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Becky Chambers

L'espace d'un an

L'espace d'un an

Date de parution : août 2016


Traduit par : Marie Surgers
Illustrateur : Clémence Haller


ISBN13 : 9782841727667

Nombre de pages : 448
Prix : 23,90 €
État : disponible

Rosemary, jeune humaine inexpérimentée, fuit sa famille de richissimes escrocs. Elle est engagée comme greffière à bord du Voyageur, un vaisseau qui creuse des tunnels dans l’espace, où elle apprend à vivre et à travailler avec des représentants de différentes espèces de la galaxie : des reptiles, des amphibiens et, plus étranges encore, d’autres humains. La pilote, couverte d’écailles et de plumes multicolores, a choisi de se couper de ses semblables ; le médecin et cuistot occupe ses six mains à réconforter les gens pour oublier la tragédie qui a condamné son espèce à mort ; le capitaine humain, pacifiste, aime une alien dont le vaisseau approvisionne les militaires en zone de combat ; l’IA du bord hésite à se transférer dans un corps de chair et de sang…
Les tribulations du Voyageur, parti pour un trajet d’un an jusqu’à une planète lointaine, composent la tapisserie chaleureuse d’une famille unie par des liens plus fondamentaux que le sang ou les lois : l’amour sous toutes ses formes.

Loin de nous offrir un space opera d’action et de batailles rangées, Becky Chambers signe un texte tout en humour et en tendresse subtile. Elle réussit le prodige de nous faire passer en permanence de l’exotisme à la sensation d’une familiarité saisissante.
 
Prix Julia Verlanger 2017
  • Revue de presse
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Chambers - L'espace d'un an - Cuneipage
Posté le 09 septembre 2016 -
Bienvenue dans un futur où l’homme n’a survécu qu’en quittant la planète Terre, après l’avoir rendue invivable. Les humains ne doivent leur survie qu’à la rencontre d’Aliens bienveillants, qui sont même allés jusqu’à reconnaître leurs droits de participation à l’UG (leurs nations unies). Justement, une espèce avec qui il était jusqu’à présent impossible de communiquer vient d’entrer en négociation, et le Voyageur est embauché pour creuser un tunnel permettant un accès rapide à leur planète. Le Voyageur est un vaisseau (un tunnelier, donc) plutôt moche, assez petit, dénué de grandes ambitions. Mais à son bord…
A son bord c’est un petit peu La petite maison dans la prairie et ça fonctionne tout autant ! On se prend d’une réelle affection pour cet équipage hétéroclite, constitué d’Aliens diverses et d’humains de plusieurs sortes (naître et vivre sur une planète ou en vaisseau par exemple rend les gens bien différents – mais ce n’est pas tout), sans oublier l’IA – personnage essentiel s’il en est.
C’est bourré de bons sentiments et l’on sait bien que ça ne fait pas de bonne littérature, et pourtant quel plaisir de suivre ces non-aventures (tout est basé sur les rapports entre les « gens » et, partant, sur les différents modes de comportements possibles). Il y a tous les éléments de la SF classique (des peuples très exotiques, des mentalités étranges, de la technologie, des guerres etc.) et pourtant on se sent chez soi, tout est limpide, familier, confortable.
Une suite paraît bientôt en vo, j’ai hâte.
 
Cuné - Cuneipage
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Chambers - L'espace d'un an - actusf
Posté le 30 septembre 2016 -
Encore un auteur à découvrir grâce aux Editions de l’Atalante : Becky Chambers, avec "L’Espace d’un an", nous fait découvrir la vie quotidienne d’un équipage de vaisseau spatial. Certes, le "Voyageur" n’est pas n’importe quel vaisseau, il s’agit d’un tunnelier qui creuse des trous de ver dans l’espace à la commande pour faciliter les voyages interstellaires. Et son équipage n’est pas non plus n’importe lequel : il est particulièrement bigarré, entre son capitaine, Ashby, un brave type issu de la flotte de l’Exode, celle qui a abandonné le système solaire et a été sauvée par les Aéluons, compétent et compréhensif, son pilote, Sissix, une Aandriske ressemblant à un petit dinosaure affectueux avec écailles et plumes, Artis Corbin, Caucasien pure souche né sur Encelade, roi des "enfoirés" et alguiste hors pair, le docteur et grand cuisinier Miam (son nom véritable est imprononçable), l’un des derniers de son espèce, Ohan, la paire sianate qui est seule capable, grâce à son virus, de faire les calculs nécessaires lorsqu’on est en train de creuser un trou de ver dans l’infrastrate, Kizzy, humaine extravertie et technicienne de génie, et son copain Jenks, un nain qui vit une histoire d’amour passionnée avec Lovelace, l’IA du bord. Va embarquer Rosemary, une jeune humaine de Mars qui fuit sa famille et s’est fait engager sur la base de références et de qualifications fausses. Avec elle, nous allons découvrir la vie à bord, les qualités et les défauts de chacun, mais aussi différentes planètes de la galaxie, la politique galactique, les différentes espèces et leurs rivalités, les enjeux économiques et les egos qui transcendent les espèces. Tout le roman de Becky Chambers est consacré à la différence apparente : l’autre n’est pas pareil donc il est inférieur, peu importe ses qualités intrinsèques ; cela vaut au niveau des individus comme à celui des espèces d’où le racisme ordinaire. Mais Rosemary, de par son éducation, va introduire dans le vaisseau (et par ricochet dans le jeu galactique) une composante nouvelle : la compréhension, l’intérêt pour l’autre et sa culture, ses motivations et ses sentiments. Et lorsqu’on se met à comprendre son interlocuteur, les problèmes peuvent se résoudre beaucoup plus facilement. Avec ses personnages plus ou moins sympathiques mais pour qui l’on ressent toujours une certaine empathie, son équipage dont Rosemary découvrira petit à petit qu’ils ont tous autant de squelettes dans les placards qu’elle, ses planètes aux cultures et aux sociétés parfois très étrangères - avec des descriptions dignes de Jack Vance, en particulier pour les plats et les boissons... -, sa politique galactique intrinsèquement jouée d’avance, ce roman foncièrement optimiste est un hymne à l’ouverture d’esprit, à l’intérêt pour son interlocuteur, au bon sens, à la bonne volonté et à l’intelligence, tout en évitant soigneusement l’écueil des bons sentiments dégoulinants à l’eau de rose. C’est un roman volontariste, plein d’humour - le passage sur l’horreur causée par le fait que Rosemary a mangé de la viande des mammifères élevés dans les ranchs de Mars au lieu de se contenter d’insectes comme tout le monde, vaut son pesant de grillons -, l’un de ces beaux romans de SF que l’on referme en s’étant non seulement bien évadé pendant quelques heures mais aussi en se sentant mieux, en ayant une foi renouvelée dans les capacités de l’humanité.
 
