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  • La Dentelle du Cygne

M.R. Carey

Celle qui a tous les dons

Celle qui a tous les dons

Date de parution : octobre 2014


Traduit par : Nathalie Mège
Illustrateur : Raphaël Defossez


ISBN13 : 9782841726851

Nombre de pages : 448
Prix : 23,90 €
État : disponible

Tous les dons ne sont pas une bénédiction.

Chaque matin, Melanie attend dans sa cellule qu’on l’emmène en cours. Quand on vient la chercher, le sergent Parks garde son arme braquée sur elle pendant que deux gardes la sanglent sur le fauteuil roulant. Elle dit en plaisantant qu’elle ne les mordra pas. Mais ça ne les fait pas rire.

Melanie est une petite fille très particulière…

  • Revue de presse
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Carey - Celle qui a tous les dons - ActuSF/Instant Critic
Posté le 26 octobre 2014 -

[Mon collègue Simon] me charge d’évoquer avec vous un roman qu’il a adoré – que je viens de commencer et c’est vrai qu’il est prometteur – publié ce mois-ci par les éditions L’Atalante. Il s’agit de Celle qui a tous les dons, de M.R Carey (un as de la fantasy urbaine). Voici ce que Simon veut vous en dire : "Quand Mike Carey ("Hellblazer", "Felix Castor") écrit une histoire [...] façon "The Last of us", on obtient un thriller fantastique aussi efficace et prenant que ses précédentes productions, le côté intimiste en plus. Un roman beau, fort, poignant qui reste en tête très longtemps après avoir tourné la dernière page.  »
Avouez que c’est tentant, non ?

Xavier Dollo
L'instant Critic
ActuSF
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Carey - Celle qui a tous les dons - Mediapart
Posté le 27 octobre 2014 -
« Celle qui a tous les dons » c’est Pandore. Bénie des Dieux qui lui ont offert de si nombreuses qualités, poussée par la curiosité insatiable que lui avait octroyée Hermès, elle a ouvert la boîte qui contenait tous les maux de l’humanité. Mais ici, celle qui a tous les dons, c’est Melanie, une petite fille de dix ans aux capacités intellectuelles exceptionnelles, qui connait l’histoire de Pandore que lui a apprise une de ses enseignantes. Melanie vit, avec d’autres enfants, dans un étrange centre militaro-scientifique situé en Angleterre, une vingtaine d’années après la Cassure, effondrement de la civilisation à la suite d’une infection propagée chez les humains par un champignon.

En l’espace de quelques semaines, après le remarquable  Vongozero  de la Russe Yana Vagner, c’est le deuxième roman que je lis sur le thème de la fin possible de la civilisation technologique et peut-être celle de l’humanité.

Signe des temps et d’une certaine désespérance de l’avenir ? Sans doute, mais on peut remarquer que cette inquiétude ne date pas d’hier, puisque l’américain Richard Matheson a écrit en utilisant la même toile de fond son célèbre Je suis une légende, il y a exactement 60 ans cette année.

Ce qui est sûr, c’est que l’intérêt de ce thème est suffisamment universel et ouvert pour permettre aux meilleurs écrivains de mettre en action leurs capacités d’imagination et d’analyse de l’âme humaine en prenant le contrepied des clichés habituels. C’est le cas ici, où l’auteur met au cœur de son questionnement le vieux problème de la fin et des moyens, vu des deux côtés, celui du bourreau et celui de la victime, l’intérêt général opposé à l’intérêt des individus concrets. Mais qui est le bourreau, et qui est la victime ? L’ambiguïté dure si longtemps que je l’aie gardée à l’esprit longtemps après avoir fini le livre. 

Les évènements, dramatiques et émouvants, sont vus pour l’essentiel à travers les yeux des quatre principaux personnages : Helen Justineau, l’enseignante préférée de Melanie dans le centre, vit avec un lourd secret qui lui empoisonne la vie ; Caroline Caldwell, une scientifique monomaniaque obsessionnelle persuadée que repose sur ses épaules l’avenir de l’humanité puisqu’elle est l’une des dernières à pouvoir continuer des recherches sur le champignon parasite Ophiocordyceps Unilateralis, dont les filaments de mycélium envahissent le cerveau des personnes infectées ; le sergent Parks, responsable de la sécurité du centre, plus complexe qu’il ne le parait au début du roman ; Melanie enfin, attachante et inquiétante, par qui tout va se nouer et se dénouer d’une façon totalement imprévue.

Ces quatre personnages, après avoir été chassés du centre par les affams, des humains infectés par le champignon, tentent de rejoindre Beacon, un autre centre scientifique proche de Londres. De nombreux dangers les guettent : outre les affams, il y a aussi les Cureurs, des humains survivalistes non infectés dont la seule règle consiste... à ne pas en avoir, pour survivre à tout prix au désastre.

Le parallèle avec Vongozero est évident : dans les deux romans, un groupe de personnes sont dans la quête dangereuse d’un « ailleurs » salvateur, une terre promise qui, pour les personnages du roman de Carey, n’est pas seulement susceptible de sauver leur vie, mais aussi (espère Caldwell) celle de l’humanité.

Comme dans Vongozero, la force du roman de Carey tient en grande partie à l’évolution de chacun des personnages. Cadwell, la scientifique qui dans la première partie de l’histoire fait preuve d’une véritable sauvagerie avec les enfants, et Melanie en particulier, mais que son obsession maladive pour la découverte d’un remède va paradoxalement finir par humaniser ; Justineau, rongée par la culpabilité et de plus en plus attachée à la petite fille malgré les dangers que celle-ci représente ; le sergent Parks, que sa relation avec Justineau va révéler très différent de la brute qu’il semble être au début de l’histoire ; et enfin Melanie dont nous assistons au fil des rencontres au développement des capacités, Melanie qui par son action va devenir le symétrique du personnage de Caldwell en donnant aux questions et aux justifications de celle-ci des réponses opposées. Celle qui a tous les dons finira-t-elle, elle aussi, par ouvrir la boîte de Pandore ? Si oui, comment ?

Un livre étonnamment fort et prenant qui, malgré sa longueur, se lit d’une traite et mêle avec habileté suspense, analyses psychologiques et questions d’éthique.

M.R. Carey nous montre avec ce roman qu’il n’est pas seulement le scénariste talentueux de X-Men et Fantastic four, mais aussi un écrivain capable de nous proposer un roman aussi magistralement écrit que passionnant.

 Médiapart - Jacques Teissier

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Carey - Celle qui a tous les dons - Blue-Moon
Posté le 27 octobre 2014 -

M.R. Carey est le scénariste de X/Men et Four Fantastics. Vous pensez bien, me connaissant pour certains, que ce n’est pas cela qui m’a attiré vers ce roman. C’est plutôt de savoir qu’un projet de cinéma était en cours avec aux commandes, sous la direction de Colm McCarthy (Sherlock et Dr Who) que cela m’a semblé intéressant de le lire... bien qu’il y ait "encore" des zombies, thème qui a envahi depuis quelques années le fantastique, jusqu’à écœurement. Mais voilà enfin un auteur qui fait évoluer le genre !

En effet, ce roman est bien plus un thriller psychologique qu’un roman "terreur/zombie" de plus. Nous suivons donc cinq protagonistes : Melanie, cette petite fille "qui a tous les dons", sa professeur, Melle Justineau, soit les deux gentils, mais aussi la scientifique du camp, Mme Caldwell qui fait des expériences sur ces enfants pas comme les autres, le garde du camps, Parks, une sorte de brute cruelle qui a un grand faible pour Melle Justineau, et Gallagher un adolescent soldat quelque peu perdu, soit les trois méchants. Bien évidemment, au fur et à mesure que nous suivons ces personnages, ils vont montrer des facettes bien plus nuancées de leur personnalité... une sorte de road-movie initiatique pour eux.

Le grand atout de cette intrigue, c’est que M.R. Carey ne réduit donc pas ce livre à un roman de genre, ou même un thriller psychologique... on peut aussi parler de réflexion en profondeur sur l’humain en nous. Mélanie, (dans la mythologie grecque : Pandore, celle qui a tous les dons, et qui découvre les secrets...) est en fait une petite fille qui prend conscience qu’une partie d’elle-même est une abominable tueuse, avide de chair humaine, tout comme elle est avide d’affection et d’amour. Toutefois, les quatre autres personnages possèdent aussi une part détestable d’eux-mêmes... ce qui en fait des humains complexes, aux réactions contradictoires tout à fait intéressantes.

Il faut saluer l’efficacité avec laquelle l’auteur plante un décor (qu’il distille en fait au fur et à mesure que les péripéties s’enchaînent)... la construction est donc impeccable, sans aucun temps mort. Le style est simple, M.R. Carey allant droit aux évidences, avant de prendre alors le temps d’apporter nuances, subtilités, et surtout une grande humanité poignante à son récit. Nous nous laissons totalement emportés par cette histoire, une belle allégorie sur notre monde en décrépitude où les certitudes sont en train de vaciller. Le talent de l’auteur est d’avoir su mêler tout cela avec habileté et surtout passion... une passion totalement perceptible !

Blue-Moon, Marnie

 

 

 

 

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Carey - Celle qui a tous les dons - Black novel 1
Posté le 31 octobre 2014 -

Ce thriller aux personnages denses, à la fois attachants et glaçants, sont conduits à une mécanique d’action implacable par les événements et par leurs émotions. Ils font de ce livre un «page-turner» absolu qui été salué par la presse comme un renouvellement formidable du genre.

Un projet cinématographique est en cours : au scénario M. R. Carey et à Carey, la direction Colm McCarthy (Sherlock et Dr Who).

Le sujet : Un don n’est pas toujours une bénédiction. Chaque matin, Mélanie attend dans sa cellule pour être emmenée en cours. Quand ils viennent la chercher, le sergent Parks pointe son arme sur elle pendant que deux gardes la sanglent au fauteuil roulant. Elle pense qu’ils ne l’aiment pas. Elle dit en plaisantant qu’elle ne les mordra pas. Mais ils ne rient pas. Mélanie est une fillette singulière…

Carey est né à Liverpool, en Angleterre, en 1959. Il décrit sa jeunesse comme étant celle d’un de ces enfants sinistrement calme… vivant bien plus dans ses pensées. Enfant, il portait déjà un grand intérêt pour les comics, écrivant et dessinant des histoires simples pour distraire son jeune frère. Il a étudié l’anglais au St Peter’s College à Oxford puis est devenu professeur. Il a enseigné pendant 15 ans avant de se lancer dans l’écriture de comics. Il est l’un des scénaristes récurrents pour X-Men chez Marvel. Il a écrit le scénario pour le film «Frost Flowers» actuellement en production par Hadaly Films et Bluestar Pictures. Sa capacité d’écriture est immense comme sa bibliographie !

