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Pratchett - Un Chapeau de ciel - Arsenik
Posté 06 mai 2008 -
Tiphaine Patraque a été repérée par Miss Tique. C'est une sorcière ! Et même avec un gros potentiel d'après elle. C'est pourquoi elle décide de l'envoyer en apprentissage chez mademoiselle Niveau. Bien sûr, Tiphaine a quelques petits pouvoirs comme le "Vois-moi" qui lui permet de sortir de son corps et de se voir pour savoir si sa nouvelles robe lui va bien et si son chapeau est bien mis. [...]
Un très bon épisode du Disque-Monde dans lequel la sorcellerie est au premier plan. Toutes les sorcières nous donnent chacune leur vision de ce qu'est réellement la sorcellerie et surtout à quoi elle sert. Une belle leçon d'humanité et bien sûr l'humour de Terry Pratchett toujours là où il faut. Que du bonheur de lecture.
Arsenik, Les Chroniques de l'imaginaire (décembre 2007)
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Pratchett - Au guet ! (BD) - ASA
Posté 06 mai 2008 -
Terry Pratchett est très connu chez les amateurs d'heroic fantasy. En effet, cet auteur plébiscité chez nos amis britanniques est l'auteur du fameux cycle du Disque-Monde, une oeuvre de 29 volumes (depuis 1983), dont il adapte ici une petite partie, avec l'aide de Stephen Briggs. Il va donc sans dire que le scénario de Au guet ! est aussi proche que possible de la saga fleuve de Pratchett, l'absurde côtoyant le loufoque, dans un univers magique empêtré dans une politique bavarde qui vire à la farce. Car si sa vision du genre reprend les codes traditionnels, l'auteur en profite pour critiquer nombre travers de notre société contemporaine, tout ceci avec un ton très britannique et un sens du gag que ne renieraient pas les Monthy Python ! Si la continuité du récit est parfois discutable (problème commun aux adaptations de romans), l'histoire est suffisamment touffue pour retenir notre attention, les passages les plus lents étant agrémentés d'apartés toujours jubilatoires. Graphiquement, Graham Higgins (encreur sur Animal Man/DC) est proche des standards européens et n'apporte rien de notable à une histoire dont la richesse se suffit à elle-même. A découvrir.
ASA, L'avis des bulles (novembre 2007)
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Pratchett - La Science du Disque-Monde - J. Pettigrew
Posté 20 mai 2008 -
Les mages de l’Université de l’Invisible ont créé par
accident un univers de poche bizarre : le nôtre. À leur façon non moins
bizarre (pour nous), ils tentent d’en comprendre le fonctionnement et, inutile
de le dire, ils iront de bourde en gaffe ! Ça, c’est pour la partie
« fiction » (quoi qu’en disent les mages).
Entre les vingt-cinq chapitres de cette histoire désopilante
de Terry Pratchett, Stewart et Cohen en insèrent vingt-quatre autre qui font le
point sur ce que nous connaissons de ce monde qui est le nôtre et qui, à bien
des égards, est tout aussi bizarre que celui du Disque-Monde.
Bien articulé et bien documenté, chacun de ces chapitres
fait le point sur ce que la Science sait sur… le début de l’univers, sur sa
dynamique et sa composition, sur la naissance de la vie et son évolution, sur
la mort des dinosaures, sur l’apparition de l’intelligence… bref, Stewart et
Cohen nous convient à un fascinant voyage à travers les connaissances
scientifiques du début du XXIe siècle (la version traduite date de
2002).
Un livre passionnant, qui allie fiction et science de façon
exemplaire, un livre qui a sa place dans toute bonne collection de fantasy ou
de vulgarisation scientifique.
Tout simplement brillant !
Jean Pettigrew, Solaris
164, automne 2007
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Pratchett - Timbré - INpact Virtuel
Posté 03 juillet 2008 -
Terry Pratchett est un génie. Sans contestation possible, le plus grand écrivain de fantasy de notre époque. Pour toujours et à jamais. Même si ce Timbré n'est pas spécialement surprenant (...) il réussit à nous livrer un chef d'oeuvre. Ce n'est pas le meilleur de la série, certes, mais on suit avec un plaisir fou les aventures de Moite Von Lipwig et de ses acolytes, Yves, grand collectionneur d'épingles, ou Liard, ancêtre de la distribution, et pire, on s'y attache, tout aussi...euh...timbrés soient-ils. Encore une réussite donc, encore un grand roman à ranger soigneusement avec les autres.
INpact Virtuel, 28 mai 2008
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Pratchett - Timbré - Science Fiction magazine
Posté 19 septembre 2008 -
(...) Définir un Pratchett, surtout au trentième
volume de ce cycle écrasant mais jamais lassant, est une chose qui
relève à chaque fois du défi pur et simple. Dans ces 473 pages, on
découvre une fois de plus une même prodigalité de la part de l'auteur
pour des formes nominales que la traduction admirable de Couton rend
autant savoureuses qu'hilarantes. Ces situations très "Monthy Python"
ne manquent jamais d'inventivité, si bien qu'on peut se demander si
l'auteur n'a pas tout simplement inventé un sous-genre à la fantasy
elle même... (...)
Richesse du vocabulaire, profusion des formes nominales, imagination abrasive, toute la force de l'auteur tient dans la maîtrise de ces véritables réservoirs de la vie courante, où sous les situations les plus anodines ou les plus absurdes, il pointe le doigt sur l'ironie et la satire pour le plus grand bonheur des lecteurs. Délectable, sa prose se ballade à présent depuis des millions de signes avec toujours la même santé et la même inventivité. (...)
Emmanuel Collot, Science Fiction magazine, septembre 2008
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Pratchett - La science du disque monde II - Les chroniques de l'Imaginaire
Posté 09 juin 2009 -
A travers ce deuxième volume, Pratchett et ces deux compères proposent un ouvrage de vulgarisation scientifique, mêlé à une aventure des mages de l’Université de l’Invisible. Le principe du récit est le suivant : Pratchett amène ses personnages face à un problème ou à une situation qui leur paraît curieuse ou inopportune, ensuite s’ouvre un chapitre d’explication sérieux et critique.
