Bibliothèque de la Chamaille
Un coeur attaché sous la lune
suivi de Pœub
Date de parution :
février 2002
ISBN10 : 2841722007
ISBN13 : 9782841722006
Nombre de pages : 224
Prix : 12,50 €
État :
disponible
Un coeur attaché sous la lune:
José, élève du célèbre sculpteur Arno, a gagné le concours. Il doit installer son chef-d’œuvre près de la petite église qui domine la région, et surtout la maison d’Arno.
La perspective d’ouvrir tous les matins sa fenêtre pour voir la sculpture de son élève ne réjouit pas trop le maître.
Une belle nuit de chassés-croisés sous la lune.
Et, au petit matin, l’affaire sera réglée.
Pœub:
Monsieur Globul, patron du pœub, est amené par inadvertance à tuer d’un seul coup de clé à molette le redouté Clarb Brentanos. Propulsé ainsi chef de la station sept, il se retrouve impliqué au milieu d’une conflagration mondiale. Après une fuite éperdue à travers les horreurs de la guerre, ayant tout perdu, il décide de retourner dans son ancien pœub. Mais pendant son absence sa femme et associée Lydia a cédé le bouge à la collectivité. Il ne reste plus qu’une place à pourvoir, celle d’ambianceur. Clown, quoi. Ben, pourquoi pas ?
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Valletti - Poeub - Politis
Posté le 16 juin 2009 -
C'est le grand oeuvre de ce rigolo de Serge Valletti : une pièce de plus de deux heures où interviennent plus de soixante personnages ! Dans Pœub, dont nous avons vu la création au théâtre des Célestins à Lyon et qui entreprend un tour de France, un seul personnage, Globul, occupe le centre de l'histoire, mais entouré de toute une humanité tantôt hostile tantôt souffrante. Comme si l'écrivain de comédies ouvrait, effrayé, les portes des bistrots où il va souvent chercher ses héros pour les réinventer. À cette farce, fresque et parabole, on rit sans cesse, on perd aussi ses repères, car l'errance de Globul, c'est l'Iliade et l'Odyssée, ce sont les aventures d'un Ulysse de comptoir confronté au monde d'aujourd'hui. Les situations et les dialogues sont complètement originaux. Ils arrachent sans cesse le rire et nous parlent de nos propres faiblesses. Ils provoquent même des rires déchirés sur la guerre ! Le spectacle est à la hauteur de l'écriture de Valleti, houleuse comme la mer (peut-être une baisse du niveau de la mer à la fin de la pièce, mais c'est à vérifier).
Gilles Costaz, Politis, mars 2006
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Valletti - Poeub - La Croix
Posté le 15 juin 2009 -
On rit, on s'amuse, on palpite. On s'effraie parfois. On sursaute, on se perd, on se retrouve, pris au piège des quiproquos, rattrapé par les situations. C'est Poeub, la dernière folie de Serge Valletti, l'un des auteurs les plus singuliers du théâtre français.
Surgi sur les scènes à l'orée des années 1970, ce Marseillais, longtemps acteur comparse de Daniel Mesguich, s'était fait notamment connaître par un solo qu'il interprétait lui-même - Balle perdue - face à un public réduit à deux spectateurs ! Depuis, il n'a cessé d'écrire, des solos mais aussi des pièces à multiples personnages - Le Jour se lève, Léopold !, Saint-Elvis, Carton plein... Dans Poeub, on en dénombre une soixantaine ! C'est bien le moins pour venir à bout de cette « monstrueuse » histoire qu'il a installée en Irlande comme Jarry avait situé Ubu en Pologne, « c'est-à-dire nulle part ». En neuf chapitres, elle raconte les heurs et malheurs sur une année entière d'un certain Globul, tenancier d'un débit de boisson. Par un coup du sort, il se retrouve puissant mafieux. Las, une guerre des gangs qui vire à la guerre tout court, le jette sur les routes. Dépouillé au point de n'avoir plus pour habit qu'un tonneau, il revient chez lui, heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, mais sans usage ni raison !