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Ursula K. Le Guin

Lavinia

Lavinia

Date de parution : novembre 2016


Traduit par : Marie Surgers
Illustrateur : Raphaël Defossez


ISBN13 : 9782841727902

Nombre de pages : 320
Prix : 23,00 €
État : disponible

Comme Hélène de Sparte j’ai causé une guerre. La sienne, ce fut en se laissant prendre par les hommes qui la voulaient ; la mienne, en refusant d’être donnée, d’être prise, en choisissant mon homme et mon destin. L’homme était illustre, le destin obscur : un bon équilibre.

Dans l’Énéide, Virgile ne la cite qu’une fois. Jamais il ne lui donne la parole. Prise dans les filets du poète qui n’écrira l’épopée des origines de Rome que des siècles plus tard et sans avoir le temps de l’achever avant sa mort, Lavinia transforme sa condition en destin. De ce qui sera écrit elle fait une vie de son choix. Et cela dans la douceur amère et la passion maîtrisée que suscite son improbable position : elle se veut libre mais tout est dit.


Lavinia a obtenu le Locus Award 2009, le prix de la plus prestigieuse revue américaine consacrée au domaine de l’imaginaire.
  • Revue de presse
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Le Guin - Lavinia - Mauvais genres
Posté le 24 juin 2013 -

Attention, il s'agit ici de Littérature (remarquez la majuscule). Ursula Le Guin nous offre un magnifique roman, réécrivant et complétant le poème inachevé du Poète. Pour ce faire, elle donne voix à Lavinia, fille du roi Latinus dont le destin est à peine évoqué dans l'Eneide. Et ce cri d'Enée aux enfers que j'ai mis en exergue pourrait résumer la vision de Lavinia : fille de roi dans un pays en paix, sa vie et celle de son peuple sont bouleversées par l'arrivée des troyens. La guerre est rendue inévitable par la personnalité des chefs de la région qui ne voient en Laviana qu'un trophée à conquérir et dans les combats que l'occasion d'obtenir la gloire.

Lavinia n'est pas une princesse de conte de fées. C'est une jeune femme au fait de ses devoirs et obligations et avant le débarquement des troyens, elle a déjà été confrontée aux difficultés : ses frères sont morts en bas âge et sa mère a sombré dans la folie, folie qui attisera les braises du conflit et lui vaudra l'inimitié d'une partie des femmes de son peuple. C'est aussi une femme religieuse, responsable des pénates de sa maisonnée et à l'écoute des oracles. Elle rencontrera le Poète en songe sur un des sites sacrés où sa famille vient depuis des générations consulter les dieux et celui-ci lui révèlera une partie de sa destinée, celle liée à Enée.

Dans sa postface, l'auteur explique que la quasi disparition de l'enseignement du latin est en train de nous priver de ce chef d'oeuvre de Virgile et que ce livre est destiné à proroger son souvenir, c'est une réussite ! Ursula Le guin complète l'Eneide avec maestria, y apportant sa sensibilité humaniste et transformant cette épopée tragique en un superbe roman.

Benoit Furet

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Le Guin - Lavinia - L'écran fantastique
Posté le 15 avril 2011 -

L'Énéide, le poème épique de Virgile, raconte la guerre opposant Turnus à Énée jusqu'à la victoire de ce dernier. Bien que long de 10 000 vers, il ne cite qu'une seule fois la femme à l'origine du conflit, Lavinia, que sa mère avait promise au guerrier du Latium, alors que les augures disaient au père de l'offrir au Troyen. Mais Virgile le savait inachevé et le vouloit voir brûler à sa mort. Il y eut au fil du temps diverses tentatives pour le compléter. Ursula Le Guin a préféré donner le point de vue de Lavinia sous une forme romanesque, tout en débarrassant le récit de ses dieux et en restituant au mieux les conditions de vie de l'époque. Son texte est moins épique : les combats sont résumés en deux pages par une éloquente litanie de meurtres en cascade, mais il donne vie et force à ce qui fait le moteur du récit. Le Poète rêvant à son œuvre apparaît à son héroïne, lui narrant les scènes où elle est absente. Au final, ce poème en prose complète avec finesse l'œuvre originale en éclairant respectueusement ses contours.


Claude Ecken - L'écran fantastique

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Le Guin - Lavinia - ActuSF
Posté le 14 février 2011 -

[...] Lavinia puise à la source d’un des textes fondateurs de notre civilisation. Dans ce roman, pourtant, rien n’est mort. Les personnages, situés dans un contexte plausible ne sont jamais écrasés par le poids des descriptions et de la documentation. Ils sont offerts dans un écrin poétique, assez étranges pour captiver le lecteur, assez humains et étoffés pour être attachants.

On hésite à parler d’un roman de Fantasy. L’imaginaire ici s’appuie sans cesse sur une connaissance fine des aventures d’Enée. Ursula Le Guin tisse de sa voix propre un récit personnel et traite le texte du poète antique avec le respect dû aux maîtres que l’on admire. C’est la force de l’hommage ici rendu à Virgile et, par la même occasion, à un professeur de latin qui a su susciter un tel intérêt pour la littérature ancienne.

