Immortel
Date de parution :
novembre 2009
Traduit par : Lionel Davoust
ISBN13 : 9782841724895
Nombre de pages : 544
Prix : 23,00 €
État :
disponible
«Je m’appelle Luca et je vais mourir. Il est vrai que tous les hommes meurent, que les villes déclinent, que les principautés s’éteignent et que des civilisations brillantes sont soufflées, réduites à des filaments de fumée grise. Mais par la bénediction d’un Dieu rieur, je suis différent. Au cours des cent quatre-vingts dernières années, je fus Luca Bastardo, Luca le bâtard, et, si j’ignorais tout de mes origines, je me savais dispensé de l’appel du trépas. Ce n’est pas mon fait ; ma vie s’écoula dans la ville étincelante de Florence, semblable à son fleuve constant, l’Arno.
Le grand Léonard de Vinci me confia un jour que la nature capricieuse s’était plue à créer un homme à la jeunesse aussi longue pour observer les luttes de l’esprit emprisonné dans un corps alors qu’il désirait ardemment retourner à sa source.
Je n’ai pas l’intelligence du Maestro mais, à mon humble avis, mon existence a diverti le seigneur.
Et sans la main de l’inquisiteur prétendant accomplir son œuvre, la vie m’animerait encore…»
Un enfant perdu erre dans les rues de Florence au xive siècle. Ainsi commence une aventure singulière où le mystère, l’art et l’alchimie se côtoient.
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Slatton - Immortel - Les chroniqueurs vagabonds
Posté le 14 décembre 2009 -
La destinée de Luca
Bastardo, Luca le bâtard, est une de celles qui vous retiennent, même
si le roman commence dans la prison où il attend d’être conduit au
bûcher. Seul adoucissement, il y écrit sa vie sur le petit cahier que
lui avait offert Pétrarque.
Car Luca, s’il n’est pas lui-même un
artiste et a plutôt touché à tout, de la piraterie à l’alchimie, est
sensible à la beauté. Au cours de sa très longue vie – il va avoir deux
cents ans, raison pour laquelle on le tient pour un sorcier – il aura
fréquenté Giotto, Léonard de Vinci, Marsile Ficin, Cosme et Laurent de
Médicis…
[…]
En tant de temps, on a celui
de trouver le grand amour mais aussi de s’intéresser à l’alchimie
auprès de Gerber, à la Kabbale, aux Cathares et à bien d’autres
traditions ésotériques. Pas de mystérieux complots aux sombres arcanes. Il s’agit
davantage d’éléments de décor pour ce qui est un magnifique panorama de
la Toscane des Médicis.
Dans un style agréablement érudit, Traci L.
Slatton, retrace ici la vie bouillonnante et tumultueuse de la
Renaissance, qui vit l’apogée du crime et de l’art. Elle écrit surtout
une véritable lettre d’amour à Florence et à cette époque. Pour le très
vif plaisir du lecteur !
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Slatton - Immortel - Ifisdead.net
Posté le 29 décembre 2009 -
S’il y a bien quelque chose que j’aime beaucoup chez les éditions l’Atalante, c’est la qualité de leurs ouvrages.
Immortel de Traci L. Slatton ne déroge pas à la règle et représente pour moi l’un des plus beaux livres que j’ai eu entre les mains en cette année 2009. Une couverture qui est magnifique grâce à l’œuvre de Frédéric Perrin, et une finition parfaite, qui donnent très envie de commencer ce livre de presque cinq cents pages.
[…]
Immortel est un live dont la narration se rapproche beaucoup d’un
Assassin Royal, pour ne citer que le plus connus. Le héros revient sur son passé et couche son histoire par écrit, ce qui m’a beaucoup fait penser au
Nom du Vent de Rothfuss que j’ai lu un peu plus tôt dans l’année.
[…]
Nous suivons donc Luca Bastardo tout au long d’une vie que l’on pourrait qualifier de merveilleuse et misérable à la fois.
[…]
On retrouve un style agréable à lire, recherché et très fourni.
[…]
Un vrai voyage dans l’Italie de l’époque en tout cas, et qui augure du bon pour les prochains romans de Traci Slatton.
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Slatton - Immortel - Les chroniques de l'imaginaire
Posté le 29 décembre 2009 -
Ce roman décrit fidèlement la Renaissance telle qu'elle fut vécue à
Florence, de Giotto à Botticelli et Vinci, et de Petrarque à Marsile
Ficin. Il s'agirait simplement d'un roman historique sans le personnage
central, Luca, qui est doté d'une longévité sortant de l'ordinaire.
L'art et les créateurs sont au coeur de cette histoire, et le travail
de recherche de l'auteur est digne d'éloges.
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Slatton - Immortel - CitronMeringue
Posté le 05 février 2010 -
Et dire que j’ai failli ne pas le lire ! C’est qu’à bien y songer, suivre le parcours d’un petit mendiant enlevé pour être destiné au plus luxueux et au plus sordide des lupanars de Florence, ce n’est pas mon type de lectures favorites. J’avais tort.
