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Colin - Sayonara Baby - N. Ruas
Posté 06 mai 2008 -

On ressort de ce livre comme d’un film de David Lynch ; le rapprochement avec Lost Highway est d’ailleurs introduit par Fabrice Colin à plusieurs reprises. Deux réalités, chacune très changeante sont présentées et la tentation de les superposer, de les recouper est toujours frustrante. On se raccroche à quelques indices (la parenté Estel/Stella, l’impuissance de Kenneth et la toute-puissance du samouraï, etc.), on croit voir dans une partie la réécriture fantasmagorique comme une compensation de l’autre mais il reste des zones inexplicables, des sables mouvants qui engloutissent toute tentative de rationalisation. On s’est fourvoyé, on était pourtant prévenu dès la page 43 par l’explication donnée par le docteur Lazare : " Le travail du romancier […] consiste à fixer sur papier une matière toujours en mouvement. Certains donnent à cette matière le nom quelque peu galvaudé de réalité. " On assiste à un questionnement paranoïaque et à ce titre dickien, le conflit sino-américain évoquant aussi le présupposé de départ du Maître du Haut-château, sur la notion de réalité.
[...]
Fabrice Colin s’amuse avec les clichés des films d’aventure américain (la réplique Sayonara Baby est tirée de Terminator) et rend avec une acuité exceptionnelle l’expérience vertigineuse et douloureuse de vie et de mort, aux antipodes d’un prédictible scénario hollywoodien. Il défie son lecteur de lâcher ses repères et de le suivre dans un flash éblouissant dont le prix peut être l’overdose. Congratulations Colin-san.

 Nathalie Ruas, ActuSF

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Colin et Boot - Gordo - Les Chroniques de l'Imaginaire
Posté 23 juillet 2008 -

(...) Voilà ce qui s'appelle un petit ovni dans le monde de la BD ! Cette BD est un véritable petit bijoux pour qui aime les années 50 ! Les dessins sont certes particuliers, mais ils ont ce charme qui sied tout à fait au scénario, et surtout à l'ambiance inhérente à cette histoire : c'est simple, cela fait l'effet de se retrouver dans ce piano-bar un peu déjanté de Pulp Fiction. Ambiance décontractée et fifties, certes, mais le véritable atout reste dans les dialogues...

Sur ce point, le travail de Fabrice Colin est en tous points remarquable : on ne s'ennuie pas une seconde et on se marre sans vergogne à la lecture de toutes ces piques et de tous ces cassages en règle dont Gordo est tour à tour l'auteur et la victime. On a vraiment l'impression que ce singe est un être humain, rien à voir avec la façon de rendre les animaux humains dans Blacksad par exemple : ici c'est le mot et le verbe qui priment sur les apparences !

Une BD qui sort du lot, et qui vaut vraiment le coup d'être découverte ou d'être offerte... 

Clark, Les Chroniques de l'Imaginaire, 4 juillet 2008 

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Colin/Boot - Gordo - Rock & Folk
Posté 25 août 2008 -
De temps à autre sortent des BD au style tellement surréaliste qu'elles sont soit destinées au pilon, soit promises aux feux de la rampe. C'est un peu le cas de Gordo. Pour mieux appréhender l'histoire, disons seulement qu'il faut s'attendre à du Tex Avery, version "Qui veut la peau de Roger Rabbit" mais sous acide. L'histoire se passe en 1958 et Gordo est, en quelque sorte, l'ancêtre de Largo Winch, milliardaire forcement tombeur, et doué d'un QI phénoménal qui remplace à lui tout seul les ordinateurs de la défense nationale en cas d'invasion extraterrestre. La comparaison s'arrêtera là car Gordo est également un chimpanzé rescapé des expériences ante Hiroshima dans le désert du Nouveau Mexique dans les années 40. Cela explique sans doute pas mal de choses dans son comportement mais n'excuse pas le kidnapping de Lauren Bacall en cours d'histoire ! En somme, Gordo est une BD complètement loufoque truffée de références aux années 50 (cinéma, musique, etc) qui atteint parfaitement son but : faire rire à (presque) toutes les pages.
 
Rock & Folk, septembre 2008 
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Colin/Boot - Gordo - Les Informations
Posté 25 août 2008 -

(...) Mêlant humour et côté un peu thriller, Gordo, un singe contre l'Amérique, séduit par ses multiples ambiances et son côté "classiques hollywoodiens" qui évoque de nombreuses personnalités connues. Innovante, cette BD se distingue par les traits précis de Fred Boot qui a signé là des planches très réussies par leur côté sombre et raffiné à la fois. Le tout est égayé de couleurs artificielles "informatisées" qui donnent toute sa qualité à l'ouvrage.

Comme l'histoire ne manque pas d'intérêt, cette bande-dessinée réalisée par Fred Boot, mérite vraiment d'être découverte, mais plutôt par des lecteurs adolescents ou adultes. "Son esthétique est marquante, commente le critique Mickaël Demets sur le site Evene. Alliée au talent de conteur de Fabrice Colin, cela aboutit à l'une des bandes dessinées les plus étonnantes de l'année".  

Les Informations, août 2008 

 

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Colin/Beuzelin - Nowhere Island - ouest-france
Posté 04 septembre 2008 -

L'histoire part d'un fait réel, le suicide d'une actrice qui s'est jetée de la lettre H d'hollywood, sur la colline de Los Angeles. Fabrice Colin et Boris Beuzelin ont remonté la piste, brodant une histoire à rebours pour expliquer ce geste. L'album emmène le lecteur d'Hawaï à Los Angeles en passant par New-York. Une ballade en noir et bleu qui rappelle les films des années 1930.

ouest-france, 30 août 2008 

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Colin/Boot - Gordo - L'Avis des Bulles
Posté 08 octobre 2008 -

Casting trois étoiles pour la vie de Gordo, amoureux de Lauren Bacall, ami de Frank Sinatra, filé par Elvis Presley, délaissé par sa maîtresse Shirley Winter au profit de Wernher Von Braun, et qui dialogue même post-mortem avec Humphrey Bogart pour ce qui est l'un des moments les plus drôles de l'ouvrage. Car on n'apprend pas au vieux singe à faire des grimaces et Gordo sait y faire en matière de réparties et d'humour, ce qui rend d'office la lecture agréable. Ses aventures, totalement décalées, et à la fois tellement dans l'univers des fifties, sont elles aussi déroutantes, nous ramenant à une époque qu'on pensait avoir oubliée. Le dessin est porté par des couleurs magnifiques plutôt qu'un trait de crayon précis (...)

Gordo se dresse donc devant l'Amérique et même si c'est le premier qui va y laisser des plumes, ce sera au prix d'une bande-dessinée immanquable portée par un personnage remarquable, qui nous rend presque nostalgique d'une époque révolue.

L'Avis des Bulles, septembre 2008

 

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Colin / Boot, Gordo - ActuSF
Posté 19 février 2009 -

« Évidemment que j'ai failli. Devenir humain, c'était mon idéal... »

Gordo, de Fabrice Colin (au scénario) et Fred Boot (au dessin), est sorti en juin 2008. C'est donc avec un peu de retard que nous en parlons ici, mais il serait dommage de ne pas évoquer cette BD originale et réussie. [...]

Dans les années 50, Gordo est une star. C'est aussi, et avant tout, un singe devenu intelligent et presque humain. Alors que le succès et les femmes lui tombent dans les bras, il découvre, dans le journal intime de sa petite amie - qui le trompe - une information qui pourrait faire trembler le gouvernement américain. À la fois par vengeance envers sa dulcinée et par égard envers ses propres origines, il décide de subtiliser le journal et de le cacher en lieu sûr, avant de décider quoi en faire. Mais très vite, la CIA et le KGB se mettent à ses trousses, les premiers pour étouffer l'affaire et les seconds pour l'exploiter. Embarqué dans une histoire qui le dépasse, Gordo trouve refuge auprès de son ami Frank Sinatra.


Gordo est avant tout une histoire comme seul le cinéma américain des années 50 savait en produire : un polar qui voit un homme plongé malgré lui dans une affaire dont les conséquences le dépassent, et qui croisera, durant sa fuite, le chemin inévitable d'une femme fatale. On pense à La Mort aux trousses d'Alfred Hitchcock, même si le propos ici est différent. Colin et Boot ajoutent une dose d'humour noir dans les paroles de ce singe étonnamment humain qui, comme tout bon héros de polar qui se respecte, cède bien volontiers aux charmes de l'alcool. Entre flashbacks et déroulement de l'intrigue, on suit avec plaisir ses pérégrinations dans un scénario efficace et cohérent. Les auteurs ne négligent pas les détails pour rendre Gordo crédible, comme la démonstration de son agilité à grimper aux arbres. Mais Gordo, c'est aussi le symbole du rêve américain déchu. Ce singe qui voulait tant nous ressembler finit, de façon assez ironique, par subir la nature manipulatrice de cette chère humanité. Accueilli par un pays où tout semble possible, il découvrira que le mensonge se cache toujours derrière les apparences avenantes. Héros encensé mais bien vite sacrifié sur l'autel du bien commun : tel est le sort de ceux qui croient naïvement à la bonté de l'Oncle Sam. Ce discours critique sur le rêve américain montre un pays pétri de contradictions et peu regardant sur la moralité - et qui s'en accommode fort bien. Finalement, Gordo atteindra bien le statut d'humain puisqu'il ressentira ce qui en fait l'essence : souffrance, frustration, désespoir.

Fabrice Colin introduit une dimension supplémentaire en choisissant, pour cadre à son histoire, les paillettes d'Hollywood - comme dans son album suivant, Nowhere Island. Encore une fois, il s'agit de montrer que les apparences sont trompeuses, et que le glamour des stars hollywoodiennes cachent des désillusions profondes. Comme le dit Gordo en parlant des étoiles qui brillent dans le ciel : « J'ai toujours eu un faible pour les étoiles d'Hollywood. Un adage tiré de la sagesse populaire voudrait que ces chéries soient déjà mortes au moment où leur lumière nous parvient ». La métaphore n'échappera à personne... La déchéance succède irrémédiablement au succès, et Gordo en fait les frais. Colin convoque ainsi, pour sa démonstration, des figures bien réelles comme Frank Sinatra, Lauren Bacall ou Elvis Presley. Comme s'il voulait faire du drame de Gordo une histoire vraie. Car Colin aime jouer avec la réalité et les liens qui l'unissent à la fiction. Avec habilité, il intégre son histoire dans l'Histoire, introduisant du vrai dans le faux, et réciproquement. Son scénario est particulièrement bien documenté et inventif à la fois. Il n'en a que plus de sens.

Un graphisme surprenant

Pour mettre en images cette histoire singulière, il fallait adopter un graphisme qui ne l'était pas moins. Fred Boot remplit sa tâche avec succès. On retiendra tout particulièrement la puissance des ambiances - le plus souvent sombres - accentuées par une colorisation sobre mais qui fait mouche : peu de couleurs, peu de détails ou de dégradés, mais une adéquation idéale avec les émotions et les impressions du héros. De même, les différentes périodes (passé et présent) ont chacune des teintes distinctes permettant de les situer rapidement. À part ça, le trait est épuré, dynamique, rappelant parfois le cartoon. Les visages, taillés à la serpe, n'en sont pas moins expressifs. Tout ceci est un peu surprenant au premier coup d'œil, mais on s'y fait vite, et cela procure à cette BD une identité graphique peu commune.

Une réussite originale

La collection " Flambant 9 " de L'Atalante ne cesse de confirmer son statut de vivier à talents. Gordo est en une nouvelle preuve. Si on connaissait celui de Fabrice Colin, on découvre ici celui de Fred Boot. Cette vision amère du rêve américain, sur le ton du polar, contribue à faire vivre un art en perpétuel renouvellement. Chapeau.

Jérôme Lavadou, ActuSF, février 2009.
 

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Colin, Engagés ! - Ouest France
Posté 09 février 2009 -

Fabrice Colin, auteur parisien, s'est déplacé pour présenter son nouveau livre, Engagés ! aux lycéens d'Appert. Quatre classes ayant étudié le livre avec leur professeur de français ont pu poser des questions sur la genèse de l'ouvrage. "Ce titre aux allures de slogan désigne ces milliers de femmes et d'hommes qui maintiennent vivantes les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité", a déclaré l'écrivain. Engagés ! est sélectionné pour le prix littéraire qui sera décerné fin mars par un jury d'élèves.

A noter : Engagés ! Pour mieux résister au vieux monde ; propos recueillis par Fabrice Colin ; collection "Comme un accordéon", aux éditions L'Atalante. 

 

Ouest France, 31 janvier 2009.

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Lehman, Colin, Gess - La Brigade chimérique - Wartmag
Posté 29 juin 2009 -
Après avoir quitté Carmen McCallum en 2007, Gess revient à la bande dessinée dès août avec le premier tome de La Brigade chimérique, une saga initiée par l’auteur de SF Serge Lehman, à paraître dans la collection Flambant 9 de L’Atalante.
“Il s’agit d’une BD en 6 volumes de 48 pages, explique le coscénariste Fabrice Colin au micro de Salle 101. L’idée : pourquoi n’y a-t-il plus de superhéros en Europe après 45 ? On voulait faire une grande fresque qui convoque la littérature d’avant guerre à partir de 1939. Serge a conçu l’histoire que j’ai enrichie par des apports personnels. C’est quelque chose qu’il pourrait aussi développer en romans.”
Pour marquer le coup, l’éditeur lance les trois premiers tomes à un mois d’intervalle à partir du 21 août, pour 11 euros chacun. L’aventure, découpée en épisodes au sein même des différents volumes, mettra en scène le docteur Mabuse ou encore Irène Joliot-Curie – la fille de Pierre et Marie – et son époux. Comme son titre l’indique en partie, on trouvera du fantastique dans les albums, avec chimères, homme élastique, vampyres et androïdes. Un mélange alléchant, dont les premiers petits, vraiment riquiqui, extraits sont à découvrir sur un blog spécialement dédié à la brigade chimérique.

L’uchronie de Serge Lehman et Fabrice Colin, dessinée par Gess, se révèle dans une preview de 4 planches sur le site de L’Atalante. Le premier tome est attendu dans la collection Flambant 9 à partir du 21 août moyennant 11 euros. Du lettrage au parti pris graphique, la saga prévue en 6 tomes sera très “comics”… dans un format franco-belge.
 
Wartmag, 2 et 26 juin 2009
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Gess / Lehman - La Brigade Chimérique I - Canal BD Magazine
Posté 19 août 2009 -

Dans une sorte de Ligue des Gentlement Extraordinaires à la française, les deux auteurs signent une uchronie intelligente et subtile, au fil d'un récit dense construit comme un comics américain

Prévu en six volumes (dont les trois premiers sont annoncés pour cette fin d'année 2009), ce récit hors normes nous permet également de retrouver Gess, le dessinateur des huit premiers tomes de Carmen McCallum. (suite)

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Gess / Lehman - La Brigade Chimérique I et II - bd.blogsudouest.com
Posté 26 août 2009 -

Une dose de  La Ligue des Gentlemen extraordinaire , une dose de BPRD, une large rasade de feuilleton des années 20-30, un soupçon de surréalisme… Le tout servi sous forme de vrai-faux « comics » par deux pontes du fantastique à la française sur une base de politique fiction à fort relent d’Uchronie. Improbable ? Non, Chimérique. Lehman et Colin, qui aiment à tester les limites de la bande dessinée dans ce qui reste leur domaine de prédilection, le récit de science-fiction, se lancent à leur manière dans le récit de super-héros.

Les deux hommes ancrent leur univers dans l’imaginaire traumatique de l’Entre-deux-guerres. Le postulat ? Les armes interdites et les technologies naissantes - gaz, radium, rayons X – auraient engendré une génération de surhommes dont l’action était à même de changer le cours de l’Histoire. Les premiers super-héros européens…

 

 


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Gess / Lehman - La Brigade Chimérique I et II - Evene.fr
Posté 26 août 2009 -

Cinéma, littérature, comics, légendes, science, histoire… Serge Lehman et Fabrice Colin ont pioché dans toute la culture populaire pour créer une série foisonnante, complètement folle, qui multiplie les croisements inattendus et les apparitions jouissives. Superman, le diabolique Docteur Mabuse de Fritz Lang, André Breton, les travaux de Marie Curie, le légendaire Golem ou les personnages de Kafka se rencontrent dans une intrigue aussi farfelue qu'excitante, sur fond d'une Europe en crise à l'orée de la Seconde Guerre mondiale, partagée entre le fascisme et le communisme. Chaque volume contient deux épisodes qui, à chaque fois, révèlent un univers encore plus profond et débridé que prévu.

