Ender, dont le vrai nom est Andrew, se nomme ainsi parce qu'il est le dernier enfant de la famille Wiggin, le Troisième. Cette histoire a pour sujet principal le recrutement précoce des enfants les plus prometteurs. Ensuite, le processus consiste en l'isolation et le déracinement de ces jeunes recrues dans le but de les conditionner et d'en faire des soldats entraînés et préparés à combattre l'ennemi incarné par une forme de vie insectoïde : les doryphores. Ender étant le meilleur et disposant du plus gros potentiel, les efforts sont concentrés sur sa petite personne. Il est poussé jusqu'au bout de ses limites pour devenir le sauveur. La manipulation est une des armes les plus utilisées afin de transformer les enfants en outils affûtés dont la seule fonction est le combat. De fait, on a parfois tendance à oublier qu'il ne sont que des gamins car derrière ces frimousses enfantines se cachent les plus dangereux des soldats. Il est vrai qu'après avoir lu l'excellente nouvelle, contant la vie d'Ender à son entrée à l'école, on a envie de dévorer le roman éponyme et cette lecture est plutôt réjouissante puisque les détails éclairent vraiment l'histoire et ses personnages sous un jour nouveau. La nouvelle expliquant l'enfance de John Paul Wiggin est également intéressante dans le fait qu'elle braque un projecteur sur les capacités exceptionnelles de celui-ci, expliquant par là même l'autorisation donnée à la naissance d'Ender. Le seul détail qui permet de noter un vieillissement de cette œuvre remarquable est la référence très nette qui est faite à la période de la guerre froide entre les États-Unis et la Russie à travers la critique de la volonté d'hégémonie du Pacte de Varsovie, cependant, à la page 67, on découvre un dialogue entrant en résonance avec l'actualité de notre pays : " Et pourtant, ce sont les femmes qui tissent les liens sociaux les plus serrés, dit-elle. Et les hiérarchies les plus rigides, répartit John Paul. Mais elles le font par la sanction sociale et non par la violence. "
Ce recueil de nouvelles semble donc indispensable à tout lecteur de l'œuvre de Card, et incite les autres à se plonger voluptueusement dans les aventures d'Ender, le sauveur de mondes.
Sig, Les Chroniques de l'Imaginaire - 26 avril 2007
Pourquoi ne pas commencer par le début ? Plutôt que de se lancer dans la lecture d'une vaste saga — comme le cycle d'Ender, pour les deux premiers volumes duquel Orson Scott Card a obtenu deux ans de suite les plus prestigieux prix de science-fiction — ne vaudrait-il pas mieux tâter des récits originaux qui ont conduit l'auteur à développer son univers par la suite ? Ender Wiggin : premières rencontres réunit en ses pages quatre nouvelles, prémices d'une des plus grandes épopées de la science-fiction, dont La stratégie Ender qui donnera son nom au cycle.
Ces « premières rencontres » sont une entrée en matière en douceur pour s'introduire dans un cycle qui pousse très loin la réflexion sur la différence et l'altérité.
Jean-François THOMAS, noosfere.com, 24 août 2007
Ce recueil de nouvelles est indispensable à tout lecteur de l'oeuvre de Card, et incite les autres à se plonger voluptueusement dans les aventures d'Ender.
Sig, Les Chroniques de l'Imaginaire, 26 avril 2007