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  • La Dentelle du cygne

Piers Anthony

Constellations

Constellations

Date de parution : septembre 1995


Traduit par : Stéphane Manfrédo et François Auboux


ISBN10 : 2841720101
ISBN13 : 9782841720101

Nombre de pages : 1008
Prix : 30,18 €
État : épuisé

« Nous avons établi que ce corps, sans contexte humain, est habité par une créature d’un autre monde. L’intensité de son champ Kirlian est très élevé, de l’ordre de quatre-vingt fois la norme humaine, et son halo diffère de tout ce que nous connaissons. Par conséquent, nous confirmons ses dires : il est bien l’envoyé d’une autre sphère. » Le transfert : telle est la réponse au problème du voyage entre les mondes. La vitesse limite de la lumière disqualifie le vaisseau spatial, le coût prohibitif en énergie réduit l’usage de la transmission de matière. Dans le transfert, seule l’aura Kirlian se déplace. Intervient alors le degré d’intensité de cette aura... C’est pourquoi Constellations, cet immense opéra de l’espace et du temps, commence avec Silex, barbare indiscipliné d’une planète sauvage... Guerre de l’énergie, menace obscure de l’« Amibe de l’espace », quête de la science mystérieuse des « anciens », duels d’agents transférés, batailles galactiques, rencontre des mondes et des espèces qui les habitent, Piers Anthony déroule une vaste fresque d’aventure et de suspense sous l’éclairage oblique du tarot. Trois personnages successifs en surgissent : Silex de Hors-le-Monde, Mélodie de Mintaka, Hérald le Guérisseur ; trois destins exceptionnels qui se confondent avec l’épopée de Constellations.

Illustration de couverture : La galaxie d'Andromède ; Dos : Psyché abandonnée, Augustin Pajou, cliché Réunion des musée nationaux ; Premier plat : Angélique, d'aprés Ingres L'ermite, dessin B

  • Détails
Langue originale : anglais
Titre original : Cluster
Date de parution en langue originale : 1977 & 1978

Version : livre papier
Éditeur : L'Atalante
Format : 13 x 18 x 5,3 cm
 
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  • Revue de presse
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Lee - L'Entité 0247 - Bifrost
Posté 30 janvier 2012 -

Travis Chase est un solitaire. Ex-flic, il a également passé quinze ans de sa vie en prison pour une raison qui nous sera dévoilée progressivement. Alors qu'il part pour un trek en montagne, il tombe dans une vallée reculée sur rien moins qu'une épave de Boeing 747… dans laquelle il découvre le cadavre de la première dame des Etats-Unis ! L'avion convoyant un chargement ultrasecret, un mystérieux Chuchoteur convoité par des barbouzes présentement occupés à torturer une autre des passagères du 747 pour qu'elle leur dévoile où elle l'a caché. C'est le début d'une longue course-poursuite.

Difficile, voire impossible, dès lors, de lâcher ce trhiller d'une efficacité à toute épreuve. Il s'agit pourtant d'un premier roman, le début d'une trilogie dont le dernier tome vient de paraître, mais Patrick Lee maîtrise déjà remarquablement les codes du domaine, un rythme soutenu marqué par quelques scènes d'anthologie ( sans trop dévoiler, celle en Suisse, que ne renierait pas un George Romero), des révélation savamment distillées. Bref, tout l'arsenal du genre.

Qu'importe dès lors que ce livre emprunte une thématique maintes fois usée ( les artefacts extraterrestre qui parviennent sur Terre), utilise quelques grosse ficelles ( un 747 qui peut s'écraser sans que personne ne le remarque, la scène du baiser). L'essentiel n'est pa là, mais bien dans le plaisir de lectures très premier degré, celui qui ne nous encombre pas les neuronnes mais nous procure une lecture compulsive. Il faut dire qu'en plus de sa contruction impeccable, le livre se distingue par ses deux protagonistes plutôt bien campés, malgré certains pocifs propres au genre.

(...) L'Entité 0247 s'avère donc un roman fort sympathique porté par une vitalité peu commune.

