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Pratchett - Un Chapeau de ciel - Arsenik
Posté 06 mai 2008 -
Tiphaine Patraque a été repérée par Miss Tique. C'est une sorcière ! Et même avec un gros potentiel d'après elle. C'est pourquoi elle décide de l'envoyer en apprentissage chez mademoiselle Niveau. Bien sûr, Tiphaine a quelques petits pouvoirs comme le "Vois-moi" qui lui permet de sortir de son corps et de se voir pour savoir si sa nouvelles robe lui va bien et si son chapeau est bien mis. [...]
Un très bon épisode du Disque-Monde dans lequel la sorcellerie est au premier plan. Toutes les sorcières nous donnent chacune leur vision de ce qu'est réellement la sorcellerie et surtout à quoi elle sert. Une belle leçon d'humanité et bien sûr l'humour de Terry Pratchett toujours là où il faut. Que du bonheur de lecture.
Arsenik, Les Chroniques de l'imaginaire (décembre 2007)
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Pratchett - Au guet ! (BD) - ASA
Posté 06 mai 2008 -
Terry Pratchett est très connu chez les amateurs d'heroic fantasy. En effet, cet auteur plébiscité chez nos amis britanniques est l'auteur du fameux cycle du Disque-Monde, une oeuvre de 29 volumes (depuis 1983), dont il adapte ici une petite partie, avec l'aide de Stephen Briggs. Il va donc sans dire que le scénario de Au guet ! est aussi proche que possible de la saga fleuve de Pratchett, l'absurde côtoyant le loufoque, dans un univers magique empêtré dans une politique bavarde qui vire à la farce. Car si sa vision du genre reprend les codes traditionnels, l'auteur en profite pour critiquer nombre travers de notre société contemporaine, tout ceci avec un ton très britannique et un sens du gag que ne renieraient pas les Monthy Python ! Si la continuité du récit est parfois discutable (problème commun aux adaptations de romans), l'histoire est suffisamment touffue pour retenir notre attention, les passages les plus lents étant agrémentés d'apartés toujours jubilatoires. Graphiquement, Graham Higgins (encreur sur Animal Man/DC) est proche des standards européens et n'apporte rien de notable à une histoire dont la richesse se suffit à elle-même. A découvrir.
ASA, L'avis des bulles (novembre 2007)
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Pratchett - La Science du Disque-Monde - J. Pettigrew
Posté 20 mai 2008 -
Les mages de l’Université de l’Invisible ont créé par
accident un univers de poche bizarre : le nôtre. À leur façon non moins
bizarre (pour nous), ils tentent d’en comprendre le fonctionnement et, inutile
de le dire, ils iront de bourde en gaffe ! Ça, c’est pour la partie
« fiction » (quoi qu’en disent les mages).
Entre les vingt-cinq chapitres de cette histoire désopilante
de Terry Pratchett, Stewart et Cohen en insèrent vingt-quatre autre qui font le
point sur ce que nous connaissons de ce monde qui est le nôtre et qui, à bien
des égards, est tout aussi bizarre que celui du Disque-Monde.
Bien articulé et bien documenté, chacun de ces chapitres
fait le point sur ce que la Science sait sur… le début de l’univers, sur sa
dynamique et sa composition, sur la naissance de la vie et son évolution, sur
la mort des dinosaures, sur l’apparition de l’intelligence… bref, Stewart et
Cohen nous convient à un fascinant voyage à travers les connaissances
scientifiques du début du XXIe siècle (la version traduite date de
2002).
Un livre passionnant, qui allie fiction et science de façon
exemplaire, un livre qui a sa place dans toute bonne collection de fantasy ou
de vulgarisation scientifique.
Tout simplement brillant !
Jean Pettigrew, Solaris
164, automne 2007
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Pratchett - Timbré - INpact Virtuel
Posté 03 juillet 2008 -
Terry Pratchett est un génie. Sans contestation possible, le plus grand écrivain de fantasy de notre époque. Pour toujours et à jamais. Même si ce Timbré n'est pas spécialement surprenant (...) il réussit à nous livrer un chef d'oeuvre. Ce n'est pas le meilleur de la série, certes, mais on suit avec un plaisir fou les aventures de Moite Von Lipwig et de ses acolytes, Yves, grand collectionneur d'épingles, ou Liard, ancêtre de la distribution, et pire, on s'y attache, tout aussi...euh...timbrés soient-ils. Encore une réussite donc, encore un grand roman à ranger soigneusement avec les autres.
INpact Virtuel, 28 mai 2008
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Pratchett - Timbré - Science Fiction magazine
Posté 19 septembre 2008 -
(...) Définir un Pratchett, surtout au trentième
volume de ce cycle écrasant mais jamais lassant, est une chose qui
relève à chaque fois du défi pur et simple. Dans ces 473 pages, on
découvre une fois de plus une même prodigalité de la part de l'auteur
pour des formes nominales que la traduction admirable de Couton rend
autant savoureuses qu'hilarantes. Ces situations très "Monthy Python"
ne manquent jamais d'inventivité, si bien qu'on peut se demander si
l'auteur n'a pas tout simplement inventé un sous-genre à la fantasy
elle même... (...)
Richesse du vocabulaire, profusion des formes nominales, imagination abrasive, toute la force de l'auteur tient dans la maîtrise de ces véritables réservoirs de la vie courante, où sous les situations les plus anodines ou les plus absurdes, il pointe le doigt sur l'ironie et la satire pour le plus grand bonheur des lecteurs. Délectable, sa prose se ballade à présent depuis des millions de signes avec toujours la même santé et la même inventivité. (...)
Emmanuel Collot, Science Fiction magazine, septembre 2008
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Pratchett - La science du disque monde II - Les chroniques de l'Imaginaire
Posté 09 juin 2009 -
A travers ce deuxième volume, Pratchett et ces deux compères proposent un ouvrage de vulgarisation scientifique, mêlé à une aventure des mages de l’Université de l’Invisible. Le principe du récit est le suivant : Pratchett amène ses personnages face à un problème ou à une situation qui leur paraît curieuse ou inopportune, ensuite s’ouvre un chapitre d’explication sérieux et critique.
Le thème principal et fil conducteur du livre est l’évolution de l’homme. Ce sujet est traité sous bien des aspects. Pratchett, Stewart et Cohen se promènent aussi bien dans les domaines scientifiques (mathématiques, physique, biologie,…) que dans des domaines plus spirituels tels que la philosophie. Au sein de ces chapitres « sérieux », de nombreux concepts passent sous leur loupe, par exemple, la philosophie de l’esprit de Descartes, les prémices de l’humanité, l’origine de certains animaux, les religions, l’analyse combinatoire, les lois du mouvement et de la gravité, etc. Celui qui retient, en particulier, l’attention, est le nouvel élément chimique : le narrativium. L’élément qui permet de raconter des histoires et de nous distinguer des autres animaux, nous, les hommes conteurs.
Ce livre est très intéressant car il permet de lire Pratchett sous un autre angle, d’ouvrir son esprit et d’apprendre de nouvelles choses assez diverses. Cependant, malgré que son côté scientifique ait, déjà, été vulgarisé par les auteurs, il reste assez ardu et sec. Une minorité des chapitres m’a semblé être structurée d’une manière floue, ce qui peut ennuyer lorsque le thème abordé est la physique quantique.
En définitive, il s’agit d’un livre enrichissant parsemé d’humour. Imaginez une encyclopédie expliquée par Rincevent…
Baern, les chroniques de l'Imaginaire, 9 Juin 2009
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Pratchett - Jeu de Nains - LeFantastique.net
Posté 09 mars 2009 -
Le commissaire Vimaire a un problème! Encore? Eh oui! Cette fois, le Guêt va devoir s'interposer entre les Trolls et les Nains qui font ressurgir d'un lointain passé, une querelle qui a pris naissance dans la vallée de Koom, là où les Nains ont tendu une embuscade aux Trolls. A moins que ce ne soit le contraire. Là où les Trolls ont battu les Nains. Ou les Nains, les Trolls? Enfin, cêt va devoir s'interposer entre les Trolls et les Nains qui font ressurgir d'un lointain passé, une querelle qui a pris naissance dans la vallée de Koom, là où les Nains ont tendu une embuscade aux Trolls. A moins que ce ne soit le contraire. Là où les Trolls ont battu les Nains. Ou les Nains, les Trolls? Enfin, c'est quelque chose dans ce goût-là.
Toujours est-il que ce conflit séculaire vient de prendre corps dans la ville d'Ankh-Morpok. Et ce n'est pas pour arranger les affaires de Vimaire qui doit en plus surveiller l'intégration d'un vampire dans les rangs du Guêt. Ou plutôt, une vampire. Jeune (enfin, pour un vampire) et belle (comme tous les vampires). Là aussi, cela va créer des problèmes, notamment avec Angua, la louve-garou, puisque, comme on le sait, vampires et loups-garous se détestent. C'est séculaire! Non pas à cause d'une embuscade ou d'une bataille, mais tout simplement parce que les loups-garous ont les vampires dans le nez et que ça met les vampires de mauvais poil. A moins que ce ne soit l'inverse.
Toujours aussi désopilant, l'univers du Disque-Monde voit débouler un volume absolument magnifique, nous prouvant une nouvelle fois que l'auteur se bonifie avec le temps. Riche en rebondissements, en intrigues parallèles, en critiques sur notre monde moderne, tout en conservant une pointe de tendresse (les relations entre Vimaire et son fils), Jeu de Nains est un roman impressionnant de maîtrise et de drôleries dont on ne peut sortir indemne. Au fait, j'ai oublié, il y a aussi une histoire de vache que l'on cherche tout au long du roman et qui permet à Vimaire de s'en sortir. Roman sur la tolérance, le respect et l'altérité, Jeu de Nains transcende les genres et nous prouve que la fantasy teintée d'humour anglais a encore de bien beaux jours devant elle!
Denis Labbé, LeFantastique.net
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Pratchett - Timbré - LeFantastique.net
Posté 09 mars 2009 -
Lorsque le lecteur entre dans un roman de Terry Pratchett, il peut s'attendre à tout! Surtout s'il connaît déjà l'auteur et son Disque-Monde. L'œil aux aguets, l'esprit ouvert, il guette à chaque détour de page, l'élément surprenant, le gag désopilant, la critique acerbe. Eh bien, même préparé à tout, le lecteur est toujours déstabilisé par un motif, un thème, une péripétie, un personnage! C'est d'ailleurs ce qui fait le charme d'un roman de Pratchett. On a beau connaître sa manière de procéder, celui-ci parvient toujours à nous avoir. Avec Timbré, c'est évidemment le cas. On peut même dire que l'on tient-là, l'un de ses meilleurs romans, notamment parce qu'il emprunte de nouveaux sentiers que l'on ne lui connaissait pas. Délaissant pour un temps, les enquêtes du commissaire Vimaire, ce roman nous entraîne dans le sillage d'un escroc de bas étage qui va avoir la vie sauve grâce à l'intervention de Vétérini qui en fait le nouveau ministre des Postes. S'ensuit alors une aventure intimiste et sociale qui va bouleverser la physionomie et l'histoire d'Ankh-Morpok.
Bien trop souvent, la critique s'arrête au côté humoristique des romans de Terry Pratchett, délaissant sa critique sociale, son humanisme et son analyse des rapports humains. Si certains de ses romans peuvent se passer de cette analyse, il serait terriblement hasardeux d'éviter cette triple confrontation dans Timbré. En effet, si ce roman conserve la verve et l'humour habituel des Annales du Disque-Monde, on perçoit, comme dans certains des précédents romans du cycle, un infléchissement qui épaissit l'ensemble en lui permettant de dépasser la simple fantasy pour le faire entrer dans les mêmes problématiques que la littérature générale, le côté épique en plus. Cela donne à Timbré un souffle qui manquait aux premiers romans de Pratchett.
On ressort ainsi de ce roman avec le sentiment d'avoir eu accès à la fois à une rédemption personnelle et à une attaque de notre société consumériste déshumanisée, dans laquelle l'homme compte moins que l'argent qu'il peut rapporter. A l'heure de cette crise mondiale qui écrase tout le monde, ce roman de Pratchett va sans doute parler d'une voix un peu plus forte encore. A cela s'ajoute une critique acerbe des services publics britanniques qui ne fonctionnent plus vraiment comme tels. Mais n'est-ce pas le cas dans de nombreux pays? Et c'est justement là que la critique touche le plus, dans ce côté universel du message qu'elle véhicule, nous faisant prendre conscience qu'une partie du monde que nous connaissons depuis deux siècles est en train de s'effondrer, comme à Ankh-Morpok. Un grand roman de Pratchett qui annonce d'ailleurs le suivant de manière subtile.
Denis Labbé
, LeFantastique.net
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Pratchett - La science du disque monde II - Si j'ose lire (blog)
Posté 06 mai 2009 -
Force est de reconnaître qu'il m'arrive très souvent de me dire en farfouillant à droite à gauche dans une librairie, en soulevant beaucoup de poussière et en remuant des piles et des piles de livres : « Voici enfin une perle rare ! ».
C'est vite dit et rien n'est parfait. Pourtant, l'espèce de brique au sujet indigeste que je m'apprête à vous présenter en est bien une.
Il s'agit de « La science du Disque Monde » de Terry Pratchett, Ian Stewart et Jack Cohen.
Pour quelqu'un qui n'aurait jamais lu un bouquin de ces auteurs, ma foi, il est peu probable que le titre soit évocateur ou attrayant. Pour les autres qui connaissent les auteurs, la critique est inutile, ils sont déjà partis acheter le livre au magasin.
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Pratchett - Jeu de Nains - Science & Vie Junior -
Posté 22 octobre 2008 -
Avec Terry Pratchett, la fantasy est particulièrement drôle et déjantée. c'est le maître incontesté de l'humour dans le genre. Jeu de nains vous plonge dans la ville complètement folle d'Ankh-Morpork où le pire côtoie souvent le pire.
Le commissaire Vimaire aura cette fois fort à faire pour calmer les tensions entre les trolls et les nains. Leurs bandes rivales ne cessent de s'affronter, risquant de mettre la ville à feu et à sang. Pas facile, quand en plus on a dans son équipe un troll et un nain... Encore un roman ebouriffant de Terry Pratchett où les blagues dégringolent des pages à toute vitesse.On en redemande!
Jérôme Vincent, Science & Vie Junior, octobre 2008, n°229
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Pratchett - La science du disque monde II - Les Chroniqueurs vagabonds
Posté 12 juin 2009 -
Bref, il faut tout reprendre depuis les origines. Et c’est là que vont intervenir Ian Stewart et Jack Cohen – non, pas Cohen le Barbare – en alternant les chapitres avec ceux de Pratchett. Une vulgarisation intelligente destinée à illustrer la réalité du Disque-Monde en nous aidant à nous poser les bonnes questions sur la nôtre.
Tout y passe, la physique, la philosophie et le déploiement dans l’espace et le temps des bibliothèques qui, comme chacun s’en doute, n’en forment en réalité qu’une seule, même si toutes ne disposent pas d’un orang-outan pour gardien. Le tout clair, documenté et pertinent ou « comment utiliser au mieux son intelligence pour découvrir les vertus de la patate en même temps que celle du narrativum » qui s’avère, in fine, le moteur de l’évolution.
Une façon pour l’auteur de souligner « pour de sérieux » une philosophie restée sous jacente mais cependant bien perceptible à travers ses multiples romans.
Bref, une saine lecture pour tous les accros du Disque-Monde, sans oublier ceux qui ne le trouvent pas seulement amusant.
Hélène, Les Chroniqueurs vagabonds, mai 2009
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Pratchett - L'Hiverrier - Les Chroniqueurs vagabonds
Posté 26 juin 2009 -
du Terry Pratchett tout pur où vous découvrirez, entre autres, tout l’intérêt que portent les sorcières à être prévenues de leur mort, ce qui leur permet de profiter un maximum de leur banquet de funérailles. Où vous partagerez la compassion de Tiphaine pour ce pauvre Hiver amoureux, et même celle qu’elle éprouve pour la vaniteuse Annagramma et, où, compréhension oblige, vous apprendrez à lire le feegle dans le texte.
Un nouveau roman du Disque-Monde qui, touche, comme à l’accoutumée, aux vrais problèmes de l’humanité ordinaire et avec beaucoup d’humour, même si toutes les productions de l’auteur ne sont pas également inspirées. Peut-être pas dans les Pratchett à relire, mais très certainement dans ceux à lire donc.
Hélène, Les Chroniqueurs vagabonds, 26 juin 2009
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Pratchett - La science du disque monde II - Courrier français
Posté 30 juin 2009 -
La science du Disque-Monde : le globe, une "étude" de Terry Pratchett, soutenue (brillament) par Ian Stewart et Jack Cohen.
On ne peut l'ignorer ! Le Disque-Monde, comme son nom l'indique, est un monde tout plat (comme la Terre avant Galilée), porté à travers la galaxie à dos d'éléphant ! Son découvreur, c'est l'Anglais Terry Pratchett, qui s'est mis en tête de rédiger ses Annales du Disque-Monde, série de romans de science-fiction ne devant rien aux Monty Python, le nonsense britannique y faisant merveille !
Une folie n'arrivant jamais seule, voilà que notre joyeux énergumène s'est mis en tête de revisiter l'histoire de la galaxie à travers l'angle d'incidence du Disque-Monde... Et le "globe" du titre, c'est tout bonnement la Terre, résultant d'une expérience hasardeuse mal maîtrisée par certains mages du Disque ! Histoires courtes et études hautement scientifiques et on ne peut plus sérieuses s'entremêlent dans l'ouvrage, aussi farfelu qu'irrésistible. Et si, après tout, la théorie de la création de notre bonne vieille planète revue et corrigée par Pratchett tenait debout ? Dans le fond...
Les mêmes éditions en sont à leur 31ème ouvrage de la série des Annales du Disque-Monde, et ce n'est pas fini ! Dernier en date : Jeux de nains, délirante histoire de nains, de vaches et de trolls ; on en redemande !
Christian Robin, Courrier Français, 5 juin 2009
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Pratchett - Monnayé - Les chroniques de l'imaginaire
Posté 08 décembre 2009 -
Au vu de la situation économique et financière du monde réel, ce roman écrit en 2007 tombe à pic. Pratchett
nous plonge dans les entrailles du système économique morporkien. A sa
base, il y a le gloupier, le modèle hydraulique de gestion des flux,
modélisant et gérant la santé financière du pays. Il est dirigé par un
Hubert et un Igor merveilleux.
Pour remettre la banque dans le
bon chemin, Von Lipwing devra abattre un boulot titanesque, contrôler,
Fripon, le caissier principal, mettre de son côté des alliés pour
empêcher la famille Prodigue (détentrice de quarante-neuf pourcents des
actions) de reprendre la banque, câliner Pinaille (la guilde des
assassins veille), faire attention à sa secrétaire (un golem femme),
développer les billets de banque, annuler l’étalon or et, surtout,
faire en sorte que personne ne découvre sa vraie identité, car Moite
von Lipwig est un escroc !
Ce Monnayé est un bien bon Pratchett,
pétillant et délirant. L’auteur tourne en dérision le monde économique,
il parodie notre confiance en l’or et met en évidence les bienfaits de
la théorie des flux monétaires, tout en conservant son trait
légendaire. Ajoutez à cela des personnages extrêmement attachants, un
système monétaire curieux, des revendications syndicales et féministes
pour les golems et votre lecture sera passionnante et émaillée d’éclats
de rire.
En conclusion, ce livre est un très bel opus des Annales du Disque-Monde qui, sous le sapin, fera beaucoup d’heureux. Dis Père Noël, apporte-moi un Igor…
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Pratchett - La Science du Disque-Monde - Librairie Critic
Posté 03 juillet 2009 -
Même sans trop connaître ce Monde, on peut tout à fait comprendre le
propos. Les personnages sont attachants (si je puis dire) et pour peu
qu'on vous explique ce qu'un Orang-Outang vient faire là, tout ira très
bien.