Le thème principal et fil conducteur du livre est l’évolution de l’homme. Ce sujet est traité sous bien des aspects. Pratchett, Stewart et Cohen se promènent aussi bien dans les domaines scientifiques (mathématiques, physique, biologie,…) que dans des domaines plus spirituels tels que la philosophie. Au sein de ces chapitres « sérieux », de nombreux concepts passent sous leur loupe, par exemple, la philosophie de l’esprit de Descartes, les prémices de l’humanité, l’origine de certains animaux, les religions, l’analyse combinatoire, les lois du mouvement et de la gravité, etc. Celui qui retient, en particulier, l’attention, est le nouvel élément chimique : le narrativium. L’élément qui permet de raconter des histoires et de nous distinguer des autres animaux, nous, les hommes conteurs.
Ce livre est très intéressant car il permet de lire Pratchett sous un autre angle, d’ouvrir son esprit et d’apprendre de nouvelles choses assez diverses. Cependant, malgré que son côté scientifique ait, déjà, été vulgarisé par les auteurs, il reste assez ardu et sec. Une minorité des chapitres m’a semblé être structurée d’une manière floue, ce qui peut ennuyer lorsque le thème abordé est la physique quantique.
En définitive, il s’agit d’un livre enrichissant parsemé d’humour. Imaginez une encyclopédie expliquée par Rincevent…
Baern, les chroniques de l'Imaginaire, 9 Juin 2009
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Pratchett - Jeu de Nains - LeFantastique.net
Posté 09 mars 2009 -
Le commissaire Vimaire a un problème! Encore? Eh oui! Cette fois, le Guêt va devoir s'interposer entre les Trolls et les Nains qui font ressurgir d'un lointain passé, une querelle qui a pris naissance dans la vallée de Koom, là où les Nains ont tendu une embuscade aux Trolls. A moins que ce ne soit le contraire. Là où les Trolls ont battu les Nains. Ou les Nains, les Trolls? Enfin, cêt va devoir s'interposer entre les Trolls et les Nains qui font ressurgir d'un lointain passé, une querelle qui a pris naissance dans la vallée de Koom, là où les Nains ont tendu une embuscade aux Trolls. A moins que ce ne soit le contraire. Là où les Trolls ont battu les Nains. Ou les Nains, les Trolls? Enfin, c'est quelque chose dans ce goût-là.
Toujours est-il que ce conflit séculaire vient de prendre corps dans la ville d'Ankh-Morpok. Et ce n'est pas pour arranger les affaires de Vimaire qui doit en plus surveiller l'intégration d'un vampire dans les rangs du Guêt. Ou plutôt, une vampire. Jeune (enfin, pour un vampire) et belle (comme tous les vampires). Là aussi, cela va créer des problèmes, notamment avec Angua, la louve-garou, puisque, comme on le sait, vampires et loups-garous se détestent. C'est séculaire! Non pas à cause d'une embuscade ou d'une bataille, mais tout simplement parce que les loups-garous ont les vampires dans le nez et que ça met les vampires de mauvais poil. A moins que ce ne soit l'inverse.
Toujours aussi désopilant, l'univers du Disque-Monde voit débouler un volume absolument magnifique, nous prouvant une nouvelle fois que l'auteur se bonifie avec le temps. Riche en rebondissements, en intrigues parallèles, en critiques sur notre monde moderne, tout en conservant une pointe de tendresse (les relations entre Vimaire et son fils), Jeu de Nains est un roman impressionnant de maîtrise et de drôleries dont on ne peut sortir indemne. Au fait, j'ai oublié, il y a aussi une histoire de vache que l'on cherche tout au long du roman et qui permet à Vimaire de s'en sortir. Roman sur la tolérance, le respect et l'altérité, Jeu de Nains transcende les genres et nous prouve que la fantasy teintée d'humour anglais a encore de bien beaux jours devant elle!
Denis Labbé, LeFantastique.net
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Pratchett - Timbré - LeFantastique.net
Posté 09 mars 2009 -
Lorsque le lecteur entre dans un roman de Terry Pratchett, il peut s'attendre à tout! Surtout s'il connaît déjà l'auteur et son Disque-Monde. L'œil aux aguets, l'esprit ouvert, il guette à chaque détour de page, l'élément surprenant, le gag désopilant, la critique acerbe. Eh bien, même préparé à tout, le lecteur est toujours déstabilisé par un motif, un thème, une péripétie, un personnage! C'est d'ailleurs ce qui fait le charme d'un roman de Pratchett. On a beau connaître sa manière de procéder, celui-ci parvient toujours à nous avoir. Avec Timbré, c'est évidemment le cas. On peut même dire que l'on tient-là, l'un de ses meilleurs romans, notamment parce qu'il emprunte de nouveaux sentiers que l'on ne lui connaissait pas. Délaissant pour un temps, les enquêtes du commissaire Vimaire, ce roman nous entraîne dans le sillage d'un escroc de bas étage qui va avoir la vie sauve grâce à l'intervention de Vétérini qui en fait le nouveau ministre des Postes. S'ensuit alors une aventure intimiste et sociale qui va bouleverser la physionomie et l'histoire d'Ankh-Morpok.
Bien trop souvent, la critique s'arrête au côté humoristique des romans de Terry Pratchett, délaissant sa critique sociale, son humanisme et son analyse des rapports humains. Si certains de ses romans peuvent se passer de cette analyse, il serait terriblement hasardeux d'éviter cette triple confrontation dans Timbré. En effet, si ce roman conserve la verve et l'humour habituel des Annales du Disque-Monde, on perçoit, comme dans certains des précédents romans du cycle, un infléchissement qui épaissit l'ensemble en lui permettant de dépasser la simple fantasy pour le faire entrer dans les mêmes problématiques que la littérature générale, le côté épique en plus. Cela donne à Timbré un souffle qui manquait aux premiers romans de Pratchett.