Bruno Para - Bifrost

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Forbeck - Amortels - Mythologica
Posté 30 janvier 2012 -
Matt Forbeck a de nombreuses cordes à son arc, et s’il a conçu des jeux de cartes, de rôles et de plateau ainsi que des scripts de jeux vidéo, il est également l’auteur de nombreuses nouvelles, romans, bandes dessinées… et la liste est longue. Autant vous dire qu’il n’est pas surprenant de trouver cet Amortels dans la collection La dentelle du Cygne des éditions L’Atalante. La couverture pourrait nous laisser présager un énième Matrix, mais il n’en est pas du tout question. D’ailleurs, la quatrième de couverture nous propulse directement dans le cœur de l’action :

« Prêt pour la suite, agent Dooley ? » L’homme aux cheveux tirés en arrière dont le visage transpirait l’autosatisfaction esquissa l’ombre d’un sourire. Ses dents étincelèrent dans la pénombre. « C’est vrai, j’ai vu un documentaire sur votre première mort à l’école primaire.
—   Que le spectacle commence ! »
Patrón cligna des yeux. Je le connaissais depuis un sacré bail.
C’était un dur. « Ce n’est pas beau à voir, Ronan », dit-il enfin.

 « Amortels est un roman de science-fiction situé dans un avenir pas très lointain où les riches, les puissants et ceux qui les servent peuvent sauvegarder leur esprit et le transférer dans un clone en cas de décès. L’homme le plus vieux du monde, l’agent secret Ronan Dooley, ressuscite ainsi pour se voir confronté à l’enregistrement de son assassinat, sur lequel il doit maintenant enquêter. » Matt Forbeck

« Amortels, c’est Chandler dans le monde de Blade Runner, sur un rythme trépidant. Un grand plaisir de lecture. » (The Guardian.)

Quand un dialogue est capable de vous projeter dans l’histoire en quelques lignes, on peut généralement s’attendre à quelque chose de passionnant. L’agent Ronan Dooley travaille pour le Secret Service, une agence fédérale qui, outre la lutte contre la fausse monnaie, assure la sécurité du président, du vice-président, de leurs familles ainsi que de tout dignitaire étranger en déplacement sur le territoire des États-Unis d’Amérique. Bien entendu, dans cette profession on a une haute probabilité de prendre une balle à la place de toutes les personnalités énoncées précédemment. Alors il y a un petit bonus pour Dooley : l’amortalité.

En effet, Ronan Dooley est déjà mort à plusieurs reprises dans l’exercice de ses fonctions, mais il a été à chaque fois revivifié grâce au clonage et à la réimplantation de ses données mémorielles. À près de deux cents ans au total, il est l’agent le plus ancien et le plus expérimenté de l’agence. Cette fois-ci, ce n’est pas une protection qui va lui être demandée, mais une enquête.

Il va devoir retrouver son propre meurtrier, sous peine de se voir retirer la possibilité de revenir après sa prochaine mort. Une vidéo éprouvante va lui montrer les circonstances de sa mort et surtout la mise en scène de son meurtrier. L’agent Dooley va devoir supporter la charmante agent Querer dont il ne se souvient pas s’être lui-même adjoint les services dans sa vie précédente, faute d’avoir fait suffisamment de sauvegardes mémorielles. Il va aussi peu à peu redécouvrir sa dernière mission qui l’a menée là où l’on sait.

Cette thématique du clonage, de l’enquête dans un monde futuriste où la vie est une marchandise comme une autre pourrait avoir un semblant de déjà vu, mais nous avons là avant tout un thriller de grande qualité. Certes, ce thriller revêt les atours d’une science-fiction futuriste classique, mais il est servi par une trame narrative palpitante, des tensions fortes entre les différents protagonistes et des dialogues incisifs à souhait. Cet ouvrage donne également à réfléchir sur ce que peut être l’éternité quand elle consiste à voir mourir les êtres qu’on aime et à devoir vivre seul pour ne plus avoir à subir cela encore et encore.

J’ai surtout retenu le côté thriller de ce récit, même si l’univers futuriste est rempli de belles trouvailles qui vont aider le héros dans son enquête, et si la société qui y est décrite est bien angoissante. La construction du récit, les scènes d’action, les moments plus personnels qui donnent de la profondeur au personnage, tout cela m’a donné le sentiment d’avoir affaire à un texte qui a tout le potentiel nécessaire pour une exploitation cinématographique. J’ai particulièrement apprécié le personnage de Dooley pour lequel Matt Forbeck a brillamment su passer du technologique à l’humain, sans pour autant nuire au rythme du récit. Une réussite.

Chris

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