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Pierre Bordage

Frère Elthor

Frère Elthor

Date de parution : 22 mars 2012

Série : La Fraternité du Panca
Tome : 5

Illustrateur : Sylvain Demierre


ISBN13 : 9782841725670

Nombre de pages : 424
Prix : 22,00 €
État : disponible

Ô toi qui m’entends, ouvre donc ton esprit, redeviens le brin d’herbe Chahuté par le vent et admire les merveilles autour de toi.
ode à l’ouverture de l’esprit. 

Tandis que sur NeoTierra, où siège le Parlement universel, la menace d’une nuée destructrice est enfin prise au sérieux, Bent, devenu frère Elthor, doit gagner le Nuage de Majdan, une galaxie proche de la Voie lactée. Mais sur TarzHel, la planète principale du système d’Alpha du Tarz, les pilotes prêts à se risquer dans l’inconnu ne sont pas légion… Fort des âmnas de ses quatre frères et soeurs, Elthor permettra- t-il au Panca de l’emporter contre le néant prophétisé par le livre sacré de Sât ? Voici l’ultime combat du premier maillon d’une chaîne quinte.

« Avec “La Fraternité du Panca”, Pierre Bordage signe une fresque humaine à l’échelle d’une galaxie, un conte philosophique à la dimension de l’univers, un opéra de l’espace aussi varié que les étoiles, une comédie humaine cosmique illuminée par une constellation de valeurs humanistes. » Serge Perraud.

  • Revue de presse
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Bordage - Frère Elthor - Onirik
Posté le 12 avril 2012 -

La Fraternité du Panca est le dernier space opera de Bordage, un pentateuque puisque le chiffre 5 est emblématique de l’histoire contée : la formation d’une chaîne quinte, via 5 maillons de la Fraternité du Panca qui repose sur 5 piliers et dont l’animal totem est le pentale, à 5 cornes et 5 ailes.

Les fans de Bordage retrouveront le souffle épique qui habitait Rohel ou Les guerriers du silence, ainsi que leurs thèmes : la nécessité de l’écoute, le lien avec la Nature, les dangers du fanatisme… Quant à ce dernier tome, il tient toutes ses promesses !

L’écriture est toujours tout en subtilité, et sans aucune prévisibilité. On se laisse emporter par le chant des pentales, ces migrateurs célestes alliés de la Fraternité du Panca qui propagent le feu de la vie, tout en frémissant de la violence des servants de Sât, le Dévoreur.

Lorsqu’on referme le livre, on se sent comme habité par tous ces personnages que nous avons croisés plus ou moins longuement et dont les vies résonnent en nous comme l’humanité entière résonne dans les maillons de la chaîne quinte.

Un nouveau Bordage à dévorer donc, comme toujours.

 

Ela

Onirik

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Bordage - Fraternité du Panca - ActuSF
Posté le 23 juin 2011 -

Pierre Bordage revient à ses amours avec un space opéra étonnant : La Fraternité du Panca. Petite interview

ActuSF : Comment est né La Fraternité du Panca ? Qu’as-tu envie de faire avec cette série ?
Pierre Bordage : D’abord repartir dans l’espace après un roman, Porteur d’Âmes, situé sur terre et dans un avenir très proche. Et puis, illustrer encore une fois (on ne se refait pas…) l’effet trame humaine à travers l’espace et le temps, concept que j’essaie de travailler sous d’autres formes dans les autres livres. L’attrait du voyage, du merveilleux, que permet le space opera. Le désir moteur, je m’en rends compte maintenant, a été de faire un vrai récit de voyage, avec des personnages attachants. Un peu comme on suivrait des émigrants de la fin du 19ème dans leur quête d’Amérique. J’aurais aimé le faire à la façon d’un carnet, avec des textes, des croquis et des dessins, mais techniquement, je ne suis pas à la hauteur pour ce qui concerne l’illustration. Outre la trame (symbolisée ici par la chaîne quinte) sont venus se greffer les thèmes qui me sont chers, les différentes façons d’interpréter le monde, les différents conditionnements, sociaux, religieux, politiques, sexuels… 

