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  • La Dentelle du Cygne

Vincent Gessler

Cygnis

Cygnis

Date de parution : mars 2010

Livre : 224

Illustrateur : Yoz


ISBN13 : 9782841724994

Nombre de pages : 252
Prix : 14,90 €
État : disponible

Est-ce le ciel ou la forêt ? Un fourmil­lement frémit à la limite de son champ de conscience, sensation familière associée au danger. Il se redresse à demi et s’empare de son fusil. Ses oreilles bourdonnent. L’œil à la lunette, il fait défiler différents modes de vision. Au-delà de l’espace délimité par l’ouverture de l’abri s’étend la forêt. Et au milieu, bien droit sous la pluie, un robot solitaire. Il n’a pas d’arme et se contente de regarder Syn dans les yeux.

C’est l’histoire de Syn, un trappeur accompagné de son loup au pelage greffé de bandes synthétiques, dans un monde de ruines technologiques. La menace est partout, une guerre se déclare mais Syn ne veut plus tuer ses semblables…

Seule la science-fiction peut nous donner ce vertige d’être des archéologues du futur. Dans une langue raffinée, Vincent Gessler réussit son pari de nous envoûter par son récit âpre et exaltant de l’éternelle recherche des origines.

  • Revue de presse
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Gessler - Cygnis - NeVeRLaND
Posté le 29 mars 2010 -
Commencé Cygnis de mon camarade Vincent Gessler, chez l'Atalante, qui sous une couverture superbe (...) propose un texte lui aussi post-apo mais bien différent, très humain, très lyrique, le style d'une grande beauté me fait penser à Giono. C'est vraiment une oeuvre superbe — dans le contexte actuel sa publication me semble relever du miracle et je m'interroge sur la vente possible d'un roman aussi "exigeant", diront trop de libraires... Cela étant, ma libraire à moi que j'ai, voyant que j'achetais ce roman, m'a dit toute l'admiration qu'il lui inspirait — c'est chouette.
 
Andre-Francois, 29 Mars 2010, captainbooks.blogspot.com 
 
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Gessler - Cygnis - Noosfere.com
Posté le 12 avril 2010 -

Vincent Gessler est un jeune auteur suisse, qui avait publié jusqu’à présent une poignée de nouvelles ici et là, et qui prépare actuellement une anthologie de SF suisse romande pour Rivière Blanche. Cygnis marque son passage au roman, sous une couverture pour le moins énigmatique de Yoz.

Le mystère entoure du reste le début de Cygnis. Pas tant dans le décor, puisque nous sommes ici en plein post-apo classique : suite à une catastrophe quelconque, la planète a été réduite en ruines, et les habitants doivent faire face à la neige qui s’amoncelle en couches de plusieurs mètres d’épaisseur lors de la saison froide. Syn, un trappeur, évolue dans ce monde, accompagné de son loup Ark, mi-organique mi-artificiel. Il pourchasse les robots qui pullulent sur ce monde, hostiles à l’homme, et dont certains éléments se monnayent très cher. Car la société de Syn ne s’est pas totalement coupée de la technologie : Syn notamment utilise de nombreux gadgets technologiques. Commence alors le mystère de Cygnis : comment ces appareils évolués ont-ils pu atterrir dans une société aussi peu avancée ? Et, d’ailleurs, qu’est-ce que Cygnis ? Lorsqu’une guerre éclate, Syn ne sait pas encore qu’elle aura un très fort impact sur lui et sur son monde, et qu’elle lui permettra de répondre à ces questions...

On le voit, s’il a choisi un décor classique, Vincent Gessler a décidé de travailler autour de la révélation progressive de la nature de son monde, jouant sur l’attente et les suppositions de son lecteur. Et, pour mieux le faire patienter, il a choisi un rythme très lent, servi par un style très intéressant : un présent de narration très descriptif, jusque dans le plus anodin des gestes, mais qui sait se faire plus éthéré et poétique lorsque Syn s’interroge sur ses sentiments, ses motivations, son monde. En ressort une sensation assez envoûtante : même s’il ne se passe pas grand-chose dans la première moitié du roman, on continue la lecture, comme hypnotisé. Alors, si parfois le procédé trouve ses limites – le rythme, de très lent, devient trop lent et un peu ennuyeux – Gessler réussit néanmoins son pari et nous fait apprécier sa voix originale et attachante. De telle sorte qu’on parvient sans encombre à la fin de ce joli premier roman sur la quête des origines, qui ne dévoilera la plupart de ses clés que dans les dernières pages, et comporte quelques beaux passages ; des qualités qui font de Vincent Gessler un auteur prometteur.

Bruno PARA - Noosfere.com

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Gessler - Cygnis - Le Blog de la Librairie Critic
Posté le 14 avril 2010 -

Cygnis, c'est l'exemple parfait du pouvoir d'une couverture. Sans la somptueuse illustration de Yoz, je pense que j'aurais mis bien plus de temps à jeter un œil au premier roman du Suisse Vincent Gessler. Pensez donc, un post-apo de plus, sous-genre surpeuplé où des pointures comme Thomas Geha ont balayé toute concurrence. Hein ? Alors quoi ? Je m'égare ? Oui, un peu.

L'univers de Cygnis, c'est celui d'une humanité retombée à un niveau social, politique et technologique à peine comparable au XVIIème siècle. A ceci près que l'ancienne civilisation (la nôtre ou son futur probable) gît sous la terre, reconquise par la nature.

Des vestiges de technologies passées émergent ça et là du sol. Certains se sont spécialisés dans la recherche de ces matériels, ce sont les fouisseurs. Mais leur activité n'est pas sans danger entre les bandes armées de maraudeurs qui sillonnent la Grande Forêt et les Diasols, ces robots qui gardent les ruines, impitoyables tueurs mécaniques. D'autres comme Syn, le personnage principal, sont devenus trappeurs, à l'ancienne mais en usant du meilleur des restes de technologies retrouvés ça et là. Après la fonte des neiges, les habitants de la Grande Forêt se retrouvent pour le marché annuel de Méandre, à l'image des foires médiévales.

Syn s'y rend comme tous les ans accompagné de son loup Ack, pour vendre le fruit de sa chasse et dépenser son argent dans les plaisirs charnels qu'offre la grande cité. Mais la foire ne se déroule pas comme prévu, précipitant le destin de Syn.

Sorti de nulle part, ce roman est une très bonne surprise. L'univers est riche, la Grande Forêt est véritablement un lieu inquiétant, plein de promesses et de périls. La scène introductive confine à l'excellence avec le réveil de Syn, sortant d'hibernation, véritable (re)naissance, ô combien douloureuse et dangereuse mais porteuse d'espoir. La suite est un peu en dessous de ce sublime démarrage : un déroulement plus classique mais pas d'inquiétude, ça reste très bien écrit et très bien décrit.

Petit bémol : l'évolution un peu trop rapide du comportement de Syn. Il sort trop vite de son rôle de trappeur bourru. De même, la conclusion vous tombe vite dessus et balaye trop rapidement ce qui l'a précédée mais chut, ne spoilons pas. Cette légère précipitation des évènements tient sans doute à la taille du récit car ce roman est court, beaucoup trop court. Vincent Gessler a créé un univers si envoûtant qu'on en aurait bien repris pour 200 pages de mieux. Certes, il vaut mieux un court récit réussi qu'une série à rallonge qui s'étiole au fil des tomes mais quand même ... 

Un post-apo original (mon Mad Max chez les trappeurs ...nan, je plaisante) et bien fichu. A lire en écoutant du Wolves In The Throne Room ou du Negura Bunget pour rester dans l'esprit de la Grande Forêt.

Winter - Le blog de la Librairie Critic

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Gessler - Cygnis - Le Temps
Posté le 20 avril 2010 -

Jeune auteur genevois, Vincent Gessler voit son premier roman publié par L’Atalante, maison de référence de l’imaginaire. Cygnis, une balade post-apocalyptique, étonne par sa langue ciselée.

«Le firmament poudreux se reflète dans l’onde immobile. Aucune lune ce soir, mais la danse ralentie des constellations contre l’horizon noir. Le sommeil souffle sur leurs paupières.»

Il raconte ainsi, Vincent Gessler, son histoire de science-fiction (SF). Avec cette langue ourlée, ce phrasé qui ne craint pas les hérésies selon les dogmes en vigueur. L’emploi généreux de l’adjectif, entre autres. Le jeune écrivain genevois n’esquive pas: «J’admets que cela puisse paraître sur-stylisé. J’ai voulu travailler l’écriture, il me semblait que ce texte l’imposait.» Par goût, ou plutôt par nécessité, afin de mieux déployer sa fiction parfois brutale.

Cygnis raconte le parcours de Syn, un trappeur chassant en compagnie de son loup en partie cybernétique. Le lecteur devine qu’il est plongé dans un monde post-apocalyptique. Le monde est fait de forêts ombrées, de la cité nommée Méandre, mélange de ruines rebâties et de câbles, ainsi que de plaines où rôdent des robots, a priori hostiles. Lors d’une fête, Méandre est infiltrée, des femmes sont volées. L’enlèvement des Sabines dans un univers de corps électroniques et d’interférences mentales. Et conté par cette écriture soignée.

