L'atalante éditions
Accueil | Catalogue | Insomniaques et ferroviaires | Ceci n'est pas un jeu
Commande librairie Logo caddie
  • Insomniaques et ferroviaires

Walter Jon Williams

Ceci n'est pas un jeu

Ceci n'est pas un jeu

Date de parution : février 2010


Traduit par : Jean-Daniel Brèque
Illustrateur : Frédéric Perrin


ISBN13 : 9782841724932

Nombre de pages : 416
Prix : 22,00 €
État : disponible

Imaginez un jeu sans restrictions.
Devant votre ordinateur,
dans la rue, dans un magasin,
à tout instant on peut vous appeler.
Et vous feriez mieux d’être prêt.
 
Ils sont quatre amis passionnés de jeux de rôle qui se sont connus à la fac en Californie. Dagmar est concep­trice de jeux multimédia; Charlie, son patron, a fait fortune avec un logiciel de gestion des opérations boursières; Austin a prospéré dans le capital-risque; BJ, lui, végète au service clientèle d’une entreprise d’informatique.
Des rues de Jakarta en proie à un cataclysme financier jusqu’à une Los Angeles déjantée, où un mystérieux assassin frappe dans l’entourage de Dagmar, tandis que l’une après l’autre les monnaies de la planète s’effondrent, vous entrez ici dans un thriller haletant et peut-être bien… prophétique.
Si le dernier espoir venait de la communauté des joueurs en ligne?
  • Revue de presse
+
Williams - Ceci n'est pas un jeu - from cover to cover.com
Posté le 24 novembre 2009 -

Je parlais l'autre jour à une de mes collègues de ma réticence à lire les épreuves des livres à paraître. J'ai beau ne pas être réfractaire à toute évolution du support livre (j'attends même avec impatience que les e-books soient à portée de bourse), j'ai quand même du mal à complètement me plonger dans la lecture d'une liasse de feuilles reliées artisanalement. Ma collègue, elle, évoquait le simple plaisir de se sentir privilégiée de découvrir un texte en avant-première. Oui mais non. Ce privilège n'en est pas vraiment un si on ne peut pas apprécier un texte dans des conditions optimales. J'étais donc un peu réticente quand on m'a mis entre les mains les épreuves de Ceci n'est pas un jeu, la traduction française du livre de Walter Jon Williams, This Is Not A Game. Si on me l'a mis dans les mains, c'est qu'on voulait mon avis éclairé de geek, l'intrigue se déroulant dans le milieu du jeu. Eh bien mon côté geek s'est régalé. Je n'y connais pas encore grand chose en matière d'ARG, de jeux en réalité alternée, mais ça m'a complètement fascinée. Les retranscriptions de dialogues au sein de la communité de joueurs sont à la fois captivants et drôles et les allusions aux fanfictions, à Harry Potter, etc. m'ont directement parlé. Et puis il y a tout le reste. Le premier acte, brillant, m'a complètement bluffée, et c'est avec grand plaisir que j'ai suivi les quatre amis geeks Dagmar, Charlie, Austin et BJ, jusqu'au bout de ce thriller informatico-financier étonnant. Voilà un livre que je me plairai sûrement à relire à sa sortie.

S.

+
Williams - Ceci n'est pas un jeu - Le Journal du Dimanche
Posté le 01 mars 2010 -

Réalité alternée

Ceci n’est pas un jeu se situe dans un avenir qui n’est guère éloigné de notre présent. L’héroïne, Dagmar, a en effet pour métier de concevoir des "jeux en réalité alternée". Aujourd’hui très en vogue aux Etats-Unis, ces jeux multimédias se déroulent surtout en ligne, sur Internet, mais comportent une partie de jeu de piste, les joueurs allant chercher des indices dans la vie réelle. Et puis les crises financières sont toujours là: en proie aux émeutes et à la violence à la suite de l’effondrement de sa roupie sur les marchés, l’Indonésie s’isole du monde ; Dagmar, en voyage pour Bali, est bloquée à son escale de Jakarta. Malgré son passeport américain, pour sortir du pays, elle doit recourir à la fois aux services d’une officine de sécurité payée par un ami financier et à l’aide des réseaux mobilisés par ses correspondants internautes. De retour en Californie, elle constate que d’autres monnaies font l’objet de spéculations massives et destructrices. Elle découvre aussi que les trois camarades d’université avec lesquels elle a fait un temps équipe – son ami financier, son patron et un programmeur qui a été un temps son compagnon – ne sont peut-être pas étrangers à ces opérations. L’un d’eux est abattu sous ses yeux par un tueur de la mafia russe. Elle se lance dans une enquête sur ce meurtre, qui la met sur la piste des spéculateurs. Elle intègre une partie de ses recherches dans le jeu en réalité alternée qu’elle est en train de mettre en scène, et bénéficie ainsi de l’aide plus ou moins volontaire des participants. Ceux-ci vont identifier le meurtrier dans l’heure qui suit son forfait et le titulaire final d’un compte dans un paradis fiscal. L’intrigue ne manque pas de rebondissements. Les personnages – le quatuor central comme les internautes – sont dessinés à grands traits et bien typés. Le suspense est maintenu jusqu’au bout. Walter Jon Williams est un auteur assez éclectique. Il a abordé avec succès la plupart des genres des littératures de l’imaginaire. Il met ici en lumière les potentialités extraordinaires des nouvelles technologies de l’information, pour le meilleur et pour le pire. On mesure bien les risques que les programmes informatiques de "trading" automatique peuvent faire peser sur les marchés, compte tenu de la capacité quasi illimitée d’accumulation de données, de calcul, et de simulation des ordinateurs. Ne serait-il pas possible que soient un jour conçus des programmes pour déstabiliser, par l’intermédiaire des marchés, des entreprises, des économies nationales, voire des gouvernements, si des moyens financiers suffisants étaient mobilisés ? Mais, d’un autre côté, les réseaux qui se constituent sur Internet peuvent rassembler des centaines de milliers, voire des millions d’internautes répartis dans le monde entier. A l’heure de la globalisation, n’ouvrent-ils pas la possibilité d’informer hommes et femmes de tous les pays des problèmes de notre planète et de mobiliser les bonnes volontés pour les traiter?