On ressort ainsi de ce roman avec le sentiment d'avoir eu accès à la fois à une rédemption personnelle et à une attaque de notre société consumériste déshumanisée, dans laquelle l'homme compte moins que l'argent qu'il peut rapporter. A l'heure de cette crise mondiale qui écrase tout le monde, ce roman de Pratchett va sans doute parler d'une voix un peu plus forte encore. A cela s'ajoute une critique acerbe des services publics britanniques qui ne fonctionnent plus vraiment comme tels. Mais n'est-ce pas le cas dans de nombreux pays? Et c'est justement là que la critique touche le plus, dans ce côté universel du message qu'elle véhicule, nous faisant prendre conscience qu'une partie du monde que nous connaissons depuis deux siècles est en train de s'effondrer, comme à Ankh-Morpok. Un grand roman de Pratchett qui annonce d'ailleurs le suivant de manière subtile.
Denis Labbé
, LeFantastique.net
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Pratchett - La science du disque monde II - Si j'ose lire (blog)
Posté 06 mai 2009 -
Force est de reconnaître qu'il m'arrive très souvent de me dire en farfouillant à droite à gauche dans une librairie, en soulevant beaucoup de poussière et en remuant des piles et des piles de livres : « Voici enfin une perle rare ! ».
C'est vite dit et rien n'est parfait. Pourtant, l'espèce de brique au sujet indigeste que je m'apprête à vous présenter en est bien une.
Il s'agit de « La science du Disque Monde » de Terry Pratchett, Ian Stewart et Jack Cohen.
Pour quelqu'un qui n'aurait jamais lu un bouquin de ces auteurs, ma foi, il est peu probable que le titre soit évocateur ou attrayant. Pour les autres qui connaissent les auteurs, la critique est inutile, ils sont déjà partis acheter le livre au magasin.
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Pratchett - Jeu de Nains - Science & Vie Junior -
Posté 22 octobre 2008 -
Avec Terry Pratchett, la fantasy est particulièrement drôle et déjantée. c'est le maître incontesté de l'humour dans le genre. Jeu de nains vous plonge dans la ville complètement folle d'Ankh-Morpork où le pire côtoie souvent le pire.
Le commissaire Vimaire aura cette fois fort à faire pour calmer les tensions entre les trolls et les nains. Leurs bandes rivales ne cessent de s'affronter, risquant de mettre la ville à feu et à sang. Pas facile, quand en plus on a dans son équipe un troll et un nain... Encore un roman ebouriffant de Terry Pratchett où les blagues dégringolent des pages à toute vitesse.On en redemande!
Jérôme Vincent, Science & Vie Junior, octobre 2008, n°229
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Pratchett - La science du disque monde II - Les Chroniqueurs vagabonds
Posté 12 juin 2009 -
Bref, il faut tout reprendre depuis les origines. Et c’est là que vont intervenir Ian Stewart et Jack Cohen – non, pas Cohen le Barbare – en alternant les chapitres avec ceux de Pratchett. Une vulgarisation intelligente destinée à illustrer la réalité du Disque-Monde en nous aidant à nous poser les bonnes questions sur la nôtre.
Tout y passe, la physique, la philosophie et le déploiement dans l’espace et le temps des bibliothèques qui, comme chacun s’en doute, n’en forment en réalité qu’une seule, même si toutes ne disposent pas d’un orang-outan pour gardien. Le tout clair, documenté et pertinent ou « comment utiliser au mieux son intelligence pour découvrir les vertus de la patate en même temps que celle du narrativum » qui s’avère, in fine, le moteur de l’évolution.
Une façon pour l’auteur de souligner « pour de sérieux » une philosophie restée sous jacente mais cependant bien perceptible à travers ses multiples romans.
Bref, une saine lecture pour tous les accros du Disque-Monde, sans oublier ceux qui ne le trouvent pas seulement amusant.
Hélène, Les Chroniqueurs vagabonds, mai 2009
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Pratchett - L'Hiverrier - Les Chroniqueurs vagabonds
Posté 26 juin 2009 -
du Terry Pratchett tout pur où vous découvrirez, entre autres, tout l’intérêt que portent les sorcières à être prévenues de leur mort, ce qui leur permet de profiter un maximum de leur banquet de funérailles. Où vous partagerez la compassion de Tiphaine pour ce pauvre Hiver amoureux, et même celle qu’elle éprouve pour la vaniteuse Annagramma et, où, compréhension oblige, vous apprendrez à lire le feegle dans le texte.
Un nouveau roman du Disque-Monde qui, touche, comme à l’accoutumée, aux vrais problèmes de l’humanité ordinaire et avec beaucoup d’humour, même si toutes les productions de l’auteur ne sont pas également inspirées. Peut-être pas dans les Pratchett à relire, mais très certainement dans ceux à lire donc.
Hélène, Les Chroniqueurs vagabonds, 26 juin 2009
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Pratchett - La science du disque monde II - Courrier français
Posté 30 juin 2009 -
La science du Disque-Monde : le globe, une "étude" de Terry Pratchett, soutenue (brillament) par Ian Stewart et Jack Cohen.
On ne peut l'ignorer ! Le Disque-Monde, comme son nom l'indique, est un monde tout plat (comme la Terre avant Galilée), porté à travers la galaxie à dos d'éléphant ! Son découvreur, c'est l'Anglais Terry Pratchett, qui s'est mis en tête de rédiger ses Annales du Disque-Monde, série de romans de science-fiction ne devant rien aux Monty Python, le nonsense britannique y faisant merveille !
Une folie n'arrivant jamais seule, voilà que notre joyeux énergumène s'est mis en tête de revisiter l'histoire de la galaxie à travers l'angle d'incidence du Disque-Monde... Et le "globe" du titre, c'est tout bonnement la Terre, résultant d'une expérience hasardeuse mal maîtrisée par certains mages du Disque ! Histoires courtes et études hautement scientifiques et on ne peut plus sérieuses s'entremêlent dans l'ouvrage, aussi farfelu qu'irrésistible. Et si, après tout, la théorie de la création de notre bonne vieille planète revue et corrigée par Pratchett tenait debout ? Dans le fond...
