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Bordage - Frère Ewen - Le Dauphiné Libéré
Posté 06 mai 2008 -

Il faut s'appeler Pierre Bordage pour oser, sans trembler, s'atteler à la tâche monumentale d'un space-opera en cinq volumes. Mais voilà, Pierre Bordage est le meilleur conteur français de notre temps, et son style littéraire s'affirme de livre en livre. Entremêlant les aventures d'un moine-soldat parti sur l'appel de son ordre pour sauver la galaxie d'un terrible danger, et le trajet d'exil de deux adolescents réfugiés, Bordage nous propulse dans une histoire passionnante, où se nouent action, amour, et noire douleur du deuil. Ce livre-monde nous embarque au coeur même de l'humanité éternelle.

Thierry HUBERT, Le Dauphiné Libéré, décembre 2007

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Bordage - Frère Ewen - Le Cafard Cosmique
Posté 05 décembre 2008 -
Après le plutôt réussi Porteurs d’âmes sur les voyages extracorporels, Pierre BORDAGE s’attèle cette fois-ci à un nouveau cycle de space opera - La Fraternité du Panca - qui comprendra cinq tomes, à raison d’un titre par an.

L’humanité s’est exportée aux quatre coins de la Voie lactée, établissant diverses communautés sur des planètes habitables ou terraformées. La liaison entre elles s’effectue en vaisseaux interplanétaires. Certaines transitions peuvent durer plusieurs mois avoisinant un siècle pour les contrées les plus éloignées. Afin de ne pas vieillir inutilement, les humains prennent des ralentisseurs métaboliques synthétiques malgré le risque des lésions cérébrales. Ainsi, une semaine écoulée pour leur organisme équivaut à deux mois du temps réel.

Après cette brève présentation, intéressons nous à l’histoire, et plus précisément aux deux histoires qui alternent d’un paragraphe à l’autre pour se rejoindre en toute fin d’ouvrage.

La première est celle de frère Ewen, l’un des cinq membres du Panca, qui se voit confier par maître Ebenezer la mission de rejoindre frère Phaïstos, situé à vingt années-lumière de son domicile, sur le système Pelopon. Le but est de former la chaîne quinte qui réunira l’amna (mémoire artificielle insérée dans leur vortex) de chacun des frères en un afin de contrer une menace qui pèse sur l’ensemble des êtres vivants. Les frères sont reconnaissables grâce au cakra, arme surpuissante qui lance des cercles de feu et anéanti quiconque en est touché.
La dernière date à laquelle la chaîne fut formée remonte au temps originel, il y a six siècles.
Le voyage de Frère Ewen durera 80 ans, ce qui signifie qu’il doit se séparer à jamais de son épouse et de sa fille de trois ans. Voyage d’autant plus périlleux qu’il s’abstient des métaboliseurs synthétiques afin de préserver son amna et de rester sur ses gardes. En effet, rapidement se dresse sur sa route divers ennemis, notamment les satnagas [guerriers nus redoutables] au service du mystérieux Sât...

La seconde est celle de Olméo, un adolescent de 13 ans qui, avec sa famille, s’est fait expulsé de la communauté angélique [dont l’une des caractéristiques principales est d’être réfractaire à toute technologie]. En effet, sa mère a été prise en flagrant délit d’adultère, un acte intolérable aux yeux du conseil angélique. Son père, face à un tel déshonneur, blessé dans son amour-propre, décide d’emmener sa famille le plus loin possible dans le système stellaire. À la gare Sar Drael, Olméo aborde une jeune fille qui lui plait beaucoup. Elle se nomme Sayi et appartient à la communauté des hauts plateaux du Souffle, en disgrâce avec la communauté angélique suite à leur refus de venir leur prêter mains fortes lors de la guerre des sept diadèmes face à Xahor le conquérant.
Le train - TransAmblien - explose en chemin. Attentat ? Accident ? Nul ne sait. Les morts se comptent à la pelle. Trois milles. Et des milliers de blessés. Deux des trois soeurs d’Olméo succombent ainsi que toute la famille de Sayi. Devenue orpheline et devant l’insistance d’Olméo et de sa mère, ils décident de la recueillir, malgré la réticence du père...

Ce premier tome remplit de tendresse et de vicissitudes est une réussite. On y voit naître des conflits présents et à venir sur plusieurs niveaux allant de la famille atomique jusqu’à l’ensemble du système stellaire. Reste à savoir si ce cycle qui s’annonce ambitieux tiendra toutes ses promesses sur la durée. Et ce dès le prochain opus qui s’intitulera Soeur Ynolde dont la sortie est prévue pour octobre 2008.
 
Pegase, Le Cafard Cosmique, 10 novembre 2007 

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Bordage - L'Enjomineur 1794 - Le Dauphiné Libéré
Posté 05 décembre 2008 -

L'histoire d'Émile et de son double noir, Cornuaud, s'achève. Les chemins de ses deux ensorcelés, l'un par le peuple des fées, l'autre par une sorcière africaine, convergent vers la Vendée livrée au pillage et au massacre. Les troupes de la République y affrontent les lambeaux de l'armée des chouans. L'enfer a ouvert ses portes. Chaque personnage de Bordage est le lieu où se livre un combat entre les pulsions les plus sombres et l'aspiration à la lumière. Tantôt martyrs, tantôt bourreaux ils sont le reflet magnifié de nos obscures errances. Cett trilogie est un chef-d'oeuvre.

Thierry HUBERT, Le Dauphiné Libéré, 31 juillet 2006 

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Bordage - L'Enjomineur 1792 - Khimaira
Posté 05 décembre 2008 -

Pierre Bordage est un conteur formidable et le prouve encore une fois avec sa trilogie, l'Enjomineur. D'entrée de jeu, le premier volume, 1792, est assez difficile à cerner. C'est certainement le but de l'auteur qui nous entraîne dans un univers incroyablement fouillé, jusqu'au moindre détail, historique, folklorique, coutumier. Pierre Bordage sait ainsi utiliser la langue, avec une variété de vocabulaires surprenante. Ce n'est 'ailleurs pas toujours évident à suivre, lorsque les personnages parlent le patois de la région vendéenne où se situe une bonne partie de l'intrigue. Nous nous rendons aussi à Nantes et à Parisagitées par les soubresauts de la Révolution, où des intrigues se nouent pour s'emparer du pouvoir. Si ce roman est difficile à classer, c'est qu'il tient à la fois du genre historique et fantastique et même de la fantasy. En suivant Emile, jeune paysan et Cornuaud, marin négrier et brigand, on se trouve plongé dans une histoire où abondent sorcelleries et sociétés secrètes. D'un côté, certains prétendent qu'Émile est le fils de Mélusine, de l'autre, Cornuaud se pense maudit par une prêtresse vaudoue rencontrée sur l'Indomptable. Les chapitres alternent entre ces deux personnages, ménageant un suspens qui vous amène à lire page après page pour en savoir toujours plus. On sent bien qu'Émile et Cornuaud sont liés, d'une façon ou d'une autre et la révélation apportée à la fin du premier tome, ainsi éclairé sous un nouveau jour, promet beaucoup quant à la suite. Certains regretteront toutefois peut-être que Pierre Bordage renoue avec l'hécatombe. Il faut ainsi oser tuer un personnage narrateur dès le preier chapitre. Il n'est que la première victime d'une longue liste mortuaire rédigée par Cornuaud, saisi par la saisi par une folie meurtrière qui le transforme en seriel killer avant que le terme ne soit même inventé. Mais Pierre Bordage n'est pas un tendre, l'époque qu'il a choisie non plus. Âme sensible, s'abstenir. Amoureux de fresques admirables, ouvrez ce livre!

Corrine GUITTEAUD, Khimaira, janvier/mars 2005 

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Bordage - Soeur Ynolde - Phénix web
Posté 23 mars 2009 -
La fraternité du Panca, une confrérie d’êtres qui partageant le même objectif, défendre la vie, se rassemblent pour former une chaîne d’âmes. Pour que cette chaîne soit efficace, il faut cinq maillons. Frère Ewen, au prix de sa vie, a transmis son âmna (en gros, son âme) sous la forme d’un implant à sa fille devenue Sœur Ynolde. Ynolde doit à son tour trouver le maillon suivant pour lui transmettre son âme et celle de son père. Mais l’entreprise est difficile car de nombreuses puissances s’opposent à la destinée de la Fraternité. Pierre Bordage à travers ses romans y compris les plus désespérants, me réconcilie toujours avec l’humanité. Après le premier voyage dans un presque infini temporel avec « Frère Ewen », j’attendais avec impatience la suite. Me voici, après la lecture de « Sœur Ynolde », le même état d’impatience. Et la même espérance en dépit de tout, ce qui fait du bien en ce début d’année où la crise est déclinée dans toutes ses couleurs de grisaille. S’affranchissant des limites temporelles de l’après-demain, Pierre Bordage retrouve des territoires temporels qui vont au-delà de notre galaxie. De quoi décoller mais tout en gardant les pieds sur terre. Car tout en envisageant les devenirs de cet essaimage de l’humanité dans les étoiles, c’est toujours de l’humain en nous qu’il est question. D’aujourd’hui, de la vie, de son avenir, de la valeur qu’on lui accorde. De la liberté aussi. Pierre Bordage, en nous emportant très loin dans la dérive temporelle, nous ancre cependant aux débats philosophiques de cette bonne vieille terre. (...)
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Bordage - Frère Ewen - Les Chroniques de l'Imaginaire
Posté 17 avril 2009 -
Ewen vit en harmonie sur Boréal en compagnie de sa femme, Ezalde et de leur fille, Ynolde, lorsqu'il reçoit l'appel du Panca à travers son implant. Les espèces vivantes courent un grave danger ; aussi doit-il se rendre de toute urgence sur Phaïstos dans le système Epsilon du Pélopon afin de transmettre son âmna au quatrième frère et mettre en marche le processus de reconstitution de la chaîne quinte à laquelle il appartient. Son premier réflexe est la révolte, il s'est engagé dans cette organisation quand il ne possédait rien mais il est à présent à la tête d'un commerce florissant et son épouse attend leur deuxième enfant. Il jouit d'une grande plénitude qu'il n'a aucunement l'intention d'abandonner pour de vagues menaces non identifiées.

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Bordage - Soeur Ynolde - Les Chroniques de l'imaginaire
Posté 16 avril 2009 -
Ynolde a traversé les mondes pour retrouver son père qui les a abandonnés à leur triste sort son frère et elle après la mort de leur mère. Elle a juré de se venger mais en chemin, sa route a croisé celle de la Fraternité du Panca et elle est devenue soeur Ynolde. Sa quête s'est transformée ; c'est maintenant un moyen de savoir et de comprendre. Aussi, lorsqu'elle est envoyée sur Phaïstos afin de récupérer l'âmna du cinquième frère, est-elle loin de se douter de l'identité de l'homme qu'elle doit retrouver. Puis, munie des deux implants, le sien et celui qu'elle était venue chercher, elle doit trouver le moyen de remplir sa mission, à savoir rejoindre le système de Tau du Kolpter, afin, à son tour de perpétuer la constitution de la chaîne quinte en transmettant ses principes vitaux au troisième frère.

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Bordage - 1792 - Actu SF
Posté 04 juin 2009 -
"Frères, en franchissant une nouvelle étape, nous avons accompli des prodiges."

Auteur emblématique de la littérature française de science-fiction, Pierre Bordage nous livre ici son premier roman de fantasy basé sur des faits historiques. 1792 est le premier tome d’une trilogie qui se déroule sur trois ans (1792 à 1794), nommée L’Enjomineur. Une sorte d’hommage aux ancêtres de l’auteur, paysans vendéens qui ont souffert de la guerre et de la Révolution. L’auteur a choisi de commencer par cette année bien particulière qui a marqué la France : 1792. Cette année est une date tournante de l’Histoire française, c’est l’année du renversement du régime monarchique et de la proclamation de la République française.

Ce premier volet se situe donc dans le pays d’origine de l’auteur, la Vendée et conte les aventures en parallèle de deux hommes que tout sépare : Émile, un jeune paysan élevé par un prêtre ouvert aux idées nouvelles, et Cornuaud, alias Belzébuth, ancien marin à bord d’un négrier.

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Verne - Le Figaro
Posté 15 juin 2009 -
Mais les héritiers de Jules Verne existent également hors de ce genre littéraire propre à la science-fiction. « Même si Verne est une sorte de géant solitaire sur la route du roman d'aventure, il a laissé des traces, comme des petits cailloux blancs... , précise, quant à lui, Pierre Michaud, directeur des éditions de L'Atalante, à Nantes et qui sera présent aux Utopiales de Nantes. Sa grande fonction aura été de dire, une fois pour toutes, que le roman d'aventure n'est pas uniquement fait pour dire l' « ailleurs », mais aussi pour explorer le « demain ». Pierre Bordage fait indéniablement partie des héritiers de Verne. »

Mohammed Aïssaoui et Olivier Delcroix, Le Figaro, 2004

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Bordage - L'Enjomineur 1794 - Le Figaro et vous
Posté 13 août 2009 -

En patois vendéen l'"Enjomineur" signifie "sorcier" ou "enjôleur".

Ce terme aussi étrange que poétique, est devenu le titre d'une saga signée Pierre Bordage, dont le dernier volet vient de paraître. L'intrigue de cette fresque féérique, pétrie d'histoire et de violence, tourne autour d'Emile (dit Milo), paysan du bocage, fils d'une fée possédée par une enjomineuse africaine, et de Cornuaud ou Belzébuth), originaire du pays de Retz, et enrôlé dans l'armée des volontaires de la Nation.

Ces deux protagonistes, plongés au coeur de la tourmente révolutionnaire, se rencontrent enfin en 1794, au pire moment de la Terreur...

Comme l'écrit le romancier : "L'esprit du mal change en haine la souffrance des hommes, il les dresse les uns contre les autres." Porté par un souffle romanesque sans précédent, l'auteur des Guerriers du silence clôt fièrement sa triologie de fantasy historique.

 

Olivier DELCROIX, Le Figaro et vous, 06 juillet 2006

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Bordage - L'Enjomineur 1793 - Presse Océan
Posté 13 août 2009 -

C'est avec un plaisir non dissimulé que l'on retrouve Emile et Cornuaud en pleine tourmente révolutionnaire, les deux personnages principaux de la trilogie "L'Enjomineur", écrite par l'auteur nantais Pierre Bordage.

Au fil d'une époque ultra-violent, où règne le chaos et où la guilllotine fonctionne à tour de bras, on suit pas à pas deux vies parallèles ; celle de Cornuaud, un marin engagé dans la traite négrière qui, après voir violé une esclave, se retrouve envoûté - "enjominé" - et celle d'Emile, un Vendéen, à qui l'on a confié une dague au pouvoir mystérieux.

Même si l'on ne connaît pas le patois vendéen, on lit avec délice ces dialogues ciselés de main de maître et l'on découvre la ville de Nantes durant la révolution, les chemins malfamés de la Vendée, les forêts environnantes et la capitale parisienne en ces années de furie.

On plonge avec une curiosité de chat dans l'univers des complots, dans les arcanes et autres coulisses de l'histoire d'une secte qui aimerait prendre le pouvoir tandis que Louis XVI ne va pas tarder à perdre la tête. C'est passionnant, parfois proprement hallucinant !

 

Stéphane PAJOT, Presse Océan, 20 décembre 2005

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Bordage - L'Enjomineur 1792 - Le Dauphiné Libéré
Posté 13 août 2009 -

Pierre Bordage signe avec ce premier volume d'une trilogie mêlant Histoire, intrigue policière et fantastique le meilleur roman de l'année. On plonge au coeur de la colère chouanne, avec des personnages parlant la langue du bocage, on pénètre au plus profond des faubourgs parisiens, où couvent toutes les rancoeurs du peuple, on navigue à bord des navires négriers véritables enfers flottants, on se perd dans les forêts et les ruelles, on a peur, on se sent soulever par le souffle de l'époque... Pierre Bordage, comme Alexandre Dumas ou Paul Féval, connaît les secrets des voyages dans le temps et l'imaginaire et sait comment y entraîner ses lecteurs.

 

Le Dauphiné Libéré, 29 novembre 2004

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Bordage - Griots célestes I - Mad Movies
Posté 24 août 2009 -

Que fait Pierre Bordage avec Griots célestes ? Un roman de space opera, d'heroïc fantasy, de science-fiction ? Un peu tout ça, et en même temps, complétement autre chose. Griots célestes donne cette impression que laissent les bons livres, celle de recréer un genre entier avec de nouveaux codes, de nouveaux mythes. Bref, Bordage invente, en se passant de toute référence, un univers avec sa propre logique, sa propre raison d'être.

