L'atalante éditions
Accueil | Catalogue | Flambant 9 | La Brigade chimérique - L'intégrale
Commande librairie Logo caddie
  • Flambant 9

Serge Lehman / Fabrice Colin / Gess

La Brigade chimérique - L'intégrale

La Brigade chimérique - L'intégrale

Date de parution : octobre 2012

Série : La Brigade chimérique

Illustrateur : Gess

Collection : Flambant 9

ISBN13 : 9782841726189

Nombre de pages : 320
Prix : 35,00 €
État : disponible

La Brigade chimérique rend hommage à une saga de science-fiction oubliée, parue en France entre les deux guerres sous la signature de George Spad, L’Homme chimérique (éditions Louis Querelle). C’est une oeuvre grave qui témoigne du traumatisme que la Grande Guerre a infligé à l’imaginaire européen. Cette saga, amorcée en 1919, s’apprêtait à prendre une direction fascinante lorsqu’elle fut interrompue sans explication en 1934.
Soixante-treize ans plus tard, La Brigade reprend et prolonge ce tournant – pour le plaisir bien sûr, mais aussi parce que derrière lui se trouve peut-être la solution d’une des grandes énigmes de l’histoire du vingtième siècle : pourquoi n’y a-t-il plus de superhéros en Europe ?
Le scénario de Serge Lehman et de Fabrice Colin, inscrit dans la tradition des feuilletonistes de l’entre-deuxguerres, a trouvé avec Gess un metteur en scène magnifiquement inspiré, créateur d’un univers graphique dans la lignée du Bauhaus et de l’expressionnisme allemand, et basé sur un énorme travail de documentation, costumes, décors, objets, etc.
La Brigade chimérique est plus qu’une simple fiction. C’est une plongée archéologique au coeur de l’imaginaire mutilé de l’Europe. Une tentative pour reconstituer ce qui nous est arrivé il y a soixante-dix ans – pour comprendre comment nous avons perdu le pouvoir homérique d’exprimer nos valeurs sous la forme d’une mythologie.
Avec, peut-être, l’espoir que cette confrontation aidera à renouer le lien rompu.
  • Revue de presse
+
Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade chimérique, L'Intégrale - Le Figaro
Posté le 27 novembre 2012 -

La Brigade Chimérique : épitaphe des héros européens

LA BD - Pourquoi Superman et Batman n'ont-ils pas vu le jour sur le sol européen ? Pourquoi l'imaginaire fantastique français semble avoir connu un véritable trou noir entre Jules Verne et Barjavel ? L'auteur de science-fiction Serge Lehman et ses acolytes offrent une fascinante réponse à cette question.

Les auteurs

Serge Lehman, scénariste et écrivain, est aussi un critique reconnu du milieu de la science-fiction française. Une bonne partie de ses travaux sur le sujet a consisté à mener l'autopsie d'un avortement: celui de l'école française du roman scientifique.

Disposant de bases solides (Jules Verne, J.-H. Rosny aîné), elle semble avoir été totalement oblitérée et largement oubliée au carrefour des deux guerres mondiales. Il faudra attendre le retour des auteurs américains de l'âge d'or, à partir des années 50, pour que renaisse une science-fiction française. La même réflexion l'a poussé à s'interroger sur l'absence de super-héros français (Super-Dupont ne compte pas), quand bien même le terreau initial était, lui aussi, fertile (Le Nyctalope créé par Jean de La Hire en 1911, par exemple). Pour Lehman, c'est même l'imaginaire européen tout entier qui a été stérilisé quelque part, entre les tranchées de Verdun et les camps de la mort.

La Brigade Chimérique est une fable psychanalytique, illustration romancée de la réflexion de Lehman sur cette absence. Il s'est fait accompagner de Fabrice Colin, un des grands conteurs de la SF et de la fantasy française actuelle. Les deux scénaristes sont mis en image par Gess (Carmen McCallum).