Les mêmes éditions en sont à leur 31ème ouvrage de la série des Annales du Disque-Monde, et ce n'est pas fini ! Dernier en date : Jeux de nains, délirante histoire de nains, de vaches et de trolls ; on en redemande !
Christian Robin, Courrier Français, 5 juin 2009
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Pratchett - Monnayé - Les chroniques de l'imaginaire
Posté 08 décembre 2009 -
Au vu de la situation économique et financière du monde réel, ce roman écrit en 2007 tombe à pic. Pratchett
nous plonge dans les entrailles du système économique morporkien. A sa
base, il y a le gloupier, le modèle hydraulique de gestion des flux,
modélisant et gérant la santé financière du pays. Il est dirigé par un
Hubert et un Igor merveilleux.
Pour remettre la banque dans le
bon chemin, Von Lipwing devra abattre un boulot titanesque, contrôler,
Fripon, le caissier principal, mettre de son côté des alliés pour
empêcher la famille Prodigue (détentrice de quarante-neuf pourcents des
actions) de reprendre la banque, câliner Pinaille (la guilde des
assassins veille), faire attention à sa secrétaire (un golem femme),
développer les billets de banque, annuler l’étalon or et, surtout,
faire en sorte que personne ne découvre sa vraie identité, car Moite
von Lipwig est un escroc !
Ce Monnayé est un bien bon Pratchett,
pétillant et délirant. L’auteur tourne en dérision le monde économique,
il parodie notre confiance en l’or et met en évidence les bienfaits de
la théorie des flux monétaires, tout en conservant son trait
légendaire. Ajoutez à cela des personnages extrêmement attachants, un
système monétaire curieux, des revendications syndicales et féministes
pour les golems et votre lecture sera passionnante et émaillée d’éclats
de rire.
En conclusion, ce livre est un très bel opus des Annales du Disque-Monde qui, sous le sapin, fera beaucoup d’heureux. Dis Père Noël, apporte-moi un Igor…
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Pratchett - La Science du Disque-Monde - Librairie Critic
Posté 03 juillet 2009 -
Même sans trop connaître ce Monde, on peut tout à fait comprendre le
propos. Les personnages sont attachants (si je puis dire) et pour peu
qu'on vous explique ce qu'un Orang-Outang vient faire là, tout ira très
bien.
Autre point fort : le sérieux et l'humour se mélangent habilement, de plus, chaque
point abordé est expliqué et détaillé, toujours avec fluidité. Cette
concision scientifique est mêlée avec un réel talent de vulgarisation!
Ajoutez à cela une mise en scène bien pensée (la partie pratchettienne)
et les diverses sciences abordées semblent très simples.
Bien sûr
je ne vous dis pas grand chose de l'histoire, mais c'est pour laisser
plus de suspens. Sait-on jamais, les gros reptiles iront peut-être loin?
Vous voulez parfaire votre culture scientifique avec un bon livre,
allez-y, en plus vous rirez !
Voir le monde et nous-mêmes ainsi
traités, rire et s'étonner de découvrir ce qui nous constitue, quoi de
mieux pour se comprendre?
Mon petit préféré en matière de vulgarisation!
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Pratchett - L'Hiverrier - Lanfeust Mag
Posté 24 septembre 2009 -
Les romans du Disque-Monde, a priori destinés à un lectorat plus jeune (mais largement tout aussi intéressant pour les fans les plus agés), traitent quant ) eux plus particulièrement des relations sociales. Au travers du personnage de Tiphaine (dont ce tome est la troisième aventure) et des us et pratiques des sorcières, il se plaît à sonder le fonctionnement et la nature de la psychologie humaine et de ses intéractions. Ainsi, au fil de l'évolution personnelle et professionnelle de sa jeune héroine, Terry Pratchett considère la manipulation psychologique, la prégnance des croyances, la force des représentations mentales, les conflits intérieurs, le non-dit et la mystification que nous pratiquons régulièrement sans même parfois nous en rendre compte comme partie intégrante de toute relation humaine. Vivre avec les autres, c'est avant tout vivre avec soi. Et ça ne signifie pas que ce soit plus facile pour autant. En matière de socialisation, l'honnêteté peut parfois ressembler à un bon gros mensonge, sans que ce ne soit une tromperie pour autant. Allez comprendre…
Toujours drôle, inventif et profondément humain, Terry Pratchett est décidement un auteur à ne pas laisser de coté.
Comme ce nouveau roman.
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Pratchett - Monnayé - Actu du noir
Posté 10 décembre 2009 -
C’est au tour de la finance de passer à la moulinette pratchienne. Autant dire qu’elle va en voir de toutes les couleurs, et que sous couvert de balancer des grosses blagues sur un monde qui, bien entendu, n’a rien à voir avec le nôtre. on lit des choses du style :
« C’était effectivement ce qu’on appelait une « vieille fortune », donc une fortune acquise si loin dans le passé que les forfaits qui avaient au départ rempli les coffres étaient désormais historiquement hors sujet ».
Reste … tout le reste justement. À commencer par la galerie de personnages parmi lesquels on peut citer, entre autres, la famille des banquiers (particulièrement gratinée), un golem qui découvre sa féminité en lisant des manuels de savoir vivre un rien désuets, un comptable, très très comptable etc… La faune pratchienne habituelle, si exotique, si farfelue et, en y réfléchissant un tout petit peu, si quotidienne.
L’humour à la fois décalé et très pertinent est là, bien sûr. Et puis cette impression délicieusement troublante que ce petit monde tellement loufoque, produit d’une imagination délirante est étonnamment proche du nôtre.
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Pratchett - La Science du Disque-Monde 2 - L'écran Fantastique
Posté 28 juillet 2009 -
Sous-titré Le globe, La science du Disque-Monde II, voit à nouveau Rincevent propulsé dans notre univers par le magnifique Terry Pratchett tandis qeu Cohen et Stewart intercalent des chapitres toujours aussi instructifs et désopilants, centrés cette fois sur la conscience, l'évolution et tout ce qui fait l'Homme. Tant d'humour au service de la conaissance c'est tout simplement indispensable!