Autre point fort : le sérieux et l'humour se mélangent habilement, de plus, chaque
point abordé est expliqué et détaillé, toujours avec fluidité. Cette
concision scientifique est mêlée avec un réel talent de vulgarisation!
Ajoutez à cela une mise en scène bien pensée (la partie pratchettienne)
et les diverses sciences abordées semblent très simples.
Bien sûr
je ne vous dis pas grand chose de l'histoire, mais c'est pour laisser
plus de suspens. Sait-on jamais, les gros reptiles iront peut-être loin?
Vous voulez parfaire votre culture scientifique avec un bon livre,
allez-y, en plus vous rirez !
Voir le monde et nous-mêmes ainsi
traités, rire et s'étonner de découvrir ce qui nous constitue, quoi de
mieux pour se comprendre?
Mon petit préféré en matière de vulgarisation!
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Pratchett - L'Hiverrier - Lanfeust Mag
Posté 24 septembre 2009 -
Les romans du Disque-Monde, a priori destinés à un lectorat plus jeune (mais largement tout aussi intéressant pour les fans les plus agés), traitent quant ) eux plus particulièrement des relations sociales. Au travers du personnage de Tiphaine (dont ce tome est la troisième aventure) et des us et pratiques des sorcières, il se plaît à sonder le fonctionnement et la nature de la psychologie humaine et de ses intéractions. Ainsi, au fil de l'évolution personnelle et professionnelle de sa jeune héroine, Terry Pratchett considère la manipulation psychologique, la prégnance des croyances, la force des représentations mentales, les conflits intérieurs, le non-dit et la mystification que nous pratiquons régulièrement sans même parfois nous en rendre compte comme partie intégrante de toute relation humaine. Vivre avec les autres, c'est avant tout vivre avec soi. Et ça ne signifie pas que ce soit plus facile pour autant. En matière de socialisation, l'honnêteté peut parfois ressembler à un bon gros mensonge, sans que ce ne soit une tromperie pour autant. Allez comprendre…
Toujours drôle, inventif et profondément humain, Terry Pratchett est décidement un auteur à ne pas laisser de coté.
Comme ce nouveau roman.
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Pratchett - Monnayé - Actu du noir
Posté 10 décembre 2009 -
C’est au tour de la finance de passer à la moulinette pratchienne. Autant dire qu’elle va en voir de toutes les couleurs, et que sous couvert de balancer des grosses blagues sur un monde qui, bien entendu, n’a rien à voir avec le nôtre. on lit des choses du style :
« C’était effectivement ce qu’on appelait une « vieille fortune », donc une fortune acquise si loin dans le passé que les forfaits qui avaient au départ rempli les coffres étaient désormais historiquement hors sujet ».
Reste … tout le reste justement. À commencer par la galerie de personnages parmi lesquels on peut citer, entre autres, la famille des banquiers (particulièrement gratinée), un golem qui découvre sa féminité en lisant des manuels de savoir vivre un rien désuets, un comptable, très très comptable etc… La faune pratchienne habituelle, si exotique, si farfelue et, en y réfléchissant un tout petit peu, si quotidienne.
L’humour à la fois décalé et très pertinent est là, bien sûr. Et puis cette impression délicieusement troublante que ce petit monde tellement loufoque, produit d’une imagination délirante est étonnamment proche du nôtre.
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Pratchett - La Science du Disque-Monde 2 - L'écran Fantastique
Posté 28 juillet 2009 -
Sous-titré Le globe, La science du Disque-Monde II, voit à nouveau Rincevent propulsé dans notre univers par le magnifique Terry Pratchett tandis qeu Cohen et Stewart intercalent des chapitres toujours aussi instructifs et désopilants, centrés cette fois sur la conscience, l'évolution et tout ce qui fait l'Homme. Tant d'humour au service de la conaissance c'est tout simplement indispensable!
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Pratchett - La Science du Disque-Monde 2 - L'écran Fantastique
Posté 28 juillet 2009 -
Sous-titré Le globe, La science du Disque-Monde II, voit à nouveau Rincevent propulsé dans notre univers par le magnifique Terry Pratchett tandis qeu Cohen et Stewart intercalent des chapitres toujours aussi instructifs et désopilants, centrés cette fois sur la conscience, l'évolution et tout ce qui fait l'Homme. Tant d'humour au service de la conaissance c'est tout simplement indispensable!
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Pratchett - Monnayé - Actu du noir
Posté 10 décembre 2009 -
C’est au tour de la finance de passer à la moulinette pratchienne. Autant dire qu’elle va en voir de toutes les couleurs, et que sous couvert de balancer des grosses blagues sur un monde qui, bien entendu, n’a rien à voir avec le nôtre. on lit des choses du style :
« C’était effectivement ce qu’on appelait une « vieille fortune », donc une fortune acquise si loin dans le passé que les forfaits qui avaient au départ rempli les coffres étaient désormais historiquement hors sujet ».
Reste … tout le reste justement. À commencer par la galerie de personnages parmi lesquels on peut citer, entre autres, la famille des banquiers (particulièrement gratinée), un golem qui découvre sa féminité en lisant des manuels de savoir vivre un rien désuets, un comptable, très très comptable etc… La faune pratchienne habituelle, si exotique, si farfelue et, en y réfléchissant un tout petit peu, si quotidienne.
L’humour à la fois décalé et très pertinent est là, bien sûr. Et puis cette impression délicieusement troublante que ce petit monde tellement loufoque, produit d’une imagination délirante est étonnamment proche du nôtre.
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Pratchett - Monnayé - Lanfeust Mag
Posté 31 décembre 2009 -
Retrouver les personnages de Timbré est un vrai régal, sans compter les petits nouveaux (…) dans unes intrigue complexe digne du Patricien. Bref, un bon p'tit Pratchett, et on savoure parce qu'ils vont se faire rare maintenant!
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Pratchett - Monnayé - Le dauphiné
Posté 26 janvier 2010 -
Le 32e livre des annales du Disque-Monde remet en scène
Moite von Lipwig alias Albert Paillon, escroc notoire,
que nous avions vu à l'oeuvre, dans l'opus précédent,
remettre sur pied la vénérable institution postale
d'Ankh-Morpork. Cette fois il a la redoutable tâche
d'assainir le système bancaire mis à mal par des
générations de capitalistes sans scrupules et sans
talent particulier, autre que celui d'empocher les
dividendes. Redoutable mission que seul un aigrefin de
première catégorie peut mener à bien. Entre les
balbutiements de l'informatique versions morpokienns et
l'informatique versions moporkienne et l'invention du
billet de banque, Terry Pratchett se livre à son
activité favorite : dynamiter toutes nos belles valeurs
et briser en mille éclats de rire le miroir de nos
vanités.
Hubert Thierry, Le dauphiné, 30 nov 2009.
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Pratchett - Monnayé - Les chroniqueurs vagabonds
Posté 21 décembre 2009 -
Une preuve supplémentaire que Pratchett demeure le roi incontesté de
cette light fantasy qu’il a largement contribué à faire émerger. Qui
plus est, et contrairement à certains de ses confrères, surtout ceux
spécialisés dans la parodie, il parvient encore et toujours à esquiver
les écueils du comique troupier et de l’anachronisme potache ainsi qu’à
conserver un cachet lyrique qui font du Disque-monde cet univers où
l’on prend plaisir à retourner.
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Pratchett - Drame de Troll - Les chroniques de l'imaginaire
Posté 29 décembre 2009 -
Ce Drame de troll est une petite
histoire sympathique et amusante sur la nostalgie d’une rencontre entre
Cohen et un troll. Je pense que ce récit est une excellente mise en
bouche avant de se plonger dans «Les Annales du Disque-monde» et de ne plus jamais en sortir !
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Pratchett - Un chapeau de ciel - Elbakin.net
Posté 03 février 2010 -
Comme avec Les Ch'tits hommes libres, par exemple, voilà un roman qui n'appartient pas à proprement parlé aux Annales traditionnelles que l'on connaît si bien maintenant.
Cependant, on retrouve tout de même un même univers partagé entre tous ces ouvrages, sans compter sans aucun doute l'un des cinq personnages cultes du cycle et préférés des fans : Mémé Ciredutemps ! Et l'on ne peut pas dire que celle-ci ait changé de caractère pour l'occasion, certes non !
Mais au-delà de cette apparition, ou d'autres d'ailleurs, c'est bien le personnage de Tiphaine qui est ici en vedette (plus encore que précédemment, du fait de sa présente "escapade", et tout ce que celle-ci entraîne), attirant ainsi sans doute un public un peu plus jeune que les romans plus classiques du Disque-Monde. Et à eux de découvrir pour l'occasion l'humour ravageur de Terry Pratchett qui lui ne change pas, de même que sa façon de décrire les travers de notre monde par le prisme du Disque-Monde et ses éléphants posés sur une tortue géante.(...)
Dynamique tout comme poétique, ce roman d'apprentissage ne prend jamais le lecteur de haut, et lui impose parfois ses quatre vérités. Et lorsque c'est une fillete de 11 ans qui s'en charge, cela peut faire mal !
Si le propos se veut plus simple que dans la majorité des Annales, et l'exécution plus légère, le message ne voit pas son poids allégé pour autant. L'auteur mène sa barque sans détour, accélérant le rythme au fur et à mesure, avec peu d'à-côtés. Un cadeau tout trouvé pour un membre de votre famille sous les 14 ans (la référence à Highlander lui échappera sûrement, quel malheur !), mais que vous pouvez lui emprunter dans l'heure.
Et ne venez pas vous plaindre aux Nac mac Feegle si cela entraîne des disputes pour déterminer qui lira le roman le premier !
Gillossen, le 07/01/2008, elbakin.net
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Pratchett/Briggs - Disque monde : le nouveau vade-mecum - PhénixWeb
Posté 03 février 2010 -
Voici la deuxième édition du vade-mecum du Disque-Monde, cinq ans après la sortie en France du premier opus.
Enrichi et mis à jour, ce livre relève la gageure de recenser l’ensemble des héros, seconds rôles ou personnages insignifiants sortis de l’imagination de Terry Pratchett. On y découvre également de l’histoire, des cartes, des plans, des éléments sur la faune et la flore, le tout accompagné de commentaires pertinents.
Il suffit de quelques exemples pour illustrer la richesse de l’ouvrage. Par exemple, on apprend au fil des pages des choses totalement inutiles, comme la composition du paquetage des membres du Guet d’Ankh-Morpoth ou les différences sexuelles chez les nains (quoique…). Il y a aussi les informations superflues et indispensables, comme le descriptif des plantes rétro-annuelles, qu’on plante cette année pour faire la récolte l’année dernière. Le développement présenté est aussi illogique que savoureux.
Mais le vade-mecum propose surtout de nombreux articles très bien faits et instructifs, abordant l’organisation d’Ankh-Morpoth ou des guildes, l’histoire de la MORT, l’inimitable Planteur J’Me Tranche La Gorge, ou bien encore le fonctionnement de l’univers. Sans oublier le portrait de toutes les figures mythiques du Disque-Monde, comme Rincevent, Mémé Ciredutemps,…
Alors, utile ce nouveau vade-mecum ? Pour les possesseurs du premier ouvrage, il est clair que plusieurs années (plus en Angleterre qu’en France du reste) ont passé entre les deux éditions et T. Pratchett en a profité pour écrire et publier onze livres ! Les mises à jour ne sont donc pas mineures et le Disque-Monde a beaucoup évolué, s’est étoffé et a vu la hiérarchie des héros se modifier.
Pour les autres amateurs du monde de A’Tuin, cet ouvrage permet de se remémorer facilement un personnage croisé à la lecture du dernier volume, de faire le point sur des éléments importants du Disque-Monde tout en passant un bon moment.
Car la lecture est facilitée par le ton humoristique du livre, fort heureusement d’ailleurs, s’agissant d’une étude de l’œuvre du maître de la fantasy parodique.
Ajoutons à cela une interview de T. Pratchett, égal à lui-même, et l’ensemble offre un bel outil de lecture, aussi indispensable que nécessaire.
Christophe de Savoie,2 octobre 2006, phenixweb.net.
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Pratchett - Le cinquième éléphant - PhénixWeb
Posté 03 février 2010 -
Le cinquième éléphant est le vingt-cinquième volume des Annales du Disque-Monde, et il nous ramène vers le Commissaire Vimaire et les agents du Guet. Des troubles agitent la population naine d’Ankh-Morpork, qui ramènent sur le devant de la scène la légende du cinquième éléphant, qui aurait donné sa forme au monde en s’écrasant sur le Disque-Monde. Le Seigneur Vétérini, lui, a décidé d’envoyer un nouvel ambassadeur en Überwald, où doit se tenir le couronnement du prochain Petit Roi des nains.
Vimaire se retrouve donc, contraint et forcé, dignitaire d’Ankh-Morpork. Accompagné de son épouse et de quelques agents choisis, il part pour un pays où son arrivée est très attendue par certaines personnes, pas forcément amicales. Le Commissaire devra faire preuve de beaucoup de volonté et de courage pour survivre et retrouver le voleur de la relique sacrée naine : le Scone, un pain de nain multi-centenaire.
Après Carpe jugulum qui mettait Mémé Ciredutemps aux prises avec les vampires de l’Überwald, voici une autre figure du Disque-Monde qui part explorer ce sombre pays peuplé de nains, de vampires et de loups-garous. L’intrigue est retorse et bien ficelée, et l’imagination de Terry Pratchett est encore une fois au rendez-vous, usant de tous les artifices pour asséner quelques idées bien senties sur les vieux ronchons et les esprits réactionnaires.
(...) Le ton est plutôt sérieux, même si quelques scènes font sourire et si les personnages d’Igor sont aussi superbement réussis et éclairent ce volume comme le précédent. Un roman plaisant (...).
Chris de Savoie, le 18 décembre 2009, phenixweb.net
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Pratchett - Le dernier continent - PhénixWeb
Posté 03 février 2010 -
La bibliothèque de l’Université Invisible est déserte : aucun mage, aucun étudiant ne l’encombre, une situation normale somme toute. Sauf que depuis peu, le bibliothécaire [Rappel : il s’agit d’un orang-outang] est atteint d’une maladie étrange, qui le fait changer de forme involontairement. Les livres ont pris le pouvoir dans les rayonnages et la bibliothèque est devenue une zone interdite. L’Archichancelier, conseiller par le doyen, la major de promo et Cogite Stibon, prend alors la seule décision possible pour ramener le calme sans risquer la vie d’un mage important : retrouver Rincevent.
Suite à ses précédentes aventures (les Tribulations d’un mage en Aurient), Rincevent a été propulsé dans un désert vide et brûlant. Le maje est cependant rapidement amené à fuir de nombreux dangers dont les membres du guet local qui cherchent à tout prix à le pendre. Une longue fuite débute alors, ramenant Rincevent vers un passé qui n’est pas encore né.
Terry Pratchett s’attaque aux paradoxes temporels et aux problèmes découlant du retour vers le passé en utilisant des héros choc : les mages de l’Université Invisible. La trame du récit est linéaire, deux récits parallèles permettant de suivre le voyage des mages et la fuite de Rincevent jusqu’à la rencontre finale. Les relations de cause à effet ne sont pas toujours aisées à suivre et la logique de l’auteur demeure parfois nébuleuse.
Le style de Pratchett est connu et unique, mais les aventures de Rincevent ne sont pas vraiment les plus efficaces du cycle. Dans ce tome 22, il reste agréable de suivre le voyage des mages qui, bien que archi-connus et prévisibles, parviennent par leurs comportements décalés et illogiques à créer des situations cocasses et des dialogues comiques. Le Dernier continent propose en fin de compte un récit agréable qui ne dépare pas la moyenne des histoires des Annales du Disque-Monde.
Chris de Savoie, le 6 février 2008, phenixweb.net
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Pratchett - Monnayé - CitronMeringue
Posté 05 février 2010 -
Et voici le trente-deuxième roman des Annales du Disque-Monde. Rappelons, pour ceux qui sortiraient juste d’une longue hibernation, que cette oeuvre, entamée au début des années 80, emprunte à la fois à la poésie épique du cycle de Lankhmar de Fritz Leiber, à la richesse mythologique des œuvres de Tolkien, à l’esprit des Monthy Python et au style pince-sans-rire de Jerome K. Jerome. Elle a, de plus, connu presque autant de personnages principaux que de produits dérivés et adaptations (encyclopédies, films, jeux vidéo). En dehors des deux premiers opus, chaque ouvrage peut se lire indépendamment et celui-ci, même s’il est la suite directe de « Timbré » où l’on découvrait l’escroc reconverti Moite von Lipwig, ne déroge pas à la lettre. Il peut donc être une introduction aux Annales aussi valable qu’un autre volume pour le non connaisseur.
Moite reprend donc du service et après avoir brillamment redressé la situation de la Poste d’Ankh-Morpok, est subtilement incité par le Patricien Vétérini à remédier aux défaillances d’une autre institution de la ville : l’hôtel de la Monnaie. Bien que plus accoutumé à vider ce genre d’établissement qu’à le remplir et peu enthousiaste vis à vis de ses nouvelles responsabilités et de leur risque inhérent, il va tenter de seconder au mieux le président de la banque, en l’occurrence un facétieux roquet nommé Pinaille catapulté actionnaire majoritaire après le décès de sa maîtresse. Von Lipwig en sera quitte pour bouleverser quelques traditions en s’opposant à la gestion des héritiers de l’établissement et en déniant à l’or sa valeur d’échange intrinsèque.
Comme d’habitude chez Pratchett, ça va partir dans tous les sens : à l’ex-voleur chargé de refaire une santé à la banque s’ajoutent pêle-mêle un golem qui se prend pour une jeune fille en fleur, un caissier principal maniaque des chiffres et dissimulant un terrible secret, un Igor plein de ressources qui oublie parfois de zozoter, un triste sire qui n’aspire qu’à être Vétérini à la place de Vétérini, un fantôme de nécromant lubrique, un dentier à ressort récalcitrant et un calmar géant. Sachant qu’aux péripéties de von Lipwig se greffe la quête obsessionnelle de sa fiancée Adora Belle Chercoeur pour des proto golems de l’Antiquité, on peut se demander comment le roman conserve une quelconque unité. C’est non seulement le cas mais l’auteur se permet en plus de nous donner une version abrégée et désinvolte des prémices du capitalisme financier via l’évocation de la création du papier monnaie et de l’émergence des activités bancaires initiées par son héros : un petit plus non négligeable en ces temps de remise en question de notre système économique. Encore une fois le talent et l’expérience de Pratchett font mouche et forcent le respect. (...) comment ne pas être admiratif devant son art de marier les contraires, sa pertinence jamais ostentatoire et sa manière de surprendre sans cesse le lecteur au détour d’une saillie désopilante ou d’un retournement de situation particulièrement improbable. Une preuve supplémentaire que Pratchett demeure le roi incontesté de cette light fantasy qu’il a largement contribué à faire émerger. Qui plus est, et contrairement à certains de ses confrères, surtout ceux spécialisés dans la parodie, il parvient encore et toujours à esquiver les écueils du comique troupier et de l’anachronisme potache ainsi qu’à conserver un cachet lyrique qui font du Disque-monde cet univers où l’on prend plaisir à retourner.
En résumé, il ne s’agit pas forcément là du plus incontournable des romans composant les Annales du Disque-monde mais pas davantage les néophytes que les inconditionnels savent qu’ils ne prennent de risque en l’achetant les yeux fermés.
Michaël F., décembre 2009, parcheverses.blogspot.com.