Jean-Luc Rivera - Actusf
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Chambers - L'espace d'un an - Le dévoreur de livres
Posté le 14 octobre 2016 -
Il ne faut guère plus que l’espace de deux soirées pour achever cette petite merveille de la science-fiction, écrite sous la plume délicate et merveilleuse de Becky Chambers. L’espace d’un an, en tout cas ses thématiques, n’offre que peu d’originalité en lui-même. Son originalité réside dans son approche du récit, en plus de ses thématiques.

Je me contredis ?

Certes, j’ai bien parlé de thématiques pas forcément originales dans le domaine de la science-fiction. Il n’empêche, c’est assez magistral d’aborder autant de thèmes différents sans pour autant que cela ne paraisse superficiel dans son traitement. En cause, des chapitres ressemblant presque à des nouvelles à part entière. J’ai compté vingt-trois chapitres, comptez y le nombre de récits dans le récit.

Je grossis un tantinet le trait en parlant de chapitres-nouvelles, car il y a bien un dénominateur commun : le Voyageur et son équipage hétéroclite. Bien loin d’une bande de pirate de l’espace, on a affaire à un tunnelier, appareil qui trace les routes de l’espace dans l’infrastrate. Suite à l’arrivée d’une petite nouvelle, on va suivre ses occupants le temps d’une mission longue d’un an ainsi que les évolutions de leur quotidien et de leurs relations. L’espace d’un an n’aurait pas de raison d’être sans ses protagonistes et le cadre dans lequel ils vivent.

Ne vous attendez pas à tout un foutras d’actions et de rebondissements what the fuck, ce n’est pas du tout l’optique du livre qui nous offre ici un texte croisant space opera et tranche de vie. Et si cela fonctionne si bien, il faut en remercier l’auteure qui fait preuve d’une grande finesse à l’aide d’une écriture extrêmement agréable, d’une empathie forte, de traits d’esprit bien dosés et de personnages passionnants et incroyablement vrais.

Becky Chambers nous présente ainsi une sorte de roman sauce feel good, bien que tout ne sois pas rose. Mais au final, que la vie de soit pas entièrement rose empêche-t-il de s’épanouir ? Un livre riche émotionnellement, rafraichissant, ouvert à la différence. On ressort de cette lecture touché et avec une patate d’enfer.
 
Kissifrott
Le Dévoreur de livres
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Chambers - L'espace d'un an - Mort Sure
Posté le 25 janvier 2017 -

Alors qu'il a au début fallut un kickstarter pour que ce livre sorte en auto-publication, il a finalement été repéré et publié chez Hodder avant d'être enfin traduit dans quelques pays dont la France chez L'Atalante. Autant vous dire qu'on est presque passé à côté d'un superbe space-opera où j'ai vraiment trouvé tout ce que j'aimais dans la science-fiction : de longs voyages dans l'espaces, des espèces extra-terrestres nombreuses et variées, et une bonne dose de réflexion autour de thèmes vraiment intéressants.

L'intégration à ce drôle d'équipage pour le moins hétéroclite se fait tout en douceur car le lecteur n'est pas le seul à le découvrir. Il y a en effet un nouveau membre sur le Voyageur : Rosemary, la nouvelle greffière. En découvrant ses nouveaux camarades et leurs habitudes, elle aide le lecteur à se faire lui aussi une place dans l'équipage.

On découvre ainsi petit à petit toute l'étendue de l'imagination de l'auteure, toute la profondeur de l'univers qu'elle a créé. L'équipage n'est pas uniquement constitué d'humains : il y a aussi Sissix, une aandrisk (sorte de vélociraptor aux plumes chatoyantes et dont la conception de la famille est vraiment intéressante), Ohan, un sianat qui vit avec un parasite qui lui confère des pouvoir étranges et pour le moins abstraits et monsieur Miam, un grum (espèce de limace à 6 pattes, l'un des derniers de sa race, mais un super cuistot !) et au fur et à mesure des missions et escales, son univers devient toujours plus riche et on rencontre de nombreuses autres espèces. J'ai adoré découvrir toutes ces cultures si différentes de la nôtre. Elles sont d'ailleurs très souvent confrontées, notamment au sein de l'équipage, et nous font réfléchir, parfois de manière vraiment rigolote.