Michel Pébereau, Samedi 27 Février 2010, www.lejdd.fr

+
Williams - Ceci n'est pas un jeu - Critic Blog
Posté le 02 mars 2010 -

Ce roman efficace, effréné, prenant et très bien tourné a su toucher mon petit côté rôliste et rappeler à mon souvenir nombre de copains gamers et heures passées sur la toile... Les allusions à des séries, jeux et autres petits détails de la culture pop/geek parsèment ces pages, et je dois l'avouer, pour mon plus grand plaisir. Un roman citant dès l'ouverture Minus et Cortex (mais si, voyons, les rats de labo des Animaniacs de la Warner...) ne peut pas me décevoir, ai-je pensé en commençant ma lecture. Je ne m'étais pas trompée. Car Walter John Williams sait dépeindre des personnages attachants et tout à fait vrais, les coller dans une ambiance de crise (économique siouplé) et nous ficeler ça dans un scénario très efficace, prenant et bien foutu (...). Je garderai de ce roman un excellent souvenir, celui que l'on a après avoir clos un très bon page-turner : efficacité de la plume et du scénario, plaisir complet du lecteur.

 

Meor, 25 février 2010, librairie.critic.over-blog.fr

+
Williams - Ceci n'est pas un jeu - Temps de livre
Posté le 03 mars 2010 -

En escale à Jakarta, Dagmar, conceptrice de jeux multimédia, découvre la ville en proie au chaos. Une crise financière vient de naître. Obligée de rester à son hotel, elle va demander à la communauté des joueurs en ligne, de lui venir en aide. De retour à Los Angeles, un ami est tué. Elle inclue l'enquête dans le nouveau jeu en cours. Un jeu en réalité alternée. Les millions de joueurs aident, sans le savoir, à résoudre l'enquête. Pendant ce temps là, les monnaies s'écroulent les une après les autres.

Ceci est un roman

Un livre que vous aurez du mal à lâcher. Walter Jon Williams nous accroche, par une trame bien montée. Toile de fond, une crise économique galopante. Au premier plan, Dagmar (Le personnage principal), assiste à l'assassinat d'un ami. Petit à petit, elle va avoir l'impression grandissante que des proches sont visés. Mêlant le roman policier classique (enquête, police) et jeux en ligne (Discussion sur des forums, contexte du roman), Walter Jon Williams nous livre un roman bien ficelé; qu'on n'a pas envie de quitter.

Ceci est un roman geek

Dans ce livre, il est question d'ARG (Alternate Reality Game ou jeu en réalité alternée), de MMORPG (Massively Multiplayer Online Role-Playing Game ou jeu de rôle en ligne massivement multijoueur), de culture pop... N'allez pas croire que c'est un roman pro-geek, mais la plupart des personnages principaux en sont issus. Elle est loin l'image du joueur associal, enfermé dans sa cave, avec son paquet de chips (On y fait allusion). Ici, la communauté de joueurs est essentielle au déroulement du récit. Walter Jon Williams décrit très bien les forums de jeux. Des gens qui ne se connaissent pas, vont jouer ensemble pour trouver la solution. Les passages, écrits comme s'ils étaient en ligne, sont lisibles et participent à l'action. Vous aurez donc, des émoticones, des mots soulignés pour les liens. Mais si vous n'êtes pas habitué de cet univers, vous ne serez pas perdu. C'est ça qui est très fort. L'illustration de couverture est particulièrement soignée.

Hervé, le 02 mars 2010, temps-de-livres.over-blog.com

+
Williams - Ceci n'est pas un jeu - Livres Fantastiques.com
Posté le 08 mars 2010 -

Je ne savais pas à quoi m’attendre en prenant ce livre, surtout après la lecture du résumé. En effet, je ne lis pratiquement jamais de polars, et pourtant, les deux ou trois livres que j’ai lus faisant partie de ce genre n’étaient pas mauvais du tout. Etant inscrit au service de presse d’une autre des collections de l’Atalante, je ne m’attendais pas du tout à recevoir un livre de ce genre. Finalement, je ne suis pas complètement déçu, ce livre comporte assez de SF. Walter Jon Williams nous embarque donc dans une Amérique de notre époque, et plus particulièrement dans une grande entreprise, un peu comme Google, sur plusieurs fronts à la fois, et dont le propriétaire est millionnaire. Dagmar est une femme d’une trentaine d’années travaillant pour ce millionnaire, qu’elle connaît depuis la fac et avec qui elle entretient donc des rapports amicaux. Elle s’occupe de la section des ARG de la boîte, une sorte de jeu fait d’énigmes que les joueurs doivent résoudre en étant parfois amenés à voyager d’un endroit à l’autre dans le monde. Ce genre de jeu s’est très développé en un temps limite puisque même si on ne nous donne jamais d’année précise, on se doute que ce n’est vraiment pas loin de nous. (...) Autrement, l’auteur, avec un style plutôt simple, nous amène droit au but. Mais l’auteur sait gérer le suspense et l’intrigue défile tellement rapidement qu’on ne peut que se focaliser dessus et que l’on oublie pratiquement ce détail. Oui, l’action est rapide. Les évènements s’enchaînent à un rythme effrayant mais l’on suit très facilement, c’est assez fluide, le débit est seulement important. On se retrouve embarqué dans deux directions complètement différentes et le point commun qui les fera se rejoindre n’apparait qu’au dernier moment, c’est plutôt bien mené et même si j’avoue que je ne lis pas souvent de polars et que quelqu’un de plus « expérimenté » que moi aurait peut-être directement compris, je n’ai rien vu venir. On nous dirige plutôt vers une direction qui fait passer l’autre au second plan, ce qui fait passer certains évènements réellement capitals comme des évènements ne servant qu’à ajouter un peu de contenu. (...) Le livre est pourtant assez original, je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de polars abordés de cette façon là. Donc pour moi, j’ai passé un bon moment, lisez le si vous voulez changer vos habitudes et voir un peu de neuf (...).