L'histoire

L'entre-deux-guerres en Europe. Chaque capitale est sous la protection parfois autoritaire d'un surhomme (voir carte ci-dessous). Le Docteur Mabuse, doté d'un pouvoir d'hypnose des foules, étend sa domination à l'Est. Le Nyctalope, nouveau protecteur de Paris depuis la disparition de Marie Curie, ne sait sur quel pied danser. Irène et Frédéric Joliot-Curie, de l'Institut du Radium, se préparent, quant à eux, à la Résistance. Avec l'aide de Jean Séverac, soldat traumatisé par la Première Guerre mondiale, ils se mettent en quête de l'énigmatique Brigade Chimérique, qui aidait en son temps Marie Curie.

 


L'avis du Figaro

La Brigade Chimérique porte en elle la solution de sa propre énigme: l'Europe et la France peuvent-elles à nouveau engendrer des super-héros, des mythes modernes ? La réponse est oui. Pendant français de la Ligue des Gentlemen Extraordinaires d'Alan Moore, elle en reprend le principe de réutilisation de personnages historiques ou littéraires. La Brigade Chimérique est un jeu de miroir, parfois exigeant pour le lecteur, entre les obsessions de Lehman, une relecture de l'histoire européenne et une pure aventure de comics.

La narration est des plus solides, semant des indices au fil des épisodes pour des révélations fracassantes. Les planches de Gess sont admirablement mises en couleurs par Céline Bessonneau. Cette édition intégrale vient enfin palier le seul défaut de l'oeuvre : une tendance au «name-dropping», touchant parfois à la pédanterie. Les «bonus» ici présents éclairent au contraire la génèse de l'oeuvre et les très nombreuses références littéraires et historiques qui la jalonnent.

 


BD devenue culte pour quelques initiés depuis sa première parution en 2009, elle a connu une adaptation en jeu de rôle et plus récemment un prolongement - plus anecdotique - via la bande dessinée Masqué, par le même Serge Lehman. Cette intégrale se pose en parfait cadeau de Noël pour tout amateur de BD, de science-fiction ou d'histoire contemporaine. Beaucoup de monde en somme.

Laurent Suply
Le Figaro.fr 

+
Gess, Lehman, Colin, Bessoneau - La Brigade chimérique, l'intégrale - Welcome to Nebulia
Posté le 01 décembre 2012 -

Eh oui. Je me suis racheté La Brigade Chimérique dans l’intégrale en un volume qui vient de paraître, alors que j’avais déjà les six tomes parus en 2009-2010. Parce que, sans être un fan ultime (en dépit de ce geste hautement fanique), j’aime quand même beaucoup (ce dont témoignait je pense mon enthousiasme pour le jeu de rôle – l’encyclopédie). Et parce que cette édition, enfin disponible à un prix abordable (35 € contre, si je ne m’abuse – aha – 66 € pour les six tomes séparés !), est plus joulie – le format est un poil plus grand, les yeux apprécient – et enrichie (artbook, note d’intention, références), ce qui vaut franchement le coup, mais j’y reviendrai. Parce que, enfin, j’avais depuis quelque temps déjà une très forte envie de relire la chose, et que mes exemplaires étaient éparpillés dans des cartons ici ou là (surtout là, d’ailleurs) du fait de mon déménagement. Ce qui me donne l’occasion de vous en causer à nouveau – d’autant que je n’étais pas content, et ne le suis toujours pas, de ma chronique du premier tome parue en son temps sur feu le beau site du Cafard cosmique, et rédigée alors même que je ne savais rien de la suite, encore à paraître, laquelle suite je n’avais jamais chroniqué. Alors hop, c’est tipar.

 

On connaît l’idée : raconter la fin des super-héros européens en 1939, ce qui revient à se demander pourquoi, à la différence des USA, l’Europe n’a pas développé de culture super-héroïque. Pourtant, ce comic book FRRRRRANÇAIS en témoigne assez, les personnages pouvant relever de ce titre ne manquaient pas dans l’Europe de l’entre-deux-guerres ; mais ils sont pour la plupart sombrés dans l’oubli (ce qui rendait d’ailleurs la lecture de la BD, du moins au fil des parutions dans sa première édition, assez hermétique à l’occasion…). On s’intéresse ainsi à tout un pan de la culture populaire mais pas que, et notamment à une certaine science-fiction qui ne s’appelait pas encore ainsi.