Et c'est ce qui fait toute la force de ce livre : la relation des différents membres de l'équipage. Rosemary prend petit à petit connaissance de l'histoire de chacun, même la sienne va être découverte alors qu'elle essayait de la cacher, et son destin va en être changé. Elle va vraiment découvrir des personnes en qui elle peut avoir confiance, des personnes différentes et dont elle se sent pourtant si proche. C'est un livre extrêmement humain et beau. Les histoires d'amour, les relations amicales ou fraternelles sont vraiment fortes. Tout cela fait que l'on s'attache énormément aux personnages.

Et toutes ces relations évoluent au fil des missions et des épreuves. Le Voyageur est un gros tunnelier, il creuse des passages pour aller d'un point de l'univers à un autre. C'est un travail laborieux, des missions longues et parfois dangereuses comme celle que l'on va suivre dans le livre. Certains passages vous coupent le souffle, l'équipage se retrouve parfois dans des situations pas possibles ! Mais l'unité au sein de l'équipage les aide toujours à s'en sortir.

C'est un livre qui m'a vraiment transporté. J'ai trouvé la vision du futur de l'auteure vraiment intéressante et la culture des différentes nouvelles espèces qu'elle introduit vraiment passionnante. Elle a parfois inventé jusqu'au langage de certaines espèces ! L'espace d'un an réunit vraiment tout ce que je recherche dans un livre de science-fiction et m'a vraiment fait voyager. J'espère que la suite va être traduit, car cette auteure mérite vraiment d'être lue ! Merci au forum Mort-Sûre et à L'Atalante pour la découverte !

 

 May - Mort Sure

 

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Chambers - L'espace d'un an - L'annexe
Posté le 21 février 2017 -
En principe, je ne lis pas de science-fiction. Mais depuis quelques mois, plusieurs de mes amis me vantaient chaleureusement les mérites de ce roman de Becky Chambers: « Tu vas voir, c'est super positif et feel good ». J'avoue: la curiosité a fini par l'emporter. Et je ne le regrette pas, car « L’espace d’un an » est une pépite qui m'a fait tout oublier l'espace de quelques heures.

Ici, il n'est pas question de sauver la galaxie, de s'opposer à un régime totalitaire, de livrer des batailles épiques ou quoi que ce soit d'aussi ébouriffant, mais de la vie quotidienne à bord d'un sympathique vaisseau de bric et de broc à l'équipage cosmopolite. Les humains (le capitaine, la greffière, les deux techniciens et l'ingénieur en carburant) sont considérés comme une race mineure qui est parvenue à rejoindre la confédération galactique par chance plus que par mérite. La pilote appartient à une espèce simili-reptilienne très affectueuse, qui ignore toute notion de pudeur et dont la notion de famille diffère immensément de la nôtre. Le médecin-cuisinier amoureux des plantes est l'un des derniers représentants d'une autre espèce dont les membres se sont entretués quasiment jusqu'à l'extinction. Le navigateur est un étrange symbiote, seul capable de percevoir et de comprendre la sous-couche de l'espace. L'AI a développé une personnalité propre et envisage de se transférer dans un corps.

Leur travail consiste à percer des tunnels pour faciliter les déplacements longue distance. Un jour, on les embauche pour relier au reste de la galaxie le monde d'un clan très belliqueux qui vient juste de rejoindre la confédération. A cause de l'éloignement et de l'isolement de ce dernier, il est prévu que la mission dure environ une année. Et pendant cette année, on observe les interactions de l'équipage ; on découvre petit à petit les secrets de chacun de ses membres; on visite avec eux des mondes étranges et on fait connaissance avec d'autres cultures; on partage leurs problèmes et leurs rencontres bonnes ou mauvaises; on rit de leurs mésaventures, on sourit de leurs amitiés et on s'émeut de leurs amours parfois très particulières. Si la galaxie n'est pas toujours un endroit paisible et si les membres de l'équipage ont aussi leurs frictions, la bienveillance et l'ouverture d'esprit dominent toujours. Par les temps qui courent, ça fait un bien fou.

En lisant ce roman, j'ai eu moi aussi envie d'arpenter les couloirs du Voyageur, de m'asseoir dans son jardin sous bulle transparente, de partager les repas exotiques de l'équipage, de baigner dans l'atmosphère familiale et chaleureuse qui règne à bord. J'ai admiré le talent avec lequel Becky Chambers a su créer des personnages si vivants, si bien caractérisés et si follement attachants que pendant les derniers chapitres, j'avais le coeur qui battait super fort et je retenais mon souffle pour eux. Je les aurais bien suivis l'espace de deux, dix ou même vingt ans de plus.
 
Armalite - L'annexe
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Chambers - L'Espace d'un an - La hérissonne bouquineuse
Posté le 18 août 2017 -

L’Espace d’un An

 

L’Espace d’un An est peu commun. C’est un livre qui allie SF, pacifisme et humour. Un curieux mélange pour un « space-opéra ». Et surtout c’est une histoire finie. Adieu cycles interminables à la Dune ou à la Hain ! Ouste !

Nous suivons l’histoire d’une jeune humaine en fuite, Rosemary, engagée à bord du Voyageur, un vaisseau-tunnelier composé d’un équipage plutôt… hétéroclite.

Au fur et à mesure que les personnages se dévoilent et s’apprivoisent, une multitude de races, coutumes et langues s’offrent à nous sans jamais céder au chaos. La narration est claire et les explications scientifiques, historiques et culturelles cohérentes. Au final la trame principale passe au second plan et l’action n’est plus qu’un prétexte à la découverte et à la tolérance.