L'auteur est vraiment très à l'aise pour présenter de nouvelles espèces, planètes et univers. Il y a une rigueur quasi mathématique dans son imaginaire, une rigueur impressionnante qui donne parfois naissance à un vrai style. On peut facilement reconnaître à l'auteur un don, celui de faire retomber le lecteur en enfance, lui faire croire à ce "Et si..." magique, à un univers tellement complet qu'il en devient crédible.

 

Erick VOGEL, Mad Movies, septembre 2002

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Bordage - Griots célestes I - Le Monde
Posté 24 août 2009 -

Pierre Bordage est sans conteste le meilleur auteur français de "space opera". Encore faut-il prendre l'expression dans son sens le plus moderne, avec l'emphase mise sur le deuxième terme. Il le prouve à nouveau avec ce roman qui a pour protagonistes des chanteurs de l'espace. Soit des bardes cosmiques - ces fameux "griots célestes" du titre - qui ont la difficile mission de tisser un lien symbolique entre les différentes communautés humaines semées à travers la galaxie tout entière par les grandes guerres de la Dispersion et vivant isolées, repliées sur elles-mêmes pour avoir perdu le secret des voyages intersidéraux. Ils représentent la lumière, la liberté, la connaissance, un principe de vie. Il n'est donc pas surprenant que se soit dressé contre eux un principe de mort, une société secrète des adorateurs du Vide, des serviteurs de l'"Enguise", qui les pourchasse et les met à mort.

Cette lutte sert de toile de fond au roman de Pierre Bordage, qui a pris le risque d'un récit aussi fragmenté, dans un premier temps, que la civilisation galactique qu'il décrit, changeant d'un chapitre à l'autre les décors et les points de vue.Mais bientôt, après cette entrée en matière kaléidoscopique d'une assez belle virtuosité, le récit adopte un cours moins chaotique, moins elliptique aussi, pour se concentrer autour du tandem formé par le griot Marmat Tchalé et son apprenti, puis disciple, Seke, Celui qui-vient-du-bruit, ainsi que sur leurs missions communes.

L'admission de Seke au sein du Cercle des griots a peut-être changé la donne, car chacune de leurs interventions se traduit par de forts bouleversements sur les planètes traversées par le duo. Seke sera-t-il celui qui vaincra l'Enguise ? Le lecteur le découvrira sans doute dans le second volet de l'oeuvre. Le premier, quoi qu'il en soit, lui aura donné l'envie furieuse d'y aller voir...

 

Le Monde, 12 juillet 2002

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Bordage - Griots célestes I - L'Humanité
Posté 24 août 2009 -

Un opéra de l'espace gentillet aux accents poétiques, diriez-vous ?

Raté ! Une nouvelle foi, Pierre Bordage se penche sur nour monde malade et scrute le passé en quête d'antidote. Face à l'éclatement de l'humanité, la logique - tant littéraire que scientifique - voudrait que la technologie "rassemble" et "lie" le genre humain. Pour autan, l'auteur nantais s'offre le plus vieux média qui soit : la tradition orale. Celle des bardes, des troubadours, des trouvères, des griots africains.

La communauté humaine, évoquée par Bordage, ressemble étrangement à la nôtre tant les disparités des mondes narrés dans Griots célestes mettent douloureusement l'accent sur celles de notre époque

Bordage critique notre monde où l'information, le fait de savoir dans l'instant, quasiment en temps réel, prend le pas sur toute autre considération. Les bardes et autres griots, hérauts de la tradition orale, représentaient une somme de savoir, une compilation des actes et paroles passés, de quoi être pondéré et posé, de tirer les leçons du passé.

 

Gregor MARKOWITZ, L'Humanité, 8 août 2002

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Bordage - Griots célestes II - Science-Fiction Magazine
Posté 24 août 2009 -

Faut-il encore présenter Pierre Bordage, rappeler sa carrière de romancier jalonnée de livres qui créent l'événement et mobilisent l'attention ? Peut-on se risquer à souligner encore la richesse romanesque de l'intrigue, la qualité de la narration et de la technique de conteur ? Doit-on évoquer les personnages mis en scène, la densité de leur caractère, la véracité des profils psychologiques ?

Est-ce utile de redire la capacité d'invention de l'auteur, ses recherches pour des faunes et des flores inédites, la relation d'un environnement toujours novateur malgré son penchant pour les sociétés de type agraire dans un espace féodal où l'homme ne dispose que de ses moyens physiques et psychiques pour lutter ? Foin, chez Bordage, d'outils sophistiqués, d'armes apocalyptiques, au profit d'un lien avec l'environnement, avec une nature qui ne demande pas mieux que de partager pour peu qu'on les reconnaisse. Le plus grand danger provient toujours de l'homme et des idées de fanatisme qui l'animent.

Faut-il encore redire sa foi en un avenir pour l'humanité pour peu que l'on accepte de croire et d'appliquer quelques valeurs humaines essentielles, telles que l'amour de son prochain, la tolérance... ?

Nul besoin de revenir sur tout ce qui concourt à faire d'un livre de Pierre Bordage, une histoire passionnante à tous les points de vue car, vous en serez, comme moi, convaincus dès la lecture des premières pages de Le dragon aux plumes de sang.

 

Serge PERRAUD, Science-Fiction Magazine, septembre 2003

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Bordage - Nouvelle Vie TM - Le Dauphiné Libéré
Posté 24 août 2009 -

Au travers de douze nouvelles, Pierrre Bordage explore les thèmes classiques de la science-fiction, des "Chasses du comte Zarov" remises au goût du jour à "L'Invasion des profanateurs de sépulture" passés par la case génétique, en faisant un détour par différents types de Space Opera et la traque d'un tueur en série insaisissable.

L'auteur paraît dans le style court, aussi à l'aise que dans le roman fleuve, dont il est aujourd'hui un des maîtres.

 

Thierry HUBERT, Le Dauphiné Libéré, 12 juillet 2004

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Bordage - Abzalon - Le Dauphiné Libéré
Posté 24 août 2009 -

Abzalon, héros inquiétant à la Quasimodo de la planète Ester, englué dans un univers carcéral violent et glauque, qui rencontrera le Qval, être légendaire, au cours de son long voyage à travers le néant.

Difficile pour le lecteur de quitter l'histoire, qui dévoile progressivement son secret. Abzalon, c'est une sorte de gigantesque parabole qui pousse à réfléchir non seulement sur l'impact du temps sur le compportement humain, mais également sur le devenir social, économique et politique de notre monde...

 

Le Dauphiné Libéré, 25 novembre 1998

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Bordage - Abzalon - Le Monde
Posté 24 août 2009 -

Abzalon est à la fois l'histoire d'un voyage plein d'imprévus, l'histoire de la planète Ester, de sa colonisqation à sa destruction, et des luttes de pouvoir qui l'ont marquée, et c'est aussi l'histoire d'un amour entre deux êtres que tout séparait mais que le destin a réunis pour qu'ils deviennent ensemble l'âme de l'aventure.

Pierre Bordage a brassé toutes ces histoires avec une grande maestria pour nous offrir un roman de S-F de très haute tenue.

 

Le Monde, 4 décembre 1998

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Bordage - Wang I - Le Monde
Posté 24 août 2009 -

Situé dans un futur relativement proche, le XXIIIème siècle, Les Portes d'Occident imagine une partition du monde que notre présent rend potentiellement crédible. D'un côté, un Occident blanc repu à l'abri derrière l'infranchissable Rideau électromagnétique qui le protège des incursions extérieures. De l'autre, le reste du monde, plongé dans la misèreet la violence, avec une République populaire sino-russe en proie aux mafias et autres triades, une grande nation islamique soumise à l'intégrisme coranique et une Asmud livrée à ses démons cruels.

D'un côté une civilisation hypertechnologique et décadente qui conjure son ennui en organisant des "Jeux uchroniques" où s'affrontent, sous la conduite d'un meneur de jeu représentant d'une nation, de véritables armées dans des wargames grandeur nature. De l'autre, des miséreux et des condamnés qui se précipitent quand s'ouvrent, à intervalles réguliers, les fameuses portes de l'Occident, vers un destin dont ils ignorent tout.

Ce sont eux, bien sûr, qui vont grossir les cohortes gladiatrices dont les Occidentaux savourent les joutes mortelles sur leurs écrans en sensorama, avec d'autant plus d'intérêt qu'elles ont de surcroît des enjeux politiques de quelque importance.

Mais tout système sécrète ses déviants, possède ses ferments de chaos. Dans ce premier volume, l'auteur les désigne à notre attention ou les montre déjà à l'oeuvre. C'est le cas, évidemment, de Wang, ce jeune chinois de dix-sept ans,dont Les Portes d'Occident conte l'odyssée, des faubourgs du Grand Wroclaw jusqu'au champ de bataille de l'île des Jeux, et qui, à l'issue du roman, se sent investi d'une mission : abattre la muraille qui divise l'humanité.Nous attendons avec impatience de savoir comment il y parviendra : ce sera le sujet d'un deuxième tome, à paraître très prochainement.

Avec le premier déjà, qui mérite tous les éloges, Pierre Bordage a définitivement fait son entrée dans la cour des grands. L'intrigue est ici parfaitement maîtrisée, les personnages fort bien dessinés, les arrières-plans d'une densité certaine, la critique sociale pointée avec la virulence que l'époque mérite... Avec Les Portes d'Occident, la science-fiction française confirme une fois encore la force de son renouveau.

 

Jacques BAUDOU, Le Monde, 3 mai 1997

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Bordage - Wang II - Le Dauphiné Libéré
Posté 25 août 2009 -

Pour le deuxième volet de son roman, Pierre Bordage a choisi les couleurs du grand spectacle. Vision de la guerre des Boers, irruption de la guerre du Vietnam et même guerriers apaches, et assauts d'hélicoptères sur Paris. Nous sommes vraiment en terre d'aventures. Il y a même une prenante histoire d'amour.

Si le récit est un peu moins tendu que dans le premier volume, on se laisse encore prendre au fil de l'histoire, et on tremble pour les personnages. Mais le principal mérite de Pierre Bordage, c'est de dévoiler notrer image derrière le visage des bourreaux, égoïstes, cruels et veules.

Nous sommes aujourd'hui à deux pas de cette société future, dominée par l'exclusion et le mépris, il ne faudra pas, alors, attendre une quelconque compassion de l'ange exterminateur.

 

Thierry HUBERT, Le Dauphiné Libéré, 16 juin 1997

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Bordage - Wang I - Le Dauphiné Libéré
Posté 25 août 2009 -

Le formidable talent de conteur de Pierre Bordage nous plonge dans ce tiers-monde glauque et malfaisant et nous nous retrouvons, bousculés, aux côtés de Wang, aussi anxieux que lui de savoir ce que cache la gigantesque muraile de lumière qui masque la moitié du monde.

Ne comptez pas sur moi pour vous le dire, allez plutôt prendre votre place parmi les émigrants, souffrez avec eux, vivez de leurs espoirs et de leurs peurs. Pierre Bordage, par la magie de son écriture saura vous transporter, à travers l'espace et le temps, à la rencontre de la pure joie de lire.

 

Thierry HUBERT, Le Dauphiné Libéré, 2 décembre 1996

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Bordage - Wang II - Le Monde
Posté 25 août 2009 -

Dans ce second volume, la critique sociale se fait plus aiguë encore. En effet, Pierre Bordage retrace la suite des évolutions qui ont amené à cette partition drastique du monde étendant au globe tout entier le principe de l'apartheid, il décrit les plans du capitalisme occidental, qu'il surnomme de manière référentielle "la Pieuvre", pour mettre la "mainmise totale sur la population mondiale à la fin du XXème siècle", et son échec partiel, en raison de la manifestation des forces du chaos qui prennent naissance dans tout système rigide. Mais aussi sa rapide adaptation aux nouvelles donnes afin de mettre à nouveau le monde en coupe réglée. Pour aussi radicale que soit sa vision de l'histoire du futur, Pierre Bordage n'en oublie jamais qu'il ne s'agit que d'un "décor" et que l'essentiel est ailleurs : dans la course de Wang, électron libre et agent du chaos, à qui il est même échu de rendre - ô revanche - leur liberté aux Indiens d'Amérique du Nord !

 

Jacques Baudou, Le Monde, 13 juin 1997

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Bordage - La Citadelle Hyponéros - Le Figaro
Posté 25 août 2009 -

Fidèle au souffle épique des deux premiers tomes et débordant d'une imagination toujours aussi fertile, Pierre Bordage conclut son cycle des Guerriers du silence de main de maître avec La Citadelle Hyponéros. Et donne ainsi à la SF française l'un de ses chefs-d'oeuvre.

 

Guillaume BOUILLEUX, Le Figaro, 23 janvier 1996

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Bordage - La Citadelle Hyponéros - Le Monde
Posté 25 août 2009 -

La Citadelle Hyponéros achève d'admirable façon un space-opéra qui n'est pas un simple roman d'aventure spatiale, même un tant soit peu sophistiqué, puisqu'il propose aussi une réflexion sur l'exercice du pouvoir, qu'il soit temporel ou religieux...

 

Jacques Baudou, Le Monde, 5 février 1999

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Bordage - Les Guerriers du silence - Ouest-France
Posté 25 août 2009 -

Un bon auteur français de science-fiction, ça existe ?

Pierre Bordage en fait l'éclatante démonstration dans Les Guerriers du silence.

Et voilà le premier livre de cet ex-étudiant nantais devenu journaliste parisien, àranger aux côtés des Michael Moorcook et autres Orson Scott Card. Catégories rêveurs de mondes.

 

Bruno MENARD, Ouest-France, 7 mai 1993

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Bordage - Terra Mater - La Revue du Chat Noir
Posté 26 août 2009 -

Avec ce second volet de la brillante saga des Guerriers du silence amorcée l'an passé, Pierre Bordage persiste et signe dans la plus pure tradition de l'opéra épique de l'espace ; une tentative rare dans le milieu de la science-fiction française.

 

S.BOILLOT, La Revue du Chat Noir n°4

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Bordage - Sœur Ynolde (La Fraternité du Panca II) - Ifisdead.net
Posté 09 novembre 2009 -
Le premier tome,Frère Ewen, était une hymne au voyage et à la découverte, et pour cause, puisque c’était un voyage de plus de quatre-vingt ans que nous proposait Pierre Bordage. Cette fois ci, le tome est beaucoup plus centré sur l’action et sur les menaces qui pèsent sur la cause d’Ynolde. Comme je l’ai dit dans le résumé, les deux protagonistes, et je dirais même, les deux forces qui se combattent sont ici convaincues de la même chose : œuvrer pour le bien de la vie et contre le mal.

C’est ainsi qu’on va voir à de nombreuses reprises un assassin qui ne lâche pas prise, parce qu’il est convaincu qu’Ynolde souhaite anéantir l’espèce vivante, tandis que cette dernière est convaincue du contraire. Intéressant finalement, puisque comme notre ami Lestat le dit, « le mal est une question de point de vue ». J’avais beaucoup aimé le personnage d’Ewen, et je dois avouer qu’Ynolde n’est pas aussi attachante que ce dernier. J’ai trouvé ses chapitres moins intéressants, et certains, d’un niveau un peu en deçà, m’ont un peu laissé de marbre, je dois le dire. Par contre, Silf est tout simplement un personnage très agréable à suivre.

Là encore, Pierre Bordage utilise des ficelles de narrations différentes et variées. Nous avons bien entendu toujours droit à notre introduction de chapitre faite par des articles d’encyclopédie, mais en plus, notamment du côté de Silf, l’évolution et le parcourt du héros n’est pas toujours contée par « lui-même » mais aussi parfois par un personnage secondaire, que nous découvrirons rapidement, le temps d’un chapitre, et qui parlera avant tout de Silf

Les passages sur Silf sont donc excellents et comblent sans aucun mal les petits ralentissements de l’aventure de la sœur. A ceci il faut ajouter, en plus de l’imagination débordante et envoutante de l’écrivain, que la fin est tout simplement géniale. Une montée en puissance pour un dénouement excellent, prenant, haletant, et qui met les larmes aux yeux. […]

Encore une fois, je ne peux que vous conseiller cette superbe série française qui […] ravira tous les amateurs d’imaginaire, qu’ils aiment ou non les voyages dans l’espace !

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Bordage - Frère Ewen (La Fraternité du Panca) - Ifisdead.net
Posté 07 octobre 2009 -
Pierre Bordage gagne haut la main et de façon méritée une place dans notre liste des très bons auteurs du genre. Frère Ewen ce n’est pas un simple livre de Science-Fiction, c’est un envoutement constant, une superbe aventure humaine que nous vivons à fond pendant les quelques quatre cent quarante-six pages que comporte le livre.
À dire vrai, j’ai tellement aimé ce livre que les mots et les qualificatifs pour le décrire me viennent un peu trop rapidement.
 