Lavinia est un excellent roman, au-dessus de la notion de genre.

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Le Guin - Lavinia - Courrier français
Posté le 04 avril 2011 -

Les latinistes convaincus ont sûrement rencontré, au fil des écrits, le personnage de Lavinia, ne serait-ce que dans L'Eneide de Virgile, pourtant à peine évoquée dans ces pages. Pourtant, le personnage de Lavinia joua un rôle clé dans l'histoire de Rome à ses origines, son monde donnant naissance à la civilisation moderne occidentale. Elle vécut dans l'ombre d'Enée, libre malgré tout et gardant le chois de son destin, tout en se protégeant. Ce destin peu banal, qui fut à l'origine d'une des plus importantes guerres de l'Antiquité, la romancière Ursula K. Le Guin a choisi de le raconter sans fioriture mais avec élégance et poésie, en un récit juste et fulgurant, vivant portrait d'une femme libre et digne. Lavinia, qui égale sans peine les chefs d'œuvre pourtant nombreux de l'auteur (dont le célèbre cycle de Terremer), a décroché le Locus Award 2009, l'un des très grands prix consacrés à la littérature de l'imaginaire.

Christian Robin - Courrier français 11.03.2011

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Le Guin - Lavinia - Arcanes Fantasy
Posté le 01 mars 2011 -

[...] Un peu à la façon de Marion Zimmer Bradley qui vingt ans plus tôt nous proposait une relecture de la guerre de Troie , Ursula K. Le Guin réécrit avec Lavinia un épisode peu connu de la mythologie romaine, et ce d'un point de vue exclusivement féminin. Mais Lavinia est aussi l'antithèse d'Hélène puisque la première refuse ce que la seconde laisse faire ; les conséquences sont néanmoins les mêmes, bien que dans des proportions différentes.

La guerre, qu'elle soit latente ou bel et bien réelle, est en effet au coeur du roman puisque l'époque est violente et que tout problème se règle par le sang. Pourtant certains s'interrogent sur le bien fondé d'une telle brutalité, parmi lesquels Lavinia bien sûr, mais également son père et Enée. Et c'est là qu'Ursula Le Guin se démarque franchement de Marion Zimmer Bradley, puisque le lecteur ne détectera nul manichéisme dans la prose de la première, là où il était omniprésent dans celle de la seconde.

Et au-delà de la guerre, c'est toute la société de l'époque que l'auteure décrit de manière très détaillée, de la façon dont on se nourrissait aux pratiques religieuses, en passant par l'exercice du pouvoir qui ne dispensait nullement de participer activement à la vie quotidienne de la cité. Et bien sûr, dans cette société pré-romaine, les rôles des hommes et des femmes étaient très différenciés, mais associés, faisant de la condition de chacun un élément à part entière d'une société parfaitement codifiée.

En tout cela les personnages mis en scène dans Lavinia sont particulièrement fins et émouvants. De plus la prose de l'auteure est à la fois travaillée, belle et facile d'accès. Et comme l'histoire est en elle-même passionante, le lecteur tient avec Lavinia une incontestable réussite. Les lecteurs du magazine Locus ne s'y sont d'ailleurs pas trompés en lui décernant son prix en 2009.

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Le Guin - Lavinia - Biblioteca Magazine
Posté le 29 juillet 2011 -
"Comme Hélène de Sparte j'ai causé une guerre. La sienne, ce fut en se laissant prendre par les hommes qui la voulaient ; la mienne, en refusant d'être donnée, d'être prise, en choisissant mon homme et mon destin."
 
Dans l'Enéide, Virgile ne la cite qu'une fois. Jamais il ne lui donne la parole. Prise dans les filets du poète qui n'écrira l'épopée des origines de Rome que des siècles plus tard et sans avoir le temps de l'achever avant sa mort, Lavinia transforme sa condition en destin. De ce qui sera écrit elle fait une vie de son choix. 
 
Traduit de l'américain, cet ouvrage a obtenu le Locus Award 2009, un prix prestigieux consacré à l'imaginaire. De la même auteure : le cycle de " Terremer " ; Dons ; Voix.
 
Biblioteca Magazine n° 152
Janvier 2011
 
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Le Guin - Lavinia - Les Chroniques de l'Imaginaire
Posté le 10 mars 2011 -
L'histoire, classique, de la princesse locale épousant le noble étranger et fondant avec lui une ville est de tous les lieux et de tous les temps. Elle était d'ailleurs au coeur d'Ysabel, de Guy Gavriel Kay. L'une des particularités du roman de Le Guin, c'est ce jeu avec le temps où Lavinia se situe quelque part entre cette Troie mythique et disparue dont Enée a fui les flammes, et cette future Rome qu'il est destiné à fonder. C'est aussi d'exister si peu : sans même parler de son existence historique, évidemment impossible à déterminer, elle n'a guère qu'une citation brève vers la fin de L'Enéide. Cela lui donne peu de consistance, mais beaucoup de liberté liée à cette indétermination même.
 
