Maître incontesté de la science-fiction et de la fantasy, Michael Moorcock réussit avec Le Chien de guerre et la douleur du monde un mélange étrange de fantastique classique, de roman historique et de récit d'aventures métaphysique qui surprendra plus d'un fan. L'argument ? Sur fond de guerre de religion, en 1631, Ulrik von Bek, capitaine de mercenaires et massacreur patenté, rencontre Sabrina, une énigmatique jeune femme, et son maître Lucifer. Apprenant sans surprise qu'il est damné, von Bek accepte le marché que lui offre un Diable complexe, plus séduisant qu'effrayant : il doit lui rapporter le "Graal", coupe sacrée supposée soulager la souffrance du monde. Tueur désabusé, soldat perdu d'un monde sans pitié, von Bek découvre peu à peu l'amour pour Sabrina, puis la pitié pour ses frères humains. Avant d'offrir l'espoir à un monde et à une époque qui en manque... Étrange, personnel, inclassable, Le Chien de guerre et la douleur du monde est une belle réflexion sur la condition humaine.
Stéphanie Nicot
Dans les romans de SF, les histoires religieuses ont souvent un petit côté plus ou moins gentiment blasphématoire. Michael Moorcock n'a donc pas hésité à imaginer, dans Voici l'Homme, que Jésus était en réalité un enfant inadapté à remplir sa mission divine... Glogauer, un voyageur temporel fasciné par les écritures, se rend à Jérusalem pour assister à la passion du Christ. Il doit vite se rendre à l'évidence : nul n'a jamais entendu parler d'un nommé Jésus. Horrifié, Glogauer prend les choses en main, au point d'accepter d'être crucifié afin que les écritures s'accomplissent... Habile, Moorcock laisse son lecteur se forger son opinion : le voyage temporel de Glogauer était-il prévu de toute éternité afin que les évangiles puissent exister ou a-t-il réalisé de son propre chef le dessein divin ? Quelques lecteurs crieront au scandale, d'autres y verront un hommage détourné au personnage de Jésus, le seul prophète à fasciner aussi bien croyants que non croyants. Voici l'Homme ne laissera personne indifférent.
Stéphanie Nicot
Les romans de Moorcock sont comme de puissants sortilèges : on ne sait jamais quand s'éteindront leurs envoûtement.
Thierry HUBERT, Le Dauphiné Libéré, 25 février 2002
L'homme peut-il aller contre les forces qui l'oppriment ? Peut-il s'émanciper des mécanismes qui l'instrumentalisent ? Les réponses de l'auteur sont multiples, car LA vérité n'existe pas si ce n'est une : heureux le lecteur qui ouvrira pour la première fois un roman de Michael Moorcock.
Gregor MARKOWITZ, L'Humanité, 28 février 2002
Gloriana, ou deux tomes contant l'histoire d'une nouvelle Albion. Une reine de vertu, entourée de conseillers qui s'agitent dans l'ombre. Superbe uchronie fantastique d'un Michael Moorcock en pleine forme.
Fabrice LEDUC, Ouest France, 19 septembre 1990
Un Moorcock peu connu et pourtant dans la lignée de ses plus grands classiques.
Une quête passionnante, des rencontres de toutes sortes, des incursions en Mittelmarch, l'univers parallèle indispensable à toute épopée moorcockienne, bref, un petit classique du genre, qui séduira les fans de Hawkmoon, Elric, Corum, Jerry, et de belles épopées.
S.BOILLOT, La Revue du Chat Noir, n°3
Magnifique première partie des aventures d'Ulrich Von Beck. 1631, ce capitaine de mercenaires abandonne ses hommes après la mise à sac de Magdeburg. Von Beck partira en quête du Graal qui l'entraînera dans l'ailleurs entre les mondes, tout proche du Paradis et si peu éloigné de l'Enfer.
Un roman baroque qui reste un des joyaux de l'épopée fantastique.
Fabrice LEDUC, Ouest France, 2 février 1994
L'Atalante réédite enfin en un seul volume ce texte admirable de Moorcock. L'une de ses oeuvres les plus originales et les plus abouties.
Gloriana, que l'on peut placer au côté de Voici l'homme, est un livre ambitieux, qui expose les visions fantasmagoriques d'un écrivain anglais sur l'Angleterre, ses mythes et son histoire. Dans cette Albion uchronique, où e palais de Gloriana est un univers à lui tout seul, nous suivons les intrigues du capitaine Quire, dans les coulisses d'un pouvoir matriarcal.
La reine, que tous redoutent et tentent de renverser, offre une image étrage et nouvelle d'une Renaissance qui ne fut pas, entre ce qu'a été Elisabeth Ier et ce que fut Titania pour Sheakespeare.
Un mélange étonnant, sombre et torturé, lumineux et fluide, d'un monde qui n'a jamais été et qui pourtant pourrait pleinement être.
Denis LABBE, Phénix, n°37
Un roman qui tient à la fois du récit picaresque, de la fable philosophique et de la meilleure fantasy.
Ouest France, 30 juin 2007
Passionnant de bout en bout, ce livre est une des meilleures réussites de Michael Moorcock.
Un ouvrage iconoclaste que les fans de romans décalés apprécieront. Une nouvelle facette de cet auteur.
Olivier COLLIN, Science Fiction Magazine, juillet 2001
L'Atalante réédite les trois premiers volumes de l'une des plus belles sagas d'heroic fantasy.
Le prince Corum, avec quelques fidèles, livre un combat inégal, et toujours à recommencer, contre les abominations des Ténèbres qui ont envahi le monde et les consciences. La lutte du Bien contre le Mal, thème épique par excellence.
Un style de haute tenue, une grande richesse d'invention, une narration simple et rapide, un ton de naïveté teintée d'humour. Remarquable.
Lectures, n°48
Trouble et profondément original, Voici l'homme, trente ans après sa première parution, est toujours aussi novateur.
Christian ROBIN, Le Courrier français, 1er juin 2001
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