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Pratchett/Briggs - La Carte du Disque-Monde - ifisdead.net
Posté 12 février 2010 -
Il y a plusieurs choses dont nous ne sommes pas fiers sur ce blog. Parmis elles, et la plus honteuses d’entre toutes, on retrouve le fait que nous n’ayons encore jamais parlé des annales du Disque Monde. Certes, Pratchett a eu un petit moment de gloire lors de la publication de notre article sur De Bons Présages, mais c’est bien peu pour l’une des plus grandes figures de la littérature de l’Imaginaire. Terry Pratchett est un auteur que l’on aime encore plus qu’un certain George R.R. Martin, et du coup, la plupart des œuvres qui en ont été sorties en français, nous les avons déjà lues. Monayé, récemment traduit par les éditions l’Atalante, était passé entre nos mains en V.O. il y a de nombreux mois déjà… Sauf que voilà, nous avons fini par mettre la main sur une carte, celle du Disque-Monde.
La Carte du Disque-Monde de Terry Pratchett et Stephen Briggs
Car ce qu’il y a de bien avec les Annales du Disque-Monde, outre le fait que ce soit sans doute la série la plus géniale de Fantasy, c’est qu’il y a de nombreux ouvrages que l’on pourrait qualifier de produits dérivés. Et pour cause, l’aspect humoristique s’est toujours bien prêté à ce genre de produits. Que ce soit le dictionnaire des éléments de la série, le Vade-Mecum, ou bien La Science du Disque-Monde. La série de Pratchett est presque devenu une institution et les auteurs qui ont travaillé autour sont de plus en plus nombreux. Et c’est avec plaisir que nous avons accueilli la Carte du Disque-Monde, de Terry Pratchett et Stephen Briggs.
La seule carte athentyque & le plus souvent precyse du fantastyque & magique Disque-monde
Pour ceux qui ne le savent pas, les Annales du Disque-Monde sont des romans qui se déroulent sur le Disque-Monde et qui sont à chaque fois centrés sur un thème particulier, un ou plusieurs personnages, de façon humoristique bien entendu.(...)
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Pratchett - Télérama
Posté 12 février 2010 -
On n'entend pas souvent – pas assez – parler de Sir Terry Pratchett. En tous cas, pas sur les médias français grand public. Ce fut donc une étrange et douloureuse surprise, la semaine dernière, d'entendre et de voir son nom cité à plusieurs reprises par la radio et la presse hexagonales. Un nom associé non pas à l'oeuvre la plus savoureuse, brillante et intelligemment délirante qu'on ait connu de mémoire de lectrice de fantasy, mais au débat sur l'euthanasie, qui fait rage en Grande-Bretagne : « L'écrivain britannique, atteint de la maladie d'Alzheimer, a proposé lundi de mettre en place des tribunaux qui auraient le pouvoir d'autoriser les proches de malades incurables à les aider à mettre fin à leurs jours », écrivait notamment 20 Minutes. Depuis lundi dernier, cette dérangeante proposition est passionnément discutée par les médias britanniques, les associations de malades, les parlementaires, les médecins, les autorités ecclésiastiques, etc. Avec un émoi difficile à comprendre, de ce côté-ci du Channel, si l'on ne sait pas ce que représente Terry Pratchett dans le paysage culturel anglo-saxon.
Anobli par la reine fin 2008, Sir Pratchett n'est pas seulement un écrivain célèbre, salué par ses pairs en littérature de l'imaginaire comme par de grands noms de la littérature dite « générale », c'est surtout un créateur d'univers, un Tolkien qui serait entré en collision avec les Monty Python, ou encore une version XXIe siècle de Voltaire et de Jonathan Swift, ces démiurges pamphlétaires qui ne créaient des mondes bizarres que pour mieux critiquer celui qui les abritait. Dans son grand œuvre, Les Annales du Disque-Monde (37 bouquins, traduits en 37 langues, plus de 65 millions d'exemplaires vendus), issu d'un big bang romanesque qui remonte à 1983, Pratchett a commencé par détourner sur le mode comique les archétypes de l'heroic fantasy (épées magiques, sorcières, trolls, dragons) avant de passer à sa moulinette satirico-fantastico-philosophique les petits et grands sujets qui préoccupent l'humanité depuis la nuit des temps : religion, politique, culture, éducation, science (entre autres), tout y est passé. Miroir à peine déformant de notre vieille Terre, le Disque-Monde est plat, circulaire, et soutenu par quatre éléphants, lesquels sont portés par une tortue stellaire géante. On y croise des mages incompétents, un bibliothécaire orang-outan, un trio de sorcières pseudo-macbethiennes, un super-héros cacochyme... et la Mort, un Faucheur neurasthénique qui S'EXPRIME TOUJOURS EN MAJUSCULES, se perd en conjectures sur les bizarreries du raisonnement humain et est devenu, on ne sait trop comment, l'un des personnages les plus populaires et attachants de la saga.
Farcies de références plus ou moins cryptées (Terry Pratchett est un homme cultivé, voire érudit, mais aussi un sacré farceur), d'aphorismes inoubliables et de théories loufoques, Les Annales du Disque-Monde séduisent un public infiniment plus large que les lecteurs habituels des ouvrages de fantasy, parce qu'elles nourrissent bien plus que nos imaginaires. Elles posent un regard empreint de dérision, d'agacement et (malgré tout) de bienveillance sur nos petites et grandes contradictions. Aucun rebondissement n'y est aussi cruel que celui qui a bouleversé l'existence de leur créateur : cet homme doté d'une telle lucidité sur le monde contemporain, et qui trimballe un univers parallèle en parfait état de marche dans son cerveau, est précisément atteint de LA maladie qui éteindra peu à peu cette lucidité, et fera disparaître cet univers par petits morceaux. (...)
Les Annales du Disque-Monde, remarquablement traduites par Patrick Couton, sont éditées en France par l'Atalante et Pocket.
Sophie Bourdais
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Pratchett/Briggs - La Carte du disque-monde - Le Dragon Galactique
Posté 15 février 2010 -
Près de quinze années après sa sortie en anglais, la carte du fameux Disque-Monde, univers de fantasy extravaguant, absurde mais aussi pittoresque, est enfin sortie en français. C'est tout récent, puisque ça date d'octobre dernier.
Mais d'où est-ce qu'il sort ce Disque-Monde ? Tout droit de l'imagination de Sir Terry Pratchett, auteur de près de 40 ouvrages se déroulant sur ce fameux disque porté par 4 éléphants eux-mêmes portés par une tortue et dont les mers se déversent dans l'espace. Si Pratchett a créé une atmosphère, des personnages, de la magie, une histoire, une science (défiant toute comparaison avec la nôtre), il a aussi créé une géographie.
Comme il l'explique lui-même dans la petite brochure accompagnant la carte, il ne voulait pas établir la géographie de son monde avant de commencer à en raconter l'histoire. Force est de constater qu'au fil des publications, la carte devenait une nécessité. Parce que les lecteurs sont incroyablement tatillons et un brin intolérants avec les incohérences :
Les lecteurs sont perspicaces. Ils remarquent les petits détails. Si un trajet demande à un premier voyageur trois jours dans un roman et deux heures à un second dans un autre, on écrit sur mon compte des propos désagréables.
La carte du Disque-Monde est donc née de cette nécessité, avec l'aide de Stephen Briggs qui a accompli un travail formidable de géographe et d'illustrateur. Pour le plus grand plaisir des fans. Car fan il faut être pour voir une quelconque utilité dans un tel objet. Ou éventuellement être complètement obsédé par la cartographie de mondes qui n'existent pas.
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Pratchett - le huitième sortilège - Le dragon galactique
Posté 22 mars 2010 -
On récupère nos deux héros où la fin de La huitième couleur nous avait laissé. C'est-à-dire en bien mauvaise posture. A ce stade de l'histoire, il est important de savoir qu'en fait dans la tête de Rincevent s'est logé un des huit plus puissants sortilèges du Disque. La destinée de notre désastreux magicien n'est plus entre ses mains (si elle l'a un jour été) : le sortilège en question est nécessaire à l'opération de sauvetage du Disque-Monde, menacé d'être vaporisé par une énorme et très méchante étoile rouge.
Le piteux mage sera aidé dans sa folle quête vers la survie par le fidèle DeuxFleurs et son Bagage vorace et le célèbrissime Cohen le Barbare. Celui-ci est un guerrier émérite mais disons ... qu'il n'a plus toutes ses dents. Sans conteste l'un des meilleurs rôles de cette superproduction pratchettienne.
Encore une histoire qui part dans tous les sens, avec pleins de personnages rigolos, de retournements de situation et d'expressions imagées. On fera la connaissance du simiesque bibliothécaire de l'Université de l'Invisible et on retrouvera La Mort (bah oui quoi la mort est partout) dont on visitera même le Domaine !
Pratchett laisse tomber la séparation en parties pour nous proposer un texte écrit d'un bloc, avec juste des paragraphes qui permettent de souffler dans la lecture. Un mode opératoire qu'il conservera par la suite. Je dois avouer que c'est le seul truc qui me perturbe dans l'écriture de Pratchett : j'aime bien les chapitres.
C'est parti pour une petite liste de gros clichés et de thèmes parodiés dans ce volume :
• Les héros d'heroïc fantasy (Cohen toujours à la recherche de trésors et de jeunes filles à sauver)
• La lutte pour le pouvoir (les mages qui s'assassinent pour atteindre le Poste Suprême)
• La vieillesse (Cohen et ses dents sciées)
• L'informatique (chez les druides)
• Les contes (Hansel et Gretel)
• Les films catastrophes (l'étoile rouge menaçant de percuter le Disque)
- Tigger Lilly, 21 mars 2010, ledragongalactique.blogspot.com
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Pratchett - La huitième fille - Heksen.fr
Posté 07 avril 2010 -
Plusieurs des aventures ont pour personnage principal une des sorcières, voire le trio au complet. La Huitième fille, troisième volume des Annales, raconte les péripéties de Maîtresse Esméralda Ciredutemps, plus couramment dite “Mémé Ciredutemps” ou “Esmé”. S’il y avait un principe de hiérarchie chez les sorcières, Mémé Ciredutemps serait plutôt en-haut. Mais il n’y a pas de hiérarchie chez les sorcières.
Sur le Disque-Monde, quand le huitième fils d’un huitième fils vient à naître, son destin est de devenir mage : un mage qui se sait sur le point de mourir lui transmet alors ses pouvoirs. Imaginez maintenant que ledit mage n’ai plus que 6 minutes à vivre et ne prenne pas le temps de vérifier le sexe de l’enfant avant de lui remettre ses pouvoirs… hé bien alors, la question se pose de savoir si l’enfant est un mage ou une sorcière.
Question fondamentale s’il en est : finalement, c’est quoi, la différence entre une magicienne et une sorcière ? Et puis, il n’y a jamais eu de sorcière homme et encore moins de mage femme…
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Pratchett - La Huitième fille - Le dragon galactique
Posté 12 avril 2010 -
Sur le Disque-Monde, il est largement admis que la magie c'est l'affaire des hommes et la sorcellerie celle des femmes. Si la première se réalise à grands renforts d'effets spéciaux, nécessite la possession d'un bourdon ( sorte de baguette magique) et est la plupart du temps en dehors de tout contrôle, la seconde est plus proche de la nature, nécessite la possession d'un chaudron et consiste essentiellement à connaitre les herbes. Nous serons bien d'accord pour déclarer que la vraie et unique différence entre les deux, c'est que les hommes sont incapables de contrôler ce qu'ils sont sensés contrôler, contrairement aux femmes qui ont bien plus de poigne.
On l'aura compris, La huitième fille aborde une thématique sujet à forte polémique dans l'espèce humaine : l'(in)égalité des sexes. Suite à une erreur de sexe, la petite Eskarina, huitième fille d'un huitième fils qui aurait dû en fait être un huitième fils de huitième fils a hérité du bourdon d'un mage mourant. Un fait sans précédent. Après de vaines tentatives pour se débarrasser de l'encombrant objet, visiblement peu au courant de la répartition des rôles homme-femme, et d'apprentissage de la sorcellerie à la petite, Mémé décide de l'envoyer étudier la magie à l'Université de l'Invisible, lieu où les mages deviennent des mages. C'est bien sûr sans compter sur l'inflexibilité du comité directionnel. Ce qui n'a pas l'air d'arrêter Mémé et Esk pour autant.
Plus construit que les deux premiers volumes, La huitième fille se lit avec autant de plaisir, toujours le sourire au lèvres, parfois se prolongeant par un petit rire guilleret (attention à la lecture dans les lieux publics). Pratchett cultive l'art de mettre ses personnages dans les situations les plus impossibles ( à leur place, je le détesterais) et de nous faire accepter toutes ses élucubrations avec une facilité déconcertante.
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Pratchett - Nation - Musarder.fr
Posté 14 juin 2010 -
J’ai envie de vous parler de ce bouquin depuis des mois, mais j’ai préféré ne pas le faire avant sa sortie en français. C’est maintenant chose faite, tous les éléments sont donc réunis pour que je vous en chante les louanges !
Quand j’ai lu Nation, on était en plein dans le fameux débat sur l’identité nationale. À chaque fois que j’en entendais parler à la radio, à la télé, j’avais envie de crier : mais Pratchett a tout compris et vous n’êtes que des buses. Une nation, ce sont des gens qui vivent ensemble, parfois par choix, souvent par nécessité, et qui tentent d’en tirer le meilleur. Chacune a ses spécificités, mais elles sont vouées à évoluer si suffisamment de gens le désirent. La nation n’existe pas comme une entité absolue, extérieure aux humains qui la composent. Je résume sûrement ça très mal, il faudrait que vous lisiez le roman pour comprendre.
Nation est, d’après moi, le meilleur roman de Pratchett, et c’est dire quelque chose. En le lisant, j’ai ri, comme toujours, mais j’ai aussi pleuré, chose plus rare, et ce n’étaient pas de mauvaises larmes. Bref, je vous conseille très vivement de le lire. Il est paru en français chez l’Atalante et en anglais chez Corgi.
En lire plus...
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Pratchett - Les sorcières du Disque-Monde - Je Bouquine
Posté 29 juin 2010 -
Avec sa série-fleuve, Les Annales du Disque-Monde, Terry Pratchett, auteur anglais à l'humour prodigieux, vous tue de rire sur une quarantaine de tomes!
Son monde? Un disque plat, porté par quatre éléphants, eux-mêmes juchés suf une tortue géante qui dérive dans le cosmos: ici, forcément, les règles de la magie et de combat des barbares sont différentes du reste de l'univers. Hilarant, gigantesque... A lire absolument.
Voici ici, en un seul volume, trois épisodes centrés sur une thématique "sorcières".
Perrine Parageau - Je Bouquine juillet 2010
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Pratchett- Nation- Je bouquine
Posté 03 août 2010 -
Le monde sens dessus dessous :
Après qu'une vague géante a anéanti son monde (des îles du Pacifique ), le jeune Mau découvre un autre survivant : une fille dont le bateau s'est échoué là, lors du cataclysme.On suit avec amusement les aventures de ces deux enfants dans un monde ravagé qu'ils tentent de reconstruire. Un roman étonnant dont l'action se passe dans un XIX° siècle qui n'est pas tout à fait le nôtre. Son auteur, Terry Pratchett, est une légende vivante de la littérature mondiale. On lui doit notamment la plus grande série de fantasy jamais publiée, les fabuleuses Annales du Disque-Monde !
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Pratchett - Nation - Chroniques de l'imaginaire
Posté 07 juillet 2010 -
Alors que Mau s'apprêtait à quitter la petite île où il avait accompli le rite destiné à faire des garçons des hommes, la disparition brutale de tous les oiseaux le décide à prendre la mer en urgence. Sur sa pirogue, il survit à l'énorme vague qui donne l'impression d'engloutir le monde. Mais quand il retourne enfin à Nation, il ne s'y trouve aucun des siens pour l'accueillir. Aucun vivant, en tout cas.
En fait, profondément choqué, il mettra plusieurs jours à se rendre compte qu'il n'est pas le seul être humain de l'île : un bateau s'y est échoué, porté par la Vague, et il en reste une adolescente qui décide de se baptiser elle-même Daphné. A eux deux, ils vont faire de Nation un havre pour les autres survivants.
D'une certaine façon, ce roman de passage de l'adolescence à l'âge adulte devrait être classé en littérature jeunesse, ses personnages principaux étant de très jeunes gens, auxquels les circonstances et la fréquentation de l'autre (de l'Autre, devrait-on logiquement écrire), vont apprendre beaucoup, et vite. Et nul doute que des adolescents prendront un grand plaisir à cette histoire de naufragés, teintée d'uchronie vaguement fantasy.
Il serait toutefois très dommage que les adultes s'en privent ! D'abord parce que c'est plein d'humour (c'est du Pratchett, somme toute...), ce qui n'empêche pas la tendresse pour les personnages. Ensuite parce que c'est bien écrit (même remarque). Et enfin et surtout parce qu'il s'y trouve un de ces renversements de l'histoire, voire du monde, dont l'auteur est coutumier, puisque... Mais je ne vais pas vous dévoiler le fond de l'histoire, vous m'en voudriez ! Tout ce que vous avez besoin de savoir, c'est que c'est un bon roman, vite et plaisamment lu et relu, alors n'hésitez pas !
Mureliane, 14 Juin 2010
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Pratchett - Sourcellerie - Le dragon galactique
Posté 12 juillet 2010 -
Une terrible menace pèse sur le Disque : un sourcelier est arrivé ! On vous promet rien de moins que l'Apocralypse ... Enfin, si ses cavaliers arrivent à temps ... Rincevent sera-t-il à la hauteur pour sauver le monde une fois de plus ?
Avec une panoplie de nouveaux (Conina, Nijel, Creosote, Thune, ...) et d'anciens personnages (Rincevent, le Bagage, le bibliothécaire, la Mort, ...), Terry Pratchett nous emmène sur les chemins chaotiques de la sourcellerie. Cette forme de magie totale, extrêmement puissante et très ancienne est crainte par les magiciens (une histoire de lutte de pouvoir ...). D'ailleurs, c'est l'excellente raison pour laquelle les mages ne peuvent procréer (un sourcelier est un huitième fils de mage). Je ne peux m'empêcher d'y voir une critique de la religion catholique et l'absurdité du célibat des prêtres. Si on rajoute à ça l'Apocralypse (un condensé d'apocalypse et d'apocryphe) manquée parce que trois des Cavaliers se retrouvent sans cheval et décident du coup de continuer à se bourrer la gueule, voilà que la religion s'en ramasse plein la figure.
J'ai une profonde admiration pour la capacité de Pratchett de se moquer de tout. C'est d'autant plus admirable, que de manière générale, la fantasy n'est pas un genre réputé pour sa critique sociétale et que je suis persuadée que les trois quarts de ses subtiles allusions m'échappent complètement.
Du coup on peut lire du Pratchett en restant à la surface des choses et les aventures de ses personnages sont très amusantes et rigolotes, du bon divertissement. Si on va un peu derrière, la lecture en devient vraiment intéressante et permet de se triturer les méninges.
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Pratchett – Nation – L’écran fantastique.
Posté 13 septembre 2010 -
Dans une Polynésie imaginaire, après le tsunami, un enfant et une jeune aristocrate anglaise naufragée apprennent à communiquer et à survivre.
Nation n’a pas l’humour délirant du
Disque-Monde, mais celui plus discret qui accompagne les romans d’apprentissage. Un beau Pratchett chez L’Atalante !
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Pratchett - Sourcellerie - Librairie Critic
Posté 20 octobre 2010 -
Fermez vos volets, verrouillez vos portes et allez vous cacher sous le lit, Rincevent est de retour !Le mage le plus calamiteux du Disque-monde est à nouveau pris dans un tourbillon d’aventure, entraîné cette fois par un banal (ou presque) chapeau.
