibétain dans une vie antérieure. Un voyage aux confins de la Longue Terre les attend… Deux des plus grands noms des littératures de l’imaginaire, Terry Pratchett et Stephen Baxter, se sont associés pour composer ce roman virtuose. « Tout est possible de la part d’un excentrique, disait Jules Verne, surtout quand il est anglais. » Alors, s’ils sont deux…
  • Revue de presse
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Pratchett/Baxter - La Longue Terre - Niouxy
Posté le 24 juin 2013 -

Deux de mes auteurs préférés se réunissent pour écrire une trilogie. Terry Pratchett, connu pour la série Discworld et son humour inégalable, s’associe au génie de la hard science-fiction, Stephen Baxter, pour nous pondre un premier tome plutôt sympathique : La Longue Terre.

Les plans d’un drôle de dispositif, affublé d’une patate, viennent d’être dévoilés sur l’internet 2.0. Petits et grands s’empressent de fabriquer leur propre machine à voyager vers des mondes parallèles. Imaginez un univers où les mondes se superposent comme un mille-feuille, il suffit d’un pas pour franchir la mince frontière qui les sépare. Les conséquences d’un tel voyage sont fâcheuses : vomissement, étourdissement, fatigue. Mais un homme ne ressent pas ses désagréments et n’a même pas besoin de machine (appelé Passeur) pour se balader de monde en monde : Josué Valienté. Il va s’associer avec une IA nommée Lobsang, anciennement réparateur de motocyclettes tibétain, à la découverte de ces étranges mondes au commande d’un dirigeable. A eux deux, ils vont tenter de répondre aux mystères qui entourent ces mondes : combien y en a t-il ? Y a t-il même une fin ? Sont-ils habités ? Comment les passeurs fonctionnent-ils ? 

L’écriture y est fluide et l’aventure s’enchaîne rapidement sans pourtant nous donner autant de réponses que l’on voudrait. Les quelques touches d’humour et pointes de loufoqueries (que l’on peut attribuer à Pratchett, je le présume) se mélangent parfaitement au style plus sérieux et technologique de Baxter. Le tout restant léger et à la portée de tous.

On attend donc avec impatience le second opus de cette trilogie. Pour les plus coléreux d’entre nous, la suite sera disponible dès le 18 juin dans la langue de Shakespeare sous le doux nom de The Long War. A paraître donc dans notre magnifique pays, courant 2014… 

Niouxy

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Pratchett/Baxter - La Longue Terre - Un papillon dans la lune
Posté le 25 juin 2013 -
Le pitch :
Dans les vestiges calcinés du domicile d’un scientifique discret, l’agent Monica Jansson découvre un curieux gadget : un boîtier abritant du fil de cuivre, un commutateur et… une pomme de terre. Ce « Passeur » est la porte d’entrée universelle que tout un chacun peut fabriquer pour accéder à une infinité de Terres parallèles sans présence humaine : il suffit d’un pas, un seul pas, vers l’est ou vers l’ouest.
La découverte de cette « Longue Terre » sans limites va bouleverser à jamais l’humanité. Si une ère nouvelle s’ouvre aux pionniers, les gouvernements sont moins enthousiastes à la perspective de tous ces mondes incontrôlables. Et que de questions sans réponse !
Auxquelles certains vont s’atteler. La plus improbable des missions d’exploration se prépare. À bord d’un dirigeable prennent place Josué Valienté, un jeune homme doué du talent de passer d’un monde à l’autre sans assistance mécanique, et Lobsang, une intelligence artificielle extravagante qui fut un réparateur de motocyclettes tibétain dans une vie antérieure. Un voyage aux confins de la Longue Terre les attend… 

Mon avis :

J'ai repéré La Longue Terre dès son arrivée dans les futures parutions de L'Atalante, pour plusieurs raisons. Un, c'est un roman de Terry Pratchett. Deux, il l'a écrit avec son compatriote Stephen Baxter, que je souhaitais découvrir. Trois, c'est une histoire de terres parallèles qui m'avait l'air bien alléchante. Quatre, le titre se trouve être très intriguant. Bon j'arrête. Ah oui la couv' est chouette aussi. 

La Longue Terre est le nom que l'on donne aux multiples terres parallèles auxquelles la plupart des gens peuvent accéder depuis le jour du Passage. Il leur suffit pour cela d'avoir fabriqué un dispositif appelé Passeur dont on trouve le schéma sur internet, fort simple d'ailleurs. Mais certains, étonnemment, n'ont aucun besoin de l'engin pour passer... C'est le cas de Josué, né en passant ! C'est la raison pour laquelle Lobsang, IA considérée comme la réincarnation d'un réparateur de mobylette tibétain, le choisit comme compagnon pour entreprendre son exploration de La Longue Terre, en dirigeable s'il vous plait. (On a la classe ou on l'a pas.)

Il y a tant de choses à dire sur ce roman ! (...) Arrivée à la moitié, je n'avais pas envie de m'arrêter tout en n'ayant pas l'impression d'avoir réellement commencé ma lecture. Et voici que c'est un coup de cœur, finalement. Je dois dire que La Longue Terre est un roman qui se mérite, mais tellement foisonnant et riche !

"Il enfila un tee-shirt avec le slogan imprimé : Pas de panique ! Sur une autre Terre, c'est déjà arrivé."

