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  • La Dentelle du cygne

Pierre Bordage

Frère Elthor

Frère Elthor

Date de parution : mars 2012

Série : La Fraternité du Panca
Tome : 5

Illustrateur : Sylvain Demierre


ISBN13 : 9782841725670

Nombre de pages : 424
Prix : 22,00 €
État : disponible

Ô toi qui m’entends, ouvre donc ton esprit, redeviens le brin d’herbe Chahuté par le vent et admire les merveilles autour de toi.
ode à l’ouverture de l’esprit. 

Tandis que sur NeoTierra, où siège le Parlement universel, la menace d’une nuée destructrice est enfin prise au sérieux, Bent, devenu frère Elthor, doit gagner le Nuage de Majdan, une galaxie proche de la Voie lactée. Mais sur TarzHel, la planète principale du système d’Alpha du Tarz, les pilotes prêts à se risquer dans l’inconnu ne sont pas légion… Fort des âmnas de ses quatre frères et soeurs, Elthor permettra- t-il au Panca de l’emporter contre le néant prophétisé par le livre sacré de Sât ? Voici l’ultime combat du premier maillon d’une chaîne quinte.

« Avec “La Fraternité du Panca”, Pierre Bordage signe une fresque humaine à l’échelle d’une galaxie, un conte philosophique à la dimension de l’univers, un opéra de l’espace aussi varié que les étoiles, une comédie humaine cosmique illuminée par une constellation de valeurs humanistes. » Serge Perraud.

  • Revue de presse
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Bordage - Frère Elthor - Onirik
Posté le 12 avril 2012 -

La Fraternité du Panca est le dernier space opera de Bordage, un pentateuque puisque le chiffre 5 est emblématique de l’histoire contée : la formation d’une chaîne quinte, via 5 maillons de la Fraternité du Panca qui repose sur 5 piliers et dont l’animal totem est le pentale, à 5 cornes et 5 ailes.

Les fans de Bordage retrouveront le souffle épique qui habitait Rohel ou Les guerriers du silence, ainsi que leurs thèmes : la nécessité de l’écoute, le lien avec la Nature, les dangers du fanatisme… Quant à ce dernier tome, il tient toutes ses promesses !

L’écriture est toujours tout en subtilité, et sans aucune prévisibilité. On se laisse emporter par le chant des pentales, ces migrateurs célestes alliés de la Fraternité du Panca qui propagent le feu de la vie, tout en frémissant de la violence des servants de Sât, le Dévoreur.

Lorsqu’on referme le livre, on se sent comme habité par tous ces personnages que nous avons croisés plus ou moins longuement et dont les vies résonnent en nous comme l’humanité entière résonne dans les maillons de la chaîne quinte.

Un nouveau Bordage à dévorer donc, comme toujours.

 

Ela

Onirik

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Bordage - Fraternité du Panca - ActuSF
Posté le 23 juin 2011 -

Pierre Bordage revient à ses amours avec un space opéra étonnant : La Fraternité du Panca. Petite interview

ActuSF : Comment est né La Fraternité du Panca ? Qu’as-tu envie de faire avec cette série ?
Pierre Bordage : D’abord repartir dans l’espace après un roman, Porteur d’Âmes, situé sur terre et dans un avenir très proche. Et puis, illustrer encore une fois (on ne se refait pas…) l’effet trame humaine à travers l’espace et le temps, concept que j’essaie de travailler sous d’autres formes dans les autres livres. L’attrait du voyage, du merveilleux, que permet le space opera. Le désir moteur, je m’en rends compte maintenant, a été de faire un vrai récit de voyage, avec des personnages attachants. Un peu comme on suivrait des émigrants de la fin du 19ème dans leur quête d’Amérique. J’aurais aimé le faire à la façon d’un carnet, avec des textes, des croquis et des dessins, mais techniquement, je ne suis pas à la hauteur pour ce qui concerne l’illustration. Outre la trame (symbolisée ici par la chaîne quinte) sont venus se greffer les thèmes qui me sont chers, les différentes façons d’interpréter le monde, les différents conditionnements, sociaux, religieux, politiques, sexuels… 

ActuSF : Dans le premier tome, on suit essentiellement deux héros dans leur parcours, Ewen et Olmeo. Ils sont à milles lieues l’un de l’autre. Comment pourrais-tu les présenter aux lecteurs qui n’ont pas encore lu le livre ?
Pierre Bordage : L’un, Ewen, est un frère du Panca, quelqu’un qui s’est engagé au service d’une organisation, et qui a perdu de vue son engagement. Il s’est marié, a eu une fille, attend un deuxième enfant, et, évidemment, c’est à ce moment-là que sa hiérarchie se manifeste, le contraignant à quitter son cocon familial, son bonheur tranquille, à partir sans espoir de retour (on retrouve là l’un des thèmes des Griots Célestes). Ewen est le premier maillon d’une chaîne quinte, une procédure d’exception qui ne se déclenche qu’en cas de danger très grave pour l’univers. Il part donc à la rencontre du 4ème frère, localisé sur une planète lointaine. Bien sûr tout au long du voyage, il va douter de son sacrifice, de sa hiérarchie, de son importance. C’est dans une lutte incessante contre ses doutes et ses regrets qu’il est principalement engagé. Olmeo, lui, est un garçon d’une communauté angélique du Pays Noir, dont la famille est contrainte de s’exiler parce que sa mère a commis l’adultère. Contrairement aux siens, opposés à la technologie, Olmeo a toujours rêvé de parcourir l’espace à bord des grands vaisseaux. La faute de sa mère lui offre une occasion unique de réaliser son rêve. Ce sont ses carnets de voyage qu’on lira, ses émerveillements, les heurs et malheurs ponctuant son périple, et puis, surtout, sa rencontre avec Sayi, une jeune fille étonnante.