ActuSF : Dans le premier tome, on suit essentiellement deux héros dans leur parcours, Ewen et Olmeo. Ils sont à milles lieues l’un de l’autre. Comment pourrais-tu les présenter aux lecteurs qui n’ont pas encore lu le livre ?
Pierre Bordage : L’un, Ewen, est un frère du Panca, quelqu’un qui s’est engagé au service d’une organisation, et qui a perdu de vue son engagement. Il s’est marié, a eu une fille, attend un deuxième enfant, et, évidemment, c’est à ce moment-là que sa hiérarchie se manifeste, le contraignant à quitter son cocon familial, son bonheur tranquille, à partir sans espoir de retour (on retrouve là l’un des thèmes des Griots Célestes). Ewen est le premier maillon d’une chaîne quinte, une procédure d’exception qui ne se déclenche qu’en cas de danger très grave pour l’univers. Il part donc à la rencontre du 4ème frère, localisé sur une planète lointaine. Bien sûr tout au long du voyage, il va douter de son sacrifice, de sa hiérarchie, de son importance. C’est dans une lutte incessante contre ses doutes et ses regrets qu’il est principalement engagé. Olmeo, lui, est un garçon d’une communauté angélique du Pays Noir, dont la famille est contrainte de s’exiler parce que sa mère a commis l’adultère. Contrairement aux siens, opposés à la technologie, Olmeo a toujours rêvé de parcourir l’espace à bord des grands vaisseaux. La faute de sa mère lui offre une occasion unique de réaliser son rêve. Ce sont ses carnets de voyage qu’on lira, ses émerveillements, les heurs et malheurs ponctuant son périple, et puis, surtout, sa rencontre avec Sayi, une jeune fille étonnante.

ActuSF : Et que dire de ton univers ? Il y a des secteurs fortement technologiques avec d’immenses vaisseaux spatiaux pour traverser les étoiles, et en même temps des communautés presque renfermées sur elles-mêmes, très proches de la terre et sans beaucoup d’outils technologiques. Comment tu le vois cet univers où le communautarisme côtoie la multitude ?
Pierre Bordage : Je le vois comme une parfaite illustration du nôtre. Sur terre aussi, la technologie côtoie les communautés renfermées sur elles-mêmes. Il ne peut y avoir, à mon sens, de monde purement technologique ou purement communautariste. De nos jours aussi, les religieux se défient de la technologie, de nos jours aussi, on a des peuples qui restent arc-boutés sur leurs croyances (que je ne juge pas d’ailleurs, elles sont souvent riches d’enseignements, je n’ai aucune préférence, je pense que les deux, la technologie et la croyance, sont les meilleures et les pires des choses). J’avais envie de créer le décalage entre le monde d’Olmeo et le monde technologique, pour accompagner l’émerveillement d’Olmeo. Il m’intéressait de partir avec un personnage qui n’est pas blasé, qui a gardé cette capacité d’émerveillement.
 
ActuSF : Le site de l’Atalante évoque une "ode à la femme et au mystère de la vie". Pourquoi as-tu voulu explorer ces deux thèmes ?
Pierre Bordage : Je me suis fait incendier sur ce même site sur mon côté viol systématique à chaque page et mes femmes soit nunuches soit putains (en fait, je ne le pense pas, pas du tout, mais certains lecteurs — trices, argg, surtout ne pas oublier — ont interprété mes personnages féminins comme ça). Je n’avais pas l’intention de me racheter de mes très grandes fautes, d’écrire un hymne à la femme ou au mystère de la vie, mais à la fin du roman, quand on a fait le constat, Mireille et moi, on s’est rendu compte que, si on avait suivi deux personnages masculins tout au long du récit, les figures qui demeuraient, qui résistaient, étaient les femmes : la mère d’Olmeo, la fille d’Olmeo… et d’autres que je ne peux pas révéler ici au risque de dévoiler l’intrigue. Ce premier tome est d’essence féminine : les vaisseaux sont des ventres abritant la vie, les deux héros, Ewen et Olmeo, sont hantés (Ezalde) ou initiés par une femme (Sayi). Enfin, je sais maintenant que je suis un affreux féministe :-) Qui dit femme dit mystère de la naissance et de la vie (ah, mon côté affreux macho qui reprend le dessus…). En plus il y a dans le livre des retournements de situation qui illustrent à leur façon le mystère éternel du temps (je ne peux en dire plus, même sous la torture, d’ailleurs si on pouvait m’enlever les brodequins, merci).