Valaisan basé à Genève depuis ses études d’histoire médiévale à l’Université, Vincent Gessler apparaît sur la scène de la science-fiction par la grande porte. Un premier roman à L’Atalante, c’est plus qu’un bon lancement. Une reconnaissance d’emblée, par cette maison bretonne, balise des imaginaires. L’auteur de 33 ans s’était fait remarquer par une nouvelle publiée par l’éditeur de Nantes, dans son anthologie consacrée au festival annuel des Utopiales. Il a aussi conquis le jury d’une compilation lancée par Zoé et la Fnac, Les Tribulations d’un voyageur helvétique, en 2008.

Ces mises en jambes sont suivies de près du premier roman, Cygnis, donc. Avancée d’autant plus remarquable que les écrivains romands de SF relayés par l’édition hexagonale ne sont pas si nombreux: il y a eu Olivier Sillig, en 1995, avec Bzjeurd – repris en Folio –, ainsi que Georges Panchard et sa Forteresse en 2005, dans la prestigieuse collection Ailleurs & Demain de Robert Laffont. Vincent Gessler refuse de diagnostiquer une anémie de l’imaginaire: il y a eu, et il y a, des talents ici, une anthologie historique publiée l’année passée le démontre (Défricheurs d’imaginaire, chez Bernard Campiche). «Il faut faire attention à ne pas avoir des attentes démesurées par rapport à ce petit territoire…», plaide le nouvel entrant. (suite)

Nicolas Dufour - Le Temps

 

 

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Gessler - Cygnis - Actusf
Posté le 22 avril 2010 -

Un roman étonnant à lire absolument.

Vincent Gessler est suisse. C’est tout ce que vous avez à savoir avant d’ouvrir (ou après avoir ouvert) Cygnis. Je l’ai su après et j’ai mieux compris la neige, le froid, la montagne-femme et le silence âpre.

Un monde post-apo Syn est un trappeur, solitaire et efficace, accompagné seulement de son loup étrange, enveloppé de bandes synthétiques. Dans un monde où l’homme doit éviter des hordes de robots, il sillonne les routes invisibles et enneigées pour récolter des pierres noires, trouvées dans les machines qu’il abat. Une guerre finit par éclater entre les hommes eux-mêmes. Syn refuse d’y participer mais commence une longue fuite pour sauver une jeune femme.

Un héros presque ordinaire servi par une belle écriture.

Annie Dillard écrit, dans En vivant, en écrivant : « La littérature séduit seulement les sens les plus subtils – la vision de l’imagination, l’ouïe de l’imagination – ainsi que le sens moral et l’intellect. […] L’oreille du lecteur doit se déshabiller de la vie tonitruante pour saisir les sons subtils et imaginaires du mot écrit. ». Cette phrase exprime parfaitement ce que je ressens parfois en lisant. Parfois.

Il y avait longtemps qu’un livre écrit par un francophone (hélas ! Nous ne pouvons même pas revendiquer Gessler par chauvinisme !) n’avait pas empli mon espace de sa propre musique.

Loin de moi l’idée de dire du mal des auteurs français d’imaginaire mais… souvent, je m’y ennuie. La narration au passé simple se déroule, les descriptions presque obligatoires défilent. J’aime la maîtrise linguistique de certains, le jeu discret des anti (héros, clichés, idées) d’autres mais je n’entends pas souvent ce fil musical, harmonie ou en dents de scie, qui me donne envie de continuer, même quand tout m’horripile.

La faute à qui, à quoi ? Peut-être à moi, peut-être à la surproduction, peut-être au manque littéraire… C’est terrible. Je devrais vous convaincre de lire ce livre pour ce qu’il est et me voilà en plein manifeste.

Je recentre, je recentre…

Cygnis ne fait pas figure d’exception, dans le sens où ne joue justement pas sur les principes de l’« anti ». Il n’abuse de rien. L’histoire est une honnête quête post apo. Le personnage est un honnête héros qui n’a pas peur d’utiliser son flingue.

Tout est dans le traitement. Le style, d’une limpidité talentueuse, vient ici servir l’histoire, du moins jusqu’au trois quarts du livre. Je crois aux œuvres ciselées, aux œuvres cohérentes. J’aime les sens, en général, et leur expression.

Gessler utilise les sens, ceux de son personnage, les nôtres. La marche dans la montagne donne des frissons, le gravissement d’une autre sorte de montagne, la fucking friend d’auberge, fait sourire et se confond en ravissement. Et qui dit sens, dit lyrisme. Ce qui est amusant dans Cygnis, c’est que l’auteur frôle l’excès de lyrisme à plusieurs reprises sans jamais s’y laisser aller et ce, grâce à une maîtrise de l’action qui lui permet d’alterner passages secs, âpres, violents et poésie… moelleuse ?

Bref, Cygnis est un roman étonnant, vivant, contrasté. Il serait dommage de passer à côté.  (suite)

Anne Fakhouri - Actusf

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Gessler - Cygnis - Phénix web
Posté le 03 mai 2010 -

Syn est un trappeur qui, accompagné de Ack, son loup domestique, parcourt les contrées froides à la recherche de gibier. Syn ne chasse pas les animaux de la forêt : ses proies sont les diasols, des robots qui n’hésitent pas à tuer tous les hommes qu’ils rencontrent. Car sur ces terres où les habitants vivent comme au Moyen-Age, de nombreux vestiges d’une technologie avancée subsistent, faisant la joie de ceux qui les recherchent, les fouisseurs.

Le village de Méandre, dans lequel Syn passe son temps libre, est un jour attaqué par les troglodytes, qui enlèvent de nombreuses femmes pour assurer la survie de leur société. La guerre éclate entre les deux peuples mais Syn refuse de s’engager pour l’une des parties. Il s’élance néanmoins sur les traces des otages afin de délivrer une amie, mais devra affronter en chemin l’amour et la vérité sur ses origines.

Cygnis est une histoire de robots, de celles qu’on a pu lire sous la plume d’Isaac Asimov. Les robots ont cependant ici une relation à l’Homme ambiguë, mêlant amour du vivant et nécessité de destruction de l’être afin de sauver une race qui a autrefois causé sa propre destruction. Syn est un héros très humain, capable d’amitié et de loyauté, mais aussi d’atrocités pour des motifs aussi futiles que des moqueries d’adolescents.

Le récit est habilement mené, à partir d’un monde dense et finement articulé. Il faut dépasser les premières pages et accepter que le style l’emporte parfois sur le récit, pour appréhender une intrigue qui prend rapidement son essor. Les personnages évoluent en permanence dans une atmosphère lourde, en parfait harmonie avec un univers où la mort est le quotidien des habitants. Sans révolutionner le monde des robots, Vincent Gessler signe avec Cygnis un récit de qualité.

Chris de Savoie - Phénixweb

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Gessler - Cygnis - Edelweiss Mag Men
Posté le 07 mai 2010 -
Vincent Gessler, un loup face aux robots Un trappeur prénommé « Syn », armé d’un fusil à visions multiples. Un loup pour compagnon, au pelage greffé de bandes synthétiques. « Et au milieu, bien droit sous la pluie, un robot solitaire. Il n’a pas d’arme et se contente de regarder Syn dans les yeux… » Praticien raffiné d’une science-fiction qui baigne les mondes de demain sur des rivages archaïques et activiste des littératures fantastiques en francophonie, le Genevois Vincent Gessler fait l’archéologie de notre futur dans son premier roman, Cygnis, paru chez l’éditeur français L’Atalante. Dans un univers effondré où les technologies « circulent d’un village à l’autre, portées par les trappeurs, les caravanes marchandes, les bandes armées », le roman déroule « l’histoire d’une étrange machine qui se réveille au cœur de la glace » et de « deux mondes qui basculent l’un vers l’autre dans le feu et le sang ». On est fan. Nic ULMI
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Gessler - Cygnis - Les moutons éléctriques
Posté le 07 mai 2010 -
Sinon, entre deux lectures populaires (j'ai aussi lu un deuxième "Pax Britannia"),
je continue à m'abreuver, très lentement, à la source fraîche du Cygnis de Vincent Gessler.
J'éprouve toujours le besoin, quand je lis du populaire, d'enrichir mon "alimentation" d'une belle prose,
en parallèle, comme pour me rincer les yeux, ou du moins changer de rythme: du trépidant du populaire
où l'on saute aisément des lignes à la réflexion tranquille d'une prose à admirer.
Le beau récit à la fois tendre et brutal de mon ami suisse s'y prête idéalement.

André-François RUAUD

Les Moutons Electriques

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Gessler - Cygnis - Chroniques de l'imaginaire
Posté le 27 mai 2010 -
Syn est un trappeur. En compagnie de son loup, Ack, il sillonne les routes à la recherche de marchandises qu'il pourra revendre à la foire de Méandre dès la survenue du printemps. Il a aussi une autre corde à son arc, celle de chasser et d'éliminer les robots qui peuplent les terres et agressent sans vergogne les êtres humains croisant leur passage. Et à ce petit jeu, il est particulièrement doué et habile. Sa ceinture de petites boîtes noires est là pour en attester. Après avoir emmagasiné des peaux, et vu que l'hiver approche à grands pas, il est temps pour Syn de s'installer dans un coin douillet afin d'entamer son hibernation dans des conditions optimales pendant que la neige recouvre lentement les paysages.
 