Il est assez hallucinant de voir à quel point l’auteur a pu imaginer autant de diversités crédibles, autant de religions, de faits divers, qui rendent son monde totalement envoûtant et finalement très terre à terre. […]
 
Pierre Bordage nous propose ainsi quasiment systématiquement des suites de cliffhanger qui ne nous donnent qu’une envie : continuer. Et encore, ce n’est pas comme si il avait eu besoin d’utiliser cet artifice pour nous y pousser. La narration est servie par une très belle plume qui ne perd jamais son lecteur dans des détails superflus.
L’auteur a beau souvent insister sur des sentiments ou les impressions de nos héros, ce n’est jamais de trop, on ne frôle jamais le too much. Au contraire, on se sent tellement proches de nos personnages que l’on considère ça comme normal. […]Et c’est vraiment un bon point puisque cela veut dire qu’ils sont bien construits. Outre les deux personnages que l’on suit, on va voir un assez grand nombre de personnages secondaires. Certains seront très éphémères tandis que d’autres resteront un peu plus longtemps. Dans tous les cas, ils gagnent très rapidement une profondeur tout à fait comparable aux deux personnages principaux, ce qui rend le roman d’autant plus agréable.
On lit ici de la Science Fiction humaine, (…) une telle claque que j’ai déjà commencé la suite de La Fraternité du Panca, Sœur Ynold, et que je vous le conseille plus que chaudement.


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Bordage - Frère Kalkin - Bliblioteca
Posté 20 janvier 2010 -

Troisième volet d'un space opera en cinq tomes, "La Fraternité du Panca". L'humanité est en danger, et la Fraternité du Panca entreprend de la sauver en reconstituant une chaîne quinte, ou pancatvique ; le cinquième frère, le bout de la chaîne, mènera le combat final en bénéficiant de l'énergie des quatre autre maillons. Silf, devenu frère Kalkin, troisième maillon de la chaîne, doit gagner le lointain système de Gamma Bagvan situé dans le bras du Sagicar. Une jeune femme, Vilnéa, est lancée à sa poursuite.

Biblioteca, Paris

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Bordage - Soeur Ynolde - ifisdead.net
Posté 20 janvier 2010 -

Nous voulions initialement nous limiter à un livre (ou série) par personne… Sauf que voilà, on s’est rendu compte que nous avions choisi la même série: La Fraternité du Panca de Pierre Bordage. On l’a dit et répété, Frère Ewen et Soeur Ynolde sont tout simplement des excellents livres, des livres qu’il faut absolument avoir lu, que l’on soit plutôt fantasy que science fiction, ou l’inverse. Car Pierre Bordage arrive ici à allier les deux, à faire de ce space opera une histoire de fantasy tout autant que de science fiction. Pire, si les boulons et les machines ne vous tentent pas du tout, vous pourrez tout de même la lire et l’apprécier à sa juste valeur. Frère Ewen, le premier tome, était une vraie claque, et je vous l’avais dit. Nous n’avions jamais lu Pierre Bordage jusqu’à maintenant, et c’était une grâve erreur. Il réussit à rendre un voyage galactique de 80 ans intéressant, et ce n’est pas peu dire, vu les conditions dans lesquelles ce voyage va se passer. Soeur Ynolde ne fait que confirmer le talent que nous avions entrevu dans le premier tome, et place La Fraternité du Panca dans les séries d’imaginaire à suivre, et que nous suivons. Sur ces deux tomes, c’est un univers splendide et passionnant que nous découvrons, que nous explorons, à travers plusieurs personnages que nous suivons tour à tour, dans une narration alternée. Le prochain tome sort dans moins d’un mois, le 28 janvier, et s’appelera Frère Kalkin. Et vous pouvez compter sur nous pour le lire et vous en faire la critique, vous n’y échaperez pas !

dabYo, ifisdead.net, 6 janvier 2010

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Bordage - Frère Ewen - PhénixWeb
Posté 02 février 2010 -
   En cet hiver de 2007 à 2008 où les journaux déclinent les mauvaises nouvelles comme une averse sans fin, ce livre est une bouffée d’espérance. Enfin, c’est comme cela que je l’ai reçu, que je l’ai lu… L’histoire : Une mystérieuse compagnie, « La Fraternité du Panca » est composée de membres qui ont été initiés pour sauvegarder l’humanité et tout ce qui est vivant. Comme une sorte de « franc-maçonnerie spatiale ». Nous sommes dans des lendemains lointains. Très lointains. Pierre Bordage a déplacé le curseur temporel infiniment loin, à la différence de ces précédents romans. L’humanité a essaimé dans l’espace. Elle s’est adaptée selon les environnements où elle s’est installée, les planètes qu’elle a colonisées parfois au détriment de ceux qui y vivaient. Ewen est l’un des membres de cette fraternité du Panca, du nom d’un animal mythologique, dont on ne sait même s’il existe. Chacun des Frères est porteur d’un implant qui peut former une « chaîne » avec quatre autres frères. (...) Que dire du talent de Pierre Bordage qui fait vivre l’intensité de la solitude et de l’enfermement. Ce qui pourrait n’être qu’un opéra de l’espace (space-opéra) avec aventures et batailles se décline ici sur les valeurs de l’humanité en espérance. L’amour, la tendresse, le pardon, l’acceptation des autres dans leurs différences. Les aventures ne manquent pas. Ainsi la Fraternité du Panca est menacée par un autre groupe secret… Pierre Bordage, après quelques oeuvrages qui déclinaient le monde après-demain avec une extrême lucidité dont l’acidité vous chavirait le cœur en amertume, nous offre ici un chant d’espérance. Et ça fait vraiment du bien. Je n’avais pas envie de terminer ma lecture. Pas envie de quitter cet univers pourtant clos et reclus. Tous les débats qui animent notre société sont évoqués. Peut-on vivre sans religion, sans spiritualité, la notion de sacrifice, qu’est ce qu’un crime contre l’humanité, de l’utilisation de la violence, des limites de la non-violence… Pierre Bordage nous offre là un chant aussi puissant que Hypérion de Dan Simmons, ou La stratégie Ender de Orson Scott Card Mais la trame de tendresse qui se tisse en arrière-plan nous donne un supplément d’âme. Evidement, il est difficile de trouver une lecture qui soit à la hauteur derrière ce premier volume. Il faut patienter avant d’avoir la suite. En principe,  La fraternité du Panca  comptera cinq épisodes. En lisant, grâce au talent de Bordage, j’avais la bande son, les voix, les images, les couleurs. Pierre Bordage a le talent d’un « enjôleur », mot qu’il utilise dans son livre pour évoquer un sorcier beau-parleur. C’est pour moi un « enjôleur » d’espérance et ça tombait pile poil pour affronter les frimas et la grisaille de cette nouvelle année.
 
Channe, 21 avril 2008, phenixweb.net
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Bordage - Abzalon - livresfantastiques.fr
Posté 18 février 2010 -

Abzalon est un monstre, un tueur de femmes, qui purge sa peine dans le pénitencier de Doeq, Ellula, elle, est une jeune Kropte qu'on marie contre sa volonté, et dont les rêves sont troublés par d'étranges prémonitions... Comme des milliers d'autres, ils font partie sans le savoir d'un programme initié par l'église du Moncle : ils serviront de cobayes pour un voyage spatial de cent vingt ans à la recherche d'une planète habitable. Pris dans la tourmente politique d'un monde au bord de la rupture, contrôlés par des " mentalistes ", manipulés par l'église, Abzalon et Ellula sont le dernier espoir des hommes et des femmes embarqués de force dans les soutes de l'Estérion.

J'ai hésité très longtemps avant de me décider à prendre ce livre. Le résumé me tentait mais la couverture de la version poche était tellement moche qu'à chaque fois je changeais d'avis et le reposait. Finalement j'ai fini par dénicher un exemplaire broché sur le net pour une somme plus que raisonnable et je me suis laissée convaincre. Et maintenant que je l'ai terminé, je me dis que j'ai été bien bête d'attendre si longtemps. Le toile de fond pré-apocalyptique du roman instille des sentiments, des réactions et des actions très violentes et cette violence est présente tout au long du roman. Pas de violence gratuite, mais la violence pour la vie, ou plutôt pour la survie. A côté de ça, l'histoire gravite autour de plusieurs thèmes majeurs de SF qui comptent parmi mes préférés : le clonage, la nanotechnologie, les entités extra-terrestres, le voyage spatial, etc... Pas de méandres techniques ou conceptuels exagérément complexes à appréhender, en bref un livre que j'ai trouvé très agréable à lire.

Catlinel, livresfantastiques.fr

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Bordage - L'Enjomineur 1792 - Critic Blog
Posté 02 mars 2010 -

L’enjomineur, c’est en quelques sortes le cycle « coup de cœur » de l’auteur nantais Pierre Bordage, lequel est aujourd’hui réputé pour ses ouvrages de science-fiction (citons entre autres Wang et Les Guerriers du Silence). Or ce dont il s’agit ici c’est bel et bien d’un roman historique teinté de fantastique. On y suit le parcours de deux hommes ordinaires - du moins au premier abord – évoluant au cœur d’une période tout bonnement passionnante : la Révolution française. Roman historique déjà car, à suivre le parcours de ces deux personnages fictifs, le récit baigne dans un environnement qui se veut historique, conté à travers le prisme de trois lieux distincts que sont Paris, Nantes et la Vendée. Il s’en dégage globalement deux mondes, celui de la campagne d’une part, du bocage en particulier, propre à tout ce quart nord-ouest de la France, où les idées nouvelles provoquent de plus en plus de mécontentement en cette année 1792 ; celui de la ville d’autre part, avec d’un côté Nantes, entourée par une campagne hostile, et qui se retrouve tiraillée entre un engouement certain pour le nouvel Ordre et son commerce. De l’autre côté Paris, la capitale du Royaume de France, où la Révolution s’autoalimente dans sa fuite en avant grâce à l’Assemblée constituante et aux divers soulèvements populaires qui la secouent. Le tout est agrémenté d’une multitude de personnages secondaires qui incarnent plusieurs archétypes de la France révolutionnaire, depuis le « calotin » jusqu’au sans-culotte, en passant par le paysan vendéen, le noble royaliste ou encore le garde national, ce qui nous permet de vivre ces évènements à travers autant de point de vue, l’auteur ayant désamorcé le piège de la caricature. Enfin, ce qui frappe lorsque l’on parcourt cet ouvrage de P. Bordage, c’est la richesse des descriptions de l’auteur, lequel s’est clairement documenté sur cette fin de XVIIIeme siècle. En effet il prodigue nombre de détails sur l’environnement d’une part, qu’il soit urbain ou rural, sur les tenues vestimentaires d’autre part, nous permettant de visualiser sans peine cette France de l’époque moderne ; sur le langage enfin, et à ce propos il faut bien dire qu’il y a un réel plaisir à se familiariser avec la forme de patois vendéen qui nous est restitué ici. Mais ce qui m’a le plus marqué c’est sans doute l’immersion dans cette mer des sens que nous impose l’écrivain, notamment de par les nombreuses descriptions des sons et plus encore des odeurs auxquels sont confrontés les protagonistes du récit, nous rappelant ainsi qu’à cette époque, l’ouïe et surtout l’odorat étaient plus importants dans la hiérarchie des cinq sens qu’ils ne le sont pour la plupart des Français d’aujourd’hui. Roman fantastique ensuite, car l’on découvre progressivement un troisième monde (aussi est-il légèrement en retrait dans ce premier tome), un monde occulte –car n’existant pour la plupart des hommes qu’à travers les légendes– où évoluent des créatures mystérieuses telles les fadets, où subsistent les héritiers des druides antiques ; un monde qui n’a cessé de décroître depuis l’avènement du christianisme qui l’a combattu et dont les derniers vestiges semblent devoir être balayé par le rationalisme révolutionnaire. Le tout se mêle dans une fluidité parfaite et est servi par une écriture agréable qui suit constamment les personnages. Le style descriptif est sobre et immersif, Bordage dressant de brefs mais complets états des lieux des cadres qu’il nous propose, mais aussi relativement cru –en effet l’auteur n’occulte aucunement les violences qui jalonnent les parcours d’Emile et de Cornuaud– ce qui ici rend le récit d’autant plus prenant. Enfin il est important de noter que l’auteur a fait le choix de la nuance au détriment du parti pris et ce en multipliant toujours les points de vues sur les évènements historiques importants, nous impliquant ainsi malgré nous car l’on ne peut s’empêcher de se demander quel camp l’on aurait choisi. Bienvenue donc dans cette France d’Histoire et de légende où Emile et Cornuaud, accompagnés d’un riche panel de personnages secondaires, vont s’efforcer de survivre voire d’exister, ballottés par les évènements ou guidés par le destin, au cœur de l’an 1792 synonyme de tumulte, de violence et de renouveau. Dans ce premier tome le rythme est rapidement donné et reste constant jusqu’à la fin de l’ouvrage qui nous fait traverser cette année révolutionnaire (à noter à ce propos qu’une vague connaissance de la période peut être un atout pour apprécier pleinement la lecture, l’auteur favorisant justement le rythme au détriment d’une myriade de définition qui aurait rendu le récit pour le moins indigeste). Le tout est accompagné d’une tension plus ou moins latente (un mal sous-jacent ronge le pays qui en surface semble chaque jour plus proche de l’implosion), mais indéniablement croissante, qui fait qu’une fois terminé ce premier pan de la trilogie de l’enjomineur, on ne peut qu’augurer du meilleur pour la suite.

7.5/10 Il ne s’agit pour l’instant que d’une entrée en matière, mais avec ce premier tome de la trilogie l’enjomineur, c’est déjà un voyage enrichissant qui vous est proposé au cœur d’une France révolutionnaire où violence et magie s’entremêlent pour vous captiver.

P.S. : je n’ai pas parlé de l’édition de l’Atalante, laquelle est d’une grande qualité, depuis l’illustration de couverture jusqu’aux illustrations intérieures en passant par la carte de Vendée, disponible en début de volume, et ma foi fort utile (celle-ci n’est pas présente dans la version poche).

 

Léo, 1 février 2010, librairie.critic.over-blog.fr

 

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Bordage - Frère Ewen ( la fraternité du Panca) - Critic Blog
Posté 02 mars 2010 -

N'ayant jamais lu de science-fiction dans ma vie autre que The Postman de David Brin, quelle surprise pour moi de découvrir mon premier vrai livre de SF : La Fraternité du Panca de Pierre Bordage. J'ai découvert à mon grand bonheur un space-opera où se mêlent loyauté, déchirement et l'amour. Après le mythe du sphinx, nous découvrons un animal à l'origine d'une société secrète interstellaire : le penthale mythique. Notre héros, un des maillons d'une chaîne de quinte de cette société secrète doit tout quitter afin de reconstituer la chaîne de quinte car le monde est en péril. Pour moi, ce livre poignant fût une découverte car comme pour la fantasy, l'identification est immédiate et on tremble tous lors des épreuves qu'Ewen doit affronter. En tout cas, si le space-opera a cette saveur, je veux bien m'en intoxiquer plus souvent.

8,5/10 complètement subjective. Cependant le style clair, sans fioriture et fluide, fait que l'on accroche tout de suite. Arrivé à la dernière page, on reste bien sûr sur sa faim : ce qui pour moi est un superbe prémice pour une suite.

Angèle, 28 novembre 2008, librairie.critic.over-blog.fr

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Bordage - Soeur Ynolde - If is Dead
Posté 07 janvier 2010 -
Nous voulions initialement nous limiter à un livre (ou série) par personne… Sauf que voilà, on s’est rendu compte que nous avions choisi la même série: La Fraternité du Panca de Pierre Bordage. On l’a dit et répété, Frère Ewen et Soeur Ynolde sont tout simplement des excellents livres, des livres qu’il faut absolument avoir lu, que l’on soit plutôt fantasy que science fiction, ou l’inverse. Car Pierre Bordage arrive ici à allier les deux, à faire de ce space opera une histoire de fatasy tout autant que de science fiction. Pire, si les boulons et les machines ne vous tentent pas du tout, vous pourrez tout de même la lire et l’apprécier à sa juste valeur. Frère Ewen, le premier tome, était une vraie claque, et je vous l’avais dit. Nous n’avions jamais lu Pierre Bordage jusqu’à maintenant, et c’était une grâve erreur. Il réussit à rendre un voyage galactique de 80 ans intéressant, et ce n’est pas peu dire, vu les conditions dans lesquelles ce voyage va se passer. Soeur Ynolde ne fait que confirmer le talent que nous avions entrevu dans le premier tome, et place La Fraternité du Panca dans les séries d’imaginaire à suivre, et que nous suivons. Sur ces deux tomes, c’est un univers splendide et passionnant que nous découvrons, que nous explorons, à travers plusieurs personnages que nous suivons tour à tour, dans une narration alternée. Le prochain tome sort dans moins d’un mois, le 28 janvier, et s’appelera Frère Kalkin. Et vous pouvez compter sur nous pour le lire et vous en faire la critique, vous n’y échaperez pas !
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Bordage - L'Ejomineur 1793 - Critic Blog
Posté 02 mars 2010 -

Alors voici, après un première partie réussie, le deuxième tome de la trilogie l'enjomineur. On récupère nos deux protagonistes au début de l'année 1793, auquel s'est ajouté une tierce personne, découverte à la fin du premier tome: l'agent Antoine Schwarz. Bonne idée que celle-ci, car ce personnage sympathique nous évite de tomber dans la simple alternance Cornuaud/Emile, laquelle aurait pu s'avérer monotone à la longue. Niveau ambiance, ce qui était de mise pour le premier tome le reste ici, on délaisse un peu la campagne vendéenne et la cité nantaise pour se concentrer sur la capitale, là où les évènements se bousculent à vitesse grand V, là où le Mal, ­incarné semble-t-il par le mystérieux Père des Pères, prend son essor. Ainsi Paris, où les diverses factions se livrent une lutte acharnée, semble livrée au chaos et la Place du Carrousel se transforme en sanctuaire où les exécutions prennent des allures de sacrifices humains. Voilà, je ne vais pas vous en révéler davantage, disons simplement que, qualitativement, ce deuxième volume est au niveau du premier, l'auteur continue de suivre scrupuleusement le destin de ses protagonistes, nous emmenant dans les entrailles de la capitale en proie aux luttes intestines. Du coup, nous ne vivons pas « en direct » les débuts de la révolte dans l'Ouest, l'auteur suit sa logique et c'est donc un choix qui se respecte (même si à titre personnel j'attendais le début de la guerre civile avec impatience ^^). (...) Je présume donc que la suite va être passionnante, prenant une nouvelle ampleur. (...)

