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  • Insomniaques et ferroviaires

Stéphane Pajot

Anomalie P.

Anomalie P.

Date de parution : septembre 2014


Illustrateur : Raphaël Defossez


ISBN13 : 9782841726837

Nombre de pages : 160
Prix : 14,50 €
État : disponible

Un meurtre sur fond de trafic de drogue, des pêcheurs de grenouilles polydactyles, un marié noyé, une chute lente dans la marginalité. Tristan Madec, conducteur d'éléphant, emmène le lecteur sur la route du lac de Grand-Lieu et de sa mélancolie.

Attention, âmes insensibles et esprits étroits s'abstenir !

Stéphane Pajot, journaliste au quotidien Presse Océan, a de gros penchants pour le noir et le surréalisme qui le nourrissent au fil de ses ouvrages. S'il aime à se considérer comme un "plumitif de l'historiette", ce passeur de mémoire prend un malin plaisir à conjuguer réalité et fiction, ce qui donne à ses ouvrages ce parfum si énigmatique et troublant.
  • Revue de presse
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Pajot - Anomalie P. - Ouest-France
Posté le 29 septembre 2014 -

Vous nous avez habitués à explorer l'étrangeté près de chez nous, mais cette fois, ce roman nous entraine dans des territoires proches du fantastique. Qu'est-ce qui a décidé de cette bascule ?
C'est parti d'un projet de film fantastique autour du lac de Grand-Lieu, dont l'auteur m'a demandé une adaptation. Après quelques errements, l'idée d'un polar revenait inlassablement. La prise d'acides (par le héros de cette histoire) m'est alors
apparue comme un moyen d'entrer dans un monde halluciné.

Estimez-vous avoir réussi à vous approprier cette histoire ?
Je l'ai « polardisée ». Le scénario du film, toujours en écriture, ne devrait pas avoir les codes du polar, mais plutôt basculer du côté du fantastique. C'est un peu le monde à l'envers. Ce polar devait être l'adaptation d'un film, on est aujourd'hui proche
du contraire.
 
Vous voici entre les mains d'un éditeur littéraire reconnu, L'Atalante. Cela change-t-il votre pratique d'écriture ?
J'ai déjà eu plusieurs expériences de travail assidu sur d'autres polars où l'éditeur vous "explose" des paragraphes. Ce fut le cas pour la fin du Poulpe Aztèques Freaks, j'avais dû réécrire le dénouement. Mais oui, cette fois, j'ai vu mes tics et mes tocs, ces vieilles habitudes indécrotables qui collent à votre stylo depuis des lustres. J'applaudis le travail de l'éditeur. C'est une belle avantures commune. Je f-vais faire plus gaffe avant de rendre mla copie, c'est sûr.

Ouest-France

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Pajot - Anomalie P. - Lyvre
Posté le 29 septembre 2014 -
Tristan Madec est l'un des conducteurs de l'éléphant des Machines de l'île de Nantes. Il est aussi recruté, en sa qualité de pêcheur de batraciens, par le professeur Jean Rostand qui étudie les grenouilles polydactyles du Lac de Grand-Lieu. Tristan est miné par la disparition de son jumeau une quinzaine d'années plus tôt sur ce même lac. Il est aussi adepte et consommateur du Batraxil, un comprimé aux effets similaires au LSD issu d'un mélange de glandes de crapauds.

Pablo est un futur marié qui, le soir de l'enterrement de sa vie de célibataire disparaît sur le lac de Grand-Lieu, on ne retrouve pas son corps.

Kalash est un tueur à gages qui supprime un marin ne voulant plus fournir la filière en crapauds bufo bufo, principal ingrédient du Batraxil, il lui semble que Tristan l'a vu tuer ledit marin.

  "Attention, âmes sensibles et esprits étroits s'abstenir !" est-il écrit en quatrième de couverture. Je confirme en précisant que rien n'est dur ou sanglant dans ce fabuleux court roman, "âmes sensibles" vaut surtout pour le sens premier d'âme puisque certaines d'artistes étant venus à Nantes et ayant eu un destin tragique se retrouvent dans les animaux du bestiaire des Machines de l'île -que vous devez absolument visiter, au moins aller sur le site voir les photos. En tant qu'habitué et amateur du lieu comme quasiment tous les Nantais, après ma lecture de ce livre, je ne verrai plus l'éléphant ni les animaux du Carrousel de la même manière, il se peut même que je m'arrête et que je tente d'entrer en communication avec eux ! 

"Esprits étroits", parce que Stéphane Pajot part dans un délire absolument formidable, basé sur les légendes liées au Lac de Grand-Lieu, notamment celle de la cité engloutie d'Herbauges, sorte de Sodome de la région qui fut noyée car rétive à l'évangélisation de Saint-Martin. Sous la plume de l'auteur elle perdure sous le nom d'Herbadilia, habitée et gouvernée par des grenouilles. Dès lors, il ne reste plus qu'à se laisser porter par la poésie, l'étrangeté de l'histoire et de ses personnages, tant les animaux vivants ou non que les hommes fictifs ou réels (le professeur Jean Rostand a bien existé, il est le fils d'Edmond et de Rosemonde Gérard dont il serait bien étonnant que vous ne connaissiez au moins un poème appris à l'école, et a bien étudié les grenouilles polydactyles*). Stéphane Pajot mélange tout cela dans un roman joyeux et jouissif. Il y ajoute même une part de polar, une histoire de dictature aux thèses proches de celles des nazis qui affronte aussi une Résistance, une part de fantastique, un récit naturaliste, un hymne à la nature, à la diversité et à la différence et un guide du Lac de Grand-Lieu et de la région nantaise. Et tout cela en seulement 154 pages ! Une fable, un conte qui se déguste lentement pour faire durer le plaisir.

