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Cook - La Compagnie noire - Seth Gecko
Posté 05 mai 2008 -

La Compagnie Noire de Glen Cook est un cycle à part dans le touffu monde de l'heroic-fantasy. L'auteur ajoute à ce registre une touche de noirceur qui n'aura de cesse de s'accentuer tout au long des péripéties de cette troupe de mercenaires. Les aventures contées dans les premiers tomes le sont de la plume de l'annaliste de la compagnie, Toubib. C'est un individu soucieux du regard de l'Histoire, avide de comprendre le passé pour envisager sereinement le futur. Toubib, anonyme parmi tant d'autres au sein des troupes, comprend que la Compagnie est à un tournant de son existence et que les décisions à venir seront lourdes de conséquences. Cook dépeint un monde de magie noire et de magie blanche. Un monde où les héros sont des lâches et des scélérats, des alcooliques et des violeurs. Un monde où le Mal est bien pire que ça. La plume de Cook est destinée aux lecteurs avertis car les flash-backs, les sauts dans le réel et l'imaginaire sont fréquents. Les livres de la Compagnie sont autant de puzzles à reconstituer. Vous y côtoierez les tribulations des sorciers Gobelin et Qu'un-oeil, la folie de Volesprit, le mystère de Corbeau. Depuis sa génèse tolkienne, l'heroic-fantasy a toujours eu ce fantastique pouvoir de création. Créer des mondes, des univers, des mythologies, des religions. La Compagnie Noire n'échappe à la règle. De Béryl à Opale, jusqu'au Khatovar, faites connaissance avec l'inconnu.

 

Eclipshead 

 

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Cook - Chagrins de ferraille - TMagazine
Posté 20 mai 2008 -

Chagrins de ferraille est un vrai régal pour les amateurs de fantasy et de polar. Et point n’est besoin d’avoir lu les trois précédents volumes de Garrett, détective privé pour goûter au charme de cette série qui mêle les genres avec brio. Une fois n’est pas coutume, les ennuis de notre détective privé ne se présentent pas sous forme d’une gironde cliente, mais sous ceux d’un officier sous le commandement duquel Garrett a servi autrefois. (…)

Offrant faux-semblants et morts en pagaille dans un huis clos où la pression monte irrésistiblement, Glen Cook parvient à un très bon équilibre entre l’humour et une composante glauque très réussie. Le lecteur est baladé de fausses pistes en rebondissements sanglants. Ce roman est clairement le meilleur de la série, pour l’instant…

TMagazine, septembre 2007

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Cook - La Tyrannie de la nuit - Phénix-Web
Posté 22 mai 2008 -
Glen Cook ne prend pas la peine de développer lentement l’intrigue, d’introduire les personnages à petite dose. Dès les premières pages, l’auteur plonge le lecteur dans la fureur de son monde, accumulant personnages, courants religieux et anecdotes historiques. Le ton toujours juste de G. Cook permet pourtant une identification facile au récit, qui prend l’aspect d’une chronique historique plutôt que d’une épopée imaginaire.

Le personnage principal se retrouve mêlé à de multiples intrigues et malgré sa loyauté, le doute s’insinue sur le camp qui a sa préférence. Son évolution, due à ses multiples rencontres, se passe toute en finesse et n’aboutit pas à une réponse claire. D’ailleurs, la narration ne souffre d’aucun manichéisme, chaque camp s’illustrant par ses ambitions et ses travers, sans jugement de valeur.
Malgré une entrée délicate due au foisonnement initial d’informations, le pari de l’auteur est parfaitement réussi et La Tyrannie de la nuit est un excellent livre, alliant action et psychologie à l’appui d’une intrigue vaste et passionnante.