Visiblement, les deux scénaristes ont bien retenu la leçon d'Alan Moore, et gérer avec malice la surenchère de l'intrigue pour ne jamais lasser le lecteur, et conserver le rythme trépidant de ces aventures abracadabrantes. Graphiquement, le travail de Gess rappelle par instants celui de Mike Mignola, schématique et dynamique, d'autant que La Brigade chimérique sait, comme Hellboy, enchevêtrer les univers avec talent.

Une série atypique dans la bande dessinée française, très ambitieuse, dont on attend la suite avec impatience.

Mikaël Demets, evene.fr, août 2009

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Lehman, Colin, Gess, Bessonneau - La Brigade chimérique - Le Cafard Cosmique
Posté 08 septembre 2009 -

On connaissait déjà Serge Lehman et Fabrice Colin scénaristes de bandes dessinées. Leur association nous vaut aujourd’hui une œuvre ambitieuse et un tantinet iconoclaste : la Brigade chimérique se présente comme une tentative française (oui, oui) de comic super-héroïque. Un programme audacieux et pour le moins alléchant.

Très vite – dès le titre ? –, une référence vient immédiatement en tête : la fameuse Ligue des gentlemen extraordinaires d’Alan Moore et Kevin O’Neill. Serge Lehman et Fabrice Colin ont en effet trouvé leurs héros tout prêts dans la littérature et le cinéma de l’entre-deux-guerres (et sa réalité…). Pas nécessairement dans la seule culture populaire : de Zamiatine à Kafka en passant par Fritz Lang et Jacques Spitz, c’est tout un pan de la culture européenne (en science-fiction et en fantastique) qui sert ici de source d’inspiration.

Mais le ton se montre assurément plus grave (et moins ouvertement « fun ») que dans le comic de Moore : les auteurs nous décrivent rien de moins que « la fin des super-héros européens », dans une Europe en proie au totalitarisme (« Nous autres » à Moscou, le Docteur Mabuse à Métropolis, Gog à Rome, la Phalange en Espagne), et à la veille de basculer dans une nouvelle guerre mondiale. Les autres pays sont également dominés par les super-héros « nés sur les champs de bataille de 14-18, dans le souffle des gaz et des armes à rayons X » ; mais ils ne sont pas forcément beaucoup plus fréquentables… Les alliances se dessinent déjà, définissant l’avenir de l’Europe… et de ses super-héros.

Les auteurs savent incontestablement nous accrocher, à la manière des meilleurs feuilletonistes, et concluent chaque épisode sur un cliffhanger de bon aloi. Un bon point pour eux.
On fait confiance aux auteurs pour nous régaler dans les épisodes suivants, tant ils ont placé la barre haute dès ce premier volume.

L’histoire est belle et bien intrigante – pour ne pas dire encore un peu (trop ?) floue… – et les personnages hauts en couleur, « surhumains » ou non. En outre, à l’instar de la fameuse bande dessinée d’Alan Moore précitée, le plaisir du lecteur se double d’un jeu de piste de références plus ou moins cryptiques, merveilleuse occasion de faire des découvertes enrichissantes. Sur le plan du scénario, rien à redire ou presque.
On attend la suite avec impatience. Preuve que cette tentative de comic super-héroïque à la française est une belle réussite.

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Lehman, Colin, Gess, Bessonneau - La Brigade chimérique - Elbakin.net
Posté 14 septembre 2009 -

La France tient enfin sa Ligue des Gentlemen Extraordinaires !

Un parallèle simple, voire simpliste sans doute, mais qui n'en est pas moins vrai, quand bien même ne faudrait-il pas limiter à cela cette tentative de « comics » à la française audacieusement publiée par les éditions L'Atalante.
Serge Lehman et Fabrice Colin avaient envie depuis un certain temps de mettre à profit ce patrimoine oublié de nos – nombreux ! - héros des débuts du 20ème siècle et l'on comprend mieux après lecture pourquoi Fabrice Colin s'était exprimé à plusieurs reprises sur son blog en espérant que la série trouve son public.
Car elle le mérite assurément et quoi de plus logique que de nourrir de telles attentes : casting de choix (…), Histoire, la grande, joliment et habilement revisitée – qui n'aurait pas envie de vivre à cette époque où s'entremêlent science et surréalisme avec un tel naturel ? - scénario évidemment feuilletonnesque qui sait ménager ses rebondissements et ses mystères au fil des pages, après une mise en action néanmoins un peu lente dans le premier volume (c'est bien là la seule misérable réserve que l'on pourrait relever pour l'instant, car il faut bien trouver quelque chose à redire, n'est-ce pas !), mais qui réussit à installer une ambiance à part en quelques planches à peine, le tout baigné dans une atmosphère à la fois uchronique et féérique sachant séduire sans complexe. 

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Lehman, Colin, Gess, Bessonneau - La Brigade chimérique T2 - PlanèteBD
Posté 23 septembre 2009 -

La brigade chimérique emprunte un rythme de parution élevé avec l'arrivée de ce second volet, à peine un mois après la sortie du premier tome !

Avec cet épisode, nous avons la confirmation du potentiel entrevu précédemment. L'histoire concoctée de main de maître par le duo Serge Lehman – Fabrice Colin montre une construction parfaitement agencée. Le récit mélange toujours uchronie et fantastique de belle façon.

Les influences d’Alan Moore au niveau de l'écriture sont toujours aussi perceptibles, mais curieusement on pense aussi au récent Umbrella Academy de Gerard Way. Tant d'influences provenant des comics justifient peut-être le format identique aux parutions américaines.

Graphiquement, le créateur de Carmen McCallum fournit une performance une fois de plus exemplaire, le rendu très « mignolesque » de son trait apporte une ambiance hors du commun au titre et offre à La brigade chimérique une identité visuelle forte.

Cette série a les cartes en main pour faire date.

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Lehman, Colin, Gess - La Brigade chimérique - Librairie Critic
Posté 16 juillet 2009 -
J'ai suivi avec beaucoup d'interrogations la première partie avant de découvrir avec curiosité le corps de l'histoire de ce premier tome.
Je n'ai aucunement été déçue de cette attente, et j'ai trouvé dans ce premier tome ce que je pouvais en attendre : des personnages déjà particuliers, qui me donnent envie d'en apprendre plus, quelques pièces d'un puzzle qui m'échappe un peu mais que je vais sans doute prendre plaisir à reconstituer, une ambiance d'uchronie fort appréciable et surtout, surtout, un graphisme plus qu'à la hauteur de l'intrigue qui se noue.
Dire que j'ai été charmée par ce premier tome est peu dire ; je retrouve ici ce qui me plaît dans certains comics de super-héros, mais aussi dans beaucoup de romans et d'autres BD.
Je n'ai qu'une hâte, lire le second, le troisième …
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique -planetebd.com
Posté 16 septembre 2009 -

Le récit nous narre la manière dont des super héros européens (et oui ils ne sont pas qu’américains) se retrouvent dans une aventure étonnante, où leur sort va être remis en cause. Découpé en deux parties, ce tome offre un prologue extrêmement intéressant, ainsi qu’un premier chapitre bien pensé. On ne peut toutefois s‘empêcher de rapprocher cette histoire, des œuvres d’Alan Moore comme Watchmen ou La ligue des gentlemen extraordinaires. Il y a pire comme compliment…

Pour assurer la partie visuelle, la tâche est confiée à Gess, le dessinateur ayant inventée la jolie Carmen Mc Callum ! Dès les premiers phylactères, on comprend pourquoi celui-ci a laissé sa place sur la série, car le style dévoilé est très différent. Clairement influencées par Mike Mignola et ses encrages appuyés, certaines planches pourraient faire penser à Hellboy, mais avec un trait plus fin et un encrage moins présent. Au-delà des inspirations, prestigieuses cela va sans dire, La brigade chimérique laisse de grands espoirs pour la suite…

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - Noosfere
Posté 15 septembre 2009 -

Dans ce premier tome, le prologue nous présente de nombreux héros, et constitue donc un plaisir intense de chasse aux références : même si certaines sont citées explicitement par les auteurs, il appartient au lecteur de retrouver les autres, et il y parviendra plus ou moins bien en fonction de ses connaissances.

Quasiment aucun personnage n'est gratuit, tous renvoient à une œuvre qui sous-tend le propos de Lehman et Colin. Mais que le lecteur à la culture moins encyclopédique que celle des auteurs ne s'effraie pas : il savourera tout autant le contenu. Car le monde bâti par les auteurs est très intéressant, très touffu, et les prouesses des protagonistes proprement stupéfiantes. La richesse de l'univers créé permet de nombreuses possibilités quant aux interactions des super-héros entre eux, et avec l'Histoire. C'est du reste l'un des points sur lesquels les auteurs seront jugés in fine dans cette BD. [...]

Au final, ce premier tome de la Brigade chimérique se dévore d'une traite, et se relit aussi sec pour y trouver des allusions et références qui auraient échappé à la première lecture. Un postulat de départ original, un scénario découpé très précisément, et gorgé de références qui sont autant de jeux de pistes, bref un plaisir de lecture intégral, que l'on complètera volontiers en consultant le site web mis en place pour l'occasion.

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - lamiri.over-blog.com
Posté 16 septembre 2009 -

Vous aimez l'évasion dans le feuilleton à l'ancienne, les péripéties débridées et l'irréalisme enchanteur ? Ne cherchez pas plus loin, La Brigade chimérique a largement de quoi combler vos attentes.
L'idée de départ est, comme il se doit, abracadabrantesque : de l'horreur des tranchées de 14-18 seraient nés des hommes dotés de super-pouvoirs. En parallèle, et malheureusement il ne s'agit là que de la triste réalité, ce même cauchemar a donné à d'autres des fantasmes de super-puissance. Serge Lehman et Fabrice Colin se sont amusés à modifier quelque peu de trop célèbres entités dictatoriales. […]

Un régal dans la lignée des Tanatos de Didier Convard et Jean-Yves Delitte, du Ministère de l'Espace de Warren Ellis et Chris Weston, de D-Day, le jour du désastre de David et Brin et évidemment des uchronies steampunks nées du cerveau complexe d'Alan Moore. Le dessin et le format renforcent l'impression de lire un comic book haut de gamme sous les hautes influences de Gaston Leroux, H. G. Wells, Jean Ray (Harry Dickson apparaît d'ailleurs furtivement), Louis Feuillade et du Fritz Lang de la période allemande, lorsqu'il réalisait ses films-monstres sur des scénarii de sa compagne Théa von Harbou, juste avant qu'elle ne tombe dans les bras de l'immonde Mabuse. […]
Peu importe qui a ou n'a jamais existé, le résultat mérite les applaudissements

 

 

 

 

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade Chimérique T2 - rom51.blogspot.com
Posté 23 septembre 2009 -
J'avais déjà adoré le tome 1 - encore plus après l'avoir relu à la lumière du site - et ce tome 2 prolonge cette excellente impression.
Les éléments se mettent en place un à un, on découvre de nouveaux personnages (la sorcière Palmyre, un Dr Strange français au féminin capable de commander à l'équivalent de Grands Anciens dignes de Lovecraft !) tandis que ceux déjà introduits font avancer leurs plans. Les révélations se succèdent (notamment sur l'origine et la nature de la Brigade chimérique) et ce n'est pas peu dire que j'attends la suite avec une énorme impatience - j'ai notamment grand-hâte de voir comment le conflit va démarrer entre les divers protagonistes, entraînant sans nul doute cette Europe dans la guerre.
Le tout est brillamment écrit - les dialogues sont justes, dans le ton de l'époque et chaque personnage a sa façon de s'exprimer - et illustré avec dynamisme et punch. Les scènes d'action n'ont rien à envier à celles des comics américains par exemple et le côté Mignola du style (prégnant lors de l'apparition de Baal, le poulpe hyperdimensionnel de la sorcière Palmyre) est en totale adéquation avec l'orientation à la fois rétro et pulp dela Brigade chimérique. Bref fond et forme réalisent un quasi sans faute ; on sent le projet longuement mûri, écrit et réécrit, travaillé et préparé de longue date.
Je ne peux que vous encourager à vous ruer sur cette BD : que son succès lui assure de devenir le premier avatar d'une longue série de comics à la française, plongeant ses racines dans notre propre culture populaire nationale, dont on sait désormais grâce à Serge Lehman qu'elle n'a vraiment rien à envier à celle des pays anglo-saxons !
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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade Chimérique - Claro
Posté 23 septembre 2009 -

Le duo Colin-Lehman, c'est Docteur Nitro et Mister Glycérine. Du coup, l'imaginaire se prend des baffes orchestrées par l'Histoire, et les rêves de puissance sont forcément plongés dans l'acide du doute. Ici, il est question de super-héros, d'obédience européenne, mais qui ne sont ni spider- ni super- ni bat-, non des héros ancrés dans l'imagnaire français, allemand, italien, etc. Car une question brûle les lèvres des rêveurs de monde: que foutaient nos french heroes à l'heure où la peste brune étendait son rêche velours sur les populations européennes? D'où l'idée de les faire intervenir, eux qui n'ont guère eu de successeurs dans la littérature fantastique d'après-guerre.
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique T2 - Sceneario.com
Posté 23 septembre 2009 -

Une fois passé le cap du premier album introductif nous entrons avec ce deuxième tome dans le creux de l'action, de l'intrigue, les choses s'organisent, on découvre des secrets et maintenant que le cadre est placé c'est plus simple pour bien s'immerger dans l'histoire.

Du coup le scénario apparait tout de suite plus passionnant, moins anecdotique, on est vraiment dans l'esprit comics avec du rythme, de l'action, des passages de dialogues etc.

La série se lance et on s'attache réellement aux personnages. Dans l'épisode 3, réellement plus axé sur la Brigade elle même, nous entrons dans les secrets de l'intrigue, c'est assez surprenant et très bien vu.

Très fortement conseillé.

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade Chimérique - Comics Place
Posté 23 septembre 2009 -
La Brigade Chimérique au début de "J'irai lire des Comics chez vous, #7".
"Absolument Génial"
 Un avis plus détaillé dans la chronique texte à venir…
 
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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade Chimérique - Comics Place
Posté 23 septembre 2009 -
La Brigade Chimérique au début de "J'irai lire des Comics chez vous, #7".
"Absolument Génial"
 Un avis plus détaillé dans la chronique texte à venir…
 
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - Blog à part
Posté 07 octobre 2009 -

L’idée de cette série est, de l’aveu de ses auteurs (Fabrice Colin et Serge Lehman), de faire une comics de super-héros à la française et, pour une fois, ce “à la française” ne résonne pas comme un baiser de la mort. Pour le moment, l’histoire tape sur à peu près toutes mes cordes sensibles: une période que je connais particulièrement bien, des héros que j’aime beaucoup (Harry Dickson et Thomas Carnacki sont de la partie) et un côté “Ligue des Gentlemen Extraordinaires”, moitié uchronie, moitié réécriture des thèmes pulp façon Planetary. Tout ce que j’aime.

Le style de Gess, le dessinateur, s’inspire de celui des comics de “l’Âge d’or”, ainsi que de la ligne claire, avec une bonne dose d’inspiration Mike Mignola (Hellboy). Ce n’est pas exactement le domaine des expérimentations, mais plutôt une relecture moderne des anciens codes de la bande dessinée – qui a peut-être le défaut de faire style-genre (ou, pour être plus clair, s’autoparodier), mais c’est le thème qui veut ça.

Ces deux premiers tomes ont de quoi ravir les fans de super-héros à la sauce pulp des années 30.

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - Vicklay
Posté 07 octobre 2009 -

Les deux premiers tomes de la série permettant aux auteurs de faire les présentations, mais également de commencer à mettre en évidence les relations entre les super-héros, les forces ou faiblesses des alliances qu'ils tissent entre eux.