Bartimeus, www.livresfantastiques.fr.

+
Williams - Ceci n'est pas un jeu - plume-libre.com
Posté le 11 mars 2010 -

L'Indonésie va mal, sa monnaie est dévaluée et subit des attaques boursières importantes. Le pays est au bord de la guerre civile. De nombreux affrontements ont lieu entre les militaires et l'opposition. C'est dans ce contexte tendu que se retrouve plongé Dagmar, jeune spécialiste en ARG (jeux en réalité alterné). Elle se retrouve coincée dans son hôtel avec la lourde tâche de préparer un ARG en attendant son évacuation. Son ami Charlie, milliardaire, ainsi qu'Austin et l'inoffensif looser BJ, trois autres joueurs incurables l'aideront à leur manière dans cette tâche. Mais quand le meurtre se mêle au jeu, on se demande où est la réalité et où est la fiction ? Ce roman porte sur les jeux en réalité alternée. Ils consistent en des jeux multimédia, qui, de manière délibérée, entretiennent le flou entre les expériences perçues lors du jeu et hors du jeu. Concrètement tous les supports de communication peuvent être utilisés (internet, portable, télé...) et une communauté de joueurs fait avancer l'intrigue. Vous ne comprenez rien, ce n'est pas grave, lancez-vous plutôt dans ce Ceci n'est pas un jeu. Il s'agit pour moi de l'un des premiers livres qui retranscrit aussi bien l'univers multimédia qui nous entoure avec ses multi-références, et son langage propre. Toute cette partie est extrêmement juste et jouissive, on se plonge avec plaisir dans cette mystification entre la réalité et la fiction. A travers ce biais, Williams se livre donc en tant qu'écrivain car, que sont les écrivains sinon des puppetmaster (maitres des poupées). On peut donc lire ce roman à plusieurs degrés, comme simple roman divertissant et rythmé, comme une description réaliste du monde tel que nous le connaissons actuellement et bien sûr comme les affres de la création que peut rencontrer un auteur à travers ses peines et ses joies. Dagmar joue donc ici parfaitement son rôle d'alter-ego de papier à Williams. Ceci n'est pas un jeu est à rapprocher de Code source de William Gibson qui aborde le thème de la réalité augmentée à l'époque où l'on en parlait peu. Sauf que l'écriture de Williams est beaucoup plus accessible et ludique. Nous avons donc au final une œuvre dense à plusieurs niveaux de lecture qui s'avère, en ce qui me concerne, une vraie belle révélation d'un auteur que je ne connaissais pas. Laissez vous tenter par une petite partie !

A noter que l'Atalante qui publie ce livre a changé ses formats de livre ainsi que ses couvertures et qu'ils sont tout simplement superbes.

Lynchmaniac, plume-libre.com.

+
Williams - Ceci n'est pas un jeu - Noosfere
Posté le 15 mars 2010 -

Alors qu'elle se trouve physiquement en danger dans une Indonésie en proie au chaos — du fait d'un brutal effondrement économique — , Dagmar prend pleinement conscience de l'impact possible de ses ARG (Alternate Reality Games) sur la réalité.

Car lorsqu'on peut mobiliser une communauté entière de joueurs acharnés, dont le nombre peut s'élever à plusieurs millions, ne dispose-t-on pas de plus de ressources qu'une simple agence de mercenaires, que la police ou même l'armée d'un état ? Ne peut-on dès lors impliquer ces joueurs dans un périlleux sauvetage ? Les lâcher aux trousses d'un meurtrier ? Leur faire commettre, à leur insu, un acte terroriste ? Les utiliser pour fausser les cours de la bourse ou pour déclencher la plus vaste opération de hacking jamais conçue ?

Où se situe la frontière entre le jeu et la réalité ? A partir de quand la manipulation du « marionnettiste » devient-elle criminelle ? Comment l'humanité peut-elle se préparer à affronter les conséquences d'un jeu mené à une telle échelle ?

Le talent de Walter Jon Williams pour dynamiser ses intrigues grâce à une ambiance polar ou western n'est plus à souligner. On ne sera donc pas surpris de constater que l'auteur se montre une nouvelle fois redoutablement efficace dans ce thriller réaliste où les joueurs en réseaux sont employés comme des pions consentants et enthousiastes bien qu'inconscients des enjeux réels.

L'Atalante publie cet ouvrage dans la collection « Insomniaques et ferroviaires » car, en effet, il ne s'agit pas de SF, même si cette réflexion paranoïaque sur la virtualité et la manipulation nous rapproche grandement du genre. Aucun détail de l'intrigue n'est futuriste, tout pourrait arriver aujourd'hui, peut-être même est-ce déjà en train de se produire... Il n'y a qu'à voir la crise financière actuelle : nos traders affrontent-ils l'économie autrement que comme un jeu excitant et lucratif, en oubliant l'impact potentiel de leurs paris ?

Si l'univers décrit est sans doute plus simple et moins foisonnant que beaucoup des précédents romans de l'auteur – dont Avaleur de mondes chez le même éditeur — , le propos en demeure aussi ingénieux et pertinent. Jeu de faux-semblants ponctués par des titres à la Magritte, thriller contemporain aussi palpitant qu'intelligent, Ceci n'est pas un jeu captive dans un premier temps puis impressionne durablement par ses implications. Voilà qui nous fait regarder d'un autre œil nos MMORPG.