Que ça soit entre un technicien de l’équipage et l’intelligence artificielle du vaisseau, ou entre le capitaine et une race d’extraterrestre muette humanoïde, l’Amour ne souffre d’aucunes barrières, d’aucunes limites. Le slogan de ce livre pourrait être Interspecies : love & discover.

Ecrire une histoire se déroulant sur un vaisseau qui creuse des trous de vers dans l’Espace en ouvrant la voie aux autres est vraiment l’idée originale - et conductrice ! - de l’auteure ❤ Mais le discours critique des mœurs guerrières humaines, de la traite des animaux et de la pollution ponctue également le récit, on n’est pas non plus chez les bisounours (quoique les dialogues soient très drôles).

On peut conclure par : c’est un livre qui fait du bien.

Je n’en dis pas plus, et je termine par une petite citation qui, je l’espère, vous donnera envie de fourrer votre nez dans ce petit bijou.

 

- […] « Ça sert à exprimer des idées si simples qu’on ne veut pas gaspiller des mots, ou bien des sentiments trop personnels.
- Trop personnels ?
- Oui, essentiels ou difficiles à formuler. L’amour, la haine, la peur. Tu sais, quand tu as quelque chose d’important à dire à quelqu’un, tu bégaies comme une idiote ou tu te plantes devant ton miroir pour t’entraîner. Les Aandrisks n’ont pas ce problème. Ils laissent les gestes exprimer tout ce qui passe mal. A leurs yeux, les sentiments profonds sont universels au point de pouvoir être définis d’un revers de main, même si les causes de ces sentiments sont uniques. »

 

Manon Tdy

 

 
 
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Chambers - L'Espace d'un an - Syfantasy
Posté le 05 octobre 2017 -

« Les gens dont on se souvient, ce sont ceux qui ont décidé des frontières sur nos cartes. Personne ne se souvient de ceux qui ont construit les routes »

Le Voyageur est une navette spatiale qui a pour fonction de creuser des tunnels dans l’espace. Les membres de ce vaisseau sont engagés pour établir la toute première voie avec une planète dans une partie reculée de la galaxie. Ce long voyage sera l’occasion pour Rosemary, qui vient tout juste de rejoindre l’astronef d’apprendre à connaître l’équipage hétéroclite composé d’humain et d’aliens avec qui elle vivra une année entière.

Depuis le retour de Star Wars puis de Star Trek sur les écrans le space opera retrouve ses ambassadeurs auprès du grand public. La littérature n’a de son côté jamais cessé de proposer d’excellents récits d’aventure spatiale. Avec L’espace d’un an, les éditions l’Atalante démontrent une fois de plus que ce genre possède encore de belles heures devant lui. Becky Chambers, son autrice, convoque dans son roman tous les éléments qui en font toute sa saveur. Ainsi, dans ce livre, il est difficile pour le lecteur de ne pas remarquer les accointances avec les grandes œuvres qui ont jalonné ce pan de la science-fiction. L’écrivaine marche dans le pas de ces glorieux aînés pour construire une histoire passionnante de la première à la dernière page.

Rosemary apprendra au cours de son périple à connaître l’équipage composé d’humains et d’extraterrestres avec qui elle partagera des moments intenses.

Dans les faits, les humains qui peuplent le vaisseau apparaissent de prime abord comme archétypaux. Ils répondent à des schémas de caractère plutôt convenus, comme Ashby, le capitaine, un individu d’une probité proche de celle du Capitaine Jean-Luc Picard dans Star Trek The Next Generation. Rosemary aura, quant à elle, le rôle de la jeune ingénue qui fuit un lourd passé. On trouvera aussi Corbin l’asociale à l’humeur détestable qui servira de vecteur de conflit au sein du groupe. Même si les humains reposent sur des bases classiques, l’autrice prend le temps de les travailler pour leur donner du corps.

L’une des véritables réussites de ce roman, ce sont les races aliens. Becky Chambers construit ses extraterrestres avec brio. Ils ne sont pas que des figurants qui ne sont bons qu’à donner la coloration science-fiction à ce récit. L’écrivaine explore toute leur singularité. Elle leur offre une âme. On retrouve parmi eux des protagonistes poignants comme le Docteur Miam, le dernier représentant de son espèce qui officie à la fois comme cuisinier et médecin de bord ou encore le mystérieux Ohan, l’être double qui est capable de calculer à la volée un chemin entre l’espace et le temps.

Comme dans Firefly de Joss Whedon, la relation entre les personnages est l’élément moteur de l’intrigue. Becky Chambers nous fait croire aux interactions qui se jouent entre eux. Elle consacrera parfois un chapitre à un protagoniste en particulier pour mieux cerner ses problématiques puis passera à un autre au chapitre suivant. Ce découpage assez artificiel permettra au lecteur de comprendre leurs motivations, de savoir quels sont leurs modes de vie et d’appréhender l’individualité de chacun.

L’espace d’un an n’est pas un space opera d’action comme peuvent l’être Star Wars ou Mass Effect. Dans ce roman, pas de gunfight à croupetons derrière des caisses ou de grandes batailles spatiales. Pourtant la guerre et la violence sont bien présentes. En cela, l’autrice montre un monde cohérent plausible qui ne balaie pas sous le tapis les problèmes que pourraient rencontrer les personnages.

Dans une trame, où les relations entre les individus sont le moteur principal de l’intrigue ce qui induit une narration plutôt posée, l’écrivaine arrive à emballer son histoire et à créer des moments de tension très réussis. Au fil des pages, Becky Chambers conduit son récit vers un final qui même s’il paraissait prédictible n’en est pas moins époustouflant.

