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Card - Ender Wiggin - Les Chroniques de l'Imaginaire
Posté 06 mai 2008 -

Ender, dont le vrai nom est Andrew, se nomme ainsi parce qu'il est le dernier enfant de la famille Wiggin, le Troisième. Cette histoire a pour sujet principal le recrutement précoce des enfants les plus prometteurs. Ensuite, le processus consiste en l'isolation et le déracinement de ces jeunes recrues dans le but de les conditionner et d'en faire des soldats entraînés et préparés à combattre l'ennemi incarné par une forme de vie insectoïde : les doryphores. Ender étant le meilleur et disposant du plus gros potentiel, les efforts sont concentrés sur sa petite personne. Il est poussé jusqu'au bout de ses limites pour devenir le sauveur. La manipulation est une des armes les plus utilisées afin de transformer les enfants en outils affûtés dont la seule fonction est le combat. De fait, on a parfois tendance à oublier qu'il ne sont que des gamins car derrière ces frimousses enfantines se cachent les plus dangereux des soldats. Il est vrai qu'après avoir lu l'excellente nouvelle, contant la vie d'Ender à son entrée à l'école, on a envie de dévorer le roman éponyme et cette lecture est plutôt réjouissante puisque les détails éclairent vraiment l'histoire et ses personnages sous un jour nouveau. La nouvelle expliquant l'enfance de John Paul Wiggin est également intéressante dans le fait qu'elle braque un projecteur sur les capacités exceptionnelles de celui-ci, expliquant par là même l'autorisation donnée à la naissance d'Ender. Le seul détail qui permet de noter un vieillissement de cette œuvre remarquable est la référence très nette qui est faite à la période de la guerre froide entre les États-Unis et la Russie à travers la critique de la volonté d'hégémonie du Pacte de Varsovie, cependant, à la page 67, on découvre un dialogue entrant en résonance avec l'actualité de notre pays : " Et pourtant, ce sont les femmes qui tissent les liens sociaux les plus serrés, dit-elle. Et les hiérarchies les plus rigides, répartit John Paul. Mais elles le font par la sanction sociale et non par la violence. "

Ce recueil de nouvelles semble donc indispensable à tout lecteur de l'œuvre de Card, et incite les autres à se plonger voluptueusement dans les aventures d'Ender, le sauveur de mondes. 

Sig, Les Chroniques de l'Imaginaire - 26 avril 2007 

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Card - Trahison - Le Courrier Français
Posté 08 août 2008 -

Orson Scott Card est, depuis une génération, l'un des très grands noms de la littérature de science-fiction américaine. On le découvrit en France il y a une trentaine d'année, lors de la parution de son second roman, Une planète nommée Trahison, fort prometteur.

Depuis, une quarantaine d'ouvrages plus tard (dont la fort belle série d'Alvin le Faiseur, parue chez L'Atalante), Orson Scott Card a fait du chemin... et des progrès. D'où la nécessité de se repencher sur cette planète Trahison, imparfaite à ses yeux : le résultat est une réécriture complète de l'ouvrage enfin pleinement abouti. Et l'on découvrira (ou retrouvera) la redoutable planète d'exil, d'où, en principe, on ne se sauve pas, augmentée, outre une intrigue foisonnante, de sujets plus que jamais d'actualité, des complots politiques aux conflits économiques en passant par les maniulations génétiques. Un ouvrage brilliant, échevelé et lucide, par une plume à ne pas ignorer.

Christian Robin, Le Courrier français, 1er août 2008 

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Card - Les Chroniques d'Alvin le Faiseur : Le Septième Fils - Le Monde
Posté 02 janvier 2009 -

Alors que l'excellente revue de Patrick Marcel Manticora consacre son numéro 9 à un "spécial fantasy", les éditions L'Atalante commencent la publication de l'une des plus réussies et plus originales contributions du genre, Les Chroniques d'Alvin le Faiseur d'Orson Scott Card, un auteur connu jusqu'à présent chez nous pour ses romans de science-fiction (Une Planète Nommée Trahison, La Stratégie Ender). Le premier volume du cyle, Le Septième Fils, transporte le lecteur dans les années 1800 et les forêts du Nouveau Monde, dans l'Amérique du Nord des premiers pionniers. Mais il ne s'agit pourtant pas d'un roman-western.

L'histoire des territoires dans lesquels se déroulent l'action ne se superpose pas tout à fait à celle des États-Unis. C'est une Amérique achronique décalée, qu'Orson Scott Card met en scène. Ainsi le roi de France qui envoie le colonel Bonaparte organiser au Canada la lutte contre les anglais ! Et surtout, c'est un pays où la magie est à l'oeuvre comme dans tout "univers de fantasy" qui se respecte.

Elle s'incarne tout particulièrement en la personne d'un enfant né dans des circonstances tragiques et qui est le septième fils d'un septième fils, donc promis à un destin exceptionnel : celui d'un "faiseur" doté de pouvoirs non moins exceptionnels. Mais une force occulte, diffuse, souterraine, menace constamment sa vie et tente de le détruire avant qu'il n'atteigne à la puissance et à la maîtrise de ses pouvoirs.

Le Septième Fils est la chronique de son enfance au sein d'une famille unie, haute en couleurs, dans un village où déjà le sectarisme puritain pointe son mufle en la personne d'un révérend obsédé par l'oeuvre du Malin. C'est aussi l'histoire de sa rencontre avec Mot-pour-Mot, un errant conteur d'histoires, qui va lui faire prendre la mesure de sa singularité, de ses dons, et préparer les conditions de la seconde phase de son apprentissage. Le Septième Fils est passionnant comme un roman d'aventures et possède le charme entêtant des contes les mieux troussés : il introduit le cycle de façon parfaite et laisse le lecteur dans l'attente impatiente d'un second volume au titre très prometteur : Le Prophète Rouge...

Jacques Baudou, Le Monde, 03/01/1992 

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Card - Le Fantastique.net
Posté 02 juin 2009 -
Dieu, la Terre, Card et la voix des autres
 
Qui aurait pu prévoir qu’un jour un Mormon deviendrait l’un des plus originaux et des plus reconnus des écrivains de fantasy et de science-fiction ? Personne sans doute, tant l’imaginaire et les Mormons semblaient diamétralement opposés. Et pourtant, Orson Scott Card est parvenu à concilier ses deux visions dans son œuvre qui navigue aux confins du roman d’éducation, de la quête religieuse et de la saga d’aventure.

Né en 1951, il est à la fois un découvreur de mondes et un créateur de personnages hors pair, naviguant entre les écueils de la littérature populaire, tout en poursuivant une intéressante carrière d’auteur dramatique.
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Card - Ender Wiggin : Premières Rencontres - Noosfere.com
Posté 26 août 2009 -

Pourquoi ne pas commencer par le début ? Plutôt que de se lancer dans la lecture d'une vaste saga — comme le cycle d'Ender, pour les deux premiers volumes duquel Orson Scott Card a obtenu deux ans de suite les plus prestigieux prix de science-fiction — ne vaudrait-il pas mieux tâter des récits originaux qui ont conduit l'auteur à développer son univers par la suite ? Ender Wiggin : premières rencontres réunit en ses pages quatre nouvelles, prémices d'une des plus grandes épopées de la science-fiction, dont La stratégie Ender qui donnera son nom au cycle.

Ces « premières rencontres » sont une entrée en matière en douceur pour s'introduire dans un cycle qui pousse très loin la réflexion sur la différence et l'altérité.

 

Jean-François THOMAS, noosfere.com, 24 août 2007

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Card - La Stratégie de l'ombre - Noosfere.com
Posté 26 août 2009 -

On pouvait craindre une tentative « opportuniste » pour rééditer La stratégie Ender qui reste son plus grand succès à ce jour. Au contraire, avec La Stratégie de l'ombre, Card nous offre tout simplement l'un de ses meilleurs romans, nous démontrant une nouvelle fois, si besoin était, qu'il est un formidable conteur, sans égal dans la création de personnages inoubliables.

 

Frédéric BEURG, noosfere.com, 3 décembre 2001

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Card - Enchantement - Faeries 4
Posté 26 août 2009 -
Enchantement contient tout ce qui fait le charme des romans de Card  : un talent de conteur inégalable, un style d'une parfaite fluidité, une tendresse évidente pour des personnages d'une épaisseur inhabituelle, une malice omniprésente...
   
En outre, ces aventures inventives, enlevées et amusantes se doublent d'une réflexion sur la relativité des cultures et des religions, mais aussi sur l'écriture et le rôle des contes. En greffant sur le conte traditionnel le voyage temporel et des thèmes contemporains, Card fait évoluer son récit vers une fantasy moderne et souligne ainsi la filiation de ces genres.

Le résultat est brillant et enchanteur, drôle et intelligent ; en un mot : indispensable !
 
Pascal PATOZ , Faeries n°4, printemps 2001
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Card - Ender Wiggin : Premières Rencontres - Les Chroniques de l'Imaginaire
Posté 26 août 2009 -

Ce recueil de nouvelles est indispensable à tout lecteur de l'oeuvre de Card, et incite les autres à se plonger voluptueusement dans les aventures d'Ender.

 

Sig, Les Chroniques de l'Imaginaire, 26 avril 2007

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Card - La Rédemption de Christophe Colomb - Noosfere.com
Posté 26 août 2009 -

Card nous offre une nouvelle fois un livre ambitieux, dont le thème est fascinant : quel regard jeter sur le passé ? peut-on supporter d'être spectateur sans intervenir ? comment prendre le risque d'agir ?

Ce roman mérite amplement d'être lu, d'autant plus que le style de Card est comme d'habitude remarquable et qu'il réussit toujours à donner une rare consistance à ses personnages.

 

Pascal PATOZ, noosfere.com, 15 décembre 1998

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Card - Le Trésor dans la boîte - Inter CDI
Posté 27 août 2009 -

L'auteur d'Abyss ou de La Stratégie Ender nous livre ici un roman fantastique d'une grande qualité.

On est pris dès le début par le charme et le savoir-faire de cet auteur à l'imaginaire flamboyant.

Inter CDI, septembre/octobre 1998

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Card - Le Trésor dans la boîte - Ouest France
Posté 27 août 2009 -

Comme dans ses autres oeuvres, Card fait prueve d'économie d'effets spectaculaires, préférant s'attacher à l'épaisseur de ses personnages et avance avec subtilité dans l'étrange. Un sentiment qu'il a le talent de nous rendre plausible.

Un excellent moment de lecture.

Ouest France, 10 mars 1999

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Card - Le Trésor dans la boîte - Phosphore
Posté 27 août 2009 -

Un roman envoûtant, écrit par l'un des plus grands auteurs actuels de science-fiction.

Denis GUIOT, Phosphore, septembre 1998

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Card - Le Trésor dans la boîte - SF Magazine
Posté 27 août 2009 -

Le livre se dévore sans que l'on s'en aperçoive. L'écriture est belle et fluide, l'intrigue un tant soit peu compliquée (et c'est ici un charme) et la fin tout bonnement exquise.

Du Card dans toute sa splendeur.

J-P GUERIN, SF Magazine, septembre/octobre 1998

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Card - Alvin le Faiseur : Le Compagnon - A suivre
Posté 27 août 2009 -

O.S. Card ne s'essouffle pas, ses chroniques se déploient dans un monde parallèle où le galop des événements porte des personnages magnifiquement présents.

Joëlle WINTREBERT, A suivre, décembre 1996

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Card - Alvin le Faiseur : Le Compagnon - Ouest France
Posté 27 août 2009 -

Une fois de plus, Card démontre son étonnant pouvoir d'évocation, son aptitude à gérer les débordements humains et ses grandes connaissances historiques. Il affiche un extraordinaire don de conteur qui fait de cette série un passionnant voyage intellectuel et un plaisir chaque fois renouvelé.

Fabrice LEDUC, Ouest France, 28 août 1997

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Card - Alvin le Faiseur : Le Septième Fils - L'Etudiant
Posté 27 août 2009 -

Orson Scott Card excelle à mettre en scène des enfants dans de dramatiques situations de choix moraux, plaçant l'accent sur la responsabilité individuelle et sur les épreuves que doit traverser l'humain en quête de perfectibilité.

Fantasy touchée par la grâce, Les Chroniques d'Alvin le Faiseur sont un joyau de finesse et de générosité, mais aussi de cruauté.

 L'Etudiant, n°128, mars 1992

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Card - Alvin le Faiseur : Le Septième Fils - Le Monde
Posté 27 août 2009 -

Le Septième Fils est passionnant comme un roman d'aventures et possède le charme entêtant des contes les mieu troussés : il introduit le cycle de façon parfaite et laisse le lecteur dans l'attente impatient d'un second volume, au titre très prometteur : Le Prophète Rouge...

Jacques BAUDOU, Le Monde, 3 janvier 1992

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Card - Trahison - PhénixWeb
Posté 02 février 2010 -
Sur la planète Trahison, sont exilées différentes nations issues des traitres de la république. Lanik Mueller fait partie de l’une de ces nations, celles où la plus grande crainte de ces hommes est de devenir régénérant radical. Ils sont capables de régénérer un membre coupé mais certains ne peuvent empêcher que des membres surnuméraires poussent et repoussent encore. Lanik refusait de le voir, mais le voici devenu régénérant radical, devenant de plus en plus femme tout en restant homme ! Alors il s’enfuit et visite les nations frontalières. Chaque Nation descend d’un traitre à la république, chaque nation possède ses particularités et Lanik sera le premier à faire connaissance et apprendre des connaissances de chacun des peuples. Quête initiatique, au milieu d’une planète en guerre, en rébellion, agitée, on suit ce personnage tant dans ses transformations physiques que mentales.(...). Ce roman est peut-être à recommander en priorité aux fans d’Orson Scott Card ou à ceux qui ont envie de lire un livre un peu atypique sans être dérangeant.
 
Miss Mopi, le 20 jancier 2009, phenixweb.net
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Card - Trahison - PhénixWeb
Posté 02 février 2010 -
Sur la planète Trahison, sont exilées différentes nations issues des traitres de la république. Lanik Mueller fait partie de l’une de ces nations, celles où la plus grande crainte de ces hommes est de devenir régénérant radical. Ils sont capables de régénérer un membre coupé mais certains ne peuvent empêcher que des membres surnuméraires poussent et repoussent encore. Lanik refusait de le voir, mais le voici devenu régénérant radical, devenant de plus en plus femme tout en restant homme ! Alors il s’enfuit et visite les nations frontalières. Chaque Nation descend d’un traitre à la république, chaque nation possède ses particularités et Lanik sera le premier à faire connaissance et apprendre des connaissances de chacun des peuples. Quête initiatique, au milieu d’une planète en guerre, en rébellion, agitée, on suit ce personnage tant dans ses transformations physiques que mentales.(...). Ce roman est peut-être à recommander en priorité aux fans d’Orson Scott Card ou à ceux qui ont envie de lire un livre un peu atypique sans être dérangeant.
 
Miss Mopi, le 20 jancier 2009, phenixweb.net
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Card - Enchantement - Critic blog
Posté 02 mars 2010 -

Un vrai régal ! Enchantement porte bien son nom ; quand vous l'ouvrez, quelque chose vous pousse à le continuer au plus vite. A engloutir les pages tout en s'en délectant. Enchantement sait mêler le mythe, l'histoire, l'humour et les péripéties les plus folles dans une histoire qui se lit avec un réel plaisir. Tout s'emboîte, tout se suit, rien n'est laissé au hasard dans ce livre qui, une fois fini, ne laisse aucunement sur sa faim. Un roman réussi et, c'est à noter, plus que complet.

9/10 Sans hésiter. Un des livres de mon top 10 ! A conseiller pour les amateurs de romans, les amoureux de réecritures, les chercheurs de livres aussi drôles et attachants que bien faits, bref.. un livre pour tous les amateurs de fantastique et fantasy !

 Meor, 19 juillet 2008, librairie.critic.over-blog.fr.

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Card - Ender l'exil- Mondes etranges
Posté 30 juillet 2010 -

La Stratégie Ender fut à l’origine une longue nouvelle (que vous pouvez trouver par exemple dans le recueil Sonate Sans Accompagnement), avant de devenir un roman... à peine plus long que la nouvelle ! Et le moins qu’on puisse dire, avec le recul, c’est qu’Orson Scott Card avait un peu escamoté la fin ! On avait ensuite retrouvé Ender dans La Voix Des Morts sur une lointaine planète, bien des années après. Orson Scott Card a ensuite enrichi son univers avec deux suites (Xénocide et Les Enfants de l’Esprit) et quatre autres romans consacrés au personnage de Bean, mais la vie d’Ender entre son écrasante victoire sur les Doryphores et son arrivée sur Lusitania restait floue... une lacune dans la saga d’Ender désormais comblée avec L’Exil.