7/10 Une suite de qualité, un entre-deux qui ne manque pas d'action et dont l'ambiance inquiétante nous tient en haleine jusqu'au bout.(...) tout est réuni pour que le dernier volet prenne une nouvelle ampleur, rendez-vous en 1794.

Léo 21 février 2010, librairie.critic.over-blog.fr.

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Bordage - Frère Ewen - Mauvais Genres
Posté 12 mars 2010 -
La fraternité du Panca, un space-opéra en cinq actes dont le troisième vient de paraître ne déroge pas à la règle du maître. Belle fluidité du récit, personnages attachants, dimension épique de l'histoire, péripéties nombreuses. Il n'y a pas de temps mort et on se régale à la lecture de ce premier tome. L'obscure menace qui plane sur l'univers n'est pas dévoilée par l'auteur, mais cela ne nuit en rien à l'intérêt du lecteur qui se passionne suffisamment pour les histoires contées au départ en parallèles d'Ewen et Oléo. Généreux et sensibles, ces deux héros de roman sont avant tout deux grands amoureux, l'un heureux, l'autre moins, ce qui ne saurait que ravir la lectrice affamée de romantisme (que je suis) aussi bien que le lecteur assoiffé d'aventure (là, c'est moi aussi). Enfin bref, un grand plaisir de lecture qui se confirme avec le deuxième tome, Soeur Ynolde.
Marion Godefroid-Richert, mgrb.org, 17 février 2010
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Bordage - Frère Kalkin - lelitteraire.com
Posté 29 mars 2010 -

La Fraternité du Panca, une organisation secrète, entreprend de reconstituer la chaîne quinte car les espèces vivantes de la galaxie sont en danger d’éradication. Chaque frère, désigné par la Fraternité, doit transmettre, au suivant, son âmna, son implant mémoire. Le cinquième maillon devient alors une créature invincible capable d’affronter tous les périls. (...)

Pierre Bordage, avec La Fraternité du Panca, nous fait partager sa vision de l’expansion humaine, la diversité qui peut en résulter tant dans les structures sociales et politiques que dans le développement des populations, de leur mode de vie. Il privilégie cependant l’action au profit d’une intrigue ciselée, aux multiples ramifications prenant en compte les concepts fondamentaux du genre. À travers ses romans, il approche de façon pertinente la dimension du temps. Il s’attache à montrer la durée des voyages pour franchir les fabuleuses distances entre les planètes, les étoiles et autres astéroïdes où l’humanité a cru bon d’essaimer. (...) Il revient sur un de ses sujets préférés, l’étude des mythes, leurs fondements et leur fonction pour structurer des communautés humaines. Il fait dire à l’un de ses personnages : "On ne peut pas comprendre l’espèce si on ne s’intéresse pas à ses mythes. Il distille également, dans le cours de l’action, des notions morales, les grandes idées sur lesquelles s’appuient des religions. Pour animer son histoire, il construit des personnages d’une grande variété, apportant un soin presque maniaque à élaborer leur profil psychologique, leur caractère et leur apparence physique. (...) L’auteur s’amuse avec la linguistique, créant les mots qui qualifient parfaitement une situation ou un individu. (...)

Le space opera est quelque peu passé de mode chez les auteurs de SF. Il faut donc une certaine audace pour oser proposer un roman relevant du genre et encore plus de « culot » pour une série en cinq volumes de quelque 450 à 500 pages chacun. (Idem pour l’éditeur) Cela nécessite une solide imagination, une puissance créatrice peu commune et une capacité à renouveler ses situations et ses personnages. Ses capacités de conteur, son inventivité sans limites, permettent à Pierre Bordage de s’affranchir de toutes les contraintes pour donner le meilleur de ses histoires. Une fois encore, tel un Midas moderne, il transforme les sujets qu’il aborde en joyaux littéraires.

Serge Perraud, 25 Mars 2010, lelitteraire.com

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Bordage - Frère Kalkin - Science Fiction magazine
Posté 07 mai 2010 -

Difficile de faire une critique d'un livre de Bordage sans de suite réviser un genre entier. De l'homme, on retient un être profondément humaniste et généreux, un ami avec lequel on ne fait pas que converser mais échanger des choses essentielles également. De l'auteur, on retient une singularité narrative qui est de jouer dans le registre populaire  avec une insouciance infantile et pourtant communicative, tout en innovant dans un registre plus sérieux de la SF au moyen d'un romanesque mobilisé par un important travail linguistique faisant la part belle aux dialogues, mais à ces dialogues où apparemment tout se dit, où c'est l'homme et la femme qui toujours sont au centre de ce monde.

Le monde de Panca pourrait être comparable en littérature à ce que peut être à l'heure actuelle un film comme Avatar, une expérience linguistique et métapsychique unique, délitée par un verbe puisé au coeur de la tendresse humaine. La femme dans l'oeuvre de Bordage semble être parvenue à un niveau similaire à l'homme, elle n'est plus cette femme biblique "venue de" mais cette Eve nouvelle, comme on dit souvent, cette femme qui émerge et fait des choix, quitte à aller au bout des choses, et capable d'apporter sens là où jadis elle ne faisait qu'illustrer, que représenter des modèles courants et stéréotypés.

On ne sait si la musique hindoue a quelque chose à voir avec ces harmoniques qu'on devine à peine dans cette oeuvre, tellement le verbe ressort d'une musicalité qui elle-même ressort quelque chose de bien plus subtile. La seule chose dont on peut être certain c'est qu'en racontant une mystique de laquelle la femme est partie prenante et intégrante, Bordage lui confère une autre dimension, tout comme à cette mystérieuse fraternité du Panca.

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Bordage - L'enjomineur 1794 - Blog de la librairie Critic
Posté 02 juin 2010 -

L'enjomineur fait partie de ces bouquins où le mot "fin", presque cruel, vous laisse un peu orphelin, abandonné par les héros que vous avez suivi tout au long de ces pages. Autant le dire tout de suite, ce troisième volume tient toutes ses promesses, c'est même le meilleur de la série, alliant combat, intrigue et amour dans une atmosphère hautement tragique: celle de la guerre civile. Et ce n'est rien de dire que Pierre Bordage insiste sur les affres et les horreurs qui submèrgent cette France révolutionnaire déchirée, manipulée dans l'ombre par une orgnaisation millénaire. En créant la secte de Mithra, P. Bordage s'approprie en quelques sortes le cours des évènements, diabolisant les dérives révolutionnaires et les rendant indéfendables en tant qu'action insidieuse de l'esprit du mal. C'est un choix de l'auteur, aussi faut-il, davantage que dans le premier tome par exemple, considérer définitivement cet ouvrage comme une fiction et non plus comme un roman historique teinté de fantasy. Car même si la plupart des faits relatés ont eus lieu, l'occultation d'une partie de l'argumentaire révolutionnaire (remplacé par la logique de la secte de Mithra) fait que la lecture des évènements comme des personnages (90% des révolutionnaires sont alcoolos) est -volontairement au demeurant- biaisée. Ceci étant dit, j'en profite pour évoquer un des rares bémols de cet ouvrage, à savoir certains paragraphes où l'auteur développe un argumentaire fustigeant les incohérences du discours révolutionnaire, qui peuvent être utiles pour les personnes qui ne connaissent pas du tout la période et qui ont envie d'être "guidées", m'ont paru plutôt lourds, d'autant qu'ils synthétisent parfois des éléments distillés subtilement au cours des pages précédentes (ce reproche est aussi valable pour les paragraphes parfois répétitifs qui expliqent la pensée de la sorcière africaine).

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Bordage - L'enjomineur 1792 - Naolou.Canalblog
Posté 30 août 2010 -

Je découvre l'oeuvre et la plume de Pierre Bordage avec ce premier tome de L'enjomineur, et je dois dire que je suis bluffée !

Dans cette grande fresque historique, l'histoire française se mélange aux histoires individuelles de personnages captivants, le tout saupoudré d'un peu (trop peu ?) de féerie, par le biais de légendes vendéennes et de magie vaudou.

On devine que ces éléments interviendront beaucoup plus franchement dans les tomes à venir, et c'est tant mieux. Du côté de la grande Histoire, on assiste à la première phase de la Terreur, avec notamment la scène marquante de la prise des Tuileries.

Je ne suis pas fan des romans historiques, mais là, j'avoue que j'ai été captivée par le récit de Pierre Bordage. On sent qu'il s'est énormément documenté (ce qu'il confirme, d'ailleurs, dans la postface). Il retranscrit avec brio cette période sombre (même si elle est censée apporter les Lumières) de l'histoire de France. Sensualité, terreur, passion et violence transpirent de ses lignes. Les sentiments humains y sont exacerbés : l'amour, la haine, l'ambition, le désir, le désespoir...

On sort de cette lecture un peu chamboulé.Le tout donne un récit intelligent, profondément humaniste, nourrit de légendes.

Des dialogues en patois vendéen viennent ajouter de la couleur au texte.Pour résumer tout ça, même si la féerie est encore un peu trop discrète à mon goût dans ce premier tome, L'enjomineur, 1792 m'a beaucoup plu. D'ailleurs, je me plonge immédiatement dans la suite !

 naolou 

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Bordage - Dernières nouvelles de la Terre - La liberté
Posté 08 septembre 2010 -

Quand de 2297 un hologramme rend visite, de nos jours, à Pierre Bordage pour lui signifier tout l’intérêt de ses textes de science-fiction, l’auteur en profite pour citer ses sources et répéter son plaidoyer pro domo en faveur de ce genre littéraire encore souvent considéré avec mépris. C’est la première nouvelle du recueil Dernières nouvelles de la terre…, qui est en fait une collection de textes courts parus pour la plupart dans de précédentes anthologies. Les mythes antiques, Homère, mais surtout les textes sacrés et les grandes épopées mystiques habitent les textes de Bordage. Comme une tentation d’y voir le terreau de la science-fiction. Et, comme si souvent dans cette littérature, on ne baigne pas dans l’euphorie…

Chez Bordage, l’individu semble enfermé dans une prison spatio-temporelle. Enfermé par ses désirs, sa raison, ses croyances, peinant à se libérer. Et c’est toute l’expression de ce fantasme de dématérialisation – voyager dans le temps notamment – que travaillent ses textes. Avec quelques belles réussites comme la visite à Jules Verne enfant.

 

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Bordage – Dernières nouvelles de la terre - Le courrier français N°3442.
Posté 15 septembre 2010 -

Pierre Bordage n’est certes pas un nouveau venu ! Auteur d’une trentaine d’ouvrages, le plus souvent de gros romans, il a accumulé les prix littéraires dans le domaine de la science–fiction avec des œuvres comme le cycle des Guerriers du silence ou celui de L’enjomineur.

L’auteur de nouvelles, d’inspiration diverses, est évidemment moins connu. Voilà donc une excellente occasion, et une bonne aubaine, pour mieux découvrir une collection de ces textes brefs et saisissants, tantôt noirs, tantôts tendres, qui ont en commun une vision de l’homme pas toujours réjouissante, mais sont tout de même porteuses d’espoir.

Les quinze textes qui composent ces Dernières nouvelles de la Terre nous démontrent finalement la nécessité de réagir face à l’endoctrinement, au mensonge, en bref à la dégradation de l’espèce humaine, mise en danger par ses propres agissements.

Un recueil brillant et enthousiasmant.

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Bordage – Dernières nouvelles de la Terre – Encres de Loire
Posté 27 septembre 2010 -

Rares sont les écrivains, dans l’univers complexe des littératures de l’imaginaire, à réunir un riche et véritable lectorat personnel, où s’amenuisent les barrières sociales et culturelles des êtres qui le composent. Pierre Bordage réussit brillamment ce tour de force.

Par son écriture limpide, la fluidité de son style et ses récits toujours teintés de valeurs humanistes qu’il assume et défend avec ferveur, il a su acquérir, au fil des années, un public fidèle. Qui le considère d’ailleurs comme l’une des figures incontournables du paysage littéraire français, bien au-delà des cercles respectifs d’amateurs de science-fiction et de roman noir.

Cet infatigable passeur d’histoires a publié une trentaine de romans (primés à de nombreuses reprises) et une dizaine de courts textes.C’est par un nouveau recueil de nouvelles (après le remarqué Nouvelle vieTM) que les éditions nantaises L’Atalante mettent une fois encore le travail de Bordage en lumière, en publiant Dernières nouvelles de la Terre : quinze récits multiples, bigarrés et ciselés, écrits depuis 1994, pour les adolescents et les adultes, au gré des sollicitations littéraires : festivals, anthologies, journaux…

Fort, brut et dérangeant, à l’image des nouvelles La voix du matin, En chair ou encore la nouvelle éponyme qui le clôt, cet opus souligne des thèmes chers à Pierre Bordage (quête des origines, perte de la civilisation, initiations variées, condition de la femme, héroïsme…).Il s’offre même le luxe d’une rencontre avec un Jules Verne… inattendu !

Un livre à faire circuler autour de soi.

Virginie Guiraud

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Bordage – Dernières nouvelles de la Terre – Le Litteraire
Posté 08 octobre 2010 -

Chacun peut préférer telle ou telle histoire en fonction de sa sensibilité, des centres d’intérêts sur lesquels il bâtit sa vie. On peut souligner, cependant, trois textes qui méritent une attention particulière. D’abord Sources par son humour et par l’autodérision dont fait preuve l’auteur. Puis une mention pour De ma prison, un maelstrom d’idées qui dresse un état de la pensée actuelle sur l’attitude humaine et La nuit des trois veilleurs, ou la déroute de l’intégrisme face à l’humanisme.

L’un de ces textes, plus facilement accessible que le support où il est paru, comporte une remarque significative. Alors, qu’au vu de l’œuvre de Pierre Bordage, on pourrait penser qu’il possède le don de l’écriture aisé, coulant naturellement de son clavier, on trouve : … « ces quelques moments d’euphorie épuisés, la dure réalité de l’écriture m’a rattrapé ». Dernières nouvelles de la Terre présente un florilège de textes remarquables, par un des rares romanciers d’aujourd’hui à exceller aussi bien dans la rédaction de nouvelles que de fresques et d’autres épopées inventives.

Serge Perraud 

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Bordage - Wang - Critic Blog
Posté 02 mars 2010 -

Chroniquer Wang, c’est me replonger dans mon adolescence (sic !), dans l’odeur de la bibliothèque de ma ville, les reliures usées, les couleurs fatiguées, les tomes manquants, les cartes de toute la famille dans ma poche pour pouvoir emprunter plus de livres…Mais je m’égare. Wang, c’est mon premier roman de SF, ma première grosse claque littéraire. Autant l’annoncer tout de suite : ce roman est à mes yeux une merveille du genre. Fabuleux récit d’aventure où les héros sont sans cesse malmenés, séparés, mutilés, Wang est aussi une plongée dans ce que l’Humain peut faire, ou fera, de plus horrible. Wang est un livre assez peu conventionnel, où le héros semble entrainé par son destin, ne contrôlant pas la moitié de ce qui lui arrive, et c’est ce qui en fait un personnage profond et attachant, sans tomber dans le basique « Oh-là-là-il-est-trop-fort-et-en-plus-il-est-trop-beau !». Les différents protagonistes du livre sont consistants, les clichés manichéens sont évités, tout en gardant la trame du conflit Occident/Reste du Monde. L’univers est relativement futuriste, mais en fait assez proche du notre, avec quelques merveilles technologiques en plus (télévision sensorielle, REM, etc.), ce qui rend l’immersion facile, rapide. L’inévitable histoire de cœur n’empêche absolument pas le récit de se développer, de prendre de l’ampleur, le renforçant même, tout en évitant l’habituel cul-cul où le héros sauve le monde et récupère la fille. Alors évidemment, c’est sombre, cru, assez violent, mais jamais déplacé, l’auteur ne tombe pas dans le « too much », évite les écueils des récits de bataille interminables, des actes héroïques en veux-tu en voilà, et autres niaiseries littéraires. Vous me trouverez surement trop enthousiaste, mais il est plaisant de trouver un livre aussi juste, aussi prenant dans un genre où l’on trouve d’excellents ouvrages, mais aussi des livres clichés, où l’univers futuriste est soi hyper contrôlé, à la 1984 (loin de moi l’idée de critiquer ce chef d’œuvre évidemment, plutôt les pâles copies que l’on retrouve un peu partout), soi dans une autre galaxie où les Hommes découvrent les ruines d’une ancienne civilisation beaucoup plus puissante, mystérieusement éteinte, et qui revient évidemment se venger des affronts faits à sa technologie.