Black novel1

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Carey - Celle qui a tous les dons - Libération
Posté le 31 octobre 2014 -

On les appelle les affams, pour « affamés» : par l’odeur alléchés, ils repèrent en un clin d’œil un corps humain, qu’ils dévorent aussitôt, en volière cannibale. Pour les tenir à distance, il faut s’enduire d’un répulsif. Mais le nombre de mordus-contaminés croît, et les rescapés se font de plus en plus rares. D’où la nécessité de plus en plus urgente d’identifier l’agent pathogène à l’origine de cette zombification anthropophage de l’humanité. D’où ces expérimentations sur des enfants contaminés, surdoués et incarcérés sous haute sécurité, dont Mélanie ; qui réalise bientôt pourquoi certains de ses camarades ne reviennent jamais… L’affam Mélanie, de fait, comprend tout, à commencer par sa propre dangerosité. Or, elle a beaucoup d’empathie pour le genre humain, pour son enseignante notamment. Thriller empreint de SF, Celle qui a tous les dons interroge la monstruosité, la science, la raison, les pulsions, le cru, le cuit… Et se laisse bien dévorer, autour d’une galerie de personnages
archétypaux, telle la chercheuse - Dr Jekyll.

Libération - S. Champenois

 

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Carey - Celle qui a tous les dons - L'Echo
Posté le 05 novembre 2014 -

Celle qui a tous les dons, c’est Melanie. Une fillette d’une dizaine d’années, excellente écolière,  l’esprit vif, qui jongle avec les chiffres et connaît par cœur des chapitres entiers de livres, une surdouée. Mais pourquoi est-elle solidement ligotée sur un fauteuil roulant, ainsi que tous les élèves de la classe ?

En vingt ans, l’humanité a été décimée. Une épidémie fulgurante qui transforme le malade en bête féroce et qui contamine par simple morsure. Les individus deviennent des Affams, sorte de zombies affamés de chair humaine dont l’odeur exacerbe leur voracité. Parmi les humains encore sains, quelques-uns tentent de trouver un remède, enfermés dans une base fortifiée dotée d’un laboratoire de recherche. Il y a des médecins et des soldats, des clôtures et des fusils… et des enfants. Des enfants Affams dont la maladie n’a pas atteint le cerveau, d’excellents cobayes pour les chercheurs, mais qui restent dangereux. Ils vont en classe sanglés sur des fauteuils roulants, et leurs professeurs doivent s’asperger d’un puissant désodorisant pour éviter de stimuler leur instinct bestial. Un jour, les Affams attaquent la base.

Les personnages – attachants et complexes – devront apprendre à se faire confiance, et compter les uns sur les autres pour survivre dans un contexte post-apocalyptique. Adrénaline et émotion alternent subtilement dans ce thriller d’une redoutable efficacité. La meilleure lecture de l’année.

 

François Estrada –L’Echo

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Carey - Celle qui a tous les dons - Small things
Posté le 13 novembre 2014 -

La traduction du roman de M. R. Carey, Celle qui a tous les dons, vient de paraître (le 23 octobre) aux éditions de l’Atalante. En anglais, The Girl with all the gifts a bénéficié en Angleterre d’une presse dithyrambique. On comprend vite que Celle qui a tous les dons est un roman extrêmement ambitieux, qui mérite que l’on s’y penche.

Le britannique M. R. Carey, également auteur d’histoires Marvel, aime relever les défis. Il s’attaque ici à un roman d’envergure, très long, très dense. En pas moins de 448 pages, il nous promet des enfants-zombies, une épidémie mondiale et une ambiance à la Walking Dead, saupoudrée d’un peu d’I am a legend. […]

 

Celle qui a tous les dons, c’est l’histoire de Melanie, petite fille enfermée dans une cellule. Les gardiens du centre de recherche dans lequel elle est gardée captive prennent beaucoup de précautions dès qu’ils sont en contact avec elle. Pour la nourrir ou la déplacer. Trimballée en fauteuil auquel elle est attachée, Melanie va en cours tous les jours. Elle adore y aller, surtout quand c’est Mlle Justineau, son professeur préféré, qui fait classe.

M. R. Carey passe de point de vue en point de vue. Après Melanie, on passe au sergent Parks, chargé d’assurer la sécurité au sein de ce centre de recherche, lequel, on le comprend vite, a été mis en place pour étudier ces enfants touchés par l’épidémie dévastatrice. Ils sont devenus des « affams », sorte de monstre se nourrissant de chair humaine. Mais en dehors de cette maladie qui les déforment légèrement physiquement, ils sont de jeunes enfants « comme les autres ». Melanie est d’ailleurs notamment capable de ressentir de l’amour et de la tristesse. […]

Celle qui a tous les dons est dense. Malgré tout le livre comporte des longueurs ainsi que des éléments que l’on aurait voulu éclaircis. Le récit de l’épidémie est assez pauvre, mis en perspective avec la situation dramatique qu’elle a provoqué. Le fait qu’elle soit racontée d’après les souvenirs de Caldwell, la méchante scientifique, est néanmoins intéressant. M. R. Carey fait le choix d’abandonner toute objectivité et de laisser entièrement la parole à ses personnages. […]

Celle qui a tous les dons reste un bon roman d’aventures qui sait nous entraîner dans des scènes mouvementées et opérer des pauses descriptives bienvenues. On s’attache au destin des personnages et on a furieusement envie de connaître la fin. Que vont-ils tous devenir dans ce paysage de fin du monde ?

 

Claire - Small things

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Carey - Celle qui a tous les dons - Phénix web
Posté le 19 novembre 2014 -

Mélanie est une petite fille qui suit quotidiennement des cours dans une école... un peu particulière. Si les professeurs enseignent des matières assez classiques, les surveillants sont des militaires armés. Les élèves, eux, sont sanglés à des fauteuils pendant la classe et vivent dans des cellules isolées. Car s’ils sont intelligents, Mélanie et ses camarades ont des caractéristiques incontrôlables et mortelles pour leur entourage.

Mélanie est satisfaite de sa vie, surtout lorsque les cours sont dispensés par Mlle Justineau. Ce professeur représente pour la petite fille ce qui s’approche de plus d’une amie, alors que le Sergent, qui dirige les gardes, lui fait peur. Pas autant pourtant que le professeur Caldwell, qui la regarde toujours d’une drôle de façon. Un jour, le monde extérieur fait irruption dans l’école et la bulle de Mélanie vole en éclat. Rien ne sera plus comme avant.

Un univers apocalyptique, une humanité ravagée par un parasite, quelques survivants misérables. Certains d’entre eux tentent de trouver une solution à leurs malheurs tout en essayant de ne pas mourir face à un ennemi implacable. Un thème qui n’est pas neuf, des personnages conformes à ce qu’on peut attendre d’eux avec la scientifique insensible, le sergent dur à cuire au grand cœur. Rien de surprenant, et pourtant ça fonctionne !

M.R. Carey propose en effet un texte sans temps mort, avec des rebondissements surprenants et un final inattendu. Les personnages sont peu nombreux mais bien campés, avec de la profondeur et une individualisation réussie. L’intrigue fournit peu d’explications sur l’origine de la catastrophe, mais cela reste sans importance. Ce livre se lit d’une traite pour profiter de l’atmosphère pesante, prenante et du suspense qui demeure entier jusqu’au bout.

Un excellent roman.

Chris de Savoie - Phénix web

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Carey - Celle qui a tous les dons - Book en stock
Posté le 20 novembre 2014 -
Melanie est une fillette de dix ans qui possède une intelligence hors du commun. Elle apprend très vite, retient bien et analyse tout. Elle vit avec quelques autres enfants comme elle, dans un centre mi-scientifique, mi-militaire dans le sud de l'Angleterre. Ils sont attachés, pas muselés mais c'est tout comme, sur des chaises roulantes. Chaque jour ils sont amenés en cours, puis remis "en liberté" dans des cellules individuelles. Tous les jours se ressemblent, si ce n'est les professeurs qui changent. Et c'est Mlle Justineau qui est sans conteste sa préférée. Le sergent Parks qui fait régner la discipline et surveille les manœuvres de transfert des "enfants" est un mal nécessaire, car sans lui, elle ne pourrait pas voir Mlle Justineau. Mais il y a aussi l'autre dame qui a une blouse blanche aussi, qui ne fait jamais cours, mais y assiste parfois : Mme Caldwell. Parfois, quand elle repart, elle désigne quelques élèves au Sergent Parks. Ensuite on ne les revoit plus jamais.


Tout ce petit monde vit dans une base militaire ceinte de hauts grillages, en vase clos. Car dehors il y a les Affams. Cette terrible menace qui a anéanti l'humanité depuis qu'elle s'est répandue. Le responsable ? Un champignon : Ophiocordyceps, qui se transmet par tous les fluides humains, qui colonise immédiatement le cerveau et prend les rênes de chaque infecté qui devient un Affam. Des mort-vivants qui restent en pause, immobiles, tant qu'ils ne détectent pas un vivant. Cela fait plus de vingt ans que le monde s'est arrêté, depuis ce qu'on appelle la Cassure.[spoil en blanc]

Seulement leur centre va être attaqué par une véritable armée d'Affams manipulés, débordé, anéanti et quelques survivants vont fuir : Le sergent Parks et un seul de ses troufions, Kieran Gallagher, Helen Justineau, qui ne peut envisager d'abandonner Melanie. Ce qui arrange bien le Dr Caroline Caldwell car elle est devenue son dernier sujet d'expérience vivant... On va suivre cette fuite haletante, cette lutte incessante pour la survie, chacun ayant un but différent. Parks parce que c'est un rôle viscéralement ancré en lui de protéger ceux qui sont sous son aile. Justineau qui croit protéger Melanie. Melanie qui protège réellement Mlle Justineau. Caldwell qui couve son ultime cobaye, qui lui permettra peut-être de comprendre l'évolution de ce champignon et pourquoi pas, trouver un vaccin salvateur qui libérera l'humanité et la couvrira de gloire.

À chaque chapitre, tous très courts, c'est le point de vue d'un personnage différent, ce qui permet de creuser considérablement la psychologie de chacun. L'évolution de chaque personnage au fur et à mesure de cette fuite est absolument fascinante. C'est également un piège à lecteur car on a bien sûr nos préférés et la hâte de les retrouver "à la commande" fait accélérer la lecture. Mais je vais vous le dire ; il n'y avait pas besoin de ça ! Ce livre est un véritable page-turner tant il est passionnant, stressant, mais aussi terriblement émouvant. Bref j'ai beaucoup aimé cette lecture et je vous la recommande chaudement, c'est un gros coup de cœur.

En prime, ce roman m'a appris quelque chose : le thriller ne concerne pas forcément le genre policier-enquête-tueur en série comme je le croyais dur comme fer ! Ici nous avons un post-apo qui mérite bien le titre de thriller tant sa lecture est haletante. Un roman speed, angoissant, bref un "inlâchable", j'adore !!!
 
Dup - Book en stock
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Carey - Celle qui a tous les dons - Le courrier de l'Ouest
Posté le 22 novembre 2014 -

20 ans après une contamination biologique qui a transformé la quasi totalité des humains en monstres affâmés, il reste une poignée de rescapés qui cherchent l'antidote à l'épidémie. lls misent tout sur l'étude de quelques enfants, certes contaminés et très dangereux mais résistants aux dommages les plus sévères de la maladie. Mélanie, 10 ans et la plus surdouée des cobayes, est promise à la dissection mais avec l'aide de son institutrice, elle sera la pièce maîtresse d'une tragédie à venir.

Un roman de science-fiction porté par quatre personnages magnifiquement campés et par un suspense époustouflant.