Ainsi, dans Mécanoïde Curie, le lecteur découvre un ensemble de héros européens qu'il croit pouvoir classer en factions. Mais est-ce si simple ? Car dans La Dernière mission du Passe-Muraille, le Nyctalope, défenseur de Paris, n'apparaît pas nécessairement comme le héros bienveillant qu'il semble être... C'est d'autant plus vrai dans le tome 2 et les épisodes Cagliostro et La Chambre ardente. Mais le suspense court toujours à la fin des deux premiers volumes de La Brigade chimérique. Ce qui n'est évidemment pas sans donner envie de lire le troisième tome, qui paraîtra d'ici la fin de l'année 2009.

L'histoire est mise en images par Gess, dont le style se présente comme minimaliste. Les cases ne fourmillent pas de détails, mais restitue parfaitement l'ambiance d'années 30-40 dans lesquelles se déroulerait une aventure super-héroïque : personnages aux looks marqués, engins « boulonnesques » issus d'une technologie inexplicablement avancée, créatures de superscience, et caetera.
Le découpage des cases est également tout ce qu'il y a de plus classique. Mais ce n'est pas dérangeant, voire même mieux (on ne fait pas une mise en page absolument novatrice quand on a choisi un dessin qui n'est pas d'avant-garde). En fait, dessin autant que scénario placent le lecteur dans un contexte suranné d'avant-guerre parfaitement retranscrit. C'est bien vu, bien écrit, parfaitement réussi. Chaque tome est du bel ouvrage de qualité.

Il n'y a pas de doute concernant La Brigade chimérique : c'est une série qui débute de façon excellente, qui est riche de références, mais qu'on n'a pas besoin d'avoir pour prendre plaisir à lire la BD, et dotée d'un scénario visiblement en béton.
Vivement la suite !

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - The Great Moustache
Posté 24 septembre 2009 -

La Brigade Chimérique est le projet de bd franco-belge le plus ambitieux et le plus réussi depuis Les Aventures de Mégamonsieur (…). Par contre, il n'y a aucun lien entre ces deux ouvrages, j'avais juste envie d'en parler, c'est tout.

Sorte de croisement entre La Ligue des Gentlemen Extraordinaires pour le scénario et Hellboy pour le dessin, La Brigade... offre une histoire fouillée et passionnante qui met en scène différents héros de la littérature, du cinéma ou même des personnalités publiques, dans une uchronie qui se passe entre les deux guerres : le Nyctalope, la Passe-Muraille, le Golem, Marie Curie ou encore un ersatz de Superman (ey il y en a d'autres!) se croisent dans une intrigue politique où les super héros, qui existent depuis la découverte du radium par Marie Curie, doivent se débattre entre leur vie personnelle et la montée du nazisme (représenté par le Docteur Mabuse) ou du communisme (appelés dans l'ouvrage "Nous Autres"). C'est plus complexe que ça, et quasiment impossible à résumer (…), mais c'est une bd absolument formidable.

C'est intelligent, c'est beau, c'est bourré de références culturelles (et certaines sont très pointues - j'ai dû vérifier sur internet hein, je ne fais pas mon malin en me la jouant "mwahahah j'ai tout trouvé") et d'idées géniales, et le tout forme un univers très cohérent, très riche. La bande dessinée adopte un format comics très agréable, et chaque numéro se découpe en deux épisodes, d'où un petit côté serial que j'apprécie beaucoup.

Le prochain numéro sort le mois prochain je crois, et j'ai hâte de lire la suite.

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique I - Coup de Cœur Fnac.com
Posté 08 octobre 2009 -

Question : pour quelles raisons n’y a-t-il plus de super-héros en Europe ?

La réponse se trouve dans cette saga en six volumes, hommage à un roman oublié et intitulé L’homme chimérique, écrit entre les deux guerres par un certain George Spad. Pour comprendre ce qu’il s’est passé, il faut replonger quelques années en arrière, au cœur de cette folie meurtrière qu’était la Première guerre mondiale. Dans l’horreur des tranchées, alors que se déchaînaient les gaz meurtriers, des soldats touchés par ces gaz se sont transformés. Ils sont devenus des espèces de mutants, des sortes de monstres qui ont commencé à répandre la terreur et que certains ont voulu faire disparaître à tout prix de la surface de la terre.

C’est cette réalité jusqu’alors ignorée des historiens qu’entreprend de raconter la Brigade chimérique. Imaginée par deux écrivains, dont le romancier de science-fiction Serge Lehman, dessinée par Gess, à qui l’on doit déjà Teddy Bear et Carmen Mac Callum, la Brigade chimérique convoque le ban et l’arrière-ban des grandes figures de la littérature et de l’imagerie populaires. On croise ainsi au détour des pages le docteur Mabuse, le Golem, Fantômas, Sherlock Holmes, Doc Savage et Cagliostro, mais aussi d’authentiques personnages historiques comme André Breton ou Marie Curie. Porté par une imagination sans répit, le récit est publié en six volumes en l’espace de quelques mois, entre l’automne 2009 et le début de l’année 2010. La Brigade chimérique entraîne le lecteur dans les replis insoupçonnés de l’esprit inventif de Lehman et Colin. De mystérieuses organisations apparaissent, comme les Maîtres de Moscou, tandis que les alliances se nouent au gré des intentions parfois machiavéliques des protagonistes de cette œuvre foisonnante. Dans la grande tradition du roman-feuilleton cher aux écrivains du XIXe et du début du XXe siècle, la Brigade chimérique renoue avec la vogue des sagas populaires peuplées de personnages improbables et rythmées par des rebondissements inattendus.

Que veulent les Chimériques ? Qui est le Nyctalope ? Que cherche La Phalange, cet ancien officier de l’armée espagnole métamorphosé en un monstre superscientifique ? Autant de questions qui trouveront – peut-être – réponse dans les pages de La Brigade chimérique…

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique I - lily-et-ses-livres.blogspot.com
Posté 28 septembre 2009 -


Derrière l'épopée fantastique de ces super héros, c'est toute l'histoire de l'Europe qui se dessine en creux avec la montée des totalitarismes. Chacun d'entre eux - Le Nyctalope (France), Mabuse (L'Allemagne), « Nous autres » (l'URSS),Le Gog (Italie), Andrew Giberne (L'Angleterre) - incarne l'une des forces en présence dans cette période ô combien mouvementée de l'entre deux guerres...

Mêlant habilement monde réel et fantastique, personnages historiques ou de légende, La Brigade Chimérique est un drôle de zombi, fourmillant de références historiques ou culturelles pour certaines oubliées (…). 

 

Bref, voilà un projet diablement captivant – j'ai dévoré le premier tome, affreusement déçue de ne pas avoir pensé commander le deuxième opus en même temps que le premier .

 

A noter le formant « comics » très agréable...
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - les chroniqueurs vagabonds
Posté 02 octobre 2009 -
Dans des années Trente phantasmées, héros et vilains s’affrontent pour la domination de l’Europe. La fille de Marie Curie enquête sur les projets nazis du diabolique docteur Mabuse, qui rêve de race supérieure....
Pour le vrai passionné de littérature populaire, les héros, anti-héros et méchants du passé ont autant d’importance que ceux d’aujourd’hui. Il est toujours agréable de vérifier que les héros sont éternels. Pas seulement ceux de l’univers américain (pulps, comics), mais aussi ceux d’origine européenne, et plus particulièrement francophone. Contrairement à une idée plus répandue qu’on ne le pense, la littérature de genre d’un pays comme la France a, depuis le XIXème siécle, produit un nombre invraisemblable de personnages passionnants. Comme Fantômas et Rocambole pour n’en citer que deux. Il y aurait beaucoup à dire aussi de la production pléthorique d’un éditeur comme le Fleuve Noir.

La Brigade chimérique part du même principe que La Ligue des gentlemen extraordinaires : héros et méchants de la culture populaire existent réellement. Leur histoire se mêle initimement à la « grande » histoire dans un univers uchronique. Par exemple, le célèbre Docteur Mabuse du feuilletonniste allemand Norbert Jacques, immortalisé par Fritz Lang au cinéma, est dans cette BD à la tête d’une armée de nazis. Hitler et Himmler semblent quant à eux aux abonnés absents.
[…]
La Brigade chimérique est un formidable melting-pot de héros classiques, parfois injustement oubliés du même grand public qui les fêtait hier, et de (super)héros inventés (ceux-là mêmes qui composent la Brigade Chimérique proprement dite).
[…]
Parmi les autres personnages de La Brigade, citons Harry Dickson (en guest-star), l’Homme Élastique de Jacques Spitz (au centre de scènes spectaculaires), Garou-Garou le Passe-Muraille de Marcel Aymé, ici en super-voleur, ou encore le héros de la Métamorphose de Kafka ! Tout cela est très varié on le voit, mais crédible. On est loin d’un vulgaire fourre-tout. Même les américains Shadow, Savage et Superman (sans qu’on prononce son nom) font une apparition remarquée à l’assemblée de surhommes convoquée par l’infâme Mabuse !

La Brigade chimérique I et II sont à la fois un magnifique hommage à la littérature populaire et/ou fantastique et un excellent début de série, dont, certes, l’on ne comprend guère les tenants et les aboutissants (ne doutons pas que cela s’éclaircira ensuite) mais où l’on sent aussi un réel potentiel. Quelque chose de fort, peut-être de grandiose, se prépare.
Lehman (un ancien du Fleuve !) et Colin semblent en connaître un rayon en la matière, et réellement aimer leurs illustres prédécesseurs en littérature d’évasion. Les dessins de Gess sont agréables, quoique moins entousiasmants que le scénario.
Au total, La Brigade chimérique est une œuvre pleine de qualités. Espérons aussi qu’elle est le premier pas vers une réédition intégrale des aventures du Nyctalope...

Puisque les héros ne meurent jamais !
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique II & III- Librairie Critic
Posté 07 octobre 2009 -
       Le décor a été planté, la scène est totalement en place. Inutile de présenter d'avantage ce monde hors du commun. Maintenant qu'on a pu l'approcher en douceur, les auteurs lâchent les chiens. Et quelle baffe mes amis...Ne comptez pas sur moi pour dévoiler une goutte de plus de l'intrigue, mais je peux vous assurer sans aucun problème que ces tomes deux et trois sont bien plus denses, couillus, recherchés et allumés que le premier!

       D'une richesse invraissemblable et pourtant fluide et magnifique, cette BD est tout simplement une TUERIE. Des contes de nos enfances, des personnages de cette époque, des mythes et des rêves dont nombre ont entendu parler...Tous les plus fameux ingrédients du fantastique sont réunis dans cette uchronie encore plus barrée qu'elle n'en avait l'air ! Fin et tragique, le scénario enfin libéré des contraintes de « l'incipit » passe notre histoire à l'acide en nous procurant un plaisir tout bonnement jouissif !

       L'Histoire livrée en pâture aux grandes figures de toutes les fictions. Rien de moins. Je vous épargne la liste des référence, j'ai de toutes façons dû en manquer au moins la moitié tant ce monde est riche. Tour de force, là où on pourrait craindre des lourdeurs, tout s'imbrique à la perfection. Libre à vous de vous torturer à dénicher toutes les « identités secrètes » ou de vous laisser promener, avec une aisance incroyable, dans ce dédale haut en couleurs.

       À l'époque où nombre d'historiens cherchent à humaniser l'Entre-Deux guerres, les collants, les robots et la noirceur absolue trouvent une place de choix dans ces sombres pages du passé. C'en est presque «rafraîchissant» de voir le potentiel d'abomination du facisme traité de cette façon, et pas exclusivement dans la fenêtre 39-45 ; que les autres pays et nations, notamment la nôtre, soient aussi secouées. Offrir toute l'Europe comme terrain de jeu à ce genre de délire était un pari risqué, et il n'est pas qu'à moitié gagné !

       Le ton est bien choisi, balançant sur le fil du rasoir entre dramatique et décalé, tout à fait digne des plus grandes épopées sur papier glacé d'Outre-Atlantique ! Sans exagérer, je verrai bien ce genre de scénario dans la prestigieuse collection Vertigo ! On là dans des registres, des thèmes et des mises en scène que les maîtres du « comic noir », comme Moore et Gaiman, n'auraient pas renié!
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - ActuSF
Posté 19 octobre 2009 -

Références assumées tout d’abord, notamment à ces auteurs dumerveilleux scientifique auxquels Serge Lehman est très attaché. Ainsile caméo remarqué du Dr Flohr et de son Homme élastique, emprunté à Jacques Spitz, ou l’utilisation habile du Passe-muraillede Marcel Aymé. Lehman et Colin inscrivent ainsi intelligemment leurhistoire dans un contexte historique à la fois décalé et parfaitementindentifiable.
 
Références graphiques, aussi. Le Nyctalope, ce super-héros imbu delui-même et qui semble jouer un jeu trouble, évoque immanquablement lesBD de Tardi, avec ses grosses lunettes, son melon et son grand manteau.Les apparitions furtives de Doc Savage ou de Superman (dans uneversion, il est vrai, un peu customisée) sont habilement orchestréespar Gess, qui se tire bien de ce métissage graphique assumé. Tout commed’ailleurs, il utilise avec malice les portraits des personnageshistoriques.

Et puis, bien sûr – inévitablement – on songe à La Ligue des Gentlemen Extraordinaires,du non moins extraordinaire Alan Moore. Mêmes emprunts à la littératurepopulaire, mêmes clins d’œil à l’Histoire avec un grand H, le cousinageest indéniable. Au point que les esprits chagrins pourraient y voircomme une version yéyé d’un grand succès anglo-saxon.
Heureusement, Colin et Lehman y amènent leurs propre foliesimaginatives, leurs propres cultures, et l’on sent la tentation quasimétaphysique qui point et augure d’une suite des plus prometteuses.

Gess, quant à lui, a su trouver un juste milieu dans son graphisme,évitant de se laisser asservir par des référents visuels qui auraientrapidement pu devenir encombrants, sans non plus se laisser écartelerpar le mélange des genres. Il assure ainsi
un beau travail de cohésiongraphique.

Reste que cette Brigade Chimérique remplit soncontrat. Intrigante et originale, répondant aux vieilles obsessions deSerge Lehman sur ce rendez-vous manqué de la France avec les genres del’Imaginaire et entrant, de fait, dans cette métafiction qui plaît tantà Fabrice Colin, il n’est pas étonnant de voir ces deux-là prendre unplaisir manifeste à l’exercice. Plaisir pour l’instant partagé de notrecôté.
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - Chronicart
Posté 29 octobre 2009 -

Il y a deux tendances lourdes dans la science-fiction de ces dernières années : l'uchronie, qui développe des passés et des présents alternatifs, et la réactivation des mythes (dieux, légendes, superhéros - cf. par exemple le métaréflexif Livre de toutes les heures d'Hal Duncan). Serge Lehman a bien capté ces tendances, et s'en fait l'écho dans La Brigade Chimérique, qu'il scénarise avec Fabrice Colin. Dans la lignée des Watchmen et d'American gods (Neil Gaiman), entre autres, il s'interroge sur le degré de réalité que contiennent les mythes, et sur l'influence qu'ils exerceraient s'ils étaient davantage qu'un produit de l'imagination - des êtres de chair.

Car les mondes fictifs sont des mondes possibles, et l'existence de récits qui les rapportent leur donne un certain coefficient de réalité. Même s'ils n'ont pas été actualisés, ils existent à la marge du monde réel, dans des branches temporelles parallèles. L'uchronie (« l'autre temps ») consiste à les parcourir. […] Quelque part à la lisière du monde que nous connaissons, il y en a un qui lui ressemble, et qui n'a rien à voir.

C'est ce type de fantaisie, improbable mais cohérente, irréelle mais réaliste, que parcourt La Brigade chimérique. Dans un Paris de 1939 au bord de la guerre, Frédéric et Marie Joliot-Curie dirigent l'Institut du Radium, qui accueille les victimes d'armes chimiques et radioactives de la Grande Guerre ; des mutants aux capacités inouïes, dont le monde ne sait que faire. Ces rejetons de la « superscience », qui bouleverse notre maîtrise de la matière et s'apprête à accoucher de la bombe A, posent la question du statut des surhommes : doivent-ils se mettre au service de l'humanité, et défendre un idéal de justice ? Ou se réunir et couper les ponts avec le stade inférieur de l'évolution, pour inaugurer une nouvelle ère historique ? La querelle entre le Professeur Xavier et Magnéto a quelque chose d'intemporel.