Cygnis est le premier roman d'un jeune auteur suisse nommé Vincent Gessler. Saluons d'office la performance que constitue la publication d'une première oeuvre aux éditions de L'Atalante assez réputées au niveau de l'exigence pour que le fait soit souligné. Ce roman post-apocalyptique met en scène une civilisation dépourvue de technologie, vivant de manière quasi ancestrale.
 
On est tout simplement en présence d'une divine surprise. Ce qui saute immédiatement aux yeux, c'est le style assez atypique. L'auteur parvient à alterner les passages de récit et une certaine poésie, en jouant sur les rimes, les allitérations et les assonances, ce qui insuffle un souffle légendaire et quelque chose de l'ordre de l'épopée dans cette aventure. Le personnage qui est l'origine de ce lyrisme littéraire provoque un trouble certain, accentuant encore la sensation d'être face à une oeuvre singulière. Vincent Gessler parvient à faire rimer érudition et recherche stylistique avec violence extrême, meurtre et extermination.
 
On est de suite captivé par les pérégrinations de Syn le trappeur même si on ne comprend pas toujours la motivation qui le pousse à aller chez les Troglodytes par exemple. Ici cependant, impossible de donner plus d'explications sans déflorer de manière irrémédiable la suite des événements. Cet être solitaire est un arpenteur du monde avec pour seule compagnie son alter-ego, un loup d'aspect un brin bizarre, mi-animal mi-machine, qu'il possède depuis toujours. Il se tient le plus possible à l'écart des groupes et des foules, ne regagnant la ville que pour profiter de l'accorte aubergiste, Érine, et pour vendre le produit de sa quête. Dire seulement cela serait immanquablement réducteur car il y a aussi l'amour, personnifié par la douce fouisseuse Léah, l'amitié virile symbolisée par Dek ainsi que les révélations sur le passé entre autres. Tout cela prend un relief particulier, une exacerbation due à l'intensité qui passent à travers chaque sentiment car ils naissent bien souvent dans l'urgence et lors de situations dramatiques. Il serait dommage de ne pas parler des robots, ces machines programmées pour tuer mais pas seulement et des Troglodytes, ce peuple qui vit la nuit de peur qu'un morceau de soleil ne se détache. Leur déclin annoncé les pousse à commettre l'irréparable et ainsi déclencher une guerre.
 
 Sig , climaginaire
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Gessler - Cygnis - Mythologica.net
Posté le 17 mai 2010 -

J’ai dit beaucoup de bien de la collection « Dentelle du cygne » chez l’Atalante, tant en terme de traduction et de présentation que de choix des auteurs ou de belles découvertes, et ce roman ne fait pas exception à la règle. Si le nom de Vincent Gessler vous est inconnu, Cygnis n’est toutefois pas son coup d’essai puisque l’auteur s’est déjà frotté à la nouvelle. On voit d’entrée que le sujet est maîtrisé de bout en bout : ambiance prenante, difficile de résister à l’envie d’entrer dans ces pages et cet univers pour ne plus le lâcher.

Et justement, le premier (et quasiment unique) défaut de Cygnis, c’est qu’on le termine bien trop vite. Ses 250 pages qui parviennent à nous faire entrevoir un univers riche sont avalées d’une traite et l’action parfois un peu rapide, là où nous aurions aimé davantage de développement tant l’auteur maîtrise son sujet. De plus, il s’agit d’un roman one-shot dont la conclusion n’appelle aucune suite. Conclusion qui joue la carte de la surprise finale et qui se révèle, justement, difficile à deviner d’entrée de jeu bien qu’on la sente peu à peu se profiler au fil des pages. L’auteur parvient à nous faire réellement vibrer au fil de son histoire et à nous faire aimer Syn, ce trappeur digne d’un Jack London (la scène de son réveil après l’hivernation est une merveille en terme de finesse d’écriture et d’observation de la forêt). Les dialogues, courts et directs, collent parfaitement aux personnages mais l’évolution de Syn et sa compréhension de ses origines est toutefois, à l’image du roman lui-même, un peu rapide.

Une curiosité qui m’a titillée est ce choix des noms de chapitre en latins. Je ne peux pas m’empêcher d’y chercher un sens caché, peut-être même un sens alchimique : on commence par la naissance et on termine par l’apocalypse en passant par l’épreuve du feu. Mais… peut-être vais-je chercher trop loin ?

Ajoutons que la couverture réalisée par Yoz est une vraie merveille qui reflète parfaitement l’ambiance du roman, là où la seule évocation du titre ou du résumé pourrait faire craindre une énième resucée post-apocalyptique.

Et une petite anecdote pour finir : Vincent Gessler semble avoir une certaine expérience des MMORPG dont il s’est vraisemblablement un peu inspiré dans son roman, un loisir dont on entend dire bien du mal. Preuve que jouer à World of Warcraft ne transforme pas forcément en orc décérébré !

 

Tsaag Valren - Mythologica.net

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gessler - Cygnis - Actusf.2
Posté le 26 mai 2010 -

Vincent Gessler est né en 1976 à Sierre, en Suisse. Écrivain et scénariste, il a déjà à son actif plusieurs nouvelles publiées dans différentes revues et anthologies (notamment Au bord de l’Abyme et Les risques du métier dans Lunatique, et Fractal dans Utopiae 2006). Cygnis est son premier roman.

Un monde mystérieux…

Dans un monde où les hommes se sont rassemblés en tribus et peinent à conserver ce qui reste de technologies, certains font le lien. Syn le trappeur est l’un d’eux. En compagnie de son chien au pelage greffé de bandes synthétiques, il affronte dans la grande forêt les robots qui s’attaquent aux hommes. Jusqu’au jour où une guerre se déclare et vient mettre un terme à la vie qu’il menait jusque-là.

… et fascinant

Le roman est classique dans sa structure : récit initiatique, on y suit le personnage principal dans sa quête de lui-même et des autres. On le découvre – ainsi que ses proches – au fur et à mesure du texte et les différentes pièces du puzzle prennent tout leur sens à la fin. L’histoire se déroule dans un monde post-apocalyptique dont l’atmosphère et l’ambiance évoquent les films SF de Hayao Miyazaki tels que Nausicaa ou Laputa. Le héros rappelle également le personnage d’Ashitaka de Princesse Mononoke, dans sa position de lien entre deux mondes. L’auteur présente un univers à l’équilibre fragile, où la nature et les machines ne sont pas nécessairement opposées : la forêt est omniprésente, mais n’empêche pas pour autant la présence de l’homme et de robots.

On doit souligner que ce roman est remarquablement bien écrit. On se laisse porter par le rythme du texte : les descriptions sont très précises, et on se surprend à ralentir la lecture pour profiter du décor. Mais le récit n’est pas lent ni ennuyeux, et les différentes scènes d’action sont dynamiques, et très visuelles. Le tout est parfaitement mené jusqu’à la conclusion, et se lit peut-être trop vite. Le roman est court, mais on ne trouve pas d’éléments inutiles, et aucune longueur n’est à déplorer.

Un excellent premier roman, dont le rythme est parfaitement pensé et suit l’état d’esprit des personnages. On entre donc d’autant plus facilement dans cet univers post-apocalyptique. Une belle réussite, et un auteur à suivre !

Tony Sanchez  actusf

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Gessler - Cygnis - 24 heures
Posté le 26 mai 2010 -

Fer de lance de la nouvelle génération, Vincent Gessler, 33 ans, vient de publier Cygnis aux Editions L’Atalante, référence pour les littératures de l’imaginaire. L’émulation romande actuelle autour du genre doit beaucoup au jeune auteur. L’étincelle remonte à 2001, lorsque le Valaisan installé à Genève y fonde les mercredis de la SF, inspirés des rendez-vous parisiens analogues.

(Dans Cygnis ) Il y narre l’histoire de Syn,trappeur qui évolue dans un univers post-apocalyptique, au sein d’immenses forêts où rôdent aussi de dangereux robots inventés par l’ancienne civilisation. L’auteur déploie sur 250 pages qui s’avalent avec délices, une évocation poétique de la quête des origines.

CAROLINE RIEDER  24 heures

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Gessler - Cygnis - Le Massacre
Posté le 27 mai 2010 -

Le roman se veut être une variation classieuse (en atteste les noms de chapitre en latin) et bien écrite du récit post-apo : on est pas très loin de L'été-machine de Crowley dans cette perte totale des origines, qui ne sont même pas parvenues à devenir des mythes. Et au niveau stylistique, c'est également très réussi, notamment cette exposition, empesée sans lourdeur si je puis dire, où l'on émerge lentement à la conscience de l'environnement en même temps que Syn hiberne puis se réveille.

Réussi, mais avec de curieux ratés par moments, des dérapages incontrôlés, comme ce personnage qui va répliquer à un moment donné "C'est clair !" ou encore ces expressions toutes faites, trop faciles et qui surtout détonnent par rapport à l'exigence technique générale. La structure générale du texte n'a rien de complexe, avec point de vue principal puis un deuxième juste ponctuel (l'ami de Syn), une écriture qui se fluidifie intelligemment au moment de faire avancer l'intrigue et d'accélérer l'action.

