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  • Flambant 9

Fabrice Colin / Fred Boot

Gordo

Un singe contre l'Amérique
Gordo

Date de parution : juin 2008


Illustrateur : Fred Boot

Collection : Flambant 9

ISBN13 : 9782841724277

Nombre de pages : 64
Prix : 12,50 €
État : disponible

États-Unis, 1958. Vous pensiez savoir ce qu’est un singe ? Vous ne connaissiez pas Gordo. Affublé d’un smoking first class et d’un QI digne de Harvard, la nouvelle coqueluche du tout-L.A. promène son spleen frelaté sur les plus grandes scènes du pays. Ce qui ne l’empêche pas de déprimer sec : depuis que sa petite amie s’est barrée avec l’inventeur des fusées V2, notre quadrumane au cœur d’artichaut s’est découvert un don pour les plans copieusement foireux.

Quelques conseils : si vous piquez le journal intime de votre ex et que ce journal s’avère contenir tous les détails d’une expérience classée secret-défense, ne le planquez pas dans le coffre d’une gare. Ne tabassez pas l’agent de la CIA qui vous file au train. Ne rejoignez pas Sinatra à Vegas dans l’espoir d’aller mieux. Ne vous mettez pas le KGB et Elvis Presley à dos le même soir. Ne recommencez pas à picoler en racontant vos malheurs à la terre entière.

Et surtout, surtout : ne kidnappez jamais Lauren Bacall.

Le site de Gordo : http://www.myspace.com/gordolesinge

  • Revue de presse
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Colin et Boot - Gordo - Les Chroniques de l'Imaginaire
Posté le 23 juillet 2008 -

(...) Voilà ce qui s'appelle un petit ovni dans le monde de la BD ! Cette BD est un véritable petit bijoux pour qui aime les années 50 ! Les dessins sont certes particuliers, mais ils ont ce charme qui sied tout à fait au scénario, et surtout à l'ambiance inhérente à cette histoire : c'est simple, cela fait l'effet de se retrouver dans ce piano-bar un peu déjanté de Pulp Fiction. Ambiance décontractée et fifties, certes, mais le véritable atout reste dans les dialogues...

Sur ce point, le travail de Fabrice Colin est en tous points remarquable : on ne s'ennuie pas une seconde et on se marre sans vergogne à la lecture de toutes ces piques et de tous ces cassages en règle dont Gordo est tour à tour l'auteur et la victime. On a vraiment l'impression que ce singe est un être humain, rien à voir avec la façon de rendre les animaux humains dans Blacksad par exemple : ici c'est le mot et le verbe qui priment sur les apparences !

Une BD qui sort du lot, et qui vaut vraiment le coup d'être découverte ou d'être offerte... 

Clark, Les Chroniques de l'Imaginaire, 4 juillet 2008 

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Colin/Boot - Gordo - Rock & Folk
Posté le 25 août 2008 -
De temps à autre sortent des BD au style tellement surréaliste qu'elles sont soit destinées au pilon, soit promises aux feux de la rampe. C'est un peu le cas de Gordo. Pour mieux appréhender l'histoire, disons seulement qu'il faut s'attendre à du Tex Avery, version "Qui veut la peau de Roger Rabbit" mais sous acide. L'histoire se passe en 1958 et Gordo est, en quelque sorte, l'ancêtre de Largo Winch, milliardaire forcement tombeur, et doué d'un QI phénoménal qui remplace à lui tout seul les ordinateurs de la défense nationale en cas d'invasion extraterrestre. La comparaison s'arrêtera là car Gordo est également un chimpanzé rescapé des expériences ante Hiroshima dans le désert du Nouveau Mexique dans les années 40. Cela explique sans doute pas mal de choses dans son comportement mais n'excuse pas le kidnapping de Lauren Bacall en cours d'histoire ! En somme, Gordo est une BD complètement loufoque truffée de références aux années 50 (cinéma, musique, etc) qui atteint parfaitement son but : faire rire à (presque) toutes les pages.
 