ActuSF : Ce premier tome raconte le voyage des deux héros sur des planètes étrangères et dans de grands vaisseaux spatiaux. On peut dire qu’ils sont tous les deux arrachés à leurs habitudes. Est-ce que ça t’a permis de souligner encore plus le choc des aventures et des nouveautés qui les attendent plutôt que de mettre en scène un baroudeur habitué au coup de force ? Et qu’avais-tu envie de faire : les confronter à beaucoup d’événements pour que chacun des deux héros évoluent rapidement ? Une sorte de transformation intérieure ?
Pierre Bordage : Oui, bien sûr, la transformation intérieure, comme tout roman initiatique. Et les romans de voyage, parce qu’ils exigent de leurs héros des adaptations permanentes, rentrent évidemment dans le cadre du roman initiatique. À part Rohel, et peut-être un peu Tcholko, le nomade Tunguz de la steppe sibérienne dans Atlantis, je n’ai jamais travaillé avec un héros baroudeur type super héros. Je préfère partir avec ces personnages simples, confrontés à des épreuves qui vont les forcer à grandir (même Wang, avec son tao de la survie, fait partie des héros ordinaires). Les voyages, j’ai remarqué, multiplient les événements, tout simplement parce qu’on ne comprend pas toujours la langue ni les coutumes ni les conditions climatiques. Donc, il faut évoluer en accéléré, se transformer pour continuer. J’aime bien ça, confronter l’être ordinaire à l’événement exceptionnel. Mais, et c’est ma conviction la plus profonde, il n’y a pas d’être vraiment ordinaire…

ActuSF : On l’a dit, il leur arrive toutes sortes d’aventures. On a l’impression que tu t’es fait plaisir en multipliant les paysages étranges et les péripéties étonnantes, quitte parfois à ne pas trop les expliquer pour mieux se concentrer sur l’action. Est-ce que j’ai bon ? Y as-tu pris du plaisir ? As-tu toujours un émerveillement pour l’espace et le space opera ?
Pierre Bordage : Oui, je me suis fait plaisir, vraiment. Encore une fois, quand on voyage, on change sans cesse de paysages, de situations, de compagnons, et l’action est permanente. Et on n’a pas le temps de tout expliquer non plus, on en prend plein les yeux, plein la tête, sans toujours comprendre les mondes traversés. J’ai toujours un grand attrait pour le space opera, qui, pour moi, reste le terrain privilégié du merveilleux moderne. Je me retrouve comme quand j’avais vingt-deux ans et que j’ai découvert le premier volet de la Guerre des Étoiles (bon d’accord, ça ne nous rajeunit pas et je viens d’avouer mon grand âge) : l’éclate totale. Je suis un vrai gosse, et je pense qu’il faut garder une âme d’enfant pour écrire et lire des space opera.

ActuSF : Tu as déjà prévu cinq tomes. Pourquoi aussi long ? Et est-ce que ça ne te fait pas un peu peur quand même un projet aussi vaste ? Ou au contraire est-ce excitant de se dire qu’on a encore quatre tomes pour développer l’intrigue et l’univers ?
Pierre Bordage : Ben, je me suis fait piéger par le titre ! Panca veut dire cinq en sanskrit. Chaîne pancatvique ou quinte, pentale (animal à cinq ailes), tout est basé sur le cinq. Allez faire une trilogie avec ça ! Même pas peur dans la mesure où, de la façon dont j’ai agencé le cycle, il n’y aura pas d’effet de répétition ou d’impression de traîner en longueur. Bref, on va encore voir du pays, je vous le dis ! Oui, c’est plutôt excitant, parce que, si l’univers et la trame restent constants, les péripéties seront très différentes les unes des autres, enfin, j’espère.