Phénix-Web 

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Cook - Feuilles de laiton et reliure d'ombre - lefantastique.net
Posté 15 avril 2009 -
Cette cinquième aventure de Garrett, le détective de Glenn Cook qui évolue dans un univers de fantasy nous entraîne une nouvelle fois dans une enquête déjantée, passionnante et pleine de rebondissements. Véritable ode à la fantasy humoristique qui ne souffre absolument pas du mélange des genres, Feuilles de laiton et reliure d'ombre se révèle être un roman irrésistible, non seulement grâce à la présence de personnages haut en couleur, mais aussi d'une intrigue bien ficelée qui fait la part belle à l'humour, aux rebondissements invraisemblables et à une indispensable dose de romance inhérente au personnage principal. Il faut dire que Garett, sous ses airs d'ancien vétérans, possède un côté fleur bleue, surtout lorsqu'une jolie rousse vient à croiser son chemin.


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Cook - Feuilles de laiton et reliure d'ombre - les Chroniques de l'Imaginaire
Posté 17 avril 2009 -
Garrett s'est mis au sport, aussi est-il en train de courir autour de son pâté de maisons en crachant ses poumons sous le regard attentif de Tarpo Tête-de-Pioche, censé comptabiliser le nombre de tours effectués. Celui-ci fait signe à Garrett lorsqu'il aperçoit au loin la silhouette aguichante de Titi Tate, la petite amie du détective. Alors que ce dernier toise fièrement les autres hommes qui bavent devant les appas de la séduisante jeune fille, un homme se porte à la hauteur de celle-ci et la poignarde dans le dos. S'ensuit dès lors une course poursuite à travers les rues de la ville qui se termine en fanfare aux abords d'un abreuvoir et d'une auberge transformée en camp retranché. Les composantes essentielles des forces en présence à ce moment précis sont des carreaux d'arbalètes et plusieurs créatures qui n'ont aucunement l'intention d'inviter le célèbre privé à un bal de promotion.

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Cook - Seigneur du royaume silencieux - Phénix Web
Posté 12 mai 2009 -
Brutal et passionnant, malgré quelques passages faciles, le récit de ce tome est abordé selon différents points de vue, parfois contradictoires quant à leur analyse, aucun des camps en présence ne pouvant être condamné définitivement. La profondeur du monde proposé et le nombre important de protagonistes peuvent rebuter certains, mais la richesse des intrigues, l’ironie des dialogues, la finesse des personnages et l’imagination débordante de l’auteur font des Instrumentalités de la Nuit une série exceptionnelle.

 

Chris de Savoie, Phénix Web, 6 mai 2009

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Cook - Seigneur du royaume silencieux - CitronMeringue
Posté 05 février 2010 -
Après un premier tome (La Tyrannie de la Nuit), dont les traits les plus marquants étaient la complexité et les similitudes assumées avec l’histoire médiévale européenne, plusieurs époques confondues, Glen Cook poursuit le cycle des Instrumentalités de la Nuit avec un deuxième tome à la fois plus massif et enlevé que son prédécesseur (700 pages au compteur et aucun temps mort). Les lecteurs qui ont survécu à la Tyrannie de la Nuit et à ses deux cents premières pages plus proches d’une thèse d’histoire que de Tolkien, retrouveront avec plaisir le sha-lug Piper Hecht, alias Else Tage, alias le Tueur de Dieux, infiltré au cœur de la patriarchie de Brothe, et frère Chandelle, le parfait, mêlé à son corps défendant aux intrigues politiques du Connec. Le troisième point de vue narratif du roman est celui de Helspeth Bottenoire, princesse héritière de l’empire du Graal (...). Les lecteurs y retrouveront également ce qui fait le sel et la spécificité des romans de Glen Cook : d’une part l’absence de manichéisme, chaque camp ayant des motivations pertinentes, qu’elles soient stratégiques ou liées à l’une des nombreux travers de caractère que le roman met en avant (fanatisme, avidité voire bêtise pure et simple) ; d’autre part des dialogues ciselés et tactiques qu’on pourrait rapprocher de ceux d’un Frank Herbert s’ils n’étaient autant teintés de cynisme nonchalant (les échanges entre Piper et son collègue officier Pinkus sont un régal). Par rapport à son prédécesseur ce volume a pour lui d’être plus accessible, n’étant pas tributaire d’une longue mise en place du décor géopolitique et se dotant d’un lexique de correspondances géographiques avec l’Europe médiévale (belle initiative de la part de l’éditeur et du traducteur) pour compenser l’absence cruelle de carte.(...) Souhaitons que Glen Cook ne se noie pas dans le foisonnement de ses intrigues et nous le livre assez rapidement.
 