Pratchett mélange ici les deux facettes de son écriture que sont la description et le récit, parvenant ainsi à un parfait équilibre entre une découverte approfondie des mécanismes de la magie d’une part, et plusieurs péripéties incroyablement imprévisibles de l’autre.
Comme toujours, les personnages sont des caricatures de l’Heroïc-fantasy classique, le must étant Nijel le Destructeur, premier guerrier barbare autoproclamé grâce aux cours par correspondance !
La limite entre les bons et les méchants est une fois de plus très ténue (si l’on excepte le délicieusement détestable Grand Vizir), et se montre propice à la réflexion. Est-on vraiment coupable lorsque l’on agit sous la contrainte ?
8/10 Ce cinquième tome, héritier spirituel des deux premiers –tout comme le seront les Annales suivantes ayant Rincevent pour héros- nous fait comprendre que la magie ne résout pas tout, et qu’une trop grande puissance n’est rien sans une cause à laquelle on puisse l’y rattacher. La saga se poursuit…
Chips
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Pratchett - Nation - Phénixweb
Posté 20 septembre 2010 -
Avec ce récit, mine de rien, Terry Pratchett aborde toute une série de notions qui n'ont rien d'anodines.
Il interroge ainsi le modèle colonial, basé sur l'idée que certains peuples sont naturellement plus disposés que d'autres à gouverner la Terre. Il s'attaque aux multiples traditions qui corsettent les individus - les femmes, en particulier - les empêchant de vivre pleinement les possibilités réelles de leurs existences. Il porte de sérieux coups de buttoir au monde des esprits, des divinités et autres supercheries transcendantales, simples manigances de la raison visant à dire autrement « je ne sais pas ».
Mais surtout, il nous offre une histoire prenante de bout en bout, contée avec l'humour qu'on lui connaît, avec l'humanisme qui est le sien. Fable philosophique, récit initiatique, aventures exotiques – « Nation » est un fort joli livre !
Lire l'intégralité de cet avis.
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Pratchett - Allez les mages - Phénix web
Posté 09 novembre 2010 -
Ce nouveau volume du Disque-Monde s’attaque au foute-balle et, comme on peut s’y attendre avec Terry Pratchett, ce sport prend de sérieux coups de griffes en raison de ses nombreux travers. Les supporters sont les premiers sur la liste de l’auteur, mais l’arbitre, équipé d’un sifflet magique, n’est pas mal non plus. Quant aux joueurs, il est bien difficile de prendre au sérieux les mages qui y jouent pourtant leurs repas.
Bien sûr, l’intrigue n’est jamais aussi simple dans le Disque-Monde lorsque Vétérini est de la partie. C’est bien de la survie de tout un peuple dont le match est l’enjeu. Les deux personnages principaux, Glenda et Daingue, sont éminemment sympathiques et le Seigneur Vétérini est plus humain que jamais. L’humour est là et on se glisse avec plaisir dans ce trente-troisième volume de la série pour passer un bon moment.
Chris de Savoie
Lire l'intégralité de l'article.
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Pratchett - Éric - Critic
Posté 25 novembre 2010 -
Eric est un volume à part dans le Disque-monde. D’une part pour sa présentation, qui diffère totalement de l’habituelle : le livre est plus grand que les autres, et bien plus mince que les quatre à cinq cent pages habituelles. Néanmoins, les riches illustrations de Paul Kidby qui peuplent presque chaque page sont un régal pour les yeux, et compensent largement la taille du roman.
En effet, on a cette fois-ci affaire à une série d’aventures plutôt courtes, reliées entre elles par le fil rouge du voyage de Rincevent, d’Eric et du bagage. Un peu comme si l’auteur avait voulu s’amuser à écrire, pour voir jusqu’où il pouvait aller.
De fait, on croisera successivement une version « Discwolrdienne » des aztèques, de la guerre de Troie, de la création de l’univers (oui, rien que ça) et de l’enfer. Aucun point commun donc entre ces univers, mais chacun d’entre eux vaut son pesant d’or pour la vision alternative d’évènements ou de lieux connus de tous (bon, pour la création de l’univers, il faut faire un petit effort d’imagination, quand même).
La guerre de Troie revisitée est extrêmement bien vue, avec une vision interne du combat que les livres d’histoire se gardent bien de nous révéler. Le passage aux enfers, où le grand manitou tente de remplacer la souffrance par l’ennui (bien pire à supporter selon lui) tout en gérant son royaume à la façon d’une entreprise moderne est également hilarant.
7/10 Certes, on s’est habitué aux gros pavés, et on fait vite le tour d’Eric. Mais Pratchett nous prouve ici qu’il n’a besoin de rien pour réinventer l’histoire tout en l’insérant dans son univers loufoque. Un bel exercice de style qui nourrit autant les yeux que l’imagination grâce à ses superbes illustrations.
Chips
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Pratchett - Masquarade - Actu SF
Posté 14 janvier 2011 -
[...] Pratchett est un auteur énervant. Une fois encore, pendant les 200 premières pages de ce 18ème volume des Annales du Disque Monde, on râle devant l’inépuisable recette de l’auteur. Comme toujours on a deux intrigues croisées, avec une narration à la troisième personne, des délires bien placés, une petite apparition de La Mort ça et là… Bref l’originalité n’est pas au rendez vous et on en vient à souhaiter que Pratchett nous surprenne un peu. Et puis au fil des pages, en approchant du dénouement, on finit par se prendre au jeu et à se régaler à nouveau.
Masquarade serait-il comme un diesel ? Lent à démarrer mais endurant et finalement performant ? Au final on dira que ce livre est un peu poussif au départ mais sympathique à l’arrivée.
Pratchett arrive toujours à nous faire rire. C’est le principal.
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Pratchett - Nobliaux et Sorcières - Critic
Posté 04 février 2011 -
Troisième aventure de nos sorcières préférées, dans la continuité de la précédente. Pratchett s’amuse en effet toujours autant en détournant les codes de la Fantasy traditionnelle. Sa nouvelle cible ? Les elfes, êtres parfaits et intouchables dans la plupart des récits.
Alors que Mécomptes de fées donnait dans le parodique, ce volume 14 se montre clairement plus inquiétant. Les elfes sont ici présentés comme des êtres froids et cruels, uniquement soucieux de leur propre plaisir, bien que leur beauté extérieure demeure intacte. Sortent de vampires de la réalité, ils pénètrent le royaume de Lancre grâce aux croyances des paysans crédules.
Les coutumes rurales sont d’ailleurs largement tournées en dérision à travers l’avis des paysans quant aux livres, leurs réactions face à « la magie » et leurs nombreuses superstitions. Leur sagesse ancestrale permet à l’auteur de contrebalancer ce tableau peu flatteur de prime abord, surtout par contraste avec les mages de l’Université de l’invisible qui viennent ajouter leur sérieux comique à la situation.
8/10 Une relecture des classiques sortant du comique habituel, voilà qui renouvelle avec bonheur l’intérêt pour la saga la plus délirante de la fantasy ! Mémé Ciredutemps se montre une fois de plus magistrale, et on ne peut s’empêcher d’attendre son retour…
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Pratchett - Le guet des orfèvres - Critic
Posté 28 février 2011 -
Le retour des aventures du Guet d’Ankh-Morpork, aka « on se demande bien comment on fait pour résoudre nos enquêtes », nous donne l’occasion de profiter d’un genre littéraire quasi-inexistant : le roman fantasyco-policier (beaucoup de points au scrabble). Quand on sait qu’on se trouve sur le Disque-monde, on se doute bien que tout ne va pas se dérouler comme dans le dernier Dan Brown…
Le scenario, bien que basique au début (le guet recrute sur fond de meurtres mystérieux), se transforme rapidement en un joyeux foutoir. On y retrouve bien sûr les poncifs du roman policier, avec un tueur aussi imprévisible que discret, une enquête qui progresse par tâtonnements et un enquêteur bien décidé à le mettre sous les verrous (parce que bon, finir son service sur un échec quand on s’appelle Samuel Vimaire, c’est comme diviser par zéro : impossible).
Et le génie de la chose, c’est que le policier en quête de vérité est ici une entité composée d’éléments bien différents, mais tous attachants à leur façon. La brigade hétéroclite du Guet permet à chacun de tirer son épingle du jeu, la carte de l’humour fonctionnant à merveille en jouant sur la personnalité des policiers. Le troll Detritus, déjà apparu auparavant, tient enfin un rôle à la (dé)mesure de sa simplicité, et le sergent Angua permet de soulever la question de fond du roman : le racisme.
Entre nain et troll, entre humain et plus-qu’humain, entre homme et femme, c’est l’acceptation de la différence qui place la ville sur une poudrière après le meurtre d’un nain dans son atelier. Seule l’entente entre les différents membres de la brigade parviendra à les faire progresser.
9/10 Un polar avec de l’humour, une ville hétéroclite en toile de fond et une réflexion sur la peur de l’autre, voilà ce qu’est ce 15eme volume des annales du Disque-monde. Le rythme ne faiblit pas une seule seconde, et la dernière page signe comme un au revoir. Un des meilleurs de la saga.
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Pratchett - Le guet d'Ankh-Morpork - Lectures
Posté 12 avril 2011 -
Pour la délectation de
l'esprit, à L'Atalante, en un fort volume, la trilogie du Guet
d'Ankh-Morpork de Terry Pratchett, le créateur du fameux
Disque-Monde. De la parodie de SF. et de fantasy. Mais ne boudons pas
! Avec Pratchett, on ne s'esclaffe pas bêtement, on sourit de
connivence et de communes références. Bref, on se divertit, on
s'évade légèrement en toute intelligence.
Dans une cité imaginaire aux
colorations médiévales, les membres de la police municipale, le
Guet, traquent de très mystérieux criminels. Nos vaillants,
scrupuleux, efficaces limiers (c'te blague !) ont bien à faire avec
toutes les sinistres ombres qui rôdent par les ruelles ; aussi
sont-ils toujours sur le coup.
Parodie des grands polars à énigme où
un enquêteur de génie suit, dans le brouillard de Londres, la trace
d'un criminel grand format. Cependant, ici, le criminel, ce peut être
le dragon qui, crachant du feu bien sûr, n'hésite pas à incendier
le poste du Guet. Et ainsi, le lecteur a-t-il droit à des pages
savoureuses, poétiques, de pseudo-exposés scientifiques sur la race
des dragons. Le grand dragon, super flic Vimaire l'aperçoit, dans le
ciel, qui s'amuse, notamment à incendier la cité. Terry Pratchett
fait preuve d'une étonnante inventivité, d'un humour irrésistible
toujours branché sur l'observation des humains et de la société,
et aussi d'un art consommé de la narration. On ne s'ennuie jamais.
Au contraire, le lecteur se délectera de la parodie, par exemple,
des sociétés secrètes, des pages à faire se retourner dans sa
tombe Alan Kardek, le fondateur du spiritisme. Vraiment, du bel
ouvrage.
Jacques Crickillon - Lectures
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Pratchett - Procrastination - Même Esprit
Posté 29 avril 2011 -
Une première qualité de ce 27e tome (qui peut se lire, rappelons-le, complètement indépendamment des 26 précédents) des Annales du Disque-Monde
: le titre de sa version française ! Confirmant la qualité des
traductions assurées depuis le premier tome par Patrick Couton, ce titre
français surclasse l’original en anglais (Thief of time).
Naturellement, « procrastination » est un terme qui existe vraiment (et
qui désigne (le saviez-vous ? ;p ) la pathologie universellement
répandue qui consiste à remettre systématiquement les choses à plus
tard), mais il est tellement peu utilisé, est si compliqué, et désigne
une chose qui n’a tellement pas besoin de porter un nom, qu’il en
devient rigolo.
Pour ceux qui envisageraient de lire davantage que le titre, je vous rassure, ce n’est pas sa seule qualité ; et en fait, Procrastination
est même un très bon Pratchett. On y retrouve bien sûr la fantaisie qui
est la marque de fabrique de son auteur, et des personnages récurrents
savoureux (les Igor, sortes de monstres de Frankenstein qui sont les
serviteurs traditionnels des savants fous, portent tous le même prénom,
et ont pour coutume de se transmettre de père en fils leurs organes et
leurs membres les plus efficaces et qu’ils se greffent à la place ou en
plus des leurs propres ; la Mort, accompagnée ici de la Mort aux rats,
son avatar chez les rongeurs,…) mais le thème est aussi l’occasion
d’aborder des questions assez intéressantes, sur la façon dont le temps
peut se distordre si bien que des moments peuvent paraître durer des
secondes et d’autres des heures, par exemple.
On y fait aussi la rencontre des
Contrôleurs, des entités sans corps qui n’aiment que l’ordre et
cherchent à retrouver celui qui existait dans l’univers avant
l’apparition de la vie (et qui ont trouvé dans l’Homme le seul être
vivant capable de se tirer une balle dans le pied, et de servir leurs
intérêts au détriment du sien) : contraints d’emprunter la forme humaine
pour mettre leurs plans à exécution, ils découvrent avec cette
enveloppe ce que signifie être humain, ce qui est la source de pas mal
de gags de situation et de beaucoup de nonsense assez tordant.
Du côté des gentils, on trouve notamment Lou-Tsé, moine zen a l’air de
rien et dont la voie philosophique est elle aussi bien marrante (en
gros, dans son tao, tous les koan sont des proverbes de bistrot et de la
« sagesse de bonne femme ») mais qui sait découper le temps pour le
prolonger et ainsi en gagner par rapport au commun des mortels, ce qui
en fait un adversaire redoutable et justifie pleinement la Règle N°1. Et
on trouve toujours comme d’habitude une foule de trouvailles rigolotes,
dont cette fois une, formelle, dans le dessin d’un petit balancier qui
ouvre chaque chapitre et dont le rythme révèle quelques bizarreries à
celui qui y sera attentif.
Akodostef -
Même Esprit
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Pratchett - Je m'habillerai de nuit - readingintherain.com
Posté 06 mai 2011 -
Je m’habillerai de nuit est un roman sur les sorcières du
Disque-Monde, et plus précisément sur Tiphaine Patraque que j’aime
énormément. Dans le "bordel" ambiant du Causse, dans lequel elle fait
office d’infirmière, d’assistante sociale, d’aide à domicile et
accessoirement de bonne fille, débarque un inquisiteur fantôme, empli de
sa haine de la magie, qui va exciter la populace et le jeune baron
contre notre héroïne.
C’est un roman plus sombre que ce dont on a l’habitude avec les
sorcières, malgré la présence des Nac Mac Feegles qui
mettent un "bordel" assuré partout où ils mettent un pied. La présence de
la boule de haine pure qu’est l’inquisiteur ajoute une dimension moins
sympathique et on ressent par moments tout le découragement qui frappe
Tiphaine. Une fois de plus je ne peux
qu’admirer le talent de cet auteur pour évoluer dans le monde qu’il a
créé sans jamais se répéter, en trouvant toujours de nouvelles
problématiques à mettre en avant. C’est typiquement le genre de bouquins
profondément rassurants quand on se sent perdue entre douze mille
romans. Il va rejoindre ses potes sur l’étagère, bien serrés pour éviter
qu’un Nac Mac Feegle n’en sorte pendant la nuit !! Miyards !
Nina - readingintherain.com
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Pratchett - Je m'habillerai de nuit - Psychovision
Posté 11 mai 2011 -
Dans ce nouveau roman du Disque-Monde, nous retrouvons Tiphaine Patraque
: elle a maintenant seize ans et est enfin devenue la sorcière
officielle du Causse. Ce qui bien sûr signifie qu'elle doit se charger
de tout ce qui doit être fait mais que personne ne veut faire, qu'elle
subit une surveillance constante et envahissante des Nac Mac Feegle et
qu'il y a une très forte probabilité qu'elle finisse vieille fille. La
mort du baron, le mariage de Roland et le retour d'une entité appelée le
Rusé ne vont rien faire pour alléger le fardeau de la jeune fille,
bien au contraire!
Ce quatrième roman des aventures de Tiphaine
Patraque est des plus plaisants, d'autant que la jeune sorcière étant
contrainte de se rendre à Ank Morpork, nous avons l'occasion de croiser
certains personnages des Annales du Disque Monde, ce qui est toujours
intéressant, surtout que l'un de ces personnages n'avait pas été
exploité depuis fort longtemps par l'auteur (non il ne s'agit pas de
Rincevent!) alors qu'il offre pas mal de possibilités! De nouveaux
personnages, que l'on souhaite récurrents (pour leur humour pince sans
rire ou pour leur don pour s'écouler en torrent de larmes) font aussi
leur apparition.
Bien sûr on sent la patte de Lyn Pratchett (surtout
pour le final) et un peu plus de gravité dans l'écriture : une vision
assez pessimiste (ou réaliste?) de la nature humaine qui peut faire
froid dans le dos. Il me semble que l'histoire n'en est que plus
intéressante et le personnage de Tiphaine, en anti-héroïne affirmée,
encore plus attachante dans sa résolution de tenir bon envers et contre
tout, quoi qu'il arrive.
Au final un très bon Pratchett plein
d'humour et d'aventures, de présages et de ruse et on espère très fort
qu'il y en aura plein d'autres du même tonneau!
Falline - Psychovision
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Pratchett - Allez les mages ! - Chroniquesdetournepages.com
Posté 12 mai 2011 -
Généralement, quand un nouveau tome du disque monde sort je me jette dessus avec hâte et fracas. Ce n'était pas le cas ici, et j'ai même rechigné à lire ce tome. Pourquoi ?
A cause d'un vilain préjugé. Je me suis dit qu'un tome parlant de
football, même s'il s'agissait des annales du disque monde, n'allait pas
me plaire. Tss... Je mériterais des baffes parfois. Hé bien, finalement j'avais tort, comme souvent quand je juge sans savoir.
L'idée de base est simple,
Cogite Stitbon, mage devenu multitâche à l'université de l'Invisible, à
force d'avoir pris tous les postes dont personne ne voulait, se rend
compte que l'université va bientôt perdre sa subvention majeure si elle
ne fait rien.
Et pour garder les
sous qui permettent aux mages de s'empiffrer et d'avoir des plateaux de
fromages indécents, il faut qu'ils se remettent à jouer au fouteballe.
Et c'est le début d'une grande aventure, comme seul Pratchett sait les
écrire.
On retrouve avec plaisir les mages habituels, de Mustrum
Ridculle l'Archichancelier, au bibliothécaire simiesque (n'allez surtout
pas parler de singe devant lui !) en passant par Cogite, et par le
doyen devenu Archichancelier de l'université d'une autre ville, au grand
dam de Mustrum qui trouve la chose fort peu plaisante. Vétérini n'est
pas très loin, comme à chaque fois que l'action se passe à Ank Morpok,
et est toujours au courant de tout, en parfait tyran débonnaire qu'il
est.
De nouveaux personnages font leur apparition, de Juliette ravissante et
stupide en passe de devenir le premier mannequin de la ville, à Monsieur
Daingue, un mystérieux homme au savoir encyclopédique, qui occupe un
poste obscur à l'université de l'Invisible, où il s'occupe des coulures
de bougies. Qui est-il vraiment? Il ne le sait pas lui même.
Heureusement, Trevor Probable est là pour devenir son amie, et Glenda,
cuisinière de nuit et imbattable pour les tourtes va le prendre sous son
aile.
C'est un tome très agréable à lire comme à chaque fois, et le fouteballe
n'est qu'un prétexte pour évoquer les thèmes chers à Pratchett.
Changement d'une ville qui se modernise, différences raciales qui ne
doivent pas être importante, et toujours sous couvert d'un humour bien
particulier, on peut retrouver de petites réflexions intelligentes sur
les tréfonds de l'âme humaine. Pratchett sait très bien dépeindre ses
personnages, et ils sont toujours pleins de défauts, de bizarreries, qui
font qu'on s'identifie à eux, qu'on les adopte immédiatement, et qu'on
tombe sous le charme, comme à chaque fois.