Pour sauver la race humaine de la défaite face aux Doryphores, Mazer Rackham et Hyrum Graff avaient fait d’Ender une machine à combattre, un stratège et un meneur d’hommes. Mais que faire de lui une fois la victoire acquise et la paix revenue ? Car Ender fait peur à tout le monde et de nombreuses nations craignent son retour sur Terre, pour diverses raisons. C’est la raison pour laquelle la décision est prise de l’envoyer sur une des planètes des Doryphores, désormais inhabitée, pour devenir gouverneur d’une colonie humaine.

Ender, lui, est rongé par les remords. Il a à lui seul exterminé une race entière (d’où son futur surnom de Xénocide) et ne parvient pas à comprendre pourquoi les reines des Doryphores n’ont pas prévu sa manoeuvre, pourtant relativement évidente. Obsédé par cette question, il décide d’accepter la proposition qui lui est faite, se disant qu’il trouvera peut être la réponse sur une planète autrefois occupée par ses anciens ennemis.

Il part donc pour un voyage de 2 ans, du moins pour lui à bord, accompagné de sa soeur Valentine. Pour les autres, compte tenu de la vitesse relativiste du vaisseau, quarante années se passent. Entretemps, son frère a accompli son rêve en prenant le pouvoir sur Terre, où il est devenu l’Hégémon. Mais son voyage ne sera pas de tout repos. L’amiral qui commande le vaisseau n’a pas l’intention de céder le pouvoir, une fois arrivé, à un jeune garçon de 15 ans ! Et d’autres personnes à bord ont des projets le concernant ... Ender parviendra à résoudre ces problèmes et d’autres encore, avec des méthodes qui n’ont plus rien à voir avec celles qu’on lui a enseignées à l’Ecole de Guerre. Petit à petit, Ender le xénocide cède la place à celui qu’on appellera ensuite "la voix des morts", celui qui mieux que personne peut comprendre et aimer son prochain... que ce soit pour l’aider ou pour mieux l’anéantir !

Andrew / Ender Wiggin est sans aucun doute, avec Paul Atréides (le héros de Dune, de Frank Herbert) le héros le plus complexe et le plus fascinant de la littérature de science fiction. Tous deux présentent d’ailleurs un certain nombre de similitudes. Malheureusement pour les fans de Dune, Paul a eu une vie courte... ce n’est pas le cas d’Ender et on ne peut que féliciter Orson Scott Card d’avoir eu le courage (car il en faut) d’assumer le fait d’avoir créé un héros d’une telle dimension et de le faire vivre et évoluer, au risque de se louper et de briser le mythe. S’il devait un jour y avoir le "roman de trop" dans la saga Ender, ce n’est en tout cas pas celui-là ! Passionnant de bout en bout, il nous éclaire sur cette période charnière de la vie d’Ender, sur sa découverte d’une reine survivante et aussi sur l’évolution de la civilisation terrienne, avec les débuts des premières colonies. Il fait aussi le lien avec de nombreux événements décrits dans les romans autour du personnage de Bean.

On est loin des combats de La Stratégie Ender, bien entendu... mais les confrontations avec ses rivaux et adversaires, d’une autre nature, sont tout aussi passionnants, et souvent beaucoup plus émouvants,grace au talent de conteur d’Orson Scott Card. Le roman est également un hommage, comme le souligne l’auteur lui-même dans sa postface, à tous ceux qui ont connu la guerre et une véritable réflexion sur les difficultés, souvent ignorées et mal comprises, auxquelles ces combattants ont été confrontés à leur retour...

Ender L’Exil est donc une lecture hautement recommandée. Toutefois, même s’il n’est pas forcément indispensable d’avoir lu La Stratégie Ender au préalable... ce serait dommage de se priver ce chef d’oeuvre de la SF et du plaisir de découvrir ensuite cette saga dans le bon ordre !

Didier Giraud

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Card - Ender L'Exil- Chroniques de l'imaginaire
Posté 05 août 2010 -

Ender L'exilCard, Orson Scott

Edition : L'Atalante 2010, 478 pages

La guerre contre les Formiques est terminée, grâce à la victoire très contestée, mais écrasante, d'Ender Wiggin. Les enfants de l'Ecole de Guerre peuvent enfin rentrer chez eux. Mais le cas d'Ender est particulier, du fait de l'aura ambiguë (sauveur ET xénocide) qui est la sienne, et du fait que son frère Peter n'est pas favorable à l'idée de se retrouver dans son ombre.

Aussi accepte-t'il sans hésiter quand on lui propose de partir sur la planète Shakespeare. Qu'il doive en être le gouverneur ne lui paraît pas forcément une bonne idée, toutefois. Et une question le taraude : pourquoi les Reines sont-elles restées ensemble sur une seule planète, s'exposant ainsi à la destruction totale de leur espèce ?

Ce roman voit l'évolution de l'enfant-guerrier de La stratégie Ender au diplomate et à la Voix des Morts, en passant par l'écriture de La Reine. Pour les lecteurs curieux, il remplit donc un hiatus. L'ambiance du vaisseau, puis de la planète Shakespeare, sont très bien évoquées. En revanche, les rapports entre Ender et Valentine évoluent fort peu, malgré le passage des années ensemble, et ça ôte de la crédibilité au personnage. Cela n'enlève pas grand-chose, heureusement, à l'intérêt de cette histoire, fort plaisante à lire, et bien servie par la traduction de Florence Bury.

Ecrite par Mureliane, le 26 Juillet 2010

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Card - Ender l'Exil- Missmopi
Posté 06 août 2010 -

La guerre contre les doryphores a été gagné par des enfants, de petits génies dirigés par Andrew Wiggin, surnommé Ender, jeune garçon d'une douzaine d'années.

Mais à la joie de l'humanité d'avoir survécu ne succède pas l'euphorie insconsciente. Tout l'effort de la planète a été portée sur la guerre et maintenant que la menace est éloignée chaque pays s'empare d'un génie pour le diriger, le protéger voire conquérir! Alors que faire de celui qui les a tous dirigé, celui qui a remporté la victorie, Ender lui-même?

Que faire de ce jeune garçon qui n'a jamais demandé à être un Troisième, qui n'a jamais demandé à quitter ses parents, qui n'a jamais demandé à aller à l'école de guerre et encore moins demandé à devenir un leader et à gagner la guerre.

Seule issue : l'exil sur les planètes terraformées par les doryphores... Première étape d'un voyage qui mènera Ender à se pardonner les massacres que la guerre lui a imposé.

Ce volume retrace le début de la nouvelle vie d'Ender qui durera trois mille ans, commençant avant la fin du premier tome (Stratégie Ender) et prenant fin avec le 4em (Les enfants de l'esprit).

Mon avis :

Prenant place entre le 14em et le 15em chapitre de la Stratégie Ender, ce volume comble quelques lacunes dans l'histoire d'Ender. Si on a lu le cycle, on sait ce qui va se passer, on sait ce qu'il va trouver et la quête insensée qui va le guider pendant des années. Mais on ne savait pas comment, et c'est avec ce volume qu'Orson Scott Card se charge de combler nos lacunes pour notre plus grand plaisir, apportant au passage une conclusion à l'une des intrigues laissées en suspens dans le cycle parralèlle de Bean.Un des meilleurs cycles de science-fiction si vous voulez mon avis, ce que ne dément pas ce volume!

Chronique en partenariat avec Phénix-web

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Card - Ender : L'Exil - Science Fiction magazine
Posté 14 décembre 2010 -

[…] Écriture subtile, sobre mais chargée en sentiments justes, la plume de Card fait ici toujours merveille. On n’attendait plus d’aventure de ce très grand personnage du genre, tellement il nous semblait que Card, son conteur, avait décidé de s’en séparer ; Il n’en est rien avec cette histoire se déroulant entre « La stratégie d’Ender » et « La voix des morts ».

Card s’essaye ici à nous conter ce douloureux passage entre l’adolescence et la vie adulte à travers celui de son héros, et curieusement nous nous y identifions. Sans logorrhées lénifiantes ni idéologie douteuse, l’auteur nous entraine sur le douloureux chemin qui mène à la rédemption, la réhabilitation, avec force et courage. Prendre donc un enfant pour raconter ce passage de la nuit au jour n’est pas commun, voir risqué. Mais tout est symbole et lumière chez Card, si bien qu’on comprendra que derrière cette gigantesque métaphore futuriste se cache aussi ce récit plus intime de notre vie, quand nous faisons ce délicat passage qui de l’enfant à l’homme se fait comme un terrible arrachement et curieusement aussi comme une prise de conscience de la fin de l’innocence.

En inversant le paradigme de passage, en faisant de cet enfant devenu trop tôt adulte et responsable d’actions qui bien que pour le bien de l’humanité l’ont poussé à devenir génocidaire, Card nous raconte peut-être aussi une autre histoire : ce courage que nous possédons tous en nous qui est de transformer avec notre cœur d’enfant les choses les plus viles de notre passé pour en faire les jalons d’un futur qu’on voudrait meilleur pour tous et soi-même.

C’est de ce fantasme dont nous portons tous la graine en nous dont Card parle au travers du personnage de son enfant génocidaire. Et c’est par l’épreuve de l’enfance face à l’innommable que Card nous fait prendre conscience à tous de notre capacité à changer. Car cet enfant, Ender ne serait-il pas en fin de compte une image pour dire cette humanité en recherche d’une éternelle rédemption qui jamais ne vient, hormis par de longs et pénibles efforts ?

Par-delà l’histoire simple en apparence nous avons notre propre histoire, individuellement ou collectivement.

Emmanuel Collot.

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Card - La porte perdue - nooSFere
Posté 12 décembre 2011 -
Voila donc le retour d’Orson Scott Card à la fantasy avec une nouvelle série. Ses dernières parutions francaises usaient jusqu’à la corde d’anciennes œuvres (Bean spin off d’Ender, un sixième tome d’Alvin peu convaincant ou Trahison, réécriture d’un vieux roman) et il fallait remonter d’une dizaine d’années et à Enchantement pour trouver une histoire vraiment originale. Autant dire que c’est avec une curiosité mêlée de crainte que j’ai ouvert ce livre. Rassurons tout de suite les fans de l’auteur : il s’en tire honorablement.

Démarrant sur une base ultra-classique de Card : récit d’apprentissage avec un adolescent découvrant ses talents cachés, la porte perdue montre que l’écrivain est toujours aussi à l’aise pour dépeindre un enfant. De même pour la mise en place d’un univers original : aussi bien l’histoire de Westil et de sa fermeture par Loki que le système de magie portent la marque d’un véritable créateur. (...) Enfin, premier tome d’une trilogie, les quatre-cents pages ne sont pas de trop pour mettre en forme l’univers et l’intrigue centrale démarre juste à la fin de ce premier tome. Malgré ces quelques défauts, La Porte perdue prouve que Card a conservé son talent de conteur. Un bon roman de fantasy, donc, loin des chefs-d’œuvre de l’auteur, mais suffisamment plaisant pour qu’on ait envie de connaître la suite.

René-Marc Dolhen


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Card - La porte perdue - Avides Lectures
Posté 03 avril 2012 -
On ne présente plus Orson Scott Card, auteur prolifique de SF humaine, à qui l’on doit entre autres le cycle d’Ender ou Les chroniques d’Alvin le Faiseur. Il nous revient avec une nouvelle saga Les mages de Westil,  une aventure de fantasy urbaine en quelque sorte, les dieux vivant parmi nous…
 
L’histoire se passe de nos jours, au fin fond de la Virginie Occidentale, avec la connotation « plouc » que cela sous-entend. Car la grande famille des North, où les mariages consanguins sont légion, y vivent comme des campagnards va-nu-pieds qui subsistent du produit de leurs fermes. Bref, rien de plus banal… à part le fait que les North sont en fait les descendants de dieux norrois, parachutés sur Terre lorsque le dieu Loki décide de fermer toutes les portes qui mènent à Westil, le monde des dieux ! Voilà qui donne gentiment le sourire. Depuis ce temps-là, les dieux condamnés à l’exil sur Terre, ont vu décroitre leur magie et se sont mis tout naturellement à maudire les portemages, seuls mages capables d’ouvrir les portes entre les mondes. Manque de pot pour Dany, qui se croyait dénué de magie et qui découvre par hasard qu’il est l’un de ces exécrés portemages. Pour vivre, Dany doit fuir…
 
Comme vous pouvez le constater le pitch de départ est plutôt cocasse, on a rarement vu les dieux présentés sous cet angle ! Le roman annonce dès les premiers chapitres la couleur, c’est de la fantasy urbaine certes, mais surtout un roman d’aventure bon enfant, plein de bons mots et sans prise de tête, on est loin de la fantasy épique. D’ailleurs, il y a peu d’action dans ce premier tome, pas de scènes de bataille à se mettre sous la dent, le propos du livre n’étant pas là. L’univers décrit par Card est très étonnant, il mixe la mythologie nordique avec le monde moderne et rajoute une petite pincée de magie druidique et celtique, avec l’importance de la nature, la création de clant et les affinités avec les éléments ou les animaux. Tout ça est très bien pensé et donne un côté très original à l’œuvre. Bizarrement, même si on peut ranger « La porte perdue » dans les récits de type initiatique, le chemin emprunté par Dany est tellement incongru (il utilise sa magie des portes pour faire des casses et se sort des situations les plus rocambolesques en montrant ses fesses) qu’on n’a pas l’impression de lire toujours le même schéma narratif.
 
La narration, qui nous est conté à la 3ème personne du singulier, à travers le personnage de Dany, est somme toute prenante et possède un charme certain. Dommage que l’on ne retrouve pas trace de la poésie du cycle d’Ender (moi qui suis fan de la plume de l’auteur), mais les deux romans n’ont vraiment rien en commun, il faut avouer. Ici, on s’amuse surtout des facéties de Dany et des rencontres truculentes qu’il fait sur son chemin (je pense notamment à VV ou à Leslie et ses affinités avec les vaches). Souvent drôle, Dany agace aussi parfois pas son immaturité mais bon, treize ans c’est presque l’âge bête, non ? A découvrir pour se détendre et s’amuser à voir des dieux déchus grimés en rustres paysans.
 
Verdict : Bonne pioche
 
Avides lectures
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Card - La Porte perdue - Psychovision
Posté 20 janvier 2012 -

Les anciens dieux vivent bel et bien parmi nous, cachés et invisibles à nos yeux. Ils sont également à l'origine des histoires de fantômes et des contes de fées. Seulement, ils sont de plus en plus faibles depuis que Loki a fermé les portes menant à Westil, devenu ainsi l'ennemi juré des dieux impuissants. Appartenant à une famille du nord, Danny est soupçonné d'être un Drekka, un dieu sans magie destiné à être exécuté par ses propres parents. Mais un accident avec ses cousines va lui faire prendre conscience qu'il est un Portemage.
Or s'il y a bien quelques choses de pire pour les familles que les Drekka, c'est un Portemage, un être capable de créer des portes et qui pourrait relancer les guerres entre dieux. Ayant le choix entre être sacrifié par les siens et s'enfuir, Danny choisit bien entendu la deuxième option. Cet adolescent qui vivait de manière plus qu'anachronique va donc se retrouver sur les routes de l'Amérique contemporaines, lieux qui recèle autant de dangers potentiels que d'alliés inattendus.

Un nouveau roman et, en prime, un nouvel univers créé par Orson Scott Card est toujours un petit événement, quelque chose qui titille la curiosité. Cet auteur est en effet derrière des saga comme celle d'Ender, Alvin le Faiseur ou encore Terre des origines ainsi que de romans comme Enchantement ou Les maîtres chanteurs, des histoires ayant souvent reçu des succès critiques et publiques.
Dans ce roman comme dans ces cycles, le héros est un adolescent, même deux ici, mais on y reviendra, plutôt mal dans sa peau et rejeté par les siens. Ici, il s'agit du jeune Danny qui pense être un Drekka, un être sans pouvoirs dans une famille où tout le monde en a un. Il en est devenu le bouc-émissaire de ses cousins et un paria pour ses oncles, Danny leur rappelant qu'ils sont de moins en moins puissant.

En effet, la seule manière pour les familles d'accentuer leurs pouvoirs étaient de prendre des portes vers Westill, le royaume des dieux, or ces dernières ont été détruite par Loki, un puissant Portemage. Tous ceux possédant cette magie sont désormais proscrits et exécutés, car il pourrait donner un avantage inégalable à leur famille et provoquer de nouvelles guerres. Danny, déjà un mouton noir, n'aurait donc pu espérer avoir pire magie.
Voilà donc ce gamin surdoué, un autre point commun avec d'autres héros de l'auteur, parti sur les routes, devant survivre seul et fuir une famille qui veut sa mort. De plus, il devra découvrir les secrets de sa magie par lui-même, puisqu'il est le premier Portemage vivant depuis longtemps. Il va donc devoir se lancer dans une quête périlleuse afin de se trouver lui-même, même s'il trouvera quelques amis sur sa route.
Le deuxième adolescent dont il est question s'appelle Boulette est amnésique et également un Portemage, mais il vit dans un royaume médiéval où la magie existe au vu et au su de tout le monde. A l'instar de Danny, il se fera discret et utilisera sa magie à ses fins, des fins bien plus cupide et immorale puisque le jeune homme semble ambitieux et manipulateur. Lui aussi semble donc chercher qui il est et d'où il vient.