Partant de là, on pourrait en venir à dire qu'il s'agit d'un roman sur le processus de l'écriture lui-même : d'où viennent les personnages d'un auteur ? Quelle existence ont-ils ? Comment est-il possible de reprendre les personnages d'un autre écrivain ? Quelle est la responsabilité de l'auteur par rapport à ses personnages ? Pourquoi choisit-on un personnage plutôt qu'un autre ? Toutes ces questions viennent fatalement à l'esprit de tout lecteur, étant soulevées en filigrane par cette ombre à qui Le Guin offre son clavier en guise de lait ou de sang.
 
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Le Guin - Lavinia - Libération
Posté le 07 février 2011 -

[...] Agée de 81 ans, Ursula juge Lavinia comme le meilleur roman qu’elle ait jamais écrit. Elle a même expliqué qu’elle en avait désormais probablement fini avec la fiction. Auteur de vingt et un romans, onze volumes de nouvelles, des essais, douze livres pour enfants, six volumes de poésie, Ursula K. Le Guin a une carrière d’écrivain bien remplie et vit dans la même maison depuis plus de cinquante ans, depuis qu’elle s’est installée à Portland (Oregon), avec son mari l’historien Charles Le Guin, épousé à Paris en 1953. Fille d’Alfred et de Theodora Kroeber, deux célèbres anthropologues américains, elle a grandi à Berkeley, en Californie et a envoyé sa première nouvelle à une revue à 11 ans. Après avoir entamé une carrière de poète, elle s’est fait connaître par la SF. Outre son célèbre La Main gauche de la Nuit (1969), elle a imaginé deux cycles majeurs, un de SF, Le Cycle d’Ekumen, l’autre de fantasy, Le Cycle de Terremer. Passionnée depuis toujours par les cultures orientales (elle a traduit Tao Te Ching de Lao Tseu), elle porte un regard subtil sur la manière dont fonctionnent les sociétés et les interactions humaines.

La fille du roi Latium, Lavinia, venue de l’Antiquité, manquait d’épaisseur et de personnalité. N’était qu’une ombre du décor. Doucement, Ursula K. Le Guin a empli une simple mention faite par Virgile. Attentive aux sonorités, au rythme et à la progression du récit, elle a tressé un roman sur le mode d’un poème. Comblant le remords imaginaire de Virgile. «Oh, ma chère, a-t-il dit toujours aussi doucement. Mon inachevée, mon incomplète, mon inaccomplie.»

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Le Guin - Lavinia - Le Journal du Dimanche
Posté le 04 avril 2011 -
Lavinia, c’est la fille de Latinus, qui régnait avec sagesse dans un passé lointain sur un petit royaume situé le long du Tibre: là où sera un jour créée la Rome antique. Elle conte son histoire. [...]
"Sans guerre, il n’y a pas de héros. Serait-ce vraiment un mal? Oh, Lavinia, il n’y a qu’une femme pour poser pareille question…"
À la vertu liée à la victoire elle préfère la sagesse, la piété. Elle accepte son destin, mais tient à sa liberté. Depuis cinquante ans, Ursula Le Guin délivre des messages profondément humanistes dans des récits de science-fiction d’une exceptionnelle qualité. Elle a ici choisi un cadre historique qu’elle a méticuleusement étudié et l’Énéide de Virgile que découvriront sans doute, grâce à elle, de nouveaux lecteurs.  
 
Michel Pébereau - Le Journal du Dimanche ( suite de l'article )
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Le Guin - Lavinia -Imaginelf
Posté le 11 février 2011 -

[...] Ursula Le Guin facilite la plongée dans l’univers de Lavinia par sa plume fluide, adaptée à la personnalité de l’héroïne. De nombreux éléments sensitifs ponctuent le texte, notamment des détails très visuels comme les paysages, forêt ou village, le bord du fleuve. La chaleur du soleil d’Italie, l’odeur des sources d’Albunea, des cris ou des murmures, la chaleur d’un feu… sont autant de points supplémentaires qui rendent le récit extrêmement vivant. L’histoire n’est pas linéaire, mêlant passé, présent et futur ce qui permet de mieux apprécier les causes et conséquences, la fatalité du destin. [...]

Lavinia est une oeuvre sublime, qui sort de ce que la fantasy ou tout autre genre de l’imaginaire peut proposer habituellement. Plein de fraîcheur, rempli de sensations variées et mettant en scène une héroïne magnifique, le roman s’avère très séduisant et remplit ses promesses. L’écriture d’Ursula Le Guin est un plaisir à parcourir, l’auteure a bien réussi son but : donner une existence bien remplie à la princesse latine Lavinia. 

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Le Guin - Lavinia - Le Soir
Posté le 01 août 2011 -

Ursula K. Le Guin est un des tout grands auteurs des littératures de l'imaginaire. Cette Américaine de 81 ans a écrit des chefs-d'oeuvre, comme La main gauche de la nuit, Le nom du monde est forêt, L'autre côté du rêve, Les dépossédés.

