Même la dernière goutte d’essence permet encore d’accélérer. Mais pour combien de temps ?L’humanité va-t-elle affronter son plus grand défi ?
Edité par L'Atalante, ce thriller environnemental ne va pas vous distraire d'un actualité morose ; En panne sèche est l'histoire romancée d'un jeune homme ambitieux, Markus Westerman, qui mise toute sa fortune personelle sur un projet jusqu'alors méconnu pour découvrir du pétrole dans des sites où personne n'en soupçonnait l'existence. Un premier succès dans le Dakota du sud va le faire voyager dans le monde à la recherche d'un or noir qui n'a jamais autant mérité son nom. Car la civilisation moderne qui reposait sur le pétrole s'écroule devant l'effet conjugué de la rareté et de la spéculation. L'auteur allemand Andreas Eschbach (qui vit aujourd'hui en Bretagne) tient en haleine le lecteur tout en brossant un décor apocalyptique.
Plein Ouest, février/mars 2009.
Avant de m'attaquer à ce livre, j'avais déjà entendu plus d'un avis flatteur ; on m'a même parlé du meilleur de l'auteur. J'avoue mon ignorance, n'ayant lu de lui que Jesus Video. Mais pour le coup, je ne crois pas que ces commentaires m'aient vraiment influencé : c'est bel et bien un très bon livre.
Roman fleuve, En Panne Sèche n'est pas une lecture des plus aisées. Long, complexe et profond, il n'est pas toujours simple de se laisser porter. Non, on est plutôt pris à parti, désigné comme témoin d'événements terrifiants. Le récit s'étend sur plusieurs dimensions de temps, s'enchevêtre dans l'Histoire, pulvérise plus d'une belle image de l'ère post-industrielle. Difficile de ne pas frissonner dans ce dédale aussi intelligent qu'étouffant.
Il n'y a pas de doute à avoir, l'auteur connaît bien son sujet, a son opinion sur les questions énergétiques et les expose avec une objectivité qui fait froid dans le dos. Sur fond de dépendance mondiale à l'huile de roche, il détruit le monde pièce par pièce dans une Anticipation qui semble pouvoir commencer demain. Les actualités y sont d'ailleurs une source d'inspiration fondamentale et bien optimiste (ou inconscient) : celui qui ne verrait pas ce futur « cauchemardesque » comme déjà à notre porte.
Ce roman est fort, intense, glacial et sans concession. Il n'est probablement pas accessible ou même parlant à tout un chacun, mais c'est bien l'avenir qui se dessine et semble approcher à grand pas, je doute qu'il y ait une honte à craindre que ce thriller environnement ne se révèle prophétique. Après le troublant AquaTM de Jean-Marc Ligny, voilà un sujet on ne peut plus inquiétant mis en lumière dans un grand moment de littérature.
9/10 Beau, fort et terrifiant, En Panne Sèche est un roman lourd de sens et de conséquences, un regard très réussi et sinistrement plausible sur l'avenir. Difficile de rester de marbre face aux collisions des destins et aux bouleversements qu'orchestre ce livre. Sensé, profond et d'une esthétique de la catastrophe très particulière, voilà un sérieux prétendant au titre d'augure le plus sinistre...
Aneria, Site de la Librairie Critic, Rennes
[...]Le choix d'une écriture rapide et les chapitres courts permettent de scander efficacement les événements locaux et internationaux et de suivre les aventures individuelles mais aussi collectives sans tomber dans l'eenui d'une description longue et convenue sur les conséquences de la fin du pétrole. La présentation de l'effondrement du système économique (la fin de l'aviation, la disparition progressive de l'automobile, de la pétrochimie donc de l'agriculture productiviste, des médicaments, etc.), la désagrégation des sociétés, plus redoutable aux Etats-Unis qu'en Europe où l'étalement des villes est moins prononcé et qui peut donc mieux souffrir de la disparition de la voiture, est remarquable de réalisme. Les violences, le retour des épidémies et des guerres, en somme les "malheurs des temps” des XIVème et XVème siècles, ne seraient pas si éloignés de nous selon l'hypothèse d'Eschbach.
Dans ce roman d'anticipation et bien documenté, l'écrivain nous propose un appel lucide à changer nos habitudes de consommation et à préparer l'après-pétrole.
Mourad Haddak, Boojum-Mag
En Panne Sèche est un roman d'une grande qualité. Sans aucun défaut majeur, bien écrit, bien construit, bourré de suspense, de rebondissements, instructif, le dernier Eschbach fait démarrer l'année littéraire 2009 à un très haut niveau de qualité.
C'est un de ces livres à mettre entre toutes les mains. On y apprend tellement de choses sur notre société, notre économie, qu'il serait dommage de passer à côté. de plus, s'il dépeint de façon démoralisante -simplement véridique- ce qui nous pend au nez dans les dizaines d'années à venir, la note d'espoir finale permet d'en achever la lecture avec un plaisir non contenu.