A l'instar de nombreux romans de fantasy, La Porte perdue contient donc une quête initiatique assez légère, mais l'univers qui n'est pas sans évoquer American God de Neil Gaiman et la plume d'Orson Scott Card font la différence. Le roman est donc un agréable divertissement, peut-être une simple mise en bouche avant que cette série ne prenne plus d'ampleur, car elle en a le potentiel. Orson Scott Card semble s'amuser de ses personnages, dont certains sont carrément loufoques, et prendre plaisir à mettre en place son système de magie. (...)

Stegg
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Card - La porte perdue - L'Écran fantastique
Posté 01 février 2012 -

Une fantasy passe-muraille

Le premier volet du nouveau cycle de Card, Les Mages de Westil, met en scène un adolescent isolé de ses camarades qui le brutalisent, ainsi que les adultes, sans talent révélé alors que tous se doivent de trouver avant l'adolescence, sous peine de mort, la magie qu'ils maîtriseront. Danny North se découvre finalement le pouvoir de créateur de portes des jadis redoutés portemages, le sien surpassant les capacités de ses prédécesseurs, ce qui en fait un adolescent à abattre, car toutes les familles divines échues sur Terre ont décidé de préserver la paix entre elles en éliminant les portemages, surtout ceux susceptibles de rouvrir les portes magiques menant au monde divin de Westil, que Loki a fermées en 632. Est-ce un épigone d'Ender ? Voici donc un enfant seul contre tous, livré à lui-même, destin encore compliqué par le fait qu'une entité, Le Voleur de portes, détruit systématiquement toute porte vers Westil, condamnant par là celui qui l'a ouverte. La ressemblance avec Ender s'arrête cependant là, car Danny n'a pas sa dimension tragique ni romantique  : adroit pour tirer son épingle du jeu, insouciant et farceur jusqu'à l'inconséquence, peu charitable avec autrui, il est à l'âge de la soumission à toutes les influences, même les plus néfastes, surtout ignorant du monde extérieur comme il l'est. Forcé de quitter sa communauté de type mormon, il fait l'apprentissage du chapardage et du mensonge en compagnie d'un mauvais garçon ayant choisi l'errance, fraie avec des receleurs et croise la route d'une allumeuse éveillant ses sens, prenant une mauvaise direction dans la vie. son éducation sévère contrebalance les mauvais aspects de la nature humaine cependant qu'il tente d'en savoir plus sur sa magie et Loki, ce qui l'amène à trouver sa voie. Parallèlement à cette intrigue se déroule l'histoire de Boulette, autre adolescent miséreux porteur du même don, au royaume de Glacevège, arpenteur des solives du château et secrètement amoureux de la reine Bexoi.
Roman d'apprentissage très axé sur les dangers qui guettent l'adolescent au moment de son entrée dans le monde adulte, ce roman qui présente un univers cohérent parfaitement intégré au nôtre se déroule sans temps mort. On retrouve avec plaisir l'art de conteur d'Orson Scott Card qui semble parti pour un nouveau cycle passionnant (L'Atalante « La dentelle du cygne »).
 
Claude Ecken

 

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Card - La porte perdue - Les vagabonds du Rêve
Posté 07 mars 2012 -
Voici le premier tome d'une nouvelle série de l'auteur.
Pas si nouvelle que ça puisqu'on y retrouve les thèmes qui lui sont chers, en particulier celui d'un adolescent à la recherche de soi. Mais agréablement nouvelle dans la magie qui la sous-tend.
Les dieux, oui, ces dieux mêmes sur lesquels nous avons bâtis toutes nos merveilleuses mythologies, n'en sont pas. Simplement des mages venus du monde de Westil et dotés de pouvoirs très supérieurs pour les simples humains. Pourtant, si supérieurs soient-ils, ils furent voici longtemps bloqués dans notre monde par la malice de Loki. C'est lui, en effet, qui a définitivement bloqué les portes par lesquelles ces mages passaient régulièrement de leur monde dans le nôtre. Des allées et venues généralement catastrophiques dont le souvenir perdure dans les récits de guerre des dieux.
Ainsi pourrait-il passer pour un bienfaiteur aux yeux de l'humanité si celle-ci en avait la moindre conscience, mais ce n'est pas le cas.
Ce n'est pas que ces dieux restés coincés ici aient perdu tout pouvoir mais ceux-ci s'affaiblissent au cours des siècles. Aussi leurs familles vivent-elles en autarcie et plus ou moins recluses, tout à la fois pour ne pas affaiblir leurs capacités et pour éviter les humains, leurs adorateurs d'autrefois, donc par nature inférieurs. Autant dire que les enfants sont éduqués par leurs aînés et encouragés dans leurs dons particuliers. Allusion très transparente aux Mormons qui les rend d'autant plus étrangers.
Danny North vit en Amérique, dans cette communauté issue des dieux norrois. Mais bien que ses parents, souvent absents, soient les plus puissants d'entre eux, il ne semble disposer d'aucun pouvoir particulier, à la grande déception générale.
Pourtant, il échappe bien aisément aux corrections qu'il mérite parfois. Aurait-il des affinités avec les portes ? L'unique talent qui voue ses porteurs à la mort, aucune famille ne voulant se risquer à une nouvelle rencontre avec ceux de Westil.
C'est ce que pense la famille des Grecs qui débarque chez eux à l'époque de Noël, une de ses filles ayant « l'intuition » des portes qui s'ouvrent.
Danny ne va avoir d'a utre choix que de s'enfuir sur les routes américaines pourchassé par les « dieux » eux-mêmes. Bien des rencontres à venir, dont certaines ne sont pas parmi les meilleurs exemples à suivre. L'adolescent, sans doute victime, n'est pourtant pas un modèle de qualités. Voleur, menteur, rusé, les ressemblances avec Loki sont grandes. Peu sympathique en somme.
Le cadre est ainsi posé et c'est donc Danny que nous suivrons principalement tout au long du volume.
Mais, parallèlement, a surgi en Westil un autre adolescent. Né d'un arbre, pourrait-on dire, et dans lequel il a dormi d'un très long sommeil. Et il possède aussi a magie des portes, mais avec la force naturelle de ce monde de magie. Un monde semi moyenâgeux d'où sont bannis certains types de magie et où il va trouver abri, sous le sobriquet de Boulette, auprès de la maîtresse des cuisines du château puis devenir d'une certaine façon le protecteur de la reine.
Moins de chapitres lui sont consacrés ce qui est bien dommage car l'auteur créé ici une magie particulièrement originale.
Celle des portes, notamment, qui fait le lien à la fois entre les deux histoires et les deux mondes.
Une inventivité qui fait de ce roman une lecture agréable dont j'aurai plaisir à découvrir la suite même, si, à mon sens, ce n'est certainement pas le meilleur qu'ait écrit l'auteur.

Hélène
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Card - La stratégie de l'ombre - LegoLegitisLegimus
Posté 22 mars 2012 -

La « Saga d’Ender » et la « Saga des ombres » sont étroitement liées et forment un cycle unique présentant deux facettes d’une même histoire. En effet, Orson Scott Card publie dans les années 80 La stratégie Ender. Au départ livre unique, ce roman connaît un très grand succès amplement mérité. Nous y suivons la formation d’Ender Wiggin, arraché à sa famille et envoyé dans l’espace, dans une école militaire afin d’être formé pour affronter une mystérieuse race extraterrestre menaçant l’humanité. Il y côtoie d’autres surdoués suivant la même formation visant à faire d’eux des machines à tuer. Pitch peu original si on oublie de préciser qu’Ender et ses acolytes sont des enfants de moins de 10 ans ! Il ne s’agit pas ici de faire la chronique de La Stratégie Ender mais je ne peux m’empêcher de souligner l’originalité de ce roman surprenant et son traitement du parcours de ces enfants-soldats.

Face au succès du roman, l’auteur décide quelques années plus tard de lui donner une suite qui n’en est pas tout à fait une : l’histoire des tomes 3 à 4 de la « Saga d’Ender » reprend en effet le personnage d’Ender après la fin de La Stratégie Ender mais dans une approche radicalement différente. Sans révéler la fin du premier roman, disons simplement que les actes d’Ender à la fin de La Stratégie l’entraînent dans une quête de rédemption et surtout de sens à donner à ses actes. A un premier volume tourné vers l’action et la psychologie des personnages succèdent donc trois romans plus philosophiques mais néanmoins passionnants (en particulier le tome 2, La Voix des Morts). Quel rapport avec la « Saga des ombres » ? Les deux sagas forment en fait un seul cycle nommé le « Cycle d’Ender ». Pourquoi ? Je vais vous l’expliquer !

La « Saga des ombres » prend le parti de nous narrer l’histoire de Bean, un personnage secondaire (à première vue) de La Stratégie Ender. Bean est un des camarades d’Ender à l’école militaire et est lui aussi doté de capacités intellectuelles exceptionnelles. Le premier volume de cette saga, La Stratégie de l’Ombre, propose donc au lecteur de découvrir l’histoire de La Stratégie Ender du point de vue de Bean. On revit ainsi certains épisodes connus du premier cycle en les découvrant sous un jour différent.

(...)

S’agit-il dès lors d’un simple copier-coller de La Stratégie Ender où l’auteur n’aurait fait que changer le nom du personnage principal ? Ma réponse est très clairement non. En effet, si une partie du roman consiste bien à nous présenter les aventures d’Ender d’un autre point de vue, le personnage de Bean est un personnage à part entière : on découvre son enfance dans les bas-fonds d’une Europe ravagée, on est intrigué par les mystères liés à sa génétique particulière et, surtout, son histoire suit ses propres enjeux liés à sa confrontation avec Achille, un autre enfant des bas-fond ayant rejoint l’école de guerre et vouant à Bean une haine mortelle pour des raisons que je n’évoquerai pas.

On pourrait être tenté de penser qu’Orson Scott Card a, avec ce roman, choisi la facilité afin de renouer avec le succès d'antan de La Stratégie Ender. On ne peut nier les points communs entre les deux romans. Mais, pourquoi en faire un aspect négatif ? On prend sincèrement plaisir à retrouver Ender, Petra et les autres élèves de l’école de guerre et à nous replonger dans la formation perverse dont ils font les frais. Le style de l’auteur est toujours aussi agréable et la psychologie des personnages est présentée avec soin. On devient certain de ne pas être dans du simple « réchauffage » lorsqu’on arrive à la fin du roman et qu’on comprend où nous conduira la suite de la saga (le lecteur de La Stratégie Ender s’en sera bien sûr douté avant) : les chemins d’Ender et de Bean se séparent. Tandis qu’Ender continue sa route et entame sa quête de sens, Bean poursuit son propre chemin. (...)

Quel bilan pour cette lecture ? Un roman agréable - que ce soit pour le nouveau venu dans le monde d’Ender ou pour le vétéran. On prend réellement plaisir à se replonger dans cet univers et à explorer la psychologie des personnages en présence. Ces éléments psychologiques sont d’ailleurs au cœur de l’intérêt de l’œuvre et tiendront une place encore plus grande dans les volets suivants. (...) Rendez-vous dans la prochaine chronique pour savoir ce qu’il en est de la suite !

Mathieu

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Card - La porte perdue - Bifrost
Posté 05 juillet 2012 -

Nouvelle série pour Orson Scott Card, qui retourne à la fantasy avec Les Mages de Westil, renouant pour l'occasion avec ce qui a fait son succès et reste sa force : sa capacité à évoquer et faire vivre des personnages d'enfant.

Danny est un fils de dieu. Enfin, pas comme nous l'entendons. Il appartient à une communauté qui vit en autarcie, loin du reste des hommes. Une communauté de mages qui ont encore des pouvoirs, mais rien au regard de ceux qu'ils possédaient auparavant. Les dieux des panthéons humains, c'était eux : les Thor, Odin et autres Jupiter. Mais depuis que ce farceur de Loki a refermé, en 632, la porte qui les reliait à leur monde, Westil, ils perdent d'une génération à l'autre de leur puissance. Ils déclinent, aigris, refermés sur eux-mêmes. Attendant l'arrivée d'un porte-mage - un créateur de portes - suffisamment puissant pour ouvrir une nouvelle liaison avec leur univers. La craignant aussi, car les différentes familles continuent à se détester et aucune ne souhaite voir les autres posséder un atout si puissant.

Apparemment, Danny n'est pas concerné par ces luttes. Enfant de mages puissants, il n'est cependant qu'un simple drekka : un être sans pouvoir. Tout juste bon à servir d'objet de moqueries. Jusqu'au jour où, en danger, il s'aperçoit qu'il sait créer des portes. Petites, certes, mais réelles. Aussitôt, il comprend que sa vie est menacée. À treize ans , il part donc seul dans le monde des somnifrères, le monde des humains ordinaires. Pendant ce temps, à Westil, un être étrange, jusqu'alors piégé dans le tronc d'un arbre, revient à la vie. Recueilli au château sous le nom de Boulette, il observe la vie des rois comme celle des serviteurs, sans prendre parti. Mais lui aussi découvre rapidement qu'il est capable de se déplacer par magie d'un endroit à un autre. Et, d'observateur, il va devenir acteur et faire des choix aux conséquences terribles.

Si depuis plusieurs romans, les déceptions se succèdent au fil des nouveautés d'Orson Scott Card, chaque nouvelle parution génère malgré tout une certaine impatience, tant on s'obstine à espérer que l'auteur parvienne à renouer avec le souffle de ses débuts. Las, le cycle ici entamé n'a pas la force lyrique d'Ender, mais il inaugure néanmoins une série qui devrait s'avérer agréable à suivre. Les personnages font preuve d'une force réelle, une grande intensité. Ils prennent vie devant nous et on se laisse entraîner sans effort. Le jeune Danny se révèle criant de vérité, avec ses doutes et ses désirs. De même que les adultes l'entourant.

Le ton, par contre, est fluctuant, et par là même déstabilisant. L'auteur mêle des moments enfantins (tellement proches de Danny et de ses envies, de sa façon de parler, qu'on réserverait volontiers la lecture de La Porte perdue aux adolescents) à des passages plus ardus, surtout quand le jeune héros s'essaie au maniement des portes et s'interroge sur leur fonctionnement ; une oscillation qui s'avère souvent lassante. A l'instar d'ailleurs de cette impression de déjà vu face à certaines situations : difficulté à se renouveler, à sortir de clichés rebattus. Le cadre choisi par Orson Scott Card, ses familles de divinités (à rapprocher du très bon Vegas Mytho de Christophe Lambert), auraient permis de créer une saga grandiose. L'auteur en tire pour l'heure une histoire honnête, agréable à lire et sans prétention. En somme de quoi avoir envie de découvrir le prochain tome, bien que sans enthousiasme excessif…

Raphaël Gaudin
Bifrost

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Card - La porte perdue - Miss Mopi
Posté 07 août 2012 -

Il y a plus d'un millénaire, Loki sépara la Terre de Westil, le monde des Dieux. Depuis les Dieux vivent dans ces deux mondes sans plus de contact y perdant une partie de leur puissance.
Danny est l'un des enfants Dieux nés sur Terre, sauf qu'il ne peut pas pratiquer la magie des siens. A 14 ans, son incapacité de projeter son hors-moi en fait un paria parmi les siens. Mais cette incapacité cache un pouvoir bien plus précieux : celui de créer des portes. Seulement voilà les créateurs de portes sont considérés comme des êtres fourbes et désagréables et tués dès le moindre soupçon de pouvoir afin d'éviter de pouvoir créer à nouveau une porte vers Westil.
Alors Danny fuit pour sauver sa vie. Lui qui rêvait de découvrir le dehors, il va devoir y survivre.
Sur Westil aussi de tels mages sont chassés par un mangeur de portes. Hors voilà qu'apparait un jeune homme sans souvenirs doué lui aussi de cette capacité.
Les temps du changement semblent être arrivés.

Mon avis

Si l'histoire est agréable à lire, on pressent derrière ce cycle une puissance cachée qui ne se dévoilera comme toujours avec Orson Scott Card qu'au fil des tomes. A chaque nouveau cycle de cet auteur, on se demande au premier volume où il veut nous emmener, quel message il va vouloir nous délivrer. Et s'il va réussir le tour de force de nous accrocher. A dire vrai il ne m'a jamais déçue et je pense que ce cycle promet de grandes heures de lecture.
Une valeur sure et un plaisir renouvelé dans un cycle qui se passe pour cette fois dans notre monde. Vous auriez tort de bouder votre plaisir.