Son imaginaire s'ancre sur l'individu et les sociétés. Les sciences sociales, l'anthropologie sont ses vecteurs théoriques, mais ce sont les êtres qui la concernent. Et elle n'a pas son pareil pour mettre en scène des personnages, humains ou extraterrestres d'ailleurs, et des mondes qui sont à ce point crédibles qu'on se croirait dans un roman réaliste.

Lavinia est un personnage de mythologie et de poésie. Elle apparaît dans L'Enéide de Virgile. Enée s'établissant dans le Latium prend la fille du roi Latinus pour épouse. C'est Lavinia. Trois vents pages dans Lavinia. Qui sont la voix de cette oubliée du poète romain. Et cette voix est réelle comme un rêve. Ou un poème. 

Car davantage peut-être qu'un roman, c'est une longue ode que Le Guin écrit. Avec une maîtrise absolue du style, de la subtilité, de la fluidité de la prose. Et c'est un hymne à Lavinia, c'est-à-dire à la femme, forte et fragile, décidée et désemparée, pour qui l'on se bat et pour qui l'on conclut la paix. 

Enée est un guerrier couturé, un bel homme, un bon mari, un héros venu de Troie pour établir les racines de l'empire romain, comme le veut l'histoire de Virgile. Mais c'est Lavinia qui le choisit, qui l'épouse, qui force son destin et permet ainsi la fondation de Rome. L'histoire de Rome est féministe. Comme l'histoire du monde, Ursula La Guin vous le dira.

Superbe réflexion sur la place de la femme dans la société, sur la religion et les rites, sur le pouvoir, ce Lavinia est un ravissement. Un pur plaisir de lecture, que l'on savoure lentement.

 

Jean-Claude Vantroyen

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Le Guin - Lavinia - Bifrost
Posté le 06 mai 2011 -

Période faste pour l’Atalante. Les parutions d’auteurs francophones se multiplient et Ursula K. Le Guin nous réjouit le cœur et l’intellect. Pendant que l’excellent cycle pour la jeunesse Chroniques des rivages de l’Ouest poursuit son bonhomme de chemin (la conclusion est prévue pour mars), l’éditeur nantais nous gratifie d’un roman adulte, auréolé du Prix Locus, excusez du peu. Même si une récompense n’est pas toujours un gage de qualité, elle apparaît ici amplement méritée, distinguant en outre un roman admirable.

Abandonnant les préoccupations très contemporaines, Ursula Le Guin nous invite à un voyage dans le passé, quelque part entre mythe et réalité, en cette terre du Latium où naîtra la Rome républicaine puis impériale. Une pause enchanteresse et bucolique où s’exerce l’acuité redoutable du regard de l’ethnologue. Une parenthèse empreinte de poésie et de lyrisme. Une invitation à relire L’Enéide de Virgile, texte épique s’il en est, retraçant le périple d’Enée et les origines mythiques de la cité de Rome.

La place de Lavinia tient à peu de choses dans L’Enéide, son rôle constituant à devenir la femme du héros Enée, et par la même à sceller l’alliance entre les Troyens et les Latins. Ursula Le Guin choisit de faire de la jeune femme la narratrice et le personnage titre de son roman. Lavinia apparaît ainsi comme la réécriture, du point de vue féminin, d’une partie de l’épopée de Virgile. L’auteur mourant apparaît lui-même dans le récit, comme une apparition spectrale en provenance du futur, lorsque Lavinia se recueille dans le secret du sanctuaire de sa famille. Le dialogue noué entre les deux personnages – le réel et le fictif – se révèle très touchant, un des moments forts du roman. Le poète lui dévoile le passé – la guerre de Troie, le séjour en Afrique chez Didon – et le futur – l’arrivée d’Enée et la période augustéenne -, se faisant ainsi oracle. On le constate rapidement, ce dispositif narratif sert de prétexte à une réflexion sur la liberté et le destin, sur le réel et la fiction. Personnage anecdotique et pourtant capital de l’épopée – en elle, la lignée d’Enée fait souche -, Lavinia ne vit qu’au travers des écrits de Virgile. Ici, elle incarne la légende, restant consciente de son caractère fictif, en grande partie imaginaire, et interpellant avec régularité le lecteur à ce propos. Ce faux monologue impulse un sentiment de trouble. Il rend la jeune femme d’autant plus réelle. Lavinia  sa liberté. Un destin pour ainsi dire gravé dans le marbre. Forcer la main de son père, s’opposer à sa mère, à sa famille et à son peuple. Épouser la cause de l’étranger, de l’exilé. Exister en tant que tel et non uniquement sous la plume d’un autre. incarne aussi un destin livresque et tente de s’accorder