 

Jean-Paul Guéry - Le courrier de l'Ouest

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M.R Carey - Celle qui a tous les dons - Librairie Jaubert
Posté le 27 janvier 2015 -
Une réflexion sur l'être humain, une anticipation cruelle, fantastique, troublante....
Tout d'abord, pour tout vous dire, ce genre de littérature n'est  en général pas ma tasse de thé. J'ai toujours eu du mal à rentrer dans ces
histoires qui sortent du réel, qui vont trop loin dans l'imaginaire.
Ici, je suis tout de suite rentré dedans, les pages tournent toutes seules, le plaisir est bien là. J'ai apprécié de voir les personnages évolués au fil
des chapitres. Rien n'est statique, les situations comme les points de vues. Mélanie est touchante par sa franchise, elle se méfie d'elle même,
pour se protéger et surtout protéger son entourage. Son enseignante est son baume au coeur, celle qui l'aide à mieux comprendre son
isolement...leurs isolements.
Car il y a des "gentils" et des "méchants", des maux de notre société ont pollué les terriens, maladies, contaminations, le mystère demeure.
Les affams sont des sortes de cannibales avides de  chair humaine qui sèment la terreur. Qui est contaminé, qui ne l'est pas...ça, je vous
laissent le découvrir.
Roman dont le point fort est ses personnages , plaira au fan de la SF à coup sur...
 
Librairie Jaubert
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Carey - Celle qui a tous les dons - Les Vagabonds du rêve
Posté le 23 février 2015 -
L’avantage des a priori pas réellement enthousiastes, c’est qu’ils ne peuvent réserver que de jolies surprises. Parce que les zombies, qu’ils soient traités dans le mode horreur ou même science-fiction, comment dire…
Sauf que le traitement que leur réserve ici l’auteur en fait tout autre chose. La forme est celle d’un thriller. Le fond, sous des airs de ne pas y toucher, une fine recherche de ce qui définit précisément l’être humain. Pas pour y apporter de réponse mais plutôt, par petites touches, pour que chacun puisse y apporter la sienne propre.
En commençant par une petite fille de dix ans qui attend avec impatience les cours de sa maîtresse préférée. Melle Justineau. Celle qui est gentille et raconte de belles histoires. Quoi de plus normal ? Et, comme toutes les petites filles, Melanie rêve du jour où elle sera grande. Peut-être pourra-t-elle enfin voir une vraie ville avec plein de gens ? Parce qu’une petite fille intelligente, si heureuse soit-elle de vivre dans une « base » à l’abri de ces méchants affams qui dévorent les gens, espère bien qu’une fois la situation réglée, elle pourra découvrir le vaste monde. Mais, des conversations qu’elle a saisies au vol, elle a bien compris qu’il fallait attendre.
Elle se plie donc volontiers à la routine. Le sergent Parks qui passe chaque matin frapper à sa porte en criant : « Transit ». Son entrée avec une arme, dès qu’elle s’est installée dans son fauteuil, et les deux soldats qui l’attachent, chevilles, mains, cou. Puis la conduite le long du couloir jusqu’à la salle de classe. Les jours de douche, juste après avoir mangé, mais jamais de gâteaux ou de toutes ces choses que les enfants mangent dans les contes.
La seule chose un peu triste, c’est quand on vient chercher de petits camarades et qu’ils ne reviennent pas. Tout pourrait donc aller bien et cette petite Melanie est si attachante que Melle Justineau ne peut s’empêcher un mouvement d’affection. Que cela mette en colère le sergent Parks, voilà qui semble bien injuste.
Est-ce la raison pour laquelle il viendra la chercher pour l’emmener à son tour et qu’elle rencontre Mme Caldwell, la scientifique de la base ?
Une rencontre qui ne se déroulera certainement pas comme celle-ci l’avait prévu, d’autant que cette petite portion de territoire protégée sera l’objet d’un attaque extérieure en règle devant laquelle il n’y aura d’autre ressource que la fuite.
Car les cureurs, s’ils ne sont pas contaminés, n’en sont pas moins devenus aussi redoutables que les affams qu’ils poussent en avant comme armes vivantes. Alors fuir devant les premiers dans une contrée peuplée des seconds…
C’est pourtant ce que va tenter le sergent Parks accompagné du jeune soldat Callagher. Après tout, n’est-ce pas son devoir d’assurer la sécurité des civils sous sa protection ? Pas qu’il considère Melanie comme telle, à la différence de Melle Justineau, mais il est exclus pour Caldwell de perdre son sujet d’expérience n°1.
Une centaine de kilomètres peut-être pour atteindre Beacon, ou même Londres, mais un long chemin, suffisamment long pour perdre son humanité et sa vie ou les trouver.
Une lecture qui en vaut la peine et devrait faire sous peu l’objet d’une adaptation au cinéma.
 
Hélène, Les vagabonds du rêve
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Carey - Celle qui a tous les dons - Polar-Oïd
Posté le 24 février 2015 -

Vous connaissez tous les histoires de zombies… celles avec des revenants un peu mous du genou comme dans l’excellent The Walking Dead, ou avec des morts-vivants dopés aux hormones style World War Z ? Mais connaissez-vous beaucoup d’histoires avec des zombies intelligents, doués de parole et de sentiments ? Et bien avec Celle qui a tous les dons, vous avez la possibilité d’en découvrir une. En effet, Mélanie, l’héroïne de cette histoire, est une affam (entendez zombie) qui va en classe, s’émerveille devant les légendes grecques, a une admiration pour sa maîtresse… bref comme beaucoup d’enfants de son âge. Sauf que si on ne l’attache pas, Mélanie peut aussi vous bouffer le bras… et ça c’est moins courant. M. R. Carey nous raconte l’histoire de cette petite fille pas tout à fait comme les autres dans une Angleterre post césure (encore une fois entendez que les premiers zombies sont apparus 20 ans avant le début du roman). Mais bien au-delà de son originalité, ce livre est un véritable plaisir dans sa globalité. L’écriture est incisive, l’atmosphère pesante et les personnages… ah les personnages sont tout bonnement parfaits. Chacun à leur manière, les 5 protagonistes principaux de cette aventure posent leur marque, une emprunte pleine de caractère qui vous suivra bien au-delà de la dernière page. Fan de zombie n’hésitez pas une seule seconde à dévorer ce livre, et pour les autres… n’hésitez pas longtemps non plus tellement cette histoire est complète : les relations entre les personnages, les questionnements sur l’avenir de l’humanité, le regard des autres face à la différence, la volonté des hommes à obtenir ce qu’ils veulent quelle qu’en soit la manière… Vous l’aurez compris, un vrai coup de cœur. Et pour ne rien gâcher au plaisir, Celle qui a tous les dons devrait être adapté au cinéma, avec dans le rôle du sergent Parks, Hugh Jackman himself…

Sylvain, Polar-Oïd

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Carey - Celle qui a tous les dons - Les victimes de Louve
Posté le 03 mars 2015 -
Celle qui a tous les dons a complètement su me conquérir. J'ai accroché du début à la fin même si je dois bien avouer que l'explication de l'invasion zombie m'a un peu déstabilisée parce que je n'attendais pas cela de l'auteur. Très vite, on fait la connaissance de Mélanie, une petite fille particulière qui aime apprendre et qui a d'excellentes capacités de réflexion sur ce qui l'entoure, mais surtout Mélanie est curieuse et très attachée à sa maîtresse qu'elle aime vraiment beaucoup. On va donc suivre la relation entre cette petite fille étrange et sa maîtresse qui jusqu'au bout la protègera des autres.

C'est donc un roman de zombies assez différents de ce que l'on peut trouver actuellement. [...] Il y a donc deux catégories de zombies : les affams qui sont plus ou moins les zombies tels qu'on les connaît à ceci près qu'ils réagissent surtout aux sons et non à la vue et les enfants comme Mélanie qui gardent leur côté humain mélangé à celui de zombie. J'ai donc trouvé le mélange réussi et très intéressant. 

Le roman alterne deux phases. [...] La première phase nous permet donc de rencontrer nos héros et de voir que le monde tel qu'on le connaît, n'existe plus. [...] La seconde phase est beaucoup plus rythmée.[...]
 
La fin m'a également surprise et il s'en est fallu de peu que je ne verse une larme, sachant que j'avais terminé mon aventure aux côtés de Mélanie.

En bref, Celle qui a tous les dons est un must dans le genre zombie. Une histoire finalement bouleversante, rythmée et qui propose enfin de la nouveauté dans le genre. Ne passez pas à côté de la rencontre bouleversante de Mélanie !
Je croque pleinement dans ce livre : très bonne lecture. 



Louve - lesvictimesdelouve.blogspot.fr - 28 février 2015


 
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Carey - Celle qui a tous les dons - Espritcomic
Posté le 16 mars 2015 -
Si le lecteur est en terrain connu, l’auteur lui réserve quelques surprises. En effet, son histoire traite du zombie modifié, sous-catégorie du genre zombiesque, en vogue ces derniers mois (la série T.V In the flesh, le roman L’éducation de Stony Mayhall, le recueil de nouvelles L’armée des morts). L’originalité réside dans la jeunesse du personnage de Mélanie, et son innocence, puisqu’elle ignore tout de sa condition. L’évolution du personnage et les relations qu’elle entretient avec son entourage, et en premier lieu Helen Justineau, sont au cœur du récit. Ceux qui s’attendent à voir les tripes surgir des pages et le sang éclabousser leur marque-pages en seront pour leurs frais. A l’instar du roman La nuit a dévoré le monde, le récit de Mike Carey va au delà du genre dans lequel il s’inscrit. Pour autant, la tension est palpable et va crescendo jusqu’à la dernière partie du roman, dont le dénouement définitif marquera le lecteur.

Le livre de M.R Carey rentre dans la catégorie des romans zombiesques qui ont le potentiel pour séduire un lectorat plus large que les amateurs du genre. Par certains aspects, on pourrait le rapprocher de Les faucheurs sont des anges d’Alden Bell. qui ferait un bon complément de lecture à Celle qui a tous les dons, cette histoire d’une petite fille décidément bien étrange.

 

Lorancbs - espritcomic.wordpress.com - 11 janvier 2015

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Carey - Celle qui a tous les dons - mort-sure.blogspot.fr
Posté le 17 mars 2015 -

Celle qui a tous les dons a complètement su me conquérir. J'ai accroché du début à la fin même si je dois bien avouer que l'explication de l'invasion zombie m'a un peu déstabilisée parce que je n'attendais pas cela de l'auteur. Très vite, on fait la connaissance de Mélanie, une petite fille particulière qui aime apprendre et qui a d'excellentes capacités de réflexion sur ce qui l'entoure, mais surtout Mélanie est curieuse et très attachée à sa maîtresse qu'elle aime vraiment beaucoup. On va donc suivre la relation entre cette petite fille étrange et sa maîtresse qui jusqu'au bout la protègera des autres.

C'est donc un roman de zombies assez différents de ce que l'on peut trouver actuellement. Mélanie qui est un zombie nouvelle génération garde encore toute son humanité et tente de se contrôler pour ne pas faire de mal à ceux qu'elle aime. C'est d'ailleurs au départ assez troublant de se prendre d'affection pour cette zombie qui malgré tout a besoin de se chair fraîche pour se nourrir et surtout pour calmer cette faim qui gronde continuellement en elle. Il y a donc deux catégories de zombies : les affams qui sont plus ou moins les zombies tels qu'on les connaît à ceci près qu'ils réagissent surtout aux sons et non à la vue et les enfants comme Mélanie qui gardent leur côté humain mélangé à celui de zombie. J'ai donc trouvé le mélange réussi et très intéressant.

