| + | Détails |
| + | Documents pro |
« Nous avons établi que ce corps, sans contexte humain, est habité par une créature d’un autre monde. L’intensité de son champ Kirlian est très élevé, de l’ordre de quatre-vingt fois la norme humaine, et son halo diffère de tout ce que nous connaissons. Par conséquent, nous confirmons ses dires : il est bien l’envoyé d’une autre sphère. » Le transfert : telle est la réponse au problème du voyage entre les mondes. La vitesse limite de la lumière disqualifie le vaisseau spatial, le coût prohibitif en énergie réduit l’usage de la transmission de matière. Dans le transfert, seule l’aura Kirlian se déplace. Intervient alors le degré d’intensité de cette aura... C’est pourquoi Constellations, cet immense opéra de l’espace et du temps, commence avec Silex, barbare indiscipliné d’une planète sauvage... Guerre de l’énergie, menace obscure de l’« Amibe de l’espace », quête de la science mystérieuse des « anciens », duels d’agents transférés, batailles galactiques, rencontre des mondes et des espèces qui les habitent, Piers Anthony déroule une vaste fresque d’aventure et de suspense sous l’éclairage oblique du tarot. Trois personnages successifs en surgissent : Silex de Hors-le-Monde, Mélodie de Mintaka, Hérald le Guérisseur ; trois destins exceptionnels qui se confondent avec l’épopée de Constellations.
Illustration de couverture : La galaxie d'Andromède ; Dos : Psyché abandonnée, Augustin Pajou, cliché Réunion des musée nationaux ; Premier plat : Angélique, d'aprés Ingres L'ermite, dessin B
Derguin Gorion a conquis Zémal, Togul Barok est mort, Kratos May a rejoint la Horde Rouge, Tramorée est en paix. En paix ? Muhuhahahahaha !!! Bien sur que non, vous vous en doutez bien.
Negrete signe ici la suite de Zémal, déjà extrêmement prometteur, avec un roman plus long, plus sombre, mais tellement plus vaste ! On suit alternativement Kratos May, blessé à l’épaule et ne pouvant donc pas lever son bras droit, Derguin, qui forme une troupe de guerriers dans une ville qui pleine d’intrigue politique qui le dépassent. Pendant ce temps, les aïfolu s’arment, et leur armée forte de 100 000 hommes promet de belles batailles.
Et belles batailles il y aura ! Si le siège porté par les aïfolus reste relativement classique (mais toujours extrêmement efficace), la bataille Horde Rouge/aïfolus (ma parole ils sont partout !) est un pur bijou. Si l’on regrettera la ressemblance un peu trop marquée avec la bataille du gouffre de Helm du Seigneur des Anneaux, la maîtrise de l’action est telle que l’on ne s’ennuie jamais.
Negrete nous entraine aux quatre coins de Tramorée, dans des décors toujours plus riches, avec des personnages toujours plus conséquents. Mention spéciale à l’entrée des Aïfolus dans Illfatar, moment grandiose, décrit avec une plume superbe, qui transporte véritablement le lecteur dans les rues bondées de cette cité marchande.
Voilà, je ne pense pas qu’il faille en rajouter, Syfron continue admirablement le cycle des Chroniques de Tramorée, nous propulsant encore plus rapidement dans un monde vaste et fantastique.Un style puissant, efficace, qui nous amène un livre percutant, un des plus grands romans de fantasy de notre époque à n’en pas douter. Negrete est Roi, vive le Roi !
Etienne Librairie Critic
Le Nyctalope a quitté Paris, parti pour Moscou en secret, où il espère conclure une alliance avec "Nous autres". Profitant de son absence La Brigade chimérique lance un raid sur le C.I.D pour libérer Grégoire Samsa, détenu dans ses geôles depuis neuf mois, et qui semble être en possession d'informations capitales pour l'avenir...
Cette fois-ci le voile se lève sur Nous autres et sur la ville de Metropolis où Mabuse semble avoir réussi à créer l'impossible. Le Nyctalope aveuglé par sa propre personne finit par réaliser trop tard que Nous autres ne s'alliera jamais avec lui et qu'il a perdu un temps précieux, temps que d'autres ont mis à profit pour former des alliances. Après la trahison de ses soi-disant amis de Russie, Curie décide de réagir et envoie la brigade chimérique à Metropolis pour enrayer le plan de Mabuse.
Nous voilà donc rentrés dans le vif du sujet; les scénaristes, qui n'avaient jeté jusqu'à présent que quelques pistes, nous entraînent désormais vers le cœur de l'histoire, une histoire dont les répercussions seront mondiales et qui va évidemment se solder par une issue plutôt fatale pour nos héros oubliés de l'histoire. Comment ? Et bien c'est ce qui nous reste à découvrir dans le sixième et dernier tome. Les allusions à la littérature populaire restent nombreuses, La Brigade chimérique faisant partie de ces bandes dessinées qui peuvent se lire et s'apprécier à divers niveaux, même si l'on ne connaît pas toutes les références.
GESS reste très constant au dessin, il parvient à créer de superbes compositions pour ces planches, particulièrement dans le cinquième tome, c'est un vrai plaisir de retrouver son trait même s'il gagnerait à être plus précis parfois sur certaines cases. Force est de constater que cette série, même presque parvenue à son terme, continue d'être totalement captivante, que ce soit au niveau de l'écriture que de la conception graphique.
Brice BARBENCEY