Lorsque le roman débute, Enée débarque avec armes et bagages. Lavinia assiste à l’événement annoncé par le spectre de Virgile. Puis, sans transition, l’histoire se décale dans le passé. Ursula Le Guin nous plonge au cœur du Latium archaïque. Immersion immédiate aux côtés de gens simples, petits paysans, esclaves, maisonnée du roi Latinus. La limpidité de la narration et l’authenticité de la reconstitution frappent aussitôt l’esprit. Une vie près de la nature, le sacré imprégnant par ses rites chaque geste du quotidien. Les couleurs, les odeurs, les sons, rien ne manque. Le cadre du drame à venir est dressé. Il ne reste plus aux évènements qu’à se dérouler, fatidiques puisque déjà écrits. Alors en attendant, on fait connaissance avec Latinus, vieux roi fatigué désirant la paix. Avec son épouse Arnata, rendue folle par le chagrin, avec Turnus, impétueux et jeune souverain de Rutulie, avec Drances, conseiller roublard de Latinus. Avec Enée enfin… On s’émerveille du traitement des personnages, de l’atmosphère envoûtante tissée par Ursula Le Guin. Un tropisme dépourvu d’artifices et de fioritures. Tout l’art du conteur au service de la littérature.

A près de 80 ans, Ursula Le Guin démontre avec Lavinia que le meilleur de son œuvre n’est pas derrière elle. Loin de s’endormir sur son passé, elle écrit un roman tout bonnement époustouflant. Lavinia rappelle ainsi les litres les plus importants de bibliographie, Les Dépossédés ou La Main gauche de la nuit pour n’en citer que deux. Et il s’impose comme une des parutions incontournables du début de l’année 2011.

 

Laurent Leleu- Bifrost

 

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Le Guin - Lavinia -Le Cafard Cosmique
Posté le 07 février 2011 -
[...] N’y allons pas par quatre chemins : Lavinia est un chef-d’œuvre, sans doute un des plus beaux romans d’Ursula K. Le Guin, très justement récompensé par le Locus Award 2009. Superbement écrit – et traduit par Marie Surgers –, ils nous dépeint une haute antiquité italienne crédible et riche en détails comme seule ce grand nom de « l’ethno-SF » était capable de le faire. Les personnages – en dépit du jugement peu amène que porte Lavinia sur elle-même – sont tout aussi réussis, complexes et humains, à la mesure de leur place dans l’histoire, la petite comme la grande. Le récit, enfin, est passionnant : outre qu’il donne furieusement envie de lire ou de relire l’Énéide, il fait preuve d’un art de la narration tout à fait remarquable, qui entraîne le lecteur à chaque page, qu’il s’agisse de séquences bucoliques ou introspectives, d’intrigues de palais ou de batailles portées par un puissant souffle lyrique.[...]
 
Lavinia est à n’en pas douter un des meilleurs romans d’Ursula K. Le Guin. Dans sa catégorie hors-normes, il vaut bien Les Dépossédés ou La Main gauche de la nuit. Brillant d’intelligence et de beauté, il débute cette année 2011 sous les meilleurs auspices.
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Le Guin - Lavinia - Elbakin.net
Posté le 16 mars 2011 -

Couronné notamment par un Locus Award en 2009, ce nouveau roman signé d’un grand nom comme Le Guin était fatalement attendu.
Ici, elle donne vie et prête voix à un personnage oublié, Lavinia, à peine évoqué dans l’Enéide de Virgile. Et pourtant, celle simplement présentée dans la légende comme la femme destinée au héros, l’épouse destinée à jouer un modeste rôle strictement défini à l’aube de Rome, ne manque pas d’épaisseur…
Pas de réelle surprise en vue : Ursula K. Le Guin nous livre là un beau portrait de femme, feutré, subtil, complexe, prenant pour cadre une étonnante Antiquité, le tout par le biais d’une plume douce, amère, mais toujours poétique.[...]

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Le Guin - Lavinia - Les Vagabonds du Rêve
Posté le 10 mars 2011 -

Un véritable plaisir alors même que je ne suis pas une inconditionnelle de l'auteur. Seulement comment ne pas s'attacher à Lavinia ? Une existence qui ne tient à presque rien. Quelques vers perdus à travers l'Énéide, elle-même perdue dans un vaste héritage qui tombe déjà presque en poussière dans l'indifférence. Mais un poète a prononcé son nom, même une seule fois, et voilà qu'un autre poète lui insuffle la vie. Car il y a de la poésie dans ce récit, de ce "supplément d'âme" qui caractérise la fantasy dans ce qu'elle a de meilleur, quoiqu'il ne s'agisse pas d'un roman de fantasy.

Lavinia suivra donc le dessein que lui ont tracé le poète et les dieux mais elle le suivra de son plein gré, en femme libre d'elle-même, malgré tout.
Entre retours sur sa vie et visions à venir, une figure de femme pleine d'intensité, très belle, servie par une écriture à la hauteur et structurée par une solide érudition, jamais tout à fait visible mais bien présente.
J'ai beaucoup aimé. Pas étonnant que ce roman ait obtenu le Locus Award 2009. C'est peu de dire qu'il le méritait. 

