« Tu vois les visages en sueur, les mains au
bord du ring, des lèvres qui remuent, tandis qu’un homme que
tu devines confusément s’apprête à sonner la
cloche. Tu n’étais jamais tombé si bas. »
Gaby Miranda briguait un podium olympique, il se produit à présent
sur des rings misérables face à des puncheurs sans finesse.
L’écrivain Paco Mayoral cherche en vain l’éditeur
qui lui donnera sa chance.
En banlieue madrilène, un combat clandestin opposant des enfants
s’achève en tragédie.
Une investigation entraînera l’écrivain des hauteurs
chic de Barcelone aux franges interlopes du Barrio Chino.
Grandeur et misère du « noble art » ; un roman noir
de Francisco González Ledesma.
Photographies de couverture : Fond : Archives historiques de Barcelone - Boxeurs : © J.-M. Navia/Agence Vu
En choisissant la boxe, Gaby Miranda, médaillé de bronze aux Jeux olympiques de Barcelone, croyait sortir de la misère. En choisissant de devenir écrivain, Paco Mayoral poursuit le même but. L'un défend son nom et sa renommée déclinante dans des combats de troisième zone, l'autre essuie les refus des éditeurs et consent à signer des articles racoleurs sur la violence dans le sport. C'est la mort du petit Chico Valverde au cours d'un combat clandestin de boxe opposant des enfants qui scellera leur rencontre. Au cours de son enquête journalistique, Paco découvre que Gaby entraînait cet enfant abandonné d'une riche famille barcelonaise dont les secrets sont aussi épais que les hauts murs de leur demeure bourgeoise. À travers ces destins croisés, González Ledesma - à qui l'on doit déjà Soldados, Los Simbolos et La Dame de Cachemire - brosse le portrait du désespoir et de la douleur. Le lecteur est sur le ring. Il encaisse les coups de poing du boxeur et les doutes de l'écrivain dans une Barcelone inconnue des guides touristiques. Un livre qui frappe. Direct au coeur.
Claude Mesplède
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