Ce voyage entre les terres situées à l'Ouest de Primeterre est une grande réflexion sur le multivers, la vie et le reste. Sans déc' ! Il est à la fois déconcertant, avec ces Terres qu'on croit d'abord toutes vides, et remuant, avec toutes ces réflexions qu'il suscite. On y abordera, dans le désordre, le colonialisme (dont un chapitre sur les aborigènes d'Australie parfaitement édifiant), la politique (qui se fait bien démonter), les extrémismes, la métaphysique, la conquête de l'Ouest, l'évolution, la famille (l'une d'elles abandonne son fils sur Primeterre, un phobique du Passage, pour partir vers l'Ouest), l'écologie, les américains, les sciences, l'anthropologie... Je vous dis, ça foisonne, ça déborde, c'est franchement géant.

"- Ma conclusion préliminaire provisoire, à propos, est que Dieu n'existe pas. Sans vouloir vous vexer.
- Il n'y a pas de mal.
- Par conséquent, je dois découvrir ce qui existe à la place."

Tout au long de la lecture nous accompagne un petit côté pince-sans-rire plutôt sympathique. Ne vous attendez pas à retrouver l'humour de Pratchett dans toute sa splendeur, par contre on y devine sa causticité légendaire.
Les références directes ou indirectes sont nombreuses, à des auteurs comme Douglas Adams, Jules Verne ou Tolkien, à des séries comme Star Trek, à des films comme Indiana Jones, à des artistes comme Salvador Dali dont j'ai cru reconnaitre quelques créatures au gré des voyages entre les Terres, aux légendes comme les Trolls, les Elfes... Ceci n'est qu'un échantillon, et je suis sûre que les trois quarts m'ont échappé. Le tout début, première page, m'a fait penser au Dormeur du Val de Rimbaud qui se réveillerait, ne sachant s'il est vivant ou mort. Je vous cite un autre passage :

"Rappelez vous, Josué, que vous n'avez pas remonté le temps, ni fait un bond dans le futur. Vous vous êtes aventuré très loin le long des branches de l'arbre des probabilités, sur une planète où des événements aléatoires ont régulièrement fait place nette de la majorité des êtres vivants au profit de l'innovation évolutionniste. Dans chaque réalité traversée, toutefois, le résultat varie dans des proportions plus ou moins considérables..."


Pour résumer, il y a tant de choses à dire sur La Longue Terre que je préfère maintenant me taire et vous laisser le découvrir par vous-même. C'est un roman excellent, différent de ce que l'on lit habituellement et qui se mérite. Partez en voyage dans La Longue Terre et vous m'en direz des nouvelles (si vous ne vous faites pas déchiqueter par un Elfe) !

Note : 5/5

Lune

 

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Pratchett/ Baxter - La longue terre - forum Elbakin
Posté le 18 juillet 2013 -

Quand mon auteur de Fantasy favori rencontre mon auteur de SF préféré, le cocktail ne peut être que détonant ! Imaginez donc : il serait possible de voyager, avec l'aide d'un simple appareil basé sur une pomme de terre (un Passeur), à travers une infinité de Terre parallèles à la notre. Quand la nouvelle se répand grâce à Internet, c'est une nouvelle ruée vers l'or qui commence.

Et c'est là que notre héros, Josué, intervient. Grâce à sa capacité à voyager sans l'aide d'un Passeur, il est recruté pour accompagner Lobsang, un réparateur de motocyclettes tibétain réincarné dans un circuit électronique (ce qui lui procure l'omniscience et le savoir universel), afin de cartographié la Longue Terre, cet enchaînement de Terres.

L'association des deux auteurs fait vraiment merveille : on retrouve toute la verve de Sir Terry, qui, accompagnée de la maestria de Baxter pour créer des univers de SF crédibles, donne un mélange détonnant. Mais plus que l'histoire en elle-même, ce sont les questions qu'elle pose qui forme le ciment de l'ouvrage : comment l'humanité gère-t-elle son environnement ? Comment cela se passerait-il si l'humanité se retrouvait fondamentalement divisée entre passeurs-nés, et phobiques, qui ne peuvent voyager entre les Terres ? Sommes-nous vraiment seuls sur Terre ? D'où venons-nous ?

Bref, des questions existentielles, que le lecteur est amené à se poser durant sa lecture. Mais contrairement à un aride traité de philosophie, ce questionnement coule de source à la lecture de l'ouvrage, et c'est là le grand point fort du roman à mes yeux.

Mention spéciale à Lobsang, qui est vraiment un personnage unique en son genre (on sent la patte de Pratchett derrière lui).

A lire de toute urgence !

Gilthanas - forum Elbakin

 

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Pratchett, Baxter - La longue Terre - Journal semi-littéraire
Posté le 20 août 2013 -

Je crois que j'ai perdu l'habitude de bloguer... pourquoi, comment, les explications se bousculent, mais je vais les laisser mûrir un peu avant de décider quoi que ce soit... comme d'ouvrir un autre blog ailleurs, par exemple. Juste histoire d'avoir l'impression de faire peau neuve.

Ceci dit, si je ne blogue plus, je lis. D'ailleurs, je reviens en douceur avec ma dernière lecture pour le pur plaisir : La longue Terre, issu des plumes associées de Pratchett et Baxter.