Le roman alterne deux phases. La première nous permet de découvrir l'environnement et les personnages principaux. Mélanie donc, Mademoiselle Justineau, une professeur qui a beaucoup de compassion pour ces enfants qui ne sont pas responsables de leur état. Le duo fonctionne à merveille, mais l'auteur a voulu nous en proposer trois autres qui sont radicalement différents. Il y a Parks, le militaire qui les protège. Un homme ni bon, ni mauvais, il n'agit que comme il l'a toujours appris, il analyse beaucoup ce qu'il se passe autour de lui afin de mieux protéger les civils sous sa responsabilité. Si au départ, il semblait froid et haineux envers Mélanie, on comprend très vite ses réactions et ce personnage apporte une touche de virilité bien vu à l'intrigue. Il m'a pour ma part beaucoup plu et jusqu'au bout où il laissera de côté tout ce à quoi il été attaché, changeant même d'avis sur Mélanie. Gallagher, c'est le second militaire du roman. Mais c'est encore une jeune homme, il n'y connait rien à l'art de combattre et il fera donc plusieurs erreurs jusqu'à ce que la terreur prenne possession de lui et le fasse agir avec bien trop d'impulsivité. Et enfin il y a Caroline Caldwell, la scientifique du roman, celle qui exploitait les enfants de la base pour tenter de trouver un remède contre les affams. Jusqu'au bout elle se montre obsédé par sa quête de réponses, agissant parfois de manière barbare.

La première phase nous permet donc de rencontrer nos héros et de voir que le monde tel qu'on le connaît, n'existe plus. On en saura guère plus, les zombies n'apparaissent pas encore et nos héros restent confiner dans leur base, vivant un quotidien morne, mais qui leur convient complètement.

La seconde phase est beaucoup plus rythmée. La base est envahi par les affams et forcément, nos héros se retrouvent à devoir survivre à terrain découvert et c'est là que certains se révèlent ou pas aux lecteurs. Parks a su m'étonner et me surprendre tout au long de ma lecture, lui que je n'appréciais pas véritablement et qui a su peu à peu se faire sa place parmi mes favoris.
C'est d'ailleurs dans cette seconde partie qu'on découvre d'où provient le virus qui transforme en affams et j'avoue avoir été surprise, parce que je ne m'attendais absolument pas à cette idée ! La fin m'a également surprise et il s'en ai fallu de peu que je ne verse une larme, sachant que j'avais terminé mon aventure aux côtés de Mélanie.

En bref, Celle qui a tous les dons est un must dans le genre zombie. Une histoire finalement bouleversante, rythmée et qui propose enfin de la nouveauté dans le genre. Ne passez pas à côté de la rencontre bouleversante de Mélanie !

 

Louve - mort-sure.blogspot.fr - 08 mars 2015

 

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Carey - Celle qui a tous les dons - Carnets Noirs
Posté le 17 mars 2015 -

Et puis une découverte personnelle : j’ai dévoré un livre de zombie. Si, si, c’est vrai, je vous jure. Pourtant, je ne l’aurai jamais cru. Mélanie va à l’école, elle aime sa maîtresse et apprend bien ses leçons. Mais Mélanie est une petite fille particulière dans un monde d’apocalypse. Elle est Celle qui a tous les dons. L’écriture parvient à installer l’univers créé par M.R. Carey, j’ai apprécié ses personnages, jamais caricaturaux, et sa réflexion sur une société qui se détruit de l’intérieur et qui cherche le remède à sa disparition.

 

Morgane - carnetsnoirs.wordpress.com -  16 mars 2015

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Carey - Celle qui a tous les dons - le salon littéraire.com
Posté le 17 juillet 2015 -

Un des privilèges des chroniqueurs littéraires inconnus, c'est de pouvoir lire des auteurs inconnus. Ainsi, tenez, Carey : c'est un gars qui est né en Grande-Bretagne en 1959. On sait qu'il a écrit des scénarios pour Marvel, mais à part ça ? Rien, ou presque. La proie idéale.

Et justement, des proies, dans son dernier roman, il y en a ! Les humains sont devenus des proies. Ils vivent reclus dans des forteresses, font des expériences cruelles sur des enfants mutants pour voir si on ne pourrait pas extirper un virus que... qui... On ne sait presque rien, au début. Nous nous trouvons à la place d'une enfant capturée, Melanie, qui est équipée d'une muselière et qui paraît dangereuse. Et dans la région où se trouve sa prison, ça barde : " Alors, quand une patrouille de rafleurs de Beacon croise une troupe de cureurs, ça dégénère à tous les coups. Parks doit sa balafre à un de ces types. Elle n'a rien de romantique, rien d'une jolie cicatrice de duel, non, c'est un sillon atroce aux bords dentelés qui lui barre le visage comme une brisure à senestre sur un vieux blason.
Mademoiselle Justineau, jeune scientifique au cœur tendre, prend sous sa protection l jeune Melanie, qui a de si grandes dents. Cette charmante enfant la prévient : quand vous vous approcherez trop de moi lors de mes crises, je vous prierai de vous éloigner. Sinon, morsures (et certaine !).
Las ! De vils mutants prennent d'assaut la forteresse, et tout ce petit monde doit s'enfuir, humains, enfants mutants sujets d'expérience, et autres créatures mal définies.
Ne vous éloignez pas ! Oui, c'est gore, ça fait penser à la Nuit des morts-vivants, c'est légèrement convenu, mais voilà : on tombe sous le charme... Est-ce que la douce Mlle Justineau va tomber amoureuse de la mignonne Melanie (aux dents pointues) ? Est-ce que celle-ci va s'enfuir ? Faire du mal à quelqu'un ? Est-ce que tous ces humains, derniers de l'espèce semble-t-il, vont s'échapper ? Trouver une solution ? Inventer un antidote au terrible poison qui a ravagé l'humanité ?
C'est alors que le talent de l'auteur se déploie : une solution inédite à chacune de ces questions. Non seulement il tisse une histoire terrifiante qui fait de ce roman véritable page-turner, comme on dit au nord de Leeds, mais encore il parvient à surprendre, à nous entraîner dans une succession de faits invraisemblables auxquels, peu à peu, nous croyons dur comme fer.
Roman pour les vacances il est vrai, pour mettre un peu de sang sur la serviette de plage, et pour échapper un moment à tous ces terroristes, ces météorologues, ces Grecs et ces politologues.
Alors, zombie merci à qui ?
Bertrand du Chambon - Le salon littéraire

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Carey - Celle qui a tous les dons - Daily Books
Posté le 07 août 2015 -

Si elle ne rend pas vraiment compte du contenu, la couverture de ce livre a au moins le mérite de tirer l’œil, gageons que cela le fera au moins feuilleter. Avant de vous entraîner à la rencontre de Mélanie, l’héroïne, je voudrais vous faire remarquer la qualité de la traduction de Nathalie Mège – même si j’ai l’impression de vous l’avoir signalé – ici en tout cas elle nous donne à lire une langue dépourvue d’anglicisme, cela change un peu et c’est très agréable.

Imaginez un roman qui commence par l’explication et étymologie du prénom Mélanie et traite d’une jeune fille de 14/15 ans qui va en classe sanglée (chevilles, poignets et cou) sur un fauteuil roulant et qui ne peut tourner la tête pour voir ses camarades. Progressivement on apprend qu’elle éprouve un sentiment pour une de ses professeurs, Mademoiselle Justineau, et qu’elle déteste le Sergent Parks, chargé de l’ordre. En fait nous sommes dans un centre de recherche anglais où sont étudiés des enfants cannibales, les « affams », dont le cerveau est envahi par un champignon. Au moment où la responsable du centre va disséquer Mélanie, les affams et les récureurs envahissent les lieux. Commence alors pour le Sergents Parks, une jeune recrue, Helen Justineau, la directrice du Centre et Mélanie une errance au milieu des dangers représentés par les cannibales. Il ne s’agit pas uniquement d’une sorte de fuite sous l’orage vers un havre de paix. J’oserai même dire que cet aspect est secondaire. L’intérêt est d’abord dans la lente évolution, transformation de Mélanie qui de cannibale dangereux, par amour pour Mademoiselle Justineau, deviendra « chef de classe » et vaincra sa faim. L’autre intérêt est dans le rapport entre individus sains et affams avec ce que cela induit pour les rapports entre personnes saines.

Si vous cherchez la relation entre le titre et ce que je viens de vous raconter allez consulter un recueil de contes mythologiques et arrêtez-vous à l’histoire de Pandore, c’est la préférée de Mélanie.

Bonnes lectures, saines et plaisantes dans les transports en commun.

Noé Gaillard - Daily Books

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Carey - Celle qui a tous les dons - Le Soir week-end du 15/08/15
Posté le 27 août 2015 -
De (bons) thrillers pour l'été

Petit choix de romans à dévorer sur le transat ou sur la terrasse, au soleil

Celle qui a tous les dons, c'est Mélanie, 10 ans. Elle vit dans un centre militaro-scientifique en Grande-Bretagne. Le monde qu'elle connaît est celui de la Cassure, l'effondrement de la civilisation à la suite d'une infection propagée par un champignon dont le mycélium envahit le cerveau. M. R. Carey, un écrivain britannique, mène son histoire avec brio. Mélanie et trois autres personnages quittent le centre, chassés par les "affams", les humains infectés. Dans leur fuite, ils doivent les éviter, se garder aussi des "cureurs", qui dézinguent tous les infectés, et vivre à quatre, ce qui s'avère compliqué. C'est pétaradant et profond à la fois.

Jean-Claude Vantroyen

Le Soir
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Carey - Celle qui a tous les dons - Mail Online
Posté le 27 août 2015 -

Les premières images de l'adaptation au cinéma du roman de M. R. Carey Celle qui a tous les dons, réalisé par Colm McCarthy (Peaky Blinders, Sherlock, Doctor Who, The Tudors) dont ce sera le premier long métrage avec pour actrices phares Gemma Arterton et Glenn Close. Actuellement tourné au Royaume-Uni, il sortira sur les écrans l'an prochain sous le titre original She Who Brings Gifts.

Mail Online

  

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Carey - Celle qui a tous les dons - Birmingham Mail
Posté le 15 septembre 2015 -

L'adaptation cinématographique de Celle qui a tous les dons est actuellement en post-production. Le film pourrait sortir fin 2016. Découvrez les nombreuses images du film sur le site de Birmingham Mail .

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Carey - Celle qui a tous les dons - My zombie culture
Posté le 15 septembre 2015 -
She Who Brings Gifts, l’adaptation ciné qui sent bon The Last of Us

Déjà, lorsque nous avions découvert le roman Celle qui a tous les dons de M.R. Carey, à l’occasion de sa sortie en France aux éditions L’Atalante, nous n’avions pas pu nous empêcher de le comparer à The Last of Us. Une ambiance léchée dans un monde post-apocalyptique où la nature a repris ses droits, où les bandits pullulent presque autant que des infectés touchés par une sorte d’infection fongique, le tout en toile de fond de l’histoire d’une petite fille, très spéciale, fuyant le monde scientifique et froid des survivants. La comparaison était facile d’autant que Celle qui a tous les dons n’a rien à envier au statut d’œuvre culte de The Last of Us chez les jeux vidéo. Autant dire que nous attendons beaucoup de l’adaptation ciné du livre (She Who Brings Gifts), annoncée il y a déjà plusieurs mois.
 