Pascal PATOZ

+
Williams - Ceci n'est pas un jeu - Noosfere
Posté le 15 mars 2010 -

Dagmar Shaw est conceptrice de jeux en réalité alternée (ARG, Alternate Reality Games). Il s'agit de jeux en grandeur nature : Dagmar bâtit des scénarios, et les joueurs se voient proposés des indices réels de toutes sortes afin de démêler l'intrigue qu'elle concoctée et d'arriver au bout ; des acteurs interprètent quant à eux les rôles des personnages du jeu. Pour cela, Dagmar s'inspire de beaucoup de sources différentes, et notamment de son vécu. Aussi, lorsqu'elle se retrouve bloquée à Jakarta du fait de la brusque dévaluation de la monnaie locale et de la faillite des compagnies de transport, en pleine guerre civile et clanique, même si elle craint pour sa vie, elle n'en reste pas moins attentive à ce qu'elle observe, emmagasinant du matériel pour de futures créations ludiques. Et elle se dit qu'intégrer sa situation actuelle au jeu en cours lui permettrait peut-être de se tirer d'un mauvais pas...

Ceci n'est pas jeu, nous dit le titre. TINAG (This Is Not A Game), en anglais. Et il est vrai qu'on a bien compris le but de l'auteur : toutes virtuelles qu'elles soient, les créations de Dagmar et de ses amis ont des répercussions dans la vie réelle. Ceci est rendu possible par le réseau constitué par les joueurs, communauté solidaire et ingénieuse, et surtout aux ressources presque infinies. Qu'une personne vienne à manquer, et elle sera remplacée par un homme ou une femme à l'autre bout de la planète. À l'aide du système d'information actuel, rien ou presque n'est impossible. Cette supériorité des moyens virtuels sur le monde réel trouvera son accomplissement dans le premier acte de ce roman, où Dagmar réussira son pari et sera sauvée par l'intervention de « ses » joueurs et non du fait de la compagnie de sécurité privée mandatée par son patron.

Mais jusqu'où a-t-on le droit d'inclure des faits survenus dans le monde réel dans des scénarios de jeux ARG ? C'est le cruel dilemme auquel va être confrontée Dagmar quand l'un de ses collègues est assassiné à son retour aux États-Unis. La police fait ce qu'elle peut, mais elle n'a pas la puissance de recherche de la communauté virtuelle des joueurs ; et si on transformait ceux-ci en autant de détectives ? Une fois la décision prise, sans réelle surprise compte tenu de ce qui précède, le roman, convaincant jusqu'alors (et notamment l'acte indonésien), reprend la trame nettement plus classique d'un techno-thriller. Les passionnantes interrogations sur les relations entre virtuel et réel, les droits et les devoirs d'une création ARG, mais aussi l'exploration de ses limites, cèdent progressivement le pas à une chasse au coupable assez convenue car maintes fois exploitée dans les blockbusters américains. Walter Jon Williams est toutefois un écrivain chevronné, il sait ainsi maintenir le suspense jusqu'à la dernière page, mais on regrette quand même ce relatif abandon de la réflexion qui faisait toute l'originalité du roman.

Ceci n'est pas un jeu ne répond donc pas à toutes les attentes suggérées par le propos de Williams et exploitées de manière très satisfaisante dans son premier acte, mais il reste néanmoins un livre très prenant et au propos intelligent.

Bruno PARA

+
Williams - Ceci n'est pas un jeu - Ifisdead
Posté le 22 mars 2010 -

 Ceci n’est pas un jeu est un roman de Walter Jon Williams, paru en 2009 sous le titre This is not a game. Il vient de sortir en français, aux éditions l’Atalante, traduit par Jean-Daniel Brèque. Le livre se présente sous une jolie couverture brillante avec une magnifique illustration de Frédéric Perrin. Il s’agit d’un Thriller un brin futuriste et pourrait être qualifié de Thriller Informatique.

Synopsis ? Ceci n'est pas un jeu de Walter Jon Williams Dagmar travaille dans le domaine des ARG, pour jeux à réalité alternée (Alternative Reality Game), des jeux multimédia qui entretiennent une barrière très floue entre la réalité et le jeu. Si vous ne connaissez pas, je vous renvoie à la page Wikipédia sur les ARG. Dagmar est donc chargée de créer des scénarios pour ces jeux. Mais quand la frontière entre le jeu et la réalité devient inexistante, quand Dagmar se trouve mêlée à des meurtres et quand le monde semble en danger, que faire ? Voila pour le synopsis. Le roman est un thriller, cela a tendance à être péjoratif dans ma bouche, mais pas ici. Nous avons en effet affaire à des chapitres très courts comme le veut le genre, mais un seul point de vue, pas de gore gratuit, ni de sexe gratuit. Bref, un Thriller qui reprend les codes à sa manière sans être un énième copier-coller du schéma à la mode. Les personnages sont plutôt hauts en couleurs (...) certains des personnages secondaires, notamment des joueurs sont vraiment sympas. L’idée est bonne, le scénario est plutôt haletant. L’univers des ARG est un univers évidemment passionnant et permet de nombreux retournements de situations et des dénouements originaux. Cela offre beaucoup de possibilités et l’auteur en profite bien. Je n’avais jamais lu de Thriller dans cet univers, je ne sais donc pas si je peux parler d’originalité, mais en tout cas, j’ai aimé l’univers et le concept. (...) Le rythme est soutenu, et on ne s’ennuie pas un seul instant. (...) (...) c’est sans le moindre doute une lecture très agréable que nous fourni Williams, un Thriller de bonne facture, dans un contexte passionnant et réaliste qui devrait vous plaire, surtout si vous aimez le monde du jeu.