La destinée de Luca Bastardo, Luca le bâtard, est une de celles qui vous retiennent, même si le roman commence dans la prison où il attend d’être conduit au bûcher. Seul adoucissement, il y écrit sa vie sur le petit cahier que lui avait offert Pétrarque.
Car Luca, s’il n’est pas lui-même un artiste et a plutôt touché à tout, de la piraterie à l’alchimie, est sensible à la beauté. Au cours de sa très longue vie – il va avoir deux cents ans, raison pour laquelle on le tient pour un sorcier – il aura fréquenté Giotto, Léonard de Vinci, Marsile Ficin, Cosme et Laurent de Médicis… Il aura même assisté aux excès et à la fin de Savonarole.
C’est d’ailleurs la grâce des fresques de Giotto qui lui aura permis de s’évader en esprit de cette enfance martyre auprès de Bernardo Silvano dont la cupidité n’a égale que la cruauté, et ce qui lui gardera cette pureté intérieure malgré ce qu’il devra vivre.
Mais Luca n’a jamais été un sorcier, même s’il est resté toute sa vie sous le poids d’une lettre qui en attesterait et mentionnerait ses parents. Sûr moyen de chantage pour le répugnant Silvano. Il est simplement l’héritier malheureux d’une grande beauté et d’une très longue vie. Il paraît encore treize ans à trente. Pas le genre de ce qui vous porte à l’amour de Dieu, surtout quand on a survécu à certains de ses prêtres et que l’on a vu ses amis mourir de la peste.
En tant de temps, on a celui de trouver le grand amour mais aussi de s’intéresser à l’alchimie auprès de Gerber, à la Kabbale, aux Cathares et à bien d’autres traditions ésotériques. Cependant, même si l’on y trouve un vagabond et son âne qui, eux non plus, semblent ne pas vieillir, l’auteur ne fait qu’effleurer. Pas de mystérieux complots aux sombres arcanes. Il s’agit davantage d’éléments de décor pour ce qui est un magnifique panorama de la Toscane des Médicis.
Dans un style agréablement érudit, Traci L. Slatton, retrace ici la vie bouillonnante et tumultueuse de la Renaissance, qui vit l’apogée du crime et de l’art. Elle écrit surtout une véritable lettre d’amour à Florence et à cette époque. Pour le très vif plaisir du lecteur !
Hélène, 12 décembre 2009, parcheverses.blogspot.com.
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Slatton - Immortel - actusf
Posté le 08 janvier 2010 -
Depuis sa plus tendre enfance, l’américaine Traci Slatton a l’envie d’écrire. Une envie concrétisée avec Immortel, son premier roman, qui lui a valu un joli succès puisqu’il a été traduit en Grèce, en Espagne, en Pologne et en Russie. Cet été, VAST entertainment a même acquis les droits cinématographiques du livre. Pour le reste, elle a également publié aux États Unis des poèmes et des articles, notamment dans des revues littéraires.
Dans l’Italie de la Renaissance
Immortel nous entraîne dans les pas de Luca Bastardo, Luca le Bâtard, qui nous raconte sa très longue vie depuis la cellule où il attend de monter sur le bûcher. Une vie qu’il a commencé à Florence près de 200 ans auparavant au XIVème siècle. Enfant miséreux des rues, Luca l’orphelin va vivre mille et unes aventures, croisant de grands personnages comme Giotto, Léonard de Vinci ou Laurent de Médicis… mais devant sans cesse fuir et se cacher de ceux qui prennent sa longévité pour de la sorcellerie...
Passionnant et un peu long
Tout au long de sa vie, Luca aura eu une existence placée sous le signe des arts et de la connaissance. On prend un vrai plaisir à le suivre dans les rues de Florence pendant la Renaissance, admirant tableaux, édifices et sculptures et rencontrant quelques célébrités historiques. Une existence également marquée du sceau du malheur, de son enfance sans parents dans les rues jusqu’aux bordels où les adultes abusaient de lui en passant plus tard à la solitude de ses exils... Un malheur qui ne le rend que plus attachant. En contrepoint de la beauté des œuvres d’arts, Traci Slatton a su raconter la dureté et la noirceur de cette ville et de cette période, décrivant également les grandes épidémies de peste vues de l’intérieur, du côté des gens succombant à la maladie. En ce sens, son héros est surtout le témoin de décennies terribles et belles, fascinantes et horribles, l’auteur ajoutant en prime ce qu’il faut d’éléments fantastiques pour compléter la partie historique de son récit. C’est par moment passionnant même si on regrettera quelques égarements et quelques longueurs. Tant pis, la balade est assez belle pour être signalée. Les amoureux de l’Italie et de la Renaissance seront ravis.