Michaël F., 3 août 2009, parcheverses.blogspot.com.
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Cook - L'eau dort - actusf
Posté 30 mars 2010 -

Glen Cook maintient le niveau... Glen Cook a réussi un coup de maître avec La Compagnie Noire, imposant une passionnante série de fantasy fleuve (deux trilogies : Les Livres du Nord et Les Livres du Sud, et une tétralogie : Les livres de la pierre scintillante), située dans un univers résolument original, inspiré de sources indiennes et asiatiques (enfin, entre autres) plutôt que de l’habituel mélange celtico-tolkienesque si fréquent en fantasy. Mais les séries-fleuves ont une sale tendance à s’épuiser au fil des tomes (La Roue du Temps, par exemple, pour ne citer personne, mais si on veut être méchant il n’y a que l’embarras du choix). L’Eau dort est le neuvième opus de La Compagnie Noire, et il y a eu quelques hauts et bas dans les volumes précédents, même si la qualité générale restait résolument bonne. Faut aller chercher la belle au bois dormant... La Compagnie Noire a été décimée. Ou plutôt, plongée dans une stase magique par Millevoix, quelque part sous la plaine des pierres scintillantes. Il ne reste pas grand chose du glorieux groupe, et ce ne sont pas forcément les meilleurs : Gobelin et Qu’un-Oeil sont au bord du gâtisme et passent leur temps à se chamailler. Ky Gota, devenue une vieille femme revêche, fait régner la terreur avec sa langue de vipère. Un nouvel annaliste a repris le flambeau : Roupille, qui s’est métamorphosée en quadragénaire bougonne, et chef de fait de la Compagnie. Faute de grives... Avec Ky Sahra, l’épouse de Murgen, elle porte la Compagnie à bout de bras, pour en faire une épine dans le flanc de Millevoix. Pas facile quand celle ci règne en maître sur Taglios... Et il faut aussi penser aux prisonniers, qui attendent leur délivrance impatiemment...

 (...) Glen Cook adopte ici un style qui se démarque nettement des autres romans de la série, pour se rapprocher plus de celui des romans mettant en scène Garrett. Il pousse ses personnages jusqu’au bout, même si cela implique de les suivre au delà du troisième âge, avec la décrépitude que cela peut impliquer. Roupille est un personnage nettement moins reluisant et notablement plus autocritique que ceux de la grande époque, et tout semble se déliter autour de ceux qui sont restés en liberté. Mais ces personnages sont d’autant plus humains, dissimulés dans les bas fonds d’une métropole titanesque et exotique, confrontés à de bêtes problèmes logistiques au jour le jour pour pouvoir mener leur guérilla. On constate certaines erreurs de concordance de la part de l’auteur entre la fin du volume précédent et celui ci (Millevoix a visiblement la mémoire qui flanche), voire quelques solutions un peu faciles, mais on ne peut s’empêcher de tourner les pages. Le lecteur est finalement récompensé par un certain nombre de révélations, et par la sensation, en refermant le bouquin, qu’il en reprendrait bien un peu... Comme quoi, Glen Cook, après huit volumes, a encore des choses à dire, et il reste des recoins à explorer dans l’univers de La Compagnie Noire... Une série a découvrir absolument.

 Magda Dorner

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Cook - La Belle aux bleus d'argent - Perdre une plume
Posté 25 novembre 2010 -

Qu'en dire en bref... c'est une lecture détente qui sort des sentiers battus et du polar et de la fantaisie. C'est bien écrit et une fois accroché après un petit temps d'adaptation çà se laisse dévorer avec plaisir. Je ne pourrais pas garantir que çà plairait à tous, et sûrement qu'il comblera plus les habitués de fantaisie que les fanas de polar !