Miss Mopi
Bienvenue dans le monde de Miss Mopi

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Card - La porte perdue - Télérama
Posté 09 août 2012 -

Un adolescent doté de pouvoirs hors norme, des dieux oubliés, la lutte du bien et du mal : on reconnaît là plusieurs des thèmes d'Orson Scott Card, l'un des maîtres de la fantasy intel­ligente. Mormon, Card a souvent été accusé, pas toujours à tort, de prêchi-prêcha et de moralisme. Il n'en est rien dans La Porte perdue qui voit un enfant, Danny North, héritier de dieux bloqués sur un autre monde, fuir la famille qui veut le tuer et expérimenter ses immenses pouvoirs sur la route de l'exil. Très vite, La Porte perdue tourne au roman initiatique. Dans sa fuite, Danny North découvre le mal et l'obligation d'en user parfois, apprend à vivre avec les autres et se confronte à la maîtrise de ses pouvoirs. On attend avec impatience la suite de cette trilogie annoncée.

Hubert Prolongeau
Télérama

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Card - La porte perdue - Culturellement geek
Posté 19 janvier 2013 -

Un voyage initiatique à l'entrée dans l'adolescence

Comme avec Ender Wiggin, Orson Scott Card a choisi de nous faire suivre un jeune garçon, aux talents d'exception mais en bute à l'hostilité du monde extérieur. Thème récurrent des romans pour adolescent, cette révélation au monde de ses richesses intérieures illustre bien évidemment la découverte du soi, et le passage vers l'âge adulte. Comme d'habitude chez Orson Scott Card, cette réflexion s'accompagne d'une prise de distance avec cette naïveté du héros (ici, à travers l'intervention d'un second héros en la personne de Boulette) qui n'en limite pas la lecture au seul public adolescent.

Sans égaler le chef-d’œuvre de l'auteur, cette première introduction à la magie westilienne se lit d'un trait, et emporte avec ses dernière pages l'envie d'en découvrir un peu plus. Si Danny a su triompher des embûches de sa quête, les questions qui taraudent le lecteur sont elles toujours aussi nombreuses, et des ennemis que l'on devine bien plus proches qu'ils n'y paraît semblent presser le groupe de mages de toutes part. L'on ne peut dès lors qu'espérer que les prochaines aventures de Danny nous permettront d'en apprendre un peu sur Westil que les corridors de Glacevège que Boulette a bien voulu nous montrer.

Culturellement geek

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Card - Trahison - Les Chroniques de l'imaginaire
Posté 29 janvier 2013 -

Trahison, pauvre en minéraux, est une planète-prison où ont été relégués trois millénaires plus tôt, les ennemis de la République. Que le gratin : physicien, psychologue, généticien, géologue... La "carotte" est que la République fournit du fer pour construire un vaisseau spatial, et donc un moyen d'évasion, si on lui donne en échange quelque chose qui l'intéresse.

La famille Mueller, par exemple, est devenue riche et conquérante car ses membres ont la faculté de se régénérer, ce qui les rend difficiles à tuer, et, lorsque le système s'emballe, ses membres deviennent des sortes d'arbres à "pièces surnuméraires". On appelle ces "ratés génétiques" des "rads" pour "régénérant radical", et comme ils deviennent fous à plus ou moins brève échéance, le Mueller est désolé que cela arrive à Lanik, son héritier. Aussi l'envoie-t'il en mission le plus loin possible.

Dans ce récit qui a un peu la forme d'un voyage mi-touristique, mi-initiatique à la Vance, on retrouve les thèmes habituels de Card, tels que la violence, les différentes façons possibles d'y mettre fin, et le prix à payer pour cela par une seule personne, ce qui, bien sûr, rappelle beaucoup La stratégie Ender. L'histoire est intéressante, il y a des trouvailles remarquables (le chant du matin, les Schwartz...)

Mureliane (26/05/2008)

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Card - Le Retour (T. 4) - Les Chroniques de l'imaginaire
Posté 29 janvier 2013 -

Pour quitter Harmonie, un voyage de dix ans attend la colonie de Nafaï à bord du vaisseau spatial Basilica. Mais Surâme, l'ordinateur, manipule les membres de l'équipage car les conflits sont toujours possibles et risquent d'anéantir l'unité du groupe.

Sur Terre, quarante millions d'années se sont écoulées depuis l'exode des humains. Les colons qui s'apprêtent à fouler leur sol natal ne seront pas au bout de leurs surprises quant à l'évolution des espèces.

La notion du bien et du mal ressort à la fin de la lecture de ce récit. On peut être attristé de l'évolution humaine qui ne réussit pas à gommer ses erreurs et ses travers. La soif du pouvoir ramène les protagonistes à leurs plus bas instincts. Pourtant l'espoir demeure.

D'aucuns pourront trouver le récit long et ennuyeux mais notre Histoire, l'histoire de notre vie, n'est-elle pas le reflet de cette narration ? Ne devons-nous pas tirer une morale de cette lecture et tenter d'améliorer le destin de notre planète ? Les auteurs de Science Fiction sont souvent des visionnaires. Espérons que celle qu'ils nous prophétisent ne sera pas notre destinée.

Hanako (20/03/2007)

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Card - L'Apprenti - Les Chroniques de l'imaginaire
Posté 29 janvier 2013 -

Alvin parvient à Hatrack River pour suivre son apprentissage de forgeron chez Conciliant Smith durant sept ans. Mais ce qui intéresse bien plus le jeune garçon, c'est de rencontrer Peggy, la torche, pour qu'elle lui enseigne comment devenir un Faiseur.

A son arrivée, Alvin se rend compte que rien ne va comme il l'avait envisagé ; la demoiselle a fuit le matin même. Et voilà que son patron le traite de menteur. Comment pourrait-il lui expliquer qu'il est grand pour son âge et qu'il a un don lui permettant d'entendre le chant vert ?

Le nouvel apprenti se forgera les muscles et le caractère auprès de son maître. Il devra aussi apprendre à vaincre son pire ennemi, le Défaiseur, qui risque de faire basculer sa vie vers un chemin sans issu.

Orson Scott Card narre avec délicatesse et tendresse une autre partie ténébreuse de l'histoire de l'Amérique, l'esclavage. Tout pays s'est construit dans les larmes et le sang. Les épisodes peu glorieux que peuvent engendrer la cruauté humaine sont pourtant décrit ici avec détachement, sans parti pris. Aux lecteurs de se forger sa propre opinion.

Et pour que l'histoire complète l'Histoire, le héros reste fidèle à ses principes malgré les injustices qui l'entoure.

Hanako (05/12/2005)

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Card - Le prophète rouge - Les Chroniques de l'imaginaire
Posté 29 janvier 2013 -

Alvin Junior va avoir dix ans. Il doit quitter sa famille pour être apprenti forgeron. Mais sur la route qui le mène à l'Est, son frère, Mesure, et lui sont capturés par des indiens.

Pour Alvin va commencer la connaissance de la mère nature, vivre au rythme de sa « musique verte». Il apprendra bien plus encore aux côtés des hommes rouges. Des épreuves malheureusement rudes l'attendent, et le destin de deux nations sera entre ses mains.

Orson Scott Card reprend le récit du Septième Fils sur une partie de son histoire, avec la vision d'un autre protagoniste. Cette façon de narrer Les Chroniques d'Alvin le Faiseur permet aux lecteurs d'entrevoir d'autres imbrications de l'histoire dans l'histoire et la possibilité de lire les ouvrages en totale indépendance les uns des autres.

Hanako (24/10/2005)

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Card - Le Septième FIls - Les Chroniques de l'imaginaire
Posté 29 janvier 2013 -

Le nouveau monde est colonisé depuis plusieurs générations. L'homme rouge règne encore dans certaines forêts profondes. Dans cette Amérique naissante, une famille de pionniers est en route pour l'ouest.

Peggy est une petite fille qui a un don de vision. Elle lit dans les êtres vivants comme dans un livre. On dit qu'elle est une torche. Du haut de ses six ans, Peg ne parle pas souvent mais, lorsqu'elle annonce quelque chose, c'est toujours une vérité. Alors, quand elle avertit qu'une famille se trouve en difficulté au milieu de l'Hatrack, le village se porte au secours du chariot pris dans les flots déchaînés.

De cette nuit tragique où la rivière réclame un dû, le septième fils d'un septième fils verra le jour. Un enfant au destin exceptionnel, au grand pouvoir, un faiseur. Mais sa vie, dès son premier souffle, sera en danger car des forces du mal sont en action pour l'empêcher de vivre.

Orson Scott Card conte l'épopée de la colonisation d'une Amérique naissante sur fond de croyances populaires. Certains y voient de la magie, un don, d'autres de la sorcellerie. Toutefois, c'est une saga qui raconte la création d'une nation aux travers de la trame de ses légendes.

Hanako (13/09/2005)

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Card - La Cité de Cristal - Les Chroniques de l'imaginaire
Posté 29 janvier 2013 -

Alvin Smith a maintenant vingt-six ans. Une belle réussite, pour quelqu'un dont la plupart des chemins de vie lui promettent une mort violente. Depuis le début de son existence, il a sauvé bien des gens, et réalisé plus de bienfaits que ne le pourrait bon nombre. Et pourtant, Alvin est insatisfait. La vision de la cité de cristal le hante. Et ne sachant comment interpréter ce rêve, Alvin est comme désoeuvré, car il commence à craindre de ne jamais pouvoir réaliser la grand-oeuvre à laquelle ses pouvoirs de faiseur le destinent...

... c'est pourquoi il accepte de suivre les conseils de Margaret (sa femme) et de partir pour la ville de Nueva Barcelona. Peut-être que là-bas, il trouvera les indices nécessaires. Peut-être qu'il y trouvera les réponses qu'il cherche, ces réponses que Margaret se refusent à lui donner : quel est le but de son existence.

Accompagné d'Arthur Stuart, dont il poursuit la formation, il fait la rencontre de Mam'Ecureuil et de Pap'Orignal, un couple courageux, ayant pris à leur charge de nombreux enfants de couleur, dans une ville où il ne fait pas bon de se dire abolitionniste.

La Cité de Cristal est le sixième volume des Chroniques d'Alvin le faiseur. Pour ceux qui arrivent sur le tard, il faut savoir que ce roman d'Orson Scott Card est une uchronie se déroulant dans l'Amérique alternative des années 1800, à l'époque de la colonisation et de la ruée vers l'or. On y rencontre des personnages historiques hauts en couleur, tels que Bonaparte, William Blake ou encore Lincoln. La seule différence étant que les croyances païennes ramenées entre autres par les irlandais ont tout ce qu'il y a de plus réel. Dans ce monde, les charmes fonctionnent, et si tout le monde n'y croit pas, il existe bel et bien des individus ayant certains dons (pour plaire, pour commander, pour réparer les charrues ou cercler les tonneaux). Les plus puissants d'entre eux sont appelés des faiseurs, et sont capables de manipuler la matière de l'intérieur, de la modeler et de la réajuster par la simple force de l'esprit. Alvin Miller, dont Card nous conte l'histoire, est le plus puissant faiseur qu'on ait vu depuis plusieurs siècles. En vérité, on pourrait seulement le comparer à Jésus et à Moïse.

Après une grande attente (plus de quatre ans entre le précédent volume et celui-ci), me voici comblé ! Je commence le livre avec une certaine appréhension, mais au bout d'une page, me voici rassuré : Card n'a rien perdu de son talent !

Les dialogues, écrits dans la langue populaire de l'époque (une sorte d'argot, admirablement traduit par Patrick Couton), sont un régal d'intelligence, savant mélange de réparties cinglantes et d'humour.

Les personnages ont gagné en maturité, et les relations qu'ils entretiennent les uns avec les autres gagnent en complexité. Fin psychologue, l'auteur nous amène à comprendre ses personnages de l'intérieur, sans manichéisme.

C'est pourquoi il est impossible de prendre de haut les prétentions didactiques de l'auteur, car le message humaniste qu'il défend, son parti-pris éthique, celui de condamner l'esclavagisme par exemple, ne fait pas des "propriétaires blancs" d'infâmes tortionnaires sans âmes. Évitant la caricature, Card rend ainsi crédible son message, et transforme ce qui dans d'autres romans ne serait rien d'autre qu'un poncif démagogique en formidable apologie du respect et de la considération pour l'autre, qu'il soit blanc ou noir, bon ou mauvais, homme ou femme, et cela avec l'humilité de ceux qui connaissent les limites du discours moralisateur.

Enfin, chose importante, le présent volume a sa véritable raison d'être dans le cycle, puisqu'il annonce la clôture des aventures d'Alvin Miller. Les différents moments du récit sont particulièrement bien articulés entre eux, sans artificialisme. Quant à savoir ce qu'il en sera du futur (et dernier ?) volume, une seule chose est sûre : Card ménage notre angoisse, et sur son héros plane un véritable suspens : Alvin le Faiseur devra-il mourir pour ses amis et pour la Cité de Cristal ?

Vivement la suite !

Bibirox (13/07/2004)

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Card - La porte perdue - Les coups de cœur de Jean-Luc Rivera
Posté 21 mars 2013 -

Orson Scott Card, que l'on connaît déjà, entre autres, pour ses "Chroniques d'Alvin le Faiseur" et les aventures d'Ender, entame un nouveau cycle, "Les mages de Westil", dont La Porte perdue (L'Atalante) est le premier volume.

Nous sommes à nouveau plongés dans l'univers d'une famille dysfonctionnelle, celle des North, des "white trash" typiques d'un patelin du fin fonds de la Virginie profonde, sauf que les North sont les descendants des anciens dieux nordiques, en pleine dégénérescence et réfugiés en Amérique pour sauver leur peau. En effet, tous les dieux sont déchus et survivent à grand peine car, originaires d'une planète nommée Westil, leurs pouvoirs décroissent et ne peuvent être régénérés par le passage des portes dimensionnelles avec leur monde, le dernier des Loki les ayant toutes fermées quinze cents ans auparavant. D'où la haine tenace qui poursuit les North, tenus pour responsables, et pour les portemages, seuls à pouvoir ouvrir des portes, car chaque membre d'une famille a un don (ou une affinité) pour un type de magie ou même n'en a aucun - il est alors un drekka, le dernier des derniers. C'est malheureusement le cas de Danny North, jeune garçon de treize ans à la langue bien pendue, ce qui l'a transformé en souffre-douleur de tous ses cousins, d'autant plus qu'il est le fils unique des deux mages les plus puissants de sa famille. Quand, finalement, et c'est le début du roman, Danny n'en peut plus, il s'enfuit et va ainsi découvrir qu'il est détenteur du don le plus rare: il peut ouvrir des portes. Nous allons le suivre dans ses aventures picaresques, réinventant les techniques pour utiliser son don, rencontrant des personnages hauts en couleurs appartenant à l'"underground" westilien - les orphelins, ces mages qui ne supportaient plus de vivre dans des familles et se sont fondus dans la masse humaine -, faisant l'apprentissage de la vie en société et de la cohabitation avec les somnifrères (les humains normaux). Il va apprendre à se maîtriser et à essayer de vivre comme un adolescent moyen (aller au lycée, conduire une voiture, avoir une petite copine).

En parallèle, Card nous fait découvrir la manière dont Westil a évolué - ou stagné -, pendant ces années de coupure avec la Terre : dans le royaume de Glacegèvre, "l'homme dans l'arbre" (prisonnier à l'intérieur d'un tronc depuis des temps immémoriaux) est sorti de sa prison et se rend au château où il est un miséreux parmi les domestiques. Mais Boulette, car tel est son surnom, est un portemage puissant qui semble avoir oublié tout de sa vie antérieure tout en poursuivant ses propres desseins tortueux.

Les vies de Danny et de Boulette sont naturellement appelées à interférer l'une avec l'autre, après de nombreuses péripéties, souvent décrites avec humour: les scènes de "mooning" de Danny (une tradition bien américaine de montrer ses fesses en public) sont hilarantes, surtout de la manière dont Danny le fait (en prise directe avec la peur panique d'une accusation de pédophilie, si courante aujourd'hui).

Tout le talent de l'auteur réside dans son utilisation de la psychologie d'ex-dieux en pleine déliquescence face à un monde qui change très vite et auquel ils ne sont plus adaptés (sauf les Grecs, richissimes car ils se sont reconvertis dans l'armement naval, avoir Poséïdon à ses côtés cela aide...), de celle d'un adolescent surdoué et difficile à contrôler mais quelque part très humain. Et nous nous prenons au jeu de la réponse à la grande question: pourquoi Loki a-t-il scellé toutes les portes entre les deux mondes ? Est-ce par compassion pour les humains ou s'agit-il du dernier de ses mauvais tours à l'égard des Westiliens dans un dessein que lui seul connaît ?

Cette nouvelle saga est passionnante à lire et se termine sur un "cliff hanger" qui nous donne envie de découvrir la suite très vite.

J'ajouterai que le traducteur, Jean-Daniel Brèque, a fait un très beau travail, rendant tout l'humour de l'auteur et traduisant par des néologismes fort bien trouvés la palette des pouvoirs magiques des descendants des Westiliens coincés chez nous.