L’espace d’un an est un excellent roman de science-fiction, sensible, intelligent, haletant. Becky Chambers construit un univers riche porté par des personnages attachants. Si l’autrice ne révolutionne pas le genre, elle en comprend ces codes et les applique avec une grande maitrise. Elle utilise le space opera pour mieux nous parler de liens qui se tissent entre des individus différents. L’espace d’un an est la quintessence même du récit d’aventure spatiale. Il possède enplus cet humanisme qui transpire d’œuvre comme Star Trek, à côté duquel il n’aurait pas à rougir.

David, syfantasy.fr

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Chambers - L'Espace d'un an - Le blog de Meylleen
Posté le 13 janvier 2018 -

L’espace d’un temps est un roman de SF plutôt atypique. Il s’agit de l’histoire de l’équipage du Voyager, un vaisseau qui creuse des tunnels dans l’espace et qui a un équipage composé d’humains et de diverses autres espèces de la galaxie, ainsi qu’une IA. Et ce vaisseau se retrouve avec une mission qui va entraîner un périple d’une année vers une planète dans un territoire en guerre.

C’est typiquement le genre d’histoire où l’intrigue et le final n’a pas une si grande importance. Ce qui compte vraiment c’est le voyage, d’ailleurs pour cela  je trouve le titre français plus approprié que le titre en VO qui met l’accent sur la destination plus que sur le chemin.

Pour autant, si la destination n’est pas si importante, on ne s’ennuie pas pour autant, loin de là. Que ce soit sur le vaisseau, ou lors des quelques étapes sur le chemin, ce roman nous emmène à la rencontre de ses personnages à travers l’histoire personnel de chacun, les spécificités et différences de chaque espèce, leurs coutumes, leur mode de vie, leur vision de la vie… Des réflexions intéressantes. Chaque personnage a droit à son moment, à son identité, tout en faisant clairement partie de cet équipage. J’ai vraiment adoré cette approche originale, j’ai trouvé les rencontres toujours intéressantes, parfois fascinantes. Et je me suis au final attaché à chaque personnage, même ceux qu’il est peut-être plus difficile d’aimer au premier abord. Ce côté-là  d’équipage varié m’a assez fait pensé à Mass Effect et c’est d’ailleurs un point que j’adore dans ce jeu.

Au final, c’est un coup de cœur, pour cette lecture plutôt douce, qui fait du bien avec des pointes d’humour et beaucoup d’amour, pas juste de la romance, même s’il y en a, mais avant tout un agréable esprit d’équipe.

- Meylleen, le 6/01/18. 

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Chambers - L'espace d'un an - Dans la biblio de Koko
Posté le 13 janvier 2018 -

Les tribulations du Voyageur, parti pour un trajet d’un an jusqu’à une planète lointaine, composent la tapisserie chaleureuse d’une famille unie par des liens plus fondamentaux que le sang ou les lois : l’amour sous toutes ses formes.

Où on va suivre l’équipage du Voyageur pendant un an.

Je sens que vous allez me dire que je suis tâche. Le principe est noté dans la traduction du tire… Je vous avais dit dans Diomède Alpha : crevée, tout ça. Hop ! Science-Fiction. Space Opera ! Wouhou ! Et oui, m’intégrer dans un équipage d’un vaisseau spatial, c’est un peu ma sucrerie suprême. Certains ne comprendraient pas l’intérêt de la chose et pourtant : partager les aventures d’une dizaine de personnes, voir les intéractions entre les personnages, c’est un peu comme partir en vacances et s’attacher à des compagnons de voyage.

Qui plus est, c’est un équipage multi espèces, multiplanétaires aussi. Ils ont une vie déjà bien accomplie au début du roman. Ils vivent une vie de voyageurs, s’aiment, se disputent, sauvent leur vie et mènent leur train train quotidien. Et c’est bien tout l’intérêt de ce roman puisque nous suivons un long trajet sans sauver le monde ce qui est plutôt reposant.

Ce roman montre que ce sont les différences entre nos compagnons qui fait la richesse de nos équipages.

En effet, nous avons trois humains, un clone, une IA, une reptilienne, un cuisinier bizarre et un panda ? Ils ont tous une culture différente, une histoire différente, que ce soit une histoire de peuple ou une histoire personnelle. Pendant tout ce roman, on va bien entendu découvrir la vie dans un vaisseau de tunnelier mais on découvrira bien sûr la culture de toutes ces personnages.

Bref, un pur délice et toujours, sans sauver le monde (cela nous change).On pourra en tirer des réflexions sur la tolérance, les différences, l’amour, le pardon, la guerre, la religion, les civilisations. Cela nous donne un roman extrêmement riche et je fus triste de débarquer du Voyageur à la fin de cette année pour les laisser vivre leur vie.

- Koko, le 28/12/17. 

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Chambers - L'espace d'un an - Quel bookan !
Posté le 10 avril 2018 -
Le Voyageur, vaisseau tunnelier qui a pour mission de creuser des trous de ver dans l'espace, reprend sa route avec à son bord une nouvelle recrue. Rosemary, jeune humaine de Mars, s'est construit une nouvelle identité pour fuir son passé et s'est faite embauchée comme greffière.
Au sein de de cet équipage fait de membres pour la plupart issus d'espèces extra-terrestres, elle trouvera sa place et une place de choix.
 
[...] 

Quelques mois plus tard...