Eschbach n'a sûrement pas écrit En Panne Sèche pour divertir le lecteur. C'est un cri d'alarme, un avertissment. Nous savons que nous devons nous préparer à l'inévitable tarissment des sources d'or noir. Mais serons-nous assez intelligents pour le faire à temps ?
Stéphane Gourjault, Actu SF
C’est dans un futur proche que l’Allemand Andreas Eschbach imagine notre monde « en panne sèche ». Le point de départ ? Un attentat terroriste qui bloque la production du principal champ de pétrole saoudien. Les spécialistes découvrent que ce gisement essentiel est en voie d’épuisement. La conclusion s’impose : on est proche du fameux « pick oil », le moment à partir duquel toute consommation provoque une diminution irréversible des réserves exploitables. Déstabilisé, le roi d’Arabie Saoudite abandonne son pays ; les Américains y lancent une opération militaire qui n’arrange rien. Les prix s’envolent. C’est dans ce contexte qu’un jeune Allemand ambitieux, venu vivre le rêve américain, rencontre un vieux scientifique autrichien convaincu d’avoir trouvé une méthode inédite de localisation des nappes de pétrole. Ils s’associent et font financer le test par un investisseur.
Le savant, qui garde jalousement son secret, trouve de l’or noir dans une zone où les géologues jugeaient sa présence impossible. Preuve de son sérieux ou coup de chance ? Et comment vont réagir les intérêts économiques et politiques qu’il risque de déranger ? Andreas Eschbach analyse la fragilité du marché du pétrole et sa dépendance de facteurs financiers et géopolitiques. Sur cette toile de fond, il décrit, avec réalisme, l’ouverture et la flexibilité de la société américaine, les étapes de l’intégration de ce jeune immigrant sans scrupule, ses succès et ses échecs. Il lance un cri d’alarme sur les excès de notre consommation d’énergie ; ainsi qu’un message d’espoir : en cas de crise, liberté et esprit d’entreprise permettent de s’adapter.
Michel Pébereau, Le Journal du Dimanche, 29 mars 2009
«Ceux qui ont lu Jesus video savent qu'Andreas Eschbach est un formidable auteur!
Dans ce thriller d'économique-fiction, il nous alerte sur la fragilité de notre civilisation moderne, entièrement basée sur l'abondance du pétrole.
On ne lâche pas ces 750 pages haletantes!»
Avec ce formidable roman, on retrouve le conteur de Jesus Video, du Dernier de son espèce, avec cette capacité à insuffler une puissance prophétique à son récit, à lui faire porter des idées novatrices et à savoir intégrer une dimension économique réelle, une dimension sociale et les aléas de la condition humaine.
Serge PERRAUD, lelitteraire.com, 24 mais 2009
Allemand né en 1959 et établi en Bretagne, Andréas Eschbach se révéla avec son roman Des milliards de tapis de cheveux ; suivront quatre opus. Le présent roman est à la fois une utopie noire et un trépidant récit d’aventure.
D’ici quelques années, le pétrole planétaire sera tari, ce qui implique la fin de la société moderne et un effondrement mondial. Cependant, le héros, Marcus Westermann, croit détenir le secret d’un renouveau énergétique, secret qu’on tentera bien sûr de lui estorquer. S’en suit une course poursuite à travers l’Amérique et le monde.
Anticipation de nos sociétés de gaspillage et thriller haletant.
J.C.
Markus Westermann, informaticien allemand, rêve d'immigrer aux États Unis et d'y faire fortune. Sa rencontre avec un Autrichien qui a mis au point une méthode de prospéction pour trouver du pétrole lui fait penser qu'il va réussir, d'autant plus que le pic de production est atteint et que les ruptures d'approvisionnement se multiplient.
L'auteur, bien documenté, a imaginé ce que pourrait devenir une société où le pétrole est rare. Et il distingue avec habileté ce qui pourrait se passer dans une Europe où les gens savent encore se parler et marcher et dans une Amérique du Nord où les distances sont énormes et où la voiture a créé un individualisme inégalé.
Écrit comme un thriller, on frémit devant la désorganisation des sociétés, on assiste aux débats des dirigeants (faut-il relancer le nucléaire ?)… et l'auteur propose différentes pistes possibles que l'on n'est toutefois pas obligé de partager.
Remarquable.
MB.
Travis Chase est un solitaire. Ex-flic, il a également passé quinze ans de sa vie en prison pour une raison qui nous sera dévoilée progressivement. Alors qu'il part pour un trek en montagne, il tombe dans une vallée reculée sur rien moins qu'une épave de Boeing 747… dans laquelle il découvre le cadavre de la première dame des Etats-Unis ! L'avion convoyant un chargement ultrasecret, un mystérieux Chuchoteur convoité par des barbouzes présentement occupés à torturer une autre des passagères du 747 pour qu'elle leur dévoile où elle l'a caché. C'est le début d'une longue course-poursuite.