Jean-Luc Rivera

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Card - L'ombre de l'Hégémon - LegoLegitisLegimus
Posté 29 mars 2013 -

Mais où sommes-nous ? C’est la question qu’on se pose en lisant ce livre ! Non, on n’est pas sur une planète lointaine et inconnue suscitant l’interrogation. Bien au contraire, nous sommes sur terre, plongés au milieu d’un conflit planétaire propice aux considérations militaires et géopolitiques pas si éloignées de notre actualité. Pourquoi cette question alors ? Tout simplement parce qu’on est très loin de ce à quoi nous avait habitué l’auteur dans son cycle d’Ender. Finis les séjours dans l’espace, la colonisation de planètes lointaines et la découverte de races extraterrestres. Ici, c’est de la pure SF d’anticipation politique que nous propose Card. Bean, le héros du premier volet, est en effet de retour sur terre après la guerre spatiale. Il se retrouve alors mêlé malgré lui aux conflits terrestres qui vont le conduire à retrouver son ennemi Achille, couplant ainsi enjeux géopolitiques globaux et rivalités personnelles. (...) les nouvelles orientations de l’auteur, les nouvelles perspectives suivies ne m’ont pas dérangées, au contraire. (...) étant par ailleurs un amateur d’Histoire, ces aspects m’intéressent beaucoup (on a en effet l’impression d’assister à une immense partie de Risk).

(...) si l’histoire et l’univers sont loin de ce dont on avait l’habitude, la plume de l’auteur est bien là ! Le style est fluide, limpide et les personnages sont intéressants. 

Que retenir de ce deuxième volume : l’auteur remplit le contrat de nous proposer quelque chose de neuf. (...) les personnages et le style ont suffit à me convaincre de lire le tome 3. Du moins, après avoir fini le livre, je me suis dit "vivement que le tome 3 se trouve en haut de ma PAL !". Ce n’est pas le cas de tout le monde comme en témoigne les critiques que j’ai pues entendre. A vous, donc, de le lire et de vous faire votre avis ! 

7,5/10

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Card - Les rejetons de l'ombre - LegoLegitisLegimus
Posté 03 mai 2013 -

Vous aurez peut-être noté le « La saga des ombres 5 » entre parenthèse et accompagné d’un point d’interrogation dans le titre de l’article. Cela traduit tout simplement la difficulté à insérer cette suite qui n’en est pas vraiment une dans l’œuvre de Card. Indéniablement, Les rejetons de l’ombre fait partie du cycle d’Ender (à mon sens bien plus que les précédents tomes de la Saga des Ombres) mais de là à dire qu’il s’agit du tome 5 de la dite saga, ce n’est pas si simple. Explications.

Je l’ai dit, Les rejetons de l’ombre est une suite qui n’en est pas vraiment une. Suite car on retrouve les personnages laissés à la fin de l’Ombre du géant, le tome 4 de la "Saga des Ombres", et on se place dans une certaine continuité chronologique. Mais, pas tout à fait une suite car nous tenons là un roman singulièrement différent de ce à quoi l’auteur nous avait habitué dans la Saga des Ombres.

Cela tient tout d’abord à un scénario beaucoup plus « restreint » au sens où il se concentre sur un nombre limité de personnages, donnant ainsi à Card l’occasion de rejouer de ce qui faisait la force de "La Stratégie Ender" : l’interaction entre quelques individus réunis dans un espace limité. On retrouve le talent de l’auteur à dresser le portrait de personnages et à fouiller leur psychologie tout en les plongeant au cœur d’une « aventure » centrée ici sur l’exploration d’un mystérieux navire extraterrestre croisé durant leurs pérégrinations spatiales (a priori pas très original comme accroche mais, détrompez-vous, ça marche à merveille. Je n’en dis pas plus).

La tonalité de l’intrigue est également radicalement différente des précédentes aventures de Bean dans la "Saga des Ombres" et contribue à ma réticence à parler de « suite ». Card revient vers de la SF plus spatiale aux touches Hard-SF (c’est-à-dire mettant l’accent sur des démonstrations scientifiques).

(...) Mais surtout, si Card m’a conquis ici, c’est en raccrochant, par ce roman, la "Saga des ombres" à la mythologie générale du "Cycle d’Ender". L’auteur multiplie les liens avec les romans centrés sur Ender, en particulier en ce qui concerne La voix des morts et la culture des Doryphores, cette race extraterrestre qui menaçait la terre dans La stratégie Ender. Non seulement on en apprend plus ici sur leur civilisation, mais surtout ces informations bouleversent ce que nous pensions savoir et offrent des perspectives nouvelles quant au propre destin d’Ender post-Stratégie (narré dans les romans La voix des morts, Xénocide et Les enfants de l’esprit).

Que dire sur les aspects plus formels du lire ? Une lecture fluide qui fait bien la part entre portrait psychologique, exposé scientifique, exploration et action (mais à petite dose, je vous préviens) et révélations. L’auteur use à bon escient de l’humour et de la corde sensible, rendant particulièrement émouvante (encore une fois) la fin de son roman. (...)

(...)

En bref : suite uniquement du point de vue chronologique et des personnages, Les rejetons de l’ombre apparaît comme un roman radicalement singulier dans le cycle d’Ender dans lequel il s’inscrit pourtant en explorant la culture des mystérieux doryphores. On quitte la science-fiction politique pour une aventure scientifique spatiale. Par cette fraîcheur, alliée à un lien profond avec la mythologie fondatrice d’Ender, ce roman me réconcilie plus que jamais avec Orson Scott Card. L’auteur nous prouve qu’il n’a rien perdu de son talent et qu’il nous reste encore beaucoup de choses à découvrir. Espérons que l’Atalante soit aussi rapide dans la traduction de Shadow alive (la suite des Rejetons de l’ombre) à paraître en 2013 !

Note : 9,5/10

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Card - Ender : l'exil - Mauvais genres
Posté 24 juin 2013 -
Les suites de la trilogie d'Ender sont bien plus nombreuses que la trilogie elle-même. On pourrait croire l'auteur dénué d'inspiration, tirant à la ligne pour gagner quelques dollars de plus grâce à un énième volume. Il n'en est rien : L'Exil est tout aussi bon que La Stratégie Ender ou La Voix des morts.

On retrouve Ender juste après sa victoire sur les doryphores, obsédé par le xénocide auquel il s'est livré sans le savoir. Le retour sur terre lui est interdit par sa fratrie et lui-même n'aspire qu'à l'oubli. Sa nomination comme gouverneur d'une colonie lointaine est une bénédiction et le fruit de manipulations politiques et médiatiques innombrables. Il ne s'exilera pas seul pour autant. Sa soeur le suivra, en partie pour échapper à son frère aîné, en partie par amour pour lui. Le voyage met en scène quelques personnages secondaires non dénués d'intérêt et la maestria dont Ender fait preuve pour se voir confirmé en tant que gouverneur est digne de Machiavel. Une nouvelle dimension s'ajoute à l'aventure lorsque, en prospection d'un nouveau site d'implantation de colons, Ender trouve des vestiges laissés par les doryphores à son intention.

Le talent de conteur d'Orson Scott Card est intact et on se laisse entraîner au fil des pages même si la suite de l'histoire nous est connue. Un excellent livre de science-fiction, s'insérant sans heurt dans la saga.

Benoit Furet

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Card - Avertir la terre - Les lectures d'Olympe
Posté 07 novembre 2013 -
J'ai passé un excellent moment ! Je ne connaissait pas du tout cette saga et ce fut une très belle surprise. Une des choses qui m'ont le plus plu c'est le fait qu'on ait l'impression de suivre plusieurs histoires en même temps. L'alternance des chapitres nous permet de découvrir plusieurs personnages qui finissent par s'imbriquer dans l'histoire générale. On suit d'abord Victor, un jeune garçon très intelligent, doué pour les réparations et les inventions. On s'immerge complètement dans le vaisseau "El Cavador" et cette façon de vivre différente puisqu'ils sont tous membres de la même famille et vivent de forages et de trocs. Ce sont les indépendants. Puis on suit le chef du vaisseau "Makarhu", Lem Jukes, qui lui se trouve être le fils d'un grand, puissant et riche industriel envoyé dans l'espace pour tester une nouvelle façon de faire exploser des astéroïdes et récolter les différents métaux qu'ils restent. Ensuite on suit une section de soldats sur terre qui s'entraînent pour devenir l'élite et palier à toutes les situations de conflits. À la fin tout ce petit monde se rejoint pour ne former qu'un seul groupe pour lutter contre une invasion d'extraterrestres beaucoup plus puissants qu'eux. Tous les personnages que l'ont rencontre sont attachants et très bien décrits. On ne passe pas à côté de l'un ou l'autre. On a l'impression qu'ils sont tous importants et apportent tous une contribution au roman. Ce que j'ai beaucoup aimé également c'est la réalité. Des personnages meurent, des vaisseaux explosent. On ressent la dominance des extraterrestres mais sans vraiment les voir. Ils restent assez effacés au profit des émotions humaines. Par exemple quand Victor doit partir seul vers la terre pour les prévenir de l'arrivée du vaisseau extraterrestre, on sent vraiment l'émotion de Mono, le petit apprenti de Victor. Pareil quand Les femmes et enfants partent dans l'autre vaisseau avant la grande attaque ou quand Victor part avec son père et son oncle à la recherche de survivants suite à l'attaque perpétrées contre les Italiens. Bref, les émotions humaines sont très bien décrites et on les ressent vraiment à la lecture. La fin m'a laissé un peu dépitée. Après tous les efforts déployés, je pensais assister à une vraie guerre formique et l'histoire s'arrête sans vraiment de fin. C'est pour ça que je vais me lancer dans les prochains tomes pour voir comment évolue les choses. Une prequelle que je conseille à ceux qui comme moi n'ont pas encore eu l'occasion de lire la saga Ender. Elle met en appétit et donne envie de découvrir la suite ce que je vais m'empresser de faire.

Ma note : 9 / 10
 
Élodie - Les lectures d'Olympe
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Card - Avertir la Terre - Biblioman(u)
Posté 14 février 2014 -
L'histoire d'Ender, à la base, était une nouvelle parue en 1977 dans la revue Analog. Elle aurait pu se noyer dans le flot des productions que le genre connaît, mais non. La nouvelle est devenue roman. La Stratégie Ender, prix Hugo et Nebula, a connu plusieurs suites, une déclinaison en comics pour Marvel, une série de romans parallèles avant de devenir – après des années d'attente - ce que certains d'entre vous n'auront pas manqué de voir en 2013, un film réalisé par Gavin Hood avec Harrison Ford et Asa Butterfield entre autres...

Avertir la terre, quant à lui, avant de devenir un roman était un comics déjà co-écrit par Aaron Johnston et Orson Scott Card. Peu satisfaits de n'avoir pu y mettre tous les éléments qu'ils avaient imaginé, les deux hommes ont trouvé dans la forme romanesque un terrain de jeu propice à leur imagination. 

Nous sommes donc cent ans avant la stratégie Ender. En plein espace, dans la barrière de Kuiper, des mineurs, issus d'une même communauté, procèdent à l'extraction des métaux d'un astéroïde. La routine pour eux. Du moins jusqu'à ce que l'un des membres de l'équipage ne décèle quelque chose d'anormal dans son système de sonde spatiale. Un navire, sans doute extra-terrestre, fend l'espace à une vitesse sidérante. Et tout semble indiquer qu'il se dirige vers la Terre...

 Quand on me dit séries à rallonge, quand lesdites séries se voient affublées de préquels ou de suites, j'ai plutôt envie de prendre mes jambes à mon cou. Ça va bien de tirer le fil d'un succès, mais parfois, à trop le tirer, ce fil, il finit par casser.

Mais - car il fallait bien un mais - je ne pouvais pas passer à côté des origines de La Stratégie Ender, qui reste pour moi - attention déclaration grandiloquente - l'un des meilleurs livres de Science-Fiction. Pas la peine de tergiverser, je ne pouvais pas passer à côté de ce titre, quand bien même je ne fonce plus aveuglément sur les productions inégales de monsieur Card, lequel semble avoir pris ce qu'on appelle la grosse tête, et dont certains propos ont eu le don de me hérisser le poil.

Passons. J'ai donc mis ma prudence de côté et me suis laissé tout entier au plaisir de découvrir chacun des protagonistes de cette histoire, à m'engouffrer dans ses mailles dont je n'avais eu qu'un aperçu à travers la stratégie Ender. Cette fois-ci, vous saurez tout des prémices de la première guerre formique, des premiers contacts avec ces extra-terrestres dont Ender devra, plus tard, devenir l'adversaire puis... n'en dévoilons pas trop non plus. Vous saurez tout, aussi, de la manière dont quelques humains se seront battus, auront fait alliance pour mettre en garde l'humanité, quand bien même leurs intérêts auraient eu tendance à diverger. 

Nul doute, Orson Scott Card et Aaron Johnston ont su mettre à profit le travail qu'ils avaient accompli pour la réalisation des Comics, poser les bases de ce premier volume d'Avertir la Terre et le rendre véritablement haletant. Par la même occasion, ils suscitent l'envie de lire la suite qui, espérons-le, s'inscrira dans la même veine, réjouissante et addictive.
Biblioman(u)
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Card - Avertir la Terre - Les Vagadonds du Rêve
Posté 31 mars 2014 -

Voici le premier tome de la préquelle de La Stratégie Ender, juste quelques cent ans plus tôt quand nul n’avait jamais entendu parler de ces étranges insectes aux allures de fourmis, les doryphores, qui, pour ne pas être armés de lances, pulvérisent tout ce qui se trouve sur le passage de leurs vaisseaux spatiaux. Pas sympathiques de reste donc en dépit de l’esthétique recherchée que le cinéma a bien voulu leur prêter.
Mais ils étaient encore à proximité de la ceinture de Kuyper lorsqu’ils furent découverts par la jeune Edimar grâce à l’Oeil avec lequel son vaisseau sonde l’espace profond. Et ils foncent à une vitesse inimaginable.
Utile dérivatif que cette énigme inattendue pour le jeune Victor qui vient de se découvrir très amoureux de sa cousine Alejandra au moment précis du départ de celle-ci pour le vaisseau des Italiens. Car il est de règle dans cet univers lointain des mineurs indépendants, à l’occasion des très rares rencontres, de voir partir ses jeunes à marier vers une autre famille, tout en sachant qu’ils ne reverront sans doute jamais la leur. C’est la dure loi de l’exogamie lorsque l’on vit en autarcie avec pour seul horizon un unique équipage de cousins, oncles et toute sa parentèle. Pas que cela soit un réel motif de réjouissance, ni pour les les parents, ni pour le commandant.
Mais le commandant Concepción, à la tête de l’El Cavador, n’est pas de celles qui laissent passer leurs sentiments avant leurs devoirs, surtout quand est apparue une potentielle menace inconnue.
Il existe pourtant une menace beaucoup plus proche. Le Markarhu, vaisseau minier de la Juke Limited, commandé par l’héritier du nom qui a suffisamment rongé son frein pour vouloir faire ses preuves. Il dispose enfin d’une technique d’extraction expérimentale propre à balayer toute concurrence. Rien de bien nouveau sous les étoiles… Pourtant, il serait capable de fournir de l’aide peut-être ?
Mais les formiques sont déjà sur eux et Victor aura à peine le temps d’en découvrir l’horreur qu’il sera expédié vers la Terre, ou du moins la Lune, pour prévenir de leur arrivée.
On suit donc en parallèle les deux vaisseaux alors que, sur Terre, en Nouvelle-Zélande plus précisément, un certain capitaine Wit O’Toole recrute et entraîne une petite armée. Individu par individu, car il se doit de former une force d’élite internationale, rien de moins, vouée au maintien de la paix.
Où l’on découvre, si l’on peut dire pour la première fois, le fameux Mazer Rackham, avant qu’il ne soit devenu l’un des héros de la Stratégie Ender.
Pendant ce temps, sur la Lune, une petite employée honnête, s’est penchée sur certaines opérations comptables de la Juke…
Une longue et agréable lecture mais qui, comme toutes les trilogies, vous laisse en suspens en attendant la suite.

 

Hélène F.

Les Vagabonds du Rêve

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Card - Le voleur de Portes - Psychovision
Posté 22 avril 2014 -

Après avoir affronté le voleur de Portes, Danny North se retrouve avec un nombre important de portes en sa possession, de quoi prendre l'avantage sur les familles, leur permettre de s'aventurer à Westil et d'y acquérir un peu plus de pouvoirs. Tout en essayant de vivre sa vie de demi-dieu, il continue d'aller au lycée où il s'est fait des amis, d'être un adolescent normal. Pourtant, son statut fait de lui quelqu'un de particulier auprès d'eux et la tranquillité qu'il recherche est loin d'être trouvée, surtout que ses ennemis sont toujours sur ses pas !

