(...) Voilà ce qui s'appelle un petit ovni dans le monde de la BD ! Cette BD est un véritable petit bijoux pour qui aime les années 50 ! Les dessins sont certes particuliers, mais ils ont ce charme qui sied tout à fait au scénario, et surtout à l'ambiance inhérente à cette histoire : c'est simple, cela fait l'effet de se retrouver dans ce piano-bar un peu déjanté de Pulp Fiction. Ambiance décontractée et fifties, certes, mais le véritable atout reste dans les dialogues...
Sur ce point, le travail de Fabrice Colin est en tous points remarquable : on ne s'ennuie pas une seconde et on se marre sans vergogne à la lecture de toutes ces piques et de tous ces cassages en règle dont Gordo est tour à tour l'auteur et la victime. On a vraiment l'impression que ce singe est un être humain, rien à voir avec la façon de rendre les animaux humains dans Blacksad par exemple : ici c'est le mot et le verbe qui priment sur les apparences !
Une BD qui sort du lot, et qui vaut vraiment le coup d'être découverte ou d'être offerte...
Clark, Les Chroniques de l'Imaginaire, 4 juillet 2008
(...) Mêlant humour et côté un peu thriller, Gordo, un singe contre l'Amérique, séduit par ses multiples ambiances et son côté "classiques hollywoodiens" qui évoque de nombreuses personnalités connues. Innovante, cette BD se distingue par les traits précis de Fred Boot qui a signé là des planches très réussies par leur côté sombre et raffiné à la fois. Le tout est égayé de couleurs artificielles "informatisées" qui donnent toute sa qualité à l'ouvrage.
Comme l'histoire ne manque pas d'intérêt, cette bande-dessinée réalisée par Fred Boot, mérite vraiment d'être découverte, mais plutôt par des lecteurs adolescents ou adultes. "Son esthétique est marquante, commente le critique Mickaël Demets sur le site Evene. Alliée au talent de conteur de Fabrice Colin, cela aboutit à l'une des bandes dessinées les plus étonnantes de l'année".
Les Informations, août 2008
Casting trois étoiles pour la vie de Gordo, amoureux de Lauren Bacall, ami de Frank Sinatra, filé par Elvis Presley, délaissé par sa maîtresse Shirley Winter au profit de Wernher Von Braun, et qui dialogue même post-mortem avec Humphrey Bogart pour ce qui est l'un des moments les plus drôles de l'ouvrage. Car on n'apprend pas au vieux singe à faire des grimaces et Gordo sait y faire en matière de réparties et d'humour, ce qui rend d'office la lecture agréable. Ses aventures, totalement décalées, et à la fois tellement dans l'univers des fifties, sont elles aussi déroutantes, nous ramenant à une époque qu'on pensait avoir oubliée. Le dessin est porté par des couleurs magnifiques plutôt qu'un trait de crayon précis (...)
Gordo se dresse donc devant l'Amérique et même si c'est le premier qui va y laisser des plumes, ce sera au prix d'une bande-dessinée immanquable portée par un personnage remarquable, qui nous rend presque nostalgique d'une époque révolue.
L'Avis des Bulles, septembre 2008
Un singe parlant, star du music-hall dans l’Amérique des années cinquante, se retrouve au beau milieu des ennuis à cause du journal intime de sa maîtresse. Ambiance polar, multiples clins d’oeil au cinéma noir (on n’est presque pas surpris de croiser Lauren Bacall, Humphrey Bogart ou Frank Sinatra au fil des pages), cet album est une farce agréable. Le scénario conserve son rythme jusqu’à la fin, le graphisme cartoony est des plus originaux. Voilà un album réussi pour la nouvelle collection bd des éditions L’Atalante.
Thomas Clément, lundi 4 août 2008
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