Cet homme est un magicien. Pour réussir à me faire lire avec entrain
quelque chose qui parle de sport (certes pas que !), il faut vraiment
l'être !
Eiluned - Chroniquesdetournepages.com
+
Pratchett - Allez les Mages - Psychovision
Posté 31 janvier 2011 -
Après le rock et le cinéma, c'est au tour du foot de débarquer sur le disque-monde et plus particulièrement à Ankh-Morporkh et à l'université de l'invisible. Et au vu de la réputation, pas vraiment usurpée, de ces deux endroits, il y a de quoi commencer à s'inquiéter, mais également de quoi rigoler devant cette nouvelle annale toujours signée par l'inénarrable Sir Terry Pratchett.
Pour conclure, on peut dire qu'Allez les Mages ! n'est pas le meilleurs volume du disque-Monde, ni le pire d'ailleurs, mais ça se laisse lire et on découvre une nouvelle facette de l'université de l'invisible mais également les habitants ordinaires d'Ankh-Morporkh, qui finalement ne sont pas si ordinaires que ça, mais y a-t-il véritablement quelque chose d'ordinaire sur le disque-monde ? Ce n'est donc pas encore cette fois qu'on va arrêter de lire Pratchett, surtout qu'il a l'air d'avoir encore pas mal de choses à nous raconter !
Note : 8/10
+
Pratchett - Allez les Mages! – ActuSF
Posté 21 janvier 2011 -
Dans ce nouveau roman, Terry Pratchett s’attaque au sport le plus populaire en Europe et dans le Monde. Il décortique tous les aspects du jeu, tournant en ridicule sportifs et supporters.
C’est évidemment un grand bonheur que l’on conseillera aux amateurs de fantasy mais aussi de football ! Il mériterait d’être vendu dans les stades. Il en profite également dans une intrigue parallèle pour s’en prendre au monde de la mode par le biais d’une de ses héroïnes aussi jolie que stupide qui va connaître la gloire en défilant avec une fausse barbe lors du lancement d’une collection de vêtements pour naines...
Là encore il fait mouche, prouvant son habileté à croquer notre société et ses travers. Trente-troisième tome de la série du Disque Monde, Allez les mages ! est une nouvelle fois une réussite avec toujours cette touche très personnelle de Pratchett qui manie l’absurde et le burlesque avec brio.
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Pratchett - La huitième couleur - Bibliothèque de Glow
Posté 23 mai 2011 -
Nous voici donc partis pour le premier tome des
Annales du Disque-monde ! Terry Pratchett a vraiment tout prévu, et tout
créé. J'ai tout d'abord admiré son imagination, pas pour le
fonctionnement du Disque, mais pour les personnages et leur culture.
J'ai eu vraiment deux coups de coeur en le lisant : Le premier
étant le “personnage” du Bagage. Un coffre de bois magique qui suit son
propriétaire jusqu'à sa mort. Ses propriétés magiques sont dues au
poirier savant dont il est entièrement constitué. Le second coup de coeur
a été pour un personnage omniprésent dans tout les livres de la série
(et dans d'autres bien entendu), car il s'agit du personnage de la Mort.
Génial par sa façon de parler, très reconnaissable autant
typographiquement que dans la formulation de phrases assez crues (en
même temps c'est la Mort, on peut comprendre qu'elle soit parfois un peu
sèche). J'ai aussi beaucoup aimé l'histoire des mages hydrophobes…
tellement ridicule, mais géniale ! Sur l'histoire en général,
j'espère qu'il y a d'autre tomes meilleurs que celui-là. Je pense que ce
premier tome est surtout pour nous présenter le Disque-Monde dans son
ensemble, et que Pratchett peu faire mieux.
Sur l'humour, malgré mes apréhensions, je suis
forcée de reconnaître que l'humour de Pratchett est vraiment une perle
rare. Pas du tout gras ni lourd, il tombe tout simplement sous le sens.
Nous contant parallèlement quelques petites histoires selon le contexte,
c'est très bien fait. Je suis vraiment contente d'être enfin tombée
dans la marmite Pratchett, et je crois que je vais me baigner dedans
pendant un certain temps. En tout cas, merci à Pratchett, car il a
vraiment réussi à me faire rire, et je trouve qu'il est très dur de
faire rire par son écriture !
Bibliothèque de Glow
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Pratchett - Le dernier héros - La bibliothèque de Glow
Posté 23 mai 2011 -
Un bon petit plaisir à lire, c'est ce que l'on peux
faire en faisant court, et en faisant long voila ce que ça va donner :
tout d'abord, l'histoire avant toute autre chose. Elle est fort
sympathique, j'ai beaucoup aimé les références faites à la mythologie
grecque avec le mythe de Prométhée, mais aussi les Dieux inventés par
Terry Pratchett. Une multitude de Dieux sont présents dans l'univers un
peu fou-fou du Disque-Monde, de Souivo le dieu du bois taillé à Nuggan,
un dieu interdisant de goûter à l'ail et aux champignons en passant par
le dieu du poisson et d'autre dieux plus académiques comme le Destin…
j'ai adoré ! Les dieux jouant sur un grand plateau avec la vie des
êtres humains.
L'histoire est donc sympathique, mais elle a un peu
trop le goût de “fin du monde”, où il faut sauver le disque. Mais
heureusement, Pratchett sait y faire pour rendre une histoire plus
qu'interéssante, et même carrément hilarante. Mais le livre est aussi
sublimé par lles illustrations de Paul Kidby qui sont absolument
magnifiques. Il y en a au moins une à chaque page, et les personnages
sont magnifiquement bien faits dans le détails des trait et expression,
génial. Je trouve que les illustrations sont vraiment en accord avec ce
que l'on pouvait s'imaginer des personnages comme Cohen le Barbare, ou
Rincevent qui est totalement en accord avec le personnage.
En résumé, un bon livre du Disque-Monde, en espérant
qu'il y en aura d'autres avec des histoires un peu plus originales je
continue ma lecture des annales de Terry Pratchett.
La bibliothèque de Glow
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Pratchett - Le huitième sortilège - Bibliothèque de Glow
Posté 23 mai 2011 -
Ce second tome est la suite logique de la huitième couleur, le tome 1. Mais sachez que la plupart des Pratchett peuvent se lire indépendament les uns des autres.
En ce qui concerne le livre lui-même, j'ai trouvé
l'histoire plus prenante que pour le premier, les péripéties
s'enchaînent, de nouveaux personnages aussi drôles que bizarres
apparaissent… génial ! Le passage du nuage de cailloux est vraiment
drôle, mais aussi celui de la fameuse prophétie concernant Rincevent le
“magicien”. En bref, un bon livre pour se détendre et rire, avec des
personnages fort attachants tels Deuxfleurs (qui voit toujours la vie en
rose), Le petit diablotin qui peint les photographies de Deuxfleur,
mais aussi le Bagage, un personnage à part entière et non pas un
vulgaire coffre sur pattes, mais aussi le héros Cohen le Barbare qui
malgré son âge avancé, continue à exercer l'activité de héros à temps
plein.
Je vous souhaite une bonne lecture, que ce livre vous fasse rire et vous détende comme il l'a fait pour moi !
La bibliothèque de Glow
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Pratchett - Je m'habillerai de nuit - Actu-du-noir
Posté 30 mai 2011 -
Encore et toujours Terry Pratchett … Avec cette fois un roman de la série des aventures de Tiphaine Patraque, sorcière jeune mais talentueuse des Causses. Je
m’habillerai de nuit, le plus récent ouvrage, prend la suite de L’hiverrier.
Tiphaine Patraque est donc la sorcière de la région du
Causse. Rude boulot pour une gamine de 16 ans. C’est pas glamour
sorcière … On aide aux accouchements, on assiste les mourants, on soigne
les bêtes, on s’occupe des plus vieux tous seuls dans
leurs masures … Et ça c’est pour les jours où on s’ennuie. Parce
qu’en plus il faut supporter d’être « aidée » par les Nac Mac Feegle,
ces homoncules en kilt pleins de bonne volonté et
d’énergie, mais qui ferait passer une nuée de criquets pour une
mission humanitaire. Et puis il faut réagir à l’extra-ordinaire. Comme
quand un père alcoolique et violent tue le bébé à naitre de
sa fille à coups de pieds, ou quand, comme ces derniers temps une
entité haineuse répand insidieusement dans les esprits faibles l’idée
que la Sorcière est la cause de tous leurs maux … Bref,
c’est pas demain que Tiphaine va s’ennuyer.
Je devrais me lasser, Pratchett aussi devrait se lasser. Ou au moins connaître quelques bas au milieu de tous ces hauts … Et bien il n’en est rien.
C’est la rumeur, la chasse aux sorcières (dans tous les sens du
terme connus, plus quelques uns qu’il invente !) qui sont au centre de
cet opus. Terry Pratchett ne s’en
cache pas, sa préférence va nettement aux sorcières, ces fortes
femmes, pragmatiques à l’excès, dévouées à une communauté (voire à
l’humanité), parfois un rien hautaines, susceptibles et
cassantes. En face, les religieux de tous poils, les montreurs de
doigt, ceux qui désignent à la foule (pas toujours très futée) le bouc
émissaire, les moralisateurs à poil dur, les donneurs de
leçons … ne font pas le poids, même s’ils peuvent faire peur.
D’ailleurs voici ce que Tiphaine assène à une bonne âme toujours prête à voir la poutre dans l’œil du voisin :
« La cuisinière m’a dit que vous êtes très croyante, toujours à
genoux, et je n’ai rien contre ça, rien du tout, mais il ne vous est
jamais venu à l’idée d’en profiter pour prendre une
serpillère et un seau avec vous ? »
Le mécanisme de la rumeur et de son effet sur les foules et magnifiquement disséqué, démonté et remonté à la mode Pratchett.
La façon de transformer celui qui est différent, plus
moche, ou plus vieux, ou plus bizarre … en un monstre coupable de
tous les mots est disséquée. Tel le caricaturiste surdoué, il accentue
les défauts, fait ressortir les traits marquants et
fournit un résultat plus vrai que le modèle. Et beaucoup plus drôle.
Bref un autre à lire sans faute.
Jean-Marc Laherrère - actu-du-noir.over-blog.com
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Pratchett - Pieds d'Argile - ActuSF
Posté 16 juin 2011 -
Le guet a bien changé...
Avec Pieds d’Argile,
Pratchett revient sur d’anciennes connaissances : les hommes du guet
d’Ank Morpork. Cette police municipale a bien changé depuis Au guet.
Des effectifs plus nombreux, les équipes mieux organisées, de
nouvelles méthodes d’investigations ont été mises en place… Les
criminels non assermentés par la guilde des voleurs ou des assassins
n’ont qu’à bien se tenir. Le roman commence avec une drôle de série de
meurtre. Deux personnes sont tuées sans que l’on trouve le coupable.
Dans le même temps le prince de la ville est empoisonné. Pas assez pour
qu’il y reste mais c’est largement suffisant pour donner des idées aux
dirigeants des différentes guildes de la ville. Ils vont imaginer sa
succession. Et tant qu’à imaginer, autant comploter… Dernière chose
étrange, les golems se mettent à avoir des comportements bizarres dans
toute la ville. Quel est le lien entre ces différentes affaires ? Au
guet de faire de toute la lumière. Mais la tache s’annonce rude.
Une réussite
Etonnamment, on ne peut pas faire les mêmes reproches à Pieds d’Argile qu’à
ses prédécesseurs. Le style de Pratchett est moins conventionnel dans
sa forme. La redondance est moins forte. Reste l’histoire à laquelle on
prend bien du plaisir. Il s’agit ici d’une véritable gourmandise
peut-être accentuée par des retrouvailles avec le guet dont les
personnages sont si caricaturaux qu’ils en sont attachants. Bref, du
bon Pratchett.
Jérome Vincent - ActuSF
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Pratchett - Je m'habillerai de nuit - Critic Blog
Posté 25 juillet 2011 -
Résumé :
Rude existence que celle d'une sorcière de seize ans dans le Causse. Outre le quotidien d'une infirmière doublée d'une assistante sociale, il faut aussi gérer les crises qui fermentent et la mort prochaine du vieux baron.
Guère de magie là-dedans, guère de sommeil non plus.
Alors, si quelque part une pelote inextricable de malveillance et de frustration s'est réveillée pour inciter à la haine des sorcières et à leur destruction, voilà Tiphaine Patraque soudain démunie...
«J'ai la trouye pou la ch'tite michante sorcieure jaeyante.»
Il reste les Nac Mac Feegle, me direz-vous, toujours prêts à la bataille. Mais si eux-mêmes se mettent à douter...
Mon avis :
Typhaine Patraque, la sorcière du Causse a maintenant seize ans et c'est une sorcière accomplie.
Entre petits bobos et grands malheurs, têtologie et mise bas des moutons, faire sorcière dans le Causse c'est être à la fois infirmière, assistante sociale, juge et un soupçon de maire. Bref, c'est loin d'être de tout repos, mais finalement gratifiant, la peur de la sorcière étant mêlée d'un respect certain.
Mais voilà, ces derniers temps, crainte et suspicion semblent prendre le dessus parmi les habitants du Causse. Qui plus est, le vieux baron va bientôt passer de vie à trépas et son fils Rolland s'apprête, non sans appréhension, à lui succéder. Rolland aussi a bien grandi depuis les épisodes précédents et il est sur le point de se marier, ce qui ne va pas sans mal (oui, il y a une belle-mère derrière la promise).
Beaucoup de changements dans la vie de Typhaine dans ce nouveau roman du Disque-Monde, mais malheureusement pour elle, si les amourettes d'antan sont révolues, tous les comptes ne sont pas soldés. Vous rappelez-vous quand Typhaine a embrassé l'Hiver ? Oui, celui avec un H majuscule, la force élémentaire qu'elle a d'un baiser renvoyé à ses foyers pour ramener le printemps ? Une telle prouesse n'est pas restée inaperçue, attirant l'attention de toutes les forces magiques du Disque-Monde, bonnes comme mauvaises.
Un esprit malveillant appelé le Rusé a été réveillé et sa marotte à lui, c'est l'extermination des sorcières. Ses armes ? Le poison du doute et de la méfiance, attiser la haine partout où elle ne demande qu'à être alimentée. Le Rusé a senti le formidable potentiel de Typhaine et va tout mettre en oeuvre pour la détruire.
Voilà un roman du Disque-Monde qui démarre sous des auspices bien plus sombres que ce à quoi Terry Pratchett nous a habitués, sans doute pour nous signifier que le temps de l'enfance et de l'amusement est bel et bien fini pour Typhaine. Sorcière, c'est un job sérieux ! Demandez donc à maîtresse Ciredutemps (mais pas à Nounou Ogg, vous allez avoir du mal à y croire, au sérieux du job).
A ce titre, le démarrage de l'ouvrage est franchement surprenant qui voit Typhaine confrontée à un véritable drame : un père alcoolique qui, à force de coups, fait perdre son bébé à sa fille enceinte. Le quotidien d'une sorcière n'est pas toujours drôle, on le savait, mais c'est la première fois que Pratchett décrit avec autant de force le côté négatif de la fonction.
Bon, rassurez-vous, ce livre n'est pas sinistre non plus, il est juste plus adulte. Il regorge de passages hilarants, fort heureusement, car n'oublions pas que quand Typhaine est dans le secteur, les Nac Mac Feegle ne sont jamais loin.
Oui, l'intrigue principale est assez convenue : Typhaine affronte à nouveau un esprit désincarné (ça commence à faire beaucoup d'ailleurs après le Rucheu et l'Hiverrier), symbôle de la bêtise humaine. Mais l'essentiel est ailleurs.
Il est dans l'évolution que Pratchett apporte à ses personnages, Typhaine en premier lieu, mais aussi Rolland et même les Feegle ! Vous les croyez éternellement bloqués dans leur rôle de stroumpfs ivrognes et bagarreurs ? Vous n'êtes pas au bout de vos surprises !
L'autre grand intérêt de ce roman est que Typhaine est enfin confrontée au reste du Disque-Monde ! Je vais éviter de spoiler mais sachez que Typhaine se rend à Ankh-Morporkh ! Sûr que ça va la changer du Causse !
Je finis de vous allécher en vous signalant qu'en plus, Je m'Habillerai de Nuit contient une pléthore de guest-stars : moult sorcières dont les plus fameuses (pas besoin de noms, je pense) mais pas seulement, la fine fleur du Guet municipal d'Ank-Morporkh, la MORT (il est toujours aussi classe) ainsi qu'un très ancien personnage qui est de retour (non, ce n'est pas Rincevent).
Comme à son habitude, Terry Pratchett et Patrick Couton nous livrent un roman extrêmement agréable à lire. On ne relèvera jamais assez l'importance du travail du traducteur, mais dans le cas d'un roman contenant des Feegles, ça tourne à la prouesse. Win ? Bref, c'est un très grand plaisir que de lire ce nouveau roman du Disque-Monde qui réunit toutes les qualités de ses prédécesseurs et apporte un vent de fraîcheur bienvenu à travers des évolutions intéressantes des personnages et un ton résolument plus sérieux.
Surprenant, mais loin d'être déplaisant.
8/10
Les romans du Disque-Monde restent un plaisir de lecture jamais démenti, là où les Annales du Disque-Monde sont, à mon sens, plus inégales.
Je m'habillerai de nuit ne déroge pas à la règle et s'avère même le plus abouti grâce à ses personnages attachants et drôles et à son cortège de guest-stars.
Winter
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Pratchett - Je m'habillerai de nuit - Les vagabonds du Rêve
Posté 25 juillet 2011 -
Est-on jamais jeune quand on est une sorcière ?
Tiphaine Patraque n'a sans doute que seize ans mais elle s'est déjà heurtée à l'esprit de l'hiver (voir L'Hiverrier) et assume parfaitement ses obligations de sorcière du Causse, panser les malades, aider aux accouchements, secourir les gens en détresse et, au final, être payée de pommes de terre, de vieilles chaussures ou de vieux draps utilisables comme pansements. Beaucoup de marche, beaucoup de charges, peu de sommeil et pour seule satisfaction, celle de l'ouvrage bien fait.
Ainsi va la vie des sorcières et tout est bien.
Seulement quand un mal endormi se met à rôder de nouveau, qu'un père brutal bat sa fille enceinte au point qu'elle perde son enfant, qu'une infirmière malveillante fait courir la rumeur que Tiphaine, qui assistait le vieux baron mourant, est responsable de sa mort, et tout se met à changer.
Tous ces gens qui recourraient à vos soins, voilà qu'ils se remémorent des souvenirs qui ne sont pas les leurs, ceux d'un temps où l'on brûlait les sorcières, représentantes du Mal.
Là, c'est vraiment toutes ses forces qu'il faut engager dans la bataille, au risque même d'y perdre la vie.
Grâce à Madame Proust, respectable propriétaire de la boutique "Pipo" et, incidemment, sorcière d'Ankh-Morpork, Tiphaine pourra identifier l'ennemi : un inquisiteur d'un temps lointain habité d'un esprit de vengeance si redoutable qu'il est à même de réveiller les plus mauvaises pulsions de gens, voire de s'emparer de leurs corps pour perpétrer des horreurs. Et ce ne sont ni Roland, qu'elle est partie chercher à la capitale, ni sa future belle-mère, qui seront les derniers à se faire manipuler.
Mais si la fierté de Tiphaine l'empêche de solliciter l'aide des autres sorcières, celles-ci ont senti le retour du Mal et sont prêtes. Tiphaine bénéficiera même des conseils de la légendaire Eskarina (voir La Huitième fille), ce n'est pas rien. Quant à la protection des Feegles, elle lui est acquise, de plein droit, pourrait-on dire.