Dans ce second tome, Danny est donc cerné par les problèmes et les ennemis, puisqu'il va devoir en découvrir plus sur Loki, le fameux voleur de portes, et ce qui a pu le motiver à s'emparer de toutes les portes, laissant les mages de Westil et de la Terre dans l'impuissance. Le retour d'une Grande Porte va donc attirer les convoitises et c'est Danny qui va devoir gérer cette histoire, mettant en danger ses amis sans pouvoirs et devant se méfier de ceux en possédant, car si les familles retrouvaient leurs capacités, le monde serait forcément en danger.
Pendant ce temps en Westil, Boulette, qui est en réalité Loki, est affaibli, mais manipulé par la reine qu'il a aimé et qui l'a trahi, il va décider de se venger, quitte à s'associer à ses anciens ennemis et, surtout, ses anciennes victimes. Le jeune homme veut aussi éviter le retour de mages trop puissants en son monde. Il est prêt pour cela à jurer une allégeance à celui qui lui a volé ses portes. Lui aussi va devoir jongler entre ses responsabilités et ses envies, mais il va devoir surtout faire face à ses actes.
À l'instar d'autres ados issus de l'imagination d'Orson Scott Card, Danny et Loki doivent donc se découvrir et apprendre à s'assumer, à affronter un monde hostile, responsabilités qu'ils refusent puisque le premier recherche surtout une vie ordinaire, loin des tragédies divines et des complots familiaux, tandis que le second ne cherche qu'à se venger. Les événements vont pourtant se bousculer et leur rentrer dedans sans pitié, surtout qu'une nouvelle menace, plus dangereuse que les familles, se pointe […].

Ce second tome se contente globalement de poursuivre sur les bases du précédent, apportant tout de même quelques idées originales, notamment sur les rapports entre les dieux et les humaines, loin d'être simple dans la mythologie. Puis, il y a le talent de page-turner d'Orson Scott Card, capable de rendre passionnant les aventures de ces deux adolescents, de créer un nouveau monde et de trouver de nouvelles idées pour lui donner vie. Le divertissement est donc très présent et l'on s'ennuie donc rarement avec cette nouvelle saga !

 

Stegg

Psychovision

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Card - Le voleur de portes - Avides lectures
Posté 22 mai 2014 -

Résumé :
Cet adolescent a les pouvoirs d’un dieu, mais les dieux eux-mêmes sont menacés de possession.
Depuis qu’il a dérobé les portes de Loki, Danny North est le plus puissant portemage de deux mondes, le nôtre et celui de Westil.
Ce qui ne fait pas de lui le plus heureux des lycéens : les dieux exilés sur Terre le traquent toujours pour le circonvenir ou le tuer, et Danny se demande à présent s’il n’a pas commis une terrible erreur en ouvrant sa grande porte entre les mondes… Car, en s’emparant des pouvoirs de Loki, il s’est aussi chargé de terribles responsabilités en toute ignorance.
Sur Westil, Boulette, alias Loki, en est bien conscient. Et, tandis qu’il se débat avec une reine perfide, une maîtresse éconduite et des intrigues de succession, il doit faire la paix avec Danny. Parce que, avant qu’il ne soit trop tard, il faut à tout prix lui apprendre pourquoi les portes avaient été fermées et quelle menace les belmages font peser sur les mondes.

Impressions :
Après un premier tome des plus sympathiques mettant en scène des dieux nordiques déchus un peu ploucs sur les bords, Orson Scott Card nous revient avec un tome de transition qui continue sur sa lancée, en apportant quelques nouvelles pistes. Si l’on retrouve l’humour du premier tome, l’auteur n’oublie pas pour autant le caractère manipulateur et perfide de ces dieux, qui ne reculent devant rien pour obtenir plus de pouvoir ou écraser leurs ennemis. Au milieu de cette lutte de pouvoir des familles, Danny, notre jeune héros, comprend peu à peu qu’il ne pourra pas éternellement profiter d’une vie d’ado « normal ». […]

  Si ce second tome sert de transition dans la trilogie et que les scènes d’action ne se bousculent pas au portillon, Orson Scott Card en profite pour faire évoluer les relations entre les personnages et nous apporter des précisions sur le fonctionnement de la magie westilienne et sur le grand méchant de l’histoire. J’ai beaucoup aimé en apprendre plus sur les homomages, sur le système de la portomagerie et sur les objectifs de Loki. Le mélange de diverses religions et mythes donne quelque chose de touffu et intéressant bien que parfois un peu nébuleux à saisir. Nul doute que l’auteur éclaircira certains points dans le troisième et dernier tome. Notamment sur Bel et les Sutahites, sur Westil et les différentes mageries. La genèse des portes, leur manière de fonctionner et leurs réels pouvoirs promettent de bonnes choses pour le dernier tome.

  L’auteur se concentre également sur le développement des liens entre les personnages, qui se resserrent ou se brisent, le jeu des chaises musicales prenant de l’ampleur. L’introduction de nouveaux personnages clés et la mise en place de nouvelles alliances revêtent une importance capitale, les inimités étant de plus en plus évidentes. Entre les trahisons des amis et les complots ourdis qui se retournent contre les comploteurs, « Le voleur de portes » réussit à retenir notre attention malgré un démarrage plutôt lent.

  De plus, Orson Scott Card prend toujours soin des états d’âme de ses personnages et de leurs revirements. Entre un Danny qui se rend compte qu’il doit protéger beaucoup de monde, que son pire ennemi n’est pas celui qu’il croyait et les émois pubères qu’il ressent devant ce parterre de jolies filles qui se jettent à ses pieds, l’auteur ne ménage pas beaucoup son héros.[…]

  En bref, un second tome qui prend ses marques et sert de transition en mettant l’accent sur l’évolution des relations entre les personnages et sur le développement de l’univers. L’humour est toujours présent, bien qu’il soit parfois un peu too much, et rend l’ensemble dynamique. Un tome un peu lent et nébuleux dans ses explications mais toujours sympathique !

 

Chronique Avides lectures

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Card/Johnston - La Terre embrasée - Wiitoo Takatoulire
Posté 24 septembre 2014 -
Deuxième tome des aventures de Victor. Après avoir passé plusieurs mois dans une navette automatisée de transport de matières premières envoyée en direction du dépôt de Luna, Victor tente d'avertir la terre de l’imminence d'une attaque extraterrestre. Malheureusement personne ne croit un traite mot de ses révélations. Ses preuves sont considérées comme un canular et seule une jeune fille nommée Imala va croire en lui. Elle va l'aider à s'échapper du terminal ou il est retenu en détention et nos deux compères vont faire tout ce qui est en leur pouvoir pour convaincre de l'urgence de la situation.

Nous retrouverons également Mazer Rakam, l'homme qui extermina les formiques dans la Stratégie Ender, qui d'ailleurs va rapidement voler la vedette à Victor. C'est lui le personnage principal de ce tome. Mazer va affronter les ennemis au coeur de leur dispositif alors que les formiques ont choisi la Chine, comme théâtre des opérations pour envahir la Terre.

Véritable tome de transition entre le premier et le troisième tome. L'histoire reprends comme si l'on avait juste changé de chapitre et s'arrête comme si il n'y avait plus de papier pour imprimer la suite. Vivement la sortie du tome 3 car je n'aime pas laisser une histoire reposer en plein milieu d'une lecture. En général les cycles en plusieurs tome contiennent tout de même des aventures qui se terminent plus ou moins à la fin de chaque livre. Ici ce n'est vraiment pas le cas et l'on se retrouve stoppé en plein cliffhanger.

Ce tome, comme le précédent, souffre de quelques défauts au niveau de la crédibilité de certaines scènes. L'auteur prend quelques raccourcis bien pratiques et un peu gros pour se raccorder à son fil rouge mais il n'en reste pas moins que le plaisir est toujours là dans ce roman d'action et d'aventure facile à lire et distrayant.

Certified "merdouille, ou sont passées les pages suivantes" by Wiitoo Takatoulire

Note 4,5/6

 

Wiitoo Takatoulire

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Card - Avertir la Terre - Wiitoo Takatoulire
Posté 24 septembre 2014 -

La première guerre formique ! Orson Scott Card n’innove pas sur ce point car il nous propose à nouveau une aventure dans l'univers de la Stratégie Ender. Après les exploits d'Ender Wiggin suivis de ceux de Bean, racontés dans le cycle de la Stratégie de l'ombre, nous voici parachutés bien avant cette période.

Cette nouvelle trilogie commence peu avant le premier contact humain avec les formiques et décrit les événements qui ont amené la Terre à sa première confrontation avec cette espèce extra-terrestre. C'est ainsi que cette partie de l'histoire contribuera à modeler le monde tel que nous l'avons connu dans les premières pages de la Stratégie Ender.

Dans cet opus, nous allons découvrir Victor, un adolescent très courageux et astucieux qui sera le principal héros de cette aventure. Cette fois-ci, pas de politique, pas de religion, pas de philosophie mais de l'action. Beaucoup d'action. Ce roman est extrêmement sympathique à lire et très divertissant. Un page-turner addictif.

L'histoire se déroule dans la ceinture de Kuiper. Ce n'est jusque là pas de la science-fiction puisque cette ceinture d'astéroïdes, qui se situe au delà de l'orbite de Jupiter, existe réellement. C'est donc dans cette région de l'espace que plusieurs familles de mineurs indépendants exploitent des astéroïdes pour en extraire les minerais (là oui c'est de la science-fiction). Seulement les choses vont rapidement se compliquer avec l'arrivée dans leur secteur des corpos (La plus importante compagnie privée d'extraction) dont les intentions sont plutôt malveillantes à leur égard.

Mais les ennuis de ces familles de mineurs ne font que commencer alors que le radar de leur vaisseau détecte l'arrivée du premier vaisseau formique jamais observé par les terriens. Cette découverte va engendrer une course contre la montre en vue d'Avertir la terre de cette nouvelle menace.

En dehors de quelques défauts mineurs qui rendent certains passages assez peu crédibles ou un peu gros, l'auteur nous livre un bon roman qui ne nous laisse pas une seconde de répit et nous tient en haleine jusqu'à la dernière page. Ici pas de fin à proprement dit, ce premier tome se termine en plein suspens.

J'ai hâte de lire le deuxième tome de cette trilogie qui se nomme "La Terre embrasée".

Note 4,5/6

 

Wiitoo Takatoulire

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Card/Johnston - La Terre embrasée - Le Vagabond des rêves
Posté 01 octobre 2014 -

Pas de déception avec ce deuxième tome de la préquelle de La Stratégie Ender. Plus de cinq cents pages qui se lisent avec une parfaite fluidité.
Toujours sous forme de récits en parallèle.
Même si les quelques rescapées de l’El Cavador continuent à lutter pour leur survie dans l’espace, le navire d’invasion est déjà passé et c’est sur Terre que le vrai combat va commencer.
Victor Delgado, le jeune mineur envoyé sur Luna pour prévenir la terre de l’invasion des formiques, a réussi, non sans peine, à se faire entendre. Et davantage de façon officieuse, notamment auprès de la Jukes Corporation, qui y voit d’abord une occasion de bénéfice, qu’auprès des autorités, Agence pour la Sécurité et le Commerce dans l’espace comprise.
Par chance, pourrait-on dire, quand elles prendront la menace au sérieux et enverront une navette diplomatique de l’ONU à la rencontre du vaisseau extra-terrestre, ce sera pour la voir pulvérisée sans sommations.
Alors, et seulement alors, prendra-t-on la réelle mesure des évènements. Mais il sera trop tard car les forces ennemies auront débarqué et commencé leur œuvre de destruction systématique.
Même s’il est pratiquement seul, Victor va cependant trouver un allié de poids en Lem Jukes. Ce dernier, si intéressé et si désireux de contrer son père soit-il, a lui aussi appris de visu ce que sont les formiques et il ne peut se résoudre à laisser la Terre sans protection, du moins sans rien tenter.
Cette alliance inattendue va trouver son symétrique côté armée.
Car l’information n’a pas tardé à circuler par les réseaux et le capitaine Wit O’Toole n’estime pas avoir mis sur pied une armée d’élite vouée à la paix pour la laisser les bras croisés quand une pareille guerre, même si elle n’est pas déclarée dans les formes, a réellement commencé sous son aspect le plus horrible.
Et c’est la Chine qui va faire l’objet des premiers débarquements avec brutalement des centaines de milliers de morts sans que l’armée du pays, si peu soucieuse qu’elle soit de solliciter de l’aide, ait les capacités d’y faire face
Par ailleurs, Bingwen, un jeune chinois surdoué d’à peine huit ans, s’il ne peut rien faire seul et guère être entendu de sa famille et de ses voisins, a réussi à se sauver momentanément avec son grand-père.
Il va trouver sur sa route Mazer Rackham. Mazer, militaire des Forces Spéciales Occidentales, envoyé comme instructeur dans le cadre d’une alliance avec l’armée chinoise, n’est pas du genre à attendre une autorisation lorsqu’il juge de son devoir d’intervenir s’il le peut. Et puisqu’il dispose de fait d’un hélicoptère antigravité exceptionnel, il va s’en servir, quitte à risquer une condamnation pour insubordination.
C’est pourtant lui qui va trouver un premier angle d’attaque des formiques, de même qu’il va sauver le petit Bingwen. Ou plutôt que l’enfant et lui se sauveront réciproquement et formeront la plus improbable des équipes qu’ait jamais vu une armée.
Sans doute est-ce le propre d’une lecture agréable qu’on puisse en attendre avec plaisir la suite alors même qu’on connaît le dénouement du roman qui suivra/

 

Hélène

Le Vagabon des rêves

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Card - Basilica - jelislanuit.wordpress.com
Posté 09 mars 2015 -

Son œuvre traite un thème qui n’est pas nouveau dans la littérature fantaisiste : la technologie et, en l’occurrence, son absence. Ce livre renforce mon goût pour la littérature fantaisiste. Critiqué par certains, ce genre littéraire ouvre en quelque sorte l’esprit en nous présentant des sociétés différentes mais qui ne sont pas invraisemblables… Un jour, l’être humain pourrait être contraint de quitter la Terre en raison du mauvais traitement qu’il lui inflige… Le côté le plus incroyable vient par ce super ordinateur qui contrôlerait nos esprits en nous empêchant de tomber encore dans la barbarie ou la destruction. J’ai aimé ce cadre. Nous sommes dans un futur très lointain où la société possède une certaine technologie (four à micro-ondes, armes électriques, senseurs à reconnaissance visuelle, etc)… mais où la roue leur est interdite. La roue, invention qui a l’air insignifiante mais qui n’a droit d’existence que sur des petits appareils, car elle fut source de destruction par le passé … C’est sur cette toile de fond si originale que les personnages évoluent. La religion est présente dans le livre, incarné par Sur-âme, un être qui existerait mais qu’aucun humain n’a vu. Croire en lui, c’est avoir une foi aveugle. Tous les  humains ne croient pas en lui, même s’ils ont été modifiés pour ressentir ses effets. La présence de la religion est due au fait que Orson est membre de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours (mormons). La politique joue aussi un rôle important dans le livre, avec les intrigues, les manigances et les guerres de pouvoir. J’ai adoré l’histoire et les personnages [...]. N’empêche que j’ai assisté comme spectateur à une histoire très intéressante.

Jelislanuit - jelislanuit.wordpress.com - 06 mars 2015

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Card - Père-des-pierres - Antredelivres
Posté 31 mars 2015 -

Orson Scott Card est un conteur né. Au delà d’une écriture fluide et agréable à lire, il y a toujours ce soupçon de poésie, ce petit souffle épique que l’on retrouve souvent dans ses romans ainsi que des personnages au caractère fort et réfléchi. « Père-des-pierres » ne fait pas exception. Ce conte, tout d’abord conçu comme une introduction à son univers « Les Mages de Westil », est un roman indépendant. N’ayant pas lu « Les mages de Westil », je me suis lancée dans l’aventure et ce fut sans regret. J’apprécie beaucoup l’écriture d’Orson Scott Card mais également ses personnages, souvent de jeunes adolescents à la veille d’un changement majeur dans leur vie. Dans ce conte, il nous introduit Ruisselet, très jeune adolescent qui se construit dans sa solitude en observant ce qui l’entoure. Il est posé, intelligent et s’adapte rapidement à son environnement. Puis, un jour, il s’en va sur l’unique route qui traverse les montagnes qu’il a connu toute sa vie pour découvrir le reste du monde et y part découvrir la vie dans une grande cité qui voue le culte à Yeggut, le dieu des Eaux. Ainsi commence de nombreuses découvertes sur le monde mais aussi sur lui-même. Je me suis laissée porter par ce conte, par cet univers où hommes et nature sont étroitement liés et au delà de l’histoire de Ruisselet, celle d’une ode à l’équilibre et à la nature. Conte initiatique court et agréable à lire, Orson Scott Card réussit avec brio à nous plonger dans un monde où Ruisselet, jeune garçon à la découverte du monde, en apprendra bien plus sur son fonctionnement et sa place dans ce dernier. Un conte qui se suffit à lui-même mais donne envie d’en découvrir davantage sur les « Mages de Westil » et pour ceux qui connaissent déjà cet univers, une manière de prolonger le plaisir.