ActuSF : Et que dire de ton univers ? Il y a des secteurs fortement technologiques avec d’immenses vaisseaux spatiaux pour traverser les étoiles, et en même temps des communautés presque renfermées sur elles-mêmes, très proches de la terre et sans beaucoup d’outils technologiques. Comment tu le vois cet univers où le communautarisme côtoie la multitude ?
Pierre Bordage : Je le vois comme une parfaite illustration du nôtre. Sur terre aussi, la technologie côtoie les communautés renfermées sur elles-mêmes. Il ne peut y avoir, à mon sens, de monde purement technologique ou purement communautariste. De nos jours aussi, les religieux se défient de la technologie, de nos jours aussi, on a des peuples qui restent arc-boutés sur leurs croyances (que je ne juge pas d’ailleurs, elles sont souvent riches d’enseignements, je n’ai aucune préférence, je pense que les deux, la technologie et la croyance, sont les meilleures et les pires des choses). J’avais envie de créer le décalage entre le monde d’Olmeo et le monde technologique, pour accompagner l’émerveillement d’Olmeo. Il m’intéressait de partir avec un personnage qui n’est pas blasé, qui a gardé cette capacité d’émerveillement.
 
ActuSF : Le site de l’Atalante évoque une "ode à la femme et au mystère de la vie". Pourquoi as-tu voulu explorer ces deux thèmes ?
Pierre Bordage : Je me suis fait incendier sur ce même site sur mon côté viol systématique à chaque page et mes femmes soit nunuches soit putains (en fait, je ne le pense pas, pas du tout, mais certains lecteurs — trices, argg, surtout ne pas oublier — ont interprété mes personnages féminins comme ça). Je n’avais pas l’intention de me racheter de mes très grandes fautes, d’écrire un hymne à la femme ou au mystère de la vie, mais à la fin du roman, quand on a fait le constat, Mireille et moi, on s’est rendu compte que, si on avait suivi deux personnages masculins tout au long du récit, les figures qui demeuraient, qui résistaient, étaient les femmes : la mère d’Olmeo, la fille d’Olmeo… et d’autres que je ne peux pas révéler ici au risque de dévoiler l’intrigue. Ce premier tome est d’essence féminine : les vaisseaux sont des ventres abritant la vie, les deux héros, Ewen et Olmeo, sont hantés (Ezalde) ou initiés par une femme (Sayi). Enfin, je sais maintenant que je suis un affreux féministe :-) Qui dit femme dit mystère de la naissance et de la vie (ah, mon côté affreux macho qui reprend le dessus…). En plus il y a dans le livre des retournements de situation qui illustrent à leur façon le mystère éternel du temps (je ne peux en dire plus, même sous la torture, d’ailleurs si on pouvait m’enlever les brodequins, merci).

ActuSF : Ce premier tome raconte le voyage des deux héros sur des planètes étrangères et dans de grands vaisseaux spatiaux. On peut dire qu’ils sont tous les deux arrachés à leurs habitudes. Est-ce que ça t’a permis de souligner encore plus le choc des aventures et des nouveautés qui les attendent plutôt que de mettre en scène un baroudeur habitué au coup de force ? Et qu’avais-tu envie de faire : les confronter à beaucoup d’événements pour que chacun des deux héros évoluent rapidement ? Une sorte de transformation intérieure ?
Pierre Bordage : Oui, bien sûr, la transformation intérieure, comme tout roman initiatique. Et les romans de voyage, parce qu’ils exigent de leurs héros des adaptations permanentes, rentrent évidemment dans le cadre du roman initiatique. À part Rohel, et peut-être un peu Tcholko, le nomade Tunguz de la steppe sibérienne dans Atlantis, je n’ai jamais travaillé avec un héros baroudeur type super héros. Je préfère partir avec ces personnages simples, confrontés à des épreuves qui vont les forcer à grandir (même Wang, avec son tao de la survie, fait partie des héros ordinaires). Les voyages, j’ai remarqué, multiplient les événements, tout simplement parce qu’on ne comprend pas toujours la langue ni les coutumes ni les conditions climatiques. Donc, il faut évoluer en accéléré, se transformer pour continuer. J’aime bien ça, confronter l’être ordinaire à l’événement exceptionnel. Mais, et c’est ma conviction la plus profonde, il n’y a pas d’être vraiment ordinaire…