Mais ce qui transforme cet honnête roman en bel ouvrage, c'est une petite gourmandise textuelle qui consiste à faire intervenir, sporadiquement, un troisième point de vue dont on ne découvrira la nature qu'à la fin, mais dont on devine très vite qu'il est une entité robotique ou numérique : au niveau de la mise en page, cela se traduit par un alignement du texte à droite, et au niveau stylistique, par une empreinte poétique surprenante et très belle. Il y a, globalement, de très beaux passages, je pense notamment à cette découverte d'une cathédrale (dont la description suggère Notre-Dame de Paris ?) et à tous les questionnements qu'elle suscite.

Le mystique est curieusement absent de ce futur baroque. Le mythe, la légende, sont en train de se créer, sous nos yeux, par des hommes tout neufs qui pourtant vivent sur les acquis du passé, dont ils ne connaissent pas l'origine. On ne peut jamais être tout à fait pionniers, semble nous dire Gessler.

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Gessler - Cygnis - Le cafard cosmique
Posté le 07 juin 2010 -

Bien longtemps après la fin du monde, du moins celui que nous connaissons, les vestiges de l’humanité vivent au sein d’une civilisation retournée à la nature ou presque. Revenus à l’essentiel – survivre –, fouisseurs, trappeurs, marchands itinérants, villageois sédentaires et autres troglodytes doivent se garder des périls divers. Ceux occasionnés par leur propre espèce, la routine en somme, mais également ceux provoqués par les robots en maraude. Dans ce monde en friches, Syn, jeune trappeur accompagné d’un loup mi-naturel, mi-synthétique, erre en marge des communautés humaines. Auteur de son propre ostracisme, il cache en son for intérieur des blessures intimes encore douloureuses. De quoi se méfier de lui-même et d’autrui durablement...

La Suisse, l’autre pays de la SF, offre un terreau fertile en matière de romans excitants. Que ce soit l’ancien Olivier Sillig (Bzjeurd), plus récemment Frédéric Jaccaud (Monstre [Une enfance]) et maintenant Vincent Gessler, voici trois auteurs à découvrir ou redécouvrir sans surseoir ne serait-ce qu’un instant. D’une part, en raison de leur imagination, nourrie au meilleur des mauvais genres sans pour autant y demeurer inféodés. D’autre part, pour la qualité d’une écriture d’une finesse expressive admirable, tissant des ambiances et des caractères diablement envoûtants.

« Le deuil s’enracine sur cette terre où nous marchons, toujours en rond. »

Roman post-apocalyptique comme on dit dans les cercles autorisés, Cygnis diffuse d’emblée une mélodie captivante, faite de lenteur, de dialogues réduits à l’essentiel, de contemplation et d’introspection figés dans l’ambre de descriptions somptueuses. On se trouve comme pris au piège d’un temps immobile, goûtant aux sensations intenses suscitées par l’auteur helvète. Histoire simple et limpide, Cygnis vaut surtout pour son atmosphère. En quelques pages, l’alchimie opère et on est happé par celle-ci, succombant sous l’assaut des multiples réminiscences qu’elle réveille ; en vrac, Christian Charrière (La Forêt d’Iscambe) et Hayao Miyazaki, en particulier Nausicaä.

« Il sent son corps chaud et endormi. Elle a déposé son sommeil au creux de son épaule et il voudrait que cela ne cesse jamais. »

Ainsi, sur un mode mineur, sans esbroufe stylistique, Vincent Gessler déroule le cadre d’une intrigue classique et finalement très optimiste. Accompagnant le cheminement totalement intériorisé d’un solitaire, en guerre avec lui-même et forcément en quête de la paix intérieure, on découvre peu à peu une terre, certes désertée par la technologie triomphante, mais toujours en proie aux passions humaines. Et pendant que les pas de Syn le portent vers ses origines, l’humanité se cherche des raisons de continuer à avancer, sans replonger dans ses erreurs du temps jadis. Haine, ignorance, superstition, barbarie et guerre. Des violences dont Vincent Gessler ne nous épargne aucune manifestation. 

Si Vincent Gessler n’est pas un novice en matière d’écriture, il réussit là un coup de maître. Si l’on ajoute une illustration de couverture absolument sublime par sa puissance d’évocation, le bilan s’avère plus que satisfaisant. Maintenant, on attend davantage d’audace et d’ampleur au niveau de l’intrigue.

« Tout est fini, lui murmure Eilly à l’oreille. Et tout commence... »

 

Ubik Le Cafard cosmique

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Gessler - Cygnis - Le blog de Vinz
Posté le 07 juin 2010 -

L’auteur nous plonge dans son univers, tout à fait novateur et confondant de réalisme même s’il reprend finalement des ingrédients existants dans nombre de romans de SF de qualité : les robots, la ruine de l’Humanité, la survie de petites poches plus ou moins civilisées, l’évolution d’un monde libéré de l’Homme (cf. Le Monde enfin, hein, ou celui que je lis actuellement, les Chants de la Terre Lointaine)… Mais ici, Vincent Gessler les mixe avec habileté pour nous confondre et nous attraper dans son univers. On se retrouve à lire un “banal” roman d’aventures, d’exploration, de vie à la dure telle qu’ont pu la connaître les pionniers de la Conquête de l’Ouest… mais il plane une drôle d’ambiance, délétère, la menace permanente des diasols, les diables du sols, ces robots qui errent dans le seul but d’exterminer les humains sur lesquels ils tombent. Sans même parler des mythiques épouvantails… Clairement, pour ce qui est du cadre, pour un premier roman, on a un véritable équilibre entre respect des genres et création d’un mélange tout à fait personnel et séduisant.

Pour ce qui est des personnages, il manquent un peu de profondeur même si on est loin de l’abysse de certains livres et que les relations entre les différents êtres humains sont parfaitement gérées, tout comme la relation entre Syn et Dek, ou encore la présence des femmes et leur rôle fondamental auprès des deux trappeurs. De même, la relation de Syn avec Ack, son loup, est touchante, prenante… En fait, le livre se déroule parfaitement bien à ce niveau là jusqu’aux toutes dernières pages, là où l’intrigue bifurque soudainement dans une direction que je n’avais pas du tout vu venir, du moins pas de cette manière ! Je ne vous en dis pas plus mais la rupture est beaucoup trop brusque par rapport à la lenteur consommée du début du livre, toute en intensité. Du coup, les personnages passent complètement au second plan et deviennent de banals faire-valoir, leur psychologie est bâclée au profit du récit, c’est bien dommage…

Mais le bilan reste très positif, surtout si l’on considère ce livre comme un premier roman ! Vincent Gessler nous livre donc sa vision d’un monde apocalyptique, combinant les différents éléments narratifs avec brio mais nous laissant un peu sur notre faim quant au développement en profondeur des personnages, Cygnis aurait peut être mérité une cinquantaine de pages supplémentaires, tant pis, ce sera pour le prochain roman.

Vinz - Le blog de Vinz

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Gessler - Cygnis - mizzenmast
Posté le 08 juin 2010 -

Il y a des livres, comme ça, qu’on voit et qu’on veut. « Do not judge a book by its cover », oui oui je sais tout ça, mais je me suis laissé prendre au jeu, rondement mené par Yoz et son univers visuel sombre et vaporeux. Et ma foi, j’en reprendrais bien une louche.

Il s’agit d’un premier roman. Passage difficile à quiconque est habitué au développement d’intrigues sous forme de nouvelles. Décrire un univers est une chose, savoir imbriquer et développer les intrigues sur la longueur pour un rendu suffisamment immersif et profond en est une autre. Ici, le roman est court – certes – trop court – peut-être. J’y reviendrai.

Cygnis nous embarque dans un monde post-apocalyptique. Ici, les humains hibernent en hiver. A leur réveil, ils luttent à la fois contre leurs semblables et contre les robots. Les machines ont construit leur propre civilisation sur les ruines de la nôtre. Je n’en dirai pas plus. Oh non, je ne crains pas de gâcher la suite – simplement, je pense que moins on en dit sur ces petites trouvailles qui jonchent un roman, plus la surprise de découvrir les petits détails est agréable. Et des trouvailles, il y en a, tant dans certains aspects sociologiques que dans les descriptions et les fresques, dépeintes avec grand soin. Des surprises, des paysages, on se laisse porter par l’écriture de Vincent Gessler qui rend justice à son imagination.

Cygnis est rythmé. Le tout début du roman nous plonge dans un printemps aux figures de style cinématographiques. Travelling, fondus au noir, rapides et saccadés. A se demander si tous les chapitres seront aussi courts, mais la sauce prend. Les parties s’allongent doucement à mesure que la vie s’éveille, mettant alternativement en lumière les différents protagonistes.

(Aparté : j’ai entendu, de-ci de-là, parler de « roman atmosphérique », « d’œuvre naturaliste d’une lenteur extrême » ? Nenni, l’action est omniprésente, j’avoue ne pas bien saisir ces remarques. Cette remarque n’engage que ma subjectivité, cela dit, mais si Cygnis est lent, alors je n’ai jamais lu de roman d’action.)