+
Williams - Ceci n'est pas un jeu - Chroniques de l'Imaginaire
Posté le 22 mars 2010 -
Dagmar Shaw est créatrice de jeux en réalité alternée, ces chasses au trésor en ligne auxquelles participent des millions de personnes et qui mêlent habilement les mondes réel et virtuel. Bloquée lors d'une escale en Indonésie, elle sombre dans la terreur : le pays est en proie à une guerre civile destructrice, terrassé par une crise financière sans précédent mais cependant prophétique de la chute prochaine de plusieurs autres monnaies. Désespérée, Dagmar songe alors à solliciter la communauté de joueurs en ligne qui l'aideront à s'échapper. De retour saine et sauve chez elle à Los Angeles, Dagmar assiste impuissante à l'assassinat d'un de ses amis proches. Quoi d'étonnant, suite à sa précédente expérience, à ce qu'elle décide d'inclure des éléments du meurtre dans le jeu en cours ? Les millions de joueurs, incapables de faire la différence entre jeu et réalité, traqueront le tueur en pensant faire avancer le jeu. Mais Dagmar n'est pas la seule à vouloir tirer les ficelles pour utiliser le potentiel colossal des joueurs – talents, relations, etc. - à des fins personnelles... Ceci est-il encore un jeu ?
Ce techno-thriller campé dans un futur proche qui plonge dans l'univers des geeks et des jeux en ligne est un régal. Cela démarre lentement, l'épisode indonésien permettant d'introduire la suite en douceur mais n'étant guère accrocheur. Mais ensuite, le rythme s'accélère et le reste du roman se déroule tambour battant et emporte le lecteur. L'intrigue mêle habilement jeux en ligne, crises financières, enquêtes policières... L'histoire est semée d'indices, mais finalement il faut attendre les deux tiers du roman avant de se voir révéler - sans vraiment les avoir vus venir - les événements passés qui ont fini par dégénérer en la situation présente. Ceux qui connaissent apprécieront les références diverses (les souris Minus et Cortex, Harry Potter, Dune, les fanfictions...), les autres n'en seront cependant aucunement dérangés. On aime également les messages postés sur les forums de jeux ou échangés par mail entre divers personnages, présentés comme si on les lisait sur son écran d'ordinateur, qui aèrent le récit tout en faisant avancer l'histoire.
Walter Jon Williams nous livre donc ici un roman tout à la fois efficace et fort agréable à lire. Mais au delà de ce plaisir de lecture, il alimente également la réflexion sur les dangers des jeux en réalité alternée : confusion entre réalité et fiction, manipulation des joueurs dans le monde réel sans que ceux-ci en aient conscience, etc. On ne peut réprimer un petit frisson à l'idée que le scénario du roman n'est pas si improbable !
Soleil-, 22 mars 2010, climaginaire.joueb.com
+
Williams - Ceci n'est pas un jeu - journalsemilitteraire.over-blog.com
Posté le 29 mars 2010 -

Mais en voilà un bon, de thriller! Pourtant, j'étais persuadée d'ouvrir un roman de SF. Le nom de l'auteur, l'Atalante, je me souvenais vaguement qu'il était question d'informatique, bref, peu de choses me suffisent.

Le début de ce roman prend place à Jakarta, auprès de Dagmar, créatrice de jeux vidéos en ligne, plus précisément d'ARG (Alternate Reality Games). Pour ne rien vous cacher, je me suis demandé dès les premières pages par quels hasards je n'avais jamais entendu parler de ce type de jeu, et quand un bouquin m'ouvre de nouveaux horizons, c'est déjà bien parti pour lui. Dagmar se retrouve coincée dans sa chambre d'hôtel alors que la ville est à feux et à sang. Tous les avions sont annulés, aucun moyen apparent de rejoindre LA... Son millionnaire de patron, Charlie, engage une équipe d'agents de sécurité para-militaire israélienne pour voler à son secours. Or, les contretemps se multiplient... et Dagmar fait appel à la communauté des joueurs, qui s'avère bien plus efficace pour lui permettre de quitter le pays. Malgré le traumatisme de l'expérience, la voilà bientôt prête à scénariser un nouveau jeu, inspirée de son expérience récente.

Je m'arrêterai pour le résumé, car ce qui m'a passionnée dans ce roman n'est pas l'intrigue en elle-même. Finement menée, une fin pas si prévisible que ça, elle a toutefois des qualités. Non, ce qui est réellement fascinant et novateur dans ce roman... c'est l'intervention du Gestalt, entité collective des joueurs, des participants de forums, bref, des geeks, et de "bons geeks". Walter Jon Williams fait du web un outil bien plus intéressant que l'envoi de mail ou la prise de contrôle sur autrui: il crée une nouvelle forme de personnage, une entité polymorphe aux nombreuses têtes, aussi prévisible que contrôlable. Le lecteur est invité à réfléchir aux mélanges de virtuel et de réel, qu'il soit joueur ou non, et la réflexion finale de LadyDayFan, créatrice de forum, a doit quoi laisser songeur. Subjectivement maintenant... ce roman m'a bien eue. Oui, parfaitement. Il avait tout pour me plaire et il m'a plu... Des problématiques économiques, mais pas trop et accessibles à la profane que je suis, des personnages joueurs et... l'univers du net. Tout le monde comprendra que croiser un personnage qui choisit le pseudo de CaporalCarotte ne peut me laisser indifférente!