Imaginez qu'un inventeur génial trouve un moyen d'une simplicité extrême pour voyager entre les mondes, par exemple à partir de quelques transistors, quelques vis et une patate. Impossible bien sûr de prendre au sérieux un tel bricolage, ce sont donc les enfants qui testeront les premiers... et feront moins les malins une fois arrivés dans la forêt du monde d'à côté. Heureusement, un certain Josué Valiente, enfant du foyer, ne se laisse pas impressionner par si peu : il fait partie de ces quelques individus qui peuvent passer naturellement et l'ignoraient, faute d'avoir jamais essayé.

A l'est comme à l'ouest de notre monde, la Terre est la même, à ceci près que l'humanité ne s'y est jamais développée et que de subtiles différences se font sentir. Chaque fois, quelque part, quelque chose a changé au fil des siècles. Quoi qu'il en soit, les hommes profitent de l'aubaine de ces terres inexploitées et inhabitées, et une nouvelle conquête de l'ouest (et de l'est bien sûr) débute, tandis que transTerre, filiale de Black Corporation lance plusieurs années plus tard une formidable exploration des mondes. Celle-ci est dirigée par Lobsang, tibétain réincarné en I.A. (qui semble réussir le test de Turing), à bord d'un dirigeable et... le meilleur assistant humain semble être Josué maintenant adulte.

Voilà un roman qui fait du bien ! Une pointe d'humour toujours présente, l'exploration des mondes à laquelle on se laisse prendre tandis qu'un mystère apparait, une rencontre finale colossale... les tomes suivants (deux seraient prévus) vont se faire attendre. Mes neurones d'analyse sont au point mort ce soir, et je me contenterai de rappeler une évidence : si j'aime la SF, c'est aussi parce qu'elle fait voyager, et en voilà du dépaysement...

Journal semi-littéraire

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Pratchett/Baxter - La longue Terre - phénixweb
Posté le 22 août 2013 -

L’agent Monica Jansson, enquêtant sur la disparition d’un scientifique, découvre un étrange boitier qui va révolutionner le monde. Même s’il est composé de fil de cuivre, d’un commutateur et d’une pomme de terre, cet objet représente la plus importante découverte du genre humain depuis l’invention du feu. En effet, cet outil, vite dénommé un Passeur, permet de se déplacer vers des Terres parallèles, qui semblent exister en nombre infini.

C’est bien évidemment une révolution pour les sociétés, les gouvernements, et tous les habitants du monde. L’intégralité des rapports sociaux doit être repensée, et l’humanité pressent une nouvelle liberté, une nouvelle abondance. Pourtant, comme lors de toute invention humaine, des problèmes surgissent et Josué Valienté, un passeur surdoué, va devoir partir à la découverte des Terres parallèles pour aider l’humanité.

Malgré la présence de Terry Pratchett et de la pomme de terre, ce roman n’est pas humoristique. Les problèmes liés à la découverte des Terres parallèles sont multiples et se développent jusqu’à leur paroxysme. La vision des deux auteurs est plutôt pessimiste sur l’Homme, incapable de saisir la chance qui s’offre à lui. L’exploration des différentes Terres est plaisant, même si quelques passages apparaissent un peu convenus.

Les deux auteurs mêlent allègrement le voyage dans les mondes parallèles, l’existence d’une I.A. exceptionnelle, la présence d’extraterrestres. Le tout demeure cohérent, même si de nombreuses interrogations restent en suspend à la fin du livre. Même si ce roman ne contient rien de révolutionnaire, c’est à une belle ballade que S. Baxter et T. Pratchett nous convient.

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Pratchett/Baxter - La longue Terre - Quarante-deux
Posté le 09 septembre 2013 -

Je viens d'apprendre une nouvelle passionnante au sujet des imprimantes à trois dimensions. Il s'agit pour les chercheurs de la NASA de mettre au point, en vue d'un futur voyage vers Mars, une imprimante à pizza qui permettrait aux spatio-astro-cosmonautes de se nourrir d'une manière diversifiée au cours de leur très long voyage.

J'imagine la difficulté de synthétiser déjà les trois composants essentiels, la pâte, le coulis de tomate, la mozzarella dans les trois cartouches au format PTM de l'imprimante, sans compter, afin de varier les menus, les apps supplémentaires, sicilienne, napolitaine, romaine, reine, etc.

Dans un certain sens, et loin d'établir une comparaison malveillante, La Longue Terre, roman de Terry Pratchett et Stephen Baxter qui vient de paraître aux éditions l'Atalante, évoque un projet similaire. Comment réunir en effet deux écrivains aussi opposés dans leur style et dans leurs idées pour produire un artefact littéraire assimilable par un lecteur lambda (qui doit accueillir par une température de 2,2 kelvins une superfluidité mentale et une conductivité intellectuelle très élevée) ?

Détective critique et féru de mystère, je me suis lancé sans tarder dans la lecture de cet ovni éditorial.

L'idée de départ est plaisante. Willis Linsay a créé un appareil improbable dont la technologie est facile à assimiler par le commun des mortels. Il suffit de placer une pomme de terre en son centre pour “passer” dans une suite interminable de terres parallèles Est-Ouest. Toutes vierges d'Humanité, aux climats fort disparates, peuplées de faunes et de flores d'une infinie variété. Pas de problème pour y voyager, à part un coup au plexus qui provoque de fortes nausées.

Sauf pour le très jeune Josué Valienté, passeur naturel qui, en sauvant de jeunes imprudents égarés dans la longue terre, va acquérir une vraie notoriété. Je ne dirais pas internationale, car le roman est d'un américanocentriste parfois déplaisant. Ce qui n'a rien d'étonnant de la part de deux écrivains anglais.