La Brigade chimérique est une excellente « BD-feuilleton », très marquée par les pulps et les histoires de super-vilains des années 30, qui bénéficie du remarquable travail d'illustration de Gess, influencé pour sa part par Mike Mignola.

On fera tout de même un petit reproche : l'ensemble est trop court, au vu de la richesse du récit.

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - Fantasy au petit déjeuner
Posté 12 octobre 2009 -

Projet à moitié fou né des cerveaux féconds de Serge Lehman et Fabrice Colin, ce comics à la française fait déjà beaucoup parler de lui.
Serait-il possible, qu'en notre belle contrée, nous ayons enfin droit à une oeuvre digne de l'héritage d'Alan Moore et de Jack Kirby ?

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - geekinc.fr
Posté 12 octobre 2009 -
La Brigade chimérique est un récit ambitieux, érudit et mystérieux, construit sur le mode du feuilleton, avec des héros dont les origines sont issues du cinéma ,de la littérature ou de l’Art du début du XXème siècle. Histoire solide, aux enjeux multiples qui passionnera les amateurs de la LGE, de Hellboy mais également bien d’autres…
 
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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade Chimérique III - Bodoï
Posté 03 novembre 2009 -

Ce troisième tome d’une des séries les plus enthousiasmantes de la rentrée boucle un premier cycle prometteur. En effet, les bases sont posées pour une confrontation entre les forces du Bien et celles du Mal des plus palpitantes. L’idée d’exhumer d’anciens héros de la fiction européenne aujourd’hui oubliés (Le Nyctalope notamment) re-crée une mythologie fascinante, qui n’a rien à envier à celle développée par la bande dessinée américaine. Et mélanger ces figures avec le monde réel de la science et de l’art de l’entre-deux guerres fonctionne à merveille, pour composer un univers solide et riche. Le trait façon Mignola de Gess donne à l’ensemble la patine fantastique adéquate. La Brigade chimérique était le comics à la française que tout le monde attendait. Il est là, ne passez pas à côté.

À l’Est, le Docteur Mabuse impose peu à peu son règne de terreur, sous couvert de progrès scientifiques. À Paris, un homme aux pouvoirs mystérieux enquête sur sa vraie nature, aidé en cela par les époux Joliot-Curie. Il va découvrir qu’il porte en lui la Brigade chimérique, légendaire protectrice de la France, qui va devoir reprendre du service.

Benjamin Roure  

 

 

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique III - Rom51
Posté 30 octobre 2009 -

L'oeuvre est toujours aussi passionnante, foisonnante, brillante - de qualité à tous les niveaux : scénario, dessins et même finition, bel ouvrage cartonné au format idéal. Bref une fois de plus, La Brigade Chimérique transforme l'essai avec ce troisième tome et prouve qu'il y a donc bien une place pour des comics français sur le marché (je serai d'ailleurs curieux de voir quel accueil serait fait à cette BD aux USA, si elle devait un jour être traduite dans la langue de Stan Lee...).

[…]

On ne peut être qu'admiratif devant l'équilibre entre introspection, développement des personnages et de l'univers et scènes d'action (élément que l'on attend forcément dans un comic, fut-il français !). À ce titre, le combat de la Brigade contre la Xénobie est à la fois classique (il faut protéger la ville d'une entité inconnue) et surprenant (une conclusion bien plus fine que prévue et surtout mettant à profit la psychologie et les pouvoirs d'un des éléments de la Brigade).
[…]

La dernière case de ce tome 3 de La Brigade Chimérique est un chef d'oeuvre de composition et de symbolisme, à vous en coller des frissons partout - sans doute les mêmes que ceux que peuvent éprouver des Américains devant une image magnifiée de leur Captain America.
On espère la suite de l'oeuvre au plus tôt…

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique III - ActuSF
Posté 20 octobre 2009 -
Ce troisième album confirme, s’il en était besoin, l’équilibre que les auteurs cherchent, et parviennent, à mettre en place dans cette série : raconter une histoire d’aventure inspirée des feuilletons de la première moitié du XXème siècle, avec ces super héros européens aux prises avec le Mal sous toutes ses formes, tout en lui ajoutant un aspect métaphysique cher à Serge Lehman. Ainsi, Jung et ses théories sur la conscience collective entrent en scène dans le quatrième épisode, pour notre plus grand plaisir intellectuel. On ressent un vertige délicieux devant la mise en scène de ces théories, dont l’utilisation en science fiction n’est certes pas nouvelle, mais garde un potentiel génial parfaitement exploité ici.

Cet épisode est donc celui des explications
, avec en conséquence un rythme moins soutenu que les précédents. Cependant, les variations graphiques de Gess et Bessonneau impriment une dynamique visuelle qui vient contrebalancer le calme relatif du récit. Relatif, car la fin de l’épisode offre son lot d’action, avant d’enchaîner sur un cinquième épisode plus traditionnel et mouvementé, où la Brigade chimérique, désormais rétablie dans son rôle de protectrice du Bien, s’illustre de nouveau.

Précisons pour finir que la qualité graphique est toujours au rendez-vous, aussi bien dans le dessin, le découpage et la colorisation. Gess et Bessonneau varient les procédés pour conférer une certaine originalité à un trait qui se veut fidèle à l’esprit comics d’antan. Un mix entre modernité et classicisme en parfaite adéquation avec le scénario.

Idées et divertissement se mêlent donc agréablement dans ce troisième volume, à l’issue duquel une partie des mystères entourant la Brigade est éclaircie.
On imagine que les suivants vont se focaliser sur le combat qui se prépare entre le docteur Mabuse et le Nyctalope (que l’on a peu vus dans ce tome), et dans lequel la Brigade chimérique jouera, à n’en pas douter, un rôle central. À la moitié de la série (elle doit comporter six tomes), on est donc totalement séduit et accroché par cette histoire, et les délais de parution, qui devraient s’allonger un peu, risquent de mettre notre patience à rude épreuve...
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - ranatoad.blogspot.com
Posté 12 octobre 2009 -
Magnifique projet que La Brigade Chimérique, scénarisée par Serge Lehman et Fabrice Colin (tous deux romanciers du fantastique, hommes d'expérience et de passion) dessinée par Gess et colorisée par Céline Bessonneau : créer une histoire, un monde, qui nous dévoilerait dans une uchronie très sérieuse ce qu'aurait été la France de l'entre-deux-guerres vue à travers le prisme des super-héros.
Le dessin est parfait, l'histoire est haletante et pulp au possible, les auteurs ont su réussir exactement ce qu'ils semblaient vouloir faire : une transposition française des comics américains, située à une période française qui donnerait toute son identité à l'histoire, prouvant qu'elle n'est pas qu'une transposition.
Lehman et Colin nous font ainsi découvrir nombre de personnages de la littérature fantastique européenne, oubliés pour la plupart, et qui savamment glissés dans l'intrigue passeraient pour avoir été inventés sur l'instant.
Une grande et belle oeuvre que l'on a hâte de pouvoir découvrir dans son intégralité, et qui fait du bien : il y a longtemps que l'on attendait un comics à la française de cet acabit.
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - Page des libraires
Posté 09 octobre 2009 -
La bd, les comics et la tradition perdue du feuilleton populaire enfin réconciliés : bienvenue dans les années 1930, celles du Dr Mabuse et de La brigade chimérique.

Pourquoi n'y a-t-il pas de super-héros en Europe? Même si les spécimens américains ont toujours été bien accueillis de ce coté-ci de l'Atlantique, la France ou plus largement l'Europe continentale, n'a jamais vraiment osé créer les siens. Les héros qui auraient pu leur donner naissance (Le Passe-muraille, Félifax, le Nyctalope,…) ont pourtant peuplé les pages de la littérature populaire d'avant-guerre…
Tous ou presque ont disparu au lendemain du second conflit mondial. C'est le mystère de cette disparition, de cette amnésie collective, que se propose d'élucider la Brigade Chimérique. Et c'est donc de la plume de Serge Lehman, assisté par Fabrice Colin, et sous les pinceaux de Gess, que naissent enfin les "hommes superscientifiques", super-héros perdus du vieux continent. Apparus sur les champs de bataille de 14-18, dans le souffle des faz et des armes à rayons X, ils dominent, sous la figure tutélaire de Marie Curie, une Europe à la veille de tomber sous la coupe des totalitarisme qui ont marqué le XXe siecle. Car depuis Metropolis, nichée au coeur de l'Europe centrale, le Dr Mabuse allié àl'Italien Gog et à l'espagnol La Phalange, prétend contrer les communistes de Nous Autres en annexant Prague…
Outre la situation politique, les auteurs s'attachent à restituer l'effervescence artistique, culturelle et scientifique d'entre-deux guerres.

Le considérable travail documentaire est également sensible dans la contribution de Gess, à ce titre essentielle, puisque au-delà du graphisme librement inspiré par certains comics américains, le dessinateur a su développer une esthétique résolument pulp, mais parfaitement imprégnée de celle de l'époque. Et bien qu'aujourd'hui pour la plupart oubliés, les héros de La Brigade Chimérique nous semblent si familiers qu'on entre avec eux dans cette histoire érudite comme on accepte une évidence, enfin prêt à remonter avec les auteurs au traumatisme qui, au coeur du XX° siècle, a dépossédé l'Europe de ses surhommes.


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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - lataniereduchampi.over-blog.com
Posté 14 octobre 2009 -
Amateurs de super-héros, de steampunk, de Jules VERNE, d'Histoire, d'histoires, de l'esprit qui anima les feuilletonnistes du début du XXième siècle... cette bande dessinée est faite pour vous !

La Brigade Chimérique plonge dans les origines des super-héros européens, issus des cerveaux féconds et des imaginations débordantes d'une multitude d'auteurs.
Serge LEHMAN, initiateur du projet, décrit avec passion et détails cette histoire au long cours nourrie d'anecdotes et de grands noms.
Fabrice COLIN, auteur protéiforme passé par la case "jeux de rôles", lui prête main-forte.
GESS, dessinateur dynamique et dynamisant, met le tout en images, jouant des textures avec un talent certain pour les superpositions déroutantes ou le dépouillement incisif.
Céline BESSONNEAU y appose des couleurs toujours justes mêlant ambiances puissantes et "côté rétro".
[…]
Du grand art, donc, qui donne envie, outre de visiter en long, large et travers le riche site internet, et de lire les prochains tomes dès qu'ils sortiront du néant, de découvrir le riche foisonnement littéraire de ces oeuvres nées dans des temps troublés - l'entre-Deux Guerres - et sur lesquelles le temps a passé l'éponge de l'amnésie.

Champimages dans tous leurs états !
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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade Chimérique - Sud-est.com
Posté 03 novembre 2009 -

Nouvelle étape dans le projet fleuve initié par le duo d’auteurs SF formé de Serge Lehman et Fabrice Colin avec la complicité de Stéphane Gess - graphiste tout juste échappé de « Carmen McCallum » (Delcourt) - et de la coloriste Céline Bessonneau. Lehman et Colin ont convoqué le ban et l’arrière ban de la littérature fantastique européenne des années 20 pour livrer un récit extrêmement référencé mais jamais empesé, sous une forme empruntant tant au feuilleton classique - façon pulp - qu’aux comics américains. Les deux hommes ont découpé « La Brigade Chimérique » en six tomes regroupant chacun deux épisodes. « L’homme cassé » et « Bon anniversaire, docteur Severac ! » livrent chacun leur quota d’informations sur Séverac et la Brigade, mais aussi sur George Spad, jeune femme énigmatique hantée par des voix mystérieuses. Gess se glisse dans l’imaginaire de l’époque, flirte avec l’art de Mike « BPRD » Mignola, use de la grammaire graphique des super-héros tout autant que de l’art contemporain. Et parvient ainsi à unifier un récit qui emprunte à des univers littéraires hétéroclites. Enthousiasmant.

Chronique de Philippe Belhache

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade Chimérique - Komic Strips
Posté 03 novembre 2009 -

Scénariste de nombreux romans de science fiction, Serge Lehman s’est penché sur le monde du 9e art depuis 2007, avec l’apparition de séries comme La saison de la coulœuvre ou encore Thomas Lestrange, parus chez l’éditeur nantais L’Atalante. Voici son nouveau projet, aux côtés de Fabrice Collin, déjà connu pour sa prestation sur Tir Nan Og, notamment. La brigade chimérique est d’ores et déjà prévue en 6 tomes, avec un rythme de parution très rapproché : les trois premiers volets sortiront sur 3 mois, de quoi permettre au lecteur de mieux se fondre dans cet univers. Le récit nous narre la manière dont des super héros européens (et oui ils ne sont pas qu’américains) se retrouvent dans une aventure étonnante, où leur sort va être remis en cause. Découpé en deux parties, ce tome offre un prologue extrêmement intéressant, ainsi qu’un premier chapitre bien pensé. On ne peut toutefois s‘empêcher de rapprocher cette histoire, des œuvres d’Alan Moore comme Watchmen ou La ligue des gentlemen extraordinaires. Il y a pire comme compliment… Pour assurer la partie visuelle, la tâche est confiée à Gess, le dessinateur ayant inventée la jolie Carmen Mc Callum ! Dès les premiers phylactères, on comprend pourquoi celui-ci a laissé sa place sur la série, car le style dévoilé est très différent. Clairement influencées par Mike Mignola et ses encrages appuyés, certaines planches pourraient faire penser à Hellboy, mais avec un trait plus fin et un encrage moins présent. Au-delà des inspirations, prestigieuses cela va sans dire, La brigade chimérique laisse de grands espoirs et confirme amplement dans les deux albums qui suivent. Plus que trois volumes pour découvrir la fin de cette étonnante aventure !

Mickaël

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - comicsmarvel.blogspot.com
Posté 03 novembre 2009 -
L'Atalante, puisqu'il s'agit de cet éditeur, a bien fait les choses : élégantes hardcovers, papier glacé, carte avec infos sur les personnages en début et fin de chaque tome. Même la quatrième de couverture est soignée, avec illustration et résumé pour chaque épisode. Au final, sur les trois volumes, je n'ai trouvé qu'une méchante erreur de concordance des temps et un petit décalage, sur une case, au niveau du lettrage. Autant dire rien du tout en comparaison de certains sagouins de l'édition. Une belle aventure, profondément et intelligemment ancrée dans l'Histoire et les légendes du Vieux Continent.
Trois volumes de La Brigade Chimérique étant déjà parus, intéressons-nous un peu à cette ambitieuse série française qui revisite habilement les grands mythes de la littérature populaire. Au coeur des alpes autrichiennes se dresse la ville secrète de Metropolis, future capitale des surhommes du Dr Mabuse. Ce dernier a réuni l'essentiel de la communauté surhumaine. Il y a le Nyctalope, puissant protecteur de Paris, et son allié, l'aviateur anglais plus connu sous le pseudonyme d'Accélérateur. Il y a également les mécanoïdes soviétiques, dont l'un abrite Irène Joliot-Curie. La Phalange, un ancien officier de l'armée espagnole et Gog, l'homme le plus riche d'Europe, tout deux alliés de Mabuse, sont aussi présents. Le docteur annonce ses vues à l'Est. Il compte étendre son emprise hypnotique sur Prague. Puis Dantzig. Car qui mourrait pour Dantzig ? Une fois rentrée en France, Irène va retrouver une vieille connaissance : Jean Séverac, un médecin que sa mère a soigné pendant 16 ans, alors qu'il était dans le coma. Ensemble, ils vont découvrir les secrets de l'institut du Radium. Pourquoi Marie Curie a-t-elle confié Paris au Nyctalope alors qu'elle disposait de la toute puissante Brigade Chimérique ? Quelles terribles menaces se cachent derrière la superscience ? Qui ment ? Qui tire les ficelles ?(...)
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique III - Planete BD
Posté 13 novembre 2009 -
Avec l’arrivée de ce nouveau volet, La brigade chimériqueprend véritablement son envol. Les personnages étaient assez nombreuxau début et leur rôle restait encore à définir. C’est désormais chosefaite, avec ce tome centré autour de Jean Séverac, l’ancien médecinmilitaire qui héberge dans une dimension parallèle de son esprit (lachambre ardente), les chimériques !
Le scénario qui nous laissaitvolontairement de nombreuses ellipses jusqu’ici se fait plus clair,plus compréhensible aussi pour le quidam. Cela apporte un regaind’intérêt pour la série qui, à mi-parcours, nous promet de belleschoses pour les tomes futurs. Les rebondissements sont nombreux, bienamenés… voir à chaque fois la Brigade chimérique en action est unvéritable plaisir.
Les menaces mettant en danger notre monde sont àchaque fois de plus en plus grandiloquentes. Dans ce sens, la sériereste toujours aussi proche de La ligue des gentlemen extraordinaires. Mais contrairement à cette inspiration indéniable, La brigadebénéficie d’une narration plus vive. Gess nous impressionne toujoursautant avec son coup de patte « mignolesque » affirmé et travaillé.L’ancien dessinateur de Carmen McCallum ne surprendrait pas en participant à BPRD ou Hellboy dans les années à venir.
La brigade chimérique est un projet ambitieux, français et travaillé… n’hésitez pas à encourager un tel projet !
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - Du9
Posté 03 décembre 2009 -
Si Lehman et Moore ont un point commun, c’est leur grande culture pouvant structurer un univers fictionnel profondément référentiel sans tomber dans l’anecdote, pour au contraire sous tendre une réflexion et/ou une théorie sur l’histoire du domaine artistique qu’ils explorent.