Comme à chaque fois que je ressors d'un livre enthousiaste avec la folle envie de le faire partager au plus grand nombre, je me trouve maladroit et pas totalement en phase avec tout ce que j'ai envie de dire. Sachez que depuis septembre, j'ai lu avec bonheur quelques romans ou BD dans lesquels l'aventure est de retour, l'aventure à la Jules Verne. Celui-ci en fait partie avec une petite partie de folie en plus, un gramme de fantaisie qui m'a ravi. Et comme j'aimerais tellement que vous tous qui passez me lire régulièrement -ou pas- plongiez immédiatement dans le Lac de Grand-Lieu, je vous laisse avec le meilleur argument possible tiré de la page 123 du livre, celui qui résume le livre et ne peut que faire mouche auprès des plus curieux d'entre vous :

"Il suffit de percer la bulle du quotidien dans laquelle on vit, de balayer de temps à autre les codes, les idées toutes faites. Souvenez-vous des mondes fabuleux de l'enfance, des histoires extraordinaires." 

Stéphane Pajot est journaliste à Presse Océan, écrivain -j'ai déjà chroniqué pas mal de ses livres-, amoureux de sa ville, Nantes. Ce bouquin est né d'un projet autour de la légende d'Herbadilia, lui écrit le roman et avec Philippe Guihéneuf, un scénario pour un film, "un éco-polar fantastique où tout sera permis." (p.155) Vivement la projection !

Le blog d'Yv

 

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Pajot - Anomalie P. - Telenantes
Posté le 03 octobre 2014 -


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Pajot - Anomalie P. - Presse Océan
Posté le 03 octobre 2014 -

« Habituellement, je suis plutôt essais littéraires, mais j’aime les univers bien marqués, quand il y a une vraie identité dans l’écriture. Je sens dans les premières pages d’Anomalie P une mélancolie, camouflée, une exposition de petites choses prêtes à exploser, ça m’interpelle ». Harry est le premier dans la librairie l’Atalante, ce samedi à 15h. À 41 ans, ce Parisien est venu à Nantes pour se faire dédicacer son ouvrage par l’auteur : Stéphane Pajot.

Un nom bien connu de nos lecteurs. Journaliste à Presse Océan, écrivain, collectionneur, dénicheur d’histoires insolites, Stéphane Pajot signe ici un nouveau polar « Anomalie P » sorti jeudi dernier. Olli, Nantaise de 49 ans, attend son tour. Fan des livres de Stéphane concernant la cité des ducs et Jacques Tati, Olli est curieuse de découvrir cette nouvelle histoire. Un meurtre sur fond de trafic de drogue, des pêcheurs de grenouilles polydactyles, un marié noyé, une chute lente dans la marginalité…  « Âmes insensibles et esprits étroits s’abstenir », prévient l’auteur.

David, lui, est venu en famille. « J’ai lu son Poulpe [Aztèques freaks NDLR]. Ses histoires ont un côté surréaliste qui me plaît, confie le Nantais de 45 ans. Ce n’est pas du polar pur, c’est aussi poétique, avec des notes d’humour ». Stéphane Pajot enchaîne les dédicaces.
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Pajot - Anomalie P. - Action-Suspense
Posté le 06 octobre 2014 -

Quand on pénètre dans un roman de Stéphane Pajot, il faut s'attendre à de l'imprévu. Lui qui a fouiné dans tous les recoins de la région nantaise et connaît la moindre anecdote sur cette agglomération, on pourrait penser qu'il s'agit d'un monomaniaque intransigeant qui ne plaisante pas avec l'Histoire. Il suffit de lire ses fictions pour réaliser que Stéphane Pajot fait preuve de beaucoup plus de fantaisie. C'est même ce qui guide ses intrigues, un imaginaire qui extrapole largement le quotidien urbain aussi bien que les légendes. L'Île de Nantes et ses machines, la ville et ses quartiers, la Loire et les décors bucoliques environnants, voilà le “terrain de jeu” exploré par cet auteur. Et quand il écrit un roman mêlant réalité parfois burlesque et onirisme, ça devient un véritable feu d'artifice.

Trouver un moyen pour faire voyager le héros désabusé, ce n'est pas faire l'apologie des stupéfiants. Celui évoqué ici peut rappeler le psilocybe, champignon psychotrope pas moins dangereux mais qu'on dit plus “gérable” que les drogues de synthèse. Plus enivrant que “cette espèce de drôlerie qu'on buvait dans une taule de Biên Hòa, pas tellement loin de Saïgon, Les volets rouges, chez Lulu la Nantaise”. Les trips de Tristan introduisent une part de poésie fantastique dans le récit, sorte de conte actuel. Délicieux cocktail composé d'une intrigue bien dosée, d'images douces-amères et de fins sourires, ce suspense de déguste avec volupté.