 

On voit ici ce qui, à la fois, rapproche et distingue La Brigade Chimérique de ce qui en fut une influence évidente – et plus ou moins assumée par Serge Lehman en fin de volume –, à savoir  La Ligue des Gentlemen Extraordinaires du Divin Alan Moore et de Kevin O’Neill, laquelle piochait de même ses personnages et situations dans la littérature populaire (surtout) européenne, mais s’arrêtait – au moment où le projet de La Brigade Chimérique était initié, cela n’est plus vrai depuis – avant la Première Guerre mondiale.

 

Or, ici, c’est bien l’entre-deux-guerres qui retient l’attention des auteurs, et la Première Guerre mondiale, justement, est envisagée comme un point de départ : c’est, pour bon nombre d’entre eux, dans l’horreur des tranchées, à l’ère des nouvelles armes et – bien sûr – du radium, que sont apparus les super-héros européens, et notamment la Brigade Chimérique qui donne son nom à l’œuvre, sans toutefois monopoliser l’attention, loin de là. Car si la Brigade – le Soldat Inconnu, le Baron Brun, Matricia, Sérum – est une création originale des auteurs, autour d’elle gravitent bien des personnages empruntés ici ou là, à l’histoire comme à la fiction, et qui font tout le sel de cette BD riche en références (enfin expliquées en appendice, ce qui s’avère éventuellement utile, tout n’étant pas évident, loin de là).

 

Douze chapitres – dix épisodes entourés d’un prologue et d’un épilogue. Ce qui, à mon sens, ne fait que confirmer l’impression que j’en avais déjà lors de la parution du  premier tome : cette BD était bien plus adaptée au format intégrale en TPB enfin disponible qu’à la parution en six brefs volumes (format bâtard entre les fascicules américains et les classiques BD franco-belges), trop chers qui plus est. Et la relire ainsi, ça passe franchement très bien ; beaucoup mieux, en fait, qu’à la première lecture : on y repère en effet plein de choses sur lesquelles on ne s’était pas forcément attardé la première fois, faute d’éléments permettant de comprendre au juste à quoi les auteurs faisaient allusion.

 

Je ne reviendrai pas ici sur le point de départ – ce serait redondant après ma chronique, même peu satisfaisante, du premier tome –, et parler plus en détail de ce qui se passe ensuite reviendrait sans doute à spoiler excessivement, ce qui serait dommage. Je vais donc m’en tenir à une évocation du projet général, dont la cohérence, envisagé ainsi dans sa globalité, ne saurait faire de doute.

 

Nous sommes donc dans une Europe à la veille de basculer dans la guerre, et dans laquelle les principales nations sont « protégées » par des super-héros (ou des surhommes, comme vous voulez – Nietzsche, dans Ainsi parlait Zarathoustra, est cité en début et en fin de volume). La BD tend ainsi à expliquer la fin des super-héros européens, en mêlant fiction et histoire. Aussi sait-on, dans les grandes lignes, dès le début comment tout cela va se terminer : mal. Très mal. Ce qui, là encore, contribue à distinguer La Brigade Chimérique de son précieux modèle mooresque (en tout cas des deux premières « saisons ») : le ton en est nettement plus grave, beaucoup moins jubilatoire. Ce qui n’est pas une critique, loin de là, mais un simple constat, et n’ôte pas tout caractère « fun » à la création de Serge Lehman, Fabrice Colin, Gess et Céline Bessonneau ; celui-ci revient bien, de la même manière que pour la  LGX, du jeu des références plus ou moins cryptiques – plus chez Lehman et Colin que chez Moore, même si elles sont sans doute relativement moins abondantes. L’époque comme le propos s’y prêtent, en effet. Et, dès le prologue, avec cette réunion à Métropolis des principaux super-héros, perturbée par le Cafard, on distingue derrière la croix gammée de Mabuse l’ombre d’Auschwitz…

 