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Reste que pour l’instant cette série s’offre comme la plus crédible des tentatives et surtout la plus réussie en la matière. Serge Lehman s’est entouré de personnes sachant accompagner ce projet, se plier au genre et à ses codes. Les reproches adressés à Gess comme quoi il ferait du Mignola restent eux aussi caricaturaux. Ici la manière de Gess est surtout au diapason du projet de Lehman qui se ramifie jusque dans sa production et aurait pu aller jusqu’à sa publication en kiosque sous forme de fascicules si cela n’avait pas été impossible financièrement.

Si La Brigade Chimérique apparaîtra peut-être comme la première bande dessinée francophone de super-héros réussie, je note pour ma part qu’elle apparaît en tant qu’uchronie dans un genre aujourd’hui difficilement perçu autrement que comme une mythologie. Dans les années 60 et jusqu’au milieu des années 80, Spiderman ou Daredevil pouvaient être des héros contemporains, en phase avec leur époque et son actualité, que l’on pouvait s’attendre à voir au coin d’un building. Aujourd’hui, ils sont avant tout des mythes dont on peut donner une version ou travailler d’après un postulat. Le super-héroïsme semble de nos jours du domaine du « what if » généralisé, un domaine merveilleux dont on s’amuse à biaiser, nuancer les codes par exemples, au gré de trouvailles scénaristiques voire graphiques.
La Brigade Chimérique ne sera donc jamais une revanche ou un rattrapage de la bande dessinée et de la science fiction francophone dans le domaine du super-héroïsme, mais bien plutôt — et c’est là sa pertinence — une interrogation féconde sur leur histoire entrelacée.

 

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - Le comptoir de la BD
Posté 03 décembre 2009 -
La Brigade Chimérique ravive les fantasmes liés aux premières expériences sur la radioactivité, met en scène des personnages illustres réels et fictifs et présente des lieux à fort potentiel fantasmagorique […]
La Brigade Chimérique elle-même, dont on ne connait la véritable nature que dans le troisième tome, est un carré de personnages antagonistes pourvus de super pouvoirs : la vie et la mort, l’humanité et la bestialité.
 
Il est difficile de raconter l’histoire de cette série, dont le style graphique emprunte tout à la fois à l’Art Nouveau et au trait expressionniste de Mike Magnola, convoque Kafka et Nietzsche, Freud et Lacan, et s’inspire et salue les oeuvres de Mürnau, de Fritz Lang, d’Eisenstein, de Klimt… L’équipe des 4 (fantastiques ?) auteurs, Serge Lehman (oui le romancier), Fabrice Colin, Gess (Carmen Mc Callum, c’est lui aux pinceaux) et la coloriste Céline Bessonneau doit passer de bons moments à répertorier et décliner leurs envies de personnages et de situations hommages.
J’ai également trouvé des échos de Watchmen, avec les étranges similitudes dans le personnage de Nyctalope, sorte de Night-Howl protecteur nocturne de la Cité évoluant sur un navire volant (le seul manifestement à pouvoir le faire) doublé de la mégalomanie d’Ozymandias, et Jean Séverac qui dans le sort et l’allure rappelle le Docteur Manhattan, jusque dans l’histoire elle-même où tout comme les Watchmen, la Brigade Chimérique est en réalité de l’histoire passée (elle faisait office de bienfaiteurs qui alimentaient la superstition des soldats pendant la Grande Guerre) et sa réactivation à l’aube de la Seconde Guerre Mondiale ne parviendra peut-être pas à empêcher la déflagration dont pourtant sont issues les nations pacifiées (du moins en Europe) de notre temps.
 
Cette série très française s’apparente également sur son principe à la Ligue des Gentlemen Extraordinaires d’Alan Moore et aurait pu être une oeuvre signée de Neil Gaiman (par ailleurs bon copain d’Alan Moore et de Terry Pratchett…). Il y a pire comme parentée.
Vous l’aurez compris, la Brigade Chimérique est d’une grande richesse d’évocation, un mélange de références et on pourrait s’amuser à parier sur les prochaines apparitions (…)
 
Une oeuvre qui stimule, c’est tellement peu commun que rien que pour ça, jetez vous sur la Brigade Chimérique !

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - L'Indic
Posté 13 novembre 2009 -

Une double page dans L'Indic pour La Brigade Chimérique, rencontre avec les créateurs de cette bande-dessinée...

brigadeindic.jpg

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique III - Elbakin.net
Posté 03 décembre 2009 -
Avec ce troisième volume, les auteurs confirment que leur essai est transformé, nous laissant penser à chaque page un peu plus que nous avons affaire là à un véritable coup de maître. Et tout cela en laissant de côté l'intrigue principale que l'on avait cru voir se dessiner initialement, pour mieux nous faire découvrir la fameuse Brigade donnant son nom à cette BD. Et le pari est réussi. On ne n'ennuie pas une seule seconde pour autant en se concentrant sur la personnalité de Jean Séverac, en explorant sa psyché, son univers.
Finalement, l'épisode suivant nous projette à nouveau dans le feu de l'action, et quel bonheur de (re)découvrir un tel Paris ! On se souviendra longtemps de certaines visions dantesques, pas gratuites pour autant, mais quel plaisir jubilatoire, aussi bien pour nos yeux que pour nos méninges.
Jung ne dirait pas autre chose
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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La brigade chimérique III - BD Gest
Posté 11 décembre 2009 -
La brigade chimérique est un OVNI dans le paysage de la bande dessinée européenne, mais ne dépareillerait pas dans la production américaine. Pour l’une de ses premières incursions dans le monde du 9e art, Serge Lehman n’a certes pas choisi la facilité, tant ses références, quelque part entre Hellboy et La ligue des Gentlemen extraordinaires, mettent la barre très haut. Difficile, en effet, d’afficher des influences si typées sans tomber dans le plagiat ou la mauvaise copie. Mais le scénariste, déjà remarqué pour ses choix audacieux avec La saison de la couloeuvre, s’en sort avec les honneurs… et les félicitations du jury.
 
(…)
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Colin/Boot - Gordo - bandedessinee.info
Posté 20 janvier 2010 -

Un singe parlant, star du music-hall dans l’Amérique des années cinquante, se retrouve au beau milieu des ennuis à cause du journal intime de sa maîtresse. Ambiance polar, multiples clins d’oeil au cinéma noir (on n’est presque pas surpris de croiser Lauren Bacall, Humphrey Bogart ou Frank Sinatra au fil des pages), cet album est une farce agréable. Le scénario conserve son rythme jusqu’à la fin, le graphisme cartoony est des plus originaux. Voilà un album réussi pour la nouvelle collection bd des éditions L’Atalante.

Thomas Clément, lundi 4 août 2008 

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - deslivres.com
Posté 04 décembre 2009 -
L'écrivain d'anticipation Serge Lehman et le scénariste Fabrice Colin sont retournés aux sources des grands maîtres avant l'heure de ce sous-genre que furent Jules Verne, Gaston Leroux, H. G. Wells et Jean Ray pour offrir un comic book à l'européenne fascinant. Dès le postulat de départ, il est recommandé d'attacher sa ceinture pour entrer dans ce parc diablement attractif : au coeur de la boucherie de 14-18, des soldats intoxiqués par les gaz auraient développé des super-pouvoirs et Marie Curie pu étudier le cas très particulier de l'un d'eux. Un homme capable de se diviser en quatre entités, le Dr Serum (un squelette !), un ange, une sculpturale naïade rousse échappée d'une toile de Klimt et... un ours !
 
[…]

Un brassage ébouriffant qui passe au mixeur le Fritz Lang de la période allemande, les aventures d'Harry Dickson, les Surréalistes, Franz Kafka, les serials de Louis Feuillade, Marcel Aymé, les secrets de l'atome... j'en passe et des meilleurs. Une véritable "Ligue des Poilus Extraordinaires" à l'ère de l'Art Déco et du Bauhaus.
Ce n'est pas tout ! Car Lehman et Colin ont trouvé en Gess le parfait metteur en images de leur savant délire. Comme La Brigade chimérique est une boîte de Pandore qui, aussitôt ouverte interdit de décrocher et réclame une suite, le site spécialement conçu pour pénétrer dans son univers permettra de patienter.
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique III - CoinBD.com
Posté 14 décembre 2009 -
Et voilà déjà le troisième volet de cette excellente saga super-héroïque européenne prévue en six tomes. Avec trois tomes parus le dernier trimestre de 2009 et les trois derniers prévus début 2010, on peut difficilement faire mieux au niveau du rythme de parution.

Au niveau du scénario, après avoir levé le voile sur les origines de la Brigade Chimérique lors du tome précédent, ce tome-ci se concentre plus en profondeur sur le passé de Jean Sévérac et sur ce mystérieux groupe de super-héros chimérique de l’entre-deux-guerres qui sommeille en lui. Le rythme de ces deux nouveaux chapitres est assez lent et rien d’exceptionnel ne semble se produire et pourtant, le lecteur reste scotché au fil des pages. Que ce soient les détails de cet univers d’une grande richesse et fourmillant de références multiples, le côté énigmatique de personnages tels que George Spad, le Nyctalope et le Docteur Mabuse ou les liens étranges qui les unissent, tout est vraiment prenant. Au fil des conversations obscures tenues par les protagonistes, l’intrigue imaginée par Serge Lehman et Fabrice Collin prend de l’épaisseur et confirme la qualité de cette saga.

Au graphisme, pour suivre ce rythme de parution assez inhabituel en Hexagone, on retrouve Gess, le dessinateur de "Carmen Mc Callum", dans un style très réussi, qui n’est pas sans rappeler celui du célèbre Mike Mignola.

Une série à ne pas manquer !
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - Geek
Posté 14 décembre 2009 -

L'heure des super-héros européens est arrivée grâce à la Brigade Chimérique emmenée par le romancier Serge Lehman, le récit découpé comme un comic propose de découvrir la vie et l'œuvre de ces surhommes dans l'entreguerre avant leur disparition des mémoires.

Le docteur Mabuse, Nyctalope ou Marie Curie s'en donnent ainsi à cœur joie sur le Vieux Continent déchiré.

Mise en scène par un Gess au trait "Mignolesque", l'aventure est une immanquable du moment.

91% - La brigade des gentlemen extraordinaires.

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - Murmures.info
Posté 04 décembre 2009 -
[…]
Le résultat est tout simplement magnifique.

Chaque livre contient deux épisodes de 28 pages, et, le parti étant pris par les auteurs de faire comme si tout le monde connaissait déjà les personnages, il faut un petit moment (au moins trois épisodes pour ma part) pour commencer à saisir pleinement toute l'intrigue. La présentation des albums est superbe, le format rappelant celui des comics américains, et les couvertures (du livre comme de chacun des épisodes) sont splendides. Le dessin de Gess évolue dans un style un peu comics-vieillot qui colle parfaitement au contexte et tranche avec celui des couvertures, envoyant parfois de véritables claques au détour d'un rêve ou d'une évocation d'un personnage. Pour vous convaincre de la classe de la chose, allez donc faire un tour sur le site internet de la série...

À chaque épisode, le lecteur prend conscience de l'ampleur du concept
: tout y passe, de la physique quantique à la psychanalyse jungienne, du communisme au national-socialisme, des extra-terrestres aux vampires... Mais pourtant on a rarement l'impression d'être largué, signe peut-être que ces super-héros 'made in Europe' n'ont pas complètement disparus de notre mémoire collective.

De la bédé conceptuelle accessible à tout un chacun, qu'il soit fan de comics ou de Fantômas.

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - Rom1
Posté 18 décembre 2009 -
C'est donc là une autre des grandes qualités de La brigade chimérique que de jouer avec l'Histoire tout en la respectant, de nous pousser à nous y intéresser par le biais de la fiction (celle-ci a t'elle jamais eu un autre rôle que de nous amener à contempler le réel sous un angle original ?) et au final, de nous permettre de rêver à nouveau sur la base de personnages que l'on espère voir resurgir dans de nouvelles histoires, des spin-off ou des modernisations.
En espérant que la Chambre ardente s'ouvrira à nouveau, libérant ces chimères dont notre imaginaire a grand besoin.
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique III - L'Avis des Bulles
Posté 26 janvier 2010 -

Le baron Ceverac semble en proie au doute, sur ses seniments et sur son entourage, depuis le retour de la brigade chimérique. Pourtant Paris est plus que jamais le théâtre d'apparition de créatures en tous genre et la brigade aura fort à faire, tandis qu'un mal bien plus grand et dangereux gronde en Europe. Paris ne sera pas épargné.

Troisième tome pour la Brigade Chimérique, toujours concocté par les excellents Leiman et Colin , qui continuent de nous balader dans un Paris où pullulent des créatures de plus en plus bizarres et où le mystère semble habiter chaque recoin de la ville. Ce tome s'attarde d'avantage sur le baron Ceverac qui voit sa vie se transformer petit à petit depuis le retour de la brigade, il semble tiraillé, il veut comprendre ce qu'il lui arrive et à qui il peut se fier. Vaste entreprise en ces temps troubles où le fascisme et la méfiance commencent à s'emparer de l'Europe. Poutant avec l'aide des Joliot-Curie, il va meiux comprendre son état et enfin l'accepter. les auteurs continuent d'entretenir le mystère sur le rôle que va jouer le nyctalope et sur les évenements qui vont amener à la disparition de tous ces héros. Guess livre comme toujours un excellent travail au dessin même si les décors ne sont pas trop sa tasse de thé. En conclusion, c'est une bande déssinée habitée par une ambiance unique et dotée d'une réalisation sans faille.

 L'Avis des Bulles, Janvier 2010, n° 124.

 

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade Chimérique III - Geek
Posté 26 janvier 2010 -

L'heure des super-héros européens est arrivée grâce à la Brigade chimérique ! Emmené par le romancier Serge Lehman, le récit découpé comme un comics propose de découvrir la vie et l'oeuvre de ces surhommes dans l'entre-deux-guerres avant leur disparition des mémoires. Le docteur Mabuse, Nyctalope, ou Marie Curie s'en donnent ainsi à coeur joie sur le vieu continent déchiré. Mise en scène par un Gess au trait "mignolesque", l'aventure est une immanquable du moment S.F.

Geek n° 4, Novembre-Décembre 2009.

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade Chimérique - PC Jeux
Posté 11 décembre 2009 -

Dotée de dizaines de références à la littérature fantastique, ou à l'histoire en général, La brigade chimérique est une bande dessinée française qui doit compter six tomes. Le troisième vient juste de sortir et nous vous le recommandons chaudement rien que pour sa thématique et son ambiance.

À mi-chemin entre La Ligue des Gentlemen Extraordinaires et Hellboy ces trois tomes possèdent cette petite touche tricolore qui fait la différence.
Quant au style graphique très particulier il n'est pas sans rappeler celui de Mignola tout en donnant un cachet singulier aux images.