 

[suite, attention SPOIL ]

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Pajot - Anomalie P - L'express
Posté le 09 octobre 2014 -

Tristan Madec est l’un des conducteurs de l’éléphant des Machines de l’île de Nantes. Il est aussi recruté, en sa qualité de pêcheur de batraciens, par le professeur Jean Rostand qui étudie les grenouilles polydactyles du Lac de Grand-Lieu. Tristan est miné par la disparition de son jumeau une quinzaine d’années plus tôt sur ce même lac. Il est aussi adepte et consommateur du Batraxil, un comprimé aux effets similaires au LSD issu d’un mélange de glandes de crapauds.

Pablo est un futur marié qui, le soir de l’enterrement de sa vie de célibataire disparaît sur le lac de Grand-Lieu, on ne retrouve pas son corps.

Kalash est un tueur à gages qui supprime un marin ne voulant plus fournir la filière en crapauds bufo bufo, principal ingrédient du Batraxil, il lui semble que Tristan l’a vu tuer ledit marin. 

« Attention, âmes sensibles et esprits étroits s’abstenir ! » est-il écrit en quatrième de couverture. Je confirme en précisant que rien n’est dur ou sanglant dans ce fabuleux court roman, « âmes sensibles » vaut surtout pour le sens premier d’âme puisque certaines d’artistes étant venus à Nantes et ayant eu un destin tragique se retrouvent dans les animaux du bestiaire des Machines de l’île -que vous devez absolument visiter, au moins aller sur le site voir les photos. En tant qu’habitué et amateur du lieu comme quasiment tous les Nantais, après ma lecture de ce livre, je ne verrai plus l’éléphant ni les animaux du Carrousel de la même manière, il se peut même que je m’arrête et que je tente d’entrer en communication avec eux ! 

« Esprits étroits », parce que Stéphane Pajot part dans un délire absolument formidable, basé sur les légendes liées au Lac de Grand-Lieu, notamment celle de la cité engloutie d’Herbauges, sorte de Sodome de la région qui fut noyée car rétive à l’évangélisation de Saint-Martin. Sous la plume de l’auteur elle perdure sous le nom d’Herbadilia, habitée et gouvernée par des grenouilles. Dès lors, il ne reste plus qu’à se laisser porter par la poésie, l’étrangeté de l’histoire et de ses personnages, tant les animaux vivants ou non que les hommes fictifs ou réels (le professeur Jean Rostand a bien existé, il est le fils d’Edmond et de Rosemonde Gérard dont il serait bien étonnant que vous ne connaissiez au moins un poème appris à l’école, et a bien étudié les grenouilles polydactyles* (). Stéphane Pajot mélange tout cela dans un roman joyeux et jouissif. Il y ajoute même une part de polar, une histoire de dictature aux thèses proches de celles des nazis qui affronte aussi une Résistance, une part de fantastique, un récit naturaliste, un hymne à la nature, à la diversité et à la différence et un guide du Lac de Grand-Lieu et de la région nantaise. Et tout cela en seulement 154 pages ! Une fable, un conte qui se déguste lentement pour prolonger le plaisir.

Comme à chaque fois que je ressors d’un livre enthousiaste avec la folle envie de le faire partager au plus grand nombre, je me trouve maladroit et pas totalement en phase avec tout ce que j’ai envie de dire. Sachez que depuis septembre, j’ai lu avec bonheur quelques romans ou BD dans lesquels l’aventure est de retour, l’aventure à la Jules Verne. Celui-ci en fait partie avec une petite partie de folie en plus, un gramme de fantaisie qui m’a ravi. Et comme j’aimerais tellement que vous tous qui passez me lire régulièrement ou pas plongiez immédiatement dans le Lac de Grand-Lieu, je vous laisse avec le meilleur argument possible tiré de la page 123 du livre, celui qui résume le livre et ne peut que faire mouche auprès des plus curieux d’entre vous :

« Il suffit de percer la bulle du quotidien dans laquelle on vit, de balayer de temps à autre les codes, les idées toutes faites. Souvenez-vous des mondes fabuleux de l’enfance, des histoires extraordinaires. » 

Stéphane Pajot est journaliste à Presse Océan, écrivain -j’ai déjà chroniqué pas mal de ses livres-, amoureux de sa ville, Nantes. Ce bouquin est né d’un projet autour de la légende d’Herbadilia, lui écrit le roman et avec Philippe Guihéneuf, un scénario pour un film, « un éco-polar fantastique où tout sera permis. » (p.155) Vivement la projection ! 

* avec des doigts supplémentaires

L’Atalante est une maison d’édition nantaise et une librairie.

Dernière minute : Stéphane Pajot sera en rencontre-dédicace le mardi 14 octobre, à 19h30 à la Librairie Lise&Moi de Vertou. Je passerai le saluer et le remercier de m’avoir fait passer un aussi bon moment.

Yves

 

L'Express

 

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Pajot - Anomalie P - Presse Océan
Posté le 13 octobre 2014 -

Parions qu'après avoir lu Anomalie P, vous ne verrez plus le lac de Grand-Lieu ni même I’ éléphant de l’Île de Nantes de la même façon. Quant à croquer une fricassée de cuisses de grenouilles, n'y pensez même pas.

Stéphane Pajot, auteur de polars facétieux (Aztèques Freaks) et insulaires (Deadline à Ouessant), baigne son dernier roman dans les eaux de Grand-Lieu. Des eaux pas vraiment tranquilles à en juger par ceux que le lac gobe sans façon, tel le malheureux Pablo englouti peu avant son mariage. Un pêcheur n'en reviendra pas non plus, mais celui-là a été proprement buté par un tueur à gages.

