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Nathalie C. Henneberg

La Plaie

La Plaie

Date de parution : septembre 2017


Illustrateur : Raphaël Defossez


ISBN13 : 9782841728305

Nombre de pages : 512
Prix : 10,00 €
État : disponible

An 3000. Une force d’origine inconnue, que l’on nomme la « Ténèbre » ou la « Plaie », s’est emparée de la Terre pour la plonger dans la souffrance, le meurtre et l’ignominie. Par l’entremise des « Nocturnes », ses agents, elle étend son règne dans l’univers des Astres libres.
Mais la Terre elle-même sécrète l’antidote au mal qui la ronge ; il s’agit de mutants aux pouvoirs mal définis, que les Nocturnes redoutent et pourchassent : voyants, sensitifs... ou vireurs d’univers, les plus puissants, les plus mystérieux.
Au terme d’un exode vertigineux sur des mondes hallucinants, c’est une armée hétéroclite qui fera route vers Sigma, capitale des mondes arcturiens, où l’attend l’ultime affrontement avec les forces du mal.

Jamais le terme d’« opéra de l’espace » ne fut plus justifié que pour désigner La Plaie, épopée lyrique, joyau de la science-fiction française. Parue en 1964, c’est l’œuvre majeure de Nathalie Henneberg, un auteur devenu mythique et qu’il faut aujourd’hui redécouvrir.
  • Revue de presse
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Henneberg - La Plaie - Science fiction magazine
Posté le 10 octobre 2017 -

Ce roman est une curiosité. A l'heure où la SF française sort de son anonymat, rééditer ce roman mythique, c'est mettre la mémoire du genre à portée des lecteurs, comme l'ont déjà entrepris d'autres éditeurs. En ouverture, un prologue désarmant de naïveté. Mais le scénario, bien qu'éculé reste agréable : encore et toujours rongé par ses éternels fléaux, la guerre et la cruauté, l'univers est en plein chaos. Un petit groupe d'aventuriers fait une découverte primordiale : la violence est un virus. Il contamine à intervalles réguliers les planètes qu'il croise. Heureusement, la terre produit des anticorps, les mutants, qui engagent le combat, en dépit des trahisons et de leur propre désarroi. La Plaie est un très bon roman. Paradoxalement, il tire sa force des images puissantes que suscite son écriture. Hanté de scènes de massacres et de résignation jusqu'à la nausée, ce Space Opera en habits noirs sorti tout droit du cauchemard de la deuxième guerre mondiale trouve aujourd'hui une résonnance inattendue dans les dramatiques événements des Balkans. C'est le roman de la folie humaine. Un ensemble choc à découvrir.

S. Manfrédo, aout/septembre 1999. 

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Henneberg - La Plaie - Sud Ouest dimanche
Posté le 10 octobre 2017 -

Dans un lointain futur, la Terre, victime d'une tyrannie sanglante, dégorge dans le champ des étoiles sa cohue misérable de réfugiés, d'exclus, de blessés de l'existence. Dans cette diaspora naîtra cependant l'espoir d'une rédemption : des mutants prendront le relais, affrontant les forces d'un mal qui se révèle plus métaphysique que politique.

Nathalie Henneberg après quelques années d'écriture croisées avec son époux Charles, poursuivit une carrière très personnelle dans la SF française. Elle signe ici son chef-d'oeuvre : sa sensibilité à vif affleure constamment sous le torrent de mots et d'images de ce space opera épique flirtant souvent avec la fantasy.

F. R., 26/09/99 

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Henneberg - La Plaie - Ecran fantastique
Posté le 11 octobre 2017 -

Roman épique, grandiose par sa démesure, éblouissant par son style, les qualificatifs ne manquent pas à propos du chef-d'oeuvre de Nathalie Henneberg qui, curieusement, ne fut jamais réédité depuis sa sortie, en 1964. Le récit s'ouvre au moment de la condamnation à mort d'Airth Reg, alors qu'il s'apprêtait à sauver l'univers. Au XXXe siècle, le Mal absolu est enfin identifié : il s'agit d'un virus, qui a contaminé la Terre à différentes périodes de son histoire et dont l'origine serait extratemporelle voire issue d'un autre espace-temps. On l'appelle la Plaie ou la Ténèbre. Identifié, il n'a cependant pas de visage. Ses agents propagateurs, les Nocturnes, ne sont jamais clairement décrits même si les protagonistes qui s'opposent à eux les voient. La Terre attaquée risque de succomber ; les seuls opposants crédibles à la Plaie sont les mutants, plus particulièrement ceux capables d'affecter le temps.