ActuSF : On l’a dit, il leur arrive toutes sortes d’aventures. On a l’impression que tu t’es fait plaisir en multipliant les paysages étranges et les péripéties étonnantes, quitte parfois à ne pas trop les expliquer pour mieux se concentrer sur l’action. Est-ce que j’ai bon ? Y as-tu pris du plaisir ? As-tu toujours un émerveillement pour l’espace et le space opera ?
Pierre Bordage : Oui, je me suis fait plaisir, vraiment. Encore une fois, quand on voyage, on change sans cesse de paysages, de situations, de compagnons, et l’action est permanente. Et on n’a pas le temps de tout expliquer non plus, on en prend plein les yeux, plein la tête, sans toujours comprendre les mondes traversés. J’ai toujours un grand attrait pour le space opera, qui, pour moi, reste le terrain privilégié du merveilleux moderne. Je me retrouve comme quand j’avais vingt-deux ans et que j’ai découvert le premier volet de la Guerre des Étoiles (bon d’accord, ça ne nous rajeunit pas et je viens d’avouer mon grand âge) : l’éclate totale. Je suis un vrai gosse, et je pense qu’il faut garder une âme d’enfant pour écrire et lire des space opera.

ActuSF : Tu as déjà prévu cinq tomes. Pourquoi aussi long ? Et est-ce que ça ne te fait pas un peu peur quand même un projet aussi vaste ? Ou au contraire est-ce excitant de se dire qu’on a encore quatre tomes pour développer l’intrigue et l’univers ?
Pierre Bordage : Ben, je me suis fait piéger par le titre ! Panca veut dire cinq en sanskrit. Chaîne pancatvique ou quinte, pentale (animal à cinq ailes), tout est basé sur le cinq. Allez faire une trilogie avec ça ! Même pas peur dans la mesure où, de la façon dont j’ai agencé le cycle, il n’y aura pas d’effet de répétition ou d’impression de traîner en longueur. Bref, on va encore voir du pays, je vous le dis ! Oui, c’est plutôt excitant, parce que, si l’univers et la trame restent constants, les péripéties seront très différentes les unes des autres, enfin, j’espère.

ActuSF : Que peut-on dire déjà du tome 2 ? Que vas-tu nous raconter ?
Pierre Bordage : Rien, je ne peux rien en dire. Non, ne remettez pas les brodequins s’il vous plaît. Je ne peux rien dire parce que ce serait dévoiler la fin du premier tome, ce qui ne serait pas correct vis-à-vis des lecteurs.

ActuSF : Et hormis les quatre prochains volumes de La Fraternité du Panca, sur quoi travailles-tu ? Vas-tu sortir d’autres livres en parallèle ? Et sinon quelles sont tes envies ?
Pierre Bordage : Oui, je sortirai d’autres ouvrages en parallèle : un roman pour la jeunesse chez Flammarion, une uchronie sous l’égide d’Alain Grousset ; un Club Van Helsing ; un roman au Diable Vauvert, une anticipation très contemporaine, la veine que j’explore au Diable ; et puis je travaille actuellement sur un projet de feuilleton audio, oui, oui, et sur l’adaptation BD des Fables de l’Humpur… N’en jetez plus, ma coupe est pleine.

(Interview réalisé pour la sortie de Frère Ewen, premier tome du cycle)

Jérome Vincent - ActuSF

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Bordage - Frère Elthor - ActuSF
Posté le 09 mai 2012 -
Pierre Bordage vient de mettre un point final, avec Frère Elthor à la superbe saga qu’il avait entamé avec Frère Ewen, Soeur Ynolde, Frère Kalkin et Soeur Onden (les 5 volumes chez L’Atalante), sous le titre collectif de La Fraternité du Panca. Il nous a entraîné ainsi à travers la galaxie dans une quête magnifique puisque c’est une quête de l’homme et de la foi en ses capacités de se dépasser face à l’adversité. Pour résumer brièvement le thème général, dans un futur où l’humanité a essaimé dans la Voie lactée et s’est fractionnée en une infinité de cultures souvent fondamentalement différentes dans leurs valeurs mais où les planètes se sont regroupées pour se protéger les unes des autres dans une sorte de fédération dont le Parlement universel se trouve à NeoTierra, une menace terrible s’approche sous la forme d’un gigantesque nuage noir dans le sillage duquel les étoiles se sont éteintes. Seule une organisation devenue mythique - existe-t-elle toujours ? -, la Fraternité du Panca décèle la menace et décide d’y faire face en créant une chaîne pancatvique (5 individus devant se trouver l’un après l’autre pour se transmettre leur force et leur mémoire grâce à un âmna, sorte de cristal, qui s’enchasse dans la nuque) qui seule pourra s’opposer au nuage destructeur. Chaque volume nous décrit le destin de l’individu, homme ou femme en alternance, choisi pour des raisons qui nous échappent pour former l’un des maillons : l’accomplissement de cette destinée ne se fait jamais sans difficultés, que ce soient les doutes de la personne elle-même sur la nécessité des sacrifices à réaliser ou la validité du choix lui-même ou que ce soient les attaques dirigés contre les maillons par des organisations diverses dont la plus puissante est la religion de Sât qui prône justement la destruction de l’univers, prédite dans ses livres sacrés.
Pierre Bordage met en scène un univers technologique évolué mais où religions et superstitions non seulement résistent mais se développent parallèlement à la science. on retrouve dans ces romans les thèmes favoris de l’auteur : l’homme compte plus que la machine, la volonté humaine est le facteur décisif de toute action, la foi peut effectivement soulever des montagnes - ou, en l’espèce, brûler littéralement l’adversaire grâce au cakra, cet objet énigmatique que reçoit chaque maillon - mais elle peut aussi être un vecteur puissant de malfaisance - avec les sâtnagas, ces prêtres nihilistes nus, qui rejettent avec violence toute forme d’organisation sociale et prêchent l’avènement du néant -, la science se veut omnipotente et omnisciente mais se trompe avec arrogance le plus souvent - les extraits des encyclopédies d’Odom Dercher, sorte de Pic de la Mirandole galactique, mis en tête de chapitre sont, à dessein, hilarants de prétention et d’ignorance. En nous menant à travers planètes et cultures, nous faisant découvrir le foisonnement de la vie dans la galaxie, l’auteur nous donne l’occasion de découvrir la richesse de la diversité multiculturelle de cette Voie lactée où se côtoient des sociétés qui n’ont parfois que l’humanité de leurs habitants comme point commun et où existent aussi des espèces non humaines et non animales si éloignées de nous que le contact devrait être impossible : ce sera alors, autre message fort de Pierre Bordage, l’esprit qui transcende les barrières... Il prône une société équilibrée : alliance de la technologie et du mysticisme - c’est cette fusion heureuse qui permet à frère Elthor de remplir sa mission - mais aussi des sexes - après l’alternance homme-femme de la formation de la chaîne, il faudra un couple pour aboutir alors que les sâtnagas méprisent les femmes - : ce message est manifestement celui que l’auteur entend faire passer à notre propre société, message aussi résolument optimiste puisqu’il nécessite une société dans laquelle des journalistes et des politiciens sont capables de faire passer le bien commun avant leurs intérêts propres...
En tout cas Pierre Bordage nous livre là une splendide aventure, un space opera chamanique (si j’ose dire) de toute beauté qui nous emporte aux confins de la galaxie et de l’esprit.
 