Mais si le drame qui se noue a ainsi des implications de grande ampleur, il est aussi adapté à l’introspection et à l’intimité, se jouant aussi à un niveau personnel – notamment à travers les personnages de Jean Séverac (le héros, donc, mais qui n’a pas forcément une position plus importante que les autres), du Nyctalope (superbement utilisé et bien campé, en vague salaud vaguement faf et – surtout – frustré de ne pas avoir un biographe à sa hauteur, mais un simple écrivaillon payé à la ligne…) et de George Spad, la très masculine jeune femme à l’identité floue, oscillant entre surréalisme et feuilleton populaire. Mais les époux Joliot-Curie ne sont pas en reste, et, à vrai dire, on pourrait étendre ce propos à bien des personnages de la BD – fictifs pour l’essentiel, mais parfois historiques, donc.

 

Et tout cela se marie très bien dans l’ensemble. Oh, certes, cela n’est pas « parfait », comme de juste : cette relecture me semble bien confirmer quelques pains scénaristiques (rares mais bien présents), une vague confusion parfois dans le déroulement des diverses trames (renforcée par l’hermétisme de certaines références). Mais elle confirme aussi la cohérence et l’intelligence du projet, qui ne sauraient faire de doute – même si, re-comme de juste, d’aucuns trouveront peut-être de mauvais goût la conclusion pourtant inévitable (un risque à courir, j’imagine). Et, oui, du coup, cette BD passe à mon sens bien mieux envisagée ainsi ; je l’ai davantage apprécié lors de cette relecture, incomparablement plus même.

 

J’émettrai cependant toujours la même réserve sur le dessin de Gess : si celui-ci nous mitonne à l’occasion quelques planches de toute beauté, joliment mises en couleurs par Céline Bessonneau, et que l’on apprécie d’autant plus dans ce format un poil plus « grand » (à noter l’artbook en fin de volume, constitué de recherches comme de matériel promotionnel – pour le moins alléchant), je reste globalement d’un avis mitigé le concernant. Le trait ne manque pas de personnalité – tout en rappelant pas mal, ainsi que je l’avais noté à l’époque, celui d’un Mignola, en moins anguleux cela dit –, mais le résultat final est plus ou moins convaincant, notamment en ce que, à mon sens, si Gess est très doué pour les décors et « l’inhumain », il se montre nettement moins talentueux pour ce qui est des visages, surtout, et ses scènes d’action ne sont pas toujours hyper lisibles…

 

Cela dit, la BD en elle-même, malgré ces quelques réserves, reste très enthousiasmante dans l’ensemble, et supporte donc très bien la relecture, voire en bénéficie. D’autant que ce volume dispose d’une réelle plus-value dans la trentaine de pages de notes de Serge Lehman qui le conclut : c’est tout à fait passionnant, parfois fort instructif, et toujours pertinent.

 

Aussi, je vous engage fortement à faire l’acquisition de cette BD, témoignant d’un projet bien pensé et presque « nécessaire », et à la réalisation dans l’ensemble plus que satisfaisante. C’est l’occasion de passer un très bon moment avec des personnages tous plus fascinants les uns que les autres, et de se divertir tout en s’instruisant et en réfléchissant (si). Maintenant que la BD est disponible dans un format adapté et à un prix raisonnable, vous auriez sans doute tort de vous en passer. Quant à moi, je salive en attendant la publication de L’Homme truqué, je l’espère dans des conditions aussi favorables.

+
Gess, Lehman, Colin, Bessoneau - La Brigade chimérique, l'intégrale - Murmures
Posté le 09 décembre 2012 -

“Cette édition intégrale est la forme aboutie de La Brigade Chimérique. C’est ainsi que nous l’avons imaginé quand tout s’est mis en route...(...). La presse aurait pu réserver son jugement jusqu’à la fin et les lecteurs attendre d’être sûrs que la série irait au bout.” Heureusement que beaucoup d’entre nous n’ont pas adopté ce comportement - celui mis ici au conditionnel par Serge Lehman en guise de postface - et se sont précipités sur les épisodes.