J’ai passé un excellent moment à la lecture de Cygnis. Pourquoi deux étoiles, et pas trois, dans ce cas ? Parce qu’une petite chose me chiffonne. De ces détails qui restent sourds, au second plan, mais palpables. Le style ? Non, il est élégant et adroit. L’originalité de l’univers ? Certes, des mondes comme celui-ci ont déjà été décrits, mais celui-ci a une vraie personnalité, à mi-chemin entre le végétal et le métal.

Alors quoi ? J’ai mis du temps à trouver. Je crois que Vincent Gessler manque encore d’expérience. Celle qui rend les univers profonds, prenants, qui les grave dans la mémoire, comme s’ils faisaient partie intégrante de notre quotidien. Dans ce monde pourtant dangereux, dans des situations aussi complexes, les personnages restent prévisibles, un poil trop lisses pour qu’on s’y attache réellement. L’intrigue, elle, tient debout sans problème, se développe intelligemment mais se termine un peu trop rapidement à mon goût (mais là dessus, j’ai dit que je me taisais).

Malgré tout, Cygnis est le point de départ d’un univers cohérent et travaillé (je dis ça parce que j’ai un faible pour les sagas, depuis « Elevation » de David Brin en douze volumes), et déjà un souvenir à part au milieu de toutes mes lectures. Une belle écriture au service d’une intrigue (sur)prenante, voilà le vrai potentiel de l’après-Cygnis.

Pas de bol, un premier essai comme celui-ci place la barre haut. Un auteur à suivre de très près, si vous voulez mon avis.

Sélénite  Mizzenmast

 

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Gessler - Cygnis - Le courrier picard
Posté le 21 juin 2010 -

Au cœur d'une grande forêt se dressent encore les ruines de ce que fut le monde. Restent les souvenirs. Les souvenirs et les technologies d'avant qui sont transportées par les trappeurs comme autrefois les colporteurs allaient de village en village vendre des dentelles.

Les hommes se sont réfugiés dans des tribus fermées les unes aux autres et vivent dans des lieux inaccessibles. Ils se tiennent à l'abri des autres hommes et surtout d'étranges machines démoniaques en métal qui hantent la forêt.

Syn est un trappeur qui parcourt ce monde, accompagné de son loup au pelage greffé de bandes synthétiques.

Syn ne veut plus tuer personne. Mais comment survivre dans un monde où sa propre survie passe par la disparition de l'autre?

Vincent Gessler signe ici un ouvrage de science-fiction qui transforme ses lecteurs en archéologues du futur.

Le Courrier picard

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Gessler - Cygnis - L'écran fantastique
Posté le 21 juin 2010 -

Auteur de quelques nouvelles éparses, Vincent Gessler signe là un très beau premier roman, généreux et tout en finesse, comme l'est son écriture dense et poétique.

Claude Ecken - L'écran fantastique

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Gessler Cygnis - Les naufragés volontaires
Posté le 28 juin 2010 -

Les critiques fusent envers Vincent Gessler sur la blogosphère. Critiquant un style trop riche, trop lourd et un brin trop littéraire. Cette maitrise du verbe irriterait la sphère ide l'imaginaire. Cependant, c'est exactement ce genre de critique qui m'a amené à lire ce livre. J'avoue avoir même beaucoup aimé ce style au belles phrases. Vincent Gessler arrive à créer de belles images et c'est un vrais délice. Doué d'un certain esthétisme, le premier roman de cet auteur suisse augure d'un futur possiblement prometteur.

Le petit bémol c'est que ce livre manque un peu de rythme. Ce n'est pas qu'il ne se passe rien, bien du contraire. C'est même bien amené, mais il manque un petit quelque chose dans la succession des choses, dans les aventures ou que sais-je. Juste un petit quelque chose qui ferait de suite la différence. Cela dit je ne me suis embêté à aucun moment. J'ai même beaucoup aimé et plutôt qu'une succession interminable d'aventures on garde en tête de belles images.

Il est également appréciable d'arriver à conclure cette histoire post-apocalyptique en moins de 250 pages là où actuellement la tendance éditoriale est à publier des trilogies ou autres méga-bouquins de taille biblique.

L'histoire en elle-même est assez sympathique finissant également sur une fin étourdissante qui n'a rien à envier au grand Asimov. J'avouerai cependant que le petit coté romantique m'a un peu saoulé dans le sens où c'était assez vite et facilement emballé. Alors que l'amour dans la vrais vie, l'Amour... c'est bien plus compliqué que ça non?

Au final, ce premier roman du Suisse Vincent Gessler augure d'un futur prometteur. Un auteur qui pourrait se développer avec le temps et nous offrir de très bons romans. A suivre donc?! Je pense bien que oui. En tout cas, je conseille le livre à qui aime les belles phrases et le post-apocalyptique poétique et esthétique.

Julien - Les naufragés volontaires

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Gessler - Cygnis - Reflets de mes lectures
Posté le 26 juillet 2010 -

La claque ! Presque rien à ajouter ; je l'avoue j'ai surtout lu Cyngis car j'ai rencontré il y a peu son auteur (ami d'amis) et me suis dit qu'un premier roman de SF, recevant de bonnes critiques méritait bien que je m'y penche. Bien m'en a pris car Cyngis est un excellant roman.

Difficile d'en parler sans déflorer ses mystères qui se dévoilent à la fin du roman en l'éclairant d'une lumière nouvelle. Le monde : un monde post-apocalyptique où les survivants d'une humanité qui s'est autodétruite survit dans les étendus sauvages parmi les ruines de l'ancien monde sources de peurs, de richesses (les artefacts encore fonctionnels du temps d'avant) et de dangers (les robots encore fonctionnels du temps d'avant ) . Le pitch : Syn un trappeur qui "chasse" les robots pour récupérer du matériel à revendre va être pris bien malgré lui dans les filets d'une guerre entre la communauté de la ville de Méandre et les populations troglodytes. Tout cela pendant que son histoire familiale le rattrape et que l'amour le trouve.

Le tout est écrit dans un style très agréable à lire et au fort pouvoir d'évocation. Les thématiques abordées sont classiques mais fort bien mises en scène. Une lecture plus que conseillée donc qui me fait attendre avec impatience le prochain roman de Vincent Gessler.

blogspot

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Gessler – Cygnis – Le Courrier français N° 3437
Posté le 17 août 2010 -

Auteur jusqu'ici d'une poignée de nouvelles prometteuses, voici le premier roman de Vincent Gessler. Promesses tenues, largement. Cygnis est une belle histoire, oscillant entre naturalisme et description engagée d'un monde en ruines au lendemain d'un cataclysme.

L'auteur nous propose de suivre les pas d'un trappeur et son chien, errant dans une immense forêt qui a reconquis les ruines de la civilisation précédente ; une forêt qui abrite des communautés tribales et des hordes de toutes sortes, ainsi que d'étranges machines, vestiges du passé...

Cygnis, récit d'une errance où les descriptions, superbes et très visuelles, sont le véritable moteur du récit, est aussi le récit de l'affrontement de deux mondes, l'un moribond et l'autre en devenir. Et c'est une très belle réussite.

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Gessler - Cygnis - Parchmentsha
Posté le 24 août 2010 -

Dès le début, on est envoûtés par le style de l’auteur. C’est vraiment très fluide, et on a à faire à une écriture très agréable, avec un vocabulaire soigné. On a beaucoup de descriptions sur le monde, les personnages, l’environnement, et ça donne au début du roman un rythme assez lent, mais que j’ai trouvé personnellement reposant.

On a le temps de s’habituer tranquillement au monde apocalyptique décrit par l’auteur, lorsque les péripéties commencent à arriver. Et passé ce moment-ci, c’est parti, et l’action débute vraiment, entrecoupée de magnifiques descriptions, comme toujours.

Côté personnages, j’aime beaucoup celui de Syn, mais il est au final un peu simple, en tant que solitaire trappeur compétent, mais mal à l’aise en société. Celui de Dek est plus intéressant à mon goût, car un peu plus fouillé il me semble. Leah est un personnage sympathique également, mais sans plus pour moi.

Nous sommes gâtés au niveau de l’intrigue, puisqu’il n’y en a pas qu’une, mais de nombreuses, qui s’entremêlent tout au long du récit. Cette façon de faire m’a beaucoup plu, et la fin est juste merveilleuse.

En clair, vous ne regrettez d’ouvrir ce premier roman !

Shya 

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Gessler - Cygnis - actu-du-noir
Posté le 24 août 2010 -

Le monde d'après la catastrophe. Les hommes ont fini par s'entretuer. Ils ont quand même survécu, en communautés, dans des ilots isolés, entourés d'immenses forêts. Syn ne fait partie d'aucun groupe, c'est un trappeur. Accompagné de son loup à moitié synthétique il chasse. Des animaux pour leur peau, mais aussi des diasols, ces machines androïdes qu'il tue et à qui il prend ensuite la petite boite noire qu'il trouve dans leur crane et le précieux fil métallique qui vaut bien plus cher que toutes les fourrures du monde.Cette fois, à son arrivée dans la ville de Méandre, la guerre est proche, contre les troglodytes voisins. Mais Syn a déjà tué à la guerre et ne compte pas participer à celle-là. Il voudrait même l'éviter.

Tout près, juste sous la surface, l'épouvantail rôde et attend son heure …

Superbe roman, tout en poésie, qui arrive à nous faire ressentir en profondeur l'humanité de ce solitaire magnifique. Des descriptions de toute beauté, des décors que l'on découvre au fil du texte et qui prennent chair, odeur, sons … C'est avant tout cela que Cygnis.