Stphane Pajot promène cette fois ses lecteurs entre Grand-Lieu et l'Île de Nantes. Douze ans auparavant, sur ces mêmes eaux où il taquinait la grenouille, Tristan Madec assistait impuissant à la noyade de son jumeau.

Entre deux séances de pilotage de !'Éléphant de l’Île de Nantes, le jeune Madec, tenaillé par la perte de son frère, soigne ses idées noires à coup de Batraxil, pilules aux vertus oniriques. Le chemin des rêves le ramène toujours vers Grand-Lieu, ses grenouilles et ceux qu'elles intéressent pour des motifs pas toujours honnêtes.

Et comme on est chez Stéphane Pajot, des personnages pittoresques nagent dans cette histoire. Ils ont la saveur de piliers de comptoir échappés d'une chanson de Pierre Mac Orlan mêlés a des groupuscules de Hippy frogs, de tritons marbres et autres batraciens à orteils surnuméraires. Et si la révolte couvait sous les vaguelettes ? Si Grand Lieu était en réalité une Atlantide où grenouillent des printemps rebelles de rainettes énervées ?

Stéphane Pajot accommode son polar batracien à la sauce du roman fantastique et du surréalisme. Et que ça saute !

 

Frédérique Bréhaut

Presse Océan

Dimanche 12 octobre

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Pajot - Anomalie P. - alombredesnenuphars.net
Posté le 25 novembre 2014 -

Telle Alice qui plonge à la suite du lapin dans son terrier, Tristan plonge derrière ses grenouilles au cours de trips sous Batraxil, une drogue produite à base de sécrétions de crapauds et qui lui fait vivre de drôles de rêves. Tout comme les trips de Tristan, la galerie de personnages est géniale : outre Tristan  conducteur du Grand Éléphant de Nantes, on croise un chercheur de grenouilles polydactyles, des batraciens philosophes et d’autres férus de stratégie politique… L’histoire transforme Nantes et ses bords de Loire en lieux hantés de magie délirante.

Malgré cette folie douce, l’auteur réussit un tour de force en maîtrisant une intrigue digne d’un polar bien ficelé. Bref, court, enlevé, je me suis beaucoup amusée – malgré le goût amer de la chute et quelques questions en suspens. Acheté et lu en numérique – je pense sérieusement l’acheter en version papier afin de pouvoir le partager. Et pourquoi pas, le relire.

Le petit plus : le roman fait partie d’un projet artistique comprenant la création d’un scénario de long-métrage.

A l'ombre des nénuphars

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Pajot - Anomalie P. - La Croix
Posté le 04 décembre 2014 -

« Nous aimons les mots, les histoires, les univers, les aventures un peu folles. Anomalie P. est inspiré d’un film qui n’est pas encore écrit, qui pourra donc lui rendre hommage : ‘la cité des grenouilles’ ». C’est l’auteur, le journaliste Stéphane Pajot, qui résume le mieux la nature et le contenu de son étonnant roman. Le début de l’histoire est classique. Tristan est témoin, depuis la fenêtre de son appartement, d’un meurtre, un matin de mai, alors qu’il avale son café les yeux fixés sur la Loire et un pêcheur. Consommateur de batraxil, une drogue en vogue qu’il se procure via darknet (sorte de réseau Internet privé), il n’est pas certain que ce qu’il vient de voir soit réel… D’autres personnages entrent ensuite en scène, tous liés les uns aux autres, et l’histoire glisse progressivement dans le surnaturel. Étonné, puis charmé, on se laisse porter sans résister par l’ambiance, le style, lyrique et réaliste. Un voyage décoiffant où l’on croise des grenouilles qui parlent, des éléphants, des futurs mariés qui enterrent leurs vies de célibataires, des personnages rongés par de vieux démons ou encore un tueur à gages amoureux.

 

Emmanuel Romer

La Croix

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Pajot - Anomalie P. - Unidivers.fr
Posté le 05 décembre 2014 -
Stéphane Pajot a le chic pour nous emmener dans des lieux mystérieux où la mort rôde, forcément. Après sa Deadline à Ouessant, le romancier nous plonge dans les eaux glacées du lac de Grand-Lieu. Un mélange de réel et de fiction troublant. Avec Anomalie P Stéphane Pajot nous entraîne Vingt mille lieux sous le lac…

 

« La Loire est un tableau vivant » songe Tristan Madec alors qu’il observe le fleuve de chez lui à Trentemoult. Il a surement vu les tableaux de Turner, mais son art à lui est la conduite d’éléphants. Pas en Tanzanie ou au Kenya, il s’agit là du mastodonte des Machines de l’île – que tous les Nantais connaissent et que nous vous encourageons à visiter… Il va aussi taquiner le batracien, même si cela remue le douloureux souvenir de la disparition de son frère jumeau. En fait il a été recruté par le professeur Jean Rostand qui étudie les grenouilles polydactyles du Lac de Grand-Lieu. Côté coeur, il est plutôt sur le ressassement d’un échec. Sa vie se résume donc à l’éléphant, aux grenouilles et aux prises de Batraxil, médoc illicite aux effets similaires au LSD, issu d’un mélange de glandes de crapauds.