9/10 Un livre que je recommande chaudement pour les amateurs de SF, les amateurs de Bordage, les jeunes qui le trouveront dans leur bibliothèque ou dans leur librairie, les adultes, les femmes enceintes, les personnes âgées, les nourrissons, ou tout simplement pour tous les lecteurs.

Etienne, 15 février 2009, librairie.critic.over-blog.fr.

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Bordage - Dernières nouvelles de la Terre - Ifisdead
Posté 15 octobre 2010 -

Nous avons ici affaire à des nouvelles de Science-Fiction. Le ton est pessimiste, limite flippant avec un soupçon de désespoir, un sentiment qui s’empare de nous devant tant de désolation. L’homme ne s’est jamais réellement préoccupé de son monde, on pousse le sujet dans cette direction jusqu’au bout ici. La désertion de la Terre, ceux qui restent et qui ont joué à Dieu pour survivre, l’homme qui s’enferme lui même, voilà à quoi nous somme confronté dans ce livre.

Le style est ici fluide, agréable à lire si l’on excepte l’une des nouvelles que j’ai trouvé particulièrement indigeste. L’auteur maîtrise les nouvelles et aucune ne m’a donné l’impression d’un soufflé qui se dégonfle sur la fin, ce qui est une belle performance au vu du nombre assez élevés de textes de ce recueil.

Illman

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Bordage – Dernières nouvelles de la Terre – Air le Mag
Posté 15 octobre 2010 -

L'humanité est en pleine déchéance.

Dans les livres de Pierre Bordage, les hommes sont bien souvent dégénérés, pathétiques, méprisables. Dernières Nouvelles de la Terre… n'échappe pas à la règle et propose une douzaine de beaux textes sombres, dont les thèmes sont chers à l'auteur : l'enfantement, la vengeance, la navigation, l'extinction…

Bordage nous met mal à l'aise, mais sait distiller ses touches d'espoir comme autant de phares dans l'obscurité. C'est bien la condition humaine que l'auteur explore dans ce recueil de nouvelles à l'occasion duquel il nous livre un texte totalement inédit. 

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Bordage – Dernieres nouvelles de la Terre – Over-Booked
Posté 19 octobre 2010 -

Dernières nouvelles de la Terre est un recueil de nouvelles de Pierre Bordage publié par L’Atalante. Ces nouvelles se passent pour la plupart dans le futur, plus ou moins proche selon les nouvelles.

Je ne vais pas parler de chacune des nouvelles, d’une part parce que je ne verrais pas quoi dire, les textes étant plutôt courts, mais également et surtout parce que les nouvelles forment un ensemble qui n’a d’intérêt que soudé. Car si je n’ai pas eu de coup de coeur pour chacune des nouvelles (on peut même dire que certaines ne m’ont fait ni chaud ni froid), on peut dire que j’ai apprécié l’ensemble qu’elles formaient. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’on y voit un peu de tout. Ça tend vers le pessimisme, bien sûr, tout en n’allant pas trop loin ce de côté là, mais les nouvelles ont pour mérite de soit complètement changer de sujet, soit exploiter différentes possibilités quand au futur.

[…] Le style de Bordage est joli en tout cas, fin, délicat, il va droit au but. On ne retrouve pas cette virtuosité que j’aime chez certains auteurs, mais il est agréable. Ce n’est pas un style très descriptif, mais il est très émotif et réaliste au niveau des dialogues.Donc, je vous conseille ce recueil si vous souhaitez passer un bon moment, les nouvelles sont plutôt agréables, et on prend du plaisir à les lire car même si elles sont pessimistes, ce sont quand même de belles histoires.

Julien.

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Bordage - Dernières nouvelles de la Terre - ActuSf
Posté 19 octobre 2010 -

Dernières nouvelles de la Terre est le second recueil de nouvelles de Pierre Bordage, plus adepte du marathon que du sprint en écriture. Si plusieurs de ses romans sont devenus des classiques de la SF française, ses nouvelles n’ont pas la notoriété des Guerriers du Silence, de Wang, de L’Enjomineur, œuvres puissantes et inspirées, où l’auteur déroule des univers aussi variés que passionnants sur plus de cinq cents pages par tome.

Ecrites ces dernières années, au détour d’une anthologie (Les archives du futur, 10 façons d’assassiner notre planète, Complots capitaux, Utopiales 2009, etc.), les nouvelles des deux recueils s’inscrivent temporellement dans une certaine continuité thématique et une certaine unité de ton. Nouvelle vieTM abordait déjà les thèmes du clonage, du patrimoine génétique, de la dérive de la nature humaine ou des puissants qui nous gouvernent.

Dans un style toujours limpide, imagé, parfois un peu lisse à force d’être policée, l’auteur des Fables de l’Humpur est un conteur patenté ; il déroule ses récits avec un naturel consommé, en parfaite osmose avec ses personnages, toujours en quête de liberté et de dépassement. La nouvelle est un exercice un peu différent. Elle a ses exigences particulières et ne laisse pas à l’auteur la possibilité de sonder les profondeurs psychologiques de son personnage, de le confronter aux autres et à une succession d’événements catalyseurs. Elle permet des jeux de style, des audaces narratives, elle met en exergue l’inventivité technique ou scénaristique de l’auteur SF, elle privilégie la surprise et la chute du récit, plus que la force du propos. Pierre Bordage s’en tire avec élégance, intelligence et professionnalisme, il nous livre un bon recueil de SF, agréable à lire et dans l’air du temps, mais il ne profite pas du genre pour explorer de nouvelles voies et proposer, à travers ses personnages, des voix originales. L’introduction en forme de nouvelle, (Sources) et d’interview par une lectrice du futur était pourtant une façon amusante et prometteuse de présenter les préférences et les références de l’auteur. 

Marc Alotton

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Bordage - Dernières nouvelles de la Terre - Le Blog de Viinz
Posté 21 octobre 2010 -

Ce recueil, Dernières nouvelles de la Terre, est donc une somme de nouvelles rédigées au gré de ses réflexions et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ici ce n’est guère optimiste. Dans ses romans, même s’il montre souvent les facettes les plus noires et dégueulasses de l’âme humaine, Pierre Bordage reste un éternel optimiste, faisant triompher bon gré mal gré le bien sur le mal, sacrifices et remises en questions inclus. Ici, l’ambiance est toute autre, depuis la toute première nouvelle jusqu’à la dernière, celle écrite justement pour le recueil.

L’humanité, que ce soit celle de l’auteur qui est visité par une historienne du futur, ou bien celle d’une société épurée et limitée à un nombre fixe d’individus, sans oublier ces “dernières nouvelles de la Terre”, n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle est déchue, elle a beau avoir progressé technologiquement, avoir dépassé les limites de la matière, celles de la génétique, elle est infâme et notre Terre ne vaut plus grand chose.

Et autant on pouvait trouver dans les romans une lueur d’espoir, autant ici Pierre Bordage ne cherche pas à nous ménager en entrouvrant une petite fenêtre positive sur l’avenir. C’est noir, à la limite dépressif et ça se lit avec d’autant plus de plaisir que l’on n’attend pas le fameux retournement de situation qui va sauver le principal protagoniste de sa déchéance.

Bref : un splendide recueil de nouvelles qui laisse entrevoir la part sombre de Bordage et qui nous prouve une fois de plus qu’il est à l’aise dans tous les domaines, y compris dans celui, difficile, de la nouvelle.

Viinz. 

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Bordage – Dernières nouvelles de la Terre – L'Écran Fantastique
Posté 27 octobre 2010 -

Dernières nouvelles de la Terre… regroupe quinze nouvelles de Pierre Bordage, dont deux inédites, et représentant une demi-douzaine d’années d’écriture courte. Même si on y trouve un polar et quelques Fantasy, la plupart des textes peuvent être lus comme une mini-histoire du futur : robotique envahissante, retour d’un voyageur spatial sur une planète transformée, souvenir de la planète-mère qui se perd, plus un très beau texte peu politiquement correct sur une corrida clandestine. Certes, l’auteur donne le meilleur de lui-même dans le long, mais ces récits sont bien agréables à lire.

Jean-Pierre Andrevon. 

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Bordage - L'enjomineur 1792 - Fantasy index
Posté 22 novembre 2010 -

Un environnement propice au développement d’individus adeptes de l’extrémisme, tel ce Père des Pères, un mystérieux grand prêtre de Mithra dont le but est de répandre le Mal sur la Terre, et qui pourrait bien être, si ce n’est à l’origine, du moins en grande partie responsable du torrent d’exactions qui gangrènent le vente de Paris devenu un véritable Enfer où misère, trahisons, complots et exécutions sommaires sont devenus monnaie courante.

Tentant d’échapper aux dénonciations arbitraires et à toutes sortes de périls n’épargnant aucun camp, royaliste ou révolutionnaire, d’autres personnages aux trajectoires compliquées accompagnent celles de Cornuaud et d’Emile, s’intégrant remarquablement au sein d’une intrigue fertile en rebondissement et servie par l’incomparable talent de conteur de Pierre Bordage qui signe ici un second opus très réussi de cette série mêlant avec bonheur la Fantasy au roman historique.

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Bordage - Dernières nouvelles de la Terre – Chroniques de l'Imaginaire
Posté 28 octobre 2010 -

Une vision assez sombre en définitive, que nous livre Pierre Bordage avec ces petits bijoux de science-fiction. Chacun d’entre eux nous entraîne dans les méandres des possibles, et nous laisse un arrière-goût doux-amer de « et si ça arrivait ? » absolument jouissif.

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Bordage - Dernières nouvelles de la Terre - Critic Blog
Posté 29 novembre 2010 -

Dernières Nouvelles de la Terre donne le sentiment que l’auteur a fait une pause pour flâner au gré de l’inspiration et c’est aussi ce que l’ouvrage permet ; de faire une pause très agréable entre deux lectures plus « ambitieuses ». On y découvre des textes TRES bien écrits, fluides,  souvent construits autour d’un fil rouge qui pose des conclusions bien comme il faut ; rien à redire… ou presque.

[…]

Les amateurs de Pierre Bordage ne le reconnaîtront pas spontanément à ses idées, ce recueil ayant peut-être vocation à exposer celles qui ne permettent pas un roman ou que d’autres ont déjà plus et/ou mieux développées. On retrouve là cependant des thèmes chers à l’auteur, sa qualité d’écriture indéniable et une construction des récits claire et efficace comme à son habitude malgré quelques ficelles parfois un peu maladroites. Le livre est un vrai moment de plaisir pour qui découvre l’auteur et, sans prétendre à être une œuvre majeure, un ouvrage indispensable pour le fan que je suis plus encore si possible après la lecture de Son Nom est Personne, En Chair et Mauvaise Nouvelle.

Christophe

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Bordage - Dernières nouvelles de la Terre - Phosphore
Posté 14 décembre 2010 -

Elles ne débordent pas d’optimisme, ces quinze « nouvelles de la Terre », mais elles réveillent… Car, entre les lignes, pointe l’espoir. Celui d’arpenter le chemin d’un monde enfin sans guerre, de retrouver le désir d’enfanter, de fuir une existence sans âme. L’intelligence, l’humanisme et le talent de conteur de Pierre Bordage font merveille dans ce recueil d’une très grande variété d’inspiration.

Denis Guiot.

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Bordage - Les guerriers du silence - Le Cafard Cosmique
Posté 27 décembre 2010 -

Lire Les Guerriers du Silence, c’est retomber en enfance : décors exotiques, personnages haut-en-couleur, rebondissements inattendus, monstres et sorciers, vilains extra-terrestres aux yeux globuleux...c’est du Space-opera, du flambant, du pétillant, avec des tonnes de personnages, de palais, et de légendes.

Mr. C

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Bordage - La Citadelle Hyponéros - Critique Libres
Posté 27 décembre 2010 -

Voilà qui conclue en beauté ce cycle des "Guerriers du Silence". Une fin très positive qui nous incite à comprendre que la seule chose qui vaille la peine en ce monde, ce qui en maintient la cohésion et la cohérence, c'est l'amour. Cette philosophie ne nous est pas imposée avec emphase mais s'inscrit naturellement dans le déroulé de l'histoire.

Encore une fois, Pierre Bordage maîtrise l'intrigue et nous tient en haleine. Bien malin qui peut deviner ce qu'il va advenir au chapitre suivant. Bien sûr on se doute que le mal sera vaincu mais les tours et détours qui mènent à cette conclusion sont si originaux et inattendus qu'ils font de cette série un opus majeur de la science-fiction contemporaine.

A lire impérativement !!

Jeudi Noir - 23 juillet 2008

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Bordage - Frère Kalkin, La Fraternité du Panca III- Le blog de Henri Bademoude
Posté 16 février 2011 -

[...] Bordage est un raconteur d’histoires comme il y en a peu chez les Grenouilles, et - chance sur nous, lecteurs - il utilise son talent pour faire du space opera. Il nous invente des planètes avec leurs paysages zarbis, leurs climats, leurs faunes et leurs flores de l’au-delà. Comme de juste l’humanité prédatrice ne comprend rien aux non-humains, mais certains individus restent ouverts à ce possible.

On retrouve bien sûr le message cher à l’auteur sur l’inexplicable par la Science ou la rationalité qui a autant, voire plus, d’importance que ce que l’on appréhende par les équations et les formules chimiques.

Bref c’est de la belle ouvrage très plaisante à lire, même si on ne sait toujours rien de la fraternité du Panca ni de la terrible menace qui pèse sur la galaxie après plus de 1300 pages.

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Bordage - Frère Kalkin - if is Dead
Posté 23 mars 2011 -

Frère Kalkin est peut être bien le meilleur tome de La Fraternité du Panca publié à ce jour, et laisse rêveur quant à la qualité de la suite de la série. L’auteur réussit l’exploit de signer une aventure encore plus prenante que celles de Frère Ewen et Soeur Ynolde, ce qui n’était pas franchement gagné.

La plume de Pierre Bordage est toujours aussi agréable à lire, simple à comprendre, et ce même lors de phases d’actions ou de rebondissement. Le choix du déroulement des évènements est vraiment d’un très haut niveau, un des meilleures de ce que j’ai pu lire de la production actuelle. [...]Si les personnages sont assez typiques, on ne tombe jamais dans la caricature ni dans le stéréotype. J’ai vraiment adoré les suivre.

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Bordage - Dernières nouvelles de la terre - Presse Océan
Posté 04 avril 2011 -

N'est-il pas trop tard pour revoir les siens après trente ans de vie extraterrestre, pour dire non à la guerre et à l'endoctrinement ? Dans les mondes où nous projette l'écrivain nantais Pierre Bordage, la dégradation de l'espèce humaine a atteint son apogée. Dernières nouvelles de la terre (aux éditions de l'Atalante), c'est le nouvel opus de cet éditeur. Un recueil à mettre entre toutes les mains.

 

Presse Océan - 09.03.2011

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Bordage - Dernières nouvelles de la terre - Culture Hebdo
Posté 05 avril 2011 -
D’écologie et d’anticipation

Pierre Bordage aime la fiction. Il a été un précurseur en France du genre fantasy qu’il affectionne. L’auteur a une belle fiche littéraire avec une trentaine de romans à son actif. Il nous arrive avec un recueil de nouvelles qui est habile mélange d’histoires de fiction, de spiritualité, d’écologie. On voit qu’il est préoccupé par les grands enjeux planétaires. Nous avons particulièrement apprécié la nouvelle intitulée De ma prison. Dès les premières lignes le ton est donné. Première évidence pour le lecteur, l’homme a de la culture et de l’humour. Il faudrait passer en revue chaque nouvelle pour vous en faire apprécier la teneur. Savez-vous quoi ? Le mieux à faire c’est de plonger sans crainte, le gars a tout un talent.