L'intégralité de l'article ainsi que des images du film sur :
 
My zombie culture
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Carey - Celle qui a tous les dons - Chez Mademoiselle Javotte
Posté le 25 septembre 2015 -

La couverture est mignonette et laisse penser à une histoire douce….mais ne vous y fiez pas, il n’en est rien.

Ce roman est un roman de fin du monde, genre Je suis une légende ou World War Z et je ne spoile pas car on le sait dès les premières pages. La jeune et douce Mélanie, 10 ans, vit enfermée dans une cellule et les seuls moments qu’elle apprécie sont les « jours Justineau » c’est-à-dire ceux où son institutrice préférée s’occupe d’elle et de ses camarades de classe un peu spéciaux. L’environnement carcéral est bien décrit et prédominant dans la première partie, un peu longue à mon goût, de ce roman plus axé sur le côté psychologique et la découverte des personnages un peu caricaturaux certes mais sympathiques, pour certains.

Il est tout de même assez difficile de parler de ce roman sans dévoiler les ficelles et les rebondissements ce qui enlèverait tout intérêt pour vous à le lire alors qu’il en vaut la peine. Je me contenterai donc de vous dire que c’est une histoire captivante qui alterne des passages lents et descriptifs et d’autres très speed et bourrés d’action mais qui, tous ensemble, participent à la réussite de cette oeuvre originale puisque pour une fois on lit dans la tête des « zombies », ce que j’ai adoré. Le déroulé de l’histoire est logique et cohérent et tout est en ordre. Aucune déception même sur la fin qui est splendide et boucle l’histoire de façon remarquable. Les personnages sont bien campés et évoluent au fil des pages dans leurs pensées et réactions ou pas et c’est très agréable pour le lecteur d’être présent et associé à cette évolution. Même les côtés scientifiques de l’histoire avec les explications sur la contamination de notre monde sont intéressantes et apportent quelque chose à l’histoire. On ne s’ennuie jamais malgré les ralentissements dans le récit et on attend la suite encore et encore.

Bref, c’est un très bon roman qui offre un très bon moment de lecture et qui ouvre les yeux sur les effets très bénéfiques de l’instruction et des échanges humains.

A découvrir sans tarder!!!

Chez Mademoiselle Javotte

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Carey - Celle qui a tous les dons - JadElit
Posté le 30 novembre 2015 -

Magnifique ! Personnages et univers attachants, gros coup de cœur. Je l'ai dévoré. La fin est inattendue et magistrale.

JadElit

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Carey - Celle qui a tous les dons - Des mots sur une page
Posté le 27 avril 2016 -
Ce roman nous conte l’histoire de Mélanie, petite fille anglaise d’une dizaine d’année, enfermée avec quelques autres enfants  dans un centre militaire dédié à la recherche. Mélanie est intelligente, curieuse, attentive,  elle aime certains de ses professeurs et d’autres pas du tout. Comme tous les enfants … si ce n’est que Mélanie n’est pas tout à fait une enfant comme les autres …

 Il est particulièrement efficace, fluide, cadencé, un vrai « page turner » auquel il ne fa

udrait pas modifier grand-chose pour en faire un très bon scenario. On est rapidement happé par le livre, qu’il est impossible de quitter avant la dernière page, d’autant plus que le style d’écriture est agréable et précis.  La description des villes notamment est frappante, leur lente destruction, leur abandon, leur silence et leur vide apparent, dont on sent qu’ils cachent d’immenses dangers. Celle des odeurs aussi -de détergents, de mort, de pourriture, …-  sur lesquelles l’auteur insiste, des odeurs prégnantes, omniprésentes,  qui agressent car jamais subtiles,  et qui traduisent mieux que tout le reste encore  la désintégration progressive de ce monde qui devient petit à petit inhumain. L’auteur est d’ailleurs  très à l’aise avec ces descriptions post catastrophe, il semble réellement dans son élément (comme peut l’être un auteur de polar avec ses personnages de tueurs).

Le récit, lui, est prenant et cohérent de la première à la dernière page,  sans aucun temps mort ni moment durant lequel il serait possible de respirer un minimum ; la tension est toujours là, comme dans les meilleurs épisodes de The Walking dead . Mais il n’est pas uniquement question de survie, on y parle aussi recherche, volonté de comprendre le pourquoi de tout cela, et solutions : comment vaincre cette catastrophe, soigner les humains, les protéger définitivement. Sont aussi évoqués les rapports à l’autre, que cet autre soit humain ou pas, et à la vie.

Le seul défaut du roman (à mon gout)  concernent les personnages , qui s’ils sont intéressants, n’en demeurent pas moins profondément stéréotypés : le militaire à la « GI Joe » mais dans le fond tout de même avec un cœur ; la professeur pleine de bons sentiments mais qui fera tout pour sauver sa protégée ; la scientifique froide qui ne pense que dissection, recherche, « bien du plus grand nombre » aux dépens de l’éthique s’il le faut  ; le « bleu », jeune soldat, courageux mais franchement pas très futé; la petite fille, un génie capable à la fois de tuer et d’aimer, et qui à 10 ans comprend parfaitement ce que lui explique en quelques mots une chercheuse renommée.  Certes, cela permet de se concentrer sur l’histoire, mais un peu plus de subtilité n’aurait pas nui, je pense, au rythme global.

La fin quant à elle, peut laisser songeur quant aux  notions même de survie, d’évolution et d’Humanité : est-on encore un humain quand on accepte tout pour survivre ?

Des mots sur une page
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Carey - Celle qui a tous les dons - Les chroniques de Totoro
Posté le 27 avril 2016 -
Celle qui a tous les dons m’intrigue depuis sa sortie. Le titre, la simplicité de la couverture, et le synopsis (que je trouve hyper bien fait) me donnaient vraiment envie. Le voilà enfin lu, et c’est très probablement le meilleur roman de zombies que j’aie jamais lu!

Les zombies en tant que tels ne sont jamais nommés ainsi dans ce roman. On parle d’affams, mais c’est du pareil au même. Le roman s’ouvre sur des chapitres rédigés du point de vue de Melanie, une enfant qui habite dans une sorte de camp militaire. On explique sa routine de son point de vue à elle, qui n’a jamais rien connu d’autre et n’a pas conscience de l’étrangeté de sa vie; en revanche, le lecteur ne peut pas porter le même regard qu’elle, et le décalage entre notre ressenti et celui de Melanie est déjà très intéressant. J’étais accrochée dès les premières lignes. Passés quelques chapitres, l’auteur nous montre d’autres points de vue et élargit un peu son histoire et ses enjeux. Je ne vais pas trop en dévoiler, mais on est donc dans du post-apo traité de manière intelligente et originale, avec l’insertion d’un point de vue (celui de Melanie) franchement novateur. L’intrigue en elle-même est classique, c’est son traitement qui en fait quelque chose de différent. L’auteur m’a baladée dans son intrigue, je ne voyais pas où ça allait aller ni comment ça allait finir, et j’ai beaucoup aimé.

Le côté scientifique des choses (le pourquoi du comment des affams / zombies) est admirablement dosé, on en a assez pour comprendre la situation sans être noyé de détails techniques. L’univers et les personnages sont attachants, l’écriture vraiment agréable à lire, bref: si vous aimez le post-apo, lisez-le!

Les chroniques de Totoro
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Carey - Celle qui a tous les dons - Zonelivre.fr
Posté le 14 juin 2016 -
Celle qui a tous les dons m’intrigue depuis sa sortie. Le titre, la simplicité de la couverture, et le synopsis (que je trouve hyper bien fait) me donnaient vraiment envie. Le voilà enfin lu, et c’est très probablement le meilleur roman de zombies que j’aie jamais lu !

Les zombies en tant que tels ne sont jamais nommés ainsi dans ce roman. On parle d’affams, mais c’est du pareil au même. Le roman s’ouvre sur des chapitres rédigés du point de vue de Melanie, une enfant qui habite dans une sorte de camp militaire. On explique sa routine de son point de vue à elle, qui n’a jamais rien connu d’autre et n’a pas conscience de l’étrangeté de sa vie; en revanche, le lecteur ne peut pas porter le même regard qu’elle, et le décalage entre notre ressenti et celui de Melanie est déjà très intéressant. J’étais accrochée dès les premières lignes. Passés quelques chapitres, M.R. CAREY nous montre d’autres points de vue et élargit un peu son histoire et ses enjeux. Je ne vais pas trop en dévoiler, mais on est donc dans du post-apo traité de manière intelligente et originale, avec l’insertion d’un point de vue (celui de Melanie) franchement novateur. L’intrigue en elle-même est classique, c’est son traitement qui en fait quelque chose de différent. L’auteur m’a baladée dans son intrigue, je ne voyais pas où ça allait aller ni comment ça allait finir, et j’ai beaucoup aimé.

Le côté scientifique des choses (le pourquoi du comment des affams / zombies) est admirablement dosé, on en a assez pour comprendre la situation sans être noyé de détails techniques. L’univers et les personnages sont attachants, l’écriture vraiment agréable à lire, bref : si vous aimez le post-apo, lisez-le !

 

Justine
Zonelivre.fr
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Carey - Celle qui a tous les dons - La prophétie des ânes
Posté le 16 juin 2016 -
Le roman est axé sur le personnage de Melanie, où les personnages secondaires gravitent autour du phénomène de cette petite fille affam, qui finalement appartient aux deux « camps », et ce qui nous donne un aperçu assez pertinent, surtout à la fin.
 L'auteur nous offre un excellent page turner, très imagé, avec des problématiques et des axes forts. Cette image de l'enfant, candide, sensible, délicate mais terriblement intelligente, curieuse qui s'oppose à sa nature profonde d'affam. Par moment j'étais Justineau, cette femme qui ni voyait (pour faire court c'est plus complexe que ça, Justineau est aussi un personnage majeur de l'histoire qui apporte terriblement au récit) qu'une enfant exceptionnelle et sensible, des fois je me prenais à me dire que j'adhérais au point de vue du Sergent Parks, on est jamais trop prudent, allant même jusqu'à comprendre presque approuver le comportement de Caroline Caldwell, la scientifique du roman, qui ne voyait en Melanie qu'une clé de résolution. Et surtout, on vit Melanie, cette petite fille unique, fascinante, avec une personnalité finement taillée qui ouvrent d'autre points de vues, d'autres portes faisant preuve d'une empathie saisissante.

Vous l'aurez compris, Celle qui a tous les dons est un formidable roman zombie, qui arrive à apporter encore un angle de vue et de développement intéressant. Le mécanisme de contamination est vraiment bien fichu, à faire froid dans le dos.  Le tout porté par des personnages bien étoffés, mais sans être trop complexe. Une conclusion forte qui m'a rappelé un autre roman dont je tairais la référence pour ne rien spoiler.
Alors Melanie ouvrira-t-elle la boite de Pandore ?
 