Kalash « bénit les hommes qui ont su préserver les arbres, les plantes au milieu du béton ». Mention particulière pour le Jardin du Luxembourg, pour Central Park et aussi pour le Jardin des Plantes de Nantes, ville où il est venu tuer un marin. Il pense que Tristan l’a vu.

Pablo est sur le point de se marier. Il enterre sa vie de célibataire avec une bande de copains et force muscadet. Un pari idiot, et le voilà qui disparait dans les eaux du lac de Grand-Lieu.

Une présentation de ce lac qui offre le cadre et sans doute plus à cette histoire s’impose ici. Le plus grand lac de plaine de France a un tel différentiel de superficie entre l’été et l’hiver que ses berges sont aléatoires. Les oiseaux migrateurs prisent ce site accueillant. Les chasseurs aussi (le parfumeur Guerlain en possédait 2700 ha qu’il a cédé à l’État en 1980). Une légende raconte que ce territoire était occupé au VIe siècle par Herbauge, cité où régnait la débauche (une sorte de ville jumelée à Ys). L’évêque (futur saint) Martin décide d’évangéliser ses habitants… qui le tabassent. Recueilli et soigné par un couple qu’il s’empresse de convertir, Martin tente de les sauver de la colère divine. Car Dieu, pas content de ce bordel, détruit la ville et la noie. Ainsi se forma le lac de Grand-Lieu. Aujourd’hui encore, on peut entendre sonner les cloches d’Herbauges le soir de Noël.

Le journaliste de Presse-Océan connait bien le coin. Il sait que cette autre Sodome armoricaine perdure sous le nom d’Herbadilia et qu’elle est gouvernée par les grenouilles. Là, le polar se teinte de fantastique (genre préféré de l’éditeur nantais l’Atalante, créateur et organisateur de l’excellent festival des Utopiales) en s’emparant de thèses totalitaires. Après voir lu ce roman frais, enlevé, glauque (au sens premier), surréaliste et fraternel, vous ne regarderez plus jamais de la même façon les animaux (mécaniques ou vivants). Jules Verne n’est pas loin.

 Marie-Christine Biet - Unidivers.fr

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Pajot - Anomalie P. - ABC polar
Posté le 09 décembre 2014 -

Tristan Madec est un Nantais des bords de Loire. Âgé de trente ans, habitant Trentemoult, il est conducteur d'éléphant. Si l'on fréquente l'Île de Nantes, on verra que c'est possible. Solitaire, Tristan vit avec son chat Dog. La mélancolie le gagne quand il songe à son frère jumeau Anton, qui s'est noyé quinze ans plus tôt dans le Lac de Grand-Lieu. Situé à une dizaine de kilomètres au sud de l'agglomération nantaise, c'est un vaste plan d'eau peu profond, abritant une faune et une flore d'une grande richesse. Quelques pêcheurs sont autorisés à y pêcher la civelle, coûteux alevin d'anguille apprécié des gourmets, objet de lucratifs trafics. Depuis toujours, les mômes de la région vont y capturer des grenouilles. Ce fut un des grands plaisirs de Tristan et Anton.

Pour retrouver les sensations d'antan et pour imaginer son jumeau vivant, Tristan utilise une drogue appelée batraxine. Elle lui permet de contrôler ses hallucinations, en cultivant le souvenir heureux de son frère. De même que la civelle, les crapauds servant de base à ce produit sont au cœur d'un trafic fructueux, mais pas sans danger. Le nommé Kalash, qui tient avec sa bien-aimée un fast-food à Morlaix, est aussi tueur à gages. Il vient de supprimer un maillon de la chaîne, un pêcheur, juste à côté de chez Tristan – qui n'a rien remarqué. Kalash se demande s'il doit éliminer ce voisin. Pendant ce temps, Tristan a décroché un job d'assistant pour un scientifique. Le Professeur Rostand s'intéresse aux difformités des grenouilles du Lac de Grand-Lieu, qui possèdent sept doigts.

Pablo Messager va épouser Barbara Daguerre. La veille du mariage, le jeune Pablo se hasarde sur le Lac de Grand-Lieu, et disparaît soudainement. Tristan apprend ce triste fait divers par un copain devenu gendarme. Le mythe d'un silure géant s'attaquant aux hommes excite peu Tristan. Il est vrai que le Lac alimente d'autres légendes. Comme celle d'une cité jadis engloutie, Herbadilia, comparable à l'Atlantide ou la Ville d'Ys. Elle se serait transformée en royaume des grenouilles. Dans ce cas, il est a craindre que des enjeux de pouvoirs y troublent le côté paradisiaque de l'endroit, comme chez les humains. Dans ses voyages hallucinatoires sous batraxine, il peut arriver à Tristan d'y chercher son frère, qui aurait trouvé refuge dans cette ville secrète.