Daniel Rolland - Culture Hebdo

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Bordage - Frère Kalkin t.3 - Les chroniques de l'imaginaire
Posté 06 avril 2011 -
Enfin, voici le troisième volume très attendu des aventures de la Fraternité du Panca, avec son lot de nouveaux personnages, ses longs voyages spatiaux et son suspens toujours haletant. Ici, l'originalité vient du fait que l'histoire se concentre très peu sur Frère Kalkin au final pour faire la part belle à plusieurs autres protagonistes tels que JiLi.

On retrouve avec joie un nouvel épisode de la "pentalogie" de Bordage dont les qualités ne sont plus à mettre en doute, ni à démontrer. Dans l'impatience de découvrir la suite des événements, on pourrait passer à côté des splendides descriptions de paysages divers tels que désert ou massif montagneux ; pourtant il ne faut pas se tromper, tout est de très haute volée même si parfois certains passages manquent un peu de rythme.

On découvre avec un plaisir non dissimulé les aventures nées sous la plume de ce conteur hors pair qui sait créer des histoires originales pleines de suspens. Ce roman fait la part belle aux figures féminines qu'il s'agisse de JiLi ou de Klarel évidemment ; cependant il ne faudrait pas oublier Elvina la Jargariote qui joue un rôle prépondérant dans cet épisode, ainsi que Maginn dont l'influence s'avère décisive. Ces femmes sont toutes admirables dans leur genre et attachantes malgré leurs différences. Pierre Bordage montre ici tout le talent qu'il possède pour créer des personnages dont la seule évocation donne envie de suivre les pérégrinations.

La lecture reste, malgré tout, la seule réponse pour comprendre la portée et la teneur de cette oeuvre magistrale.

 

Sig - Les chroniques de l'Imaginaire

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Bordage - Dernières nouvelles de la terre - Galaxies
Posté 19 avril 2011 -

Passé maître dans l'art du long roman, le marathonien Pierre Bordage sait aussi ciseler des nouvelles sur courtes distances comme le prouvent ces Dernières nouvelles de la Terre...

À la lecture, une évidence s'impose : la noirceur de l'ensemble. Ces récits sombres, glauques, pessimistes, montrent, chacun à leur manière, des avenirs sombres qui déchantent. À l'image de ce terrible monde anti-utopique d'Une plage en Normandie, au fond pas si éloigné du nôtre, dans lequel la peur fait commettre d'insoutenables horreurs.

Oh ! Bien sur, à l'exception de deux d'entre elles (Une plage en Normandie et celle qui donne son titre au recueil) ce ne sont pas des nouvelles inédites. Mais ce florilège, un peu comme le ferait une vitrine d'orfèvre caché dans une impasse, donne à voir quelques bijoux d'obsidienne. Certains de bonne facture, comme On va marcher sur la Lune, dans lequel les techniques de manipulation pèsent de tout leur poids ou La nuit des trois veilleurs, qui place le pouvoir de l'esprit au-dessus de la force militaire et conquérante. On encore Le chant de l'esgasse, récit de fantasy pirate assez haletant, expédition meurtrière d'un capitaine mystérieux et de son équipage à la recherche de l'immortalité. D'autres ténébreuses parures sont de purs joyaux. Mauvaise nouvelle est un récit policier absolument superbe et terrifiant qui décrit la jouissance de la vengeance dans toute sa sublime cruauté. On en tremble encore. Fort 53 revisite la légende du Graal sous une forme aussi futuriste qu'atroce.

Regarder en face la condition humaine, ce que fait en réalité Pierre Bordage à travers ses récits, ce peut être réellement effroyable. Mais pas sans beauté, comme le sont les perles noires...

Jean-François Thomas - Galaxies

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Bordage - Frère Ewen - rsfblog
Posté 27 avril 2011 -

Ewen vit heureux sur Boréal, 3ème planète du système d’Ispharam, avec sa femme Ezalde enceinte d’un fils et de sa fille Ynolde. Il porte un lourd secret qu’il n’a jamais partagé avec sa femme. Ewen fait partie de la fraternité Pancatvique. Il a été formé pendant cinq année par frère Ebenzer qui lui a remis son arme, un disque métallique qui crache des cercles de feux, le Cakra, et l’implant fiché à la base de son crane qui recueille son âmna (principe vital). Le Panca, une organisation secrète existe depuis des siècles, a pour but le bien-être et la protection de l’humanité. Ses membres sont répartis à travers la voie lactée. Ils ne communiquent pas entre eux mais reçoivent des ordres de l’organisation grâce à leur implant, une communication instantanée à travers la galaxie que seul le Panca maîtrise. Frère Ewen entend pour la première fois cette voix qui lui ordonne de se rendre sur Phaïstos pour constituer une chaîne quinte. L’humanité court un grave danger que seule la fraternité du Panca peut éviter. Même si, pour frère Ewen, cela signifie le sacrifice ultime.
Frère Ewen doit d’abord se rendre sur la lune de Hyem, cinquième planète du système d’Ispharam, un premier voyage long d’au moins trois ans. De cette lune il peut prendre un des grands vaisseaux interstellaires à destination de Phaïstos, un voyage de 80 à cent ans. Il arrivera vieux ou probablement mort à destination.
Sur Phaïstos il doit remettre son implant vital au quatrième frère de la chaîne quinte. Seule la réunion de cinq implants en un seul frère peut sauver l’Humanité. Ewen est déchiré à l’idée de d’abandonner sa femme sur le point d’accoucher et sa fille. Mais il a juré obéissance au Panca.
Pendant se temps sur la planète Amble la famille d’Olméo, jeune garçon de douze ans, est chassée de leur communauté. Sa mère a été surprise dans les bras d’Alfo, son amant. Olméo bénit sa mère d’avoir fauté : grâce à elle, il peut découvrir le monde, faire un voyage extraordinaire à travers la planète. Son périple commence par un voyage en train vers Al Kraël capitale du deuxième continent d’Amble et la rencontre avec Sayi, une mystérieuse jeune fille aussi sage que belle.
De Al Kraël il prend un vaisseau spatial en direction de Hyem et de sa lune, astroport où il embarque à bord d’un grand vaisseau interstellaire pour une aventure qu’il n’imaginait pas.
Son chemin va croiser Frère Ewen. Ensemble ils braveront des dangers et combattront les nombreux ennemis du Panca qui se cachent parfois derrière des êtres à l’apparence innocente.

Pierre Bordage nous offre ici un space opera d’une rare qualité où ses talents de conteur nous entrainent dans un voyage à travers le temps et l’espace. Il n’y a pas de batailles spatiales, mais une quête, des quêtes. Celle d’un homme qui sacrifie tout pour l’humanité, déchiré entre son devoir et le souvenir de sa famille abandonnée. Celle d’un petit garçon qui va s’en doute devoir grandir trop vite, faire des choix qui l’engageront dans une vie aventureuse, faite d’amour, de bonheur et de sacrifices.
Les destins de Frère Ewen et d’Olméo sont racontés en alternance (un chapitre pour Ewen, un chapitre pour Olméo).
Les deux histoires possèdent un style narratif différent : Olméo raconte son histoire à la première personne, l’histoire de frère Ewen nous est racontée. Chaque chapitre commence par un petit texte qui nous donne les clefs pour comprendre l’univers riche et complexe imaginé par Pierre Bordage. Que du bonheur ! J’ai les deux volumes suivants que je vais dévorer et je vais attendre les deux derniers avec impatience.

Monsieur Lhisbei - RSF blog

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Bordage - Frère Ewen - yozone
Posté 27 avril 2011 -

La claque ! Bravo Monsieur Bordage ! La France a la chance de disposer d’un Grand Maître de la SF. Beaucoup le savaient déjà : Pierre Bordage est un incontournable talent de notre microcosme. Mais, sale rouspéteur mécréant râleur que je suis, je n’en étais pas encore convaincu. C’est chose faite avec ce premier tome de La Fraternité du Panca (Frère Ewen, L’Atalante,novembre 2007, 446 pages).

 

Il s’agit d’un space opera grandiose à la gloire de l’humanité, et de ce qu’elle a de plus beau : les femmes.

 

Ewen, après une enfance difficile de mal aimé, devient un sale type avant de rencontrer son Maître et de devenir, après cinq ans de formation, un frère du Panca. Il reçoit son implant, par lequel il recevra ses instructions et où s’inscrira sa vie, et son chaka, une drôle d’arme symbiotique qui crache des cercles de feu inextinguible. Puis il va rencontrer la femme de sa vie et vivre avec elle dix années magnifiques. Il est soudain appelé par son implant et doit partir, et tout laisser, pour rejoindre le quatrième maillon de la chaîne quinte qui doit se reconstituer pour sauver toutes les espèces vivantes de la Galaxie. C’est à ce moment que débute le roman.

 

Une autre ligne narrative est constituée par le journal d’un jeune adolescent Olméo, issu d’une famille de paysans chassée de son village à cause de l’adultère de la mère. La religion, comme d’habitude, empêche de vivre... et déteste toutes les autres, même celles qui lui ressemblent. Olméo entreprend lui aussi un long voyage et va rencontrer l’amour, une jeune fille extraordinaire nommée Sayi, d’une autre peuplade et d’une autre religion (ils adorent un autre ange !).

 

Les deux voyageurs, Ewen et Olméo, vont se rencontrer peu avant d’entreprendre leur long périple de 80 ans vers leur planète de destination.

 

Je ne vous en dis pas plus. Il y a plein d’aventures, d’action, de surprises, de retournements de situation. Mais il y a surtout, en plus des descriptions de ces endroits magnifiques ou sordides des planètes et lunes visitées, une extrême humanité et une sensibilité formidable, une ode aux sentiments forts et à l’amour en particulier, amour perdu pour Ewen desespéré, amour naissant pour Olméo enthousiaste, curieux et rebelle. Une grande sensibilité sans un poil de sensiblerie. Remarquable, prenant, poétique, lyrique sans être gonflant, fluide, maîtrisé. Bon j’arrête, je vais vous faire vomir.

 

 

Dois-je encore vous rappeler qu’il ne s’agit pas là d’une énième resucée de choses déjà lues, ou de trucs dystopiques ou uchroniques où interviennent des personnages célèbres ? Non, c’est de l’invention, de la création, du jamais encore imaginé. Lisez ce Frère Ewen de Maître Bordage, c’est un délice.

Henri Bademoude - Yozone

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Bordage - Frère Ewen t.1 - yozone
Posté 27 avril 2011 -

Il en est des grands romans de SF comme de la vie. Leur capacité à nous émouvoir est souvent dans les petites choses. Les détails qui paraîssent insignifiants mais ne le sont pas.

On pourrait presque dire qu’avec ce Frère Ewen (L’Atalante, coll. La Dentelle du Cygne), premier volume de la tétralogie annoncée de La fraternité du Panca, Pierre Bordage a pris le juste parti de ne point trop en faire, de ne jamais tirer sur la corde des émotions inutiles.
Deux personnages centraux destinés à se rencontrer, deux destins en apparence brisés par la vie et les engagements qu’Ewen et Olméo ont un jour pris ou que l’existence leur a imposé : Ewen est membre d’une Fraternité religieuse secrête, Olméo est le cadet de la famille dans une organisation sociétale de petites communautés rigides et quasi autarciques. Mais point de désespoir ici, il ne s’agira jamais de se lamenter sur son sort. Ou si peu.
Si chemin de croix il y a, Ewen et Olméo le parcourent sous la pression des événements, mais aussi poussés par une voie morale évidente qui leur est propre. Ils ont leur libre arbitre et s’engagent en toute conscience sur une route qui, pour douloureuse qu’elle soit, est aussi celle de leur accomplissement personnel.

Modèle de space opera, doublé de plusieurs planet operas successifs qui s’agglomèrent les uns aux autres à l’image des couches sédimentaires en géologie, Pierre Bordage a créé avec grand talent une lente épopée en forme d’odyssée quasi immobile.
Certes, tout le roman n’est pourtant qu’un double et long voyage. Celui d’un homme dans la force de l’âge et celui d’un enfant de douze ans. Tous les deux doivent quitter la planète sur laquelle ils ont construit une partie de leur vie, sans aucun espoir de retour. Après de nombreuses péripéties, ils vont enfin se croiser et faire plus que se rencontrer. Tout dans ce Frère Ewen est dans la fusion des âmes.

En permettant les voyages interplanètaires au long cours sans user de notions sans fondements scientifiques, tels les éternels classiques de l’hyperespace, Pierre Bordage a également saisi au vol l’opportunité d’explorer une piste narrative passionnante et réellement inventive.
La galerie des personnages, le regard tendre et compréhensif que pose l’écrivain sur ses créatures, son habileté à générer une grande et touchante empathie avec elles, tout ces éléments suffisent largement à emporter le morceau haut la main.

Est-ce à ce jour le roman le plus structuré de Pierre Bordage ? On le pense très fort. C’est en tout cas celui où nous retrouvons tous les thèmes régulièrement abordés par l’écrivain : sa capacité à nous émouvoir avec de grands et beaux sentiments, sa générosité teinté d’un humanisme respectueux envers l’autre ainsi qu’un imaginaire SF digne des plus grands.

 

Stéphane Pons - Yozone

 

 

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Bordage - Fraternité du Panca - ActuSF
Posté 23 juin 2011 -

Pierre Bordage revient à ses amours avec un space opéra étonnant : La Fraternité du Panca. Petite interview

ActuSF : Comment est né La Fraternité du Panca ? Qu’as-tu envie de faire avec cette série ?
Pierre Bordage : D’abord repartir dans l’espace après un roman, Porteur d’Âmes, situé sur terre et dans un avenir très proche. Et puis, illustrer encore une fois (on ne se refait pas…) l’effet trame humaine à travers l’espace et le temps, concept que j’essaie de travailler sous d’autres formes dans les autres livres. L’attrait du voyage, du merveilleux, que permet le space opera. Le désir moteur, je m’en rends compte maintenant, a été de faire un vrai récit de voyage, avec des personnages attachants. Un peu comme on suivrait des émigrants de la fin du 19ème dans leur quête d’Amérique. J’aurais aimé le faire à la façon d’un carnet, avec des textes, des croquis et des dessins, mais techniquement, je ne suis pas à la hauteur pour ce qui concerne l’illustration. Outre la trame (symbolisée ici par la chaîne quinte) sont venus se greffer les thèmes qui me sont chers, les différentes façons d’interpréter le monde, les différents conditionnements, sociaux, religieux, politiques, sexuels… 

ActuSF : Dans le premier tome, on suit essentiellement deux héros dans leur parcours, Ewen et Olmeo. Ils sont à milles lieues l’un de l’autre. Comment pourrais-tu les présenter aux lecteurs qui n’ont pas encore lu le livre ?
Pierre Bordage : L’un, Ewen, est un frère du Panca, quelqu’un qui s’est engagé au service d’une organisation, et qui a perdu de vue son engagement. Il s’est marié, a eu une fille, attend un deuxième enfant, et, évidemment, c’est à ce moment-là que sa hiérarchie se manifeste, le contraignant à quitter son cocon familial, son bonheur tranquille, à partir sans espoir de retour (on retrouve là l’un des thèmes des Griots Célestes). Ewen est le premier maillon d’une chaîne quinte, une procédure d’exception qui ne se déclenche qu’en cas de danger très grave pour l’univers. Il part donc à la rencontre du 4ème frère, localisé sur une planète lointaine. Bien sûr tout au long du voyage, il va douter de son sacrifice, de sa hiérarchie, de son importance. C’est dans une lutte incessante contre ses doutes et ses regrets qu’il est principalement engagé. Olmeo, lui, est un garçon d’une communauté angélique du Pays Noir, dont la famille est contrainte de s’exiler parce que sa mère a commis l’adultère. Contrairement aux siens, opposés à la technologie, Olmeo a toujours rêvé de parcourir l’espace à bord des grands vaisseaux. La faute de sa mère lui offre une occasion unique de réaliser son rêve. Ce sont ses carnets de voyage qu’on lira, ses émerveillements, les heurs et malheurs ponctuant son périple, et puis, surtout, sa rencontre avec Sayi, une jeune fille étonnante.

ActuSF : Et que dire de ton univers ? Il y a des secteurs fortement technologiques avec d’immenses vaisseaux spatiaux pour traverser les étoiles, et en même temps des communautés presque renfermées sur elles-mêmes, très proches de la terre et sans beaucoup d’outils technologiques. Comment tu le vois cet univers où le communautarisme côtoie la multitude ?
Pierre Bordage : Je le vois comme une parfaite illustration du nôtre. Sur terre aussi, la technologie côtoie les communautés renfermées sur elles-mêmes. Il ne peut y avoir, à mon sens, de monde purement technologique ou purement communautariste. De nos jours aussi, les religieux se défient de la technologie, de nos jours aussi, on a des peuples qui restent arc-boutés sur leurs croyances (que je ne juge pas d’ailleurs, elles sont souvent riches d’enseignements, je n’ai aucune préférence, je pense que les deux, la technologie et la croyance, sont les meilleures et les pires des choses). J’avais envie de créer le décalage entre le monde d’Olmeo et le monde technologique, pour accompagner l’émerveillement d’Olmeo. Il m’intéressait de partir avec un personnage qui n’est pas blasé, qui a gardé cette capacité d’émerveillement.
 