Comme tous les romans de Pratchett, celui-ci peut être lu sans rien connaître des précédents, sauf à y perdre, bien sûr, une part de références. Car on y retrouve une foule de personnages connus, depuis Mémé Ciredutemps et Nounou Ogg, jusqu'au capitaine Carotte, Angua, et le Guet avec eux...
Mais, aussi, comme dans tous ses autres romans, sous l'amusement court en filigrane toute la gravité de la vie. Je ne suis pas certaine que ce n'ait pas été le mobile profond du succès non démenti de l'auteur, mais peut-être est-ce encore plus évident compte tenu de sa santé déclinante.
Un vrai plaisir à lire.
Hélène
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Pratchett - Drame de Troll - RSFBlog
Posté 26 juillet 2011 -
Chez l'Atalante parlons à présent de Drame de troll de Terry Pratchett, un autre texte promotionnel, de 25 pages celui-ci. Cetre nouvelle met en scène Cohen le barbare, un vieux guerrier qui regrette le bon vieux temps, celui des trolls agressifs et des gobelins belliqueux. Le progrès est un fléau pour le guerrier. Alors pourquoi ne pas se faire un troll comme au bon vieux temps ?
Ici nous avons une nouvelle humoristique mais teintée de nostalgie. Fonctionnant surtout sur des dialogues (même le cheval de Cohen le barbare est doué de parole) elle est entraînante même si le lecteur a un petit pincement au coeur devant la mélancolie de Cohen.
C'est bon, très bon même... c'est du Pratchett, quoi.
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Pratchett - Allez les mages - Partage Lecture
Posté 29 juillet 2011 -
Résumé
:
Le football est arrivé dans l'antique cité d'Ankh-Morpork. Non pas l'empoignade crasseuse à l'ancienne, mais le football moderne, rapide, avec des chapeaux pointus en guise de poteaux de but et des ballons qui font boing quand ils rebondissent. Et les mages doivent aujourd hui gagner un match sans recourir à la magie, aussi sont-ils disposés à essayer tout le reste.
La perspective de ce grand match attire un jeune gars prometteur doué d'un talent fantastique pour taper dans une boîte de conserve, une cuisinière spécialiste de délicieuses tourtes et tartes, une jeune femme nunuche mais ravissante, en passe de devenir le plus grand mannequin de mode de tous les temps, et le mystérieux monsieur Daingue. (Nul ne sait grand-chose sur monsieur Daingue, pas plus monsieur Daingue lui-même, ce qui l'inquiète aussi.)
À mesure qu'approche la date du match, quatre vies s'entremêlent et changent définitivement. Car ce qu'il faut savoir du football, c'est qu'il dépasse le cadre du football.
Mon ressenti :
J’ai trouvé toute la première partie de ce livre, longue à se mettre en place mais l’histoire a pris de l’ampleur et de la profondeur en seconde partie et se crée la plus belle équipe de footeux, jamais connue… La description des ambiances de stade est bien vue, j’ai retrouvé à nouveau l’humour, le côté déjanté de l’univers de Pratchett, de tous ces personnages multiraciaux, de ces cultures qui se côtoient et tous ces clins d’œil qui vont droits au cœurs, tant ils me rappellent notre univers.
En tout cas, j’aimerais voir un match comme celui qui est décrit…
Pour ceux qui veulent s’évader et les amateurs de ce monde...
Pinky
Partage Lecture
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Pratchett - Je m'habillerai de nuit - Lanfeust Mag
Posté 29 juillet 2011 -
Tiphaine Patraque est désormais la sorcière attitrée du Causse. Malgré la routine de ses tournées et les extravagances des Nac Mac Feegle, Tiphaine est prête à faire face à toutes les éventualités (qui ne pourront manquer de se produire puisque par principe elles le peuvent). Mais rien n'est facile pour une sorcière (en fait rien n'est facile pour personne mais les sorcières en prennent plus conscience que les autres) et la mort du Baron va coïncider avec le retour d'une ancienne force, noire, malfaisante, sauvage et, pour tout dire, psychopathe...
Terry Pratchett nous régale une nouvelle fois de son humour pince sans rire et de ses considérations sur la nature humaine, ses travers, ses bonnes dispositions et son étrangeté. Passé maître dans l'art de nous captiver, nous émouvoir, nous surprendre et nous interpeller, Terry Pratchett fait preuve, comme à son habitude, d'une habileté diabolique à nous distraire au plus haut point tout en nous faisant réfléchir au mieux.
Encore un coup de maître !
Lanfeust Mag
Juin 2011
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Pratchett - La huitième couleur - Light Butterfly
Posté 04 août 2011 -
Résumé
Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde se balade à dos de quatre éléphants, eux-mêmes juchés sur la carapace de la Grande Tortue...Oui, c'est le Disque-monde... Les habitants de la cité d'Ankh-Morpork croyaient avoir tout vu. Et Deuxfleurs avait l'air tellement inoffensif, bonhomme chétif, fidèlement escorté par un Bagage de bois magique déambulant sur une myriade de petites jambes. Tellement inoffensif que le Patricien avait chargé le calamiteux sorcier Rincevent de sa sécurité dans la cité quadrillée par la Guilde des Voleurs et celle des Assassins ; mission périlleuse et qui devait les conduire loin : dans une caverne de dragons ; peut-être jusqu'au Rebord du Disque. Car Deuxfleurs était d'une espèce plus redoutable qu'on ne l'imaginait : c'était un touriste...
L'univers de Terry Pratchett et celui des Annales du Disque-Monde me fait envie depuis pas mal de temps. Je me suis enfin décidée à sauter le pas durant ces vacances et j'ai été assez convaincue. Je lirai je pense à coup sur la suite.
L'univers du Disque-Monde est complètement décalé et déjanté. Il suffit de voir la structure du monde pour se faire une idée de ce à quoi l'on a affaire. Notre histoire se centre sur deux, pardon trois personnages : Deuxfleurs le touriste, Rincevant le mage qui ne connait qu'un sort et... le bagage sur pattes. Oui oui vous avez bien lu, une grosse malle qui se déplace à l'aide d'une multitudes de petites jambes et qui est toujours collée aux basques de son propriétaire. Notre duo vivra des aventures totalement décalées.
Le livre se découpe en 4 parties bien distinctes, qui chacune relate un épisode des aventures du duo improbable. Ma préférée de toutes restera sans nul doute la troisième au pays des dragons...
J'ai adoré notre trio qui était assez atypique mais qui finalement allait assez bien ensemble, je suis curieuse de voir ce qui va leur arriver ensuite. Rincevant titille énormément notre curiosité avec son sortilège sur lequel on a envie d'en savoir un peu plus. Si à plusieurs reprises, il a failli le prononcer sans succès, on a vraiment envie de savoir à quoi il sert. Nous y rencontrons aussi des personnages stéréotypés à mort à commencer par Hrun, le barbare à la cervelle pas plus grosse qu'un petit pois. Mais les personnages que j'ai le plus apréciés ce sont les dieux, et plus particulièrement la Mort qui m'a fait énormément sourire. J'ai aussi bien aimé l'idée que les évènements qui arrivaient à notre trio étaient du fait du jeu des divinités.
Le style de l'auteur est assez agréable alternant entre les descriptions (nécessaires pour bien se plonger dans cet univers déjanté), les dialogues et les actions, ce qui ne rend pas le texte trop lourd comme on pourrait par moment en avoir la sensation. Les épisodes sont relativement bien marqués et on ressort de ce livre empreint d'une curiosité envers les autres tomes de la série.
En bref : De la fantasy totalement décalé dans un univers étrange mais très interessant !
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Pratchett - Mortimer - Planète SF
Posté 09 août 2011 -
Dans la série de la Mort, j'ai déjà lu Le Père Porcher pour une lecture commune avec Vade-Mecum. Mais j'avais regretté de ne pas avoir lu la série sur La Mort dans l'ordre. Alors quand Vade-Mecum a organisé une lecture commune du Faucheur, j'ai préféré cette fois commencer par le début. J'ai donc commencé par lire Mortimer. Je n'avais pas tout compris au Père Porcher mais là je me suis régalée avec Mortimer.
J'ai beaucoup apprécié cette lecture, et pour l'instant c'est un de mes tomes favoris du Disque Monde avec Au Guet ! Comme le titre l'indique, on suit principalement les aventures de Mortimer, mais de temps en temps aussi celles de La Mort.
La Mort est sans conteste mon personnage favori dans la saga du Disque Monde. Il me fait toujours beaucoup rire.
Dans ce premier tome de la série sur La Mort, ce dernier essaie de comprendre ce qui amuse les hommes, et il n'est pas au bout de ses déceptions. Voici une citation qui résume très bien la situation à elle toute seule :
" La Mort commençait à se dire qu’il n’arriverait pas à comprendre les hommes de son vivant. "
Bien sur il y a toujours autant d'humour et de situations cocasses et il n'a pas été rare de me voir sourire dans le train. Mortimer m'a parfois un peu énervée, mais il est quand même attachant et on lui pardonne aisément ses bêtises. On rencontre aussi Albert, que j'ai beaucoup plus apprécié dans ce tome que dans le Père Porcher. Peut être parce qu'on apprend à le connaître et qu'on découvre qui il est vraiment. On rencontre aussi Ysabell, fille (adoptive) de La Mort et dont on entend parler dans Le Père Porcher.
Ces découvertes de personnages m'ont bien confirmé que dans la série de la Mort, il valait mieux commencer par Mortimer pour mieux apprécier les tomes suivants.
La fin est assez inattendue et surprenante. Je dirais qu'elle est à la fois gaie et triste. En tout cas ce fut une lecture légère et très agréable pour l'été, et écrire ce billet, me donne bien envie de lire Le Faucheur, une lecture à laquelle je ne vais pas tarder à m'attaquer.
Note : 4/5
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Pratchett - Nation - actu-du-noir
Posté 09 août 2011 -
Un Terry Pratchett atypique
Un scoop ici, je suis fan de Terry Pratchett ! Mais cette fois, c’est un roman un peu différent. Nation ne se situe pas dans l’univers des Annales du Disque Monde. Comme l’écrit l’auteur à la fin de l’ouvrage : « On pourrait croire que ce roman a pour cadre l’océan Pacifique. Rien ne serait plus éloigné de la vérité ! Il se situe pour tout dire dans un univers parallèle, un phénomène connu seulement des physiciens de pointe et de quiconque a déjà visionné n’importe quel épisode de n’importe quelle série n’importe où. »
Un autre océan Pacifique donc, aux alentours d’un autre XIX° siècle. Mau rentre de l’île aux Garçons, il a terminé ses rites de passage et toute la Nation l’attend sur leur île pour la fête qui va faire de lui un homme. Mais une barre noire avance vers sa pirogue … Une vague monstrueuse déferle l’emportant comme un fétu de paille. Quand il aborde enfin l’île il ne reste plus personne. Ils étaient tous sur la plage à attendre son retour quand la Vague les a frappés.
Il n’y a plus sur l’île que les animaux, et l’épave d’un voilier qui a traversé la moitié de la forêt. Sur ce voilier une seule survivante, une jeune fille, Daphné, qui partait retrouver son père gouverneur anglais quelque part dans le grand océan pélagique. Ce sont eux, qui ne parlent pas la même langue, n’ont pas la même culture, qui vont devoir accueillir les réfugiés, les protéger des pillards et des anglais et faire en sorte que la Nation ne disparaisse pas …
Voilà donc un Pratchett différent, situé hors de son univers délirant du Disque Monde. Différent certes, mais très proche. Car Daphné pourrait être la Tiphaine Patraque de ce monde ; et on y trouve une petite vieille à qui il faut mâcher la viande pas très différente des sorcières. Sans compter Mau, jeune homme qui se sent responsable de tous, fou de colère contre les Dieux et les ancêtres qu’on lui avaient appris à vénérer qui ont permis que tout son peuple soit décimé … Et surtout qui se sert de sa tête, de son intelligence pour aller au-delà de ce qu’on veut bien lui présenter comme évident et immuable.
Dans ce nouveau cadre, avec de nouveaux personnages, Pratchett écrit finalement encore et toujours la même histoire optimiste, car il est optimiste malgré les horreurs des mondes qu’il décrit. Et oui, chez Pratchett, l’intelligence, l’humanisme, la curiosité scientifique, l’envie de comprendre le monde et de changer les vieilles règles que tous semblent considérer comme allant de soi finissent toujours par gagner. Malgré les affreux, malgré les obscurantistes, malgré les avides … Comme il fait cela de façon très fine, sans jamais masquer les contradictions des uns et des autres, ni tomber dans le manichéisme idiot c’est un vrai régal.
Dont voici un exemple : « La petite vieille lui lança un sourire si large que ses oreilles faillirent tomber dedans. »
Si on y rajoute son humour, une vraie tendresse pour ses personnages et un sens de l’histoire jamais démenti, c’est plus qu’un régal, une livre, encore une fois indispensable, à lire par tous, petits et grands.
Jusqu’aux notes de l’auteur qui précisent quelques expériences scientifiques et techniques faites par les personnages, toujours avec l’humour pratchettien et qui, après avoir déconseillé à ses lecteurs un certains nombre d’expériences scientifiques … risquées (comme tirer des balles dans l’eau ou regarder le soleil avec un télescope) conclue par « Réflexion. Ce roman en contient un peu. Que vous vous y amusiez ou non chez vous, c’est à vous de voir ».
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Pratchett - Ronde de nuit - murmures
Posté 09 août 2011 -
Si vous êtes fan d’heroïc fantasy, vous ne pouvez pas ignorer l’existence de la série de livres la plus drôle sur le sujet.
Les « Annales du Disque Monde », c’est de la fantasy dans le genre de « Sacré Graal » des Monthy Python, avec en prime une fine couche de critique de nos sociétés contemporaines. Même si on n’aime pas la fantasy, mais qu’on apprécie l’humour fin et les références culturelles (Pratchett fait un peu ce que faisait le très regretté Goscinny dans « Astérix »), il faut essayer au moins une fois, pour ne pas mourir idiot.
Ceci étant posé, ce vingt-septième tome est sans doute parmi les meilleurs que Pratchett ait écris. D’abord il a pour cadre le Guet et comme personnage principal le commissaire divisionnaire Vimaire. Et dans la galerie de personnages de cet univers, les flics du Guet sont parmi les plus drôles. Ils évoluent dans les situations les plus comiques et offrent les plus belles occasions de brocarder notre système légal ou notre politique moderne (et surtout, quand c’est le Guet, on voit beaucoup le souverain de la cité, l’excellent Patricien Vétérini, et ça, ça n’a pas de prix).
Ce cher Vimaire s’encroûte un peu depuis qu’il a été bombardé commissaire divisionnaire et est devenu Duc par son mariage avec Dame Sybil Ramkin. Eloigné du terrain qu’il affectionne et submergé de paperasse qu’il abhorre, il saisit l’occasion de poursuivre personnellement un dangereux malfrat tueur de flics, le fêlé Carcer. Mais leurs pas vont les conduire vers l’Université de l’Invisible, où un accident de magie est vite arrivé. Patatra : ils sont expédiés trente ans plus tôt, dans une ville d’Ankh-Morpork sans véritable Guet organisé, sous la domination du cruel seigneur Remontoir et de sa sinistre police secrète. Déboussolé, Vimaire revient vers le Guet de nuit de l’époque (les réflexes) et tombe sur le « lui » plus jeune qui venait à peine de s’engager. Que faire sinon former le bleu à devenir un bon flic ? Mais comment procéder sans bouleverser le futur et compromettre son retour vers sa femme et son futur bébé ? Surtout que Carcer a réussi à s’engager dans la police secrète et tient à en profiter pour éliminer Vimaire…
La particularité de « Ronde de nuit » c’est que Pratchett brasse des thèmes plus graves que d’habitude et avec bonheur. Les soulèvements populaires, la torture, la transmission du savoir, les regrets du passé… La note d’humour est toujours aussi présente, mais il y a aussi beaucoup d’introspection sur ces questions au travers du personnage de Vimaire, et Pratchett résume admirablement pourquoi les révolutions tournent mal, en général.
Brillant !
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Pratchett - Allez les mages ! - Roudou Spirit
Posté 29 août 2011 -
Terry Pratchett se met au foot !
" Allez les Mages ! " fait partie des " Annales du Disques mondes " de Sir Terry Pratchett.
Pour ceux qui ne connaissent pas Sir Pratchett et son univers, il s'agit d'un des auteurs anglais les plus prolifiques dans le domaine de la fantasy. Chaque livre reste indépendant, mais on peut les relier grâce à des lieux, à des personnages ou à des thématiques. Il s'agit d'un monde où la magie est très présente, où les objets s'animent et où trolls, gobelins et autres nains font partie du paysage.
Revenons au volume du jour.
Dans " Allez les mages ! " l'Université de l'Invisible, école des sorciers de Ankh-Morpok la plus grande cité du monde connu, est confrontée à un problème... si elle ne monte pas une équipe de " foute-balle " elle perdra une partie de ses subventions.
Hélas cela fait des dizaines d'années que ce sport n'est plus pratiqué à l'université, et au dehors cette activité a dérivé en un espèce de pugilat géant autour d'une pseudo-balle.
Ridculle Mustrum, l'archi-chancelier de la fac, va devoir composer son équipe avec des mages fainéants, ventripotents, bravaches, un bibliothécaire de l'espèce des orang-outangs ("Oook"), Daingue, un gobelin chargé de l'entretien des coulures de cire de bougies et Trevor Probable, le fils d'une légende du foute-balle qui rejette son héritage. Glenda la cuisinière, spécialiste des tourtes à... à peu près n'importe quoi, et Juliette sa jolie assistante pas très fut-fut entretiennent des relations avec Daingue et Trevor, imposant une touche féminine à l'histoire.
Ajoutez à la trame principale, une histoire d'amour, une quête d'identité, des tensions politiques entre l'université et le maître de la cité, des défilés de haute couture pour naines barbues, des tourtes, une bonne dose d'humour à l'anglaise et vous obtiendrez une idée de ce que contient ce livre.
Le disque-monde porté par des éléphants sur le dos de la tortue cosmique... et oui !
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Pratchett - Je m'habillerai de nuit - Les Chroniques de l'Imaginaire
Posté 26 septembre 2011 -
Tiphaine a grandi et voilà que du haut de ses seize ans, elle est devenue une sorcière respectée et indispensable dans le Causse. Elle répare les fractures, coupes les ongles, fabrique des fromages, rassure les habitants, devient une sage-femme lorsque le besoin s'en fait sentir et permet aux âmes de ceux qui ont vécu de rencontrer La Mort en toute quiétude.
Sa tâche ne s'arrête, évidemment pas, à ces quelques passe-temps, une sorcière a beaucoup de responsabilités même lorsqu'elle n'est qu'une adolescente.
Deux événements vont soudain secouer le rude train de vie de Tiphaine. Le père Mesquin a tabassé sa fille au point de lui faire perdre son bébé, la sorcière emmènera Ambre loin de sa famille pour l'apaiser. Par ailleurs, le baron est sur le point de rencontrer La Mort et il veut absolument récompenser Tiphaine pour les soins offerts avec une bourse de pièces d'or.
Malgré le travail acharné, l'altruisme et la bonté de Tiphaine, ces deux histoires vont se transformer en enfer. Une aide-soignante haineuse et quelques habitants frustrés vont, par leurs pensées malveillantes, réveiller le Rusé, l'esprit du pire chasseur de sorcières du Disque-Monde...
Ce fut un plaisir de retrouver Tiphaine et les Nac Mac Feegle après l'épisode réussi de L'hiverrier. Au travers de cet ouvrage, le quatrième avec Tiphaine Patraque, Pratchett fera vivre à ses lecteurs une histoire plus sombre et triste qu'à son habitude en remuant d'anciennes croyances malsaines, la haine des sorcières et de la magie en général. L'auteur s'attardera sur la condition des sorcières dans le Disque-Monde avec sensibilité et justesse - Tiphaine n'est pas une Mémé " Rambo " Ciredutemps ou une Nounou " Terminator " Ogg.