Jean-Luc Rivera
ActuSf
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Bordage - La Fraternité du Panca - Youboox
Posté le 16 mai 2012 -
À l’occasion de la sortie de Frère Elthor, cinquième et dernier tome du space opéra La fraternité du Panca débuté en 2007, les fans de science-fiction et les non-initiés peuvent découvrir cette belle odyssée spatiale. Une démonstration de l’imagination de l’auteur !
 
La fraternité du Panca , pentalogie sur l’humanité dans l’infiniment loin.
 
Ne cherchez pas sur Wikipedia, je vous le dis : pentalogie, ça veut juste dire que c’est en cinq tomes, voilà. Imaginez-vous dans l’infiniment loin. L’humanité a colonisé l’univers, à tout prix. Sur chaque planète, les groupes humains ont des modes de vie très différents mais ils se défendent les uns les autres grâce au Parlement universel. Une menace pèse sur tout ce qui vit. Seuls les initiés de La fraternité du Panca, sorte de franc-maçonnerie spatiale où se côtoient des Frères et des Sœurs, sont capables de sauver l’humanité. Sans connaître la nature de la menace, ils vont s’engager dans le combat au prix du don de leur vie. Le seul moyen de lutter : former une chaine Quinte. Une chaine de 5 Frères et Sœurs qui doivent se retrouver l’un après l’autre pour se transmettre leurs implants, réceptacle de leurs forces et de leurs mémoires. Seul le dernier de la chaine peut mener le combat final.
 
Des voyages entamés par amour ou sacrifice
Chaque tome nous conte la destinée de celui choisi pour former l’un des maillons de la chaine. Un départ sans retour, sans possibilité d’utiliser les ralentisseurs de rythme biologique.
Dans le premier tome, on suit les destins croisés de deux personnages profonds et touchants. Ewen a reçu l’appel : la menace plane et il doit quitter femme et enfant pour remettre l’implant au deuxième Frère. Olméo, 13 ans, contraint à l’exil avec sa famille va rencontre l’âme sœur. Notons le talent de l’auteur qui décrit un huit clos de 80 ans dans une fusée. Ne vit-on les voyages que par amour ou sacrifice ? Et que dire de l’isolement et de la solitude ? Autant de questions qui donnent le vertige.
Des cinq tomes, trois se distinguent pour leur rôle majeur dans le récit. Le premier d’abord qui plante le décor avec Ewen et Olmoé. Le troisième, véritable transition vers le combat final, avec des descriptions grandioses de l’univers. Enfin, le cinquième et dernier : Frère Elthor.
 
Un mélange déroutant de haute technologie et de spiritualité
On s’attache vite à ces personnages auxquels Bordage n’épargne rien, êtres humains baladés par leurs émotions. L’engagement au prix du don de soi et le courage face à l’adversité rythment la pentalogie. Le jeu des chapitres alternant entre les points de vue des différents personnages est une vraie force. Le livre n’est pas que batailles et voyages de planètes en planètes, il est un roman sur les questions qui nous animent. Bordage trouve les mots justes pour parler de la place de Dieu, de la force de la foi et du sens du sacrifice. Un exercice rendu possible par une connaissance pointue de l’Histoire des religions et une facilité à écrire sur une large palette d’émotions en conservant la simplicité des mots. Un récit déroutant qui mélange la haute technologie et le mysticisme.
La fraternité du Panca ravira les fans inconditionnels autant que ceux qui découvriront un livre de science-fiction pour la première fois.
 