Angua, Vendredi 26 mars 2010, journalsemilitteraire.over-blog.com

+
Williams - Ceci n'est pas un jeu - Actusf
Posté le 07 mai 2010 -
Auteur des séries Câblé et Majistral, et du cycle de science-fiction La chute de l’empire Shaa, Walter Jon Williams a reçu plusieurs prix Nebula pour ses nouvelles et a été nominé plusieurs fois pour le prix Hugo. Figure de proue du cyberpunk, il signe avec Ceci n’est pas un jeu un roman avant-gardiste sur le thème du jeu de rôle dystopique. Alors que les économies de plusieurs pays s’effondrent, Dagmar se demande si la société pour laquelle elle travaille ne pourrait pas y être pour quelque chose. Elle est conceptrice d’ARG, des jeux en réalité alternée, dans lesquels les joueurs n’évoluent non pas sur Internet mais dans la réalité pour résoudre des énigmes. Lorsqu’un assassin s’en prend à son entourage, elle mobilise ses joueurs dans un faux-vrai jeu pour retrouver le meurtrier. Mais quand le frontière entre réalité et fiction est ténue, le jeu peut devenir très dangereux... Ceci n’est pas de la science-fiction Walter Jon Williams s’engage avec Ceci n’est pas un jeu dans une science-fiction subtile. L’histoire se déroule dans un futur très proche (aucune date ne peut nous fournir d’indice), les technologies dont il est question existent bel et bien, même si les ARG n’ont pas encore vraiment frappé l’Europe (Walter Jon Williams est le scénariste d’un ARG aux Etats-Unis). L’envergure donnée au concept, en revanche, est résolument cyberpunk. Williams nous immerge brutalement au coeur d’un panorama apocalyptique, dans une Indonésie en proie à un cataclysme financier monstre dont on peut sans problème deviner la cause (même si ce n’est pas clairement établi au début du roman, le spectre de la cyberattaque plane comme une ombre sur les premiers chapitres). Le style de Williams a la fluidité d’un Câblé et l’impact visuel de la Mélancolie des Immortels. L’immersion est totale, mais le récit reste malgré tout très accessible. Et prépare le terrain pour la seconde partie du roman. Ceci n’est pas un jeu de rôle Lorsque l’héroïne revient à Los Angeles, le roman bascule dans un ARG à part entière. Le lecteur et les rôlistes sont conviés à une cybertraque sur fond de traficotages boursiers et de manigances d’une grosse société américaine, avec en filigrane un rêve américain vacillant, prêt à s’effondrer avec le dollar... On appréciera chez Walter Jon Williams ce sens aigu du suspense et du clockticking (qui consiste à donner au lecteur l’impression que le temps est compté pour les personnages). Les péripéties s’enchaînent, dans la réalité comme dans le cyberespace, l’univers est rendu encore plus crédible par l’intervention de joueurs au hasard des chapitres. Cette seconde partie de l’histoire réserve des surprises de taille, on y retrouve une héroïne accablée et des coups de théâtre à la Michael Crichton, ainsi qu’une résolution magistrale à cet excellent opus. En attendant une éventuelle suite, régalez-vous du talent de Walter Jon Williams, conteur d’histoires hors pair et maître incontesté du genre ! Julien Morgan Actusf
+
Williams - Ceci n'est pas un jeu - Science-fiction magazine
Posté le 12 mai 2010 -

Dosage savant de suspense et d'interrogations sur nos propres enfermements, ce roman pourrait très bien se lire comme un prélude à Cablé. Ecriture ample et précise, comme à son habitude, thématique totalement renouvelée, cette histoire pourrait très bien devenir la nôtre si on ne se gardait pas un peu des conséquences que peuvent avoir de nos jours les pouvoirs grandissants de l'internet et ce que pourrait en faire un pouvoir malveillant s'il en possédait toutes les clefs.

La vie comme un jeu, le jeu comme la vie, telle une redoutable partie de poker ce livre nous raconte l'histoire insouciante d'une bande d'amis façon Stephen King qui sans cette dose de responsabilité nécessaire pourrait bien faire basculer le monde. Une très grande réflexion sur le pouvoir et ses limites mais également et surtout sur le jeu et ses insoupçonnées conséquences quand il dépasse le simple cadre ludique pour distiller ce justement contre quoi il existe: le pouvoir.

Un roman brillant, comme souvent chez Williams.

Emmanuel Collot

+
Williams - Ceci n'est pas un jeu - Phosphore
Posté le 07 juillet 2010 -

De la roupie indonésienne au peso chilien, les monnaies de la planète s’effondrent une à une. Même le dieu dollar est menacé. Les traders chinois sont montrés du doigt, à moins que ce ne soit un coup de la mafia russe ? Deux créateurs de jeux vidéo sont alors assassinés… Ces événements sont-ils liés ? Des millions de joueurs d’ARG (Alternance Reality Games) semblent le penser. Ils se mettent à enquêter, mêlant jeu et réalité.

Époustouflant et inquiétant.

D.GU.

+
Williams – Ceci n’est pas un jeu – Biblioteca
Posté le 16 juillet 2010 -
Alors qu’elle fait escale à Djakarta après la conclusion d’un jeu de réalité alternée, Dagmar se retrouve coincée : la roupie indonésienne s’est effondrée, les aéroports sont fermés et la capitale est en proie à de violentes émeutes. Comment sortir de ce piège ? Elle a l’idée de faire appel à la communauté de joueurs en ligne, ce qui a des conséquences surprenantes : Dagmar découvre en effet que les frontières entre jeu et la réalité ont tendance à devenir floues…
+
Williams - Ceci n'est pas un jeu - Librairie Glénat
Posté le 27 juillet 2010 -

Ils sont quatre amis : Dagmar, Charlie, BJ et Austin. A la fac, c'est le jeu de rôle (JDR) qui les a réunis. Aujourd'hui c'est toujours leur point commun mais c'est également ce qui les sépare...

Dagmar est une conceptrice de jeu ARG (Alternative Reality Game), Charlie a fait fortune dans diverses entreprises informatique, Austin est le brillant président d'une société "capital-rique" qui monte start-up sur start-up avec succès, quant à BJ, c'est un peu le raté de la bande, promis à un brillant avenir, il semble s'être auto-sabordé et il gagne maintenant sa vie dans un stupide job de hot-line et en vendant ses compétences en MMORPG (les jeux en ligne type World Of Warcraft).