ActuSF : Le site de l’Atalante évoque une "ode à la femme et au mystère de la vie". Pourquoi as-tu voulu explorer ces deux thèmes ?
Pierre Bordage : Je me suis fait incendier sur ce même site sur mon côté viol systématique à chaque page et mes femmes soit nunuches soit putains (en fait, je ne le pense pas, pas du tout, mais certains lecteurs — trices, argg, surtout ne pas oublier — ont interprété mes personnages féminins comme ça). Je n’avais pas l’intention de me racheter de mes très grandes fautes, d’écrire un hymne à la femme ou au mystère de la vie, mais à la fin du roman, quand on a fait le constat, Mireille et moi, on s’est rendu compte que, si on avait suivi deux personnages masculins tout au long du récit, les figures qui demeuraient, qui résistaient, étaient les femmes : la mère d’Olmeo, la fille d’Olmeo… et d’autres que je ne peux pas révéler ici au risque de dévoiler l’intrigue. Ce premier tome est d’essence féminine : les vaisseaux sont des ventres abritant la vie, les deux héros, Ewen et Olmeo, sont hantés (Ezalde) ou initiés par une femme (Sayi). Enfin, je sais maintenant que je suis un affreux féministe :-) Qui dit femme dit mystère de la naissance et de la vie (ah, mon côté affreux macho qui reprend le dessus…). En plus il y a dans le livre des retournements de situation qui illustrent à leur façon le mystère éternel du temps (je ne peux en dire plus, même sous la torture, d’ailleurs si on pouvait m’enlever les brodequins, merci).

ActuSF : Ce premier tome raconte le voyage des deux héros sur des planètes étrangères et dans de grands vaisseaux spatiaux. On peut dire qu’ils sont tous les deux arrachés à leurs habitudes. Est-ce que ça t’a permis de souligner encore plus le choc des aventures et des nouveautés qui les attendent plutôt que de mettre en scène un baroudeur habitué au coup de force ? Et qu’avais-tu envie de faire : les confronter à beaucoup d’événements pour que chacun des deux héros évoluent rapidement ? Une sorte de transformation intérieure ?
Pierre Bordage : Oui, bien sûr, la transformation intérieure, comme tout roman initiatique. Et les romans de voyage, parce qu’ils exigent de leurs héros des adaptations permanentes, rentrent évidemment dans le cadre du roman initiatique. À part Rohel, et peut-être un peu Tcholko, le nomade Tunguz de la steppe sibérienne dans Atlantis, je n’ai jamais travaillé avec un héros baroudeur type super héros. Je préfère partir avec ces personnages simples, confrontés à des épreuves qui vont les forcer à grandir (même Wang, avec son tao de la survie, fait partie des héros ordinaires). Les voyages, j’ai remarqué, multiplient les événements, tout simplement parce qu’on ne comprend pas toujours la langue ni les coutumes ni les conditions climatiques. Donc, il faut évoluer en accéléré, se transformer pour continuer. J’aime bien ça, confronter l’être ordinaire à l’événement exceptionnel. Mais, et c’est ma conviction la plus profonde, il n’y a pas d’être vraiment ordinaire…

ActuSF : On l’a dit, il leur arrive toutes sortes d’aventures. On a l’impression que tu t’es fait plaisir en multipliant les paysages étranges et les péripéties étonnantes, quitte parfois à ne pas trop les expliquer pour mieux se concentrer sur l’action. Est-ce que j’ai bon ? Y as-tu pris du plaisir ? As-tu toujours un émerveillement pour l’espace et le space opera ?
Pierre Bordage : Oui, je me suis fait plaisir, vraiment. Encore une fois, quand on voyage, on change sans cesse de paysages, de situations, de compagnons, et l’action est permanente. Et on n’a pas le temps de tout expliquer non plus, on en prend plein les yeux, plein la tête, sans toujours comprendre les mondes traversés. J’ai toujours un grand attrait pour le space opera, qui, pour moi, reste le terrain privilégié du merveilleux moderne. Je me retrouve comme quand j’avais vingt-deux ans et que j’ai découvert le premier volet de la Guerre des Étoiles (bon d’accord, ça ne nous rajeunit pas et je viens d’avouer mon grand âge) : l’éclate totale. Je suis un vrai gosse, et je pense qu’il faut garder une âme d’enfant pour écrire et lire des space opera.

ActuSF : Tu as déjà prévu cinq tomes. Pourquoi aussi long ? Et est-ce que ça ne te fait pas un peu peur quand même un projet aussi vaste ? Ou au contraire est-ce excitant de se dire qu’on a encore quatre tomes pour développer l’intrigue et l’univers ?
Pierre Bordage : Ben, je me suis fait piéger par le titre ! Panca veut dire cinq en sanskrit. Chaîne pancatvique ou quinte, pentale (animal à cinq ailes), tout est basé sur le cinq. Allez faire une trilogie avec ça ! Même pas peur dans la mesure où, de la façon dont j’ai agencé le cycle, il n’y aura pas d’effet de répétition ou d’impression de traîner en longueur. Bref, on va encore voir du pays, je vous le dis ! Oui, c’est plutôt excitant, parce que, si l’univers et la trame restent constants, les péripéties seront très différentes les unes des autres, enfin, j’espère.

ActuSF : Que peut-on dire déjà du tome 2 ? Que vas-tu nous raconter ?
Pierre Bordage : Rien, je ne peux rien en dire. Non, ne remettez pas les brodequins s’il vous plaît. Je ne peux rien dire parce que ce serait dévoiler la fin du premier tome, ce qui ne serait pas correct vis-à-vis des lecteurs.

ActuSF : Et hormis les quatre prochains volumes de La Fraternité du Panca, sur quoi travailles-tu ? Vas-tu sortir d’autres livres en parallèle ? Et sinon quelles sont tes envies ?
Pierre Bordage : Oui, je sortirai d’autres ouvrages en parallèle : un roman pour la jeunesse chez Flammarion, une uchronie sous l’égide d’Alain Grousset ; un Club Van Helsing ; un roman au Diable Vauvert, une anticipation très contemporaine, la veine que j’explore au Diable ; et puis je travaille actuellement sur un projet de feuilleton audio, oui, oui, et sur l’adaptation BD des Fables de l’Humpur… N’en jetez plus, ma coupe est pleine.

(Interview réalisé pour la sortie de Frère Ewen, premier tome du cycle)

Jérome Vincent - ActuSF

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Bordage - Abzalon- livres-science-fiction
Posté 07 juillet 2011 -

Le soleil perd de son éclat, et la planète Ester sombre peu à peu dans l'obscurité. Des décisions énergiques doivent être prises pour préserver la population. Voilà, en quelques lignes, posé le thème d'Abzalon, roman de science-fiction francophone que l'on doit à l'excellent Pierre Bordage.

Synopsis d'Abzalon
Ester est un monde à l'agonie, dont l'étoile instable, anémiée, décline lentement. L'église du monde, pouvoir central qui domine le monde, ne voit d'espoir que dans la fuite. Un vaisseau gigantesque, l'Estérion, est constuit, avec pour destination une nouvelle planète à conquérir et coloniser. Abzalon, meurtrier, a tué une femme, et a été envoyé purger sa peine à Doeq, la plus terrible des prisons d'Ester. Ellula est une Kropte, issue d'une minorité pacifique persécutée par le pouvoir en place. Ils seront tous deux du voyage : ceux qui sont considérés comme le rebus de la population se retrouvent ainsi en première ligne de cette tentative de sauvetage désespérée de tout un monde.
 
Pourquoi faut-il lire Abzalon ?
Comme souvent dans la Science-Fiction, Abzalon n'est pas un simple roman, mais une critique des dérives de notre propre monde. Des notions comme la vie en collectivité, la perméabilité entre les valeurs de bien et de mal et les interrogations sur le rapport au pouvoir ne manqueront pas d'interpeler le lecteur tout au long du livre. On s'attache aux personnages et on ne peut que trembler pour eux, tout au long du livre, entre histoire d'amour et péripéties du récit.
www.livres-science-fiction.com
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Bordage - Dernières nouvelles de la Terre - Bifrost
Posté 14 février 2011 -

Elles ne sont pas bien gaies ces dernières nouvelles de notre bonne vieille Terre. Elles sont même totalement déprimantes. Pas d'espoir à attendre de ces quelques images de nos avenirs possibles. Bordage veut-il nous faire réfléchir à ce monde que nous détruisons peu à peu ? Veut-il nous faire prendre conscience de la catastrophe vers laquelle nous tendons si rien ne change?

lire l'intégralité de l'article

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Bordage - Frère Ewen - Bibliophilie
Posté 11 juillet 2011 -
Intrigue : 
 
Ewen vit heureux avec sa femme et sa fille lorsqu'il reçoit un appel télépathique de la confrérie à laquelle il appartient, la Fraternité du Panca. Chargé de reconstituer la chaîne pancatvique de cinq frères, il se voit contraint d'abandonner sa famille pour entreprendre un périple à travers l'espace qui durera 80 ans. Olméo est un jeune garçon de 13 ans quand il rencontre l'amour de sa vie, Sayi. Ensemble, ils se retrouvent dans le même vaisseau spatial qu'Ewen et partagent sa très longue traversée.
 
Outre un univers et un scénario nouveaux et fascinants, ce que l'on apprécie le plus chez Bordage, dans ce premier volume de la saga "La Fraternité du Panca", c'est son style littéraire fluide et légèrement désuet qui le caractérise. Un style qu'il est très agréable de retrouver. On adore !
 
 
 
Alice
Bibliophilie Lectures et états d'âme

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Bordage - Soeur Onden - Littéraire.com
Posté 18 juillet 2011 -
Avec Sœur Onden, Pierre Bordage propose le quatrième volet de La Fraternité du Panca. Après Ewen, Ynolde, fugitivement Mikah, puis Kalkin, c’est Klarel, la petite paysanne de la colonie Mussina que le sort a désignée pour devenir Sœur Onden. Elle doit perpétuer la chaîne en transmettant le cakra, l’anneau de feu, que lui a confié Kalkin à un suivant dont elle ignore tout. Son propre implant lui sera remis ultérieurement a assuré le précédent membre de la Quinte. Elle est hébergée chez Lamir, un jeune soldat, qui se met en quatre pour satisfaire ses besoins. C’est lui qui trouve le véhicule pour l’emmener à l’astroport après que La Fraternité ait donné télépathiquement l’ordre de se rendre dans le système d’Alpha du Tarz. Celui-ci se trouve dans le bras de Persous, à une distance de près de dix mille années-lumière. Mais les ennemis de la Fraternité sont déjà sur ses traces. Sur la route de l’astroport, elle tombe dans un piège et fait l’expérience de la puissance du cakra.
Sur Iox, Bent ne veut pas vivre le Lust. Il préfère se glisser dans le temple de Dilah et rejoindre le labyrinthe temporel à la recherche de la femme défigurée, entrevue quelque part, dans son futur ou son passé. Ossia a intégré la confrérie des Aswins, une organisation de mercenaires. Avec Qwor, elle reçoit pour mission d’infiltrer et de démanteler la Fraternité.Comment la petite paysanne peut-elle vaincre autant d’obstacles, peut-elle faire face à tant d’ennemis et de dangers ?
Pierre Bordage sublime les « petites gens ». Il donne la vedette, dans cette gigantesque épopée, à des personnages issus de classes populaires. Il met en avant des individus d’origine modeste qui se retrouvent, sans grands moyens, à devoir mener une quête dont la finalité les dépasse : « Les mémoires de ses frères et sœurs contenaient les mêmes incertitudes, les mêmes découragements. Le sentiment de ne pas être à la hauteur. D’avoir été choisie par erreur. » Cependant, ils sont capables de se surpasser pour venir au terme de leur mission. Il montre, à travers ces personnages, toute la variété et la complexité de la nature humaine, mais aussi sa richesse et les ressources dont elle peut disposer. Il démontre, également, au passage, que ce ne sont pas les « plus forts en gueule et en muscles » qui sont les mieux armés pour surmonter les épreuves et les obstacles. Ces matamores se révèlent, trop souvent, des baudruches qui se dégonflent à la moindre piqure. 
Il brosse une galerie de portraits d’une grande variété, introduisant, au fil du périple de ses héros, une panoplie quasi complète des caractères et des profils psychologiques. Il introduit, dans son récit, une large réflexion teintée de spiritualité, de spiritualisme sur le temps, son usage, sur la nécessité de la patience, voire, d’un certain fatalisme.Il s’attache à montrer, aussi, que l’individu peut rester maître de ses opinions tout en faisant partie d’un groupe et en adhérant à la plupart des idées qui soudent les individus qui les partagent. Il exalte la confiance en une force supérieure, le don de soi à une cause, la réponse immédiate à un appel.
On a hâte d’arriver à l’épilogue pour connaître, enfin, la nature de cette fameuse menace qui doit anéantir toute vie dans les galaxies et surtout, comment le cinquième élément peut l’anéantir. Mais faisons confiance à Pierre Bordage pour puiser dans son imagination débridée des circonstances novatrices. En effet, jusqu’à maintenant, sur le thème récurrent de la transmission d’un témoin, il a apporté des solutions inédites dans les quatre volets.
Avec La Fraternité du Panca, Pierre Bordage signe une fresque humaine à l’échelle d’une galaxie, un conte philosophique à la dimension de l’univers, un opéra de l’espace aussi varié que les étoiles, une comédie humaine cosmique illuminée par une constellation de valeurs humanistes.
 
Serge Perraud
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Bordage - Frère Kalkin - Bibliophilie
Posté 29 juillet 2011 -
Intrigue : L'ancien thanaute Silf est devenu Frère Kalkin, troisième maillon d'une chaîne pancatvique. La Fraternité du Panca l'envoie sur le lointain système de Gamma Bagvan, pour lequel il faut prendre un vaisseau nouvelle génération à vitesse supraliminique. Le voyage est périlleux et semé d'embûche, car il a également un assassin à ses trousses : son premier amour... Quant à la jeune Klarel de la planète Albad, elle décide de quitter sa communauté rétrograde pour partir à la découverte des aborigènes de sa planète, des non humains et non animaux qui semblent vouloir lui transmettre un message.
 
Ce troisième volume de la Fraternité du Panca offre une nouvelle configuration de scénario, plus complexe que les précédents et donc encore plus délectable. Le pari que s'est lancé Bordage, à savoir réaliser cinq volumes, un volume par maillon de la chaîne pancatvique présentait en effet une difficulté majeure : comment se renouveler dans le récit, comment réussir à surprendre le lecteur à chaque nouvel épisode ?
 
On voit, avec ce troisième volet, que Bordage n'est pas en manque d'inventivité et qu'il parviendra à conclure sa saga en beauté.
 
Alice
Bibliophilie
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Bordage - l'Enjomineur 1974 - News de stars
Posté 09 août 2011 -
Fin 1793, la Terreur fait suite à la révolution, et cela avec toute son horreur de violence et de répression.
Emile, alias Milo, attend son heure dans la secte de Mithra alors que le voile se lève sur le mystère de sa naissance. Il ne sait encore quel est son rôle, mais les choses vont bientôt se décider.
Cornuaud, quant à lui, ne cesse de changer de camp et d’errer à travers le pays offrant ses services tour à tour aux partis les plus violents. Car tel est l’ordre qu’il a, obtenu d’une sorcière vaudou qui le possède. Or le pays est à feu et à sang et les idéaux révolutionnaires se sont évanouis depuis bien longtemps dans une guerre civile des plus meurtrières. Et c’est dans ce contexte, qu’à la fois Emile et Cornuaud verront leur destins se croiser et se sceller.
 
Dernier volet de la très belle trilogie de L’Enjomineur, après 1792 et 1793, ce roman L’Enjomineur, 1794 nous fait revivre l’après-révolution française dans toute la violence qui ont secoué le pays de par la Terreur et les guerres vendéennes. Cela ressemble fort à un roman historique, la documentation y est, mais la fiction prend largement le dessus, surtout par l’invention de la secte de Mithra et dans son rôle dans ces événements.
 
Et malgré cela l’auteur Pierre Bordage réussit à nous faire revivre et comprendre comme nul autre cette époque si sombre et tumultueuse. Il y conclut les deux intrigues...
 