ActuSF : Que peut-on dire déjà du tome 2 ? Que vas-tu nous raconter ?
Pierre Bordage : Rien, je ne peux rien en dire. Non, ne remettez pas les brodequins s’il vous plaît. Je ne peux rien dire parce que ce serait dévoiler la fin du premier tome, ce qui ne serait pas correct vis-à-vis des lecteurs.

ActuSF : Et hormis les quatre prochains volumes de La Fraternité du Panca, sur quoi travailles-tu ? Vas-tu sortir d’autres livres en parallèle ? Et sinon quelles sont tes envies ?
Pierre Bordage : Oui, je sortirai d’autres ouvrages en parallèle : un roman pour la jeunesse chez Flammarion, une uchronie sous l’égide d’Alain Grousset ; un Club Van Helsing ; un roman au Diable Vauvert, une anticipation très contemporaine, la veine que j’explore au Diable ; et puis je travaille actuellement sur un projet de feuilleton audio, oui, oui, et sur l’adaptation BD des Fables de l’Humpur… N’en jetez plus, ma coupe est pleine.

(Interview réalisé pour la sortie de Frère Ewen, premier tome du cycle)

Jérome Vincent - ActuSF

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Bordage - Frère Elthor - ActuSF
Posté le 09 mai 2012 -
Pierre Bordage vient de mettre un point final, avec Frère Elthor à la superbe saga qu’il avait entamé avec Frère Ewen, Soeur Ynolde, Frère Kalkin et Soeur Onden (les 5 volumes chez L’Atalante), sous le titre collectif de La Fraternité du Panca. Il nous a entraîné ainsi à travers la galaxie dans une quête magnifique puisque c’est une quête de l’homme et de la foi en ses capacités de se dépasser face à l’adversité. Pour résumer brièvement le thème général, dans un futur où l’humanité a essaimé dans la Voie lactée et s’est fractionnée en une infinité de cultures souvent fondamentalement différentes dans leurs valeurs mais où les planètes se sont regroupées pour se protéger les unes des autres dans une sorte de fédération dont le Parlement universel se trouve à NeoTierra, une menace terrible s’approche sous la forme d’un gigantesque nuage noir dans le sillage duquel les étoiles se sont éteintes. Seule une organisation devenue mythique - existe-t-elle toujours ? -, la Fraternité du Panca décèle la menace et décide d’y faire face en créant une chaîne pancatvique (5 individus devant se trouver l’un après l’autre pour se transmettre leur force et leur mémoire grâce à un âmna, sorte de cristal, qui s’enchasse dans la nuque) qui seule pourra s’opposer au nuage destructeur. Chaque volume nous décrit le destin de l’individu, homme ou femme en alternance, choisi pour des raisons qui nous échappent pour former l’un des maillons : l’accomplissement de cette destinée ne se fait jamais sans difficultés, que ce soient les doutes de la personne elle-même sur la nécessité des sacrifices à réaliser ou la validité du choix lui-même ou que ce soient les attaques dirigés contre les maillons par des organisations diverses dont la plus puissante est la religion de Sât qui prône justement la destruction de l’univers, prédite dans ses livres sacrés.
Pierre Bordage met en scène un univers technologique évolué mais où religions et superstitions non seulement résistent mais se développent parallèlement à la science. on retrouve dans ces romans les thèmes favoris de l’auteur : l’homme compte plus que la machine, la volonté humaine est le facteur décisif de toute action, la foi peut effectivement soulever des montagnes - ou, en l’espèce, brûler littéralement l’adversaire grâce au cakra, cet objet énigmatique que reçoit chaque maillon - mais elle peut aussi être un vecteur puissant de malfaisance - avec les sâtnagas, ces prêtres nihilistes nus, qui rejettent avec violence toute forme d’organisation sociale et prêchent l’avènement du néant -, la science se veut omnipotente et omnisciente mais se trompe avec arrogance le plus souvent - les extraits des encyclopédies d’Odom Dercher, sorte de Pic de la Mirandole galactique, mis en tête de chapitre sont, à dessein, hilarants de prétention et d’ignorance. En nous menant à travers planètes et cultures, nous faisant découvrir le foisonnement de la vie dans la galaxie, l’auteur nous donne l’occasion de découvrir la richesse de la diversité multiculturelle de cette Voie lactée où se côtoient des sociétés qui n’ont parfois que l’humanité de leurs habitants comme point commun et où existent aussi des espèces non humaines et non animales si éloignées de nous que le contact devrait être impossible : ce sera alors, autre message fort de Pierre Bordage, l’esprit qui transcende les barrières... Il prône une société équilibrée : alliance de la technologie et du mysticisme - c’est cette fusion heureuse qui permet à frère Elthor de remplir sa mission - mais aussi des sexes - après l’alternance homme-femme de la formation de la chaîne, il faudra un couple pour aboutir alors que les sâtnagas méprisent les femmes - : ce message est manifestement celui que l’auteur entend faire passer à notre propre société, message aussi résolument optimiste puisqu’il nécessite une société dans laquelle des journalistes et des politiciens sont capables de faire passer le bien commun avant leurs intérêts propres...
En tout cas Pierre Bordage nous livre là une splendide aventure, un space opera chamanique (si j’ose dire) de toute beauté qui nous emporte aux confins de la galaxie et de l’esprit.
 