Bref une bien belle réussite qui mériterait toutefois un petit peu plus d'action.
Il n'empèche que la thématique et l'ambiance pourraient coller à merveille à un jeu vidéo.

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Colin - Or not to be - Elbakin.net
Posté 02 février 2010 -

   2003, Fabrice Colin a trente ans et vit à Paris. Cette même année, il publie Or not to be chez L’Atalante en collection générale. Roman atypique, Or not to be mélange imaginaire et réalité, avec en toile de fond le personnage de William Shakespeare. La progression de l’intrigue est très particulière, complétement morcelée et décousue. Si cette décomposition peut, de prime abord, perturber, voire rebuter, elle s’avère néanmoins un reflet fidèle de l’évolution psychique du héros retrouvant peu à peu ses souvenirs (ou sombrant définitivement dans la folie, allez savoir…). On pourrait craindre que ce traitement plombe le rythme du récit. Il n’en est rien puisqu’au contraire, cette distillation aide à maintenir le suspense jusqu’au terme du livre par l’ajout ponctuel de nouveaux éléments de compréhension. De même, Fabrice Colin n’a pas choisi la facilité dans sa structure narrative. Très loin du classique roman, il mélange, au contraire, allégrement les genres : des plus formels comme la poésie et le théâtre aux plus innovants que sont le rêve et le script façon cinéma, se permettant un passage par le journal intime et les lettres. Loin d’être un gadget, ce choix retranscrit de manière pertinente la progression du récit et il devient vite évident que Fabrice Colin a su s’adapter, trouver la forme littéraire juste suivant les passages. Cette prouesse est d’autant plus flagrante que le tout forme un ensemble fluide et cohérent, dotant le livre d’une ambiance particulière. C’est peut-être là finalement que réside la magie du livre, dans cette ambiance indescriptible, à la fois trouble et lumineuse, infiniment intime et personnelle. Au mieux, pourrait-on la comparer à celles marquantes du Gormenghast de Mervyn Peake ou de La Forêt des mythagos de Holsdtock. Ce qui est certain, c’est que ce mélange continuel de sentiments contradictoires (joie et tristesse, folie et raison, plaisir et souffrance…) emprisonne rapidement le lecteur dans sa toile. Mais est-ce réellement pour son bien ? En tout cas, l’impact est très fort, à la façon d’un début de noyade entrecoupé de bouffées d’air salvatrices. Au final, Fabrice Colin a pris des risques avec ce livre. Son aspect expérimental, sa structure particulière, son sujet en font un livre difficile, à lire comme à apprécier. Cela explique sans doute pourquoi le livre n’a que peu fait parler de lui à sa sortie. Néanmoins, il s’agit probablement de l’une des plus jolies pièces de la Littérature contemporaine (avec une majuscule) ; une pièce où le talent de l’auteur s’exprime avec brio. En conclusion, il existe probablement trois manières de réagir à ce roman. Soit le lecteur n’est pas d’humeur à fournir un effort suffisant pour rentrer dans le texte et se retrouve devant une succession de scènes incompréhensibles qui lui feront reposer assez vite l’ouvrage. Soit au contraire, il cherche à obtenir le fin mot de l’histoire, à démêler toutes les énigmes, au risque finalement de rester bloqué puisque toutes les réponses ne peuvent être obtenues. La troisième voie fut la mienne – et j’espère la vôtre – puisqu’elle comprend suffisamment de laisser-aller, de crédulité pour simplement profiter des mots et se laisser bercer par cette magnifique pièce. Or not to be est donc à découvrir absolument mais sachez qu’il ne plaira pas forcément.

 

Luigi Brosse, Elbakin.net, 27 janvier 2010.

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade chimérique IV - bdnews
Posté 16 mars 2010 -
Après trois tomes sortis fin 2009, voici déjà le nouvel opus des aventures des surhommes de la Brigade chimérique. Prévu en six volumes, ce cycle suit le destin de ces super héros nés de la radioactivité des batailles de la Première Guerre mondiale. Dans cette ligue des gentlemen à la française, on croise Mabuse, Irène Joliot-Curie ou la menace nazie. Une série fantastique riche, qui explose nos codes avec des héros chimères, vampires ou androïdes!
bdnews, mars 2010
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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade chimérique IV - Le blog de lamiri
Posté 26 mars 2010 -
Mr K contre les anti-humains
Suite de ce qui est peut-être bien la série d'anticipation uchronique la plus exaltante du moment qui saupoudre de faits réels une incroyable mixture priant les lecteurs d'oublier toute notion de rationalisme mais pas la mémoire de faits historiques toujours présents dans les esprits après sept décennies. (...) 
Entrez sous le pavillon du grandiose music-hall monté par Lehman, Colin et Gess. La lumière des lustres va s'éteindre pour passer à un éclairage radio-actif et dans quelques instants, des magiciens vont vous en mettre plein les yeux avec leurs attractions, vous émerveiller et vous faire frémir. Un tigre géant va s'infiltrer derrière le rideau vert doryphore, une Marlène/Musidora va ponctionner quelques carotides, la belle George tomber en syncope graphomane, une femme-goule menacer la Brigade, les victimes des meurtres de masse mabusiens se pétrifier sur les façades des immeubles en gargouilles implorantes tandis que les blondinets de la pseudo race supérieure jouent au badminton... Et même un homme-poulpe commettre un braquage des magasins d'état moscovites Goum ! Le plus fort, c'est que tout cela tient en 48 pages dont, comme toujours deux superbes illustrations d'entrée en matière. Prochain épisode dans votre cercle de lecture préféré en juin 2010. Il faudra attendre octobre pour la conclusion de cette envoûtante (et même irradiante) aventure.
lamiri, 23 mars 2010, lamiri.over-blog.com
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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade Chimérique T1 à 4 - moijimagine.blogspot.com
Posté 29 mars 2010 -

Je vous propose aujourd'hui une petite sélection de comics et BD qui m'ont plu et que je souhaite faire connaître (même si certaines sont déjà des succès d'édition!).

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- LA BRIGADE CHIMERIQUE T.1 à 4 (série en cours), de Lehman, Colin, Gess et Bessonneau, Editions de l'Atalante, 2009. Un comic français de haut vol, rivalisant avec les anglo-saxons tant sur le contenu que la forme mais basant son histoire juste avant la seconde guerre mondiale. Les super-héros et les super-vilains européens sont en pleine ébullition dans cette période d'avant guerre où pouvoirs mystiques et super-sciences rythme la vie des grandes capitales européennes. Notamment à Paris où les Joliot-Curie et le Nyctalope assurent la défense de la ville des Lumières. Unique !

(...)

Gaétan, 28 mars 2010, moijimagine.blogspot.com

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade chimérique IV - ActuSF
Posté 09 avril 2010 -
Le Nyctalope et l’Accélérateur sont en visite en Russie, pour rencontrer le Grand Frère, mais "Nous Autres" retarde chaque jour l’entrevue stratégique. À Paris, Irène Joliot-Curie persuade Jean Séverac de profiter de l’absence de Saint-Clair pour mener un raid dans son QG de Montmartre afin de délivrer Gregor Samsa, le Cafard, que le protecteur de Paris retient prisonnier. Quant à Félifax, l’homme-tigre, il effectue pour le Conseil une mission de reconnaissance à Métropolis, d’où le Docteur Mabuse manigance de maléfiques projets...

 Les trois premiers tomes de La Brigade Chimérique mettaient en place l’univers uchronique imaginé par Serge Lehman et Fabrice Colin. Les armes employées et les expérimentations menées pendant la Première Guerre Mondiale ont donné naissance à des mutants, devenus des monstres ou des super héros destinés à influer sur l’avenir du monde.

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Avec ce quatrième tome de la série, le récit revient enfin et à proprement parler au thème qu’introduisait le premier opus : la menace de guerre qui pèse sur l’Europe en cette année 1939. Le Docteur Mabuse, allié à Gog, l’homme le plus riche du monde, et à La Phalange, qui met l’Espagne à feu et à sang, menace avec son armée de Crânes le corridor de Dantzig. C’est l’annexion par l’Allemagne, on le sait, de ce bras de terre donnant à la Pologne un accès à la mer, qui déclencha la Seconde Guerre Mondiale. Le lecteur est donc parfaitement conscient de ce qui se prépare dans l’univers parallèle de La Brigade Chimérique.

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade chimérique IV - bd.blog.sudouest.com
Posté 09 avril 2010 -

Le feuilleton uchronique mitonné par Serge Lehmann et Fabrice Colin, deux des grandes signatures de la SF made in France, se poursuit avec bonheur aux éditions L’Atalante avec deux nouveaux épisodes, « Politique internationale » et « H-A-V-russe », réunis en recueil.

Les deux hommes approfondissent ce cross-over réunissant l’ensemble des figures de la littérature fantastique des années 20. Ils mettent en avant un Nyctalope obsédé par sa propre gloire leurré par « Nous autres », avatar du système communiste, pendant que Mabuse développe l’armée des Crânes symbolisant le régime nazi. Séverac, de son côté, mesure l’impact de l’activité de la Brigade Chimérique sur sa santé physique et mentale.

Le travail de Gess (image et conception graphique) et Céline Buissonneau (couleurs) offre puissance et crédibilité à ce récit d’aventure qui détourne avec bonheur les codes du récit de super-héros. Que du bonheur.

Philippe Belhache

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade chimérique I - brusselsboy
Posté 09 avril 2010 -

C’est déjà au sein de cette collection au nom éloquent, «Flambant 9», que le romancier Serge Lehman (Le livre des ombres, Chasseurs de chimères) faisait il n’y a pas si longtemps ses premiers pas sur le marché de la bande dessinée avec une histoire de science-fiction assez brillante, intitulée La saison de la couloeuvre. C’est à nouveau au sein de la maison d’édition L’Atalante, mais accompagné de Fabrice Collin (« Tir Nan Og ») en tant que co-scénariste, que l’auteur récidive, proposant cette fois un récit de super-héros se déroulant en Europe. Et c’est une nouvelle fois remarquable !

Le récit débute en 1938 au sein d’une Europe qui s’apprête à écrire une page importante de son histoire. Si tout commence par une réunion de super-héros européens, les auteurs promettent de nous livrer l’histoire de leur fin au fil des pages. Le contexte politique est très réaliste et cette rencontre au sommet permet de faire connaissance avec les nombreux protagonistes, ainsi qu’avec les idéologies qu’ils incarnent. L’ensemble est d’une richesse incroyable et les références sont multiples. On découvre ainsi une kyrielle de personnages tels que le Dr Mabuse, Andrew Gibberne alias l’Accélérateur, Leo Saint-Clair alias Le Nyctalope, Doc Savage, Superman (Steele), le Passe-murailles, Harry Dickson, Irène Joliot-Curie, fille de la célèbre Marie Curie, etc …

L’album est divisé en deux parties, la première étant une sorte de prologue qui permet de faire connaissance avec les différents personnages et de découvrir l’univers imaginé par les auteurs. Vient ensuite le premier épisode de cette série qui comportera six tomes au final et qui est marquée par un rythme de parution qui a de quoi séduire : 3 tomes parus depuis le mois d’octobre et les 3 suivants prévus pour début 2010.

Au niveau du graphisme, on retrouve Gess, le dessinateur de « Carmen Mc Callum », dans un style très réussi, qui n’est pas sans rappeler celui du célèbre Mike »Hellboy » Mignola. Ajoutez à cela une qualité d’édition remarquable et vous obtenez une série qui a tout pour séduire !

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade chimérique IV - Planetbd.com
Posté 13 avril 2010 -
La brigade chimérique est une série qui a marqué les esprits puisque les trois premiers volets ont été publiés dans un intervalle de trois mois. Avec un rythme si soutenu, l'attente concernant ce quatrième opus n'en a été que plus longue. Néanmoins, celui-ci arrive moins de six mois après son prédécesseur ! Ce délai (honteux !) a d’autant plus paru insupportable, que l'histoire développée par Serge Lehman et Fabrice Collin a pris pleinement son envol. Maintenant, l'intrigue est en place, et on brûle de savoir ce qu'il advient des personnages et du passionnant univers uchronique dans lequel ils évoluent. Certes, l'influence d'Alan Moore est toujours aussi perceptible, mais La brigade chimérique réussit à tenir largement la comparaison avec les titres du scénariste anglais. Gess a su étendre son style de dessin à un registre différent, très réussi, influencé autant de Mike Mignola (le padre d'Hellboy) que de Kevin O'Neill (le dessinateur de La ligue des gentlemen extraordinaires). Lorsque des français s'essaient au comics et le font bien, cela donne La brigade chimérique !
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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade chimérique IV - Ouest France
Posté 16 avril 2010 -

Les éditions l'Atalante ont publié en août 2009 le premier tome d'un comics nouveau souffle, La Brigade chimérique. Sous la plume du dessinateur Gess et grâce aux textes de Serge Lehman et Fabrice Colin, aidés par la coloriste Céline Bessonneau, le monde des super-héros est revisité par le biais de l'Histoire. Depuis sa sortie, la bande dessinée connaît un succès grandissant auprès d'un public de plus en plus fan. Démonstration en a été faite aux dernières Utopiales, où les auteurs sont restés pendant des heures dédicacer le troisième opus à une horde de lecteurs. C'est dire si le quatrième épisode était attendu ! On y retrouve Sévérac et George Spad dont la relation se précise, le Nyctalope à Moscou et l'identité de l'allié de Mabuse... Si tout ceci vous semble du chinois, lisez-vite la Brigade !

Ouest France, 7 avril 2010

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade chimérique IV - CitronMeringue
Posté 16 avril 2010 -

On peut déplorer la quantité de trop petites cases par page, c’est un peu fatiguant, même si les dessins sont globalement à la hauteur. Cette réserve faite, on se plongera avec délice dans ce qui reste l’un des très beaux hommages à la littérature populaire française du début du vingtième siècle, mené par des connaisseurs et, sans doute, de vrais fans (Lehman et Colin). Certains regretteront aussi le grand nombre de personnages qui oblige les auteurs à en négliger certains au profit d’autres. Cela paraît obligatoire avec un concept qui fait la part belle à la citation et à l’hommage constant. On l’accepte ou pas. Et puis, les vrais héros de la série sont ceux qui ont été créés par les scénaristes, à savoir l’incroyable Brigade Chimérique elle-même !

Pour en revenir aux méchants de l’histoire, il aurait été difficile d’en choisir de pires. Les nazis ont été pleinement intégrés dans la culture populaire depuis belle lurette. Le fanzine Nagual avait d’ailleurs consacré un intéressant dossier à ce sujet. Superman et Capitaine America les ont affrontés pendant la guerre, des super espions capitalistes ont fait de même à partir des années cinquante en luttant contre leurs héritiers (quand ils n’exterminaient pas, avec la même conviction, d’affreux communistes) ! Plus récemment, Indiana Jones, lui-même hommage aux pulps et aux sérials, les a largement combattus pour le plus grand plaisir des nouvelles générations. Citons aussi les romans d’horreur, La Lance de James Herbert ou L’Heure du loup de Robert McCammon, peut-être influencés à leur tour par les aventures du héros au fouet. Parmi des éléments à même de séduire la littérature et le cinéma d’évasion : leur goût pour l’occulte, étudié dans Le Matin des Magiciens puis Planète, et leur sens du décorum : croix gammées, runes, têtes de morts et vêtements noirs des SS, cérémonies grandioses…

De très bons méchants potentiels on le voit, qui valent bien l’Empire de George Lucas !

Comme disait Hitchcock, « meilleur est le méchant, meilleur est le film ». Un adage aussi valable pour une B.D comme La Brigade Chimérique, même si ce tome IV ne les exploite pas encore assez.

Patryck Ficini 

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Gess, Lehman, Colin, Brissonneau - La Brigade chimérique IV - Le matricule des anges
Posté 26 avril 2010 -

Prolongement rêvé aux productions populaires de l'entre-deux-guerres, La Brigade chimérique dessine un monde où tout se tient.

Difficile de présenter cette série, aujourd'hui à son quatrième tome: et même au départ, on n'y comprend pas grand chose. On se figurait grosso modo que l'idée était fort originale (des justiciers bien de chez nous à la veille de la Seconde Guerre Mondiale), mais que sa réalisation était malaisée. Notamment, l'excès de petites cases et de grandes figures (de littérature populaire en histoire littéraire: André Breton sous une affiche du Nyctalope) pouvait signaler la bande dessinée un poil trop cultivée pour être honnête. On se trompait: le charme met un peu de temps à agir, mais il est profond. 