L’auteur est parti d’un constat : alors que la littérature populaire nord américaine regorge de super-héros, notre vieille Europe malgré Fantomas et Furax (ce dernier sur un mode parodique) n’a rien imaginé dans ce sens depuis le capitaine Nemo... Avec son complice Fabrice Colin il imagine donc une brigade de super-héros qui fait écho à la production littéraire d’un certain George Spad et la place après la première guerre mondiale dans une Europe particulière qui ne connaît pas Adolf Hitler mais un certain Mabuse dont les gesticulations qui rythment les discours s’apparentent à celles du dictateur. Les amateurs d’Histoire retrouveront des faits historiques précis - quelques uns à peine “maquillés” - et les passionnés de littérature et d’art saisiront du coin de l’œil - comme en subliminal - des références intelligibles au surréalisme, à un grand nombre d’écrivains et à la BD (page 262). Mais que les autres ne s’inquiètent pas Serge Lehman donne, dans le dossier final, la plupart des clés. La brigade lutte contre le mal, bien sûr, mais ne comptez pas sur moi pour vous dire la fin... Sachez que pour cautionner scientifiquement son récit Lehman fait intervenir Irène Joliot-Curie - la fille de Marie - et son mari. Le scénario est sans faille et parfaitement maîtrisé et l’on sent que ses deux auteurs se sont fait plaisir. Côté dessin il faut se laisser porter et apprécier le travail de Gess. Un simple coup d’oeil à la quatrième de couverture; une moitié noire et l’autre en “imitation-hommage“ de Gustav Klimt et aux dessins pleine page - façon couverture du magazine “l’Illustration” devrait vous donner envie de lire.

Un conseil : Offrez-vous cette intégrale, mais achetez-en deux car votre projet de la lire avec soin et de l’offrir pour Noël à votre petit neveu ou votre meilleur ami tombera à l’eau dès le deuxième épisode...

Noé Gaillard

 
+
+
Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - ActuSF
Posté le 19 octobre 2009 -

Références assumées tout d’abord, notamment à ces auteurs dumerveilleux scientifique auxquels Serge Lehman est très attaché. Ainsile caméo remarqué du Dr Flohr et de son Homme élastique, emprunté à Jacques Spitz, ou l’utilisation habile du Passe-muraillede Marcel Aymé. Lehman et Colin inscrivent ainsi intelligemment leurhistoire dans un contexte historique à la fois décalé et parfaitementindentifiable.
 
Références graphiques, aussi. Le Nyctalope, ce super-héros imbu delui-même et qui semble jouer un jeu trouble, évoque immanquablement lesBD de Tardi, avec ses grosses lunettes, son melon et son grand manteau.Les apparitions furtives de Doc Savage ou de Superman (dans uneversion, il est vrai, un peu customisée) sont habilement orchestréespar Gess, qui se tire bien de ce métissage graphique assumé. Tout commed’ailleurs, il utilise avec malice les portraits des personnageshistoriques.

Et puis, bien sûr – inévitablement – on songe à La Ligue des Gentlemen Extraordinaires,du non moins extraordinaire Alan Moore. Mêmes emprunts à la littératurepopulaire, mêmes clins d’œil à l’Histoire avec un grand H, le cousinageest indéniable. Au point que les esprits chagrins pourraient y voircomme une version yéyé d’un grand succès anglo-saxon.
Heureusement, Colin et Lehman y amènent leurs propre foliesimaginatives, leurs propres cultures, et l’on sent la tentation quasimétaphysique qui point et augure d’une suite des plus prometteuses.

Gess, quant à lui, a su trouver un juste milieu dans son graphisme,évitant de se laisser asservir par des référents visuels qui auraientrapidement pu devenir encombrants, sans non plus se laisser écartelerpar le mélange des genres. Il assure ainsi
un beau travail de cohésiongraphique.