Le dealer de Tristan ayant été arrêté, il est probable que les enquêteurs s'occupent de lui bientôt, aussi. Encore ignore-t-il que Kalash rôde toujours dans les environs. Une certaine Gloria, rebelle et intrépide, est missionnée par ses congénères pour prendre contact avec Barbara, la fiancée de Tristan. De l'Île de Nantes à la Place du Bouffay, c'est un périple à hauts risques qui s'annonce pour la petite Gloria. Pourtant, c'est la condition pour que Barbara, Tristan, et leurs amis puissent espérer sauver Pablo…

 

Quand on pénètre dans un roman de Stéphane Pajot, il faut s'attendre à de l'imprévu. Lui qui a fouiné dans tous les recoins de la région nantaise et connaît la moindre anecdote sur cette agglomération, on pourrait penser qu'il s'agit d'un monomaniaque intransigeant qui ne plaisante pas avec l'Histoire. Il suffit de lire ses fictions pour réaliser que Stéphane Pajot fait preuve de beaucoup plus de fantaisie. C'est même ce qui guide ses intrigues, un imaginaire qui extrapole largement le quotidien urbain aussi bien que les légendes. L'Île de Nantes et ses machines, la ville et ses quartiers, la Loire et les décors bucoliques environnants, voilà le “terrain de jeu” exploré par cet auteur. Et quand il écrit un roman mêlant réalité parfois burlesque et onirisme, ça devient un véritable feu d'artifice.

Trouver un moyen pour faire voyager le héros désabusé, ce n'est pas faire l'apologie des stupéfiants. Celui évoqué ici peut rappeler le psilocybe, champignon psychotrope pas moins dangereux mais qu'on dit plus “gérable” que les drogues de synthèse. Plus enivrant que “cette espèce de drôlerie qu'on buvait dans une taule de Biên Hòa, pas tellement loin de Saïgon, Les volets rouges, chez Lulu la Nantaise”. Les trips de Tristan introduisent une part de poésie fantastique dans le récit, sorte de conte actuel. Délicieux cocktail composé d'une intrigue bien dosée, d'images douces-amères et de fins sourires, ce suspense se déguste avec volupté.

 

Les chroniques polars et bédé de Claude Le Nocher - ABC Polar


 

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Pajot - Anomalie P. - bibliothèque de Bracieux
Posté le 02 janvier 2015 -

Je pensais lire un polar, et finalement ce roman nous entraîne bien plus loin que cela.
Tristan Madec était un gamin qui aimait pêcher les grenouilles, un drame a bouleversé sa vie il y a 15 ans. La noyade de son frère jumeau lors d’une de ses parties de pêche. Depuis sa vie est parti en vrille…
Un peu comme le roman lorsque tous les personnages ont été bien installés : un pêcheur tué dans sa barque, un tueur à gage, un futur marié, une Barbara et ses copines, un professeur qui vient étudier les drôles de grenouilles de ce lac de Grand-Lieu, tout près de Nantes.
On est au cœur de la nature, on se balade dans Nantes, on rencontre un éléphant. D’ailleurs c’est le boulot de Madec, conduire cet éléphant. Et puis il y a la Loire aussi et évidemment cet étrange lac, au cœur du roman.
Jean Rostand s’émerveille de tous ces grenouilles qu’il découvre grâce aux connaissances de Madec. Des grenouilles à 6 ou 7 doigts…
Et puis il y a la Batraxil, drogue à base de crapaud, qui nous fait basculer dans un monde parallèle, où les grenouilles règnent. Gloria la rebelle, et Dark Rainette, une sorte de dictatrice qui peu à peu a empoisonné la bonne ambiance de cette cité, pointant les différences, emprisonnant ceux qui s’opposent et qui fait régner la terreur dans cette communauté.
Si vous n’avez pas tout compris… Lisez ce roman qui mêle enquête ( c’est un peu un polar tout de même…) et fantastique. Réalité et fiction.
On se laisse facilement entraîner dans cette histoire passionnante puis délirante, ce qui n’est pas trop mon trip habituellement… Mais la nature omniprésente et les personnages attachants et touchants ont fait que je n’ai pas lâché cette histoire
Pas un polar sanglant, loin de là… Juste une histoire infiniment triste. Écrite avec beaucoup de justesse.
Et puis Grand-Lieu c’est un endroit assez magique et mystérieux….

 

Bibliothèque de Bracieux

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Pajot - Anomalie P. - Unidivers
Posté le 10 décembre 2014 -

Stéphane Pajot a le chic pour nous emmener dans des lieux mystérieux où la mort rôde, forcément. Après sa Deadline à Ouessant (voir notre article), le romancier nous plonge dans les eaux glacés du lac de Grand-Lieu. Un mélange de réel et de fiction troublant. Avec Anomalie P., Stéphane Pajot nous entraîne Vingt mille lieux sous le lac...

« La Loire est un tableau vivant » songe Tristan Madec alors qu’il observe le fleuve de chez lui à Trentemoult. Il a surement vu les tableaux de Turner, mais son art à lui est la conduite d’éléphants. Pas en Tanzanie ou au Kenya, il s’agit là du mastodonte des Machines de l’île – que tous les Nantais connaissent et que nous vous encourageons à visiter… Il va aussi taquiner le batracien, même si cela remue le douloureux souvenir de la disparition de son frère jumeau. En fait il a été recruté par le professeur Jean Rostand qui étudie les grenouilles polydactyles du Lac de Grand-Lieu. Côté coeur, il est plutôt sur le ressassement d’un échec. Sa vie se résume donc à l’éléphant, aux grenouilles et aux prises de Batraxil, médoc illicite aux effets similaires au LSD, issu d’un mélange de glandes de crapauds.

Kalash « bénit les hommes qui ont su préserver les arbres, les plantes au milieu du béton ». Mention particulière pour le Jardin du Luxembourg, pour Central Park et aussi pour le Jardin des Plantes de Nantes, ville où il est venu tuer un marin. Il pense que Tristan l’a vu.