Des années plus tard, un distributeur de boisson nommée Lobsang qui se prétend un ancien mécanicien tibétain, sans doute par allusion à Lobsang Rampa auteur de volumes insipides à propos du corps astral qui connurent un immense succès, va proposer à José d'explorer la longue terre pour vérifier si elle se termine quelque part.

Lobsang est-il une IA ou un humain ? Nous n'en saurons rien.

Mais il possède tant d'apparences diverses et de sauvegardes que Pratchett et Baxter peuvent sans problème lui consacrer le nombre de volumes qu'il leur plaira.

Je n'entrerai pas dans le détail de ce roman paresseux semé de quelques perles, de soubresauts d'humour, d'aperçus originaux sur l'installation des pionniers, sur la façon dont leur départ vers ces terres nouvelles va déstabiliser l'équilibre des sociétés. Son principal intérêt réside dans la confrontation entre ses deux auteurs qui, visiblement, s'entendent à merveille. Le premier s'ingéniant à faire passer l'idée que les elfes et les trolls proviennent sans doute de la longue terre et nous envahissent peu à peu.

Le second disserte sur les principes de l'évolution à travers les terres parallèles. L'un et l'autre s'unissent autour d'une idée forte : si elle n'a pas l'occasion d'entreprendre la conquête de nouveaux territoires pour assurer son avenir, l'Humanité ira à vau-l'eau.

En somme, de vrais auteurs de SF qui, même s'ils ne disposent que d'une imprimante à 2D, concourent à nous embarquer en se divertissant vers d'autres dimensions.

Philippe Curval - Quarante-deux
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Pratchett/Baxter - La Longue Terre - Macrocosme
Posté le 01 octobre 2013 -

Lorsque deux auteurs talentueux aux mondes totalement différents s'associent, on peut s'attendre à tout. C'est exactement ce qui arrive avec ce roman qui s'organise autour d'univers parallèles auxquels on peut accéder grâce à un dispositif un peu loufoque à base de pommes de terre. En utilisant cet appareil, il est possible de coloniser des mondes vierges où l'on peut construire sa propre utopie. Interrogation sur l'âme humaine, sur sa capacité à se réinventer - ou pas - La Longue Terre est un roman intelligeant et d'une rare justesse, qui aborde aussi les thèmes de l'intelligence artificielle, de l'évolution et de l'économie.

Denis Labbé - Macrocosme (automne 2013)

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Pratchett/Baxter - La Longue Terre - Les Vagabonds du Rêve
Posté le 04 octobre 2013 -
On ne dira jamais assez les vertus de la pomme de terre si deux auteurs pareils peuvent s'attacher à son utilisation. 
Auteurs très différents ? Oui, par ce qu'ils traitent habituellement et par la manière. Non par la rigueur toute scientifique qu'ils apportent à l'écriture. Parce que l'imagination de Pratchett, si décalée qu'elle puisse paraître, n'empêche pas la cohérence avec laquelle il a bâti le Disque-Monde. Avec cette différence majeure qu'il en efface soigneusement toutes les traces au fur et à mesure de son passage. Impossible lorsque l'on rédige à quatre mains. 
On en trouvera donc de gros morceaux dans la Longue Terre après avoir admis le postulat de départ, le Passeur, conçu par Willis Linsay. Un petit appareil fort simple composé d'un boîtier et quelques fils de cuivre fonctionnant grâce à l'énergie d'une pomme de terre, que l'agent Monica Jansson a découvert dans les ruines calcinées qui furent la maison de l'inventeur. 
Invention très simple à première vue – un placebo même, qui sait, puisque certains, comme José Valiente ou Sally Linsay, n'en ont même pas besoin – mais qui permet de se transporter dans une terre parallèle. 
Non, pas une terre parallèle, une infinité de terres parallèles. Toujours au même endroit mais qui est ailleurs. Il suffit d'un pas de côté. Ainsi, en partant de Madison, dans le Wisconsin, on se retrouve de saut en sauts immobiles... eh bien, à Madison. Sauf que, dans cette terre-là, il n'y a jamais eu de Madison mais des forêts ou... ou... Mieux, encore, il n'y a personne ! 
Normal que le gouvernement et la police aient l’œil. Que dire d'un voleur qui disparaît brutalement et qui se retrouve ailleurs quelques pas plus loin ? À condition, bien sûr, que ce soit sans objet de fer car le fer ne passe pas (pas de chance pour les boucles de ceinture si elles tiennent votre pantalon). Non qu'il n'en existe pas mais il faut extraire le minerai et le fondre sur place. 
Pour les impôts et taxes, pas de problèmes : il suffit que le gouvernement d'un pays s'étende à tout son territoire, parallèles compris. Ainsi tout le monde sera-t-il heureux puisqu'on pourra choisir son lieu de vie et ceux avec qui on la partagera dans une de ces terres. Du moins tant que ceux qui ne peuvent réussir à passer n'en prennent pas ombrage. 
Néanmoins, il s'agit d'un tel enjeu que les scientifiques ne peuvent l'ignorer. Si la jeune Sally a pu partir en catimini à la recherche de son père, José Valienté, pisté par l'agent Jansson, il va être recruté, lui, bon gré mal gré, par l'institut transTerre pour un voyage de reconnaissance en dirigeable à travers toutes ces terres. 
Il y sera accompagné et piloté à tous les sens du terme par une IA très particulière, Lobsang, réincarnation affirmée d'un mécanicien tibétain en motocyclettes présentement sous forme de distributeur de boissons. 
Leur long voyage, peu mouvementé si ce n'est par les discussions, est censé être à usage documentaire. Il s'avère plutôt un jeu d'interrogations sur le monde comme il va, ou pourrait aller. 