C'est aussi un très belle histoire, contée au coin du feu, que l'on suit avec passion. C'est, comme toute la SF post-apocalyptique, une mise en garde, comme un avertissement qui arriverait déjà trop tard.

Il y a de l’action, du suspense, de l’amour, de grands sentiments, des coups de théâtre. C'est tendre et âpre à la fois, lumineux et sombre, optimiste et sans illusion … Intensément humain. Un très beau premier roman (si j’ai bien compris) et assurément un auteur à suivre.

Jean-Marc Laherrère

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Gessler - Cygnis - Etpourquoidonc
Posté le 24 août 2010 -

Dans un monde retourné à une sorte de barbarie primitive, Syn, le trappeur, et son loup Ack vivent dans la forêt profonde et ne manquent jamais d’abattre un de ces robots qui, ayant survécu au cataclysme, se sont libérés de la domination des hommes et se sont retournés contre eux.

Après un hiver passé en hibernation sous la neige, Syn retourne à Méandre, grande ville du secteur où des femmes sont enlevées par un commando de troglodytes ce qui va déclencher une guerre sans merci à laquelle il devra participer contre son gré. Léah, la femme qu’il aime, est à son tour enlevée par une bande de brigands. Les robots interviennent. Que veulent-ils vraiment ? Quel est leur véritable rôle dans cette histoire ? Syn est-il bien celui qu’on s’imagine ?

Un excellent premier roman de fantaisie-anticipation, plein de trouvailles et de suspense. Un monde étrange, revenu des milliers d’années en arrière, mais disposant de bribes de technologie avancée. Des peuples plus étranges les uns que les autres : troglodytes qui vivent sous terre et ne sortent que la nuit car ils craignent qu’un morceau de soleil leur tombe dessus, humains qui ont peur de la nuit car ils ont peur que le soleil ne réapparaisse plus jamais, fouisseurs, toujours en train de creuser, espérant trouver quelques pièces perdues des appareils d’autrefois…

L’intrigue est intéressante, la chute très originale et le style, d’une grande qualité littéraire, est agréable et poétique. Que demander de plus à un auteur prometteur et plein d’imagination ? Dépaysement et plaisir garantis.

Bernard Viallet

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Gessler - Cygnis - Imaginelf
Posté le 11 octobre 2010 -

Une science-fiction poétique dans un bel univers. Ce qui frappe dès le début de la lecture de Cygnis, c’est le style poétique de Vincent Gessler. Assez inattendu pour un roman de science-fiction, il surprend agréablement, mais peut dérouter car ce lyrisme est au départ légèrement exagéré et manque de simplicité. Toutefois, le lecteur s’habitue bien rapidement et l’écriture coule ensuite avec plus d’aisance et de naturel.

L’utilisation d’images de beauté pour décrire un monde rude est un choix original et très bien utilisé par l’auteur. Il crée une ambiance forte, soutenue par un rythme de narration lent qui invite à la contemplation aux côtés de Syn et laisse le temps de s’imprégner des nombreuses sensations provoquées par l’environnement silencieux et sauvage, aux vastes vallées à la végétation rase, aux forêts et collines qui abritent des dangers redoutables, le froid mordant de l’hiver engourdissant le corps et parfois l’esprit.

Une œuvre complète à la construction maîtrisée. Dans le futur de Vincent Gessler, la nature a repris ses droits et l’humanité n’est plus représentée que par quelques groupes isolés à la technologie primitive, hormis quelques artéfacts d’une époque oubliée. Comment en est-on arrivé là ? Le roman se dévoile au fur et à mesure du voyage du trappeur, apportant à la fois les réponses concernant l’espèce humaine et celles concernant le héros, mystérieux lui aussi.

L’œuvre met en avant l’Humanité dans son ensemble, et prend tout son sens une fois la dernière page tournée, la fin révélant l’ampleur de l’univers développé au fil des pages.Le récit est très bien construit, la longueur du roman étant appropriée pour son côté contemplatif qui pourrait sans doute lasser sur la longueur. L’équilibre est bon entre les moments passifs et l’action et le monde créé est d’une grande profondeur et aurait le potentiel d’être réinvesti dans d’autres romans, comme le confirme le final relativement ouvert.

Des protagonistes attachants et mystérieux. Syn et Ack, son loup, sont des personnages sympathiques et mystérieux. Un protagoniste solitaire est l’observateur idéal pour pénétrer dans ce monde avec un peu de recul, car le trappeur observe ce qui l’entoure comme s’il y était aussi familier qu’étranger. Les autres protagonistes sont également attachants, fragiles créatures de chair et de sentiments en milieu hostile. Des histoires d’amour arrivent de manière un peu précipitée, dénotant d’un léger manque de subtilité mais possédant leur intérêt au regard de l’ensemble de l’histoire et restant cohérent avec la rudesse et la précarité du quotidien sur cette Terre post-apocalyptique, qui favorise la vie “dans l’instant”.La présence de robots est énigmatique, comme le bourdonnement que ressent Syn à leur proximité. Ils constituent l’ancrage technologique dans un univers très “fantasy” de par ses décors et ses problématiques sociales (guerre entre les clans, survie précaire…). Même leurs interventions relèvent d’un poésie certaine, traduite dans leurs actions ou leurs pensées pour celles qui sont connues.

Cygnis est un premier roman très réussi, à cheval entre le merveilleux et la science-fiction, apportant une originalité certaine au genre et révélant incontestablement un talent. Les futures productions de Vincent Gessler sont patiemment attendues.

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Gessler - Cygnis - La biblivore
Posté le 14 décembre 2010 -
[…] Voilà donc les bases que nous proposent les bases que nous proposent l'auteur dans un premier roman de Science-Fiction très réussi tant par l'intrigue, que par le style, très maîtrisé! C'est un roman très visuel, et ce qui est plaisant, c'est le changement graphique opéré lorsque l'auteur change de point de vue pour raconter l'histoire.

 

Ce qui rend la dernière scène particulièrement dynamique, presque digne d'une mise en page de BD, où l'on voit chaque case, presque digne d'une scène cinématographique que l'on pourrait filmer en champ/contre-champ! Ce qui pourrait gêner et qui transparaît (mais qui est assez implicite), c'est ce constat qui devient par inadvertance, discours sensiblement moralisateur que tiennent les robots vers la fin de l'ouvrage. Mais comment ne pas tenir un discours un tantinet moralisateur lorsque l'on parle de l'évolution chaotique de sa propre espèce. En tout cas, un bien belle réflexion sur le genre humain nous est donnée, sur le rôle des machines dans la société, sur la place de l'Homme dans le monde...

Le roman se lit rapidement, il n'y a pas de temps mort, et le meilleur reste la fin assez dynamique pour s'achever en apothéose avec la dernière image sur laquelle se fige la fin de l'histoire!

Si, il y a bien un petit bémol. Pour moi le roman se termine p241. Je trouve que les 3 pages qui suivent sont un peu superflue et n'apporte rien de plus à l'histoire! Elle sont là, en quelques mesures, pour réconforter le lecteur, mais je trouve qu'elles n'ont pas lieues d'être et qu'elles font un peu retomber ce final en apothéose.

Un très bon premier roman, Un excellent roman de science-fiction, qui restera graver longtemps dans ma mémoire, comme une référence!

Monsieur Gessler, j'attends votre prochain roman avec impatience!

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Gessler - Cygnis - Les lyonnes de la SF
Posté le 14 décembre 2010 -

Le roman débute joliment par la sortie d’hibernation de Syn et son loup. Ils se rendent à la foire annuelle de Méandre, attaquée par les Troglodytes : la guerre est inévitable. Cependant, le destin de Syn se jouera ailleurs.

Dès le départ, une question m’a taraudée : d’où sort toute l’énergie nécessaire au fonctionnement des robots dans tout ça ? et les artéfacts ? Cet aspect passé sous silence m’a quelque peu gâché le plaisir. Car plaisir il y a : la plume de Vincent Gessler est à la fois précise, concise et poétique, et sert admirablement les images de son récit.

Pour le reste, on a affaire à un premier roman qui n’est pas exempt de défauts (un héros à l’évolution trop rapide, des love stories faciles). Mais, la dernière page tournée, on réalise qu’on a passé un excellent moment, et l’on se promet de suivre de près l’évolution de Vincent Gessler.

Flo

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Gessler - Cygnis - Revue Solaris
Posté le 14 décembre 2010 -

Clairement post-apocalyptique, Cygnis est un roman tendu et lent, souvent descriptif et introspectif, soutenu par un mystère central (les origines de Syn) et pourtant aussi bardé de quelques scènes d’action, de violence où l’on sent presque l’odeur du sang à la lecture. Il y règne une poésie brute, où le sexe n’exclut pas les sentiments.

Les hommes ont survécu à une catastrophe évoquée en filigrane, qui est survenue bien des siècles auparavant. Le désastre initial est resté dans les mémoires par la voie des contes ou via les superstitions ancrées dans les communautés. Certains s’entraident, mais la vie est dure et les femmes savent manier le couteau pour survivre. Les traces du passé sont partout et les fouisseurs fouillent les ruines à la recherche d’artefacts utiles (dont le lecteur devine l’origine plus certainement que les protagonistes). La technologie est encore utilisée, réparée, mais plus produite.