Difficile, voire impossible, dès lors, de lâcher ce trhiller d'une efficacité à toute épreuve. Il s'agit pourtant d'un premier roman, le début d'une trilogie dont le dernier tome vient de paraître, mais Patrick Lee maîtrise déjà remarquablement les codes du domaine, un rythme soutenu marqué par quelques scènes d'anthologie ( sans trop dévoiler, celle en Suisse, que ne renierait pas un George Romero), des révélation savamment distillées. Bref, tout l'arsenal du genre.
Qu'importe dès lors que ce livre emprunte une thématique maintes fois usée ( les artefacts extraterrestre qui parviennent sur Terre), utilise quelques grosse ficelles ( un 747 qui peut s'écraser sans que personne ne le remarque, la scène du baiser). L'essentiel n'est pa là, mais bien dans le plaisir de lectures très premier degré, celui qui ne nous encombre pas les neuronnes mais nous procure une lecture compulsive. Il faut dire qu'en plus de sa contruction impeccable, le livre se distingue par ses deux protagonistes plutôt bien campés, malgré certains pocifs propres au genre.
(...) L'Entité 0247 s'avère donc un roman fort sympathique porté par une vitalité peu commune.
Bruno Para - Bifrost
« Prêt pour la suite, agent Dooley ?
» L’homme aux cheveux tirés en arrière dont le visage transpirait
l’autosatisfaction esquissa l’ombre d’un sourire. Ses dents étincelèrent
dans la pénombre. « C’est vrai, j’ai vu un documentaire sur votre
première mort à l’école primaire.
— Que le spectacle commence ! »
Patrón cligna des yeux. Je le connaissais depuis un sacré bail.
C’était un dur. « Ce n’est pas beau à voir, Ronan », dit-il enfin.
« Amortels est un roman de science-fiction situé dans un avenir pas très lointain où les riches, les puissants et ceux qui les servent peuvent sauvegarder leur esprit et le transférer dans un clone en cas de décès. L’homme le plus vieux du monde, l’agent secret Ronan Dooley, ressuscite ainsi pour se voir confronté à l’enregistrement de son assassinat, sur lequel il doit maintenant enquêter. » Matt Forbeck
« Amortels, c’est Chandler dans le monde de Blade Runner, sur un rythme trépidant. Un grand plaisir de lecture. » (The Guardian.)
Quand un dialogue est capable de vous projeter dans l’histoire en quelques lignes, on peut généralement s’attendre à quelque chose de passionnant. L’agent Ronan Dooley travaille pour le Secret Service, une agence fédérale qui, outre la lutte contre la fausse monnaie, assure la sécurité du président, du vice-président, de leurs familles ainsi que de tout dignitaire étranger en déplacement sur le territoire des États-Unis d’Amérique. Bien entendu, dans cette profession on a une haute probabilité de prendre une balle à la place de toutes les personnalités énoncées précédemment. Alors il y a un petit bonus pour Dooley : l’amortalité.
En effet, Ronan Dooley est déjà mort à plusieurs reprises dans l’exercice de ses fonctions, mais il a été à chaque fois revivifié grâce au clonage et à la réimplantation de ses données mémorielles. À près de deux cents ans au total, il est l’agent le plus ancien et le plus expérimenté de l’agence. Cette fois-ci, ce n’est pas une protection qui va lui être demandée, mais une enquête.
Il va devoir retrouver son propre meurtrier, sous peine de se voir retirer la possibilité de revenir après sa prochaine mort. Une vidéo éprouvante va lui montrer les circonstances de sa mort et surtout la mise en scène de son meurtrier. L’agent Dooley va devoir supporter la charmante agent Querer dont il ne se souvient pas s’être lui-même adjoint les services dans sa vie précédente, faute d’avoir fait suffisamment de sauvegardes mémorielles. Il va aussi peu à peu redécouvrir sa dernière mission qui l’a menée là où l’on sait.
Cette thématique du clonage, de l’enquête dans un monde futuriste où la vie est une marchandise comme une autre pourrait avoir un semblant de déjà vu, mais nous avons là avant tout un thriller de grande qualité. Certes, ce thriller revêt les atours d’une science-fiction futuriste classique, mais il est servi par une trame narrative palpitante, des tensions fortes entre les différents protagonistes et des dialogues incisifs à souhait. Cet ouvrage donne également à réfléchir sur ce que peut être l’éternité quand elle consiste à voir mourir les êtres qu’on aime et à devoir vivre seul pour ne plus avoir à subir cela encore et encore.
J’ai surtout retenu le côté thriller de ce récit, même si l’univers futuriste est rempli de belles trouvailles qui vont aider le héros dans son enquête, et si la société qui y est décrite est bien angoissante. La construction du récit, les scènes d’action, les moments plus personnels qui donnent de la profondeur au personnage, tout cela m’a donné le sentiment d’avoir affaire à un texte qui a tout le potentiel nécessaire pour une exploitation cinématographique. J’ai particulièrement apprécié le personnage de Dooley pour lequel Matt Forbeck a brillamment su passer du technologique à l’humain, sans pour autant nuire au rythme du récit. Une réussite.
Chris