Notre jeune sorcière est plus un mélange entre une infirmière à domicile, une assistance sociale, une confidente, une babysitter et une vétérinaire pour le temps qu'il reste. La sorcière est honorée et crainte mais est-elle aimée ?
Bien que les thèmes abordés soient sérieux et graves, l'humour particulier de Pratchett est toujours présent, savamment dosé, à l'instar de ses autres romans. La grande finesse et la réflexion présentes dans l'écriture de ce récit font de lui une nouvelle réussite pour son auteur et une nouvelle fenêtre sur le Disque-Monde, grande ouverte en signe de bienvenue aux nouveaux lecteurs.
Miyards ! C'eut seur, c'eut bieu tout cha !
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Pratchett - Tiphaine Patraque - lectures de jeunesse
Posté 04 octobre 2011 -
Lorsque la reine des fées enlève son petit frère, Tiphaine Patraque, 9 ans, n'hésite pas une seule seconde : elle part à sa rescousse seule, armée d'une poêle à frire et du livre de magie de sa Mémé (les Maladies du mouton).
Seule ? Pas tout à fait, puisqu'une bande de Nac Mac Feegle, des petits
êtres féériques à la peau bleue, voleurs, ivrognes et belliqueux,
l'accompagne…
Et ce n'est qu'un début ! Car Tiphaine ne fait rien comme tout le monde :
sorcière dans un pays où il n'y a jamais eu de sorcière, Tiphaine a le
don de s'attirer des problèmes…
Voilà une série tout simplement jouissive !!! Reprenant l'univers des Annales du Disque-Monde
et certains de ses personnages (je pense notamment à la fameuse Mémé
Ciredutemps), Pratchett fait une série pour adolescents dans laquelle
même les adultes peuvent trouver leur bonheur.
L'héroïne, que l'on découvre à 9 ans et
que l'on suit tout au long de son apprentissage de sorcière, est
irrésistible par sa détermination, par sa force de caractère et surtout
par l'armée de Nac Mac Feegle qui cherchent à la protéger contre son
gré. Difficile en effet, lorsque l'on est adolescente, de supporter
d'être sans cesse espionnée par une bande de petits lutins bleus chez
qui discrétion et politesse sont optionnelles et qui donnent comme
prétexte à leur voyeurisme le fait que vous ayez été leur Kelda (leur
reine) pendant quelques jours. Difficile aussi de gérer toutes les
responsabilités qu'engendre la fonction de sorcière... Car si Tiphaine
se conduit le plus souvent comme une adulte raisonnable qui fait ce que
personne d'autre ne veut faire, elle reste néanmoins une adolescente qui
rêve de s'amuser, de tomber amoureuse ou bien tout simplement de ne pas
être responsable de tout le monde.
Face à Tiphaine, des ennemis pour le
moins effrayants : en effet, Pratchett ne ménage pas sa jeune héroïne !
Après la reine des fées, il la confronte à un Rucheur (sorte de parasite
spirituel qui s'empare du corps de ses victimes), à l'Esprit de l'Hiver
et ses neiges éternelles et enfin à un inquisiteur mort et bien décidé à
faire brûler vives toutes les sorcières qu'il pourra trouver. Des
adversaires de premier ordre donc qui, comme souvent chez Terry
Pratchett, s'appuient sur des mythes et des traditions bien connues.
Ajoutons à cela un style bourré d'humour
(le langage des Nac Mac Feegle et leur façon si personnelle d'aider y
sont pour beaucoup) et des récits bien rythmés, et l'on a devant nous
quatre bouquins à ne pas rater !
Les ch'tits hommes libres de Terry Pratchett, L'Atalante
Un chapeau de ciel de Terry Pratchett, L'Atalante
L'Hiverrier de Terry Pratchett, L'Atalante
Je m'habillerai de nuit de Terry Pratchett, L'Atalante
Lectures de jeunesse
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Pratchett - Nouvelles du Disque-monde - Le Matin
Posté 24 octobre 2011 -
LES NOUVELLES DU DISQUE-MONDE
Terry Pratchett est un auteur de
fantasy. Assez classique, non? Sauf (oui, il devait y avoir quelque
chose) que Pratchett le fait avec humour. Décalé, à mi-chemin entre
Monty Python et Douglas Adams. Ce recueil de nouvelles, inédites en
français, est un excellent moyen de découvrir cet auteur farfelu et
drôle. OOK!
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Pratchett - Nation - L'étrange bibliothèque de Calenwen
Posté 10 novembre 2011 -
Dans une sorte de XIXe siècle alternatif, un raz-de-marée dévaste les
îles du grand océan Pélagique austral (le Pacifique quoi), et notamment
la Nation, où vit le jeune Mau (qui s’apprêtait à devenir homme).
Désormais seul sur l’île dévasté, avec pour seule compagnie les voix des
Grands-Pères (les ancêtres morts), il va rencontrer une fille
homme-culotte (une européenne quoi), seule survivante du naufrage de son
navire.
Le roman nous raconte leur rencontre (pleine de quiproquos à ses
débuts), leurs efforts pour reconstruire l’île (tandis que d’autres
survivants arrivent), et leur quête d’identité, Mau souffrant et pas
qu’un peu d’une crise de foi et de valeurs suite au cataclysme, et
Daphnée/Ermintrude cherchant à concilier sa nouvelle vie, avec son
éducation de jeune fille de bonne famille anglaise.
Nation est un roman enchanteur, et le mot est faible. Au début,
on ne sait pas trop si on est tombé sur une robinsonnade, ou un roman
initiatique océanien, mais plus on avance dans l’histoire, et plus on se
rend compte qu’il ne ressemble à rien de connu (du moins par moi).
Il y a une richesse d’idées et de réflexions assez impressionnantes, qu’une seule lecture ne suffit pas à en faire le tour. Nation
parle de deuil, de croyance, d’identité, de reconstruction, de la vie
en société (le procès m’a beaucoup marqué), du choc des cultures (ah la
première invitation au thé…), et de tant d’autres choses, avec justesse
et non sans humour.
Difficile de faire une liste complète, je me suis rendue compte en
fermant ce livre qu’il me faudrait le relire (et sans doute le
re-relire) pour mieux l’apprécier. Mieux appréhender Mau (magnifique
personnage central mais pas toujours facile à suivre), mieux noter les
détails ici et là.
L’univers est riche et basé sur des cultures océaniennes, ce qui n’est
pas si courant que ça et qui apporte une fraicheur agréable. Les
personnages sont (presque) tous émouvants et attachants à leur façon
(dans le genre inattendu, la femme sans nom m’a beaucoup marqué). Quant à
l’histoire, pleine de tolérance et se terminant sur une pointe de
mélancolie, c’est un petit bijou.
Bref, c’est un très beau roman de Terry Pratchett que je vais
m’empresser de recommander partout autour de moi. Riche, intelligent, et
divinement écrit avec ça (je l’ai lu trop vite pour vraiment les
relever, mais certains passages sont juste merveilleux). Que demander de
plus ?
« Le monde est un globe – plus vous allez loin, plus vous vous rapprochez de chez vous. »
+
Pratchett - Je m'habillerai de nuit - Anne-Marie Bouchard
Posté 02 novembre 2011 -
La ch'tite michante sorcieure...
Ah! Terry Pratchett! Quelle imagination! Quelle belle sorcière! J’aime
les sorcières qui sont des sages-femmes, des jeunes
femmes pas crochues ou des femmes pleines d’humour, j’aime les légères
sorcières et les sorcières aimantes…
Actuel, débridé, savoureux, que dire d’autre?
Traitement du langage comme seul un amoureux des mots peut le faire,
en inventant, triturant, contournant… Il faut lire la langue des Nac Mac
Figgle (...) :
» – oh win, mais des mies, c’eut facile, vos saveuz. Vos voyeuz, pus
les morcios y sont ch’tits, maeyeux ils s’assembent faut jusse les
pousseu un ch’tit peu, et les ch’tites molles aecules se souviennent de
leurs plache et s’aercolent ensembe, nae problemo! Pwint la paene de
faere l’aetoneue, on se limite pwint à tout casseu. »
J’adore! Je les entends tellement jaser, avec leurs petites voix tonnantes et grinçantes!
Le récit est bien construit, d’une péripétie à l’autre on en comprend
toujours un peu plus, et sur Tiphaine Patraque (la sorcière), et sur le
démon qui la poursuit. Sans se prendre au sérieux, de manière très
british, on touche à tout plein de sujet graves: les soins aux morts,
aux vieux, aux faibles; d’où vient la vocation de sorcière, d’où vient
le pouvoir… Non, vraiment, je ne peux que vouloir lire toutes les autres
histoires de sorcières de Pratchett. Déjà, j’avais lu La huitième
couleur, et c’était savoureusement imaginaire et tordu, mais là! Là, je
suis tombée en amour!
Alors, je m’en vais sur le disque monde. Je ne sais pas dans quel
état je vais en revenir, ou si je vais en revenir. J’apporte avec moi
mon appareil photo, et mon crayon, on verra bien. Quel univers!
Anne-Marie Bouchard
+
Pratchett - Nouvelles du Disque-monde - Un papillon dans la lune
Posté 17 novembre 2011 -
Nouvelles
du Disque-Monde est un recueil de la totalité des nouvelles concernant
le Disque-Monde, à savoir... 6 ! Sir Pratchett n'est apparemment pas un
grand fan de l'écriture de short stories comme il le dit :
"Les
nouvelles me coûtent sang et eau. J'envie ceux qui les écrivent avec
facilité, du moins ce qui ressemble à de la facilité.
Je serais étonné d'en avoir écrit plus de quinze dans ma vie"
(citation de l'introduction d'une nouvelle)
Ce recueil est dans l'ensemble très sympathique. La couv' est joliment illustrée par
Paul Kidby (Who else !).
Patrick Couton
nous prouve encore une fois son talent d'écrivain à travers la
traduction que j'imagine compliquée de Sir Pratchett et de ses jeux de
mots
+
Pratchett - Ronde de nuit - Planete SF
Posté 28 novembre 2011 -
Le commissaire Vimaire poursuit un terrible malfrat du nom
de Carcer et se retrouve sur les toits, en pleins orage... une bien mauvaise
idée lorsqu'on se trouve au dessus de la Bibliothèque de l'Université ! ça a
été un vrai plaisir de retrouver Pratchett, et de renouer avec un bon
Pratchett. Autant les derniers ne m'ont pas passionnés ( Le 5ème éléphant,
Carpe jugulum , La Vérité...), autant celui là c'était le pied ! Déjà, j'ai un faible pour les voyages dans le temps. Et
pour Vimaire, ce qui fait deux bons points d'office. Mais Pratchett nous livre
aussi quelque chose de plus intimiste : nous ne sommes pas noyés dans la
flopées des troublions du guet ou de l'Université, on est sur les pas de
Vimaire qui se retrouve face à lui même (au propre comme au figuré).
Ronde de nuit, c'est aussi une atmosphère sombre de polar
sous la Révolution, d'Ankh-Morpork avant que le Patricien Vétérini ne vienne
réguler le crime par les guildes etc. On redécouvre la ville, on la sens à
travers nos chaussures comme Vimaire, on s'inquiète aussi de cette Histoire qui
avance à grand pas sans même qu'on l'y pousse. Sans arrêter l'action pour autant, Pratchett nous fait
réfléchir sur le sens du devoir, la nature de la politique, de la société et du
rôle que chacun peut y avoir et du temps qui passe.
(…) L'intrigue est rondement menée. L'écriture est soignée,
parfois poétique -bien que les références sont souvent grivoises et
sous-entendues. Pratchett profite aussi de l'occasion pour revisiter les
voyages dans le temps, et à ce niveau là, j'avoue avoir été un peu déçue.
Vimaire se pose bizarrement bien peu de questions propres aux paradoxes
temporels. Cela fait peut être partie de discussions avec le moine, mais il est
bien dommage qu'on en est pas la retranscription. Quand il se rencontre plus
jeune et qu'il lui parle, j'aurais bien aimé savoir quels en sont ses souvenirs
! Essaye t'il de redire exactement les mêmes mots, de calquer au maximum sur ce
dont il se souvient ?
Au final d'ailleurs l'embrouillamini n'est pas tout à fait
clair (m'obligeant à faire un croquis et tout) (m'enfin rassurez vous je dois
être la seule à me prendre la tête avec) * attention spoiler * Apparemment on
est dans un monde parallèle, le temps ayant "changé de jambe de
pantalon" par le voyage du méchant. A la fin, Vétérini se souvient d'avoir
vu disparaître Carcer. Reste que logiquement il devrait y avoir deux Sam
Vimaire à la fin ! Mais p 422 le balayeur suggère qu'il s'occupe des couacs
possibles. M'enfin ça reste bien mystérieux ! Pour une fois j'ai clairement vu la fin venir, mais sans
deviner le déroulement pour autant.
Merci Sir Terry pour m'avoir ébloui encore une fois !
(…) Plus intimiste, plus porté dans l'humour noir un peu
comme les petits dieux, Ronde de nuit est un excellent moment de littérature
qui se place d'emblée dans mes Pratchett préférés.
Lael
+
Pratchett - Le Fabuleux Maurice et ses rongeurs savants - L'antre du baron
Posté 09 décembre 2011 -
Vous connaissez l'histoire du joueur de flûte de Hamelin ? Les rats avaient envahi la ville, les habitants se désespéraient ; un joueur de flûte vint les sauver, qui ensorcela les rats au son de son instrument et les fit quitter la ville derrière lui pour les noyer dans la rivière.
Imaginez maintenant des rats intelligents qui soient de mèche avec le joueur de flûte... et pilotés par le roi de l'arnaque soi-même, le fabuleux Maurice, le chat de tous les chats. Ça, c'est une combine qui peut rapporter gros.
Jusqu'au jour où la fine équipe s'attaque au bourg de Bad Igoince où l'attendent le mystère, la terreur et le Mal.
Dans le cadre de la Lecture Commune de Halloween de mon site du VadeMecum *pub pub pub* c'est une histoire du Disque-monde sur les chats, les rats et les contes de fées que je me suis vu relire, avec plaisir !
Bien qu'il se situe dans l'univers du Disque-monde il est très dissocié des fameux Annales et ne nécessite aucune connaissance de celles-ci, qui plus est ce n'est certainement pas le livre idéal pour découvrir les Annales tellement il en est... euh... dissocié mais on y voit déjà la structure narrative "classique" d'un Pratchett, arrivée/présentation des personnages et de leur particularité souvent peut ordinaire, une intrigue puis une intrigue dans l'intrigue avec des références à différentes œuvres, souvent faites de façon détournées et comiques.
Bref, l'histoire de Maurice c'est l'histoire d'une arnaque, d'une grande et dernière arnaque d'un chat (le fameux Maurice) qui commande aussi bien ses rats que son humain et qui trompe les humains en leur laissant bien croire ce qu'ils veulent car un chat sait tout, c'est bien connu et surtout on peut faire confiance à un chat pour être un chat. Le Fabuleux Maurice et ses rongeurs savants est donc une parodie, ou plutôt une réécriture de l'histoire du "Joueur de flûte de Hamelin" qui en soi est déjà une histoire bien sombre et peu destinée aux enfants (Le Fabuleux est une histoire classée pour enfant d'ailleurs en VO) et franchement il tient plus du conte d'Halloween. Certes on a des animaux qui parlent et qui s'habillent presque en entier (mais bon c'est tellement peu pratique comme ils le disent) mais on est loin d'une histoire à la Disney.
Le récit est chapitré et alterne le plus souvent deux équipes du clan Maurice : le chat son jeune joueur de flûte, rapidement rejoint par la fille du mère assez original et qui voit la vie comme une histoire alors que la vie laisse rarement la place à l'arrivée du chevalier blanc sur son destrier ; et de l'autre l'équipe des rats qui découvre ce nouveau village-victime à travers ses yeux de rats pensants, capable de déjouer les pièges et poisons mais qui sent malgré tout un malaise.
Les deux équipes avancent dans l'intrigue comme dans les bas-fonds du village de façon parallèle pour mieux se rejoindre. L'ambiance est s’assombrit de plus en plus, laissant plané un certains suspens mais chaque équipes à ses comiques : Maurice et Malicia (la fille du maire) et les rats chacun leur tour, notamment Sardines un rat adorateur des claquettes et toujours disposé à ravir et surprendre son public souvent humain. L'histoire s'accélère encore sur la fin avec la présence d'un grand Mal et la possible arrivé d'un personnage mythique dans le village capable de contrecarrer les plans de Maurice.
Le récit est court très court et aurait mérité de durer ou de donner des suite du même genre, entre légendes, contes et références multiples. Une bonne ambiance, des personnages attachants, un bon p'tit rythme, Le fabuleux Mauriceravira tout public à la recherche d'un conte revisité de façon original mais qui n'en oubli pas de nous faire connaître les légendes, mythes et réalités souvent cruelles dont il s'inspire, sans oublier les amoureux des chats et des rats qui seront aux anges !
L'antre du baron
+
Pratchett - Sourcellerie - Le cabinet des curiosités
Posté 19 décembre 2011 -
(...) Nous retrouvons dans
Sourcellerie notre ami Rincevent, toujours
aussi doué pour se trouver au mauvais moment au mauvais endroit, en
train de tirer au flanc à sa bonne habitude, pile au moment où un
Sourcellier fait une entrée fracassante à l'université de l'invisible,
pour réclamer le titre d'archichancellier de l'université.
Un sourcellier, c'est en quelque chose un mage au carré. Car si le
huitième fils d'un huitième fils nait mage, le huitième fils d'un mage
nait Sourcellier, c'est à dire détenteur de la magie primordiale,
incontrôlable et aux effets secondaires assez surprenant, les fuites de
sourcellerie on une fâcheuse tendance à métamorphoser tout ce qu'elles
croisent en matière plus ou moins comestible, ou plus ou moins vivant,
voire les deux à la fois.
Thune, car c'est son nom, âgé d'une dizaine d'années, et plus doué que
l'ensemble des mages du disque monde, vient donc réclamer la charge
d'archichancellier et le chapeau qui va avec. Par une coincidence
extraordinaire, c'est justement le moment ou le chapeau décide d'être
volé (oui décide!), et ou Rincevent décide de prendre le large.
Et par une coincidence encore plus extraordinaire, Rincevent, se
retrouve évidemment nez à nez avec Conina, voleuse de petit format en
robe à fleurs, lanceuse de couteaux émérite et digne fille de son père
Cohen le barbare qui l'entraine à la poursuite du fameux chapeau (à
noter que Conina rêve de devenir coiffeuse, mais on peut difficilement
suivre la carrière qu'on veut quand on descend du plus célèbre
aventurier barbare du disque.. l'hérédité, tout ça..)
Et une fois de plus c'est savoureux.. après avoir tourné en dérision les
classiques de la fantasy dans les deux premiers volumes, cette fois, ce
sont les récits d'aventures (pirates inclus) et les contes de milles
et une nuits et la myhtologie nordique qui font les frais de
l'imagination débordante de l'ami Pratchett.
Car Conina et Rincevent vont aller entre autres visiter le palais du
Sériph Créosote, homme riche qui n'aime rien tant que les femmes du
harem lui racontent des histoire, faire voler un tapis volant
particulièrement farceur, embarquer dans leur périple Nijel, héros
barbare depuis trois jours en autoformation par correspondance. Et
finalement assister au réveil des géants des glaces qui profitent de la
panique générale provoquée par le sourcellier pour essayer de reprendre
la mainmise sur le disque. Rien que ça.