Les personnages sont bien campés, souvent avares de mots face à ce qu’ils traversent. Par contraste, le style de Vincent Gessler est précis et riche, et plonge le lecteur de superbe manière dans cet univers rude. De Gib, le père adoptif de Syn, à Eilly, la fille-en-laye, même les personnages secondaires prennent rapidement une dimension crédible qui sert bien l’intrigue.

Le mystère central ne sera révélé qu’à la toute fin, inattendu, d’une manière peut-être un peu précipitée, qui tranche avec le rythme général du livre. Un défaut de jeunesse, pour ce premier roman, qui n’a pas entamé le plaisir que j’ai pris à la lecture. L’intrigue pourra sembler globalement un peu légère à certains, mais l’atmosphère est très prenante et entraîne le lecteur sur les sentiers à la suite de Syn.

En conclusion, Cygnis est un excellent premier roman de SF post-apocalyptique où l’espoir pointe sous la dureté des temps, et que je conseille vivement !

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Gessler - Cygnis - Librairie Mollat
Posté le 14 décembre 2010 -
Cygnis Comme un Mad Max qui aurait été imaginé et écrit par Clifford D. Simak. Cygnis est une quête d'identité et de réconciliation entre l'homme et la technologie racontée avec une fraicheur et une poésie qui plaira aussi bien aux adultes qu'aux ados. Les jurés des prix littéraires décernés aux Utopiales de Nantes ne s'y sont pas trompés : Cygnis a reçu le grand prix et le prix Julia Verlanger.
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Gessler - Cygnis - Le passe muraille
Posté le 20 décembre 2010 -
Après l’Apocalypse

Un livre de science-fiction dont les titres de chapitres sont en latin : la démarche n’est pas courante. Né en 1976, Vincent Gessler, qui a étudié l’histoire et l’égyptologie, marie ainsi ses deux passions pour l’archéologie et le futur dans son premier roman. Et c’est une réussite.

[…]

Cygnis est un court roman, âpre et captivant, qui exalte la vie dans ce quelle peut avoir de beau, mais aussi de violent. On y trouve aussi un petit côté western, l’analogie avec certaines tribus indiennes semble évidente. Mais on y découvre encore des surprises, avec le côté vertigineux que seuls peuvent donner les récits de science-fiction.

Avec Cygnis, Vincent Gessler raconte avec grâce le printemps d’un monde ancien. Vivement son prochain livre.

Jean François Thomas

 

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Gessler – Cygnis – L'Autre Monde
Posté le 23 décembre 2010 -

[…] Le style de Vincent GESSLER est très fluide. Ses descriptions sont particulièrement claires et vous permettent de visualiser les paysages qui s’étendront devant les yeux de Syn. Cela vous rappellera peut-être un film comme Jeremiah Johnson de Sydney Pollack, pour le côté solitaire du héros et les forêts enneigées. Si aimez les grands espaces, vous y trouverez tout ce qu’il faut pour vous faire rêver. Mais attention, car le monde de Syn est hostile.

L’ennemi est partout, que ce soit face à d’autres êtres humains avec les Troglodites (référence à la Guerre du Feu de J.-H . Rosny ?) ou aux bandes de pillards qui profitent de l’insécurité omniprésente, ou encore contre les robots (référence à Terminator et Blade Runner?). Pour survivre, il est indispensable à Syn de faire confiance à son instinct, mais également à son loup. Cette relation est particulièrement forte et intéressante. Cela permet d’avoir quelques moments de calme. Car les nombreuses scènes de combats (qui vous rappelleront les plus grandes batailles antiques ou médiévales) où vous vous retrouverez parfois au cœur de la mêlée, voyant vos ennemis, comme vos amis tomber sous les coups.

Vous trouverez également dans Cygnis une très forte relation entre les hommes au sens large, des relations amoureuses, mais aussi amicales et sociales. Car au-delà de Syn, c’est toute une galerie de personnages qui vous est proposée. Je ne rentrerai pas dans le détail, ni vous donnerai de nom, car cela vous fournirait trop d’indices et pourrait nuire au plaisir de leur découverte lors de la lecture. À tout le moins, je peux vous assurer que le fait d’avoir plusieurs points de vues enrichit considérablement la qualité de la narration, et vous permet de vivre plusieurs émotions à la fois.

Vous serez en permanence au cœur du récit, ressentant la joie, comme la peur et la douleur du personnage. Et sans rien vous spoiler, je peux vous assurer que la fin du roman vous surprendra à n’en pas douter. Ce que vous y apprendrez remettra toute votre lecture en perspective et vous donnera peut-être envie de relire Cygnis pour mieux déceler tous les indices que vous avait donnés l’auteur. Un dernier conseil : faites attention aux citations latines qui figurent en tête de chapitre.

Vincent GESSLER signe un magnifique roman de science fiction très riche et passionnant. Vous ne devez pas passer à côté de Cygnis.

Si vous ne deviez lire qu’un seul roman de SF actuellement, ce devrait être celui-ci.

Xavier

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Gessler - Cygnis - Le français dans le monde
Posté le 25 mai 2010 -

Le premier roman du Suisse Vincent Gessler, jusqu'ici auteur de nouvelles et scénariste, est rythmé par l'alternance aube/crépuscule et tendu d'une menace sourde. Cygnis campe dans un style lyrique un univers post-apocalyptique tout en nuances.

Nathalie Ruas

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Gessler - Cygnis - Blog-o-livres
Posté le 30 décembre 2010 -

[…]

Le style de l'auteur est magnifique, dense et plaisant, on sent qu'il attache une grande importance à l'écriture d'une grande finesse traçant, pour le lecteur, avec ses phrases, un univers complexe et magnifiques et des personnages délicats et attachants. Tout est fait dans ce livre de lenteur, de contemplation et de réflexion sur soi et pourtant on accroche et j'ai eu du mal à lâcher ce livre.

Un excellent livre de science-fiction dans un univers Post-Apocalyptique magnifiquement décrit avec des personnages attachants et complexe le tout écrit avec un style magnifique et d'une grande finesse. Un roman qui offre des images magnifiques à l'esprit; si vous cherchez de l'action passez votre chemin. 

8,5/10

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Gessler - Cygnis - L'Autre Monde
Posté le 05 janvier 2011 -
Vincent GESSLER est auteur suisse, habitué notamment à l’écriture de nouvelles ou de scénarios de BD, qui frappe fort pour son premier roman Cygnis. Au mois de novembre, il vient de recevoir le Prix Julia Verlanger et le Prix Utopiales Européen des pays de la Loire 2010. Et très honnêtement, il mérite bien ces récompenses. Cygnis est un excellent livre. Vous y trouverez de nombreuses influences, qui sont largement digérées par Vincent GESSLER pour vous offrir un monde finalement original dans lequel vous pourrez vous fondre avec le plus grand plaisir. […]
Le style de Vincent GESSLER est très fluide. Ses descriptions sont particulièrement claires et vous permettent de visualiser les paysages qui s’étendront devant les yeux de Syn. Cela vous rappellera peut-être un film comme Jeremiah Johnson de Sydney Pollack, pour le côté solitaire du héros et les forêts enneigées. Si aimez les grands espaces, vous y trouverez tout ce qu’il faut pour vous faire rêver. Mais attention, car le monde de Syn est hostile. L’ennemi est partout, que ce soit face à d’autres êtres humains avec les Troglodites (référence à la Guerre du Feu de J.-H . Rosny ?) ou aux bandes de pillards qui profitent de l’insécurité omniprésente, ou encore contre les robots (référence à Terminator et Blade Runner?). Pour survivre, il est indispensable à Syn de faire confiance à son instinct, mais également à son loup. Cette relation est particulièrement forte et intéressante. Cela permet d’avoir quelques moments de calme. Car les nombreuses scènes de combats (qui vous rappelleront les plus grandes batailles antiques ou médiévales) où vous vous retrouverez parfois au cœur de la mêlée, voyant vos ennemis, comme vos amis tomber sous les coups. Vous trouverez également dans Cygnis une très forte relation entre les hommes au sens large, des relations amoureuses, mais aussi amicales et sociales. Car au-delà de Syn, c’est toute une galerie de personnages qui vous est proposée. Je ne rentrerai pas dans le détail, ni vous donnerai de nom, car cela vous fournirait trop d’indices et pourrait nuire au plaisir de leur découverte lors de la lecture. A tout le moins, je peux vous assurer que le fait d’avoir plusieurs points de vues enrichit considérablement la qualité de la narration, et vous permet de vivre plusieurs émotions à la fois. Vous serez en permanence au cœur du récit, ressentant la joie, comme la peur et la douleur du personnage.
Et sans rien vous spoiler, je peux vous assurer que la fin du roman vous surprendra à n’en pas douter. Ce que vous y apprendrez remettra toute votre lecture en perspective et vous donnera peut-être envie de relire Cygnis pour mieux déceler tous les indices que vous avait donnés l’auteur.

Un dernier conseil : faites attention aux citations latines qui figurent en tête de chapitre.