Airth est probablement le plus puissant des mutants, mais il l'ignore encore. Deux jeunes filles, dont on suit la trajectoire dans la première partie du roman, se joindront à sa croisade ; Villys et Thalestra, aux caractères bien trempés, mutantes unies pour la bonne cause, mais qui se jalousent cependant pour l'amour d'Airth. D'autres protagonistes hauts en couleurs parsèment le récit, Lès Caroll, intrépide astronaute, le savant Orozov, et l'ambigu Ralph Valeran qui complote pour le pouvoir...La quête est jalonnée de quelques beaux épisodes, comme la Fosse aux Cygnes où le temps et l'espace sont à ce point distordus que de simages du passé apparaissent comme des fantômes. Si le livre a veilli sur quelques points mineurs, sa charge émotive est intacte ; et la splendide écriture, haute en couleurs, au lyrisme parfois excessif, fait mouche.

Quête d'absolu, réflexions philosophiques sur la nature du Mal, considérations sociales au hasard des escales sur des mondes étranges, l'imposant roman de Nathalie Henneberg est avant à lire pour son formidable pouvoir d'évocation, pour les images qu'il déploie dans l'esprit des lecteurs. On a souvent dit de ses romans qu'il s'agissait de space-opéra flamboyant. Trente-cinq ans plus tard, ce flamboiement demeure intact.

Claude Ecken, novembre 1999. 

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Henneberg - La Plaie - Icarus
Posté le 11 octobre 2017 -

La lutte sera dure, mais n'est-ce pas le plus beau sort : être personnages et spectacteurs d'une épopée incomparable ?

Espaces interplanétaires et altérations spatio-temporelles, guerres et invasions, mutants et pouvoirs psychiques... pas de doute, nous sommes bien dans un space-opera, mais dans l'un des plus étonnants jamais écrit.

Le thème premier paraît manichéen, la Ténèbre semblant la représentation du mal absolu, qu'il va falloir combattre. Pourtant, la réalité est beaucoup plus complexe et les notions pures de bien et de mal ne semblent guère intéresser l'écrivain, beaucoup plus subtil.

Le récit de ce curieux fléau qu'est la Plaie, dont la natur exacte nous échappe, permet ainsi à l'auteur de dresser d'impressionnants parallèles aussi bien avec l'Histoire et les malheurs de l'humanité, qu'avec la Divine Comédie de Dante.

L'intrigue, non linéaire, n'est pas centrée sur un seul héros mais sur plusieurs personnages, dont aucun n'est véritablement un héros. Bien que ces personnages soient assez complexes, Nathalie Henneberg n'approfondit  pas leurs perosnnalités propres et n'essaye pas de les rendre particulièrement attachants ou humains. Ils sont avant tout les personnages d'une épopée incomparable et tiennent davantage de figures de légendes que de simples individualités.

Porté par un style superbe, un lyrisme foisonnant, une poésie baroque et visionnaire, ce roman métaphysique particulièrement riche est donc une oeuvre dense, complexe, parfois inégale, souvent difficile, qu'il faut savourer lentement et qui marque profondément.

Pascal Patoz, mai 1999.

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Henneberg - La Plaie - l'oeil des chats
Posté le 07 septembre 2018 -

1964. Deux ans après la guerre. Une paisible sous-préfecture du centre de la France. Une librairie (?) - enfin, la seule librairie. Une petite pile de livres de poche jette une faible lueur rougeâtre au bout de la table. Vous ouvrez à la première page.

Les premières fois existent. Je me souviens avoir compris pour la première fois, en lisant  
Babylone vous y étiez... que la littérature pouvait être la continuation de la guerre par d'autres moyens. Et c'est en lisant La plaie que j'ai entr'aperçu (je ne pense pas être le seul) que la littérature d'anticipation est faite d'une méfiance profonde  envers - et tend même vers un refus obstiné de - toute forme d'avenir.

Que lit-on dans La plaie ? Qu'il existe un mal, le Mal Terrien, - une sorte de nazisme galactique et multiforme, et peut-être une forme de Mal au sens philosophique encore plus que moral - qui se répand un peu partout dans l'univers. Une sorte de Space Opera dans l'Enfer de Dante. Une guerre métaphysique à travers la galaxie...

Nathalie Henneberg, née Novokovski en 1910 à Batoum dans le Caucase, a écrit La plaie à partir de son expérience de divers effondrements européens. La chute du tsarisme d'abord, qui entraîne sa famille à Sébastopol avec l'armée de Wrangel en fuite, puis à Istanbul, enfin en Syrie et au Liban. […] On est assez loin de la S.F. progressiste - le truc de N.H., c'était la réincarnation, l'astrologie, l'Atlantide, la Kabbale, L'Egypte ancienne, l'Apocalypse, Jean Ray et Michel Zévaco... le mythe - une surbrodeuse de mythes, en y ajoutant la SF de l'époque, rayons et fulgurants. 