Hélène - 05/03/2011 - Les Vagabonds du Rêve

Retrouvez l'article complet sur le site des Vagabonds du Rêve

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Le Guin - Lavinia - Noosfere
Posté le 18 février 2011 -

Avouons-le tout de suite : la mythologie ne m’a jamais passionné. Je connais Homère par le biais d’Ulysse 31 et jusqu’à peu je pensais que l’Enéide était un alcaloïde. Alors la lecture du résumé de Lavinia ne m'a guère excité. Heureusement, juste en dessous était marqué Ursula K. Le Guin, nom rassurant qui m’a convaincu d’entamer la lecture. Bien m'en a pris : ce livre est une perle.

Mais reprenons au début : l’Enéide, œuvre poétique colossale et inachevée écrite par le poète latin Virgile entre 29 et 19 avant JC, déroule les aventures du troyen Enée, de sa fuite de Troie jusqu’à son arrivée dans le Latium et son union avec Lavinia, fille du roi Latinus. C’est à cette dernière que s’intéresse Ursula Le Guin : alors que ce personnage est à peine évoqué dans l’Enéide, elle devient la narratrice du roman. Dès lors, le point de vue change radicalement : le récit démarre à la dernière partie du poème de Virgile et continue après la mort d’Enée. Les guerres et les batailles passent au second plan, supplantées par les intrigues familiales, la diplomatie et la soumission aux oracles et prophéties. Car Lavinia, tout comme son père, place ceux-ci devant tout le reste, jusqu’à leur obéir totalement, quitte à déclencher une guerre. Et si elle peut apparaître comme une femme soumise, cela donne un éclat d’autant plus grand à ses quelques révoltes, face à sa mère ou à Ascagne, le premier fils d’Enée.

Là se situe la réussite du roman : ce personnage au premier abord effacé, victime des événements et des prédictions, se révèle d’une grande complexité, mêlant une force de caractère peu commune et une vision du futur limpide fournie par les oracles à des doutes et des remises en cause régulières. Loin de l’image d’écrivain froid de ses débuts, Ursula Le Guin nous livre avec Lavinia l’un de ses meilleurs livres, portrait d’une femme hors du commun échappée de son poème antique, livre récompensé du prix Locus du meilleur roman de fantasy en 2009. Ajoutons que la culture classique de l’auteur (Le Guin a étudié en France et a rédigé une thèse sur la poésie de Ronsard, lui-même fortement inspiré par Virgile) donne une crédibilité et un réalisme unique à l’univers de Lavinia et vous comprendrez que vous n’avez plus aucune excuse pour passer à coté de ce chef-d’œuvre.

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Le Guin - Lavinia - Ifisdead
Posté le 21 février 2011 -

[...] La fin du roman étant connue, vu que l’Enéide de Virgile est respectée, ce n’est pas spécialement là la valeur ajoutée de ce roman. Mais c’est bien son déroulement, superbe, qui vous donne envie de lire la suite. Comme pour d’autres romans, ce n’est pas ce qui va se passer mais comment cela va se passer qui nous importe. Et on est complètement happé par la vie simple de cette fille latine. Ursula K. Le Guin arrive d’ailleurs à lui créer une personnalité comme on en voit rarement dans les romans de Fantasy. Loin de tout stéréotype, de tous ces personnages féminins à l’indépendance exacerbée ou alors bien trop logique, Lavinia est simplement touchante, vraie.

Bien entendu, il serait difficile d’imaginer cela possible sans le talent d’écriture de l’auteur, ainsi que de l’excellente qualité de la traduction signée Marie Surgers. Le roman, tout au long, et dès lors que l’on a cerné l’idée que le personnage peut de temps à autre nous parler, est d’une lecture des plus aisées. On se retrouve plongée dans le Latium et les divers conflits qui peuvent y avoir lieu. On y entend clairement le choc des armes en métal, et on voit les hommes suer au soleil lors du labeur de la culture de la terre. Toute l’ambiance de l’époque, que ce soit par l’organisation du royaume ou l’importance énorme des dieux y est très bien retranscrite, sans aucun faux pas, maîtrisé d’un bout à l’autre.

Je pourrais faire de nombreuses éloges supplémentaires à Lavinia, mais je me contenterai de vous conseiller sa lecture. Ce roman m’a happé du début jusqu’à la fin, rendant ma séparation avec l’héroïne déchirante. Un roman de ce début d’année 2011 qui vaut clairement le détour.

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Le Guin - Lavinia - Le Journal du Dimanche
Posté le 04 avril 2011 -
Lavinia, c’est la fille de Latinus, qui régnait avec sagesse dans un passé lointain sur un petit royaume situé le long du Tibre: là où sera un jour créée la Rome antique. Elle conte son histoire. [...]
"Sans guerre, il n’y a pas de héros. Serait-ce vraiment un mal? Oh, Lavinia, il n’y a qu’une femme pour poser pareille question…"
À la vertu liée à la victoire elle préfère la sagesse, la piété. Elle accepte son destin, mais tient à sa liberté. Depuis cinquante ans, Ursula Le Guin délivre des messages profondément humanistes dans des récits de science-fiction d’une exceptionnelle qualité. Elle a ici choisi un cadre historique qu’elle a méticuleusement étudié et l’Énéide de Virgile que découvriront sans doute, grâce à elle, de nouveaux lecteurs.  
 