Jean-Luc Rivera
ActuSf
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Bordage - La Fraternité du Panca - Youboox
Posté le 16 mai 2012 -
À l’occasion de la sortie de Frère Elthor, cinquième et dernier tome du space opéra La fraternité du Panca débuté en 2007, les fans de science-fiction et les non-initiés peuvent découvrir cette belle odyssée spatiale. Une démonstration de l’imagination de l’auteur !
 
La fraternité du Panca , pentalogie sur l’humanité dans l’infiniment loin.
 
Ne cherchez pas sur Wikipedia, je vous le dis : pentalogie, ça veut juste dire que c’est en cinq tomes, voilà. Imaginez-vous dans l’infiniment loin. L’humanité a colonisé l’univers, à tout prix. Sur chaque planète, les groupes humains ont des modes de vie très différents mais ils se défendent les uns les autres grâce au Parlement universel. Une menace pèse sur tout ce qui vit. Seuls les initiés de La fraternité du Panca, sorte de franc-maçonnerie spatiale où se côtoient des Frères et des Sœurs, sont capables de sauver l’humanité. Sans connaître la nature de la menace, ils vont s’engager dans le combat au prix du don de leur vie. Le seul moyen de lutter : former une chaine Quinte. Une chaine de 5 Frères et Sœurs qui doivent se retrouver l’un après l’autre pour se transmettre leurs implants, réceptacle de leurs forces et de leurs mémoires. Seul le dernier de la chaine peut mener le combat final.
 
Des voyages entamés par amour ou sacrifice
Chaque tome nous conte la destinée de celui choisi pour former l’un des maillons de la chaine. Un départ sans retour, sans possibilité d’utiliser les ralentisseurs de rythme biologique.
Dans le premier tome, on suit les destins croisés de deux personnages profonds et touchants. Ewen a reçu l’appel : la menace plane et il doit quitter femme et enfant pour remettre l’implant au deuxième Frère. Olméo, 13 ans, contraint à l’exil avec sa famille va rencontre l’âme sœur. Notons le talent de l’auteur qui décrit un huit clos de 80 ans dans une fusée. Ne vit-on les voyages que par amour ou sacrifice ? Et que dire de l’isolement et de la solitude ? Autant de questions qui donnent le vertige.
Des cinq tomes, trois se distinguent pour leur rôle majeur dans le récit. Le premier d’abord qui plante le décor avec Ewen et Olmoé. Le troisième, véritable transition vers le combat final, avec des descriptions grandioses de l’univers. Enfin, le cinquième et dernier : Frère Elthor.
 