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Pratchett - La Science du Disque-Monde 2 - L'écran Fantastique
Posté 28 juillet 2009 -
Sous-titré Le globe, La science du Disque-Monde II, voit à nouveau Rincevent propulsé dans notre univers par le magnifique Terry Pratchett tandis qeu Cohen et Stewart intercalent des chapitres toujours aussi instructifs et désopilants, centrés cette fois sur la conscience, l'évolution et tout ce qui fait l'Homme. Tant d'humour au service de la conaissance c'est tout simplement indispensable!
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Pratchett - Monnayé - Actu du noir
Posté 10 décembre 2009 -
C’est au tour de la finance de passer à la moulinette pratchienne. Autant dire qu’elle va en voir de toutes les couleurs, et que sous couvert de balancer des grosses blagues sur un monde qui, bien entendu, n’a rien à voir avec le nôtre. on lit des choses du style :
« C’était effectivement ce qu’on appelait une « vieille fortune », donc une fortune acquise si loin dans le passé que les forfaits qui avaient au départ rempli les coffres étaient désormais historiquement hors sujet ».
Reste … tout le reste justement. À commencer par la galerie de personnages parmi lesquels on peut citer, entre autres, la famille des banquiers (particulièrement gratinée), un golem qui découvre sa féminité en lisant des manuels de savoir vivre un rien désuets, un comptable, très très comptable etc… La faune pratchienne habituelle, si exotique, si farfelue et, en y réfléchissant un tout petit peu, si quotidienne.
L’humour à la fois décalé et très pertinent est là, bien sûr. Et puis cette impression délicieusement troublante que ce petit monde tellement loufoque, produit d’une imagination délirante est étonnamment proche du nôtre.
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Pratchett - Monnayé - Lanfeust Mag
Posté 31 décembre 2009 -
Retrouver les personnages de Timbré est un vrai régal, sans compter les petits nouveaux (…) dans unes intrigue complexe digne du Patricien. Bref, un bon p'tit Pratchett, et on savoure parce qu'ils vont se faire rare maintenant!
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Pratchett - Monnayé - Le dauphiné
Posté 26 janvier 2010 -
Le 32e livre des annales du Disque-Monde remet en scène
Moite von Lipwig alias Albert Paillon, escroc notoire,
que nous avions vu à l'oeuvre, dans l'opus précédent,
remettre sur pied la vénérable institution postale
d'Ankh-Morpork. Cette fois il a la redoutable tâche
d'assainir le système bancaire mis à mal par des
générations de capitalistes sans scrupules et sans
talent particulier, autre que celui d'empocher les
dividendes. Redoutable mission que seul un aigrefin de
première catégorie peut mener à bien. Entre les
balbutiements de l'informatique versions morpokienns et
l'informatique versions moporkienne et l'invention du
billet de banque, Terry Pratchett se livre à son
activité favorite : dynamiter toutes nos belles valeurs
et briser en mille éclats de rire le miroir de nos
vanités.
Hubert Thierry, Le dauphiné, 30 nov 2009.
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Pratchett - Monnayé - Les chroniqueurs vagabonds
Posté 21 décembre 2009 -
Une preuve supplémentaire que Pratchett demeure le roi incontesté de
cette light fantasy qu’il a largement contribué à faire émerger. Qui
plus est, et contrairement à certains de ses confrères, surtout ceux
spécialisés dans la parodie, il parvient encore et toujours à esquiver
les écueils du comique troupier et de l’anachronisme potache ainsi qu’à
conserver un cachet lyrique qui font du Disque-monde cet univers où
l’on prend plaisir à retourner.
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Pratchett - Drame de Troll - Les chroniques de l'imaginaire
Posté 29 décembre 2009 -
Ce Drame de troll est une petite
histoire sympathique et amusante sur la nostalgie d’une rencontre entre
Cohen et un troll. Je pense que ce récit est une excellente mise en
bouche avant de se plonger dans «Les Annales du Disque-monde» et de ne plus jamais en sortir !
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Pratchett - Un chapeau de ciel - Elbakin.net
Posté 03 février 2010 -
Comme avec Les Ch'tits hommes libres, par exemple, voilà un roman qui n'appartient pas à proprement parlé aux Annales traditionnelles que l'on connaît si bien maintenant.
Cependant, on retrouve tout de même un même univers partagé entre tous ces ouvrages, sans compter sans aucun doute l'un des cinq personnages cultes du cycle et préférés des fans : Mémé Ciredutemps ! Et l'on ne peut pas dire que celle-ci ait changé de caractère pour l'occasion, certes non !
Mais au-delà de cette apparition, ou d'autres d'ailleurs, c'est bien le personnage de Tiphaine qui est ici en vedette (plus encore que précédemment, du fait de sa présente "escapade", et tout ce que celle-ci entraîne), attirant ainsi sans doute un public un peu plus jeune que les romans plus classiques du Disque-Monde. Et à eux de découvrir pour l'occasion l'humour ravageur de Terry Pratchett qui lui ne change pas, de même que sa façon de décrire les travers de notre monde par le prisme du Disque-Monde et ses éléphants posés sur une tortue géante.(...)
Dynamique tout comme poétique, ce roman d'apprentissage ne prend jamais le lecteur de haut, et lui impose parfois ses quatre vérités. Et lorsque c'est une fillete de 11 ans qui s'en charge, cela peut faire mal !
Si le propos se veut plus simple que dans la majorité des Annales, et l'exécution plus légère, le message ne voit pas son poids allégé pour autant. L'auteur mène sa barque sans détour, accélérant le rythme au fur et à mesure, avec peu d'à-côtés. Un cadeau tout trouvé pour un membre de votre famille sous les 14 ans (la référence à Highlander lui échappera sûrement, quel malheur !), mais que vous pouvez lui emprunter dans l'heure.