Vincent GESSLER signe un magnifique roman de science fiction très riche et passionnant. Vous ne devez pas passer à côté de Cygnis. Si vous ne deviez lire qu’un seul roman de SF actuellement, ce devrait être celui-ci.
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Gessler - Cygnis - Le Republicain Lorrain
Posté le 11 janvier 2011 -

Avec le réveil de Syn le trappeur et de son loup cyborg Ack, qui émergent de leur hibernation, le lecteur s'éveille au monde mystérieux de Cygnis. Une nature montagneuse, sauvage et majestueuse, de petites villes primitives et des troglodytes, et tout autour les ruines d'une technologie disparue, infestées de robots tueurs. Le voyage de Syn dans cet univers postapocalyptique sera un périple dans sa propre histoire, où l'attend une révélation existentielle phénoménale.

A 34 ans, le Genevois Vincent Gessler, passionné d'histoire et d'informatique, a crée l'évènement avec son premier roman. Cygnis a séduit d'emblée la critique et arbore fièrement le Prix Julia-Verlanger 2010 et le Prix Européen Utopiales 2010, récemment attribués au festival de SF nantais. On lira aussi avec bonheur deux de  ses nouvelles, Fractal dans l'anthologie Utopiae 2006 (Atalante), et Miroirs du ciel dans le recueil Utopiales 2010 (ActuSF). Deux séduisants reflets du talent du "fictiologue", du nom d'un défunt mouvement littéraire suisse.

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Gessler - Cygnis - Galaxies
Posté le 14 avril 2011 -

Dès les premières lignes du récit, le lecteur sait que Syn sera de ces personnages toujours debout dans un monde hostile. De ceux qui s'adaptent, résistent, et n'ont pas vraiment besoin des autres pour exister : Syn est trappeur et Cygnis s'ouvre sur un combat qui n'est pas sans rappeler Jack London. Or, cette fois, l'adversaire dangereux n'est pas la nature, du moins pas celle que nous connaissons : le monde dépeint est hanté de robots, les diasols, qui semblent particulièrement décidés à se débarasser de tout humain passant à leur portée.

Quelques implantations humaines subsistent sur cette terre qu'on soupçonne parfois être la notre. Par exemple, Méandre, ville organisée en terrasses, où Syn va parfois retrouver ses semblables, même si la compagnie de Ack, son loup robot, lui est beaucoup plus agréable. D'aussi loin qu'il se souvienne, l'animal a été à ses côtés. L'isolement du trappeur permet aussi d'éviter les questions que l'animal pourrait soulever et tandis que le lecteur s'interroge sur le monde dans lequel évolue Syn, le personnage lui-même se souvient que plusieurs mystères l'entourent, et ce qui pourrait être les pérégrinations habituelles d'un trappeur prend des allures de quête.

Une histoire âpre, un, monde rude, le constat de la fragilité de l'homme en tant qu'individu face au temps et aux époques qui s'y succèdent. Cygnis met en scène un récit aux apparences simples, mais aux portées symboliques fortes. Nature et technologie se mélangent à tous les niveaux, humanité et bestialité se complètent autant qu'elles s'opposent, dans un univers aux allures oniriques. Les contours et l'histoire de ce monde sont complexes à définir, laissés en partie à l'imagination du lecteur qui se voit libre de construire nombre d'hypothèses sur la finalité du voyage de Syn... quelles qu'elles soient, elles ne seront pas déçues, même si elles se montrent fausses : la conclusion est de celles qui proposent un regard nouveau sur le livre terminé. Les qualités narratives et poétiques de Cygnis ont d'ailleurs su séduire les jurys du prix Verlanger et du prix Européen Utopiales des Pays de la Loire...


Laurianne Gourrier – Galaxies


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Gessler - Cygnis - Viceversa Littérature n°5
Posté le 08 septembre 2011 -
Premier roman du Genevois Vincent Gessler, né en 1976, Cygnis a reçu en France le Prix Julia Verlanger 2010 et le Prix Européen Utopiales 2010.
 
Le héros de ce récit post-apocalyptique est un trappeur solitaire, accompagné d’un loup étrange au pelage strié de bandes métalliques. Ensemble, ils chassent des robots dans un monde qui a perdu la maîtrise des technologies. Un monde où le futur lointain côtoie le passé sans âge. Alors que la guerre éclate entre les hommes, le héros découvre ses propres origines et l’histoire surprenante de ses pairs.
 
Cygnis est un récit à la langue travaillée, qui offre matière à réflexion, pour peu que l’on accepte d’entrer dans son univers et son esthétique.
 
ViceVersa Littérature
Revue Suisse d'échanges littéraires 

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Gessler - Cygnis - Le français dans le monde
Posté le 07 juillet 2010 -

Syn le trappeur vit en autarcie et en symbiose avec son loup au pelage rapiécé de bandes synthétiques. Refusant de redevenir mercenaire, l’ancien solitaire va trouver sur sa route une campagne d’infortune, des révélations et des alliés inattendus.

Le premier roman du Suisse Vincent Gessler, jusqu’ici auteur de nouvelles et de scénariste, est rythmé par l’alternance aube/crépuscule et tendu d’une menace sourde. Cygnis campe dans un style lyrique un univers post-apocalyptique tout en nuances.

Nathalie Ruas

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Gessler - Cygnis - RSF Blog
Posté le 07 août 2012 -

Difficile de résumer l'intrigue de Cygnis sans en dévoiler trop. Plusieurs trames narratives se croisent pour se réunir dans un final surprenant. Humains et robots se partagent une planète qui ne ressemble plus du tout à notre Terre. La population humaine est disséminée en communauté, la forêt le dispute aux ruines. Les hommes ont oublié les évènements qui ont bouleversé leur monde. Seul le souvenir du Long Hiver persiste sous forme de légendes et les artefacts du passé découverts par les fouisseurs ne provoquent souvent que perplexité. Syn est un trappeur solitaire, perpétuellement accompagné par Ack, loup à l'allure étonnante. Sniper impitoyable il tue les diasols (des robots) qu'il croise sans scrupules ni hésitations. Sa main est sûre, son instinct fiable et son tir rate rarement sa cible. La fin de l'hiver approchant Syn retourne à Méandre mais lors d'une immense fête célébrant le printemps, les femmes sont enlevées et la ville pillée par les troglodytes. La guerre se profile. Une intrigue parallèle concernant les diasols se met en place. Au milieu de cette complexité, Syn cherche toujours à comprendre qui il est.

Roman contemplatif où l'ambiance ne prime pas pour autant sur l'action, l'écriture poétique immerge le lecteur dans un monde blanc de neige et de silence traversé par des éclats de violence, de bruit et de sang. Vincent Gessler n'épargne rien au lecteur : pillages, guerres, sang, sexe... La brutalité du récit est compensée par une écriture sophistiquée qui, parfois, en fait un peu trop. La construction non linéaire, bien maîtrisée, et qui induit des ruptures de rythme (ce que personnellement j'ai apprécié) est un atout de plus. Les en-têtes des chapitres en latin ouvrent des perspectives supplémentaires. Pourtant il manque quelque chose à ce roman pour que j'y adhère totalement. A deux reprises je me suis retrouvée à le contempler, admirative, en me disant « c'est magnifique » mais de l'extérieur, dans pour autant identifier ce qui m'en faisait sortir. Pour autant, je recommande chaudement la lecture de ce premier roman admirablement travaillé, riche et et porté par une voix originale. Notons aussi que le roman, publié par l'Atalante, bénéficie d'une très belle couverture : intrigante pour ceux qui n'ont pas encore lu le livre, elle fait sens une fois le roman terminé.

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Dmitry Glukhovsky, invité de l'émission 28 minutes
Posté 28 juin 2018 -

Le 27 juin dernier, Dmitry Glukhovsky était invité sur le plateau de 28 minutes pour une émission spéciale consacrée à l'actualité internationale. 

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John Scalzi, lauréat du Locus Award
Posté 26 juin 2018 -

Merveilleuse nouvelle ! John Scalzi est lauréat du Locus Award dans la catégorie roman avec The Collapsing Empire
Roman prévu en 2019 à L'Atalante.

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Quand Honor se féminise
Posté 25 juin 2018 -

« Le lieutenant Jane Smith entra. Elle était fatiguée. »

Ah, non, se dit le traducteur, ça ne va pas. Le sujet de la phrase est « Le lieutenant Jane Smith », donc masculin. Bon, alors, reprenons :

« Le lieutenant Jane Smith entra. Il était fatigué. »

Oui, mais c’est une femme, ce lieutenant, c’est tout de même ennuyeux de le désigner par « il ».

Et, dans tous les romans de David Weber, en collaboration ou non avec Eric Flint, le même problème surgissait à chaque page ou presque.

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Manuscrits
Posté 01 février 2018 -

La session de janvier de réception des manuscrits est close. Avec 885 titres reçus, nous avons du pain sur la planche ! C’est pourquoi, si vous souhaitez nous envoyer votre texte, nous vous prions d’attendre que nous ouvrions une nouvelle session – nous l’espérons courant 2018. Cela dépendra du temps que nous prendront le grand nombre de textes reçus. Suivez-nous sur les réseaux sociaux au fil des mois pour plus d’informations.

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L'Atalante
Posté 21 janvier 2013 -

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