Elle écrit La plaie dans un moment très particulier de l'histoire bipolaire. Chez elle aussi, la littérature est la continuation de la guerre, par d'autres moyens. […]

Dans La Plaie l'étendard noir du Mal Terrien se déploie sur l'univers, les anges hésitent à se battre et des gamins doivent s'y coller en chantant... il y a même une princesse impériale morte et ressuscitée (souvenir d'Anastasia ?), réduite à son cerveau encapsulé dans un androïde, quasi-devenue un personnage de Philip K. Dick...

Et cette idée d'un Mal omniprésent à la fois physique et psychique, maladie et malédiction, pas complètement vaincu à la fin du roman - approche lointaine, mais unique dans ce genre littéraire, du Mal radical, et qui ne pouvait surgir que sous la main de celle qui avait vécu dans sa chair une parmi tant d'autres chutes de Palmyre.

Ça vous en bouchait un coin, en 1964. Pas d'avenir radieux, pas de lendemains qui chantent. Le nazisme devant nous comme on l'avait derrière.

Ah, mince...

Remarquez cependant que le refus de l'avenir - comme forme littéraire, ou autrement - présente cet avantage de ne pas être pris au dépourvu si la catastrophe 
a déjà commencé. Bonne lecture.

- L’œil des chats, le 23 août 2018.

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En février, Lazare en guerre à prix réduit en numérique
Posté 12 février 2019 -

Le premier tome de "La Guerre sans fin", Paria, sort dans moins de deux semaines ! À cette occasion, nous vous proposons de découvrir "Lazare en guerre" à prix réduit en numérique.
Sur Kobo, sur Emaginaire, sur Amazon et partout ailleurs.

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Johan Heliot à la Foire du livre de Bruxelles
Posté 12 février 2019 -
Le samedi 16 et dimanche 17 février, venez rencontrer Johan Heliot à la Foire du livre de Bruxelles.
Il sera en dédicace le samedi à 17h et le dimanche à 11h, 16h ainsi que 17h30.
Le dimanche à 16h, il interviendra lors de la table ronde : Frankenstein, le mythe est vivant.
 
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L’Atalante, 30 ans au compteur
Posté 11 février 2019 -

« Au départ une petite librairie de 15m2 spécialisée dans le cinéma au cœur de la ville de Nantes. Puis la librairie s’agrandit et devient édition, et du cinéma passe à l’imaginaire et à la science-fiction. C’est d’abord un catalogue étranger, dont une prise de guerre qui lui permet de se consolider : Terry Pratchett et sa saga du Disque-monde. Puis peu à peu des auteurs français, et non des moindres : Pierre Bordage avec sa trilogie des Guerriers du silence, Roland Wagner, Serge Lehman et maintenant Catherine Dufour. En 30 ans, L’Atalante est devenue l’un des piliers de la SF en France. C’est son anniversaire que nous fêtons aujourd’hui. »

Nicolas Martin, La Méthode scientifique sur France Culture – 26/01/2019

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Manuscrits
Posté 21 janvier 2019 -

Et la session de l’an passé ?

En 2018, nous avons reçu 885 manuscrits lors de l’ouverture de notre session annuelle de janvier, changement de méthode dont nous sommes satisfaits. Nous y avons trouvé une plus large proportion de fantasy (50 %) que de science-fiction (40 %) et assez peu de fantastique (10 %), sans compter les inclassables…
Plusieurs textes nous ont semblé prometteurs, mais souvent il leur manquait un petit quelque chose pour être publiables. N’hésitez pas à persévérer, à retravailler vos textes ou à en écrire d’autres. Faites-vous plaisir, surtout.
Un dernier conseil, le plus important selon nous : lisez ! Inspirez-vous, baignez dans les récits de vos prédécesseurs. Pierre Bordage, Michael Moorcock, Guy Gavriel Kay, Orson Scott Card, Ursula K. Le Guin, Jean-Marc Ligny, Becky Chambers pour n’en citer que quelques-uns. Il y a l’embarras du choix.

Lors de cette session, merveille !, nous sommes tombés sur une pépite. Il s’agit d’un roman de fantasy historique revisitant un mythe soufi. Il nous emmène en terres franques, en Syrie et en Irak. L’écriture de l’autrice est bouleversante tant par son érudition sur le sujet que par sa galerie de personnages fabuleux, tous uniques et ancrés dans leur époque et leur culture. Nous sommes heureux de bientôt publier L’Appel des Quarante, le premier opus de "La Rose de Djam", par Sandrine Alexie
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L'Atalante
Posté 21 janvier 2013 -

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