Il y a du Micromégas dans ces observations qui touchent à tous les domaines. Pratchett a toujours l'art d'aborder les sujets les plus sérieux sous des dehors farfelus. Peut-être est-ce particulièrement visible dans ce roman-ci sous l'influence de Baxter. La réflexion n'y perd pas, ni l'abondance de références.

 

 Hélène M.  - Les Vagabonds du Rêve (26 septembre 2013)

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Pratchett/Baxter - La longue Terre - Le capharnaüm éclairé
Posté le 16 octobre 2013 -

Aujourd'hui, je vous propose une immersion hors du commun issue de la rencontre de deux grands noms de la littérature de genre : Terry Pratchett et Stephen Baxter. Personnellement, je suis un inconditionnel du premier et de son univers fantasy ubuesque et drôlatique au possible (voir ici). J'ai d'ailleurs déjà eu l'occasion d'en parler au Capharnaüm Éclairé. Ici, Pratchett s'attaque à la science fiction en compagnie d'un spécialiste de la hard science-fiction basée sur des découvertes technologiques et scientifiques attestées. Cette collaboration et le mélange qui en découle sont détonants et la lecture de cet ouvrage m'a procuré un plaisir à la fois rare et durable.

Tout commence quand un scientifique trouve le moyen de "passer" d'une Terre à une autre. Ce que les humains ne savaient pas jusque là c'est qu'à côté du monde tel que nous le connaissons, il existe une multitude de terres parallèles qui ne demandent qu'à être explorées. Ces mondes sont très proches de celui que nous connaissons même si l'évolution s'est effectuée légèrement différemment. Très vite, à côté des humains qui utilisent un mystérieux boitier pour traverser les mondes, on se rend compte que certains le font naturellement sans appareillage. C'est l'un d'entre eux, Josué, que nous suivons durant la majeure partie de l'ouvrage, accompagné d'une IA (Intelligence Artificielle) dénommée Lobsang, dans la découverte de ces nouvelles terres. Ils vont tout de même en traverser plus de deux millions ! Le but de cette exploration lui est étranger car Lobsang lui cache les véritables objectifs de ce voyage quasi initiatique. Que recherche vraiment la black-corporation, initiatrice de ce périple hors du commun? Qu'y-a-t il au bout de cette boucle qui paraît sans fin? Quel est ce mystérieux péril qui semble menacer tous ces mondes? La réponse ne viendra qu'à la toute fin de l'ouvrage.

Les auteurs intercalent des chapitres qui nous présentent d'autres personnages qui s'avèreront peu à peu très importants pour la quête principale et épaissiront un background déjà particulièrement fourni. On fait ainsi connaissance avec Monica Jannson, un agent des forces de l'ordre qui se trouve être à l'origine de la découverte du fameux passeur qui permet d'aller et venir entre les mondes. On suit aussi la famille Green dont les différents membres ont un rôle à jouer dans la trame principale et ils témoignent que des choix et problèmes familiaux peuvent avoir de grandes conséquences dans l'histoire de l'humanité. On croise aussi de nouvelles communautés installées depuis peu sur les territoires de la longue terre et qui essaient de fonder de nouveaux mondes avec leurs propres règles. Cela, bien évidemment, a des répercussions sur la primeterre (notre Terre d'origine) et ne plait pas aux fous de Dieu et aux États qui voient leurs pouvoirs régaliens mis à mal (notion de territoire qui devient floue, le souci de l'aide aux nouveaux pionniers, les risques terroristes...). Autant de sujets sérieux qui sont remarquablement traités dans cet ouvrage vraiment pas comme les autres.

Bien que dense, ce volume se lit très aisément. Pas besoin d'être un spécialiste de SF pour lire et apprécier cette Longue Terre. D'ailleurs, on ne peut que souligner le talent de Steven Baxter pour vulgariser sans raccourcis les concepts les plus complexes (remarquable passage sur la différence entre la physique et la physique quantique). La langue est facile d'accès, sans boursoufflures stylistiques. Le rythme est soutenu et l'on s'ennuie jamais tant les auteurs maîtrisent avec maestria leur histoire et tous ses déroulés annexes. On retrouve aussi l'ironie et l'humour de Pratchett même si ici, il se fait plus discret que dans les Annales du disque-monde, et que la comédie est plus un moyen qu'un but en soi. Nous ne sommes donc pas devant une oeuvre parodique mais bel et bien devant un grand et bon livre de SF qui traite de sujets classiques dans ce genre particulier mais avec un esprit neuf et sans limite de ton lénifiant ou moralisant: le développement humain et sa logique (technologie, écologie, modèle de développement...), les mystères de l'âme humaine (l'amour, la jalousie, l'envie et tant d'autres sentiments bien humains), la solitude et sa nécessaire rupture pour la survie, la conscience de soi et des autres...