Comme d'habitude j'ai attaqué ce roman en ne sachant quasi rien de son contenu, je n'en attendais rien de particulier sinon que de me laisser happer par l'histoire. Je n'étais surtout pas préparée à ce que j'allais y trouver. A savoir, une histoire construite quasi à 100% sur ses personnages et leurs relations, interactions, avec en prime quelques éléments de background galactique.

J'avoue avoir craint au départ que le vocabulaire spécifique à l'univers SF décrit corse un peu ma lecture. Puis sont arrivés les premiers dialogues et ça a tout de suite donné un côté plus "humain" à cette entrée en matière particulièrement SF. Ils m'ont tout de suite plu ces échanges, par leur dynamisme, par leur piquant et humour, par ce qu'ils laissaient entrevoir des personnages et de l'histoire, par les émotions qu'ils suscitaient.
Pour autant, je n'avais pas quitté cette position de lectrice attentiste. Je me disais encore "quand est-ce que ça va bouger?" Alors je lis, je prends du plaisir (pas encore au point de me précipiter sur le roman) mais je reste dans l'expectative. Le fil narratif me laisse encore perplexe, le style ne retient pas plus que ça mon attention. J'attends.

Puis, je me rends compte que je m'habitue au vocabulaire spécifique (aidée sans doute en cela par les jeux SF auxquels je joue depuis longtemps). Je m'habitue aux membres de l'équipage, je m'attache à eux, je les trouve drôles, amicaux, inspirants, intrigants. Une des choses qui me ravit le plus dans cette lecture c'est le melting-pot d'espèces. Il me ramène justement à ce que je trouve et aime dans le jeu de rôle SF Mass Effect. La description de certains personnages extra-terrestres du Voyageur est comme un miroir des personnages du jeu. J'apprécie.
Mais soyons clair, si cela renforce mon adhésion à l'univers, tout ne tient pas à ça. Becky Chambers a apporté un tel soin à l'équipage du Voyageur que c'est comme si vous étiez montés à bord du tunnelier en compagnie de Rosemary. Vous faites petit à petit connaissance de chacun d'eux, vous découvrez leur histoire individuelle, d'où ils viennent, ce qu'ils sont, à quoi ils aspirent et vous apprenez à les aimer tels qu'ils sont. Même le plus antipathique d'entre eux. 
Et alors vous arrêtez d'attendre de l'action à tout-va et vous savourez ce que Becky Chambers vous offre. Des ami.es, une famille et une réflexion sur les relations et interactions inter-espèces. Il est alors question d'acceptation de l'autre, de ses différences. Il est alors question de s'ouvrir à d'autres visions des rapports, qu'ils soient amicaux, amoureux ou sexuels, d'en revoir nos conceptions parfois étriquées. Encore une fois, c'est quelque chose qui est déjà très présent dans le jeu Mass Effect et que je trouve d'ailleurs très appréciable pour son ouverture d'esprit sur le sujet.
Becky Chambers nous présente un récit basé sur des relations inter-espèces qui s'affranchit des barrières culturelles, de genres et ethniques. Je trouve ça intéressant et forcément d'actualité.

Au-delà de cet axe narratif centré sur les personnages, le récit s'ouvre quelque peu aussi à ce qu'il se passe dans l'univers spatial. Suffisamment pour comprendre que les Terriens ont foiré à un instant T, qu'ils ne sont pas une espèce dominante dans l'univers, qu'ils ont réussi à intégrer de peu une Union Intergalactique faite d'espèces extra-terrestres bien plus évoluées qu'eux et que l'Espace n'est pas exempt de conflits militaires et commerciaux mettant en péril cette unité. Certains regretteront peut-être que ces enjeux guerriers ne soient pas plus développés mais franchement, à titre personnel, ça m'a convenu. Par ailleurs, si l'action est quelque peu limitée dans L'espace d'un an, le roman n'en est pas non plus totalement exempt. Quelques évènements surviennent de temps à autre pour secouer un peu tout ce beau monde et leur montrer (si tant est qu'ils aient oublié) que dans l'infini de l'espace, ils ne sont que peu de chose.

Un dernier point que j'ai trouvé très intéressant dans ce roman, c'est sa portée linguistique. Il y est beaucoup question de langues, de modes de communication, parfois au-delà du langage parlé. C'est vraiment instructif de voir comment ces langages façonnent les personnages du roman, leurs relations à l'autre et au-delà comment ils façonnent le monde dans lequel ils évoluent.

Partie mitigée, j'ai terminé L'espace d'un an conquise par ses personnages, par son univers. Je me suis installée petit à petit à leurs côtés et je m'y suis sentie tout à fait à mon aise. Franchement, cela me plairait de les retrouver.
Je sais pour autant que ce n'est pas un titre qui fait/fera l'unanimité. D'aucuns ni trouveront pas leur compte, arc narratif trop axé sur les personnages, pas assez d'actions, de véritables fil conducteur, univers pas assez exploité. D'autres, tels que moi, seront tout à fait séduits par l'histoire de cet équipage, par ses individualités, par l'aspect culturel et linguistique, par une ambiance relativement cosy, surtout résolument positive.
J'ai juste envie de dire lisez et jugez sur pièce.
 
Quel Bookan !   
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Chambers - L'espace d'un an - Bib'azar
Posté le 12 avril 2018 -
Difficile de présenter ce petit OLNI (Object Littéraire Non Identifié) de Science Fiction sans en dire trop ou trop peu.