Bonne lecture ! 
 
Hayat Slimani
Youboox

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Bordage - Frère Elthor - lelitteraire.com
Posté le 01 juin 2012 -
Voici le cinquième et dernier volet de La Fraternité du Panca, attendu avec impatience depuis les premières pages de Frère Ewen, le tome un. La Quinte est constituée. Le premier élément doit se rendre dans Les Nuages de Maldan, comme le lui souffle la Fraternité. C’est Bent Beautlan, de la planète Iox, qui assume ce rôle bien malgré lui. Mais, il est riche des expériences des maillons précédents. Bent, a été dénommé Elthor, un choix peu judicieux dans la partie de la Voie Lactée où il se trouve, car c’est le nom du jumeau maléfique d’Elkar, un vrai salopard ! Il se fait embaucher sur le Phosphelius, un vaisseau affrété par un groupe de chasseurs qui veulent traquer, sur les Nuages de Maldan, un gibier encore inconnu dans la galaxie. Des scientifiques profitent de ce voyage pour aller étudier cette mini galaxie. Sous la férule de Maliloa, une jeune femme qui ne le laisse pas indifférent, Elthor est chargé de surveiller la coque pour déceler toute déformation due à la vitesse ADVL. Un homme, parmi les scientifiques, lui annonce qu’il est là pour le tuer et qu’il va le faire... prochainement. Parallèlement, LiJi, une ancienne médialiste réussit à convaincre Xeline, une apprentie venue l’interviewer, de la réalité de la menace qui s’apprète à déferler sur la galaxie. Elle l’envoie mobiliser des membres influents du Parlement. Après deux échecs, elle trouve l’oreille attentive de Jeb Bardö, un vieux parlementaire sensible aux charmes féminins. Mais une course contre la montre s’engage. D’après les observations de Manos Octoy, un astrophysicien, la nuée maudite sera sur Les Nuages de Maldan dans dix jours. Le Phosphelius doit ralentir à cause d’une déformation dans la coque. Et le tueur passe à l’acte...
 
La Science-Fiction fait partie de cette littérature dite, avec condescendance, de genre. Cependant, elle offre aux auteurs d’énormes possibilités d’expression par le déplacement de l’action dans l’espace et dans le temps ou sous couvert d’une intrigue débridée. Pierre Bordage fait partie de cette poignée d’auteurs qui, par ce biais, abordent de front les grands problèmes, les défis de notre société et défendent des valeurs humanistes. Observateur attentif de notre civilisation, il porte un regard, à travers l’histoire qu’il raconte, sur les dysfonctionnements de nos comportements, analyse nos attitudes, émet remarques et réflexions sur des situations. Il en expose les différentes facettes, en montre les excès comme les limites.
 
Dans chaque livre, Pierre Bordage explore aussi des formes de sociétés et des catégories sociales. Dans Frère Elthor, il s’attache aux parlementaires. Il s’appuie sur Jeb Bardö pour suivre les ténors de la politique, leur fonctionnement, leurs motivations et faire une description des arcanes du pouvoir. Il brosse de la classe politique un portrait sans complaisance, mais d’une grande pertinence. Il montre des hommes responsables de décisions concernant des millions d’autres gouvernés par leurs hormones ou uniquement préoccupés de marchandages pitoyables. Il conjugue, avec ce personnage, l’évolution de l’individu confronté à la vieillesse, les contraintes et les restrictions qu’elle impose.
 
Il donne à sa fresque une dimension biblique avec le don de soi, cette acceptation sans restrictions de tout abandonner pour vivre un idéal au service de l’humanité. Il prend ses héros parmi les gens ordinaires, de simples individus que la mission qu’ils ont acceptée transcende. Il revient aussi sur des idées qui lui sont chères comme le partage, le devoir de mémoire, de préserver l’héritage issu des générations précédentes..
 
Avec la nuée dévastatrice qui menace l’humanité, l’auteur ne développe-t-il pas une parabole et n’évoque-t-il pas notre propre sursis si les ressources de la Terre continuent à être gaspillées au rythme atteint aujourd’hui.
 
Il faut relire cette œuvre pour en saisir toute la richesse. En effet, Pierre Bordage écrit une histoire prenante dont on brûle de connaître la conclusion, survolant, de fait, des passages qui nous semblent d’un moindre intérêt pour l’action, manquant, ainsi, les éléments, les réflexions, les pépites dont le romancier truffe son récit.
 
Avec La Fraternité du Panca, Pierre Bordage renouvelle le Space Opera, lui conférant une dimension sociologique, ethnologique, menant un travail d’anthropologue. Il donne à ce cycle un souffle, une puissance romanesque, une force narrative peu usuels, accélérant son récit de volume en volume, jusqu’à une chute en cohérence avec l’esprit qui anime cette saga. La Fraternité du Panca est un pur joyau dans l’univers littéraire.
 
Serge Perraud
lelitteraire.com
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Bordage - Frère Elthor - Un papillon dans la lune
Posté le 26 juin 2012 -
Enfin ! On l'attendait, Pierre Bordage l'a fait ! Voici la conclusion de sa pentalogie space-opéra, débutée en 2007 avec Frère Ewen.
 