Il tient d'abord aux racines de La Brigade... qui s'enfoncent assez loin. Le romancier Serge Lehman, ici scénariste (avec Fabrice Colin, est parti d'un étonnement: pourquoi l'Europe occidentale n'a-t-elle pas produit de super-héros? "Quelque chose "manque" dans notre imaginaire, sans qu'on puisse dire quoi exactement": ce quelque chose fut pourtant tout près d'exister, en témoignent les aventuriers des feuilletonistes qu'un coup de pouce aurait pu hisser jusqu'aux exploits de leurs confrères américains. En témoignent encore quelques romans oubliés, tel, en 1919, L'homme chimérique de George Spad(?): dans les tranchées, le lieutenant de Séverac, pris entre les gaz allemands et les rayons X de son unité de radiologie, se trouve "remplacé" par quatre personnages, les Chimériques.En 1934, l'éditeur annonce une suite: "Dans l'Europe en état de guerre civile larvaire, une nouvelle génération de surhommes travaille au contrôle de la foule (...) c'est au centre que se dresse le plus grand ennemi de la liberté, le maître du crime légal et de l'hypnosede masse. MABUSE! Ce nom seul fait trembler et gémir sur tous le continent... Sauf à Paris. Dans les salles secrètes de l'Institut du Radium, la riposte se prépare. Réservez dès maintenant auprès de votre libraire La Brigade Chimérique contre Mabuse."

La suite ne paraîtra pas, ou du moins ne paraît qu'aujourd'hui. Ses concepteurs sont fidèles à la bande-annonce de 34, dans la distribution des rôles, dans le trait souvent expressionniste (Mabuse oblige), et dans l'esprit finalement si profond: l'Histoire se projette ici sur les intrigues ou mieux encore, les fictions sont rendues à leur très grande et très mystérieuse force. En ce sens, on reste soufflé par l'ampleur remarquable, du point de vue  du texte comme de l'inventivité graphique (Gess), des dernières pages de ce volume: les gargouilles deviennent officiers allemands et Gregor Samsa dévoile les étapes de la solution finale - que vient-il faire dans cette galère? Le site consacré à notre bande-dessinée rappelle que Kafka, pour présenter le héros de La Métamorphose, use du terme même qu'emploiera Hitler pour désigner les Juifs - ungeziefer, vermine."Cette institution d'une énigme latente, déposée dans la littérature et le cinéma européen des années 20-30, d'une jonction entre les mots, les images, les symboles aussi dévastratrice que le dévoiement nazi du thème du surhomme, est l'émotion qui a donné forme à La Brigade Chimérique."

Gilles Magniont - Le matricule des anges, avril 2010

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade chimérique - Rhinocéros
Posté 05 mai 2010 -

La Brigade Chimérique: la revanche du feuilleton français

Alors que Marie Curie a confié le sort de Paris au Nyctalope, le tristement célèbre docteur Mabuse fomente un plan machiavélique pour conquérir l’Europe. Les Joliot-Curie, associés au héros de la Première Guerre mondiale, parviendront-ils à contrer ce sinistre complot ?

En relisant des feuilletons de l’entre-deux-guerres, l’écrivain de science-fiction Serge Lehman s’était surpris à constater à quel point la littérature française regorgeait de personnages hauts en couleur, largement dignes de son pendant anglo-saxon. Et de se dire qu’il suffirait d’un bon coup de pinceau et d’un scénariste un peu malin pour en faire une sacrée bonne série. L’idée de base de La Brigade chimérique était née. Las, un certain Alan Moore venait d’avoir peu ou prou la même avec sa Ligue des gentlemen extraordinaires, et affronter le magicien de Northampton en duel de scénaristes relevant quasi systématiquement du suicide allégorique, le projet fut mis en sommeil. Puis, réalisant que Moore interrompait son univers en 1914, Lehman replongea dans ses notes et commença à échafauder un scénario. La thématique ? La fin des super-héros européens.

Il ne serait pas impossible, ni même absurde de comparer les deux œuvres, mais l’expérience serait longue et d’un intérêt limité. On se contentera de dire que La Brigade chimérique sort du duel sans avoir à rougir, ce qui est déjà beaucoup. Exhumés d’ouvrages très différents, les personnages comme François Dutilleul (le passe-muraille de Marcel Aymé) ou Gregor Samsa (« héros » et avatar de l’auteur dans La Métamorphose de Kafka) acquièrent une nette épaisseur. Mention spéciale à Léo Saint-Clair, le Nyctalope, issu d’une série de feuilletons signés Jean de La Hire et réincarné ici en chef de la protection de Paris désigné par Marie Curie. Ce sinistre personnage, pétri d’ambition et à l’ego aux proportions étonnantes, est prêt à bien des bassesses mais parvient pourtant à se rendre assez émouvant dans sa folie des grandeurs.

Suite de l'article...

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade chimérique - Ikosa.net
Posté 31 mai 2010 -

LE JEU DE RÔLE DE LA BRIGADE CHIMÉRIQUE SERA ÉDITÉE CHEZ SANS-DÉTOUR

La rumeur que vous révélions il y a peu se concrétise : le jeu de rôles de la Brigade Chimérique verra donc bel et bien le jour. Et ce sera chez Sans-Détour fin 2010.

La Brigade Chimérique est une série de bandes dessinées française fortement influencée par l’esprit des comics US. 4 volumes sont déjà parus chez l’Atalante. Son traitement original du thème des super-héros et sa période historique (l’entre-deux-guerres), encore peu explorée, semblaient faits pour aboutir à une adaptation de son univers radiumpunk en jeu de rôles. Nous vous faisions part de ce projet dans cet article que nous vous invitons à redécouvrir pour en apprendre plus sur la BD.

Ce projet d’adaptation rôlistique devient donc réalité et sera édité chez Sans-Détour dans un format encore inconnu. La date de publication devrait nous conduire vers la fin de l’année en cours.

Fan de la première heure de la série, Romain d’Huissier (Qin, Capharnaüm, Devâstra…) mène ce projet avec enthousiasme. Ses super-pouvoirs lui ont permis d’attirer auprès de lui quelques plus purs héros de la nation rôliste : Willy Favre (Brain Soda, Humanydyne, Kuro, Sable Rouge…), Julien Heylbroeck (Warsaw, Humanydyne…), Laurent Devernay (Kuro, Brain Soda...), et Stéphane Treille (Qin, Kuro...). En plus de cette dream team ayant à son actif une partie non-négligeable de la production ludique francophone de ces dernières années, le projet d’adaptation est mené avec le soutien et la collaboration de toute l’équipe à l’origine de la BD.

En plus de permettre, évidemment, de jouer des aventures dans l’univers de la BD, le jeu aura aussi l’ambition de servir d’encyclopédie officielle de cet univers et présentera ainsi de nombreuses informations inédites, le tout illustré dans le respect du graphisme de l’oeuvre.

En attendant d’avoir en mains de plus amples informations, nous vous laissons en compagnie de l’argumentaire laissé par les auteurs : Incarnant des surhommes dotés de capacités prodigieuses, les personnages seront mêlés de près ou de loin aux bouleversements qui agitent alors les cités européennes durant les années 30 : crise économique, montée des extrémismes, guerre imminente… Mais ils pourront également vivre des aventures plus feuilletonnantes : partant à l’aventure aussi bien dans des contrées encore inexplorées en compagnie d’Hareton Ironcastle que voyageant sur Mars pour y contrer les desseins des tripodes décrits par H.G. Wells – à moins qu’ils n’essaient d’empêcher le terrible Sun Koh de découvrir la Nouvelle Thulé…

Narbeuh - Ikosa.net

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade chimérique - Rom51
Posté 31 mai 2010 -

La Brigade Chimérique: l'adaptation en jeu de rôle

Et voilà, après de longs mois de travail, c'est enfin fait ! Ce jeu de rôle sera édité par Sans Détour à la fin de l'année 2010. L'annonce officielle est sur leur site et les abonnés à leur newsletter ont déjà du recevoir l'information sous forme d'un beau PDF donnant quelques détails.

Cette adaptation a été rendue possible grâce à plusieurs personnes :

- Tout d'abord les auteurs de la BD eux-même (alias le Club de l'Hypermonde) : Fabrice Colin que j'ai contacté en premier et qui s'est démené pour que ça se fasse, Serge Lehman qui nous a livré les secrets de son esprit foisonnant et nous laisse nous amuser avec ses jouets, Gess qui est enthousiaste depuis le début et dont le talent ne cesse de nous émerveiller, et Céline Bessoneau bien sûr.

- L'Atalante en la personne de Annette, qui a pris le temps de m'écouter et m'a pris au sérieux dès le départ, ce qui n'était pas gagné.

- Sans Détour bien sûr ! Un éditeur d'un professionnalisme épatant, qui a immédiatement cru au potentiel du projet et nous permet de travailler dans les meilleures conditions possibles. (c'est bien la première fois de ma carrière d'auteur que je signe mon contrat avant que le jeu ne soit paru...)

- Et enfin l'équipe de choc qui a accepté de monter dans le stratogyre avec moi (moi c'est Romain "Rom1" d'Huissier pour ceux qui ont pas suivi dans le fond) : Willy "BrainSalad" Favre, Julien "Wyatt Scurlock" Heylbroeck, Laurent "Bob Darko" Devernay (qui a de plus joué le rôle d'entremetteuse avec talent) et Stéphane "Stephlong" Treille.

Voilà, nous en sommes au début de l'aventure mais nul doute que vous entendrez à nouveau parler de cette adaptation en JdR de la Brigade chimérique ! En attendant, la Confrérie du Radium travaille dur.

Rom1 - Rom51.blogspot.com

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau – La Brigade Chimérique V - Avisdesbulles
Posté 22 juillet 2010 -

Le Nyctalope a quitté Paris, parti pour Moscou en secret, où il espère conclure une alliance avec "Nous autres". Profitant de son absence La Brigade chimérique lance un raid sur le C.I.D pour libérer Grégoire Samsa, détenu dans ses geôles depuis neuf mois, et qui semble être en possession d'informations capitales pour l'avenir...

Cette fois-ci le voile se lève sur Nous autres et sur la ville de Metropolis où Mabuse semble avoir réussi à créer l'impossible. Le Nyctalope aveuglé par sa propre personne finit par réaliser trop tard que Nous autres ne s'alliera jamais avec lui et qu'il a perdu un temps précieux, temps que d'autres ont mis à profit pour former des alliances. Après la trahison de ses soi-disant amis de Russie, Curie décide de réagir et envoie la brigade chimérique à Metropolis pour enrayer le plan de Mabuse.

Nous voilà donc rentrés dans le vif du sujet; les scénaristes, qui n'avaient jeté jusqu'à présent que quelques pistes, nous entraînent désormais vers le cœur de l'histoire, une histoire dont les répercussions seront mondiales et qui va évidemment se solder par une issue plutôt fatale pour nos héros oubliés de l'histoire. Comment ? Et bien c'est ce qui nous reste à découvrir dans le sixième et dernier tome. Les allusions à la littérature populaire restent nombreuses, La Brigade chimérique faisant partie de ces bandes dessinées qui peuvent se lire et s'apprécier à divers niveaux, même si l'on ne connaît pas toutes les références.

GESS reste très constant au dessin, il parvient à créer de superbes compositions pour ces planches, particulièrement dans le cinquième tome, c'est un vrai plaisir de retrouver son trait même s'il gagnerait à être plus précis parfois sur certaines cases. Force est de constater que cette série, même presque parvenue à son terme, continue d'être totalement captivante, que ce soit au niveau de l'écriture que de la conception graphique.

Brice BARBENCEY

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Gess, Lehman, Colin, Brissonneau - La Brigade chimérique - Le Figaro Magazine
Posté 12 mai 2010 -

[...] Mais le projet le plus enthousiasmant vient de L'Atalante, éditeur nantais qui a carrément pris la question à bras-le-corps: que sont devenus les super-héros européens? Lehman, Colin et Gess répondent avec La Brigade chimérique, série de 6 albums (4 parus) rendant la vie à d'authentiques super-héros de la littérature populaire du début du XXè siècle aujourd'hui oublié : le passe-muraille, le nyctalope, l'accélérateur, etc. Un travail traité au format comic, avec un grand soin graphique et un récit qui pose une question: et si la disparition des super-héros était liée à un complexe de vaincu?

Thibaut Dary - Le Figaro Magazine - 22 avril 2010

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade chimérique IV - chroniques de l'imaginaire
Posté 07 juillet 2010 -

Séverac est dans le laboratoire d’Irène Curie, la fille de la célèbre Marie, à l’Institut du Radium. Le but de l’expérience est maintenant de transformer la chevalière de Séverac en mini chambre ardente : un simple coup sur la bague avec la paume de la main permet désormais à Séverac d’invoquer les quatre divinités de la Brigade Chimérique. Idem dans l’autre sens… A présent, Séverac et Curie attendent George Spad, mais l’écrivain a de plus en plus de retard et cela inquiète Séverac, qui commence à se rendre compte d’une chose : il devient bel et bien amoureux de la jolie biographe chargée d’écrire les mémoires de Léo Saint Clair, le célèbre super héros protecteur de la ville de Paris.

Justement, ce denier s’est absenté de la capitale française pour se rendre à Moscou en compagnie de Gibberne, dit l’Accélérateur. Ils ont ensemble une audience prévue avec le chef de « Nous Autres », mais de report en report, le héros anglais devient de plus en plus interrogatif sur l’absence de réactions de la part de son allié français. Pendant ce temps, c’est Félifax, un autre héros français, immense félin de son état, qui est chargé d’espionner ce qui se passe à Métropolis. Et ce qu’il va découvrir sur les agissements de Mabuse est tout simplement terrifiant…

Séverac vient d’aider Spad à reprendre connaissance après une nouvelle crise, particulièrement violente celle-ci. Le couple se rend à Montmartre afin de pénétrer de force dans les sous-sols de Saint-Clair, afin d’aller y chercher Le Cafard, un autre héros retenu prisonnier là depuis des mois. La Brigade Chimérique parviendra sans difficulté à forcer le passage jusqu’au Cafard, mais il se trouve qu’un monstre très ancien est également retenu en ces lieux : un monstre venu d’un autre âge, qu’il va falloir maintenant vaincre.

Nous montons d’un ton dans les révélations et dans l’action avec ce quatrième tome de La Brigade Chimérique. Le graphisme bénéficie toujours de ce trait vif admirable pour les mises en mouvement, même si le principal atout de ce tome reste l’action menée sur plusieurs plans, à bien des endroits différents. Alors que nous étions centrés sur Paris dans les tomes précédents, nous voilà ici de retour à Métropolis, ainsi qu’à Moscou, en plus de la capitale française.

De même, Le Cafard est enfin libéré, même s’il ne fera pas long feu : un nouveau mystère, à priori russe, est à suivre maintenant. Un tome révélateur donc, qui n’est pas sans laisser de nouvelles interrogations, et c’est tant mieux, d’autant que le tout est traité avec le même sérieux et la même qualité que ce qu’on a pu lire dans les tomes précédents. Il ne nous reste qu’à pester que les trois derniers tomes ne soient pas parus ensemble comme cela fût le cas pour les trois premiers, histoire d’éviter une attente que j’espère pas trop longue…

Clark, le 05 Mai 2010

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau – La Brigade Chimérique IV - Actusf
Posté 22 juillet 2010 -

Un tome 4 de même qualité que les précédents

Après quelques mois d’attente, le quatrième tome de La Brigade chimérique est enfin disponible. Les lecteurs des tomes précédents (chroniqués ici et là) vont donc pouvoir poursuivre la découverte de l’univers superscientifique de Serge Lehman et Fabrice Colin, mis en image par Gess et Céline Bessonneau.