Un mélange déroutant de haute technologie et de spiritualité
On s’attache vite à ces personnages auxquels Bordage n’épargne rien, êtres humains baladés par leurs émotions. L’engagement au prix du don de soi et le courage face à l’adversité rythment la pentalogie. Le jeu des chapitres alternant entre les points de vue des différents personnages est une vraie force. Le livre n’est pas que batailles et voyages de planètes en planètes, il est un roman sur les questions qui nous animent. Bordage trouve les mots justes pour parler de la place de Dieu, de la force de la foi et du sens du sacrifice. Un exercice rendu possible par une connaissance pointue de l’Histoire des religions et une facilité à écrire sur une large palette d’émotions en conservant la simplicité des mots. Un récit déroutant qui mélange la haute technologie et le mysticisme.
La fraternité du Panca ravira les fans inconditionnels autant que ceux qui découvriront un livre de science-fiction pour la première fois.
 
Bonne lecture ! 
 
Hayat Slimani
Youboox

  • Lettre d'information pro




  • Revue de presse
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Bordage - La Fraternité du Panca - Youboox
Posté 16 mai 2012 -
À l’occasion de la sortie de Frère Elthor, cinquième et dernier tome du space opéra La fraternité du Panca débuté en 2007, les fans de science-fiction et les non-initiés peuvent découvrir cette belle odyssée spatiale. Une démonstration de l’imagination de l’auteur !
 
La fraternité du Panca , pentalogie sur l’humanité dans l’infiniment loin.
 
Ne cherchez pas sur Wikipedia, je vous le dis : pentalogie, ça veut juste dire que c’est en cinq tomes, voilà. Imaginez-vous dans l’infiniment loin. L’humanité a colonisé l’univers, à tout prix. Sur chaque planète, les groupes humains ont des modes de vie très différents mais ils se défendent les uns les autres grâce au Parlement universel. Une menace pèse sur tout ce qui vit. Seuls les initiés de La fraternité du Panca, sorte de franc-maçonnerie spatiale où se côtoient des Frères et des Sœurs, sont capables de sauver l’humanité. Sans connaître la nature de la menace, ils vont s’engager dans le combat au prix du don de leur vie. Le seul moyen de lutter : former une chaine Quinte. Une chaine de 5 Frères et Sœurs qui doivent se retrouver l’un après l’autre pour se transmettre leurs implants, réceptacle de leurs forces et de leurs mémoires. Seul le dernier de la chaine peut mener le combat final.
 
Des voyages entamés par amour ou sacrifice
Chaque tome nous conte la destinée de celui choisi pour former l’un des maillons de la chaine. Un départ sans retour, sans possibilité d’utiliser les ralentisseurs de rythme biologique.
Dans le premier tome, on suit les destins croisés de deux personnages profonds et touchants. Ewen a reçu l’appel : la menace plane et il doit quitter femme et enfant pour remettre l’implant au deuxième Frère. Olméo, 13 ans, contraint à l’exil avec sa famille va rencontre l’âme sœur. Notons le talent de l’auteur qui décrit un huit clos de 80 ans dans une fusée. Ne vit-on les voyages que par amour ou sacrifice ? Et que dire de l’isolement et de la solitude ? Autant de questions qui donnent le vertige.
Des cinq tomes, trois se distinguent pour leur rôle majeur dans le récit. Le premier d’abord qui plante le décor avec Ewen et Olmoé. Le troisième, véritable transition vers le combat final, avec des descriptions grandioses de l’univers. Enfin, le cinquième et dernier : Frère Elthor.
 
Un mélange déroutant de haute technologie et de spiritualité
On s’attache vite à ces personnages auxquels Bordage n’épargne rien, êtres humains baladés par leurs émotions. L’engagement au prix du don de soi et le courage face à l’adversité rythment la pentalogie. Le jeu des chapitres alternant entre les points de vue des différents personnages est une vraie force. Le livre n’est pas que batailles et voyages de planètes en planètes, il est un roman sur les questions qui nous animent. Bordage trouve les mots justes pour parler de la place de Dieu, de la force de la foi et du sens du sacrifice. Un exercice rendu possible par une connaissance pointue de l’Histoire des religions et une facilité à écrire sur une large palette d’émotions en conservant la simplicité des mots. Un récit déroutant qui mélange la haute technologie et le mysticisme.
La fraternité du Panca ravira les fans inconditionnels autant que ceux qui découvriront un livre de science-fiction pour la première fois.
 