Au final, cette lecture fut un ravissement de tous les instants. Ce voyage est unique en son genre et tous les amateurs de la SF y trouveront leur compte entre univers riche et foisonnant, space-opéra intimiste et réflexions plus générales sur l'avenir de l'espèce humaine. Le tout est servi sur un ton à la fois épique et humoristique ce qui rend cette expérience inoubliable. Un must donc qu'il serait dommage de rater !

 

Nelf - Capharnaüm Éclairé

 

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Pratchett/Baxter - La longue Terre - RSF blog
Posté le 08 février 2014 -

Voila un roman pour lequel j'ai un ressenti ambivalent et pour lequel j'ai un mal fou à écrire un billet. Ma lecture remonte à assez loin (juillet 2013) mais son souvenir reste très frais, ce qui constitue un bon signe malgré les réserves que j'émets sur ce roman. Les attentes suscitées par la réunion de deux grands noms de la SF et de la Fantasy étaient peut-être trop grandes ? J'attendais un roman vertigineux et drôle, piquant et intelligent, un roman qui allait apporter sa pierre à l'édifice Science-Fiction. Pas obligatoirement un roman révolutionnaire mais un texte qui bouscule. Au lieu de ça, j'ai eu un roman divertissant, amusant, intéressant mais qui balise un peu trop les sentiers largement explorés. Le roman n'a pas à rougir de ce qu'il est pourtant. J'ai pris beaucoup de plaisir à le lire : bien écrit, bien traduit mais il manque quelque chose dans la forme (son intrigue linéaire ne l'aide pas) et sur le fond pour le faire passer de chouette à excellent.

Tout part d'une pomme de terre. Je suppose que beaucoup d'écoliers ont fait l'expérience scientifique de la pomme de terre transformée en pile. Pratchett et Baxter vont plus loin : leur dispositif à base de pomme de terre devient un passeur entre les mondes, entre des terres parallèle.Un pas vers l'ouest ou l'est et hop ! nous voici sur une nouvelle terre : la Longue Terre. Certains humains se découvrent la faculté de passer sans dispositif, d'autres se révèlent incapable de passer tout court. Bientôt c'est la ruée vers la Longue Terre, nouvelle terre promise, essaimage et colonisation, promesse de repartir de zéro et de rebâtir une civilisation en mieux. Et puis, il y a les curieux qui veulent savoir combien de Terre existent, des explorateurs d'un nouveau genre comme Lobsang, une intelligence artificielle excentrique (si, si ça existe). Lobsang recrute Josué Valienté, un jeune homme naturellement doué de la faculté de passer d'une terre à l'autre. Ensemble, à bord d'un dirigeable, ils passent de mondes en mondes jusqu'à découvrir qu'une menace se profile à l'horizon, si tant est que la longue terre en ait un. 

La grande réussite de ce roman tient en trois points. Les personnages, tous bien construits, reflètent bien la diversité de l'humanité (ou pas) dans toute sa splendeur et, parfois, dans toute sa connerie. L'humour sous-jacent et certains dialogues croustillants assiasonnent le roman d'une touche de piquant. Le tout mis en musique par une écriture fine (et que je juge bien traduite). L'écriture à quatre mains leur sied bien, à ces auteurs anglais. Le bat blesse un peu sur l'histoire. L'intigre n'est guère palpitante et avance à un rythme parfois trop indolent, la succesion de mondes visités engendre parfois une forme de monotonie que les dialogues Lobstang/Valienté ne parviennent pas à briser tout à fait. A 100 pages de la fin, j'ai commencé à m'inquiéter : la résolution de l'intrigue semblait encore loin. Je me suis inquiétée pour rien, la fin a su se montrer à la hauteur de mes attentes (même s'il ne s'agit que d'une résolution partielle et  qu'elle se trouve un poil précipitée) mais j'ai quand même maudit les auteurs pour leur dernière phrase. Celle-ci ne me donne pas d'autre choix que de lire la suite.

 

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Pratchett/Baxter - La longue Terre - Babelio
Posté le 02 avril 2014 -

Si vous pensez qu'à l'ouest, rien de nouveau, sachez que dans un futur proche, un génial scientifique a mis au point une machine utilisant l'électricité produite par une pomme de terre pour ouvrir les portes menant vers une myriade de terres parallèles (soit vers l'ouest, soit vers l'est…pas dans le vrai sens géographique du terme mais parce qu'il fallait bien donner une idée de sens ou de direction pour s'y retrouver). Machine au demeurant très simple à fabriquer et par souci d'égalité sociale, notre génie diffuse les plans de montages sur la toile…et du coup crée le buzz ultime ! Après une journée un peu chaotique mais révolutionnaire qui sera baptisée le « Jour du Passage », quelques tâtonnements, quelques essais et erreurs, la découverte de certaines modalités pratiques (le fer natif ne résiste pas aux passages au contraire des autres métaux), une bonne partie de l'humanité peut enfin s'aventurer dans la « longue Terre » : il va sans dire que cette aventure va bouleverser tout le système géopolitique, social, philosophique, scientifique de notre bonne vieille Terre, bientôt rebaptisée primeTerre.