Pablo est sur le point de se marier. Il enterre sa vie de célibataire avec une bande de copains et force muscadet. Un pari idiot, et le voilà qui disparait dans les eaux du lac de Grand-Lieu.

Une présentation de ce lac qui offre le cadre et sans doute plus à cette histoire s’impose ici. Le plus grand lac de plaine de France a un tel différentiel de superficie entre l’été et l’hiver que ses berges sont aléatoires. Les oiseaux migrateurs prisent ce site accueillant. Les chasseurs aussi (le parfumeur Guerlain en possédait 2700 ha qu’il a cédé à l’État en 1980). Une légende raconte que ce territoire était occupé au VIe siècle par Herbauge, cité où régnait la débauche (une sorte de ville jumelée à Ys). L’évêque (futur saint) Martin décide d’évangéliser ses habitants… qui le tabassent. Recueilli et soigné par un couple qu’il s’empresse de convertir, Martin tente de les sauver de la colère divine. Car Dieu, pas content de ce bordel, détruit la ville et la noie. Ainsi se forma le lac de Grand-Lieu. Aujourd’hui encore, on peut entendre sonner les cloches d’Herbauges le soir de Noël.

Le journaliste de Presse-Océan connait bien le coin. Il sait que cette autre Sodome armoricaine perdure sous le nom d’Herbadilia et qu’elle est gouvernée par les grenouilles. Là, le polar se teinte de fantastique (genre préféré de l’éditeur nantais l’Atalante, créateur et organisateur de l’excellent festival des Utopiales) en s’emparant de thèses totalitaires. Après voir lu ce roman frais, enlevé, glauque (au sens premier), surréaliste et fraternel, vous ne regarderez plus jamais de la même façon les animaux (mécaniques ou vivants). Jules Verne n’est pas loin.

Marie-Christine Biet

Unidivers - Le webzine culturel de Rennes 


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Pajot - Anomalie P - noire-planete.com
Posté le 02 mars 2015 -

Si vous pensiez lire un polar pure souche, désolé, ce n’est pas le cas. Il y a pourtant bien un tueur qui rode dans ces pages, mais ce qui nous intéresse se trouve bien plus loin.  Anomalie P est un roman très étrange, un univers très très spécial auquel j’ai eu un peu de mal à accrocher mais qui finalement ne m’as pas laissé indifférent. L’envie de savoir où l’auteur m’emmenait était plus fort que le fait d’être convaincu ou non. Sans aller jusqu’à dire que les « âmes sensibles doivent s’abstenir » il est certain qu’il faut être ouvert pour apprécier pleinement ce récit. Pour ma part, je suis resté assez hermétique. Et finalement avec du recul, ce roman m’a fait penser à deux grands classiques : Alice au pays des merveilles et Le magicien d’Oz. Tout d’abord pour l’idée du « passage » d’un monde à un autre, puis pour le fait de ne plus trop savoir ce qui est de l’ordre du réel ou du fantasme.

Stéphane Pajot a une manière assez surprenante de raconter les choses et ses personnages. Il distille par exemple quelques infos importantes sur le trafic de drogue dans de longs paragraphes présentant le quotidien de Tristan. Au beau milieu d’une phrase on apprend que Tristan est sur écoute, puis Pajot revient, tranquillement à sa description… « Quoi ? Comment ? Non mais attend là, vas-y, faut en dire plus !!! »
Mais l’écriture est belle et maitrisée. Stéphane Pajot prend plaisir à jouer avec les mots et les métaphores. J’ai particulièrement apprécié les descriptions de Tristan, qu’il soit Clean ou perché par le Batraxil.

 

Hari - noire-planete.com - 15 février 2015

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Pajot - Anomalie P - k-libre.fr
Posté le 03 mars 2015 -
Amateurs de thrillers industriels bourrés d'horreur, d'intrigues tirées au cordeau et de cartésianisme, passez votre chemin ! Amateurs de fantaisie, de grotesque, de surréalisme et de délires maîtrisés, entre les bandes dessinées façon Comes et Jean Ray (pour un roman résolument nantais, le ton décalé évoque fortement l'école belge), précipitez-vous ! Un goût pour l'ange du bizarre cher à Edgar Allan Poequi flottait déjà sur Deadline à Ouessant précédent roman de Stéphane Pajot, et qui explose ici une fois débarrassé du besoin de coller à une série. S'il existe bel et bien une intrigue, elle est prétexte à des personnages plus truculents les uns que les autres, de notre clown triste de héros à un professeur Tournesol qu'on verrait volontiers interprété en d'autres temps par Pierre Richard. Ce court roman ne se refuse rien, pas même une plongée dans cette cité des grenouilles en plein tumulte, certaines étant résolument passées du côté obscur de la Force. On regrettera que la conclusion ne soit pas l'apothéose que l'on aurait souhaité, mais pour une fois qu'un auteur ose sortir des sentiers battus, on ne peut qu'applaudir... En attendant la suite. Et si en cours de lecture, vous voyez passer une grenouille, méfiez-vous !
 
Thomas Bauduret - k-libre.fr - 04 février 2015
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Pajot - Anomalie P - Climaginaire
Posté le 20 mars 2015 -

N'avez vous jamais eu la sensation en finissant un bouquin qu'il devait certainement exister des mondes parallèles ? L'un dans lequel évolue le commun des mortel, et l'autre qui accueille l'auteur du livre que vous venez de finir ?