Bonne lecture ! 
 
Hayat Slimani

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Suhner - Vestiges - Psychovision
Posté 14 mai 2012 -
Sur la planète Gemma, ou plutôt dans son orbite, vogue un gigantesque vaisseau spatial, sa particularité étant qu'il n'a rien d'humain. Ce vaisseau est donc là sans que personne n'en connaisse l'origine et l'histoire, bien qu'il intéresse beaucoup de monde. Sur la planète même, une équipe de scientifiques s'apprête à aller explorer une partie de la planète où se trouverait d'autres artefacts extraterrestres...
 
Et voici la nouvelle saga de SF Française publiée par L'Atalante, l'éditeur qui a publié Pierre Bordage, Roland C. Wagner, Olivier Paquet, Vincent Gessler, Anne Fakhouri ou encore Jeanne A-Debats. Entre les auteurs confirmés et les débutant prometteurs, cet éditeur s'est donc imposé comme une valeur sure de l'imaginaire francophone et une nouvelle saga débarquant chez eux est toujours une bonne surprise.
Quantika débute pourtant de manière assez traditionnelle avec une planète aux mains d'entrepreneur peu scrupuleux et un réseau de résistance qui veut éviter le triste destin de la Terre à leur nouvelle demeure. Au milieu de ça, une équipe de scientifique donne dans l'archéologie extraterrestre et essaye de trouver où ont bien pu passer les anciens locataires de Gemma, dont la principale trace est un gigantesque vaisseau abandonnée.
Cette équipe est d'ailleurs décidée à explorer la planète à la recherche d'autres vestiges, mais ce qu'ils ignorent, c'est que l'une d'entre eux sait très bien où ils vont et ce qu'ils vont y trouver, car les monuments enfouis à cet endroit, elle les a vus dans ses rêves. Plus, l'expédition s'approche et plus la jeune femme semble perdre pied et se livre à des transes étranges, parlant une langue qui n'est pas humaine.
Si le début peut faire penser à un classique roman de "Big Dumb Object" et de "Rencontre du troisième type", il part très vite sur autre chose, sur une histoire lorgnant plus sur le fantastique que la Hard-SF avec des rêves et des transes semblant trouver leurs origines dans une civilisation ancienne, mais également une menace sous-jacente qui ne semble qu'attendre son heure pour sortir de l'ombre.
On est donc dans du fantastique assez classique avec une héroïne ayant des rêves et des cauchemars qui semble mettre sa santé physique et mentale, où une créature étrange se balade dans les ravins de la planète. Tous ces personnages et événement font monter la tension tranquillement, devenant de plus en plus intrigant au fur et à mesure que l'on tourne les pages et que les mystères se dévoilent peu à peu.
Et c'est ce mélange qui fait de Vestige un roman passionnant et captivant, car Laurence Suhner nous propose un type de récit qui est finalement trop rare. Ceci-dit, le roman est aussi très bien écrit, très fluide et un véritable planet-opéra, Gemma étant en plus d'un décor un véritable personnage de l'histoire avec ses secrets et sa personnalité. Autant qu'une gigantesque étendue glacée et un environnement hostile, elle est un protagoniste à part entière.
Les autres personnages sont un peu les bémols de cette histoire, que ce soit l'adolescente rebelle, l'amoureux secret et éconduit, la scientifique hautaine, le père trop occupé, le rebelle obstiné et bien entendu les méchants mercenaires. Pourtant l'auteur arrive à tous leur donner vie et à les rendre attachants grâce à leurs qualités, leurs défauts et surtout à leurs peurs devant cette menace issu d'une technologie incompréhensible par l'Homme.
 
Mélangeant drames humains et dangers surnaturels dans un environnement cosmique, Vestiges est un roman enthousiasmant et le premier volume d'une trilogie qui devrait se révéler passionnante en jouant habilement avec les codes de la science-fiction et du fantastique. Pour son premier roman, Laurence Suhner frappe donc très fort et permet à L'Atalante de confirmer une nouvelle fois la qualité de son catalogue.
 
Note : 9 /10
 
Steggtegg
revue