Cornwall
La prophétie des ânes
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Carey - Celle qui a tous les dons - De livres et d'épice
Posté le 27 juillet 2016 -
 Les Affams, comprenez les zombies, sont en passe de décimer l’humanité. Pourtant, l’instinct de conservation est plus fort et les survivants continuent à se battre et à étudier les morts-vivants. C’est ainsi que le lecteur découvre Melanie, une petite fille bien étrange qui va en cours comme les enfants normaux, sauf qu’elle est sanglée sur un fauteuil roulant, comme tous ses camarades de classe. Melanie est une Affam qui ignore qu’elle en est une, qui aime apprendre et voue une adoration sans borne à son enseignante préférée, Mlle Justineau…

Ce roman se découpe en deux parties très différentes. La première est axée sur la personnalité de Melanie et son quotidien. La petite fille ignore sa vraie nature et pense que la vie d’un enfant normal se résume à assister à des cours puis retourner dans sa cellule. Mlle Justineau représente le seul lien de ces élèves avec l’extérieur que la professeure essaye de leur faire découvrir. Le lecteur découvre parallèlement les raisons de la présence de jeunes Affams dans ce complexe militaire, ce qui remet en cause ses certitudes sur qui sont les gentils et les méchants. La deuxième partie est à la fois plus classique, puisqu’on retrouve les schémas habituels de lutte contre les zombies et de survie, mais aussi très surprenante grâce aux choix de l’auteur. Le roman se dévore (ha ha) très rapidement, voire trop, la relation entre Melanie et son enseignante apporte beaucoup de lumière et d’espoir malgré les côtés très sombres du roman. Au-delà d’une histoire de zombies et des problématiques intrinsèques au genre, Celle qui a tous les dons est une belle histoire d’amour, de respect et de confiance entre une petite fille et sa professeure. Je vous recommande vivement cette lecture.
 
Chani
De Livres et d'épice
http://chani-delivresetdepice.blogspot.fr/2016/07/celle-qui-tous-les-dons-m-r-carey.html
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Carey - Celle qui a tous les dons - Le savoir lire
Posté le 09 août 2016 -
J’ai ce livre dans ma PAL depuis pas mal de temps et en essayant de la dépoussiérer un peu, j’ai choisi ce titre, tout en négligeant de lire le résumé. Je l’ai choisi pour son titre : Celle qui a tous les dons et sa couverture qui m’intriguaient au plus haut point !

Lorsque j’ai commencé ma lecture, n’ayant pas lu le résumé, je m’attendais à de la fantasy jeunesse, comme une enfant avec des pouvoirs magiques, quelque chose dans ce genre-là. Or je me suis complètement trompée et je me suis retrouvée perdue car cela s’est révélé être tout sauf ça !

"Tous les dons ne sont pas une bénédiction.

Chaque matin, Mélanie attend dans sa cellule qu’on l’emmène en cours. Quand on vient la chercher, le sergent Parks garde son arme braquée sur elle pendant que deux gardes la sanglent sur le fauteuil roulant. Elle dit en plaisantant qu’elle ne les mordra pas. Mais ça ne les fait pas rire.

Mélanie est une petite fille très particulière…"


Vous l’aurez peut-être compris en lisant ce fameux résumé mais ce roman parle de zombies ! Je n’aime que moyennement tout ce qui a trait à ce genre de monstre, ça me laisse de marbre et je trouve ça assez lassant de voir ces trucs se traînasser par terre pour bouffer des gens… Toujours est-il qu’avec « Celle qui a tous les dons » on est très loin – très loin – de ce cliché stupide. J’ai pris une énorme claque avec ce roman ! Je ne m’y attendais pas du tout : ce livre est d’une telle originalité, l’auteur nous dessine un monde si particulier, si déconcertant que j’ai lu sans interruption un roman que je n’aurais de base jamais eu entre les mains.

Je ne peux pas en dire trop, ça serait gâch
er les multitudes de découvertes que l’on fait au fur et à mesure que l’on tourne les pages mais franchement au début, j’étais vraiment perdue; j’ai atterri dans un univers assez étonnant et particulièrement saisissant – on enferme et on attache des enfants ?! Toujours est-il qu’au fil de notre lecture, on comprend qu’on se situe dans un monde post-apocalyptique rondement mené, où les zombies sont omniprésents et où des enfants, tel que Mélanie, sont soumis au microscope et enfermés car à moitié zombie à moitié humain. Et bon sang, qu’est-ce que c’est flippant ! J’ai rarement eu l’occasion d’angoisser en lisant un livre mais celui-ci je n’y ai pas échappé… J’étais parfois pleine d’horreur devant certaines scènes, te

llement que parfois je faisais une pause en essayant d’assimiler ce que j’avais lu. Ne vous méprenez pas, j’adore ce genre de livre, ceux qui te procurent de telles émotions, même l’horreur, et j’avoue que dans cette catégorie, peu de livres ont réussit à me faire frissonner (j’adore tout ce qui est horreur, les films surtout) ! Et là c’est le jackpot ! Si vous êtes une âme sensible, même en lisant un bouquin, faites attention au cauchemar avec celui-ci :). Un film serait en préparation et franchement j’imagine assez mal comment retranscrire cette atmosphère angoissante… à voir !

L’horreur est présent mais également la réflexion. Ce livre m’a fait réfléchir sur des questions assez philosophiques : qu’est-ce que l’être humain quand tout est corrompu par la maladie et que des enfants se révèlent être des « sang-mêlés » ? Comment définit-on un humain ? Par quelles qualités ? Sa compassion ? Notre capacité à réfléchir ? Où est le bien et le mal lorsque l’on est dans un monde post-apocalyptique où la moindre compassion, la moindre erreur peut être fatal ? Enfin, plein de questions de ce genre-là qui m’ont fait cogiter longtemps après ma lecture.

Et enfin, la fin. Une claque. L’apothéose ! Tellement inattendue que j’en suis restée comme deux ronds de flan ! Je n’en dis pas plus, mais c’est hallucinant, stupéfiant… j’en suis restée coite.

En résumé, ce roman fut une grosse surprise pour moi ! Je ne m’attendais pas à tomber sur des zombies  – que je déteste – et un monde apocalyptique alors que le titre promettait plutôt quelque chose de fantasy. J’ai pris une énorme claque et j’ai été subjuguée en faisant la découverte d’un monde passionnant doté de personnages complexes pris dans les feux d’une innocence à laquelle on ne peut plus se fier. Ce livre m’a fait frissonner et m’a fait réfléchir, m’impliquant plus que jamais dans cette survie que l’auteur décrit si bien ! Un cauchemar dont je suis ressortie marquée longtemps après ma lecture. Un énorme coup de cœur, j’en ai bien peur !
 
Fatima
Le savoir lire
 
http://lesavoirlire.com/celle-qui-a-tous-les-dons-une-enorme-claque/
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Carey - Celle qui a tous les dons - Livraddict - Wishy
Posté le 09 août 2016 -

"Surprenant, délicieux, une descente aux enfers lente et prolongée. On s'attache, on veut y croire, on y croit, une fin du monde effrayante, mais tellement... poétique."

Wishy

http://www.livraddict.com/?filtre_flux=comment&filtre_people=all&max=1470235716

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Carey - Celle qui a tous les dons - Madinina in Breizh
Posté le 11 août 2016 -
Cette histoire retrace une portion de vie de Mélanie, fillette ou pas de 10 ans … vous seul, à l’issue de cette lecture en déciderez.

Il y a 20 ans, la Cassure a eu lieu. Un champignon a infecté les hommes en les transformant en Affams, des êtres uniquement guidé par la nourriture et la propagation.

De nos jours, on fait la connaissance de Mélanie, fillette très intelligente mais elle n’est pas humaine. Elle est déplacée uniquement sanglée sur un fauteuil, installation qui a lieu sous haute surveillance et sa semaine est rythmée. Du lundi au samedi : cours, le dimanche : douche et repas à base de protéines. Ainsi ce déroule la vie au « centre ». On se rend rapidement compte que Mélanie possède une intelligence et un raisonnement hors du commun et seule Mlle JUSTINEAU, son institutrice préférée, semble s’en rendre compte.

On se rend compte au fil des pages que le monde se divise en 3 parties : les Affams, les Cureurs (humains résistants) et les humains (vivants en enclave).

Ce livre démarre vraiment après l’attaque de la base par les Cureurs. Un petit groupe dont Mélanie parvient à s’échapper. Tout au long de leur périple, les différents protagonistes vont évoluer et devoir se fier les uns aux autres, ils vont se découvrir les uns les autres mais aussi se découvrir eux-mêmes.

Je vous laisse découvrir par vous-même ce roman qui m’a beaucoup plu. La lecture est fluide et le rythme assez soutenu et la fin inattendue. Doit-on évoluer pour survivre … telle est la question qui demeure …

Ma note : 4,5/5

A très bientôt pour la suite

Madinina in Breizh

https://madininainbreizh.wordpress.com/2016/07/31/lecture-du-mois-de-juillet-2/

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Carey - Celle qui a tous les dons - Lecture Jeune
Posté le 06 septembre 2016 -
Mélanie vit dans une cellule. Son seul plaisir de la journée se matérialise quand quelqu'un vient la chercher et la sangler dans un fauteuil pour la mener dans une salle de classe où elle retrouve son professeur préféré, Mademoiselle Justineau. Un jour, on l'emmène dans un laboratoire où l'attend une scientifique qui veut la découper en rondelles ... Mélanie comprend alors qu'elle est une "affam", un zombie. Elle a la particularité de résister partiellement à la maladie et la chef du laboratoire veut comprendre pourquoi. Mais lorsque la base militaire est attaquée, les personnages partent dans une course folle, au milieu des affams, à la recherche d'un autre lieu sécurisé... Grâce à tout un systeme de flash-backs et par les yeux des protagonistes, le lecteur assiste à cette fin du monde haletante. Les jeunes se mettront facilement à la place de l' héroïne qui découvre ce qui l'entoure avec étonnement. Il s'amuse ainsi de voir les objets du quotidien découverts pour la première fois par son regard interrogateur. Quelques scènes très réalistes de zombies dévorant des humains sont assez rudes, tout comme la réaction de certains face à l'apocalypse.
 
Adeline Quéri
Lecture Jeune n°39
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Carey - Celle qui a tous les dons - The reading of Ena
Posté le 10 octobre 2016 -

C’est avec plaisir que je vous annonce que ce roman est le second roman de zombies que je lis depuis que j’ai découvert ce thème… Et visiblement je commence fort ! Entre Vivants d’Isaac Marion et celui-ci, je ne commence pas avec des romans de zombies « classiques », une personne ou un groupe de personne cherchant à survivre en milieu infesté de zombies. Non, ce roman là est beaucoup plus profond, beaucoup plus recherché. ORIGINAL, UNIQUE, GÉNIAL sont les trois mots qui me sont venus à l’esprit lorsque j’ai finalement terminé ce récit. Par rapport à la qualité d’écriture, je dirais bonne, voire très bonne, j’avais la sensation par moment de ne pas être suffisamment intelligente pour le lire, l’auteur a une plume soutenue sans pour autant que ce soit pompeux. C’était donc très agréable à lire même si avec cette qualité d’écriture ça ne coulait pas de la même façon que pour, par exemple, L’Héritier Oublié. Je déplore également quelques moments longs, qui ralentissent le rythme de l’histoire. Sinon, les personnages sont soit très attachants comme dans le cas de Mélanie, Mlle Justineau ou même Sergent Parks ou alors tout à fait détestables comme Mme. Caldwell. On a envie de pleurer, de rire, de s’énerver, de foncer dans le tas pour les protéger, on se ronge la main jusqu’au poignet pour certains moments de suspense… C’est une lecture vraiment très intense et lorsque vous l’avez terminée, vous n’en sortez pas indemne.