L'intrigue prend corps autour de Dagmar. Celle-ci est à Jakarta pour le spectaculaire final d'un de ses jeux lorsque l'économie de ce pays s'effondre brutalement et que la ville se trouve aux prises à de violentes émeutes. Dagmar est coincée là-bas alors que la ville s'embrase, elle décide donc de faire appel à l'immense communauté de joueurs pour essayer de se tirer de ce pétrin... Autour de cette ligne directrice, on peut suivre la progression des joueurs aux travers de leur discussion sur les forums.

Un thriller technologique haletant Sous des allures de SF (la couverture m'a franchement trompé) se cache en fait un thriller technologique haletant. Les 400 pages de ce roman se lisent quasiment d'une traite et tournent principalement autour de l'idée d'interaction entre l'IRL (la vraie vie) et l'IG (In Game), jusqu'où peut aller un jeu ? A quelle moment la réalité et la fiction ne font plus qu'un ? Les frontières sont floues et les manipulations faciles. En tout cas voici un bon thriller à lire tranquillou sur la plage, et si vous êtes un peu geek sur les bords, les références vous feront sûrement plaisir. Mention spécial aux titres et sous-titres "à la Magritte" qui dénonçait à l'époque la "trahison des images" et mettait en exergue le fait que quelque soit la fidélité de l'image, une image demeurait une représentation d'un objet et non l'objet lui-même (le "Ceci n'est pas une pipe"). Ici, le jeu est-il une représentation de la réalité ou est-il devenu une réalité supérieure ?

Walter Jon Williams est l'auteur de ce brillant thriller, celui-ci sévit depuis la seconde moitié des années 80 dans une SF largement gavée de cyberpunk. Seul une douzaine de ses romans sont traduits en français, et si vous souhaitez le découvrir, Ceci n'est pas un jeu est un bon choix ! Sinon découvrez sans attendre Plasma.

Ceci n'est pas une chronique de Benjamin

librairieglenat

+
Williams - Ceci n'est pas un jeu - Imaginelf
Posté le 11 octobre 2010 -

Les personnages sont intéressants ; bien que “geek”, ils ne sont pas trop clichés, très différents les uns des autres, avec chacun une personnalités assez forte. On prend assez bien à coeur Dagmar et la suivons avec grand plaisir. L’auteur retranscrit à merveille les émotions, fait trembler avec les angoisses de l’héroïne. Un autre point rendant Dagmar intéressante, c’est qu’elle est un peu madame tout le monde, pas particulièrement douée pour résoudre une enquête, et va donc s’attaquer à ce problème avec le seul outil qu’elle maitrise totalement, à savoir sa communauté de joueurs.

Une méthode d’investigation originale. Utiliser les jeux de réalité alternative comme fond de trame est une idée très originale et permet, entre autre, d’intégrer intelligemment Internet comme source de travail collaboratif. […] 

Walter Jon Williams nous fait au final passer un moment de lecture très agréable !

Lire l'article en entier. 

+
Williams - Ceci n'est pas un jeu - Présences d'esprits
Posté le 20 avril 2011 -

Alors qu’elle revient des Indes, Dagmar se retrouve coincée à Jakarta, au beau milieu d’une insurrection qui secoue la capitale indonésienne à la suite de l’effondrement soudain du cours de la monnaie. Dagmar est conceptrice de jeux massivement multijoueurs en réalité alternée. Paniquée, elle demande à son patron et ami depuis la fac, Charlie, de la sortir de là. Ce dernier, qui a fait fortune grâce à un logiciel de gestion des opérations boursières, engage une agence de mercenaires pour l’exfiltrer, car le gouvernement américain semble incapable de rapatrier ses ressortissants. Mais comme l’aide tarde à venir et que les émeutes gagnent du terrain, Dagmar a l’idée de faire appel aux joueurs de son univers, qui à eux tous, malgré l’avertissement : « ceci n’est pas un jeu », finissent par réussir là où l’agence professionnelle a lamentablement échoué.

Peu après son retour à Los Angeles, Dagmar assiste à l’assassinat d’un vieil ami, Austin. Avec JB, ancien associé de Charlie avant que ce dernier ne le vire, avec qui elle est sortie durant neuf mois dix ans plus tôt, et qui végète dans une boîte de maintenance informatique tout en faisant du farming dans des jeux vidéos en ligne pour arrondir ses fins de mois, Charlie et Austin sont ses amis les plus proches. Ils se sont rencontrés à la fac. Tous quatre étaient passionnés de jeux de rôles. Tandis que Dagmar a vu la conjoncture éditoriale torpiller sa carrière d’auteure de SF et a dû s’orienter vers le scénario de jeux en réalité alternée, Charlie et Austin ont brillamment réussi dans l’informatique et le capital-risque. Choquée par la mort de son ami, Dagmar décide d’utiliser le jeu actuellement en cours pour tenter de retrouver le tueur avec l’aide de tous ceux qui y participent. En effet, l’un d’eux, qui espionnait la société de Dagmar en quête d’infos pour vaincre les autres joueurs, a filmé par hasard le tueur. Mais bientôt, Charlie demande à Dagmar de modifier le scénario pour y intégrer des objets payants que les joueurs pourront se procurer s’ils résolvent certaines énigmes, ce qui est contre l’esprit de gratuité du jeu. Comme les soupçons concernant l’assassinat d’Austin s’orientent vers la piste de la mafia russe, Dagmar en vient à se demander si ce n’est pas Charlie qui était visé. D’autant plus que JB lui apprend qu’on ignore tout de ceux qui ont fourni les capitaux pour sauver leur boîte, peu après l’échec de leur premier produit mis sur le marché. Dagmar se retrouve donc prise dans un filet qui se resserre, où réalité et jeu de rôles se mêlent de plus en plus, tandis que des monnaies continuent à dévisser et qu’une catastrophe financière mondiale se profile à l’horizon.