Un régal.. j'aime énormément les comparaisons délirantes qui émaillent
le récit, du style " il ouvrit et ferma la bouche plusieurs fois
d'affilée, vivante image d'un poisson rouge qui s'efforce de comprendre
le concept des claquettes"... Soooo british!
Et quel plaisir de retrouver le Bagage, qui découvre les effets de
l'alcool et se prend une gigantesque gueule de bois (car oui, une malle
qui a la gueule de bois, c'est drôle!)
Purple Velvet
+
Pratchett - Va-t-en guerre - Critiques libres
Posté 20 décembre 2011 -
L'art de la guerre selon Pratchett
Ce vingt-et-unième tome des annales du Disque-Monde
marque le retour des aventures du Guet et de son commissaire
divisionnaire Samuel Vimaire mais également de quelques personnages
récurrents de la saga tel que Vétérini ou Léonard de Quirm dans une
aventure totalement burlesque, comme d'habitude.
Tout commence par l'émergence d'une île entre Ankh-Morpok et le Royaume
de Klatch (fortement inspiré par le Moyen-Orient), évidemment ce nouveau
territoire attise les convoitises et il en faut peu pour qu'une guerre
éclate (notamment une tentative d'assassinat). On assiste donc aux péripéties de Vimaire, Vétérini et du Guet afin d'éviter une guerre imminente.
Ce roman dans la plus pure tradition de Pratchett réussit encore à
détourner les travers de nos sociétés actuelles, soit ici la guerre et
le racisme, pour donner des situations totalement improbables et
hilarantes mais qui nous renvoient sans arrêt au comportement de nos
contemporains.
Koolasuchus
+
Pratchett - Allez les mages - Les chroniques de l'imaginaire
Posté 26 décembre 2011 -
Il est un sport qui effraie et passionne la populace d'Ankh-Morpork. Il
échaude les rivalités entre quartiers, porte aux nues les vainqueurs,
porte aux nues les perdants (aussi), les mouvements de foule qu'il
provoque sont des reproductions miniatures (les gourdins sont de taille
normale) de la très célèbre Vallée de Koom. Malgré ses trolls, le Guet
ne s'en approche pas trop... La seule règle reconnue et suivie
unanimement par les joueurs est de taper dans une boite de conserve pour
qu'elle franchisse les montants de ce qui est communément appelé un
but. Le fouteballe vit dans les rues de d'Ankh-Morpork, Vétérini va le
dresser.
Des chercheurs ont découvert deux choses, il y a peu, sur le
Disque-Monde. Premièrement, la version de rue du fouteballe tel qu'il
est pratiqué de nos jours est une dégénèrescence d'un sport antique
régulé strictement. Ensuite, une clause en petits caractères d'un legs
octroyé à l'Université de l'Invisible oblige les mages à organiser et à
participer à un tournoi de fouteballe. Selon Cogite Stibon, sans cette
rentrée financière, les mages devraient se contenter de trois uniques
repas par jour...
La dernière chose s'est découverte d'elle-même et n'a pas eu besoin de
chercheurs. Un certain monsieur Daingue a été engagé dans l'équipe du
gestionnaire des bougies de l'Université de l'Invisible. Monsieur
Daingue est un gobelin d'Überwald.
Fouteballe, mode, cuisine, amour et terreurs ancestrales sont les thèmes principaux de ce nouveau tome des Annales du Disque-Monde. Celui-ci est assez classique par rapport à l'oeuvre générale de Pratchett.
Les personnages sont géniaux, attachants et improbables. L'aventure est
captivante mais souffre, comme souvent, de quelques longueurs dans son
deuxième tiers et, il m'a semblé, de quelques répétitions. Le ton est
toujours aussi épicé, néanmoins, la présentation du football aurait pu
être un peu moins raisonnable.
Au final, Pratchett nous offre à nouveau un roman très amusant à lire et il est toujours aussi doué pour mettre le lecteur d'excellente humeur.
Baern
+
Pratchett - Les Ch'tis hommes libres - mortsure
Posté 06 janvier 2012 -
Bon déjà pour spécifier quelque chose, il faut savoir que je ne suis pas du genre à rire ouvertement (plus le rire étouffé), je peux même dire que je ne suis pas le genre de personne qu'on aime avoir près de soit devant un film comique au ciné. Tout ça pour dire que pendant la lecture de ce livre il m'est arrivé de rire aux éclats plusieurs fois tout seul comme un « débile ».
Maintenant revenons à notre sujet, Les Ch'tits hommes libres.
Pratchett a pour habitude de nous faire rire en introduisant des thèmes de société dans la vie du Disque-Monde, ce qui a souvent pour effet de les rendre loufoques et détournés de façon humoristique mais toujours bien vus. Dans le présent roman, il aborde les contes de fées c'est désopilant, froid et assez sombre.
Tiphaine a 9 ans, elle est la 7ème enfant d'une famille de berger dans le Causse. Sa particularité ? Elle réfléchit tout le temps, elle a lu le dictionnaire en entier et surtout elle a hérité du sang ancestral qui coule dans les veines Patraque. En particulier celui de sa « Mémé Patraque » ancienne doyenne bergère, elle était la voix et la gardienne des collines du Causse.
C'est peu de temps après sa mort que l'histoire de Tiphaine commence.
Alors que Tiphaine est au bord de la rivière avec son pot de colle de petit frère, un événement va bousculer sa routine à la ferme. Tout d'abord elle voit deux petits homuncules roux à la peau bleue qui la mettent en garde contre la « tchaete verte » juste avant qu'un monstre surgisse de l'eau et essaye de l'attraper. Quel est le premier réflexe d'une jeune fille de 9 ans ? Fuir ? Non ce n'est pas son genre, non elle, elle prend la main de son petit frère, court à la ferme, prend une poêle à frire et retourne à la rivière avec son frère, avec la ferme intention de corriger ce vilain monstre qui a osé surgir de sa rivière.
A partir de ce moment là tout va s'enchainer très vite.
Les petits homuncules roux à la peau bleue qu'elle a rencontré s'avèrent être des Nac Mac Feegles, des pictsies qui se sont rebellés contre le joug de leur ancien maitre parce qu'il leur demandait de faire des choses allant à l'encontre de leur sens moral (extrêmement spécifique, un vol n'est pas quelque chose de grave pour eux). Leurs mots d'ordres ? « Voleu », « s'bagarreu » et « Ni rwa ! Ni rinne ! Ni djeus ! Ni maetes ! Fini de s'faire avwar ! ». Forts comme des buffles, solides comme le roc, ils sont craints par toutes les autres créatures « féériques » et ça malgré leur petite taille (pas plus de 15-20 cm).
Nous suivons donc Tiphaine qui va devoir aller chercher son petit frère qui a été enlevé et emmené dans le « pays des fées », pays où tout les contes que les parents racontent aux enfants pour les effrayer prennent vie. Heureusement pour elle, les Nac Mac Feegles sont là pour l'aider, ainsi que sa « première vue » et son « second degré » (pouvoirs de sorcière qui lui seront bien utiles) et surtout sa vivacité d'esprit et son égoïsme.
Le développement de la dualité entre rêves et réalité est intéressante. Le point de vue de Tiphaine du haut de ses 9 ans, s'avère être rassurant et dur à la fois. Encore une fois Pratchett rend un sujet commun en quelque chose d'original, drôle et un peu effrayant à la fois.
Pour ce qui est du contenu pur, l'écriture de Pratchett et la traduction de Couton sont toujours un régal. Voilà en résumé un peu plus de 300 pages de bonheur en bonne compagnie.
« Mwins fort, faut pas les raeveyeu ! »
Chronique de Sekhmeth
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Pratchett - Accros du roc - Critic
Posté 06 janvier 2012 -
La musique débarque sur le Disque-monde, et pas n’importe laquelle !
Quand le Rock&Roll frappe à la porte sous la forme d’un groupe de
trois musiciens hors normes, nul ne peut résister.
Un humain, un troll et un nain qui s’associe non pas pour une quête
héroïque mais pour former un groupe qui, bien qu’ils ne le sachent pas
encore, deviendra célèbre au-delà de leurs espoirs les
plus fous… Kreskenn Kelenn, l’humain, ne tarde pourtant pas à perdre
sa harpe, mais il retrouve bien vite un curieux instrument : une
guitare qui semble jouer toute seule, comme si avait sa
propre volonté. Et si les groupies se font vite nombreuses, compter
la petite-fille de la Mort dans leurs rangs se révèle prolonger de
manière non négligeable l’espérance de vie…
Pratchett utilise encore une fois la ficelle des deux histoires
entremêlées (la pré-retraite de la Mort et l’avènement de la musique de
roc) pour nous concocter un mélange détonnant. L’ironie sur
l’industrie musicale est omniprésente, avec une forte critique du
système de recrutement des jeunes talents via la Guilde des musiciens,
mais le fond du roman repose bel et bien sur la musique.
Sa naissance, ses effets, la folie qui s’empare du Disque-monde
n’est pas sans rappeler les plus grandes heures des Beatles, des Stones
et autres.
L’hommage-référence à Stephen King prend rapidement une ampleur
délirante, la guitare magique rappelant par son aspect vivant et sa
volonté propre Christine. Mais alors que la voiture devenait
meurtrière, la guitare n’a ici pour but que de permettre à son
porteur de survivre envers et contre tout, afin de pouvoir diffuser sa
musique le plus possible. Une boucle sans fin qui entrainera
Suzanne, fascinée par Kreskenn, dans une aventure aussi délirante
que mortelle.
La Mort a beau prendre des vacances, ce n’est pas le
cas de Pratchett, qui nous offre une fois encore un incroyable récit au
service de l’humour. Moitié « one-shot », moitié suite de
la série sur le personnage le plus important du Disque-monde, Accros
du roc est une réussite. Une fois encore.
Chips
+
pratchett - Le huitième sortilège - Blog-o-livres
Posté 24 janvier 2012 -
Comme vous le savez il y a quelques semaines je décidais de me
replonger dans ce cycle dont j'avais découvert quelques tomes il y a des
années. (...) Normalement les tomes des Annales sont des tomes indépendants, sauf
pour ces deux premiers tomes qui représentent, selon moi, un double tome
d'introduction à l'univers présenté par l'auteur. On
retrouve donc dans ce second tome Deuxfleurs, le touriste, ainsi que
Le Bagage et leur guide Rincevent le Mage (enfin presque) pour la suite
de leurs péripéties. Et je dois dire que ce second
tome est la hauteur du premier tout aussi loufoque et déjanté du
début à la fin. On ne s'ennuie pas un seul instant.
L'histoire de ce second tome reste totalement cohérente, telle une
véritable histoire de fantasy, mais dont l'auteur se serait amusé à détourner les codes pour les rendre loufoques, absurdes
et complètement déjantés. Tous les personnages passent à la
moulinette de l'humour de l'auteur que ce soit les sorciers, les
barbares, les trolls etc... et vous ne verez plus ces catégories de la
même façon. Les situations toutes plus délirantes les unes que les
autres s'alignent de façon cohérentes avec l'histoire et on ne peut
s'empêcher de sourire voir même de rigoler.
Les personnages se révèlent toujours hauts en couleur que ce soit
Rincevent toujours aussi lâche mais qui va gagner en confiance au fil
des pages ou encore Deuxfleurs, le véritable touriste de
base qui pense que rien ne peut lui arriver. Des nouveaux
personnages apparaissent tel Cohen le Barbare qui, par sa description,
va donner un sacré coup à la vision qu'on se fait des barbares
mais qui se révèle héroïque ou encore Herrena qui a refusé de
choisir la seule vocation pour une femme qui est d'être secrétaire pour
devenir mercenaire ou encore la vierge Bethan. Ils sont tous
plus loufoques les uns que les autres mais j'avoue que mon préféré,
et je sais ne pas être le seul, est La Mort, froide, calculatrice et
pleine de jeux de mots absurdes.
Alors après comme je l'ai déjà dis il faut accrocher à l'humour
British mis en place par l'auteur sous peine de complètement passer à
côté de cet oeuvre. La plume de l'auteur se révèle fluide et
plaisante construisant une histoire logique tout en alignant les
situations absurdes. (...) L'auteur nous
tient en haleine du début à la fin avec ces situations absurdes où
l'auteur reprend les clichés et classiques de la fantasy pour offrir au
lecteur des situations pleine d'humour et totalement
délirantes. (...)
Blackwolf
+
Pratchett - Procrastination - Krinein livres
Posté 24 janvier 2012 -
Commutateur de fin du monde
Les Contrôleurs ? On en avait déjà entendu parler dans un des tomes précédents (...). Les Contrôleurs sont une sorte de
super-ingénieurs qualité au niveau de l'univers ; ils n'ont qu'une
volonté : pouvoir tout contrôler jusqu'au moindre détail. Et la vie,
surtout sur le Disque-Monde, est bien trop imprévisible pour eux. Il ne
leur reste donc plus qu'à arrêter le temps et enfin tout ira pour le
mieux dans le meilleur des Disque-Mondes.
On connaît la métaphore du temps comme un pantalon chez Pratchett
(oui rappelez-vous, le temps c'est comme un pantalon, parfois il y a
deux jambes parallèles). Mais, pour une fois, ici il n'en est rien : le
temps est continu et les Contrôleurs vont sournoisement pousser un
habitant de Ankh-Morpork à un peu trop faire joujou avec celui-ci (enfin
celle-ci, car de la même façon que la Mort est un personnage masculin,
le Temps est un personnage féminin). Il faut dire que le vieil adage est
clair : si on installait un commutateur dans une caverne n'importe où,
puis qu'on le flanquait d'un écriteau disant « Commutateur de fin du
monde. PRIÈRE DE NE PAS TOUCHER », la peinture n'aurait même pas le
temps de sécher. Plus que de temps, c'est donc de fin du monde dont il
s'agit. Une fin du monde accompagnée par les Cavaliers de l'Apocalypse.
Enfin s'ils arrivent à se mettre tous les cinq d'accord. Ben oui, quoi,
une fin du monde, ça n'arrive pas tous les jours : il faut bien
s'occuper en attendant. Pour la Mort, c'est simple bien sûr mais pour
les autres qui ont tous fait leur petit chemin dans la vie, chevaucher
n'est pas aussi immédiat. Et c'est encore pire pour ce curieux cinquième
cavalier oublié des prophéties.
Institutrice et petit moine chauve
Heureusement il y a toujours du monde pour défendre la veuve,
l'orphelin et empêcher la fin du monde. Chez Pratchett, ce ne peut
décemment pas être un guerrier de 3 mètres de haut avec des muscles
d'acier, ni un magicien aux pouvoirs immenses. C'est une simple
institutrice qui s'y colle (enfin il est important de se rappeler que
les institutrices ne sont jamais simples, et celle-ci encore moins que
les autres) et elle sera accompagnée d'un moine balayeur chauve (et il
faut toujours se méfier des petits moines chauves) ainsi que de son
assistant balayeur.
Maintenant que le décor est planté, et de cette façon-là, il n'est
pas prêt de se barrer, le critique se doit d'apporter son avis. Et comme
dans les derniers Pratchett, c'est toujours une petite déception. Le
brin de loufoquerie a disparu depuis longtemps et le Disque-Monde
développe ses propres règles, différentes de notre monde (chez nous, on
n'a jamais vu de yéti perdre la tête par exemple), mais des règles tout
de même. Si bien que tout s'enchaîne de façon horriblement logique. Sans
oublier que les personnages principaux de Procrastination sont loin d'être aussi sympathiques que Rincevent (Rincevent reviens !), Nounou Ogg ou l'agent Chicard. Procrastination reste évidemment un livre de bonne facture mais on attend toujours plus de Terry Pratchett.
nazonfly
+
pratchett - Nouvelles du Disque-monde - uncoindeblog
Posté 27 janvier 2012 -
Un recueil de nouvelles et comme souvent on trouve de l'excellent et des nouvelles parfois un peu décevantes non pas au niveau de l'imaginaire mais au niveau de la durée de l'intrigue et de tous les éléments qui pourraient enrichir le contenu.
Les deux nouvelles qui dominent ce recueil sont les plus longues car, ainsi que je viens de l'indiquer, elles permettent à l'auteur de jouer avec son imaginaire, avec humour des situations et des personnages, détournant comme il est souvent de bon ton chez Terry Pratchett des personnages connus ou tournant en dérision ces vilains.
C'est donc "La mer et les petits poissons" & "Drame de Troll" qui m'ont enchanté.
La première nouvelle relate l'histoire de sorcières et plus particulièrement les relations entre Mémé CireduTemps et Nounou Ogg. Leur relation et leurs différences sont déjà fort peu communes mais quant 3 autres mimant les humains viennent indiquer à Mémé CireduTemps qu'il serait temps de passer la main en quelque sorte pour le grand concours des sorcières, le résultat devient tordant. Je vous laisse imaginer Mémé CireduTemps faisant preuve d'amabilité ! Les voisins humains prennent peur et sont persuadés qu'elle leur a jeté un sort c'est certain sinon pourquoi leur aurait-elle parlé ? Mais quand il s'agit des autres sorcières qui se précipent sur les amulettes et autres colifichets (je vous épargne tous les détails) le sourire s'affiche sur le visage du lecteur.
Dans "Drame de Troll", nous retrouvons ce pauvre Cohen le Barbare ! Mais oui, c'est bien lui vous l'avez reconnu, tout comme ce Troll avec qui il est venu en découdre au seuil de sa vie, se remémorant les paroles de son père. Mais la situation n'est plus vraiment celle du passé. Le pont gardé par le troll n'en finit pas de s'effondrer, sa femme ne croit plus en lui. Ses beaux-frères se sont ralliés à la vie moderne et pour s'en sortir il doit travailler. Que croyez-vous que Cohen le Barbare va bien pouvoir faire ? Une chose est certaine son cheval (acheté aux enchères d'un mage à son corps défendant) n'a pas fini de lui en parler et de lui remémorer ses erreurs et son âge.
Bref ne serait-ce que pour retrouver ces deux pépites, je ne peux que vous encourager à feuilleter ce petit ouvrage.
uncoindeblog
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Pratchett - Nouvelles du Disque-monde - L'Écran fantastique
Posté 01 février 2012 -
Des fables légères que rien ne raiera jamais
Pratchett écrit si peu de nouvelles que le recueil mérite d'être signalé. Celles sur le Disque-monde sont au nombre de six, dont une qui dépasse en longueur les cinq autres, pochades ou récits à chute qui auraient pu être intégrés dans les romans, comme "Le Rejet par l'Université de procédés diaboliques", en fait une exigence de contrôle et d'enseignement par ceux qui financent. "La Mort et tout ce qui s'ensuit" présente les ratiocinations d'un philosophe pour retarder l'échéance, une gourmandise réjouissante à souhait. "Minutes de la réunion en vue de concrétiser le projet de fédération de scouts d'Ankh-Morpork" est un compte-rendu municipal typique du regard porté sur la jeunesse. Le gros morceau, "La Mer et les petits poissons," met en scène une Mémé Ciredutemps encore plus dérangeante parce qu'elle aurait décidé d'être gentille et serviable : agréable récit sur le regard porté sur autrui et les délires d'interprétation, sur la morale des épreuves sportives, avec de beaux aphorismes comme : « Elle a perdu d'un cheveu » est un bien meilleur compliment que « Elle a gagné d'un cheveu ». "Le Théâtre de la cruauté", réflexion sur les formes artistiques qui n'ont pas la faveur des autorités, semble revisiter Agatha Christie. "Drame de troll," enfin, histoire douce amère empreinte de sagesse : travailler à changer le monde revient immanquablement à s'en exclure, de sorte que c'est moins le temps qui passe que les actes qu'on pose qui poussent à la nostalgie. Un recueil frivole en apparence, qui distille ses propos avec la légèreté qui manque aux moralistes à gros sabots.
Claude Ecken