Et ne venez pas vous plaindre aux Nac mac Feegle si cela entraîne des disputes pour déterminer qui lira le roman le premier !
Gillossen, le 07/01/2008, elbakin.net
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Pratchett/Briggs - Disque monde : le nouveau vade-mecum - PhénixWeb
Posté 03 février 2010 -
Voici la deuxième édition du vade-mecum du Disque-Monde, cinq ans après la sortie en France du premier opus.
Enrichi et mis à jour, ce livre relève la gageure de recenser l’ensemble des héros, seconds rôles ou personnages insignifiants sortis de l’imagination de Terry Pratchett. On y découvre également de l’histoire, des cartes, des plans, des éléments sur la faune et la flore, le tout accompagné de commentaires pertinents.
Il suffit de quelques exemples pour illustrer la richesse de l’ouvrage. Par exemple, on apprend au fil des pages des choses totalement inutiles, comme la composition du paquetage des membres du Guet d’Ankh-Morpoth ou les différences sexuelles chez les nains (quoique…). Il y a aussi les informations superflues et indispensables, comme le descriptif des plantes rétro-annuelles, qu’on plante cette année pour faire la récolte l’année dernière. Le développement présenté est aussi illogique que savoureux.
Mais le vade-mecum propose surtout de nombreux articles très bien faits et instructifs, abordant l’organisation d’Ankh-Morpoth ou des guildes, l’histoire de la MORT, l’inimitable Planteur J’Me Tranche La Gorge, ou bien encore le fonctionnement de l’univers. Sans oublier le portrait de toutes les figures mythiques du Disque-Monde, comme Rincevent, Mémé Ciredutemps,…
Alors, utile ce nouveau vade-mecum ? Pour les possesseurs du premier ouvrage, il est clair que plusieurs années (plus en Angleterre qu’en France du reste) ont passé entre les deux éditions et T. Pratchett en a profité pour écrire et publier onze livres ! Les mises à jour ne sont donc pas mineures et le Disque-Monde a beaucoup évolué, s’est étoffé et a vu la hiérarchie des héros se modifier.
Pour les autres amateurs du monde de A’Tuin, cet ouvrage permet de se remémorer facilement un personnage croisé à la lecture du dernier volume, de faire le point sur des éléments importants du Disque-Monde tout en passant un bon moment.
Car la lecture est facilitée par le ton humoristique du livre, fort heureusement d’ailleurs, s’agissant d’une étude de l’œuvre du maître de la fantasy parodique.
Ajoutons à cela une interview de T. Pratchett, égal à lui-même, et l’ensemble offre un bel outil de lecture, aussi indispensable que nécessaire.
Christophe de Savoie,2 octobre 2006, phenixweb.net.
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Pratchett - Le cinquième éléphant - PhénixWeb
Posté 03 février 2010 -
Le cinquième éléphant est le vingt-cinquième volume des Annales du Disque-Monde, et il nous ramène vers le Commissaire Vimaire et les agents du Guet. Des troubles agitent la population naine d’Ankh-Morpork, qui ramènent sur le devant de la scène la légende du cinquième éléphant, qui aurait donné sa forme au monde en s’écrasant sur le Disque-Monde. Le Seigneur Vétérini, lui, a décidé d’envoyer un nouvel ambassadeur en Überwald, où doit se tenir le couronnement du prochain Petit Roi des nains.
Vimaire se retrouve donc, contraint et forcé, dignitaire d’Ankh-Morpork. Accompagné de son épouse et de quelques agents choisis, il part pour un pays où son arrivée est très attendue par certaines personnes, pas forcément amicales. Le Commissaire devra faire preuve de beaucoup de volonté et de courage pour survivre et retrouver le voleur de la relique sacrée naine : le Scone, un pain de nain multi-centenaire.
Après Carpe jugulum qui mettait Mémé Ciredutemps aux prises avec les vampires de l’Überwald, voici une autre figure du Disque-Monde qui part explorer ce sombre pays peuplé de nains, de vampires et de loups-garous. L’intrigue est retorse et bien ficelée, et l’imagination de Terry Pratchett est encore une fois au rendez-vous, usant de tous les artifices pour asséner quelques idées bien senties sur les vieux ronchons et les esprits réactionnaires.
(...) Le ton est plutôt sérieux, même si quelques scènes font sourire et si les personnages d’Igor sont aussi superbement réussis et éclairent ce volume comme le précédent. Un roman plaisant (...).
Chris de Savoie, le 18 décembre 2009, phenixweb.net
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Pratchett - Le dernier continent - PhénixWeb
Posté 03 février 2010 -
La bibliothèque de l’Université Invisible est déserte : aucun mage, aucun étudiant ne l’encombre, une situation normale somme toute. Sauf que depuis peu, le bibliothécaire [Rappel : il s’agit d’un orang-outang] est atteint d’une maladie étrange, qui le fait changer de forme involontairement. Les livres ont pris le pouvoir dans les rayonnages et la bibliothèque est devenue une zone interdite. L’Archichancelier, conseiller par le doyen, la major de promo et Cogite Stibon, prend alors la seule décision possible pour ramener le calme sans risquer la vie d’un mage important : retrouver Rincevent.
Suite à ses précédentes aventures (les Tribulations d’un mage en Aurient), Rincevent a été propulsé dans un désert vide et brûlant. Le maje est cependant rapidement amené à fuir de nombreux dangers dont les membres du guet local qui cherchent à tout prix à le pendre. Une longue fuite débute alors, ramenant Rincevent vers un passé qui n’est pas encore né.
Terry Pratchett s’attaque aux paradoxes temporels et aux problèmes découlant du retour vers le passé en utilisant des héros choc : les mages de l’Université Invisible. La trame du récit est linéaire, deux récits parallèles permettant de suivre le voyage des mages et la fuite de Rincevent jusqu’à la rencontre finale. Les relations de cause à effet ne sont pas toujours aisées à suivre et la logique de l’auteur demeure parfois nébuleuse.