Pour résumer les grands points de cette critique, on a une histoire très originale, très bien écrite et qui vous fait vivre avec passion votre lecture. Sachant cela, ainsi que les petits points négatifs expliqués plus haut, j’ai longuement hésité : est-ce que je pouvais lui accorder la mention " coup de cœur " ? J’ai finalement décidé que ce serait oui. Oui car un tel roman, même avec des ombres au tableau, le mérite. (...) Donc je vous conseille cette fabuleuse histoire qui a été pour moi un Coup de cœur !

The reading of Ena

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Carey - Celle qui a tous les dons - Babelio - Izazou
Posté le 24 octobre 2016 -
C'est un roman post apocalyptique...
Ceux qui me suivent depuis quelques années savent mon amour du genre.
Entamer un nouveau roman du style est donc à chaque fois un pari,
sera t il à la hauteur de mes espérances?
Je peux donc répondre, oui, globalement oui, concernant celui ci.
L'écriture est fluide et prenante.
Les personnages bien campés...
Puis il y a notre petite héroïne Mélanie ♡
L'auteur a joué subtilement avec notre corde à sentiments...nous plaçant
face à son âge (10ans), sa sensibilité, son éducation...
Pour moi toute la subtilité du récit est dans ce point de vue!
Cela nous offre donc un grand bon post apocalyptique.
[Tout est là, en Mélanie...et en notre vision de la société, éducation, instinct, liberté, humanité....etc....]
Je nous vous dévoilerai pas pourquoi (No spoil).

La première partie est très intéressante pour comprendre Mélanie.
La seconde partie, beaucoup plus classique dans le genre mais très visuelle à la lecture et nourrira parfaitement l'adaptation cinématographique en cours.
Le dénouement, une claque, mais pouvait il en être autrement?

Notes perso :
/!\ Scènes trash ( à ne pas mettre entre toutes les mains)
J ai beaucoup aimé l'analyse comportementale des personnages.
C est donc un coup de ♡
Adaptation cinématographique en cours...que j'irai voir...pour sûr!

Ci dessous:
Une vidéo pour découvrir l auteur
 
La bande annonce du roman


Pour les curieux, la bande annonce du film est sortie en juillet...

Bonne lecture à tous ;)
 
Izazou
Babelio
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Carey - Celle qui a tous les dons - Babelio - Leoniezml
Posté le 15 novembre 2016 -
Quand on lit la quatrième de couverture, on est d'abord intrigué.(...) Il s'agit du genre d'histoire qui nous reste en tête après avoir terminé la dernière page (en grande partie en raison de ce qui se passe dans les dernières pages). Ce n'est malheureusement pas la norme, alors quand on trouve un roman de ce genre, il ne faut pas hésiter et sauter dessus. Sans compter que c'est une excellente histoire, particulièrement crédible, étayée par des éléments scientifiques et une myriade de détails. Des détails qui rendent le récit pertinent et plausible. D'ailleurs, certains éléments existent réellement dans la nature. C'est un peu effrayant et cela vient s'ajouter aux détails, avec pour conséquence d'augmenter la crédibilité du récit. Sans vouloir trop vous en révéler, j'ajouterai quand même ceci : action, intrigue, science, nature humaine, évolution, suspense. Je vous souhaite une bonne lecture, parce que je ne doute pas d'avoir piqué votre curiosité.
 
Leoniezml
Babelio
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Carey - Celle qui a tous les dons - Chroniques minoritaires
Posté le 22 novembre 2016 -

Comme ne le laissent penser ni le titre ni la couverture, Celle qui a tous les dons est un roman post-apocalyptique avec des zombies, et c'est une première lecture de ce genre pour moi. C'est la bande annonce du film britannique The Girl with all the gifts basé sur ce roman (film sorti en septembre au Royaume Uni, mais je ne trouve pas de date de sortie pour la France ou la Belgique ...) et l'avis récent de Tigger Lilly qui m'ont fait ouvrir ce livre. Et c'était une bonne idée !

Mélanie est une petite fille comme les autres enfants de sa classe. Sa vie est réglée par les heures de classe avec différents maîtres et maîtresses. La préférée de Mélanie s'appelle Mademoiselle Justineau, qui a toujours un mot gentil pour chacun d'entre eux -- pas comme le sergent qui les accompagne jusqu'à la salle de classe. Lorsque la classe est terminée, chaque élève est remmené dans sa cellule, où les sangles qui les attachent à leur siège son enfin détachées, jusqu'au lendemain matin. Car cesenfants sont particuliers (bien qu'ils ne pourraient être accueillis chez Miss Peregrine) : s'ils le pouvaient, ils se nourriraient volontiers de la chair fraîche de leurs instituteurs...L'angle d'attaque de ce roman est assez original : on aborde les personnages du point de vue de Mélanie, touchante fillette qui ne sait pas qu'elle est une affam, comme on les appelle, et appréhende son quotidien en toute naïveté car elle ne connaît que cela : sa cellule, la classe, les instits. Pour elle, c'est l'inconnu derrière la porte au fond du couloir, elle ne connaît du monde extérieur que ce qu'on lui fait apprendre en classe.

Bien sûr on ne reste pas cloîtré dans cet endroit protégé par des barricades, les choses vont dégénérer et nos protagonistes se retrouver lâchés dans une Angleterre abandonnée des hommes mais peuplée d'affams. On s'attache vite aux personnages, on tremble et on a peur pour eux. Seul le personnage de la scientifique froide et bornée, obsédée par ses recherches au mépris du danger m'a semblé un peu stéréotypé.

La survie du petit groupe repose peut être en la petite Mélanie, qui est une affam mais paradoxalement consciente et capable de raisonner tout à fait normalement, ce qui constitue encore un mystère pour les scientifiques toujours à la recherche d'un antidote. Des explications scientifiques sur le phénomène qui a conduit à la situation actuelle se dévoilent petit à petit, ce qui a eu de quoi m'effrayer un peu car ce n'est pas si loin d'être crédible...

Ayant lu très peu de post-apo, je n'ai aucun point de comparaison possible mais en tous cas, je me suis retrouvée bien absorbée dans cette course à la survie. J'ai trouvé intéressant que les zombies ne soient pas seulement des éléments du décor, et que la conclusion du roman parvienne à être aussi effroyable qu'optimiste...

Chroniques minoritaires

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Carey - Celle qui a tous les dons - Atramentum
Posté le 29 décembre 2016 -
Ce roman aborde un thème vu et revu avec une originalité inédite. La jeunesse du narrateur principal permet d’avoir un regard inédit sur le déroulement d’une apocalypse provoquée par des zombies et le traitement même des caractéristiques des morts-vivants change de ce qui se fait habituellement, permettant au récit d’apporter un véritable vent de fraîcheur dans le genre déjà si exploité.

Outre les folles péripéties traversées par les protagonistes principaux on prend plaisir à suivre l’évolution de Mélanie qui, du haut de ses dix ans, est de loin une des héroïnes les plus intrépides ayant survécu à une fin du monde fictive. La lecture s’effectue facilement et agréablement car agrémentée des pensées de la narratrice en supplément de l’action servant de toile de fond et offrant ainsi des heures de détente savoureuses.

A lire et relire sans modération.

Margaux D. - Atramentum
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Carey - Celle qui a tous les dons - La bibliothèque du Dolmen
Posté le 31 janvier 2017 -
Voilà un roman dont on sait peu de choses quand on lit le résumé et la couverture ne nous guide pas plus. Mais j'en avais eu de bons échos (il était aussi sélectionné pour le prix CEZAM 2016) et j'ai donc foncé, surtout quand j'ai appris qu'une adaptation cinéma était en cours. Au départ, on ne sait pas trop où on est ni ce qui se passe. On découvre le monde à travers les yeux de Mélanie et cette gamine a un univers très limité : sa cellule, la salle de bains commune, la salle de classe. Ses seuls contacts se limitent aux autres enfants comme elle qu'elle ne voit pratiquement qu'en classe, aux moments des repas et aux douches, aux militaires qui l'escortent d'un endroit à un autre et les différents professeurs qui leur font cours. Cela donne une ambiance étouffante, pesante, inquiétante car on est comme Mélanie : on ne sait pas trop ce qui se passe. On apprend certaines choses au compte-goutte, ce que les professeurs veulent bien révéler aux enfants (on apprend ainsi qu'on est en Angleterre, qu'il y a eu une « Cassure », que le monde n'est plus le même, qu'il y a eu des morts). Bon, même si le lecteur reste dans le flou, il n'a pas l'âge de Mélanie et il est facile de se douter de beaucoup de choses … à part qu'on attend d'en avoir la confirmation.
Le roman bascule alors dans l'action (après la contemplation) mais il faut quand même attendre presque 150 pages pour voir cette seconde partie arriver. Et là, la base est attaquée et la fuite commence : un petit groupe de personnes, des militaires, une scientifique, une professeure et bien sûr Mélanie, vont se retrouver sur la route en proie à tous les dangers. Les personnages se révèlent attachants et on a l'occasion de tous les découvrir en détail, ce qui les rend plus humains, avec leurs forces et leurs faiblesses. On va donc avoir des réponses à beaucoup de questions, des explications, de l'action, des moments d'émotion, de peur, de colère, de désespoir mais aussi de la détermination, de l'entraide, de l'amitié et de l'amour.
Si la seconde partie est plus classique et plus prévisible, elle reste intéressante car le roman, en optant pour un point de vue inhabituel sur les zombies, permet de renouveler partiellement le genre. Cette originalité permet aussi de se poser des questions sur la façon dont on perçoit le genre humain, la civilisation qu'on a bâtie, sur les réactions qu'on peut avoir vis à vis de ce qui est différent. La fin est à la hauteur de l'ensemble car elle est elle aussi étonnante même si elle m'a laissée un peu dubitative sur l'avenir qu'elle laisse entrevoir. J'ai donc trouvé que c'était une bonne lecture, différente des habituelles histoires de zombies et bien menée, avec ce qu'il faut pour dévorer rapidement ce livre.
 
La bibliothèque du Dolmen
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Carey - Celle qui a tous les dons - Tanuki No Monogatari
Posté le 29 mars 2017 -

La mode des zombies m’est largement passée au dessus de la tête. Non pas que le côté glauque et gore me rebute. Mais la plupart des productions sur ce thème n’ont jamais réussi à me captiver (The walking dead et ses épisodes à rallonge en sont le meilleur exemple).

Heureusement, de bonnes choses existent aussi ! A l’image de World War Z (le livre ! pas la bouse qu’est le film) ou de The last of us, Celle qui a tous les dons est une bonne interprétation du trope des zombies mangeurs de chair humaine sur fond de pandémie fongique mondiale (ah les joies du cordyceps).