Bienvenue dans une nouvelle ruée vers l'Ouest symbolique, plus besoin de coloniser l'espace quand on a une infinité de Terres à sa disposition…ça semble si simple, si romantique, si idyllique […] La longue Terre source d'espoir, de renouveau, de découvertes mais aussi de convoitise et de jalousie…et puis, sommes nous seuls dans le multivers ?…It's A Long Way To Tipperary…

Je l'avoue, j'ai un faible pour les histoires d'univers parallèles, qu'elles soient fantasy, uchroniques ou hard science…et je vous avoue également que j'ai été assez déstabilisé par le début de l'histoire, néanmoins, les auteurs sont arrivés assez vite à me mettre sur les rails en distillant les réponses aux questions que je me posais tout en amenant d'autres questionnements…

C'est donc accompagné de Josué, humain surdoué (je n'en dis pas plus) et de Lobsang […] IA suprême ou tibétain réincarné dans une machine ( bzzzzzzzzz, disque dur en route, bzzzzz Josué/Joshua-Wargames, bzzzzzz, Rampa/De bons présages, les 3 soleils de Vinéa/le père de Khany dans une petite boîte) que je me suis laissé porté, transporté, emporté dans ce dirigeable aux confins de
La longue Terre (bzzzzzz, re disque dur, dirigeable, Ile sur le toit du monde, bzzzzz, Hypérion, Dan Simmons) en assistant aux déboires et découverts de ces nouveaux colons (Bzzzzz, colon, Alvin le faiseur, Orson Scott Card …bzzz,bzzz…)

Certains pourront reprocher le côté « répétitif » du survol en ballon de la longue Terre, personnellement, j'ai trouvé que cela apportait des respirations bienvenues, des petites pauses repos avant la découverte de nouvelles révélations.

J'ai volontairement fait l'impasse sur le développement d'une partie cruciale de l'intrigue…mais
La longue Terre n'est à mon avis qu'une « simple » mise en appétit…le meilleur restant peut être à venir…quoique le twist final et le titre du second opus ne laisse rien présager de bon pour nos protagonistes…

 

Fichetoux

Babelio

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Pratchett/Baxter - La longue Terre - Le galion des étoiles
Posté le 18 août 2015 -
Imaginez un instant : vous êtes sur Terre, n'importe où, avec un appareil à trois sous et demi nommé le "passeur". Grâce à lui, vous pouvez vous déplacer d'un pas vers un "est" ou un "ouest" métaphorique, sur des Terres parallèles. Et de là, vous pouvez encore faire un pas de plus, puis encore un autre... Chacune de ces Terres est subtilement différente de la nôtre, la Primeterre. Et plus on s'enfonce dans les réalités parallèles, plus les différences sont grandes. Voilà ce que nous proposent Baxter et Pratchett pour cette collaboration entre deux des plus grands auteurs de la littérature fantastique de notre temps. Et ils le font bien ! L'exploration de ces Terres est un véritable régal, une merveille, un bonheur. C'est un sommet du planet-opera !

Sur la base de ce décor, les auteurs nous proposent trois romans, dont la progression est une suite logique. Autant le savoir tout de suite : il faut lire ces romans dans l'ordre sous peine de ne rien y comprendre ! Et au sein de chaque roman, nous suivons les péripéties de plusieurs personnages en parallèle. Et ces personnages sont pour le moins fascinants ! Il y a Josué Valienté, le héros principal, qui est un "passeur-né", il peut passer sans mécanisme et sans trouble physiologique (pour les autres, il y a des nausées). Il accompagne Lobsang, une IA qui prétend être la réincarnation d'un réparateur de mobylettes tibétain. C'est là qu'on voit la touche de Pratchett... Puis il y a Sally Linsay, qui peut passer par les "points mous" sur plusieurs réalités à la fois, et son père, l'inventeur du passeur, qui a des projets troubles. Citons aussi Maggie Kauffman, capitaine de dirigeable-passeur qui va tenter de désamorcer des crises graves. Franchement, au niveau des personnages, les auteurs s'en sont donnés à coeur joie. Il y en a pour tous les goûts.
Le galion des étoiles
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Pratchett/Baxter - La longue terre - Adalana's Imaginary world
Posté le 26 juillet 2016 -

Quand j’ai entendu parler de cette collaboration entre Terry Pratchett et Stephen Baxter, deux auteurs incontournables de la fantasy et de la science-fiction, j’étais plutôt intriguée et excitée, sans trop savoir toutefois à quoi m’attendre tant leur style et leur domaine de prédilections sont différents.

Le résultat, en ce qui concerne ce premier tome en tout cas, est plutôt satisfaisant. Le roman ne manque pas de touches d’humour même si on est loin des annales du Disque-Monde et le côté scientifique est moins complexe que dans un roman de Baxter, La Longue Terre est à mon avis la balance parfaite entre ces deux auteurs.

Le récit est bien rythmé, on se balade avec plaisir entre les différentes dimensions, en se demandant constamment ce qu’on va bien pouvoir rencontrer. Par ailleurs, les questions sociologiques, économiques et politiques, même si cet aspect du roman n’est pas le plus développé, m’ont beaucoup intéressée. Bref, j’ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture.

Un premier tome qui donne envie de lire la suite, non seulement pour sa qualité mais aussi parce que l’histoire se termine sur un cliffhanger insoutenable !

 

Adalana

https://adalana.wordpress.com/2016/06/09/terry-pratchett-stephen-baxter-la-longue-terre/

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Pratchett/Baxter - La longue terre - Babelio - Virgnie34
Posté le 29 août 2016 -

Qui n'a pas rêvé de découvrir des univers parallèles et d'explorer l'infinité des mondes, de démarrer une nouvelle vie dans des terres inexplorées? Tous les grands ressorts de l'aventure et de l'exploration sont là, passés à la moulinette de l'écriture pleine d'originalité de Terry Pratchett et Stephen Baxter.