Reste que cette Brigade Chimérique remplit soncontrat. Intrigante et originale, répondant aux vieilles obsessions deSerge Lehman sur ce rendez-vous manqué de la France avec les genres del’Imaginaire et entrant, de fait, dans cette métafiction qui plaît tantà Fabrice Colin, il n’est pas étonnant de voir ces deux-là prendre unplaisir manifeste à l’exercice. Plaisir pour l’instant partagé de notrecôté.
+
Lehman/Gess/Colin - La Brigade Chimérique - Presse Océan
Posté le 02 octobre 2013 -

Les éditeurs nantais de la rue des Vieilles Douves, L'Atalante, spécialisés dans la science-fiction, la fantasy et le polar viennent de signer un contrat avec l’éditeur « Titan Publishing Group » dont la section Titan Comics est connue pour les séries Flash Gordon, Star Wars et les revues de Batman. Ceux-là ont acquis les droits mondiaux pour la traduction de la BD « La Brigade chimérique » en langue anglaise, écrite par Serge Lehman et Fabrice Colin, dessinée par le Nantais Gess et colorisée par Céline Bessoneau. Cette série de bande dessinée, dont le tome 1 était sorti en avril 2009 (il y a eu 6 tomes depuis), raconte pourquoi et comment tous les super-héros européens ont disparu avec la Seconde Guerre mondiale. . Les six tomes papiers et numériques publiés en France ainsi que l’intégrale connaîtront ainsi une nouvelle vie, la sortie du premier tome étant prévue pour décembre 2014.

En France, la saga a déjà été écoulée à plus de 60 000 exemplaires, le marché anglo-saxon devrait démultiplier les ventes.

Presse Océan - Stéphane Pajot

 

  • Collections
+
Comme un accordéon
Sciences humaines
+
Insomniaques et ferroviaires
Roman noir et policier
+
La Dentelle du cygne
Science-fiction et fantastique
+
+
Romans, etc.
Littérature, cinéma, peinture
+
Flambant 9
Bandes dessinées
+
Le Maedre
Littérature jeunesse
  • Les internautes vous conseillent
Livre9
L'enjomineur (Coffret en 3 volumes)
Pierre Bordage
Livre9
Bleu argent
Olivier Paquet
  • Lettre d'information



Archives
  • À la une
+
Prix Julia Verlanger 2014 : les nominés !
Posté 06 octobre 2014 -
Il nous faudra attendre le tout début du mois de novembre pour connaître le lauréat du prix Julia Verlanger de cette année, rendez-vous aux Utopiales ! 
 
En attendant voici les nominés :
Bragelonne - Peter F. Hamilton - La Grande Route du Nord
L'Atalante - Olvier Paquet - L'Esprit du Melkine
L'Atalante - Andreas Eschbach - Time Out
ActuSF - Karim Berrouka - Fées, weed et guillotines
L'Atalante - Régis Goddyn - Le sang des 7 rois
L'Atalante - Terry Pratchett - La longue Terre
thumb_couv_pratchett-baxter.jpgthumb_esprit_du_melkine.jpgthumb_couv._time_outpetit.jpeg
thumb_sang_des_7_rois_2.jpg
+
Tout 2014 !
Posté 16 septembre 2014 -
thumb_couvinebranlable.jpgthumb_couvmorpork.jpgthumb_couvcarey.jpg
+
"Le vieil homme et la guerre" sur nos écrans!
Posté 11 août 2014 -
Cela devait arriver, l'excellentissime série de John Scalzi : Le vieil homme et la guerre devient une série pour la télévision !
Toute l'information ici et une interview faite à l'auteur par l'auteur… ici.
le_vieil_homme.jpg brigades_fantomes.jpgla_derniere_colonie.jpgzoe.jpg
+
Tout 2013 !
Posté 27 novembre 2013 -
+
Manuscrits
Posté 22 janvier 2013 -
Les conditions de soumission de manuscrits viennent de changer. N'hésitez pas à aller les consulter ici .
+
L'Atalante
Posté 21 janvier 2013 -
facebook-icone-9793-32.png twitter-icone-8307-32.png

Toute l'actu
  • Forum de L'Atalante
+
Les petits bonheurs quotidiens...
Posté le 13 octobre 2014 par Lisbeï
Toutàfé... même s'il m'a fallu un TRES long temps pour m'en apercevoir :-).