Rebroussez chemin si vous êtes à la recherche d'une aventure épique. Mais si vous êtes curieux.se, pas d’inquiétude : on ne s’ennuie pas une seconde. En réalité l'auteur réussit même le tour de force de nous faire espérer qu'aucun élément perturbateur ne vienne faire commencer l'aventure.

Embarqué à bord d'un vaisseau qui fore l'espace afin de créer des raccourcis entre différentes zones galactiques, on découvre avec Rosemary (petite humaine fraichement embauchée dans l'équipage) cet univers haut en couleur.
Les différentes espèces aliens et leur cohabitation à bord sont autant de prétextes pour interroger nos habitudes sociales. Rapport à soi, au genre, à l'esprit, à la violence, à la famille, à l'expression, à la norme... Sans que rien d'épique ne se produise, c'est mille trouvailles, mille idées que Becky Chambers nous offre sur un plateau.

Dans ce roman, pas d'alarmisme cependant. Tout est doux, reposant, optimiste. Sans tomber un instant dans le mièvre, l'auteur fait simplement preuve de tolérance et de confiance, nous poussant gentiment à envisager de nouveaux points de vue, sans chercher à nous convaincre.
Simplement à ouvrir notre regard d'une autre manière.

J'ai rarement lu quelque chose d'aussi réconfortant et intelligent à la fois. Une merveille proposée par les éditions de l'Atalante.

Alice D. (Les Champs Libres) - Bib'azar
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Chambers - L'espace d'un an - Lutin reveur
Posté le 07 juin 2018 -

Résumé :

Rosemary, jeune humaine inexpérimentée, fuit sa famille de richissimes escrocs. Elle est engagée comme greffière à bord du Voyageur, un vaisseau qui creuse des tunnels dans l’espace, où elle apprend à vivre et à travailler avec des représentants de différentes espèces de la galaxie : des reptiles, des amphibiens et, plus étranges encore, d’autres humains. La pilote, couverte d’écailles et de plumes multicolores, a choisi de se couper de ses semblables ; le médecin et cuistot occupe ses six mains à réconforter les gens pour oublier la tragédie qui a condamné son espèce à mort ; le capitaine humain, pacifiste, aime une alien dont le vaisseau approvisionne les militaires en zone de combat ; l’IA du bord hésite à se transférer dans un corps de chair et de sang…
Les tribulations du Voyageur, parti pour un trajet d’un an jusqu’à une planète lointaine, composent la tapisserie chaleureuse d’une famille unie par des liens plus fondamentaux que le sang ou les lois : l’amour sous toutes ses formes.
Loin de nous offrir un space opera d’action et de batailles rangées, Becky Chambers signe un texte tout en humour et en tendresse subtile. Elle réussit le prodige de nous faire passer en permanence de l’exotisme à la sensation d’une familiarité saisissante.

Avis :

[…] Pour ma part, j’ai trouvé l’univers très cohérent et je me suis vraiment attachée aux personnages. L’autrice nous présente bien le contexte dans lequel les protagonistes évoluent même si politiquement ça reste un peu confus, mais bon c’est de la politique et dans ce domaine rien n’est jamais vraiment clair.

Becky Chambers nous fait découvrir un futur très utopiste et optimiste principalement à travers le personnage de Rosemary (mais aussi grâce aux points de vue d’autres protagonistes), qui est une greffière assignée à bord du Voyageur, un vaisseau tunnelier qui creuse des tunnels dans l’espace afin de faciliter les déplacements de vaisseaux. Ce travail est effectué pour le compte de l’Union Galactique qui est un peu l’équivalent de la Fédération et qui regroupe plusieurs civilisations extraterrestres sous une même législation. C’est intéressant de voir que les humains n’ont pas du tout une place prédominante au sein de cette Union, on est même plutôt en bas de l’échelle et c’est un changement assez intéressant par rapport à ce que j’ai l’habitude lire ou regarder en science-fiction.

Les personnages peuvent paraître très clichés au début surtout Kizzy et Corbin mais ils vont tous connaître un développement assez significatif et qui leur apporte une vraie consistance. J’ai trouvé que l’autrice soulignait très bien comment cohabiter avec une espèce différente pouvait être compliquée et on a aussi le point de vue d’aliens sur leurs ressentis concernant la cohabitation avec des humains. C’était très bien écrit et il y a un réel effort de diversifier les extraterrestres et de ne pas calquer leurs biologies ou leurs mœurs sur les humains. J’ai particulièrement aimé lire tout ce qui concernait Ohan, un personnage assez particulier puisque c’est une paire sianate utilisant comme désignation, le pronom « ils » au pluriel. A noter aussi l’utilisation du pronom « iel » lorsque les personnages ignorent le sexe biologique d’un individu. Le propos du roman tourne autour de la tolérance et de l’acceptation des différences. On a aussi des relations très intéressantes et notamment une relation gay inter-espèce. Les questions de genre sont aussi abordées et je sais que ce n’est pas un sujet de prédilection en France, mais pour moi ça reste nécessaire d’en parler. La plupart de ces sujets sont abordés sous l’angle d’expériences ou d’opinions personnelles des protagonistes.
C’est un space-opéra qui se contente de décrire le quotidien de l’équipage du Voyageur avec leurs histoires personnelles et les liens qu’ils nouent entre eux. Les personnages sont vraiment le point central de ce livre […] La dynamique entre les personnages est bien écrite et c’est vraiment ce qui fait que ce récit a pu tenir sans réelles intrigues

Lutin rêveur

 

 

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Chambers - L'espace d'un an - Lutin reveur
Posté le 07 juin 2018 -

Résumé :