 

Plumeline - www.antredelivres.com - 20 mars 2015

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Card - Père-des-pierres - Le Soir (supplément)
Posté 04 mai 2015 -

L’apprenti sorcier

 

On est dans le monde des mages de Westil, que l’écrivain américain Orson Scott Card a déjà exploré dans La porte perdue et Le voleur de portes. C’est un conte indépendant qui s’adjoint, parallèlement, à la saga. Et c’est un beau conte. Il me fait penser, toute gnangnanterie à part, à ce fameux Apprenti sorcier de Paul Dukas mis en images par Walt Disney dans Fantasia. Car Ruisselet, qui porte un nom d’eau, se découvre des pouvoirs sur la pierre. Il quitte son village de Farzibeck, sans regret, pour gagner la ville. Il arrive à Hetterfery, à côté de Mitherhome, et parvient à se faire engager dans la maison de Briquel, le pierremage. Un mage ? De quoi être fier, non ? Mais la domesticité n’est guère enthousiaste. Un pierremage est nécessaire pour entretenir la cité de Mitherhome mais on le surveille de près : le pouvoir d’un pierremage, qui commande aux minéraux, pourrait abattre la cité. D’ailleurs Ruisselet se rend compte, en espionnant son maître, que d’autres l’espionnent aussi. Qu’il est même quasi en danger. Alors il veut tout faire pour l’aider (et attirer l’attention sur lui, évidemment) et utilise son pouvoir sur la pierre, qu’il découvre bien plus puissant qu’il ne le croyait. Mais patatras, il fait pire que bien et son pouvoir se retourne contre Briquel et contre lui-même. Cette histoire est bien un livre d’Orson Scott Card : il adore les quêtes d’ado confronté à la découverte de son pouvoir, de sa stature, de ses responsabilités. Et qui commet des erreurs qui le font avancer. Comme dans la saga d’Alvin ou celle d’Ender. Il y réussit une fois de plus dans cette fable à la musique sympathique, qui dit beaucoup en ayant l’air de toucher à rien. C’est de l’excellente fantasy.

 

Jean-Claude Vantroyen, auteur de l'article - Supplément du journal "Le Soir", des samedi 25 et dimanche 26 avril 2015

 


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Card/Le Gendre - Espoir-du-Cerf/Mósa Wòsa - Le Soir week-end du 15/08/15
Posté 27 août 2015 -

Une bibliothèque idéale de la SF

La Science-fiction est une littérature de strates. La réédition de classiques est la bienvenue

L'Atalante reprend Espoir-du-Cerf d'Orson Scott Card (1973) dans sa politique de regroupement des oeuvres de cet auteur et Mósa Wòsa de Nathalie Le Gendre (2004), qui n'était plus disponible.

Jean-Claude Vantroyen

Le Soir

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Card - Espoir-Du-Cerf - Bifrost
Posté 12 novembre 2015 -
Je vais le répéter une fois encore : Orson Scott Card est l'un des meilleurs conteurs des littératures de l'Imaginaire, et il le prouve ici à nouveau. Espoir-Du-Cerf n'est un roman spéculatif en rien. On n'y trouve aucun renvoi à l'univers du lecteur. Il s'agit d'une histoire intemporelle sur les relations entre les gens, un récit d'amour, de vengeance, de pouvoir, porteur d'une réflexion sur la paternité.

Espoir-Du-Cerf est un conte cruel et magnifique qui saura ravir les amateurs du Trône de Fer, mais le roman de Card s'apprécie comme une peinture là où l'œuvre de Martin se goûte telle une photo. On y retrouve le thème favori de l'auteur pour l'enfance confrontée à l'univers des adultes qu'il leur faut maîtriser; l'éducation, le devenir de l'être qui ainsi survient dans un monde déjà occupé, sur ce qu'il devient et comment. La destinée vécue comme une réponse aux circonstances initiales. Cette réédition, joliment illustrée chez le principal éditeur de Card, plus de trente ans après sa parution initiale française chez Denoël, vient à point nommé.

Jean-Pierre Lion
Magazine Bifrost n°80
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Card - Espoir-du-cerf - Les libraires
Posté 14 juin 2016 -
Adeptes de contes cruels, voici de quoi irriguer votre cœur sombre et réjouir votre humour peu recommandable. Suivez le grand maître Orson Scott Card et embrassez un monde où les royaumes s’érigent sur des viols et se fondent sur des assassinats. Par un rituel sanglant, les dieux ont été réduits en esclaves. Le seul espoir qui demeure réside en un pauvre garçon rachitique du nom d’Orem Hanches-maigres. Dans un univers où seule la pisse des compagnons de bagne préserve de la morsure du froid et où les passeurs sont également marchands d’esclaves à temps partiel, que reste-t-il de la magie du Cerf ? Espoir-du-cerf est bien ce que l’Atalante prétend qu’il est : un joyau noir. 
 
Thomas Dupont-Buist
Revue Les libraires
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Card - Enchantement - Plumes Sauvages
Posté 23 juin 2016 -
Le dernier roman lu en mai, de son côté, m'a d'abord déroutée par son début. Très axé sur la religion, je me suis d'abord demandée où l'auteur comptait m'emporter, jusqu'à ce que je plonge pour de bon, charmée par le décorum slave.

Il faut dire que la plume d'Orson Scott Card est excellente, j'ai été bluffée par certains passages, le mélange d'onirisme et de critique s'équilibrant sans que l'un ne gâche l'autre. Si Enchantement m'a été décrit comme une relecture de La belle au bois dormant, je peux désormais vous affirmer que ce roman traduit par Arnaud Mousnier-Lompré pour les éditions Points est bien plus que ça... car là où les contes s'arrêtent après le baiser (éludant la suite par le fameux "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants") Enchantement ne fait que commencer... et croyez-moi, le mariage et les enfants, ce n'est pas gagné !

En effet, en réveillant sa belle, Ivan se voit contraint - malédiction oblige - de la suivre pour l'épouser... plusieurs siècles avant sa propre naissance.
Si, en 1992, il possède un rang social établi par ses qualités de futur chercheur, aux yeux de sa fiancée et de son peuple, il n'est qu'un gringalet. N'étant pas physiquement "armé" pour les mener à la guerre, il est jugé incompétent pour la fonction de roi. Donc, pour le clinquant du prince charmant, on repassera... Les deux fiancés sont tout d'abord incapables de se comprendre et même si Ivan fait des efforts, cela se retourne régulièrement contre lui, le choc culturel tenant parfois dans des points de détails.

Le pire étant qu'Ivan est déjà fiancé, refuse de se marier avec la belle et ne souhaite qu'une chose : trouver une solution pour annuler ses obligations médiévales et surtout, rentrer chez lui, à son époque. Ce n'est évidemment pas aussi facile et quand il parvient à revenir en 1992, le mariage a été prononcé et c'est au tour de sa nouvelle épouse toute fraîche de s'adapter à une société complètement différente de la sienne, où elle passe du statut de princesse à celui de sans-papiers dont la langue est morte depuis belle lurette. Le tout en découvrant à quel point le mépris dont elle a inondé son fiancé a abîmé celui-ci.
Ajoutez là-dessus magie, sorcellerie, interventions plus ou moins divines et plus ou moins bienveillantes, le roman est juste tout en étant décalé par bien des aspects.

Les passages avec Baba Yaga en particulier sont priceless, surtout les échanges avec son époux, le dieu Ours : ce sont autant de petits bijoux d'humour et d'ironie mordante vraiment poilants, qui parviennent à faire passer l'horreur des crimes commis par cette affreuse sorcière d'un sadisme époustouflant, que son propre époux est contraint d'aimer pendant qu'elle le parasite pour son pouvoir.
 
Plumes Sauvages
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Card - Basilica - Les lectures de Guenièvre
Posté 23 juin 2016 -
Basilica nous plonge au cœur d’un monde exotique… Habituée que je suis à la fantasy, j’avais déjà classé comme tel ce livre à la couverture chamarrée, au synopsis pour le moins énigmatique.
On trouve effectivement des oracles qui peuvent s’apparenter à des formes de prophétie magique. Pourtant, dans le fond, ce livre est de la pure science-fiction. Je me suis régalée, ce qui m’a passablement surprise… Je n’ai jamais été attirée par la Science-fiction. A tort, de toute évidence.
 
Nafai est un jeune garçon un peu naïf. Les relations familiales qu’il entretient avec sa fratrie, le comportement de sa mère, la façon de vivre séparé des femmes, sans oublier le culte bizarre qui a lieu à Basilica m’ont rappelé une certaine Mezoberreban de Drizzt Do’Urben. L’atmosphère légèrement pernicieuse et haineuse est la même, tout est sous cape, des secrets sous d’autres secrets.
Le tout est fascinant et le Grand Secret, celui qui personne ne connaît, est réellement à la hauteur… Quoiqu’un habitué de ce genre le trouvera peut-être un peu moins original ?
 
En tout état de cause, il ouvre des perspectives intéressantes pour la suite de la saga, que je m’en vais lire de ce pas.
 
En bref : un premier tome enthousiasmant, qui promet des développements très intéressants dans la suite de la saga.
 
Guenièvre
Les lectures de Guenièvre
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Card - Enchantement - Les voyageurs du soir
Posté 26 juillet 2016 -
Vous aimez la fantasy ?
Vous aimez la mythologie russe ?
Vous aimez les histoires d’amour ?
Vous aimez les contes de fées ?
Vous aimerez Enchantement d’Orson Scott Card.
Au cœur de la forêt ukrainienne, le petit Ivan découvre une jeune fille endormie sur un autel (tiens ça me dit quelque chose)...Une présence inquiétante le pousse à s’enfuir. Mais il reviendra, des années plus tard, embrasser celle qui hante ses rêves les plus fous. Malheur à lui : l’espace et le temps s’en trouvent magnifiquement chamboulés…
À première vue, on se croirait dans la suite du conte de la Belle au dormant, mais cela serait sans compter sur l’immense talent de d’Orson Scott Card. En y regardant de plus près, ce conteur humaniste a su réécrire d’un point de vue moderne ce conte de féé magique.
Il nous entraîne dans une aventure rebondissante, riche en suspense, aux frontières de la réalité et de la magie. Le dépaysement est total, les voyages à travers le temps permettent des rencontres du troisième type avec des personnages aussi célèbres que la fameuse « Baba Yaga » ou l’ours (dont je ne savais rien auparavant)… Vite, je dois me renseigner sur le contre traditionnel russe (Медведь), ou plutôt « l’ours » en français… Cela a l’air d’une histoire terrifiante.
Ceci est mon coup de cœur de « rendez-vous conte », d’ailleurs les mots me manquent pour tout vous exprimer : humour, légende,  fantasy, science-fiction, moyen-âge, profondeur des personnages, reconstitution historique, magie…
Alors bien sûr, il y a des digressions ça et là, mais pas assez pour rendre mon esprit grognon… Vous l’avez compris moi : J‘ai aimé... 

 

Seal - Les voyageurs du soir

http://voyageursdusoir.vendee.fr/2016/06/10/rendez-vous-conte-enchantement-dorson-scott-card/

 

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Card - Alvin le faiseur : le septième fils - Les lectures de Shaya
Posté 27 juillet 2016 -

Aussi surprenant que ça soit, j’ai jusqu’à présent lu très peu d’Orson Scott Card. Probablement seulement Espoir-du-Cerf, en fait. Pourtant, le Septième Fils dormait dans ma PAL depuis bien longtemps, sans doute au moins 3 ou 4 ans. Le challenge SFFF et Diversité ainsi qu’une mise à jour informatique de la PAL a du m’en rappeler l’existence, et c’est tant mieux.

Le Septième Fils est le premier tome d’une saga de fantasy, où le personnage principal sera Alvin le Faiseur, septième fils d’un septième fils. Elle compte à ce jour 5 volumes. L’histoire se déroule dans une Amérique uchronique du début du XIXème siècle, en pleine colonisation. Peggy, 6 ans, est une Torche et peut voir les différents avenirs possibles. C’est ainsi qu’elle alertera son village de la traversée difficile de la rivière en crue de la famille Miller, dont la femme attend son septième enfant.

Dans ce monde, les Septième Fils ont tous des capacités particulières, mais que dire du Septième fils d’un Septième Fils, comme ce petit garçon à naître, Alvin ? Alvin sera un Faiseur, mais un Faiseur qui doit être protégé : il est jeune, l’eau ne cesse de vouloir le tuer, tout comme son ennemi, le Défaiseur. Nous suivrons sa famille et son installation dans l’Ouest Américain, avec une adaptation parfois houleuse. En effet, pour l’Eglise qui prend du pouvoir dans le village, les Talents ne sont autre qu’un signe du Diable et de vieilles superstitions paysannes à éliminer.

Dans ce premier volume, difficile de savoir si Alvin est réellement le personnage principal. Il est certes au centre du récit, dans sa majeure partie n’est qu’un petit enfant qui ne se rend pas vraiment compte de ses capacités, et qui ne rêve que d’une chose : échapper à la messe du dimanche, parce que franchement, ce que dit la Bible, c’est à mourir de rire d’idioties. Alvin vit comme il peut dans sa famille nombreuse (13 frères et soeurs), où il faut tenter de s’imposer. Le contraste entre une partie de la famille qui a choisi de se ranger en apparence aux opinions du pasteur et le père d’Alvin qui refuse catégoriment la religion est frappant.

Le contexte historique est également très intéressant : nous sommes en pleine colonisation, les indiens sont présents, les villages en expansion, la religion en butte aux superstitions locales, et découvrir ce petit univers empreint de magie quotidienne est sympathique.

Globalement, le récit m’a beaucoup plu par son ambiance assez calme : l’action n’est pas la plus grande part du roman, mais ça n’en reste pas moins agréable à lire. Je serai curieuse de voir comment est développée la suite des aventures d’Alvin le Faiseur, que je vous conseille.

Shaya

http://parchmentsha.fr/alvin-le-faiseur-le-septieme-fils-orson-scott-card/

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Card - Père-des-pierres - Oxymore Originel
Posté 11 août 2016 -
 J'ai acheté ce livre sur un simple coup de tête, sans jamais en avoir entendu parler avant, pour la seule et bonne raison que (soyons honnêtes) la couverture est magnifique. Le résumé annonçait de la fantasy pure et dure, et même si d'habitude, c'est plutôt de le domaine de ma copine Amandine, je me suis dis que ça pourrait être sympa. De toutes façons, le livre est très court, je pouvais bien m'y essayer sans trop de risques. (La quatrième de couverture indique que, bien qu'il s'agisse d'un conte indépendant, ce livre a été conçu comme une introduction aux "Mages de Westil".)

C'est donc l'histoire d'un jeune garçon d'à peine plus de douze ans, qui s'enfuit de chez lui, fatigué de subir la tyrannie de son père. Après un éreintant voyage, il arrive aux portes de la cité des Aquamages, où vivent les adorateurs et les serviteurs de Yeggut, le Dieu des Eaux.

Ruisselet est un personnage à la fois touchant, et amusant. Il est plein de bonne volonté, mais c'est la première fois qu'il sort de son village, il ne connait rien à rien. Il veut bien faire, mais ses manières sont trop franches, et trop maladroites. Il tente de se créer un avenir dans une ville qu'il ne connait pas, et dont il va devoir tout apprendre. Surtout que Ruisselet se trouve dans une ville dévouée au Dieu des Eaux, tandis que lui, (bien qu'il vienne d'un village également adorateur de Yeggut) a une affinité toute particulière avec la roche, et la pierre. Finalement, il va rencontrer une jeune fille nommée Alouette, qui l'aidera, bon gré mal gré.

Au début, j'ai eu quelques difficultés à comprendre comment fonctionnait toutes ces histoires de Dieux, car cette histoire est écrite à la manière d'un conte, et dans les contes, les choses sont souvent racontées comme si elles allaient de soi, et il y a très peu d'explication. Il faut s'adapter aux différents noms des lieux, des dieux, des rivières, des montagnes, etc. Cependant, malgré les quelques complications que cela m'a causé au départ, je trouve que c'est finalement une bonne chose, car cela renforce le réalisme de l'univers, c'est comme si tous ces lieux, et ces dieux existaient réellement.

J'ai bien aimé les personnages qui croisent la route de Ruisselet. Qu'il s'agisse d'Alouette, ou du Seigneur Briquel (dont je ne vous donne pas plus de précisions), l'auteur a réussi à camper des personnages très expressifs, et les a rendu spéciaux, et attachants, en très peu de pages.

J'ai trouvé l'écriture très poétique, il y a vraiment des passages très beaux. Cela convient parfaitement au récit d'un conte, ou d'une légende, comme l'annonce la quatrième de couverture. Une phrase que j'ai beaucoup aimé :

    "La tendresse de l'âme vaut bien celle du corps. Et il n'existe pas de fardeau que je ne puisse soulever pour toi."