La première partie du roman est la plus intéressante. On y suit Melanie, une petite fille avide d’apprendre, adulant son institutrice préférée. Elle aime les récits de la guerre de Troie et le mythe de Pandore. Elle vit aussi enfermée 24h/24, 7j/7 dans un bunker haute sécurité. Et certains enfants de sa classe tendent à ne jamais revenir de leurs rencontres avec la dirigeante de la base, la glaciale Dr Cadwell.

Au fil des pages, Melanie comprend que quelque chose ne tourne pas rond chez elle. Et c’est là la meilleure trouvaille de ce livre : il nous plonge dans la tête d’un de ces zombies, ici nommés « afams ». Enfant d’infectés, Melanie est touchée par le même mal que ses parents mais elle a conservé toute sa tête. Et c’est d’autant plus horrible, car on perçoit toute la difficulté morale qu’a notre héroïne quand elle doit lutter contre ses pulsions.

Par la suite, le roman prend un format un peu plus classique d’horror survival. Le déroulement ne surprendra pas les aficionados du genre, mais on reste sur une bonne pioche. Le trame générale de cette seconde partie n’est pas la plus originale mais les personnages, bien moins archétypaux qu’il n’y parait de prime abord, nous offrent des échanges vifs et crédibles.

Un roman a conseiller à ceux qui veulent découvrir la littérature post-apocalyptique!

Tanuki - Tanuki No Monogatari

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Carey - Celle qui a tous les dons - MargueriteRothe
Posté le 28 septembre 2017 -
Découvert il y a quelques années sur le site myculturezombie, ce roman est, avec L’homme des morts, de V. M. Zito, et World war Z., de Mark Brooks, de ceux que je classe tout en haut de mon palmarès pour le genre zombie. Intimiste pour l’un, roman choral pour l’autre, tous les deux ont la même ambition : parler de l’humain. Et bien qu’ils ne soient pas les Prix Hugo du siècle, leurs histoires restent en mémoire. Ce qui est déjà plutôt pas mal. Pour le genre, Celle qui a tous les dons, de Mike Carey se situe entre les deux.

Carey n’épilogue pas indéfiniment sur les affres d’une malédiction qui se serait soudainement abattue sur l’humanité. Comme Zito et Brooks, son propos va au-delà du narratif de la pourriture et du sang. Même, selon moi, Celle qui a tous les dons, n’est pas à proprement parler une pure histoire de zombies. Même si les chairs sanglantes font raisonnablement partie du paysage. Quant aux autres personnages, leurs comportements, leurs errements, leur manière de se fourvoyer sans cesse, m’ont évoqué la question de la finalité de l’humain. De sa présence au monde. À la fois si fort et si fragile. Est-ce ainsi qu’il doit être, cet Homme ? Inéluctablement ?

J’ai aimé suivre cette enfant peu ordinaire. Déjà si vieille et si sage, dans ce monde où la lumière semble se raréfier à mesure que se précipitent les évènements. Presque tous ceux qui l’entourent n’ont pas compris, ou ne veulent pas comprendre, que le précipice est tout près. Ils voient Melanie fragile, alors qu’elle possède en elle une vivacité et une puissance de début du monde. J’ai beaucoup, beaucoup aimé aussi la partie « végétale » du récit. Une belle pièce d’imaginaire, que chaque auteur espère en son for intérieur produire un jour…

Humanité en désespérance, survie, déliquescence des sociétés occidentales, folie des manipulations génétiques sur le vivant. Voilà les principaux thèmes de Celle qui a tous les dons, de Mike Carey.

En bref, pour apprécier, il n’est pas nécessaire d’aimer les romans de zombies ou pré-apocalyptiques. Sinon, c’est peut-être une lecture à essayer, pour découvrir d’autres horizons.

 

Marguerite Rothe 

 

 

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Carey - Celle qui a tous les dons - MJ is reading
Posté le 19 novembre 2017 -

Nous sommes dans un monde post-apocalyptique, plus précisément dans une Angleterre ravagée par les Affams (des zombies) après la Cassure survenue 20 ans plus tôt. Un programme de recherche pour trouver une solution à l’invasion d’Affams est la principale raison de la base où démarre l’histoire. Base où se trouve une classe d’enfants un peu particuliers.

Il y a plusieurs forces dans ce livre : le peu d’information que l’on a avant de commencer la lecture nous amène à nous questionner sur ces enfants, sur qui ils sont, sur pourquoi ils sont là, sur les Affams, sur la raison de la base, etc. L’autre force est l’utilisation de plusieurs points de vue comme celle de Mélanie, une des enfants, celle de l’institutrice, de la scientifique et des militaires. Les personnages se différenciant réellement de par leur profession et leur âge, cette utilisation apporte réellement quelque chose au récit. Bien évidemment, le point de vue de Caldwell (la scientifique) étant assez incompréhensible parce que je ne suis pas neurologue mais il était indispensable parce que c’était par celui-ci que l’on découvrait et comprenait la nature des Affams.

Ce livre était extrêmement bien rythmé, avec beaucoup d’action et cette angoisse que l’on retrouve dans tout bon livre avec du survivalisme, un mystère qui tourne autours de la question Affams, sur leur nature et sur la possibilité de trouvé un vaccin/antidote.

Et la fin! Bon sang, cette fin elle n’a peut-être l’air de rien comme ça mais elle renferme tellement de choses que plus j’y réfléchissait plus je voyais tout ce qu’elle impliquait. Ce n’est vraiment qu’à la toute fin que l’on comprend le titre du livre et elle est parfaite dans le sens qu’elle mélange à la fois tragédie, fatalité et espoir. Cette une fin qui fait réfléchir et c’est le genre de fin que j’adore.

Bref, j’ai dévoré ce livre et je le conseille vraiment à tous les fans de zombies.

- MJ, le 6/09/16 

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Carey - Celle qui a tous les dons - Le chat du Cheshire
Posté le 17 avril 2018 -
J'ai déjà lu des livres sur les zombies et les mondes post-apocalyptiques, mais je pense que Celle qui a tous les dons se classe parmi mes préférés. Bien rythmé, beaucoup d'actions, des personnages qui ne sont ni noir ni blanc, le mystère et la peur engendré par les Affams, la lutte pour trouver un remède, la survie... Oscillant entre fatalité et espoir, on s'interroge, on réfléchit. La fin est, je trouve, particulièrement réussie et laisse entrevoir une multitude de possibilité.
Si vous aimez les zombie, le post-apocalypse, ne ratez pas Celle qui a tous les dons !
 
Le chat du Cheshire
 
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Carey - Celle qui a tous les dons - Justine Vaillant
Posté le 07 septembre 2018 -

Dans une base militaire anglaise, Mélanie est une petite fille de dix ans qui se réveille chaque matin dans une cellule spartiate, est sanglée à un fauteuil par des soldats sur-armés avant d’être conduite en classe avec ses petits camarades. Car après qu’un champignon ait transformée l’Humanité en zombies appelés « affams », ces enfants sont synonymes d’espoir : malgré leur faim dévorante pour les êtres humains, ils sont capables de se maîtriser et de ressentir des émotions. Pour comprendre leur fonctionnement, ils suivent les cours de Mademoiselle Helen Justineau, institutrice de la base, tandis que certains d’entre-eux sont disséqués sans états d’âme par le docteur Caroline Cadwell. Mais un jour, la base est attaquée et Mélanie, Justineau et Cadwell parviennent à s’échapper, accompagnées par le sergent Eddie Parks et le soldat Kieran Gallagher.

Dans un monde dévasté et hostile, une galerie hétéroclite de personnages brisés tente de survivre : Mélanie est horrifiée par ses pulsions cannibales, Cadwell est frustrée de son incapacité à trouver un remède, tandis que Justineau, Parks et Gallagher sont contraints de vivre avec leur passé douloureux. On apprécie tout particulièrement la force et la complexité des personnages féminins, qui n’hésitent pas à se salir les mains et jouent un rôle actif (Mélanie en tête), loin du stéréotype des demoiselles en détresse. Tantôt tendre et touchant, tantôt haletant et effrayant, Celle qui a tous les dons est un livre prenant et difficile à lâcher.

Car en imaginant la deuxième génération d’infectés, cette fois dotés d’intelligence et de conscience, Mike Carey rebat les cartes de l’apocalypse de morts-vivants et lui donne un nouveau souffle. Il apporte également une réponse nouvelle à l’issue de cette fin du monde, qui fait écho à notre société contemporaine et prend alors une autre dimension. Le roman délivre également un message fort sur la tolérance et l’acceptation de la différence. En mars 2018, l’auteur publie un deuxième roman dans le même univers : La Part du monstre s’intéresse cette fois-ci aux événements de l’infection en elle-même.

- Justine Vaillant, le 26 août 2018. 

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Carey - Celle qui a tous les dons - Pretty Rosemary
Posté le 31 octobre 2018 -

Celle qui a tous les dons de M.R. Carey est une merveille du genre. Que vous cherchiez l’originalité (le personnage principal est une petite fille… spéciale), l’efficacité (survie en milieu hostile zombiesque assuré) ou encore une fin à vous retourner la tête (oui monseigneur)… vous avez frappé à la bonne porte en papier.

- Prettyrosemary, le 28 octobre 2018.

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Univers Métro 2033
Posté 13 décembre 2018 -

Vous avez lu Métro 2033 et vous voulez jouer au jeu vidéo ?
Vous avez joué au jeu vidéo et vous voulez lire les romans ?
Cette infographie apportera les réponses à toutes vos interrogations pour une expérience encore plus immersive dans l'univers Métro 2033.

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Manuscrits
Posté 13 décembre 2018 -
Nouvelle année, nouvelle session.
 
Pour la deuxième année consécutive, nous ouvrons la réception des manuscrits du 1er au 31 janvier. Envoyez-nous vos textes pendant cette période. Mais attention, le sort d’enchantement de notre boîte mail sera de nouveau actif le 1er février à minuit, supprimant tous les messages reçus après la date limite.
 
Et la session de l’an passé ? Sur les 885 textes reçus, certains sont toujours en lecture, mais la grande majorité a été traitée. Nous avions décidé d’ouvrir de façon temporaire le service des manuscrits pour une raison principale : limiter les envois qui ne nous sont pas spécifiquement adressés. Nous ne souhaitons pas juger de la qualité d’un carnet de voyage, d’un recueil de poésie ou d’une autobiographie. Et cela fut un succès, voilà pourquoi nous continuons selon cette méthode. L’objectif premier est de pouvoir consacrer un maximum de temps à vos textes.

Quant à ce que l’on y a trouvé, on vous en dit plus très bientôt. 

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Rencontre - Camille Leboulanger
Posté 28 novembre 2018 -
Camille Leboulanger sera en dédicace :
- le samedi 15 décembre à la librairie Imaginaute (Tours).

leboulanger_s.jpg

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Sélection - Prix Libr'à Nous Imaginaire
Posté 28 novembre 2018 -

Nous sommes heureux de découvrir Le Chant du coucou sélectionné dans la catégorie Imaginaire du prix Libr'à Nous !

Retrouvez les autres romans en compétition sur leur site.

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L'Atalante
Posté 21 janvier 2013 -

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