Rock & Folk, septembre 2008 
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Colin/Boot - Gordo - Les Informations
Posté le 25 août 2008 -

(...) Mêlant humour et côté un peu thriller, Gordo, un singe contre l'Amérique, séduit par ses multiples ambiances et son côté "classiques hollywoodiens" qui évoque de nombreuses personnalités connues. Innovante, cette BD se distingue par les traits précis de Fred Boot qui a signé là des planches très réussies par leur côté sombre et raffiné à la fois. Le tout est égayé de couleurs artificielles "informatisées" qui donnent toute sa qualité à l'ouvrage.

Comme l'histoire ne manque pas d'intérêt, cette bande-dessinée réalisée par Fred Boot, mérite vraiment d'être découverte, mais plutôt par des lecteurs adolescents ou adultes. "Son esthétique est marquante, commente le critique Mickaël Demets sur le site Evene. Alliée au talent de conteur de Fabrice Colin, cela aboutit à l'une des bandes dessinées les plus étonnantes de l'année".  

Les Informations, août 2008 

 

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Colin/Boot - Gordo - L'Avis des Bulles
Posté le 08 octobre 2008 -

Casting trois étoiles pour la vie de Gordo, amoureux de Lauren Bacall, ami de Frank Sinatra, filé par Elvis Presley, délaissé par sa maîtresse Shirley Winter au profit de Wernher Von Braun, et qui dialogue même post-mortem avec Humphrey Bogart pour ce qui est l'un des moments les plus drôles de l'ouvrage. Car on n'apprend pas au vieux singe à faire des grimaces et Gordo sait y faire en matière de réparties et d'humour, ce qui rend d'office la lecture agréable. Ses aventures, totalement décalées, et à la fois tellement dans l'univers des fifties, sont elles aussi déroutantes, nous ramenant à une époque qu'on pensait avoir oubliée. Le dessin est porté par des couleurs magnifiques plutôt qu'un trait de crayon précis (...)

Gordo se dresse donc devant l'Amérique et même si c'est le premier qui va y laisser des plumes, ce sera au prix d'une bande-dessinée immanquable portée par un personnage remarquable, qui nous rend presque nostalgique d'une époque révolue.

L'Avis des Bulles, septembre 2008

 

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Colin / Boot, Gordo - ActuSF
Posté le 19 février 2009 -

« Évidemment que j'ai failli. Devenir humain, c'était mon idéal... »

Gordo, de Fabrice Colin (au scénario) et Fred Boot (au dessin), est sorti en juin 2008. C'est donc avec un peu de retard que nous en parlons ici, mais il serait dommage de ne pas évoquer cette BD originale et réussie. [...]

Dans les années 50, Gordo est une star. C'est aussi, et avant tout, un singe devenu intelligent et presque humain. Alors que le succès et les femmes lui tombent dans les bras, il découvre, dans le journal intime de sa petite amie - qui le trompe - une information qui pourrait faire trembler le gouvernement américain. À la fois par vengeance envers sa dulcinée et par égard envers ses propres origines, il décide de subtiliser le journal et de le cacher en lieu sûr, avant de décider quoi en faire. Mais très vite, la CIA et le KGB se mettent à ses trousses, les premiers pour étouffer l'affaire et les seconds pour l'exploiter. Embarqué dans une histoire qui le dépasse, Gordo trouve refuge auprès de son ami Frank Sinatra.


Gordo est avant tout une histoire comme seul le cinéma américain des années 50 savait en produire : un polar qui voit un homme plongé malgré lui dans une affaire dont les conséquences le dépassent, et qui croisera, durant sa fuite, le chemin inévitable d'une femme fatale. On pense à La Mort aux trousses d'Alfred Hitchcock, même si le propos ici est différent. Colin et Boot ajoutent une dose d'humour noir dans les paroles de ce singe étonnamment humain qui, comme tout bon héros de polar qui se respecte, cède bien volontiers aux charmes de l'alcool. Entre flashbacks et déroulement de l'intrigue, on suit avec plaisir ses pérégrinations dans un scénario efficace et cohérent. Les auteurs ne négligent pas les détails pour rendre Gordo crédible, comme la démonstration de son agilité à grimper aux arbres. Mais Gordo, c'est aussi le symbole du rêve américain déchu. Ce singe qui voulait tant nous ressembler finit, de façon assez ironique, par subir la nature manipulatrice de cette chère humanité. Accueilli par un pays où tout semble possible, il découvrira que le mensonge se cache toujours derrière les apparences avenantes. Héros encensé mais bien vite sacrifié sur l'autel du bien commun : tel est le sort de ceux qui croient naïvement à la bonté de l'Oncle Sam. Ce discours critique sur le rêve américain montre un pays pétri de contradictions et peu regardant sur la moralité - et qui s'en accommode fort bien. Finalement, Gordo atteindra bien le statut d'humain puisqu'il ressentira ce qui en fait l'essence : souffrance, frustration, désespoir.