Les thématiques que l'histoire aborde sont, en un sens, elles-mêmes très poétiques. On parle des éléments, de la nature, du rapport des personnes à leur environnement, ainsi que de l'équilibre du monde.

En somme, j'ai vraiment apprécié cette lecture. C'était une histoire très belle, et pleine d'humour.
 
Oxymore Originel
http://oxymoreoriginel.blogspot.fr/2016/07/pere-des-pierres-un-conte-de-westil-le.html
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Card - La Stratégie de L'ombre - Babelio - Virginie34
Posté 19 septembre 2016 -

Une belle découverte qui permet de s'immerger dans l'univers de l'auteur, et surtout une réussite puisqu'il parvient à nous tenir en haleine avec une histoire déjà connue, racontée du point de vue d'un autre personnage, en l'occurence Bean, camarade d'Ender dans ses jeunes années.

 

Virginie34 - Babelio

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Card - Espoir-du-cerf - Elbakin
Posté 17 octobre 2016 -

Espoir-du-Cerf s’ouvre sur un « proème », un prologue qui narre une rencontre singulière, celle de Palicrovol et de la princesse des Fleurs, quelques temps avant que le dit Palicrovol ne revendique le trône du Burland, et que l’histoire ne commence vraiment. Et les ennuis, aussi.
Orson Scott Card malmène allègrement ses personnages tout au long du roman, avant de les mener à la résolution finale, qui ne fait pas vraiment figure de happy end. Espoir-du-Cerf raconte en effet comment Palicrovol s’empare du pouvoir contre le vil roi Nasilee, et les conséquences qui en découlent. Mais là où on pourrait s’attendre à un récit épique, où le Bien triomphe du Mal avec flamboyance et fulgurance, il va autrement ici. Et si l’on sait dès le début que Palicrovol parviendra à ses fins, il va devoir en payer le prix. Un prix conséquent.
Au fil des pages, le récit prend les allures d’un conte cruel. On y trouve des personnages qui rappellent les archétypes des contes de fées. La princesse des Fleurs est la plus belle femme qui soit, et seule la vérité sort de sa bouche, le plus puissant des magiciens se laisse aveugler par l’étendue de ses connaissances, la méchante est à la fois très puissante et très méchante, et l’on a également droit à une malédiction qui va durer 300 ans. Cependant, on n’est pas dans la « gentille » malédiction de type sommeil éternel, mais plutôt dans la torture quotidienne : déchéance physique, humiliations répétées… Card n’épargne pas ses personnages : ils souffrent tous, sans exception. Les Dieux eux-mêmes ne sont pas à l’abri.
Au final, Espoir-du-Cerf dévoile un monde très dur et une histoire douloureuse et amère. A la lecture, c’est assez éprouvant, et tous les lecteurs ne s’y retrouveront pas. On est loin, ici, d’un optimisme débordant : Espoir-du-Cerf est un chemin de croix, pavé d’humiliations, de douleurs et de sacrifices.

 

Elbakin

 

 

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Card - Enchantement - Le Tourne-Page
Posté 07 décembre 2016 -

Orson Scott Card est un formidable auteur, connu dans le monde entier (...). Mais il a dispersé son talent, beaucoup trop écrit, et surtout pour d'innombrables déclinaisons autour d'Ender d'un intérêt discutable.

Alors, quand je suis tombé sur ce récit, un peu tard (le roman date de 2000) je me suis réjoui de retrouver le Card des débuts, l'auteur fabuleux des Maîtres chanteurs, d'Espoir-du-cerf, ou de la saga d'Alvin le faiseur. Un auteur capable d'élever son imagination vers des terres magiques, inconnues, poétiques...

Enchantement est un... enchantement, ça y est je l'ai fait, un parfait mélange entre notre monde réel et un univers que l'on qualifierait un peu rapidement de conte de fées. Ce gros roman (580 pages en édition poche) est bourré jusqu'à la gueule d'idées, de péripéties, d'humour, de personnages étonnants.

Pour vous allécher, je vous dirais qu'il y a une princesse endormie gardée par un ours géant, une sorcière maléfique (une "Baba Yaga"), un scientifique spécialiste du bas moyen-âge qui, par la magie d'un voyage dans le temps, va s'y retrouver plongé en découvrant la dure réalité des choses, et puis beaucoup, beaucoup d'humour.

Une histoire parfaitement... enchanteresse, bien sûr, qu'il vous faut lire si vous avez, comme moi, un adulte et un enfant qui cohabitent dans votre cerveau.

Le Tourne-page

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Card - Le Septième fils - Lup'appassionata
Posté 28 mars 2017 -

Ce Septième fils aura été pour moi une révélation du talent indéniable d’Orson Scott Card, et outre que c’est mon premier roman de l'auteur, je l’ai apprécié pour de nombreuses raisons.
Commençons par le décor ; quoi de mieux que la colonisation d’un nouveau continent comme l’Amérique des pionniers pour mettre en scène toutes les différentes cultures et traditions, les croyances religieuses et les superstitions héritées des différents peuples (Indiens, européens…), permettant de créer dès les premières pages cette atmosphère très particulières d’une Amérique uchronique superbement crédible grâce notamment à l’ajout de véritables personnages célèbres (hommes politiques, écrivains…), venant en quelque sorte donner foi au récit en lui donnant une force supplémentaire.
Puis les personnages ; cette part d’humanité présente à tous les chapitres, et au travers de leurs épreuves traversées, à commencer par cette petite torche Peggy, première pièce du puzzle, et déjà investie d’un fort pouvoir laissant présager un lourd fardeau.
Mais aussi avec Mot-pour-mot, auquel je me suis immédiatement attachée, cet insolite voyageur-conteur inspiré apparemment par le peintre et poète pré-romantique britannique William Blake et apportant cette pointe de poésie qui affleure de temps à autre.
Tout sonne vrai puisque l’on se laisse guider, convaincus d’avance que la réécriture de l’histoire de cette  Amérique du XIXe siècle tiendra ses promesses. Tout nous conforte dans ce bien-fondé à commencer par les dialogues exprimés avec ce langage argotique des villageois. L’utilisation des charmes et la faculté innée d’utiliser la magie ancestrale n’en devenant que plus légitime.
J’ai également été captivée par cette approche du bien et du mal, apparemment chère à Orson Scott Card, dans laquelle il réussi a brillamment concilier débats théologiques, découvertes et apprentissage de dons extraordinaires, avènement de l’enfant élu, pouvoir de la nature et des éléments (eau, terre, etc…), et combat de l'Église contre les superstitions…
Evidemment la tâche de ce septième fils d'un septième fils reste nébuleuse, quelle est la nature réelle de ses pouvoirs, jusqu’où peuvent-ils aller, et dans quel but final ?
Et c’est justement tout le sel de ce premier tome ; nous mettre en condition optimale avec de solides bases pour passer à la suite avec le Prophète rouge, comme autant de pistes ouvertes et restées en suspens...

Lupa - Lup'appassionata

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Card - Enchantement - Lire en bulles
Posté 05 décembre 2017 -

Sous ce titre se cache une revisite de La Belle au Bois Dormant bien plus complexe que le conte originel. On est en 1975 dans l’URSS, où une famille s’apprête à quitter le pays pour échapper aux persécutions antisémites. En attendant de pouvoir partir la famille trouve refuge dans la campagne ukrainienne. En explorant la forêt, le petit Ivan découvre une princesse endormie. Voulant s’en approcher, il est mis en fuite par un monstre. Les années passes, et Ivan a grandi et se prépare à passer son doctorat sur les contes de fées. Là où l’histoire se corse c’est avec la révélation d’un univers parallèle prenant place en l’an 1000, où une sorcière et son mari se préparent à attaquer la princesse Katerina, héritière de toute beauté, et endormie aux limites de ce monde alternatif… Orson Scott Card arrive à prendre un simple conte qui continue de faire bercer les enfants pour nous présenter une version plus accès fantasy/science-fiction tout en intégrant l’Histoire de notre monde à nous. 

- Lire en bulles, le 4/12/17. 

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Card - Espoir-du-cerf - La sortie est au fond du web
Posté 05 avril 2018 -
L’Atalante vient de rééditer un vieux roman d’ Orson Scott Card paru jadis en Présence du futur, Espoir-du-Cerf. Bonne initiative. En effet si cet auteur a connu un gros succès commercial et critique avec les cycles Ender, Alvin le faiseur ou Abyss, bon nombre de ses premiers lecteurs regrettent le génie créatif à l’œuvre dans les parutions Denoël.  Un ton particulier émergeait, un univers à la fois cruel et beau se déployait sur fond de légende, magnifié ici d’ailleurs par la traduction d’Emmanuel Jouanne. Bref on tenait un écrivain du calibre de Le Guin. Hélas, son inspiration, comme d’autres s’est diluée dans des suites romanesques et de nouveaux talents comme China Miéville retiennent désormais l’attention.

Que raconte Espoir-du-Cerf ? Le Comte de Traffing, inspiré par une prophétie, décide de renverser Nasilee roi de Burland qui règne par la terreur sur son peuple. Il prend alors le nom de Palicrovol et par compassion épargne Aniseth la fille de l’ancien monarque. Celle-ci décide de punir le meurtrier de son père et les divinités qui ont soutenu son entreprise. Les habitants vouent un culte à un Cerf mythique, emblème du royaume mais aussi aux Douces Sœurs et à Dieu. Aniseth s’empare des livres de magie de Sleeve un proche de Palicrovol, neutralise le roi et les dieux du Burland . Au bout de trois cent ans, Palicrovol toujours vivant selon la volonté d’Aniseth mais exilé et endurant des souffrances quotidiennes, s’unit à une paysanne. Un fils naît du nom d’Orem, instrument de la revanche du Dieu Cerf, enchaîné mais toujours actif.

Très justement décrit comme un joyau noir, Espoir-du-Cerf  ressemble à un Contes et Légendes d’autrefois sur fond de fantasy. L’écriture hiératique et envoûtante concourt à la beauté de l’œuvre. Un récitant dont on découvrira l’identité en fin de roman déroule l’intrigue. Des éléments religieux hétérogènes mêlant monothéisme et divinités païennes confèrent à l’ensemble une touche « arthurienne ». Mais attention pas de batailles ici, hormis quelques affrontements entre magiciens. En revanche les actes de cruauté impliquant parfois des enfants ou des adolescents pullulent et le dénouement final pourra heurter les sensibilités.

Le héros d’Espoir-du-Cerf n’est pas le roi Palicrovol, que l’on retrouve à la conclusion du récit, mais Orem. Plutôt anti-héros d’ailleurs, car les dieux ont doté ce fils bâtard du roi de pouvoirs magiques passifs. Bien que guidé dans ses aventures par un dieu, aucune épreuve aucune avanie ne lui sont épargnées. On retrouve ici un thème cher à Card et présent dans le cycle d’Ender, l’instrumentalisation des enfants par les adultes ou les divinités. Il atteint ici un paroxysme : la magie dans Espoir-du-Cerf  se déclenche et se transmet par le sang et tout est prêt alors pour le rituel abrahamique. Cependant malgré un destin implacable le Petit Roi trace un chemin personnel empli de compassion pour ses semblables. L’interrogation finale lancée par le récitant à Palicrovol vaut alors pour l’Humanité entière. Basculerons nous vers le Bien ou le Mal ?

Espoir-du-Cerf est un ouvrage de fantasy de haute tenue.
 
Soleil vert - La sortie est au fond du web 
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Card - Espoir-du-cerf - Le culte d'Apophis
Posté 07 août 2018 -

Le conte noir et cruel qu’aurait pu écrire une Ursula Le Guin passée du coté Obscur de la Force

Tout au long de sa lecture, je me suis retrouvé plongé dans le même genre d’ambiance qu’à la lecture de plusieurs textes d’Ursula Le Guin faisant partie du cycle de Terremer, de l’Ultime Rivage aux Contes de Terremer en passant par Tehanu. Du style, mélancolique, parfois très noir et cru (le martyr de Therru), à la dichotomie entre magie féminine et masculine (et à la façon dont les hommes craignent la magie féminine) en passant par l’emploi de la magie et par la façon dont les personnages sont nommés (par un nom commun ou un adjectif), énormément de choses rappellent l’Ursula Le Guin de ces romans. Etant donné que je voue un culte à Terremer, je ne pouvais qu’être séduit par Espoir-du-Cerf. Donc si vous aussi vous avez aimé ce cycle, vous risquez d’être intéressé par Espoir-du-Cerf.  [...]

Et quelles sont donc les autres influences ? On pense à Marion Zimmer Bradley, par exemple, car le parfum général de l’univers évoque fortement l’univers Arthurien, avec sa foi antique (Douces Soeurs, dieu Cerf) qui se voit télescopée par le culte de Dieu (avec un grand « D ») et sa sorcière toute-puissante qui fait penser à Morgane ou Morgause. La thématique d’un monde ancien, polythéiste, qui se voit remplacé par un monde nouveau, monothéiste, est également en partie là. De plus, le roman est conçu comme un conte, avec sa morale et un mode de narration à l’avenant. On peut aussi penser aux contes de Grimm, et bien entendu à Card lui-même, puisque le héros est… un septième fils. Enfin, on peut penser à Terry Goodkind, mais je vais éviter de dire pourquoi, vous le découvrirez par vous-mêmes.

N’allez pas croire pour autant que c’est un conte, noir ou pas, avec des personnages flamboyants et moralement très tranchés, voire caricaturaux (le méchant très méchant et le gentil très gentil). Certes, il y a de grands thèmes moraux (le pays est sous la coupe d’une Sorcière tyrannique, les Dieux sont emprisonnés ou neutralisés), mais tous les personnages ou quasiment sont dans l’ambiguïté, à la fois bourreaux et victimes

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 Par Apophis

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En février, Lazare en guerre à prix réduit en numérique
Posté 12 février 2019 -

Le premier tome de "La Guerre sans fin", Paria, sort dans moins de deux semaines ! À cette occasion, nous vous proposons de découvrir "Lazare en guerre" à prix réduit en numérique.
Sur Kobo, sur Emaginaire, sur Amazon et partout ailleurs.

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Johan Heliot à la Foire du livre de Bruxelles
Posté 12 février 2019 -
Le samedi 16 et dimanche 17 février, venez rencontrer Johan Heliot à la Foire du livre de Bruxelles.
Il sera en dédicace le samedi à 17h et le dimanche à 11h, 16h ainsi que 17h30.
Le dimanche à 16h, il interviendra lors de la table ronde : Frankenstein, le mythe est vivant.
 
heliot_3.jpg frankenstein_1918_s.jpg
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L’Atalante, 30 ans au compteur
Posté 11 février 2019 -

« Au départ une petite librairie de 15m2 spécialisée dans le cinéma au cœur de la ville de Nantes. Puis la librairie s’agrandit et devient édition, et du cinéma passe à l’imaginaire et à la science-fiction. C’est d’abord un catalogue étranger, dont une prise de guerre qui lui permet de se consolider : Terry Pratchett et sa saga du Disque-monde. Puis peu à peu des auteurs français, et non des moindres : Pierre Bordage avec sa trilogie des Guerriers du silence, Roland Wagner, Serge Lehman et maintenant Catherine Dufour. En 30 ans, L’Atalante est devenue l’un des piliers de la SF en France. C’est son anniversaire que nous fêtons aujourd’hui. »

Nicolas Martin, La Méthode scientifique sur France Culture – 26/01/2019

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Manuscrits
Posté 21 janvier 2019 -

Et la session de l’an passé ?

En 2018, nous avons reçu 885 manuscrits lors de l’ouverture de notre session annuelle de janvier, changement de méthode dont nous sommes satisfaits. Nous y avons trouvé une plus large proportion de fantasy (50 %) que de science-fiction (40 %) et assez peu de fantastique (10 %), sans compter les inclassables…
Plusieurs textes nous ont semblé prometteurs, mais souvent il leur manquait un petit quelque chose pour être publiables. N’hésitez pas à persévérer, à retravailler vos textes ou à en écrire d’autres. Faites-vous plaisir, surtout.
Un dernier conseil, le plus important selon nous : lisez ! Inspirez-vous, baignez dans les récits de vos prédécesseurs. Pierre Bordage, Michael Moorcock, Guy Gavriel Kay, Orson Scott Card, Ursula K. Le Guin, Jean-Marc Ligny, Becky Chambers pour n’en citer que quelques-uns. Il y a l’embarras du choix.

Lors de cette session, merveille !, nous sommes tombés sur une pépite. Il s’agit d’un roman de fantasy historique revisitant un mythe soufi. Il nous emmène en terres franques, en Syrie et en Irak. L’écriture de l’autrice est bouleversante tant par son érudition sur le sujet que par sa galerie de personnages fabuleux, tous uniques et ancrés dans leur époque et leur culture. Nous sommes heureux de bientôt publier L’Appel des Quarante, le premier opus de "La Rose de Djam", par Sandrine Alexie
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L'Atalante
Posté 21 janvier 2013 -

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