Frère Elthor est la digne suite et fin de cette aventure à travers l'espace et le temps que j'ai adorée. Elthor, devenu 1er maillon de la chaîne pancatvique à la suite de Sœur Onden, est chargé d'empêcher la destruction de la Voie Lactée par la mystérieuse nuée, qui m'a fait penser aux Langoliers de Stephen King. Il embarque sur le Phosphélius, direction le Petit Nuage de Majdan, où il sait qu'il doit se rendre sans savoir précisément ce qu'il devra y faire. Des ennemis et divers obstacles se dresseront bien sûr sur sa route, mais il sera heureusement aidé par les mémoires de ses Frères et Sœurs et par le feu du Cakra.
 
Parallèlement, sur Néo-Tierra, la menace commence à être prise au sérieux par les politiques, puis par la population bientôt prise de panique, ce qui donnera lieu à des scènes assez apocalyptiques.
On reconnaît bien la patte de Pierre Bordage dans la narration alternée qui fait de ses romans de véritables page-turners.
 
D'un côté, l'aventure spatiale de Frère Elthor nous emmène en voyage hors de notre galaxie, lors d'un périple toujours dangereux, parfois émouvant. De l'autre, une narration à la 1ère personne nous permet de découvrir la réaction de divers personnages à leur fin annoncée. Les narrateurs changent au fil des rencontres et nous racontent la folie d'un monde qui se sait condamné. J'ai d'abord été étonnée de ce changement de narrateur qui avait lieu sans que le "Je" ne soit abandonné, puis cela a pris tout son sens quand j'ai compris que cette partie du texte faisait écho à l'idée de la chaîne. Ils sont tous des maillons de l'histoire.
 
Les exergues sont comme toujours très travaillés chez Pierre Bordage. Ils nous donnent des indications sur un prochain événement du chapitre sans pour autant trop en dévoiler. J'ai notamment beaucoup apprécié ce poème sur les femmes :
 
"Femmes, belles, gracieuses, farouches, tendres, blessantes, accueillantes, Rêves de courbes, douceur et courage, fragilité et force, Fleurs, amantes, mères, saintes, Chaleur, moiteur, antres, refuges, magiciennes, Poussées de fièvre, larmes de pardon, éclats de rire brisés, Femmes, altières, humbles, fuyantes, combattantes, résistantes, vaincues, Spectres qui hantent mes nuits sans étoiles, Et mes jours lumineux. L'Ode aux femmes, Svelt Montler."
 
L'auteur nous propose aussi de belles critiques. Celle sur la/les politique(s) est flagrante, et je dois l'avouer, partagée : intérêt personnel, fainéantise, commissions inutiles, groupes de pressions... Quelques pics :
 
"Je me rendais soudain compte que, par habitude, par paresse sans doute, je me contentais des avis des commissions sans chercher à me forger une opinion par moi-même. Je suppose qu'il faut être fermé aux émotions et aux sentiments pour embrasser la carrière d'homme politique."
 
De même, les chasseurs présents sur le Phosphélius avec Elthor en prennent pour leur grade aussi. Ils sont présentés comme des gens sanguinaires, prêts à tuer n'importe quelle forme de vie, même inconnue, pour compléter leur tableau. Des claques se perdent, et on les tirerait bien avec leurs fusils ultra-sophistiqués !
 
Pour conclure, ce récit se révèle humaniste, accrocheur, parfois violent, parfois émouvant. Pierre Bordage nous offre de belles révélations, matière à réflexion et une fin digne de ce nom. J'ai hâte de voir ce qu'il nous réserve pour l'avenir !
 
 
Un papillon dans la lune
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Bordage - Frère Elthor - Fantastinet
Posté le 28 juin 2012 -
La Fraternité du Panca – Tome 5

Frère Elthor marque l’apothéose du cycle de la fraternité du Panca. Pierre Bordage maître incontesté du Space Opéra signe ici une conclusion parfaite pour son ambitieuse pentalogie. En lisant ce livre il m’est tout de suite apparu que Pierre Bordage avait parfaitement trouvé le cœur de son sujet, l’apocalypse, c’est-à-dire au sens littéral, la révélation. A travers des épreuves saisissantes d’intensité, les personnages poignants de ce nouvel opus, dévoilent les faces cachées de leurs âmes. Encore une fois, Pierre Bordage entraîne ses héros jusqu’au bout d’eux-mêmes à travers un voyage initiatique qui ne vous laissera pas indifférent. Mené tambour battant, sur un rythme haletant, cette aventure sur fond de fin du monde, nous dresse le portraits d’êtres humains tourmentés par la soif de vivre et en quête d’intensité, de présence au monde, dans une époque où tout se désintègre et les repères s’estompent laissant place aux cœurs nus des héros. La poésie, la magie, l’amour, la passion, la cruauté, le fanatisme, Pierre Bordage met en scène toutes les énergies qui animent la psyché humaine des plus belles aux plus sordides. Tout en contraste, en subtilité, cette œuvre est habitée par un génie et un talent incomparable, digne des plus grands romanciers. Vous y trouverez l’intégralité des ingrédients d’un excellent Space Opéra : voyages spatiaux, mystères, espèces inconnues, exotisme, aventure, initiation, combats, pouvoirs de l’esprit sur la matière mais aussi relations humaines intenses et déchirantes d’intensité. Je crois que ce livre possède une des plus belles conclusions qui soit avec une très longue scène d’action prodigieuse, animée par un souffle épique qui vous livrera tous les secrets de la Fraternité du Panca, des Pentales et de la Nuée qui veut détruire l’univers. De surcroît, Pierre Bordage nous livre les secrets des Satnagas d’une façon extrêmement originale et troublante, voire dérangeante. J’ai rarement trouvé autant d’intensité dans une œuvre de SF. Laissez-vous porter par un style fluide d’une élégance poétique parfaitement maîtrisée, l’essence même de l’efficacité esthétique. Je vous recommande de tout mon cœur, ce dernier volet de la Saga du Panca, qui à mon sens répond à toutes les questions que l’on pouvait se poser sur la problématique puissante posée par Pierre Bordage comment le Feu de la Vie, peut-il s’opposer à la nuée glacée du Néant :  « Ne pas se séparer du Feu. Accepter le Feu. Être le Feu. » Frère Elthor.