Rosemary, jeune humaine inexpérimentée, fuit sa famille de richissimes escrocs. Elle est engagée comme greffière à bord du Voyageur, un vaisseau qui creuse des tunnels dans l’espace, où elle apprend à vivre et à travailler avec des représentants de différentes espèces de la galaxie : des reptiles, des amphibiens et, plus étranges encore, d’autres humains. La pilote, couverte d’écailles et de plumes multicolores, a choisi de se couper de ses semblables ; le médecin et cuistot occupe ses six mains à réconforter les gens pour oublier la tragédie qui a condamné son espèce à mort ; le capitaine humain, pacifiste, aime une alien dont le vaisseau approvisionne les militaires en zone de combat ; l’IA du bord hésite à se transférer dans un corps de chair et de sang…
Les tribulations du Voyageur, parti pour un trajet d’un an jusqu’à une planète lointaine, composent la tapisserie chaleureuse d’une famille unie par des liens plus fondamentaux que le sang ou les lois : l’amour sous toutes ses formes.
Loin de nous offrir un space opera d’action et de batailles rangées, Becky Chambers signe un texte tout en humour et en tendresse subtile. Elle réussit le prodige de nous faire passer en permanence de l’exotisme à la sensation d’une familiarité saisissante.

Avis :

[…] Pour ma part, j’ai trouvé l’univers très cohérent et je me suis vraiment attachée aux personnages. L’autrice nous présente bien le contexte dans lequel les protagonistes évoluent même si politiquement ça reste un peu confus, mais bon c’est de la politique et dans ce domaine rien n’est jamais vraiment clair.

Becky Chambers nous fait découvrir un futur très utopiste et optimiste principalement à travers le personnage de Rosemary (mais aussi grâce aux points de vue d’autres protagonistes), qui est une greffière assignée à bord du Voyageur, un vaisseau tunnelier qui creuse des tunnels dans l’espace afin de faciliter les déplacements de vaisseaux. Ce travail est effectué pour le compte de l’Union Galactique qui est un peu l’équivalent de la Fédération et qui regroupe plusieurs civilisations extraterrestres sous une même législation. C’est intéressant de voir que les humains n’ont pas du tout une place prédominante au sein de cette Union, on est même plutôt en bas de l’échelle et c’est un changement assez intéressant par rapport à ce que j’ai l’habitude lire ou regarder en science-fiction.

Les personnages peuvent paraître très clichés au début surtout Kizzy et Corbin mais ils vont tous connaître un développement assez significatif et qui leur apporte une vraie consistance. J’ai trouvé que l’autrice soulignait très bien comment cohabiter avec une espèce différente pouvait être compliquée et on a aussi le point de vue d’aliens sur leurs ressentis concernant la cohabitation avec des humains. C’était très bien écrit et il y a un réel effort de diversifier les extraterrestres et de ne pas calquer leurs biologies ou leurs mœurs sur les humains. J’ai particulièrement aimé lire tout ce qui concernait Ohan, un personnage assez particulier puisque c’est une paire sianate utilisant comme désignation, le pronom « ils » au pluriel. A noter aussi l’utilisation du pronom « iel » lorsque les personnages ignorent le sexe biologique d’un individu. Le propos du roman tourne autour de la tolérance et de l’acceptation des différences. On a aussi des relations très intéressantes et notamment une relation gay inter-espèce. Les questions de genre sont aussi abordées et je sais que ce n’est pas un sujet de prédilection en France, mais pour moi ça reste nécessaire d’en parler. La plupart de ces sujets sont abordés sous l’angle d’expériences ou d’opinions personnelles des protagonistes.
C’est un space-opéra qui se contente de décrire le quotidien de l’équipage du Voyageur avec leurs histoires personnelles et les liens qu’ils nouent entre eux. Les personnages sont vraiment le point central de ce livre […] La dynamique entre les personnages est bien écrite et c’est vraiment ce qui fait que ce récit a pu tenir sans réelles intrigues

Lutin rêveur

 

 

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Dmitry Glukhovsky, invité de l'émission 28 minutes
Posté 28 juin 2018 -

Le 27 juin dernier, Dmitry Glukhovsky était invité sur le plateau de 28 minutes pour une émission spéciale consacrée à l'actualité internationale. 

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Posté 26 juin 2018 -

Merveilleuse nouvelle ! John Scalzi est lauréat du Locus Award dans la catégorie roman avec The Collapsing Empire
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Quand Honor se féminise
Posté 25 juin 2018 -

« Le lieutenant Jane Smith entra. Elle était fatiguée. »

Ah, non, se dit le traducteur, ça ne va pas. Le sujet de la phrase est « Le lieutenant Jane Smith », donc masculin. Bon, alors, reprenons :

« Le lieutenant Jane Smith entra. Il était fatigué. »

Oui, mais c’est une femme, ce lieutenant, c’est tout de même ennuyeux de le désigner par « il ».

Et, dans tous les romans de David Weber, en collaboration ou non avec Eric Flint, le même problème surgissait à chaque page ou presque.

Lire la suite sur le blog

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Manuscrits
Posté 01 février 2018 -

La session de janvier de réception des manuscrits est close. Avec 885 titres reçus, nous avons du pain sur la planche ! C’est pourquoi, si vous souhaitez nous envoyer votre texte, nous vous prions d’attendre que nous ouvrions une nouvelle session – nous l’espérons courant 2018. Cela dépendra du temps que nous prendront le grand nombre de textes reçus. Suivez-nous sur les réseaux sociaux au fil des mois pour plus d’informations.

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L'Atalante
Posté 21 janvier 2013 -

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