Lire l'article en entier

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Cook - La belle aux bleus d'argent - Livejournal
Posté 27 décembre 2010 -

Premier tome de la série "Garrett, détective privé", qui transpose avec humour les règles du roman policier dans un univers de fantasy. On se retrouve donc ici avec un détective au verbe leste, chargé de retrouver la femme à qui un ancien ami a légué tous ses biens... des biens beaucoup trop faramineux pour un modeste fils de cordonnier, qui semblait impliqué dans des trafics louches sur fond de guerre avec l'état voisin.

En guise de gardes du corps, un elfe noir sarcastique et coureur de jupons, et deux grolls au coup de poing efficace. En guise d'empêcheurs de tourner en rond, deux jolies filles au sale caractère, des ex-associés du mort bien décidés à récupérer leur part de butin, des militaires véreux, un centaure faux-jeton et tout un gang de vampires. En guise de saint Graal, la femme à retrouver, dont Garett fut amoureux dans sa jeunesse.

Bien ficelé et amusant, une parfaire lecture de vacances.

Ys_melmoth

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Cook - Nuits au fer rouge - Culture Hebdo
Posté 05 avril 2011 -
Un privé au pays des trolls

Nous en sommes figurez-vous à la sixième aventure du détective Garrett avec Nuits de fer rouge qui est une satyre que Glen Cook a bâti comme une variation sur le thème des tueurs en série. Car il y a des meurtres inexpliqués à Tonnefaire. Et le plus étrange de cette affaire c‘est que les déclarés coupables, une fois mort, les homicides se poursuivent de plus belle. Et notre limier ne manquera pas d’être occupé puisque en cours d’enquête la fille du truand Chodo, lui fait les yeux doux. On s’amuse beaucoup des nombreux clins d’œil qui parsèment l’histoire.

Daniel Rolland - Culture Hebdo

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Cook - Nuits au fer rouge - Revue-imaginaire.com
Posté 09 mai 2011 -

C'est un fait avéré que les jolies filles mettent toujours Garrett dans l'embarras, même lorsque n'étant chargé d'aucune affaire, il ne devrait pas avoir à en souffrir.
Il lui est déjà pénible d'être accueilli au Joyeux Morlet par des regards soupçonneux, même si l'on peut comprendre que les amis proches aient tendance à se méfier des ennuis qui vont immanquablement le suivre.
Eh bien, ils ont raison. La belle brune qui est entrée juste après lui a beau ne pas être une cliente, comment ne pas réagir quand deux malabars lui cherchent des crosses et, pire, tentent de l'enlever ?
Garrett va voler à son secours avec de Tête-de-pioche pour lui éviter de disparaître dans le carrosse d'un affreux barbon aux yeux verts qui éructe des papillons venimeux de la même couleur. La fille disparaîtra quand même pendant ce temps mais sauvée. Les choses paraîtront moins drôles d'apprendre que c'est celle de Chodo Contague, le caïd qui règne sur la pègre de Tonnefaire.
Pendant ce temps-là, l'Homme-mort et Dean, soucieux d'occuper Garrett et de renflouer ses finances lui ont trouvé du travail. Pister D'Amato l'aboyeur, tout juste sorti de prison. Ce serait une sinécure si celui-ci était moins bavard, ce qui lui a valu son surnom, et plus propre, son odeur portant à la gorge.
Les chose vont pourtant se compliquer sérieusement quand Westman Block va venir solliciter de l'aide, moyennant finances évidemment. Mais pour que le Capitaine du Guet, qui n'éprouve pas pour lui de sympathie de reste – et c'est réciproque – ait besoin de l'aide de Garrett, c'est forcément mauvais signe. C'est sûr que ne pas arrêter un fou maniaque qui s'amuse à pendre et éviscérer des jeunes filles de la haute, c'est outre l'horreur de la chose, tirer un trait définitif sur sa carrière.
Il y aurait de la sorcellerie là-dessous que ce n'aurait rien d'étonnant.
Comme à l'accoutumée, des histoires qui se recroisent pour la plus grande satisfaction du lecteur qui recherche non de la grande littérature mais un bon moment de distraction. En fait, moins par le fond qui est généralement sordide, que par les mésaventures de Garrett soi-même, personnage si spontané dans le caricatural qu'il en devient fort drôle.