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Bordage - Frère Elthor - Les Chroniques de l'Imaginaire
Posté le 10 juillet 2012 -

La chaîne pancatvique a été reconstituée et frère Elthor, le premier maillon doit se rendre dans les Nuages de Majdan afin de combattre la nuée qui menace d'engloutir la Voie Lactée. Se pose inévitablement la question d'un moyen de transport suffisamment rapide pour atteindre cette destination dans les plus brefs délais. Il se met alors en quête du vaisseau qui lui permettra de quitter TarzHel parce que l'appel de la Fraternité s'est fait pressant étant donné l'urgence de la situation. La seconde difficulté à prendre en compte, c'est qu'il lui est impossible de se fier à quiconque. Elthor a, en effet, été averti par les âmes logées dans ses implants qu'il va devoir faire preuve de méfiance parce qu'il est évident que plusieurs ennemis vont tenter de stopper sa progression. Il sait aussi que ses poursuivants sont extrêmement dangereux et pugnaces.

De son côté, sur NeoTierra, Xéline, jeune médialiste mandatée par JiLi, est chargée d'infiltrer le gouvernement pour faire en sorte que la menace de destruction prochaine soit finalement prise au sérieux.

Enfin, voilà le dernier volet de la pentalogie de Pierre Bordage La Fraternité du Panca. Ce roman se déroule comme les autres à la notable différence qu'il s'agit cette fois d'enrayer la menace qui pèse sur l'espèce humaine et non plus de transmettre un implant. Jusqu'à présent, l'auteur se focalisait plus particulièrement sur le chargé de mission du Panca, son successeur voire sur ses ennemis, néanmoins ce livre se présente comme une véritable polyphonie. Bien entendu, frère Elthor demeure le fil rouge de cette aventure. En conséquence, ses péripéties sont logiquement au centre de cette histoire ; cependant plusieurs voix se font entendre et tous les propriétaires ont une façon personnelle d'envisager la proximité de la fin du monde.

En premier lieu, Elthor n'est jamais vraiment seul puisqu'il est accompagné en permanence de ses frères et sœurs. L'expérience de Kalkin par exemple lui est d'un grand secours pour trouver ce moment suspendu hors du temps appelé "vakou" qui permet de pouvoir anticiper les actions de l'ennemi ou encore de porter un regard lucide sur les événements sans se laisser submerger par les émotions.

On trouve également le point de vue de personnages plus inattendus comme un sâtnaga, qui voit dans la nuée la venue de son dieu et donc un accomplissement ou un médialiste célèbre qui se rend compte que ses désirs sont d'une vacuité confondante. Les voix ne sont pourtant pas toutes humaines. Elles prennent parfois l'aspect de chants, de sons lorsqu'elles proviennent des pentales, ces animaux primordiaux, mythiques, représentés sur l'arme des frères du Panca. Ces créatures fabuleuses font planer sur cette aventure une aura de quiétude, un sentiment de puissance immémoriale. Elles sont lumineuses, poétiques et on a du mal à les oublier après la fermeture de l'ouvrage. Ces intermèdes ont le mérite de proposer une vision différente de celle du héros, de montrer l'appréhension d'une perspective extrême sous des angles parfois antagonistes, de mettre en lumière des parcours de vie individuels.

Les protagonistes sont trop nombreux pour en faire une liste exhaustive, il paraît malgré tout intéressant de prendre plus précisément en considération la jolie Maliloa. Elthor ne peut s'empêcher d'être attiré par sa beauté, cependant, comme la chaleur de son cakra augmente en présence de la jeune femme, il n'ose pas lui faire confiance et préfère garder ses distances. Il découvrira pourtant qu'il n'est pas le seul à dissimuler un secret.

Dans ce livre, Pierre Bordage narre l'effondrement d'une civilisation. Suite à l'annonce de l'arrivée de la nuée destructrice, la violence et l'anarchie ont pris le dessus sur NeoTierra. Le vernis social des hommes a fondu comme neige au soleil, la plupart étant retournés à l'état de bête sauvage n'hésitant pas à tuer, à piller, à détruire alors même que l'espoir de survie a été anéanti. Une fois la menace confirmée, les comportements extrêmes, dont le lynchage fait partie, offrent un aspect sordide, sombre, inquiétant à l'œuvre comme si la civilisation n'était pas la vraie nature de l'homme et que le moindre incident suffisait à faire disparaître cet aspect policé, que l'être humain n'était rien de plus qu'un prédateur gouverné par la loi du plus fort dans un monde en déliquescence.