Fabrice Colin introduit une dimension supplémentaire en choisissant, pour cadre à son histoire, les paillettes d'Hollywood - comme dans son album suivant, Nowhere Island. Encore une fois, il s'agit de montrer que les apparences sont trompeuses, et que le glamour des stars hollywoodiennes cachent des désillusions profondes. Comme le dit Gordo en parlant des étoiles qui brillent dans le ciel : « J'ai toujours eu un faible pour les étoiles d'Hollywood. Un adage tiré de la sagesse populaire voudrait que ces chéries soient déjà mortes au moment où leur lumière nous parvient ». La métaphore n'échappera à personne... La déchéance succède irrémédiablement au succès, et Gordo en fait les frais. Colin convoque ainsi, pour sa démonstration, des figures bien réelles comme Frank Sinatra, Lauren Bacall ou Elvis Presley. Comme s'il voulait faire du drame de Gordo une histoire vraie. Car Colin aime jouer avec la réalité et les liens qui l'unissent à la fiction. Avec habilité, il intégre son histoire dans l'Histoire, introduisant du vrai dans le faux, et réciproquement. Son scénario est particulièrement bien documenté et inventif à la fois. Il n'en a que plus de sens.

Un graphisme surprenant

Pour mettre en images cette histoire singulière, il fallait adopter un graphisme qui ne l'était pas moins. Fred Boot remplit sa tâche avec succès. On retiendra tout particulièrement la puissance des ambiances - le plus souvent sombres - accentuées par une colorisation sobre mais qui fait mouche : peu de couleurs, peu de détails ou de dégradés, mais une adéquation idéale avec les émotions et les impressions du héros. De même, les différentes périodes (passé et présent) ont chacune des teintes distinctes permettant de les situer rapidement. À part ça, le trait est épuré, dynamique, rappelant parfois le cartoon. Les visages, taillés à la serpe, n'en sont pas moins expressifs. Tout ceci est un peu surprenant au premier coup d'œil, mais on s'y fait vite, et cela procure à cette BD une identité graphique peu commune.

Une réussite originale

La collection " Flambant 9 " de L'Atalante ne cesse de confirmer son statut de vivier à talents. Gordo est en une nouvelle preuve. Si on connaissait celui de Fabrice Colin, on découvre ici celui de Fred Boot. Cette vision amère du rêve américain, sur le ton du polar, contribue à faire vivre un art en perpétuel renouvellement. Chapeau.

Jérôme Lavadou, ActuSF, février 2009.
 

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Boot, Gordo - Période Rouge
Posté le 02 mars 2009 -

Ancien lecteur de Pif Gadget, notre ami Fred Boot est devenu à son tour dessinateur de bandes dessinées... à Honk Kong ! On lui doit un sacré album, Gordo, paru aux éditions L'Atalante. Une réussite totale.

Son site, www.fredboot.com , est un régal. On y découvre quelques-unes de ses créations, des infos sur la "nouvelle manga digitale" et le journal d'un français à Hong Kong où Pif Gadget et Période Rouge tiennent une place de choix. [...]

 

Richard Medioni, Période Rouge , mars 2009

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Colin/Boot - Gordo - bandedessinee.info
Posté le 20 janvier 2010 -

Un singe parlant, star du music-hall dans l’Amérique des années cinquante, se retrouve au beau milieu des ennuis à cause du journal intime de sa maîtresse. Ambiance polar, multiples clins d’oeil au cinéma noir (on n’est presque pas surpris de croiser Lauren Bacall, Humphrey Bogart ou Frank Sinatra au fil des pages), cet album est une farce agréable. Le scénario conserve son rythme jusqu’à la fin, le graphisme cartoony est des plus originaux. Voilà un album réussi pour la nouvelle collection bd des éditions L’Atalante.

Thomas Clément, lundi 4 août 2008 

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