News de Stars
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Bordage - Soeur Onden - Les Chroniques de l'Imaginaire
Posté 26 septembre 2011 -
C'est au tour de Klarel, devenue Sœur Onden, de se mettre en quête du premier maillon afin de transmettre ses implants et reconstituer la chaîne quinte. Dans cette perspective, elle doit embarquer à bord de l'Odysseus pour rejoindre le bras de Persous, lieu où l'attendra le prochain et ultime missionnaire, celui chargé de sauver le monde. Rien ne sera facile, cependant car bien des ennemis suivent le sillage de la Fraternité du Panca. C'est le cas d'Ossia de Siphre et de Qwor, tous deux membres de la terrible confrérie des Aswins, des assassins hautement qualifiés et particulièrement efficaces. Leur nouvelle cible est Onden, leur but sa destruction. Malheureusement, ils sont loin d'être les seuls car plus on approche de la réunion finale et plus la lutte devient âpre, virulente pour empêcher la fusion.
De son côté, Bent, jeune garçon de douze ans, sort tous les soirs de chez lui afin de pénétrer en douce dans le labyrinthe temporel dont l'accès est interdit et surveillé par des représentants du dieu Dilah. Il ne lui suffit pourtant pas d'éviter de se faire prendre par les gardes du labyrinthe lors de ses escapades nocturnes, il doit également se méfier des terribles orvers qui surgissent de terre pour engloutir les humains qui passent à porter de leurs mâchoires. Le jeune homme a atteint l'âge du Lust, c'est-à-dire le moment où un garçon a le droit de faire plus ample connaissance avec la gente féminine. Bent, cependant, est uniquement obsédé par le dédale ainsi que par une mystérieuse apparition, une femme à la beauté troublante mais dont la moitié du visage est mutilée. Cette altération la défigure irrémédiablement, lui conférant une tristesse infinie. Il sait néanmoins que son destin dépend de cette personne bien qu'il ne la connaisse pas et ne sache rien d'elle.
 
On retrouve avec une grande excitation les aventures de la Fraternité du Panca, cette saga passionnante qui met en scène différents personnages dont la mission est de sauver l'humanité en bravant dangers et autres voyages temporels parfois expérimentaux. Ce volume est primordial car il présente des informations capitales sur la Fraternité ainsi que sur les sâtnagas, ses ennemis chauves qui vont nus par les rues et dont le seul but est d'empêcher la formation de la chaîne quinte.
Bordage ancre, de fait, son roman dans une trame historique. Il recréé des origines, invente un passé, explique l'actualité et l'évolution par les événements climatiques et humains. Ainsi, il parvient à donner une profondeur, une réalité à son monde. Il lui offre une cohérence et tous ces détails mis bout à bout laisse entrevoir l'ampleur de l'entreprise de cet écrivain exceptionnel. On peut enfin se rendre de compte de la dimension de cet univers. Le bestiaire extraordinaire créé par Pierre Bordage contribue fortement à la vivacité du récit et à la tension narrative. Les mondes brossés par l'auteur sont tous peuplés de bestioles originales plus ou moins agressives dont l'importance est à la hauteur des personnages. Ils sont des acteurs à part entière de cette fiction.
Il faut bien reconnaître qu'il existe une sorte d'effet hypnotique, comme si on lisait inlassablement le même livre, la même histoire. Cet effet est généré par la similarité des aventures et du déroulement. On peut cependant noter un léger décalage, donnant l'impression que le récit a été déplacé d'un subtil cran afin de tout remettre à plat et de suffisamment renouveler l'émerveillement pour avoir envie de poursuivre la lecture et de s'accrocher au suspens généré par les tribulations de ces personnages émouvants et uniques. Cet exploit provient essentiellement des personnalités différentes des protagonistes. Klarel paraît particulièrement vulnérable et peu armée pour la vie qui l'attend. Elle cède au découragement à de multiples reprises, a du mal à se raccrocher à ce pilier essentiel qu'est la confiance aveugle. Elle s'interroge, doute, pense qu'elle n'est pas à la hauteur. Cela est aussi valable pour Bent, un adolescent empli de questions qui peine à suivre son intuition et qui comprendra que d'elle dépend son salut. Il en va de même pour Ossia, cette jeune fille rude, au caractère affirmé, devenue un assassin mais qui n'a pas perdu sa capacité à s'émouvoir, à ressentir et à réfléchir.
 
En bref, cette pentalogie n'a pas fini de nous étonner, de créer l'envie et l'impatience d'enfin connaître l'épilogue en compagnie du dernier missionnaire. Que nous réserve cet incroyable écrivain ?
 
 
Sig
Les Chroniques de l'Imaginaire
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Bordage - Soeur Onden - If is dead
Posté 04 octobre 2011 -

 

Soeur Onden est le quatrième et avant dernier tome de La Fraternité du Panca, une série de Pierre Bordage qui oscille entre Space-opera fantasy. Nous suivons cette série en cours d’écriture par l’auteur français depuis 2008, et il faut dire qu’elle fait parti de nos préférées du moment. Frère Ewen nous avait directement conquis, Soeur Ynolde enchanté et Frère Kalkin confirmait qu’on était là face à une très bonne saga. La qualité est-elle toujours au rendez vous ? Se lasse-t’on de voyager dans la galaxie qui abritent les frères du Panca ? Synopsis. Sans aucun spoil, bien entendu.

Bent est un jeune garçon qui vit sur la planète Iox dans le système de Xantor. Comme tous les enfants de son âge, il est en pleine période de la Lust, trois années pendant lesquels la religion de sa planète l’autorisent à aller comme il veut, expérimenter et tester ses propres limites. Mais Bent ne partage pas réellement les mêmes préoccupations que les autres enfants de son âge, principalement s’accoupler dans la rue, notamment depuis qu’il a bravé l’interdit de sa religion: entrer dans le sanctuaire de Dilah et goûter au vertige du voyage dans le temps. Mais son activité n’est pas sans risque, à tout moment il risque de devenir un Spectrempre et d’errer continuellement dans l’espace temps, quand ce n’est pas simplement le risque d’être dévoré par les Orver.

Je dois avouer que dès que j’ai ouvert Soeur Onden, qui arbore sans doute la plus belle couverture de la série, j’ai tout de suite eu cette sensation agréable que l’on ressent lorsqu’on rentre enfin après un voyage trop long. Vous savez, cette impression de revenir enfin chez soi, et de s’apprêter à passer un très agréable moment, de lecture pour le coup. Pierre Bordage ne change pas ses habitudes, et ce quatrième tome s’axe sur la même structure: plusieurs « nouveaux » personnages que nous suivons par chapitres interposés, un destin qui leur est commun et de petits articles encyclopédiques en guise d’introduction à chaque changement de protagoniste. Une habitude qui nous donne un peu plus l’impression d’habiter les lieux, de faire partie de ce grand ensemble qu’est la galaxie des frères du Panca.

Les points forts de précédents tomes sont toujours là. Un univers faste, que l’on souhaite toujours découvrir un peu plus, surtout grâce à un style clair et agréable à lire, qui nous intéresse à ce que nous traversons. Comme d’habitude, le niveau est là du début à la fin, et on passe un agréable moment rien que pour ces éléments là. On va à nouveau découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux cultes, et de nouvelles populations. On pourrait s’en lasser au bout de quatre tomes, mais non, de ce côté là, il faut bien avouer que cela prend toujours. Et puis, ces articles encyclopédiques sont toujours aussi agréables.

La trame du scénario arrivant bientôt à son terme, le prochain tome étant le dernier, on en apprend aussi un peu plus sur ce qui motive le tout. La Fraternité du Panca était jusqu’alors restée bien discrète, et en découvrir un peu plus est une réelle jouissance. Le mystère, cultivé désormais depuis quatre tomes, reste presque entier, mais tout de même, on en a tout de même découvert quelques miettes. Cela peut sembler banal, et il faut avouer que ce n’est compréhensible que lorsqu’on est dedans, que l’on a goûté à cette série.

Le seul reproche que je pourrais faire à Soeur Onden c’est que ce quatrième tome se contente d’être « juste » excellent. Mais voilà, les précédents l’étaient aussi, et ça fini par provoquer une sorte d’habitude au bout de quatre tomes. Les passages très deus ex machina sont toujours aussi forts, puissants et provoquent toujours autant l’admiration du lecteur, cette sensation que la vie est dotée d’un but, que les choses ne sont pas là que par le hasard, que le monde est Beau. Mais voilà, j’espère tout de même qu’il y en aura un peu plus pour le dénouement final, car j’ai peur d’éprouver une petite déception.

Mais cette dernière note ne change rien à mon avis: Soeur Onden est un excellent roman, bien au dessus de la mêlée. Après quatre tomes, La Fraternité du Pancaest pour moi toujours une réussite, une série à la croisée de la fantasy et du Space-opera qu’il vous faut lire. Pierre Bordage signe ici vraiment une grande saga, et je ne peux que vous inciter, voire exhorter, de la lire. Non, vraiment.

If is dead 

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Bordage - Wang - Bibliophilie, Lectures et états d'âmes
Posté 24 octobre 2011 -

Dans le monde du futur, les riches Occidentaux ont décidé de se débarrasser définitivement de la misère du Tiers Monde en s'en coupant hermétiquement par la construction d'un rideau électromagnétique, le REM. A l'abri de leur forteresse à l'échelle de l'Occident blanc, ils n'ont plus rien d'autre à faire que de "sensorer" des spectacles à sensation, rejetant jusqu'à leur propre réalité corporelle. De l'autre côté de la barrière, le Tiers Monde est pourri par les mafias et autres cliques ultra violentes qui règnent en maîtres. Au milieu de cet Orient corrompu et déliquescent, un jeune Chinois, Wang, cherche à appliquer les principes d'humanité inculqués par le Tao de la Survie de sa grand-maman Li.


Une réflexion intelligente et émouvante sur l'avenir du fossé entre un Occident blanc et omnipotent et un Tiers Monde s'enfonçant de plus en plus dans la misère et la violence.

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Bordage - Les guerriers du silence - A suivre
Posté 28 novembre 2011 -

La minutie et l'ampleur de la description se conjuguent à la précision des portraits psychologiques et à la dimension spirituelle des personnages et mondes traversés pour faire de ces Guerriers du silence une réussite d'autant plus esceptionnelle que Pierre Bordage signe là son premier roman

 

Joëlle Wintrebert, À suivre

 

 

 

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Bordage - Wang - Le blog d'Olya
Posté 26 décembre 2011 -


Toujours dans ma volonté de découvrir de la bonne SF, j'ai suivi les conseils que l'on m'avait donné, et je me suis lancée dans le premier tome de Wang. Et là, la claque dès les premières pages. C'est bien, très bien même !

L'ambiance du début du livre est assez pesante et éprouvante. La pauvreté que l'on trouve de ce mauvais coté du REM, la manière dont les gens survivent, les filles qui offrent leur corps pour un endroit chaud où dormir, les filles qui n'offrent pas leur corps, mais qui sont prises malgré tout par des hommes violents, et le plus souvent saouls ou drogués ... J'avoue que ça m'a foutu un coup au moral de lire ces lignes, car c'est difficile.

Mais au fur et à mesure, je me suis habituée à cette violence et cette pauvreté. Et surtout, il y avait Wang qui était là pour contrebalancer toutes ces horreurs qui se passent dans cette partie du monde. Car Wang, ce jeune homme qui doit fuir de chez sa grand mère sous peine de devenir le larbin d'un gang, est d'une gentillesse incroyable et alors qu'il ne devrait penser qu'à sa survie, il n'hésite pas à s'occuper de certaines personnes qui sont dans le besoin. Et rien que ça, ça réchauffe déjà le coeur.

Une fois que Wang passe de l'autre côté du rideau, on découvre cette partie du monde qui jusque là était inconnue, pour le lecteur ou pour les personnages. On y découvre le mode de fonctionnement des gens, que ce soit leur mode de vie, ou alors leur mode de pensées. C'est très perturbant de découvrir la différence de ces deux parties du monde. Et c'est surtout effrayant. On rencontrera plusieurs personnages, chacun attachant à sa manière, apportant quelque chose de bien particulier à Wang, et même si parfois c'est très éphémère, j'ai apprécié chacune de ces rencontres, chacune de ces amitiés.

Ce livre m'a fait penser à plusieurs romans lors de ma lecture. Pour autant, il n'y a pas de relation entre eux, mais ça m'interpelait. Par exemple, j'ai pas mal pensé à Hunger Games à cause de plusieurs petites choses, également à Fahrenheit 451 avec la place énorme que prennent les divertissements télévisés. Il m'a d'ailleurs aussi fait penser à certains films, notamment à Clones avec Bruce Willis. Mais ce sont juste des petits éléments ou des anecdotes particulières qui me faisaient penser à ces livres ou ces films, sans qu'il y ait réellement une raison pour les relier.

Je trouve que pour le moment mon article ne ressemble à rien, je vais donc être très brêve et la plus précise possible pour terminer. Ce livre est génial. Wang est un personnage très profond, avec une générosité comme celle qu'ont les personnes les plus démunies mais qui ont la main sur le coeur. Il a aussi une force de caractère assez incroyable, mais il a aussi certaines faiblesses. Bref, c'est un homme qui fait tout son possible pour s'en sortir de la meilleure façon possible. Et pour cela, il n'hésite pas à braver l'inconnu.

(...) Je ne vais pas m'éterniser pour vous dire que c'est un très bon bouquin de SF, qu'il nous fait réfléchir à l'avenir que l'on se prépare, et que j'ai hâte de lire le tome 2 pour connaitre le dénouement de cette histoire. Je pense aussi fortement que je vais suivre de près cet auteur, car je sens qu'il va me réserver de nombreuses surprises.

 

Olya

 

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Bordage - Les guerriers du silence - Helvete Underground
Posté 26 décembre 2011 -

Les Guerriers du Silence est une trilogie de Pierre Bordage, composée du tome qui donne son titre à la série, suivi de Terra Mater et de La Citadelle Hyponéros. On peut situer cette série dans le genre du space opera, de par son foisonnement de planètes, aux cultures, faunes et flores des plus variés. Il y a là beaucoup d'imagination à l'oeuvre et tous les mondes décrits sont vraiment plaisants à découvrir.

L'intrigue est elle aussi à la hauteur du genre: les héros se battent pour sauver l'univers. Mais on quitte là les stéréotypes: la quête pour la préservation du monde connu est avant tout spirituelle et les héros de ce roman ne sont pas des guerriers flamboyants. 

Pierre Bordage renouvelle ainsi de manière très intelligente la lutte du bien contre le mal, car le sujet est ici beaucoup moins simple. L'univers est dévoré par l'Incréé, une force qui n'a, en soi, rien de maléfique: elle est simplement l'opposé de la création, c'est-à-dire de tout ce qui est vivant ou participe à la vie, comme les étoiles et les planètes. Les humains étant la source et le vecteur de la création, ils ont le pouvoir naturel de lutter contre l'Incréé. Hélas, les humains doutent, craignent, s'énervent, se disputent, se replient sur eux-mêmes et font ainsi le jeu de l'Incréé, se coupant de leurs capacités créatrices. Loin de voir la divinité en eux-mêmes, ils vont la chercher dans diverses religions plus ou moins toutes oppressives (visiblement, Pierre Bordage a des comptes à régler avec la religion).

Par certains aspects, Les Guerriers du Silence peut paraître comme une oeuvre pessimiste: les humains passent leur temps à se faire la guerre et à s'asservir les uns les autres. Quelles que soient les planètes, les cultures ou les religions, on retrouve à chaque fois une petite caste dirigeante qui maintient le gros de la population dans la peur et l'ignorance. Ce manichéisme est parfois un peu irritant. Evidemment, on peut voir cela comme le reflet de notre société, si ce n'est que nous avons la chance d'avoir la consommation pour oublier notre statut de hamster dans sa roue.

Toutefois, cette série est loin d'être aussi sombre, car elle montre l'espoir que peut apporter une poignée d'humains. Qui plus est, cet espoir est au fond de chacun d'entre nous, ce n'est pas une ressource accessible seulement à quelque héros doté de super-pouvoirs. C'est là que le livre prend toute sa dimension spirituelle, fondée en partie sur le bouddhisme, mais décidément syncrétique.

J'ai beaucoup aimé ce mélange de grande aventure et de spiritualité, qui n'est pas sans rappeler Dune, mais avec un côté plus intimiste et, donc, plus facile à s'approprier. Les aspects spirituels ont fortement résonné avec mon cheminement actuel, ce à quoi je ne m'attendais pas du tout en entreprenant cette lecture. D'ailleurs, ma réflexion récente sur la création est en partie issue de cette lecture. La richesse de l'ensemble fait que j'ai véritablement dévoré les quelques 1'800 pages au total. Je n'ai trouvé que quelques petites longueurs vers le milieu du troisième tome, quand les péripéties s'accumulent et que l'on s'impatiente un peu d'arriver à la résolution.

Un superbe roman, une très grande lecture, avec des scènes absolument mémorables, magnifiques de sentiments et d'émotion, comme le passages des xaxas et la rencontre finale entre les douze membres de la dewa et l'Incréé. Merci beaucoup, Monsieur Bordage.

François

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