Ce dernier opus est vraiment palpitant, pas uniquement à cause du sort de l'humanité lié à la réussite d'Elthor mais également parce qu'on finit par s'attacher à chacun des personnages en présence et que tous nous donnent envie de poursuivre la lecture. L'écriture de Bordage est réellement passionnante, son style précis et élégant. Il sait ménager le suspens et il se dégage un véritable humanisme de son œuvre. La fin du monde agissant comme un révélateur, il est compliqué d'anticiper les réactions des protagonistes qui peuvent s'avérer très éloignées de l'image qu'ils projettent habituellement.

Il ménage aussi un certain mystère en n'apportant pas toutes les réponses attendues, que ce soit en ce qui concerne la Fraternité ou encore l'origine de cette force dévastatrice. Il pose également la question de la reconstruction : sachant que la civilisation est un échec, quelle solution peut-on proposer pour l'humanité en cas de survie?

L'ensemble de cette série est tout bonnement magistral. À présent qu'elle est close, rien n'empêche de partir à la découverte de ce récit fascinant, haletant dont l'imagination n'a d'égale que la virtuosité de conteur de Pierre Bordage.

Sig
Les Chroniques de l'Imaginaire

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Bordage - Frère Elthor - Biblioteca Magazine
Posté le 12 septembre 2012 -

Cinquième et dernier volet du space-opera de Pierre Bordage. Berit est devenu frère Elthor, premier maillon de la chaîne quinte. Renforcé par les âmnas de ses quatre frères, il lui revient maintenant d'affronter le danger qui menace la galaxie. Il lui faut d'abord gagner le nuage de Majdan, un amas d'étoiles situé en dehors de la Voie lactée. Et pour cela, trouver un vaisseau à vitesse supraluminique qui lui permettra d'arriver avant que la nuée destructrice n'atteigne le bras extérieur de la Galaxie. Mais les pilotes acceptant de se rendre dans un endroit jamais exploré par l'homme ne sont pas légion. À moins de tomber sur une poignée d'aventuriers pourchassés par des trafiquants locaux et n'ayant pas d'autre choix que de fuir le plus vire et le plus loin possible…

Biblioteca magazine

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Bordage - Frère Elthor - Murmures Magazine
Posté le 08 octobre 2012 -

Dernier volume de cette fraternité - Frère Ewen, Soeur Ynolde, Frère Kalkin et  Soeur Onden (un volume pour chacun, même éditeur) ont déjà œuvré - ils ont donné leur âmnas pour que toute la puissance nécessaire à Frère Elthor puisse se développer. Pendant que sur NéoTierra comme à leur habitude les factions rivales s’entredéchirent et se refusent à voir les évidences sous prétexte de pouvoir à conserver, une nuée inconnue et super destructrice qui dévore tout sur son passage s’approche de notre Voie Lactée. Bent devenu Frère Elthor cherche à gagner le Nuage de Majdan - une galaxie proche de la nôtre - cible de la nuée. Sur NéoTierra on finit par s’entendre et frère Elthor livre son combat contre la nuée. Le Panca sera-t-il vainqueur du néant ? La chaîne des cinq frères et sœurs sera-t-elle assez forte 

Vous le savez, comme moi, je pense, dès le début de votre lecture. Et comme toujours c’est l’art et la manière qui comptent. Bordage est un maître conteur. A chaque fois il nous emporte et nous laisse là où il le désire. A chaque fois nous apprécions le voyage, nous sommes en bonne compagnie. Les personnages ont l’ampleur suffisante et l’intérêt nécessaire réclamés par nos exigences de lecteur. Ceux qui ont suivi les aventures des membres de la fraternité ne seront pas surpris et j’encourage les autres - ceux qui ne connaissent pas encore - à passer commande de la série. Idéaux pour les longues journées d’hiver, le style Bordage et ses personnages chaleureux réchauffent les cœurs. Pensez aussi que la série peut constituer un beau cadeau... c’est le moment d’y penser...

Noé GAILLARD
Murmures Magazines

 

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Résultats du concours les 20 ans des guerriers du silence
Posté 23 avril 2014 -

Les résultats du concours sont disponibles !

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Salon du livre de Genève 2014
Posté 22 avril 2014 -

Venez fêter la science fiction au Salon du livre de Genève sur le stand Zoé (1960) avec L'Atalante et les Indus de l'Imaginaire (éditions Actusf, Mnémos et Les Moutons électriques).

Les dédicaces :
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dimanche 4 mai Laurence Suhner à partir de 14h

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Posté 22 avril 2014 -

Parmi les nominés : Foudre de guerre - livre III des Chroniques du Grimnoir de Larry Correia dont la parution est prévu pour le 21 août. Toute l'info ici .

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Posté 03 avril 2014 -

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Posté 17 mars 2014 -

L'Entité 0247, Le Pays Fantôme et Ciel Profond forment la trilogie de La Brèche de Patrick Lee. Ce thriller de SF tant apprécié est enfin complet grâce à la réédition du livre premier de cette série.

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