Le style de Pratchett est connu et unique, mais les aventures de Rincevent ne sont pas vraiment les plus efficaces du cycle. Dans ce tome 22, il reste agréable de suivre le voyage des mages qui, bien que archi-connus et prévisibles, parviennent par leurs comportements décalés et illogiques à créer des situations cocasses et des dialogues comiques. Le Dernier continent propose en fin de compte un récit agréable qui ne dépare pas la moyenne des histoires des Annales du Disque-Monde.
Chris de Savoie, le 6 février 2008, phenixweb.net
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Pratchett - Monnayé - CitronMeringue
Posté 05 février 2010 -
Et voici le trente-deuxième roman des Annales du Disque-Monde. Rappelons, pour ceux qui sortiraient juste d’une longue hibernation, que cette oeuvre, entamée au début des années 80, emprunte à la fois à la poésie épique du cycle de Lankhmar de Fritz Leiber, à la richesse mythologique des œuvres de Tolkien, à l’esprit des Monthy Python et au style pince-sans-rire de Jerome K. Jerome. Elle a, de plus, connu presque autant de personnages principaux que de produits dérivés et adaptations (encyclopédies, films, jeux vidéo). En dehors des deux premiers opus, chaque ouvrage peut se lire indépendamment et celui-ci, même s’il est la suite directe de « Timbré » où l’on découvrait l’escroc reconverti Moite von Lipwig, ne déroge pas à la lettre. Il peut donc être une introduction aux Annales aussi valable qu’un autre volume pour le non connaisseur.
Moite reprend donc du service et après avoir brillamment redressé la situation de la Poste d’Ankh-Morpok, est subtilement incité par le Patricien Vétérini à remédier aux défaillances d’une autre institution de la ville : l’hôtel de la Monnaie. Bien que plus accoutumé à vider ce genre d’établissement qu’à le remplir et peu enthousiaste vis à vis de ses nouvelles responsabilités et de leur risque inhérent, il va tenter de seconder au mieux le président de la banque, en l’occurrence un facétieux roquet nommé Pinaille catapulté actionnaire majoritaire après le décès de sa maîtresse. Von Lipwig en sera quitte pour bouleverser quelques traditions en s’opposant à la gestion des héritiers de l’établissement et en déniant à l’or sa valeur d’échange intrinsèque.
Comme d’habitude chez Pratchett, ça va partir dans tous les sens : à l’ex-voleur chargé de refaire une santé à la banque s’ajoutent pêle-mêle un golem qui se prend pour une jeune fille en fleur, un caissier principal maniaque des chiffres et dissimulant un terrible secret, un Igor plein de ressources qui oublie parfois de zozoter, un triste sire qui n’aspire qu’à être Vétérini à la place de Vétérini, un fantôme de nécromant lubrique, un dentier à ressort récalcitrant et un calmar géant. Sachant qu’aux péripéties de von Lipwig se greffe la quête obsessionnelle de sa fiancée Adora Belle Chercoeur pour des proto golems de l’Antiquité, on peut se demander comment le roman conserve une quelconque unité. C’est non seulement le cas mais l’auteur se permet en plus de nous donner une version abrégée et désinvolte des prémices du capitalisme financier via l’évocation de la création du papier monnaie et de l’émergence des activités bancaires initiées par son héros : un petit plus non négligeable en ces temps de remise en question de notre système économique. Encore une fois le talent et l’expérience de Pratchett font mouche et forcent le respect. (...) comment ne pas être admiratif devant son art de marier les contraires, sa pertinence jamais ostentatoire et sa manière de surprendre sans cesse le lecteur au détour d’une saillie désopilante ou d’un retournement de situation particulièrement improbable. Une preuve supplémentaire que Pratchett demeure le roi incontesté de cette light fantasy qu’il a largement contribué à faire émerger. Qui plus est, et contrairement à certains de ses confrères, surtout ceux spécialisés dans la parodie, il parvient encore et toujours à esquiver les écueils du comique troupier et de l’anachronisme potache ainsi qu’à conserver un cachet lyrique qui font du Disque-monde cet univers où l’on prend plaisir à retourner.
En résumé, il ne s’agit pas forcément là du plus incontournable des romans composant les Annales du Disque-monde mais pas davantage les néophytes que les inconditionnels savent qu’ils ne prennent de risque en l’achetant les yeux fermés.
Michaël F., décembre 2009, parcheverses.blogspot.com.
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Pratchett/Briggs - La Carte du Disque-Monde - ifisdead.net
Posté 12 février 2010 -
Il y a plusieurs choses dont nous ne sommes pas fiers sur ce blog. Parmis elles, et la plus honteuses d’entre toutes, on retrouve le fait que nous n’ayons encore jamais parlé des annales du Disque Monde. Certes, Pratchett a eu un petit moment de gloire lors de la publication de notre article sur De Bons Présages, mais c’est bien peu pour l’une des plus grandes figures de la littérature de l’Imaginaire. Terry Pratchett est un auteur que l’on aime encore plus qu’un certain George R.R. Martin, et du coup, la plupart des œuvres qui en ont été sorties en français, nous les avons déjà lues. Monayé, récemment traduit par les éditions l’Atalante, était passé entre nos mains en V.O. il y a de nombreux mois déjà… Sauf que voilà, nous avons fini par mettre la main sur une carte, celle du Disque-Monde.
La Carte du Disque-Monde de Terry Pratchett et Stephen Briggs
Car ce qu’il y a de bien avec les Annales du Disque-Monde, outre le fait que ce soit sans doute la série la plus géniale de Fantasy, c’est qu’il y a de nombreux ouvrages que l’on pourrait qualifier de produits dérivés. Et pour cause, l’aspect humoristique s’est toujours bien prêté à ce genre de produits. Que ce soit le dictionnaire des éléments de la série, le Vade-Mecum, ou bien La Science du Disque-Monde. La série de Pratchett est presque devenu une institution et les auteurs qui ont travaillé autour sont de plus en plus nombreux. Et c’est avec plaisir que nous avons accueilli la Carte du Disque-Monde, de Terry Pratchett et Stephen Briggs.