Michel Pébereau - Le Journal du Dimanche ( suite de l'article )
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Le Guin - Lavinia - Télérama
Posté le 03 juin 2011 -

Chez le Latin Virgile, elle n'était rien ou presque ; chez Ursula Le Guin, elle est tout. Grande prêtresse américaine de la fantasy, l'auteur de Terremer s'empare de la femme d'Enée, Lavinia, à peine évoquée dans L'Enéide, pour en faire l'héroïne féministe d'une passionnante évocation du Latium antique. Fille du roi Latinus, Lavinia refuse le parti qui lui est promis car un oracle lui a prédit qu'elle épouserait un étranger. Elle sait qu'ainsi elle provoquera la guerre mais ira jusqu'au bout...

On retrouve ici les thèmes qui depuis cinquante ans parcourent l'œuvre d'Ursula Le Guin : place de la femme, réflexions sur la foi et la guerre, croyance dans le pouvoir des mots. A la première personne, son roman conte l'éveil à la vie d'une jeune femme. Et s'enrichit d'une réflexion sous-jacente sur l'écriture, qui jamais pourtant ne vient altérer le charme du ­récit.

Hubert Prolongeau - Télérama
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Le Guin - Lavinia - Lecture jeune
Posté le 29 juin 2011 -

Une fille de roi, Lavinia, courtisée par de nombreux prétendants, attend Enée, l'étranger que les oracles lui ont promis et avec qui elle se mariera pour donner naissance à une dynastie dont les descendants fonderont la ville de Rome et un empire immense. Lavinia, héroïne du roman éponyme, est évoquée en quelques vers par Virgile dans l'Enéide. Ursula K. Le Guin reprend cette trame, mais renverse le point de vue en donnant la parole à cette jeune femme qui devient la narratrice : "C'est mon poète qui m'a rendu réelle [...], qui m'a donné la capacité de me souvenir de ma vie, de mon identité". Magnifiée par une écriture très attentive aux paysages et aux émotions, sa voix convoque un Latium à l'âge de bronze, mi légendaire, mi réel, avec sa vie quotidienne paisible malgré quelques guerres, ses fêtes et ses rites religieux. Lavinia, pieuse, loyale et sensible, mais aussi déterminée et lucide, évolue dans cet univers simple et plein de mystères à la fois.

Contre l'avis général, elle choisit son destin d'épouse d'Enée même si le prix à payer en est la guerre et le sang versé. Autour d'elle gravitent des personnalités riches et complexes, son père, Latinus et sa mère, Amata, Enée et son fils Ascanius, Turnus, un de ses prétendants, toutes très humaines et attachantes. La narration se déploie sur plusieurs décennies mais de façon non linéaire, Ursula K. Le Guin trançant des arabesques dans le temps avec de fréquents retours dans un passé héroïque ou des projections dans un avenir contemporain de Virgile. Seuls le spectre du poète mourantn venu rencontrer Lavinia, et le poids d'oracles s'exprimant dans les rêves, donnent une coloration fantastique au roman.

Cet ouvrage inclassable a été récompensé par le prix Locus 2009. Tout à la fois épique, tragique, fantastique et lyrique, il plonge le lecteur dans une Antiquité lointaine qui n'est pas sans rappeller parfois le monde des seigneurs paysans de la Chronique des rivages de l'Ouest. Lavinia interroge aussi subtilement le statut de la femme dans la société antique, le poids et le rôle des rites religieux, l'art de la diplomatie, et plus largement les notions de destin, de liberté et d'immortalité. Au lecteur de prendre le temps de savourer un livre très dense, de découvrir une époque inattendue et un magnifique portrait de femme.

 

Marie-Françoise Brihaye - Lecture jeune

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Le Guin - Lavinia - Book en stock
Posté le 07 février 2011 -

Quelle claque!

Comment parler de ce roman de Ursula Le Guin?Je peux commencer par la fin et dire que je suis définitivement devenue une Le Guin addict. Après avoir lu Terremer et les deux premiers tomes des Chroniques de l'Ouest, Dons et Voix , elle a réussi à me surprendre à nouveau et à me scotcher en passant encore un niveau au dessus avec ce Lavinia. De la fantasy historique de la plus belle facture. [...]

Au travers de la vie de tous les jours des femmes entourant Lavinia et de Lavinia elle même, nous en apprenons beaucoup sur les liens qui se tissent entre les différentes classes de la société, mais aussi sur les croyances et la façon de vivre de cette époque. On se rend compte que la fille de roi a pour meilleure amie une fille de paysan, puis plus tard une esclave. On voit la vie des hommes à travers les yeux des femmes et surtout la guerre vue par les femmes. Cette façon de raconter la guerre donne du recul. Ce n'est la violence du combat, non, c'est la violence des sentiments. [...]

Ursula Le Guin est une magicienne, une magicienne des mots et des idées. Elle est définitivement une auteur à ne manquer sous aucun prétexte et son Lavinia est une pure merveille !

Merci beaucoup à L'Atalante de publier d'aussi beaux romans.