Jean Marie "1450" Garniel - Présences d'esprits

+
Williams - Ceci n'est pas un jeu - Mauvais genres
Posté le 24 juin 2013 -
Quatre étudiants de Caltech (California Institute of Technology) forment un petit groupe soudé par leur goût commun pour les jeux de rôles.Lorsque le roman commence, des années se sont écoulées depuis la fac.
Dagmar, le personnage principal et seule femme du groupe, est conceptrice de jeux multimedia ou ARG (Alternate Reality Game). Le principe de ces jeux est de mêler le virtuel et le réel, pour les initiés on pourrait parler de jeux de rôles grandeur nature dont la trame et les rebondissements seraient gérés dans le monde virtuel par le biais de sites dédiés, de forums et de listes de diffusion.
Charlie est son patron, en quittant la fac, il a créé une société de création de logiciels avec Boris pour exploiter le filon des agents autonomes, petits logiciels capables de s'adapter dans une certaine mesure à leur environnement pour réaliser leur tâche (comme par exemple jouer en bourse). Alors que leur startup vacillait, au bord de la faillite, les deux amis se sont déchirés et Charlie est resté seul aux commandes de la société qui a depuis prospérée jusqu'à faire de lui un multi-millionnaire.
Les choses sont allées de mal en pis pour Boris et il vivote en cumulant un boulot d'assistance téléphonique pour les utilisateurs d'ordinateurs et du farming dans les jeux en ligne (des joueurs nantis payent des intermédiaires pour s'occuper de leur personnage et le faire progresser dans le jeu).
Le dernier personnage du quatuor, Austin, a quant à lui prospéré dans le capital-risque et dispose comme Charlie d'une fortune confortable.

A l'issue du dernier jeu en date, Dagmar se retrouve bloquée à Jakarta alors que l'économie du pays s'effondre brutalement et que la ville sombre dans la guerre civile. Les professionnels de l'exfiltration embauchés par son patron pour la sortir de ce mauvais pas n'arrivent à rien et c'est finalement en faisant appel à la communauté de joueurs qu'elle pourra échapper au chaos.
De retour à Los Angeles, elle se met à plancher sur un nouveau jeu lorsque l'un des membres du quatuor est assassiné.
Dagmar décide d'intégrer l'assassinat de son ami au jeu pour bénéficier de l'aide des millions de joueurs dans l'arrestation du meurtrier et ce qui était un simple jeu devient bien plus que cela. Les autres membres du groupe se sentent petit à petit menacés eux aussi tandis que l'économie mondiale connaît une multitude de crises inexpliquées qui laissent exsangues des pays entiers.

Il est très difficile de lâcher le livre en cours de route, j'ai terminé les 400 pages en moins d'une journée.
En plus de la ligne d'action principale où l'on suit Dagmar, l'action progresse par les échanges des joueurs sur les forums de discussion, retranscrits comme on pourrait les lire en ligne sans que cela ne nuise à la lisibilité du roman. (...)

Benoit Furet

  • Collections
+
Comme un accordéon
Sciences humaines
+
Insomniaques et ferroviaires
Roman noir et policier
+
La Dentelle du cygne
Science-fiction et fantastique
+
+
Romans, etc.
Littérature, cinéma, peinture
+
Flambant 9
Bandes dessinées
+
Le Maedre
Littérature jeunesse
+
+
  • Les internautes vous conseillent
Livre9
Libration
Becky Chambers
Livre9
Jardin d'hiver
Olivier Paquet
  • Lettre d'information



Archives
  • À la une
+
François Rouiller reçoit le prix Rosny Aîné
Posté 17 juillet 2017 -

metaquine12.png

François Rouiller est le lauréat du prix Rosny Aîné pour Métaquine dans la catégorie "roman". Bravo à l'auteur et merci aux participants à la 44e convention de SF.

+
Celle qui a tous les dons – The Last Girl
Posté 29 juin 2017 -
the-last-girl-affiche.jpg L'adaptation cinématographique du roman de Mike Carey, Celle qui a tous les dons, sort en France le 28 juin. Le film est réalisé par Colm McCarthy et nous retrouvons à l'affiche Gemma Arterton, Glenn Close et Paddy Considine. Tous en salles !
+
Notre collection poche débarque !
Posté 24 mai 2017 -

 grandangle-poches-general.jpg

Voilà bientôt 30 ans que notre collection s'étoffe, et nombre des livres que nous avons publiés ne sont disponibles qu'en grand format. Certains libraires s'étant montrés encourageants, voire insistants (merci!), L'Atalante Poche voit donc le jour et arrive dans les rayons le 25 mai prochain avec 6 premiers titres. Rendez-vous chez votre libraire !

+
Manuscrits
Posté 27 janvier 2017 -
Nous avons pris la décision, à partir du 1er février, d’interrompre la réception de manuscrits pendant quelques mois et nous réfléchissons à une nouvelle méthode pour les traiter. Tous les manuscrits déjà reçus avant cette date seront lus. Cependant, n’hésitez pas à préparer vos textes, à les peaufiner, car nous vous signalerons comment les envoyer, et surtout quand. Alors suivez-nous sur les réseaux sociaux, des informations arriveront d’ici l’été.
Stay tuned !
+
L'Atalante
Posté 21 janvier 2013 -

fb_logo.png twitter_logo.png insta_logo.png pinterest_logo.png

Toute l'actu
  • Forum de L'Atalante
+
Honor Harrington
Posté le 16 juin 2017 par Spyro1
Ben depuis ils sont passé a lune autre guerre, je pense que ce tome cloturerait celle là, ensuite après une 30 aine d'années de guerre ininterrompue, le sel de la série se perdrait un peu a mon sens [...]