La seule carte athentyque & le plus souvent precyse du fantastyque & magique Disque-monde
Pour ceux qui ne le savent pas, les Annales du Disque-Monde sont des romans qui se déroulent sur le Disque-Monde et qui sont à chaque fois centrés sur un thème particulier, un ou plusieurs personnages, de façon humoristique bien entendu.(...)
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Pratchett - Télérama
Posté 12 février 2010 -
On n'entend pas souvent – pas assez – parler de Sir Terry Pratchett. En tous cas, pas sur les médias français grand public. Ce fut donc une étrange et douloureuse surprise, la semaine dernière, d'entendre et de voir son nom cité à plusieurs reprises par la radio et la presse hexagonales. Un nom associé non pas à l'oeuvre la plus savoureuse, brillante et intelligemment délirante qu'on ait connu de mémoire de lectrice de fantasy, mais au débat sur l'euthanasie, qui fait rage en Grande-Bretagne : « L'écrivain britannique, atteint de la maladie d'Alzheimer, a proposé lundi de mettre en place des tribunaux qui auraient le pouvoir d'autoriser les proches de malades incurables à les aider à mettre fin à leurs jours », écrivait notamment 20 Minutes. Depuis lundi dernier, cette dérangeante proposition est passionnément discutée par les médias britanniques, les associations de malades, les parlementaires, les médecins, les autorités ecclésiastiques, etc. Avec un émoi difficile à comprendre, de ce côté-ci du Channel, si l'on ne sait pas ce que représente Terry Pratchett dans le paysage culturel anglo-saxon.
Anobli par la reine fin 2008, Sir Pratchett n'est pas seulement un écrivain célèbre, salué par ses pairs en littérature de l'imaginaire comme par de grands noms de la littérature dite « générale », c'est surtout un créateur d'univers, un Tolkien qui serait entré en collision avec les Monty Python, ou encore une version XXIe siècle de Voltaire et de Jonathan Swift, ces démiurges pamphlétaires qui ne créaient des mondes bizarres que pour mieux critiquer celui qui les abritait. Dans son grand œuvre, Les Annales du Disque-Monde (37 bouquins, traduits en 37 langues, plus de 65 millions d'exemplaires vendus), issu d'un big bang romanesque qui remonte à 1983, Pratchett a commencé par détourner sur le mode comique les archétypes de l'heroic fantasy (épées magiques, sorcières, trolls, dragons) avant de passer à sa moulinette satirico-fantastico-philosophique les petits et grands sujets qui préoccupent l'humanité depuis la nuit des temps : religion, politique, culture, éducation, science (entre autres), tout y est passé. Miroir à peine déformant de notre vieille Terre, le Disque-Monde est plat, circulaire, et soutenu par quatre éléphants, lesquels sont portés par une tortue stellaire géante. On y croise des mages incompétents, un bibliothécaire orang-outan, un trio de sorcières pseudo-macbethiennes, un super-héros cacochyme... et la Mort, un Faucheur neurasthénique qui S'EXPRIME TOUJOURS EN MAJUSCULES, se perd en conjectures sur les bizarreries du raisonnement humain et est devenu, on ne sait trop comment, l'un des personnages les plus populaires et attachants de la saga.
Farcies de références plus ou moins cryptées (Terry Pratchett est un homme cultivé, voire érudit, mais aussi un sacré farceur), d'aphorismes inoubliables et de théories loufoques, Les Annales du Disque-Monde séduisent un public infiniment plus large que les lecteurs habituels des ouvrages de fantasy, parce qu'elles nourrissent bien plus que nos imaginaires. Elles posent un regard empreint de dérision, d'agacement et (malgré tout) de bienveillance sur nos petites et grandes contradictions. Aucun rebondissement n'y est aussi cruel que celui qui a bouleversé l'existence de leur créateur : cet homme doté d'une telle lucidité sur le monde contemporain, et qui trimballe un univers parallèle en parfait état de marche dans son cerveau, est précisément atteint de LA maladie qui éteindra peu à peu cette lucidité, et fera disparaître cet univers par petits morceaux. (...)
Les Annales du Disque-Monde, remarquablement traduites par Patrick Couton, sont éditées en France par l'Atalante et Pocket.
Sophie Bourdais
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Pratchett/Briggs - La Carte du disque-monde - Le Dragon Galactique
Posté 15 février 2010 -
Près de quinze années après sa sortie en anglais, la carte du fameux Disque-Monde, univers de fantasy extravaguant, absurde mais aussi pittoresque, est enfin sortie en français. C'est tout récent, puisque ça date d'octobre dernier.
Mais d'où est-ce qu'il sort ce Disque-Monde ? Tout droit de l'imagination de Sir Terry Pratchett, auteur de près de 40 ouvrages se déroulant sur ce fameux disque porté par 4 éléphants eux-mêmes portés par une tortue et dont les mers se déversent dans l'espace. Si Pratchett a créé une atmosphère, des personnages, de la magie, une histoire, une science (défiant toute comparaison avec la nôtre), il a aussi créé une géographie.
Comme il l'explique lui-même dans la petite brochure accompagnant la carte, il ne voulait pas établir la géographie de son monde avant de commencer à en raconter l'histoire. Force est de constater qu'au fil des publications, la carte devenait une nécessité. Parce que les lecteurs sont incroyablement tatillons et un brin intolérants avec les incohérences :
Les lecteurs sont perspicaces. Ils remarquent les petits détails. Si un trajet demande à un premier voyageur trois jours dans un roman et deux heures à un second dans un autre, on écrit sur mon compte des propos désagréables.
La carte du Disque-Monde est donc née de cette nécessité, avec l'aide de Stephen Briggs qui a accompli un travail formidable de géographe et d'illustrateur. Pour le plus grand plaisir des fans. Car fan il faut être pour voir une quelconque utilité dans un tel objet. Ou éventuellement être complètement obsédé par la cartographie de mondes qui n'existent pas.