Hélène - Revue-imaginaire.com

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Cook - Nuits au fer rouge - Les Chroniques de l'imaginaire
Posté 12 mai 2011 -

Garrett s'en va traîner son manque d'enthousiasme et d'enquêtes au Joyeux Morlet, provoquant subitement l'arrêt des conversations et répandant un nuage méphitique de morosité, à son grand désarroi. Ce constat plutôt douloureux pour l'orgueil de notre héros ne fait qu'accentuer sa tendance naturelle à maugréer. Au cours de cette soirée où l'allégresse n'est pas l'invitée principale loin s'en faut, un incident violent et perturbant va mettre une créature de rêve aux abois, brune mais tant pis, sur le chemin du détective séducteur.

Il faut bien avouer que Garrett subit de plein fouet deux formes de pénurie : une absence de travail dont il ne se plaint pas outre mesure et une disette de rouquines ce qu'il regrette amèrement. Aussi, lorsque l'homme-mort et Dean l'accueillent avec des airs de conspirateurs, s'attend-il au pire. Ils lui ont déniché un emploi qui consiste à suivre un homme qui va sortir de prison et à rendre compte de ses faits et gestes.

Quand Garrett apprend l'identité de celui qu'il doit suivre à la trace, un personnage plus connu sous l'appellation de d'Amato l'aboyeur, il demeure stupéfait car, malgré sa situation actuelle pour le moins inconfortable, ce dernier est plutôt inoffensif.

On retrouve avec grand plaisir le sixième opus des aventures de Garrett, détective privé râleur, un peu fainéant aux entournures et séducteur malgré sa trogne cassée. Il est flanqué de ses éternels compagnons à savoir Dean, son homme à tout faire et l'homme-mort, son hôte permanent. De nouvelles recrues viennent grossir les rangs comme le commandant du Guet Westman Block. Le Prince Rupert met une telle pression sur ses épaules qu'il se voit contraint de faire appel à l'enquêteur et à son légendaire sens de la déduction, malgré une inimitié tenace, afin de résoudre l'affaire sordide du découpeur de jeunes femmes au plus vite. On assiste à une descente dans les coins peu recommandables de Tonnefaire puisque les cadavres sont retrouvés dans les bas-fonds. Un autre voyage dans le quartier chaud de Doucecroupe s'impose rapidement au cours des recherches d'un Garrett plein d'une énergie nouvelle car son indignation vis-à-vis de ces crimes horribles a réveillé sa fibre travailleuse.

L'héroïne de ce nouvel épisode est sans conteste la fille de Chodo Montague, le chef de la pègre avec qui Garrett avait eu des mots lors de sa précédente enquête. Bélinda Montague est, pour changer, une brune incendiaire qui allume des étincelles dans le corps et la tête de notre détective préféré, même si ces dernières sont rapidement douchées à l'annonce de son identité. Elle croise le chemin de Garrett à de nombreuses reprises, pas toujours pour le bien de celui-ci.

Humour et répliques assassines sont de nouveau au rendez-vous de ce sixième volume à la grande satisfaction du lecteur face à un divertissement plaisant qui a déjà fait ses preuves. Bien évidemment on commence à connaître la chanson, c'est-à-dire le héros et ses compagnons de beuveries ou de discussions plus ou moins animées. Il est vrai aussi que les intrigues secondaires viennent parasiter la principale, la résolution des meurtres, sans apporter de véritable intérêt au récit. De plus, les actions se suivent et se ressemblent donnant l'impression d'un éternel recommencement de l'enquête.