Virginie34

Babelio

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Pratchett, Baxter - La Longue Terre - Lorhkan
Posté le 14 septembre 2016 -
Étonnant, et pourtant…

Car oui, disons-le tout net, l’association des deux auteurs britanniques fonctionne à merveille ! On y retrouve par petite touches la tendance scientifique de Baxter sur certains éléments du récit, discrète, jamais trop lourde, mais aussi le goût des dialogues bien ciselés et rondement menés de Pratchett, tout comme son côté cynique et pince-sans-rire.

Mais comment tout cela s’agence-t-il ? Comme indiqué sur la quatrième de couverture reprise ci-dessus, « La Longue Terre » met l’humanité face à la situation suivante : les univers multiples existent, et peuvent être atteints à l’aide d’un artifice tout simple à la portée de tout le monde : un « passeur » composé de quelques circuits électroniques et d’une pomme de terre en guise de pile. Vierges de toute exploration humaine, ils n’attendent que le goût de l’aventure de quelques pionniers, bientôt suivis par quelques arrivistes sentant le bon coup financier, pour être explorés, puis peuplés. Car ces mondes alternatifs sont très ressemblant à notre « Prime Terre » (ainsi qu’elle est désormais appelée). C’est donc un eldorado de matières premières et autres grands espaces qui s’offre aux hommes. C’est bien évidemment une révolution sur bien des plans qui va s’opérer : finies les guerres dues au manque d’espace vital, fini le manque de ressources, etc… Il y a maintenant une infinité de mondes pour potentiellement satisfaire toute la population !

C’est dans ce contexte que Josué Valienté, un jeune homme capable de passer de monde en monde sans aide d’un passeur, va être contacté par transTerre, une filiale d’une grande et mystérieuse entreprise nommée Black Corporation (du nom de son fondateur), pour explorer la Longue Terre et tenter d’aller à son extrémité, si tant est qu’elle existe. Pour l’accompagner : Lobsang, une intelligence artificielle un brin déjantée qui dit avoir été dans une autre vie un réparateur de motocyclettes tibétain !… Leur moyen de locomotion : un dirigeable.

Ce contexte posé, on peut déjà y discerner la patte loufoque de Pratchett et l’explorateur de possibilités scientifiques Baxter. Et les deux auteurs vont laisser libre cours à leur imagination et explorer nombre de situations différentes, au gré de digressions toujours bien amenées et surtout toujours riches de sens. Ainsi le roman semble partir un peu dans toutes les directions, mais c’est un moyen pour les deux compères, qui visiblement se sont entendus à merveille, d’explorer de nombreuses pistes (les peuples colonisés qui ont la possibilité de retrouver leur terre ancestrale vierge, ceux qui tentent de faire fortune en venant sur des sites célèbres pour leur gisement d’or, ceux qui, l’esprit pionnier et la conquête de l’Ouest en ligne de mire, veulent recréer un idéal tranquille et s’affranchir du besoin de travailler pour quelqu’un d’autre, mais également les côtés plus sombres comme la criminalité ou la possible déchéance de la Prime Terre devant l’exode massif de ses habitants, etc…).

Alors certes, la première moitié du roman semble manquer de fil directeur, surtout si on ajoute à toutes ces digressions quelques flashbacks pour narrer la découverte de cette Longue Terre ou bien encore le passé de quelques personnages. Mais pourtant à aucun moment je n’ai trouvé le roman ennuyeux, parce qu’il a toujours une réflexion à offrir, mais aussi parce qu’il est porté par une plume vive (influence de Pratchett ?), offrant ainsi un récit d’une grande fluidité. Rien dans le roman n’est gratuit ou ne mène à rien, tout à un sens ou un but. Les auteurs savent où il veulent aller, et le lecteur le ressent clairement quand la seconde moitié du roman s’oriente vers une réflexion de plus grande ampleur sur l’évolution des espèces, dans laquelle l’influence de Baxter se fait clairement sentir.

« La Longue Terre » est donc un roman intelligent, plein de réflexion, mais aussi pétri de bons mots. A ce sujet, je ne peux résister à vous livrer ce petit paragraphe sur la façon dont les Français réagissent à la découverte de la Longue Terre :

« La France, par exemple, a déclaré son territoire ouvert à la colonisation dans l’ensemble du multivers pour qui désirait être français et souscrivait à un document précisant point par point ce que signifiait être français. C’était une idée courageuse, mais quelque peu desservie par le fait que, malgré un débat national passionné, il ne se trouvait pas deux Français pour être d’accord sur la définition de leur nationalité. Selon une autre école de pensée, cependant, se quereller sur ce qui déterminait son appartenance était justement l’un des critères requis pour chanter cocorico. »

Lorhkan

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Posté 01 février 2018 -

La session de janvier de réception des manuscrits est close. Avec 885 titres reçus, nous avons du pain sur la planche ! C’est pourquoi, si vous souhaitez nous envoyer votre texte, nous vous prions d’attendre que nous ouvrions une nouvelle session – nous l’espérons courant 2019. Cela dépendra du temps que nous prendront le grand nombre de textes reçus. Suivez-nous sur les réseaux sociaux au fil des mois pour plus d’informations.

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Posté 21 janvier 2013 -

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