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Le Guin - Lavinia - Psychovision
Posté le 31 janvier 2011 -

[...] Lavinia est donc un roman pacifiste, prônant la paix plutôt que la guerre, bien loin des soi-disant messages belliqueux que mettrait en avant la fantasy, même s'il est vrai que ce roman est tout de même moins guerrier, car préférant s'intéresser aux personnages et au sentiments, à des vies ordinaires qui vont être bousculées par une guerre et par toutes les tragédies qu'elles entrainent, les conflits qu'elle génèrent.

A travers le portrait d'une vie, Ursula K. Le Guin signe là un grand roman, une oeuvre riche en sentiments et où l'humanité d'une jeune femme résiste toujours, même quand elle est malmenée par la vie et par sa propre famille. Ce roman est un ajout contemporain à une histoire mythologique, mais un ajout qui ne démérite absolument pas et emmène le lecteur sur les traces d'un passé oublié pour livrer un message toujours d'actualité.

Note : 9/10 

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Le Guin - Lavinia - Télérama
Posté le 29 juillet 2011 -
Chez le Latin Virgile, elle n'était rien ou presque ; chez Ursula Le Guin, elle est tout. Grande prêtresse américaine de la fantasy, l'auteur de Terremer s'empare de la femme d'Enée, Lavinia, à peine évoquée dans l'Enéide, pour en faire l'héroïne féministe d'une passionnante évocation du Latium antique. Fille du roi Latinus, Lavinia refuse le parti qui lui est promis car un oracle lui a prédit qu'elle épouserait un étranger. Elle sait qu'ainsi elle provoquera la guerre mais ira jusqu'au bout...
 
On retrouve ici les thèmes qui depuis cinquante ans parcourent l'oeuvre d'Ursula La Guin : place de la femme, réflexions sur la foi et la guerre, croyance dans le pouvoir des mots. A la première personne, son roman conte l'éveil à la vie d'une jeune femme. Et s'enrichit d'une réflexion sous-jacente sur l'écriture, qui jamais pourtant ne vient altérer le charme du récit.
 
Hubert Prolongeau
Télérama
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Le Guin - Lavinia - Psychovision
Posté le 31 janvier 2011 -

[...] Lavinia est donc un roman pacifiste, prônant la paix plutôt que la guerre, bien loin des soi-disant messages belliqueux que mettrait en avant la fantasy, même s'il est vrai que ce roman est tout de même moins guerrier, car préférant s'intéresser aux personnages et au sentiments, à des vies ordinaires qui vont être bousculées par une guerre et par toutes les tragédies qu'elles entrainent, les conflits qu'elle génèrent.

A travers le portrait d'une vie, Ursula K. Le Guin signe là un grand roman, une oeuvre riche en sentiments et où l'humanité d'une jeune femme résiste toujours, même quand elle est malmenée par la vie et par sa propre famille. Ce roman est un ajout contemporain à une histoire mythologique, mais un ajout qui ne démérite absolument pas et emmène le lecteur sur les traces d'un passé oublié pour livrer un message toujours d'actualité.

Note : 9/10 

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François Rouiller reçoit le prix Rosny Aîné
Posté 17 juillet 2017 -

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François Rouiller est le lauréat du prix Rosny Aîné pour Métaquine dans la catégorie "roman". Bravo à l'auteur et merci aux participants à la 44e convention de SF.

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Celle qui a tous les dons – The Last Girl
Posté 29 juin 2017 -
the-last-girl-affiche.jpg L'adaptation cinématographique du roman de Mike Carey, Celle qui a tous les dons, sort en France le 28 juin. Le film est réalisé par Colm McCarthy et nous retrouvons à l'affiche Gemma Arterton, Glenn Close et Paddy Considine. Tous en salles !
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Notre collection poche débarque !
Posté 24 mai 2017 -

 grandangle-poches-general.jpg

Voilà bientôt 30 ans que notre collection s'étoffe, et nombre des livres que nous avons publiés ne sont disponibles qu'en grand format. Certains libraires s'étant montrés encourageants, voire insistants (merci!), L'Atalante Poche voit donc le jour et arrive dans les rayons le 25 mai prochain avec 6 premiers titres. Rendez-vous chez votre libraire !

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Manuscrits
Posté 27 janvier 2017 -
Nous avons pris la décision, à partir du 1er février, d’interrompre la réception de manuscrits pendant quelques mois et nous réfléchissons à une nouvelle méthode pour les traiter. Tous les manuscrits déjà reçus avant cette date seront lus. Cependant, n’hésitez pas à préparer vos textes, à les peaufiner, car nous vous signalerons comment les envoyer, et surtout quand. Alors suivez-nous sur les réseaux sociaux, des informations arriveront d’ici l’été.
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Posté 21 janvier 2013 -

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Honor Harrington
Posté le 16 juin 2017 par Spyro1
Ben depuis ils sont passé a lune autre guerre, je pense que ce tome cloturerait celle là, ensuite après une 30 aine d'années de guerre ininterrompue, le sel de la série se perdrait un peu a mon sens [...]