En conclusion point d'originalité ici et un scénario un poil boiteux, mal ficelé. L'aspect négatif étant posé, on peut tout de même remarquer que Garrett demeure un personnage intéressant. Glen Cook a su l'entourer d'un ramassis de personnalités moins recommandables les unes que les autres et le style efficace de l'écrivain est suffisamment agréable et drôle pour ne pas donner envie de lâcher l'affaire. Certainement un bon point et une qualité plus que nécessaire pour continuer d'attirer le lecteur en quête de sensations.

 

Sig - Les chroniques de l'imaginaire

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Cook - Nuits au fer rouge - Biblioteca Magazine
Posté 29 juillet 2011 -
Un tueur découpe les jolies filles dans les bas-fonds de Tonnefaire. Le guet appelle le détective privé Garrett à la rescousse pour résoudre l'affaire. Seul problème, les crimes continuent après la mort des coupables. Il y a de la magie dans l'air et Garrett à fort à faire. D'autant que la fille de Chodo, le grand maître de la pègre, s'ingénie à lui faire tourner la tête. Sixième aventure du privé au pays des trolls et des lézards-foudre, entre polar et fantasy.
 
Traduit de l'américain. Dernier titre dans la même série Feuilles de laiton et reliure d'ombre. Glen Cook est aussi l'auteur du cycle " La Compagnie noire ".
 
Biblioteca Magazinex
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Cook - La compagnie noire - Culturellement geek
Posté 19 septembre 2011 -
Depuis plusieurs siècles, la Compagnie Noire constitue une redoutable troupe de mercenaires, qui fût le fer de lance de maintes conquêtes ou rebellions au cours de l'histoire du continent. Au fil des siècles, les capitaines et les hommes de la Compagnie ont changé, les contrats successifs les ont fait s'accoquiner à tous ce que le monde compte de politiciens, seigneurs de guerre ou généraux d'armée ; la Compagnie a parfois grandi jusqu'à devenir une armée à elle seule, ou périclité au point de presque disparaître. La seule constante, c'est qu'elle a toujours été une famille, un refuge pour les soldats qui cherchent à oublier leur passé, leurs drames ou leurs fantômes. Comment le sait-on ? Parce que la Compagnie a toujours su garder intactes ses Annales.
Bien que des pans entiers de son histoire aient sombré dans l'oubli, les annalistes ont tout consigné au fil des siècles, tentant de préserver les volumes de leurs ainés et alimentant la flamme du souvenir chez les nouvelles recrues. L'annaliste actuel est aussi le médecin de la Compagnie Noire, Toubib, comme on l'appelle très prosaïquement. C'est à travers ses écrits, le journal de la Compagnie qu'il tient avec assiduité, que nous allons pouvoir découvrir les pérégrinations de la troupe mercenaire. De leur embauche par le seigneur de la ville côtière de Beryl à la trahison que leur impose l'énigmatique Volesprit et leur entrée au service de la Dame. La Dame, épouse du défunt Dominateur, un tyran et sûrement le plus puissant magicien que ces terres ont jamais connu. De son règne subsiste son épouse, également magicienne hors pair, et les Dix Asservis, de terrifiants thaumaturges à son service exclusif, enchainés par des rituels impies. A ses ordres, la Compagnie va reprendre son rôle majeur dans l'histoire du monde, et à son contact, Toubib va découvrir une étrange relation, formée de respect mutuel, de crainte, et peut-être de plus d'humanité que la Dame semble n'en avoir. Au fil des 10 tomes de son Cycle - regroupés en quatre recueils aux éditions l'Atalante -, Glen Cook nous propose ainsi de découvrir le quotidien, les tribulations et les exploits guerriers de la Compagnie à travers les écrits de ses annalistes successifs (Toubib, puis Madame, Murgen, Roupille,...).
 
