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Catherine Dufour

Entends la nuit

Entends la nuit

Date de parution : 18 octobre 2018


Illustrateur : Aurélien Police


ISBN13 : 9782841728756

Nombre de pages : 352
Prix : 21,90 €
État : à paraître

La chair et la pierre sont de vieilles compagnes. Depuis des millénaires, la chair modèle la pierre, la pierre abrite la chair. Elle prend la forme de ses désirs, protège ses nuits, célèbre ses dieux, accueille ses morts. Toute l’histoire de l’humanité est liée à la pierre.

Quand on a 25 ans, un master en communication, une mère à charge et un père aux abonnés absents, on ne fait pas la difficile quand un boulot se présente.
Myriame a été embauchée pour faire de la veille réseaux dans une entreprise du côté de Bercy, et elle découvre une organisation hiérarchique qui la fait grincer des dents : locaux délabrés, logiciel de surveillance installé sur les ordinateurs, supérieurs très supérieurs dans le style british vieille école.
Mais quand un de ces supérieurs s’intéresse à elle via Internet au point de lui obtenir un CDI et lui trouver un logement, elle accepte, semi-révoltée, semi-séduite…
Mauvaise idée ? Pas pire que le secret qu’elle porte.
Myriame est abonnée aux jeux dangereux dans tous les cas, et sa relation avec Duncan Algernon Vane-Tempest, comte d’Angus, décédé il y a un siècle et demi, est à sa mesure. Du moins le croit-elle.

Catherine Dufour, éprise de légendes urbaines, nous offre avec ce roman un « anti-Twilight » tout en humour et une ode à Paris bouleversante.
  • Revue de presse
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Dufour - Entends la nuit - Just A Word
Posté le 12 octobre 2018 -

Cela faisait neuf ans qu’on l’attendait : Catherine Dufour revient enfin à la littérature de l’Imaginaire après quelques détours par l’Histoire, le théâtre et les grandes dames. Point de futur post-apocalyptique arôme punk mais un retour vers le fantastique à l’humour grinçant et contagieux qu’elle affectionne tant.

Entends la nuit, publié cette fois aux éditions L’Atalante, explore Paris et ses vieilles pierres pour dénicher les lémures, des êtres inquiétants mais aussi étrangement sexy…

C’est le CDD de votre vie !

Tout commence avec l’arrivée de Myriame, une jeune femme au caractère bien trempé, à la Zuidertoren, une société parisienne coincée entre les immeubles grisâtres de Bercy. Joie et bonheur, Myriame accède au rêve capitaliste moderne : le CDD (et peut-être un jour le CDI, soyons fous !). En prime, un bureau qui porte le chiffre 327 avec des murs glacés façon Igloo pleureurs et un logiciel espion nommé Pretty face qui s’assure que vous travaillez comme il faut derrière votre écran. Sur Pretty face, Myriame aperçoit un homme étrangement attirant, un visage trop beau pour être vrai, un Loki peu loquace. Rapidement, elle comprends que derrière Loki se cache Sir Duncan Vane, l’un des dirigeants de la Zuidertoren. Lorsque celui-ci commence ouvertement à lui faire des avances et qu’elle tombe peu à peu dans ses filets, c’est le coup de foudre assuré…littéralement !

Le monde du travail, monstre moderne

Catherine Dufour troque les vampires de Twilight pour des aristocrates suradaptés au monde capitaliste moderne, écrasant leurs employés et les gardant bien sagement dans le pas cadencé du monde de l’entreprise. Dans Entends la nuit, c’est d’abord par la situation peu enviable de nouvelle employée dans une grande boîte lambda que Catherine nous entraîne. Bien vite, elle bascule cependant dans l’étrange et donne aux supérieurs hiérarchiques des atours surnaturels, des bêtes intrigantes et distantes que l’on ne comprend pas et qui effraient autant qu’elles attirent. Dès lors, le roman se focalise sur la romance quasi-sadomasochiste entre Duncan Vane et Myriame, un noble froidement séduisant et une femme ordinaire au caractère revêche. Petit à petit, on comprend que Duncan n’est pas humain et que Myriame vient de mettre le pied dans un nid de serpents.

Mânes and woman

Au lieu de réutiliser directement le mythe du vampire, Catherine Dufour ressuscite celui du lémure, fantôme malfaisant de la mythologie romaine, et celui des mânes, les esprits des ancêtres. Elle transforme momentanément sa romance en une (re)découverte de ces légendes oubliées et tente d’en faire l’ombre tutélaire des mythes plus modernes tels que le vampire, la goule ou le zombie, simples incarnations de ces anciennes divinités. Entends la Nuit reprend ensuite le chemin de la romance et montre le jeu de séduction dangereux qui se joue entre Myriame et Vane. Cette ennuyeuse romance pourrait égarer plus d’un lecteur…s’il n’y avait pas le truculent humour et le franc-parler d’une Catherine Dufour pleinement consciente du potentiel parodique et bouffon de la situation qui permet tout juste à ce cache-cache amoureux de ne pas virer au Twilight-bis faussement rebelle. Myriame n’est pas Bella et reste toujours lucide sur la pulsion de mort qui l’habite et lui fait côtoyer un monstre, un vrai, capable de l’absorber purement et simplement s’il le souhaite. Avec des répliques féroces et un rythme finement calibré, Catherine Dufour se tire de ce mauvais pas pour soutirer des sourires complices au lecteur.

Le sang des pierres

Mais surtout, la vraie originalité d’Entends la nuit, c’est de replacer Paris au centre du jeu. Oubliez la quête du sang, ici la pierre fait la loi. Incarnés dans les murs et les catacombes, les lémures offrent un lustre nouveau au patrimoine parisien, rappel inattendu de la puissance du temps et de ces grandes bâtisses qui nous observent vivre et mourir à travers les siècles. Normal dès lors que les lémures se comportent comme des nobles d’un autre temps, figures déplacées dans un monde moderne qui ne croit plus en eux. Modernité et patrimoine se tirent la bourre à qui mieux mieux et finalement la romance pourrait bien se trouver ailleurs que dans les draps de Myriame. Peut-être qu’Entends la nuit aime davantage Paris qu’elle n’aime ses frivolités amoureuses qui finiront inévitablement dans les flammes. Peut-être.

On frôle la catastrophe ! Catherine Dufour se met en tête d’écrire une romance fantastique avec toutes les scènes langoureuses que cela présuppose mais…non, Catherine Dufour reste Catherine Dufour avec son humour caustique qui emporte finalement le tout. Ajoutez une délectable métaphore sur le monde du travail et un amour de Paris qui flamboie à travers les créatures fantastiques hantant ces pages et vous obtenez un roman addictif et drôle à souhait.

Note : 8/10

-  Nicolas Winter, le 08 octobre 2018.

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