Nous ne sommes pas ici dans la bizarrerie programmée ou volontairement provocatrice. Non, nous sommes dans un univers à part, celui de monsieur Pajot. A se demander parfois s'il ne plonge pas lui même régulièrement dans le Batraxil. C'est déstabilisant, surtout pour entrer dans la lecture. Mais cela participe aussi à mieux percevoir l'ambiance et le quotidien de Tristan.

Les personnages ne sont pour la plupart qu'ébauchés. Seul Tristan a une certaine constance pendant tout l'ouvrage. Il n'en est pour autant pas vraiment le héros. Il servirait presque plus de fil rouge. Il n'y a pas de réel attachement et une certaine distance s'installe. Il n'y a presque que Barbara, la fiancée de Pablo, qui paraisse avoir une certaine humanité, une certaine "normalité".

Le style est agréable et accessible. La trame est au final plutôt complexe. Il y a pas mal de petites histoires parallèles qui finalement n'amènent pas grand chose de plus à l'intrigue mais contribuent à l'ambiance. Sauf que l'on se demande parfois en cours de lecture comment tout cela va bien pouvoir finir par se recouper... Et bien cela ne se recoupe pas ! Ce sont des vies parallèles, des détails qui éloignent des chemins.
Ne cherchez pas non plus vraiment le coté enquête que l'on peut retrouver dans un polar. Il n'y en a pas réellement. Il y a des évènements qui se produisent, qui en induisent d'autres, et d'autres encore, et c'est tout cela qui va faire avancer l'histoire. Ne cherchez pas la logique cartésienne qui sous-tend toute chose.
La solution est folle, et c'est probablement ce qui fait que malgré toutes ces difficultés, on ne peut s'empêcher de penser que l'auteur a fait quelque chose de bien. D'inéluctable, mais de bien.

 

Thyde - climaginaire.com - 19 mars 2015

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Pajot - Anomalie P - Facebook
Posté le 27 avril 2015 -

Drole d'aventure : me passionner pour un roman noir qui est en fait un très beau conte fantastique, me retrouver dedans comme personnage (de passage) en compagnie d'un gendarme nommé Eric Chalmel, le tout des Nefs au lac de Grandlieu, en passant par la place du Bouffay et le jardin des Plantes en compagnie de centaines de grenouilles : voila ce qui arrive en dévorant Anomalie P de Stéphane Pajot sur une idée de Philippe Guihéneuf. Pour ceux et celles qui ne l'ont pas lu, courrez l'acheter (éditeur l'Atalante); plus que très bien ! Palpitant et original !

 Bertrand de Laporte - Profile facebook de Bertrand - 22 avril 2015

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Libration sélectionné pour le prix Libr'à Nous 2018
Posté 30 novembre 2017 -

Libration de Becky Chambers est sélectionné dans la catégorie Imaginaire du prix Libr'à Nous !

Découvrez toute la sélection.chambers_libration1.jpg 23844952_2178574499036622_5849656067202614671_n.jpg

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On parle de nous…
Posté 23 novembre 2017 -

À Francfort, Foire du Livre 2017 :

 

Dans Ouest-France (édition du 20/11 par Yves Scherr) :

equipe.jpg

 

 

 

 

 

Sur Télénantes (minutes 2:20) :

snapshot.jpg

 

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Becky Chambers, lauréate du prix Julia Verlanger
Posté 07 novembre 2017 -

Becky Chambers est l'heureuse lauréate du prix Julia Verlanger 2017 pour ses deux romans : L'espace d'un an et Libration.

chambers.jpg espace-d-un-an.jpg chambers_libration1.jpg

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PRIX ELBAKIN.NET 2017
Posté 25 septembre 2017 -
Le roman Le Fleuve céleste de Guy Gavriel Kay est le gagnant du prix Elbakin.net 2017 dans la catégorie "meilleur roman fantasy traduit" !
Tous les gagnants ici.
kay_fleuve-celeste.jpg kaysite.jpg
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Manuscrits
Posté 27 janvier 2017 -

Serez-vous la nouvelle plume publiée pour nos 30 ans ?

Le mois de janvier 2018 marquera la reprise de la réception des manuscrits. Envoyez-nous votre texte du 1er au 31 janvier. Nous avons enchanté notre boîte mail, afin qu’elle transforme en citrouille tous les messages reçus à partir du 1er février minuit.

Ne serons lues que les œuvres de fiction : fantastique, science-fiction et fantasy. Rappel : nous ne publions plus de romans jeunesse, ni de bandes dessinées, ni de polars.

Les questions que vous ne manquerez pas de vous poser :

- Où l’envoyer ? À cette adresse : manuscrits@l-atalante.fr

- Comment savoir si mon manuscrit a été reçu ? Au cours des deux premières semaines de février, vous recevrez un accusé de réception qui vous expliquera la suite des opérations.
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L'Atalante
Posté 21 janvier 2013 -

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Honor Harrington
Posté le 11 octobre 2017 par Nynn
Ha ha, je vais peut-être me remettre à fouiller dans le site de DW moi ! A la fois pour Honor et Sanctuaire. Mare d'acheter des tas de "tome 1" pour trouver enfin une vraie série intéressante et [...]