On suit ainsi les affrontements fratricides des sorciers Qu'un-Œil et Gobelin ou les errements de Corbeau depuis le point de vue de l'annaliste du moment, parfois sur le vif, parfois avec un certain recul du à une impossibilité de transcrire les annales immédiatement. Outre ce particularisme d'écriture, souvent plaisant, parfois dérangeant, la Compagnie Noire est une œuvre complexe et dure à cerner. Les motivations des personnages ne sont jamais moralement simples, et les employeurs de la Compagnie toujours les plus offrants sans que les convictions personnelles n'entrent en jeu dans les causes à défendre. Cette condition de mercenaire noircit la vision qu'ont du monde les différents narrateurs, et rend obsolètes les notions de morales traditionnelles. Seul subsiste l'honneur, et une certaine fierté de sa condition d'homme libre.
Dans la même veine que Le Trône de fer, le cycle se concentre donc sur le réalisme des personnages, et la difficulté d'appréhension des notions de bien et de mal dans une société basée sur la violence et la mort. Cela n'empêche pas pour autant la forte présence de la magie dans les romans, bien que les créatures fantastiques soient elles, beaucoup moins utilisées et que le bestiaire traditionnel (elfes, nains, orcs) soit complètement absent.
 
Prenant, haletant par moment, la Compagnie Noire se lit pourtant lentement, au même rythme que celui des personnages qui mûrissent, vieillissent et se remettent en cause avec les évènements.
Épopée fantastique mais aussi drame humain, le cycle se meut en même temps que la Compagnie, en perpétuelle évolution.
A l'inverse du traditionnel récit initiatique, la Compagnie Noire, par sa mélancolie et son pessimisme sur les motivations humaines, s'apparenterait plutôt au constat amer d'un homme, qui s'étant découvert et déçu du résultat, reviendrait sur ses pas pour reprendre son parcours.
 
15/20
 
Culturellement geek
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Cook - Soumettez-vous à la nuit - Phénix Web
Posté 24 janvier 2012 -

Piper Hecht a rempli sa mission mais il lui reste à détruire quelques Instrumentalités avant le décès inévitable de son employeur. Consciencieux, il s’acquitte au mieux de son devoir. Mais la situation politique demeure terriblement complexe et les intrigues fleurissant, la vie de Hecht ne tient qu’à un fil. Heureusement qu’il peut compter sur le soutien de sa famille, même si ses membres sont bien étranges.

Et le capitaine-général a besoin de toute l’aide possible devant la progression de la Nuit, qui semble ne pas pouvoir être arrêtée. Le pire est à craindre, car alors que la magie continue à se raréfier, le sinistre Kharoulke (Celui-qui-marche-avec-le-vent) s’est réveillé et approche. Les Hommes seront-ils capables de faire taire leurs médiocres ambitions personnelles pour s’unir contre l’ennemi de l’humanité ? Piper en doute.

Glen Cook continue sur la lancée des deux premiers volumes (La Tyrannie de la Nuit et Seigneur du royaume silencieux) et livre un récit complexe mais parfaitement structuré. Cette première partie du troisième tome est très peu orientée sur les combats, et en dehors de quelques escarmouches, les affrontements sont surtout politiques et magiques. On retrouve tous les protagonistes habituels dont on peut suivre l’évolution, avec leurs ambitions et leurs désirs.

L’aspect fantasy pure se développe avec les passages consacrés à un voyage au pays des Aelen Kofer (les Nains), qui sort un peu le récit de la noirceur générale. Très bien écrite, précise, cette première partie ne décevra pas les habitués de l’auteur (...)

La deuxième partie du troisième volume de la série s'oriente vers un double récit. Le premier aborde l'aspect terrestre et politique, avec Piper Hecht aux prises avec des intrigues politiques toujours aussi complexes. Les guerres se multiplient et changent continuellement les données de l'échiquier. Ce flot n'est d'ailleurs pas toujours facile à suivre et la figure de Hecht passe au second plan. Le héros est désormais plus spectateur qu'acteur, ce qui diminue l'intérêt du récit.

Le second fil narratif est ancré dans la fantasy traditionnelle, avec le plan des dieux et des nains. Si l'intrigue conserve son intérêt, la noirceur qui faisait la particularité de la série s'est un peu diluée dans les nombreux méandres de l'aventure. Celle-ci est désormais plus classique. Malgré un final qui ébranle le monde, Glen Cook n'en a pas fini avec les Instrumentalités de la Nuit. A suivre. 

Chris de Savoie

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