Les super-héros entrent en action Le Nyctalope et l’Accélérateur sont en visite en Russie, pour rencontrer le Grand Frère, mais "Nous Autres" retarde chaque jour l’entrevue stratégique. À Paris, Irène Joliot-Curie persuade Jean Séverac de profiter de l’absence de Saint-Clair pour mener un raid dans son QG de Montmartre afin de délivrer Gregor Samsa, le Cafard, que le protecteur de Paris retient prisonnier. Quant à Félifax, l’homme-tigre, il effectue pour le Conseil une mission de reconnaissance à Métropolis, d’où le Docteur Mabuse manigance de maléfiques projets...

Toujours plus passionnantLes trois premiers tomes de La Brigade chimérique mettaient en place l’univers uchronique imaginé par Serge Lehman et Fabrice Colin. Les armes employées et les expérimentations menées pendant la Première Guerre Mondiale ont donné naissance à des mutants, devenus des monstres ou des super héros destinés à influer sur l’avenir du monde.Parmi ceux-ci, on trouve notamment les quatre membres de La Brigade chimérique, des justiciers dont les secrets ont été révélés au lecteur dans les épisodes précédents. Une introduction des personnages principaux pour laquelle les co-scénaristes ont pris leur temps (la moitié de la série). Même si le lecteur a vu dans les trois derniers tomes ces super-héros – et d’autres comme le Passe-Muraille, la sorcière Palmyre ou John-l’étrange – affronter des créatures superscientifiques ou issues du fin fond de l’univers, il a pu s’impatienter de ne pas entendre plus parler du Docteur Mabuse – le grand méchant – et de ses alliés.

Avec ce quatrième tome de la série, le récit revient enfin et à proprement parler au thème qu’introduisait le premier opus : la menace de guerre qui pèse sur l’Europe en cette année 1939. Le Docteur Mabuse, allié à Gog, l’homme le plus riche du monde, et à La Phalange, qui met l’Espagne à feu et à sang, menace avec son armée de Crânes le corridor de Dantzig. C’est l’annexion par l’Allemagne, on le sait, de ce bras de terre donnant à la Pologne un accès à la mer, qui déclencha la Seconde Guerre Mondiale. Le lecteur est donc parfaitement conscient de ce qui se prépare dans l’univers parallèle de La Brigade Chimérique.

Mais ce n’est pas parce qu’il se doute de ce qui va survenir que le lecteur n’est pas étreint par le suspense dans lequel baigne le récit. Car les points de divergences introduits par Lehman et Colin sont nombreux. Les super-héros, les mutants, les créatures cosmiques, la Russie dirigée par "Nous Autres", et cætera, autant d’éléments qui rendent intrigante la para-histoire imaginée par les deux auteurs. Autant d’éléments qui la rendent passionnante.

Le récit s’appuie sur le graphisme particulier qui est l’œuvre de Gess. Le dessinateur choisit à chaque fois le juste niveau de détail pour ne pas surcharger les cases, tout en rendant les décors réalistes. Il émaille également ses planches d’éléments historiques qui rendent crédibles l’univers de La Brigade Chimérique (reproductions de photographies et d’affiches d’époque, portraits fidèles de personnages historiques comme le Président du Conseil Daladier...). Un travail de documentation qui porte un récit bourré de références historiques et aux feuilletons du début du XXe siècle.

Le résultat final est un quatrième tome d’une série de bande dessinée dont la grande qualité est confirmée. La Brigade Chimérique est une BD passionnante, dont la lecture se présente comme incontournable.

Stéphane Gourjault

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique, T.1 à T.3- Lecture jeune
Posté 03 août 2010 -

Trois volumes, pour une série qui en comptera six, édités chacun à un mois d'intervalle depuis l'automne 2009 et une très grande ambition : publier un comic héroïc à la française. Petit format comme leur modèle américain mais une couverture sobre et très graphique. 48 pages pour deux titres par ouvrage (plus un prologue pour le tome 1). Peu de pages donc mais un contenu très dense !

Aux commandes du scénario et associés pour la première fois dans une bande déssinée, Serge Lehman et Fabrice colin. Forts du constat de Serge lehman qu'il n'existe plus de super-héros européens, ils ont imaginé leur disparition. La référence à Alan Moore et à La Ligue des gentlemen extraordinaires est claire et assumée. L'inspiration se nourrit de feuilletons du début du XX° siècle. Mais la créativité des deux scénaristes les préserve de tout plagiat.

Tout commence en 1938 même si les flash-back sont nombreux. Des surhommes européens apparus pour certains lors de la Première Guerre mondiale ont pris du pouvoir de façon plus ou moins occulte. Les uns pour défendre Londres- « l'Accélérateur »- , ou Paris – Le Nyctalope - , capitales de démocraties classiques, les autres pour imposer une forme de totalitarisme, tels le docteur Mabuse et son armée des crânes, tenant du nazisme, la phalange qui écrase l'Espagne ou les « Nous autres », scientifiques russes au service de la disparition de l'individu. Un axe du bien, un axe du mal et trois protagonistes pour le futur conflit mondial.

Les deux premiers volumes, très movementés mettent en place leur stratégies, et le troisième, pivot de ce bloc, explicite une partie des mystères afférant à la fameuse brigade chimérique. Les références à la littérature (dont la science-fiction) et au cinéma abondent (Rosny aîne, Marcel Ayme, H. G Wells, Ray Bradbury, Zamiatine, Fritz Lang, etc) et le lecteur averti peut traquer avec gourmandise les innombrables références. Mais celles-ci n'alourdissent pas un récit plein de suspense et de fantastique, un brin déjanté mais complexe, requérant de l'attention. Les scénaristes empruntent aussi au monde réel certaines figures historiques (comme certains surréalistes ou le couple Curie et son institut du radium) qui apportent une coloration d'époque. L'atmosphère glauque et lourde de l'entre-deux-guerres est remarquablement rendue par le graphisme de Gess et les couleurs de Céline Bessoneau. Gess s'appuie sur une documentation fouillée, ses références à l'expressionisme, à Mignola, Tardi, etc sont perceptibles, mais le résultat frappe par sa cohérence, son dynamisme et la qualité du découpage.

On attend donc avec grande impatience le tome 4 (qui doit paraître au printemps) et les suivants. La Brigade chimérique ne s'adresse pas à de jeunes lecteurs mais plutôt à de jeunes adultes avertis (même si le site donne beaucoup de clés) qui trouveront beaucoup de plaisir à découvrir cette « expérience » uchronique, ambitieuse, originale et surprenante qui sait maintenir un équilibre entre réalité et imaginaire.

Marie-Françoise Brihaye

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau – La Brigade Chimérique V - Chroniques de l'imaginaire
Posté 05 août 2010 -

La brigade chimérique (Tome 5)

Lehman, Colin, Gess & Bessonneau

Edition : L'Atalante, Collection : Flambant Neuf 2010, 42 pages

HAV Russe… Quel est donc le mystère qui se cache derrière cette charade donnée par le Cafard juste avant de mourir ? Plusieurs personnes travaillent d’arrache pied à l’institut du Radium, à Paris, pour essayer de percer le mystère. On y retrouve notamment Jean Séverac, ainsi que George Spad qui devient presque folle à essayer de résoudre cette énigme, elle qui doit déjà lutter contre ses voix mystérieuses qui lui vrillent parfois l’esprit… Mais la relative tranquillité part en lambeaux lorsqu’Irène Curie reçoit une photo : Nous Autres, la crème du communisme russe, se sont alliés à Mabuse… La photo a été prise par Félifax, envoyé en espion à Metropolis.

C’en est trop pour George, qui désire prendre l’air : elle a une idée en tête, mais elle préfère ne pas en parler pour le moment : elle quitte ainsi Jean Séverac à regret, car elle sait qu’elle tombe amoureuse de cet alter-ego, qui n’a qu’une bague à frapper pour faire apparaître aussitôt les quatre membres de la brigade chimérique. Ce n’est que bien plus tard que Séverac est convié au Club de l’Hypermonde, un club de scientifiques très fermé où il retrouve George, ainsi qu’Irène et Frédéric, qui se sont remis apparemment de la trahison de Nous Autres…

L’occasion est trop belle pour Jean et George de conclure : et ce, juste avant le départ de Jean pour Metropolis : en dirigeable, la nuit, il est débarqué seul au-dessus de la ville infestée de soldats allemands. D’autres recherches ont lieu en parallèle, mettant en évidence l’existence d’une brigade chimérique allemande. La différence étant que le soldat qui doit la faire apparaître n’est jamais reparu. Le leader de cette brigade allemande ? Mabuse, bien évidemment…

Cinquième et avant-dernier tome de La Brigade Chimérique aux éditions de L’Atalante… Une nouvelle fois, on a droit à un petit livre très joli au niveau de la forme, avec un petit format digne des anciens comics. Cette chose pleine de charme renferme une nouvelle fois deux tomes de cette série, et nous donne l’occasion d’en savoir plus sur pas mal de personnages, notamment sur George Spad et sur l’origine de ses voix… Notamment, le mystère Tola nous sera enfin dévoilé…

Sur le plan graphique, c’est avec plaisir qu’on retrouve le dessin si particulier de Gess, mis en couleurs par Céline Bessonneau. C’est détaillé et beau, tout en restant parfaitement lisible : de quoi dévorer une nouvelle fois ce cinquième tome. Le récit emprunte énormément aux guerres mondiales et aux conflits ayant eu lieu entre les peuples en ces sombres époques, et cela se ressent jusque dans les couleurs utilisées. Un tome qui dévoile beaucoup de choses, et qui aborde le virage vers la conclusion, toute proche maintenant, même s’il faudra malheureusement attendre octobre 2010 !

Ecrite par Clark, le 27 Juillet 2010

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique VI - BD Fugue
Posté 20 octobre 2010 -
Comme promis dès le début, on assiste à l'effondrement du continent où, désormais, le « surhomme » sera un visage du mal. Nos derniers grands héros traversent l'Atlantique et ceux qui restent, comme ceux qui s'engagent, sont désormais sans masque - sans autres pouvoirs que le courage et l'esprit de résistance. La Brigade chimérique est plus qu'une simple fiction. C'est une plongée archéologique au coeur de l'imaginaire mutilé de l'Europe. Une tentative pour reconstituer ce qui nous est arrivé il y a soixante-dix ans - pour comprendre comment nous avons perdu le pouvoir homérique d'exprimer nos valeurs sous la forme d'une mythologie. Avec, peutêtre, l'espoir que cette confrontation aidera à renouer le lien rompu.
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique IV, V, VI - Imaginelf
Posté 25 octobre 2010 -

Les clins d’œil sont toujours savoureux, les auteurs faisant intervenir des écrivains d’époque bien connus et d’autres qui ne l’étaient pas encore, mais font référence également aux futurs héros bien humains qui se révèleront dans la littérature européenne d’après-guerre, suite à la disparition des créatures issues de la superscience.

Ces derniers épisodes sont franchement marquants. Restent en tête d’une part cette photo de famille de tous les surhommes européens, que le lecteur n’aura pas vraiment eu le temps de connaître, et d’autre part cette réécriture des horreurs de la guerre et de ses justifications, dont les symboles ne laissent pas indifférents.

Lelf

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau – La Brigade Chimérique - Fabien Vehlmann
Posté 28 octobre 2010 -

Ne vous laissez pas abuser par la vague impression qu'il s'agirait d'une simple déclinaison de la Ligue des Gentlemans Extraordinaires, car ce concept-ci est original et tout bonnement génial : on y découvre pourquoi les super-héros ont disparu d'Europe aux alentours de la 2nde Guerre Mondiale... alors même qu'ils auraient pu connaître le même destin glorieux que leurs cousins américains (Spiderman, Superman et autres Batman).

Les deux scénaristes (Serge Lehman et Fabrice Colin) nous font donc découvrir une magnifique galerie de héros et de méchants puisés dans la littérature fantastique française et européenne du début du XXème siècle (du Nyctalope au Docteur Mabuse), en émaillant le récit de références ludiques aux surréalistes ou au fameux "surhomme" de Nietzsche, le tout magnifiquement dessiné par Gess et parfaitement mis en couleur par Céline Bessonneau.

C'est bien simple : c'est si intelligent, beau et malin que mes yeux en pleurent amèrement de jalousie et d'envie (d'autant que je cherche depuis pas mal de temps à bosser sur un concept de super-héros à la française).
Bref, vivement le 6, histoire d'abréger mes souffrances.

Fabien Velhmann

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau – La Brigade Chimérique VI - Elbakin.net
Posté 29 octobre 2010 -

Après un temps mort (c'est le cas de le dire), arrive donc le sixième album et la conclusion, la révélation du pourquoi du comment de la disparition des super-héros européens, qui sous-tendait l'ensemble de la BD.
Que dire au final ? Implacable, cette conclusion est tout aussi tétanisante qu'effroyablement logique, en poussant dans ses derniers retranchements les mécanismes internes de cet univers. Oubliés les clins d'oeil (Francis Drake), l'épilogue de la Brigade Chimérique n'est qu'un lent chemin de croix de renoncement, dont il ne reste qu'une promesse à respecter coûte que coûte, alors que la superscience, ou la magie, peu importe son nom, disparaît du Vieux Continent : gagner la guerre.
Dans les flammes, la fumée et la cendre.

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau – La Brigade Chimérique VI - planetebd.com
Posté 28 octobre 2010 -

Parmi les séries ambitieuses sorties ces dernières années, La brigade chimérique aurait eu de quoi effrayer nombre d’éditeurs. Le but était de raconter une histoire de super héros, dans un format comics, parlant des derniers surhommes européens et de leur disparition.

Or si un tel récit semblait une véritable gageure à mettre en place, Serge Lehman et Fabrice Colin ont relevé le défi haut la main. Leur univers est riche et intrigant, multipliant les références à Wells, Jean Ray et Fritz Lang (entre autre) durant les 6 tomes de leur œuvre. L’inspiration d’Alan Moore était également évidente lors des premiers opus…

Les derniers tomes se détachent toutefois plus volontiers de l’influence du scénariste anglais et de sa fameuse Ligue des gentlemen extraordinaires. La conclusion du récit se révèle surprenante et rassurera les lecteurs dubitatifs tant elle est bien amenée. Avec 6 albums sortis en 14 mois, ce comics à la française (un french comics) n’a pas eu le temps de s’essouffler !

La prestation exemplaire de Gess aux dessins impose le respect. Durant près de 300 pages (depuis le début), le dessinateur des premières aventures de Carmen McCallum et de Teddy Bear concocte une partition graphique impeccable, fortement influencée par le Mignola période Hellboy. On en aurait bien repris encore un peu…

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade Chimérique - MystérieuselibrairieNantaise
Posté 05 novembre 2010 -

En lien avec l’article précédent sur les Utopiales, applaudissons l’arrivée quasi simultanée du 6ème et dernier tome de La Brigade Chimérique et de l’Encyclopédie pour le Jeu de Rôle qui en est issu.

Le premier vient clore magistralement le scénario élevé au radium par Serge Lehman et Fabrice Colin, maturé dans la Chambre Ardente par Gess et Céline Bessoneau. Le tout est publié aux éditions L’Atalante.

Pour ceux qui auraient eu la malchance de passer à côté de cette formidable série, en voici le résumé. Alors que l’Europe s’apprête à basculer dans la Seconde Guerre Mondiale, les héros et justiciers européens tentent de deviner les sombres plans du Docteur Mabuse et de lui barrer la route…

Honnêtement, nous sommes largement au-delà d’une simple histoire de super-héros mais bien en face d’une réflexion aussi solide que ludique sur la place de l’homme parfait et de son mythe au coeur des tumultes des sociétés. En réutilisant les héros populaires du début du siècle depuis oubliés, les auteurs tentent de répondre à la question qui nous taraude tous : pourquoi le super-héros est-il l’apanage des Etats-Unis ? La réponse à ce qui pourrait être une boutade – révélée dans ce dernier tome -  tombe comme une… évidence !

Car c’est là toute la solidité de cette série, chaque lecteur peut y lire ce qu’il souhaite : une aventure avec des héros principalement français, une évocation de la foisonnante galerie d’œuvres dîtes mineures de l’entre-deux guerres, une réflexion sur l’Histoire et la fondation d’un mythe,… Le tout orchestré crescendo sur 6 tomes pour une fin en apothéose, imprévue mais inévitable.

L’autre ouvrage va ravir aussi bien l’amateur de jeu de rôle que celui de BD. En effet, les éditions Sans Détour proposent une adaptation de la saga en JDR. Proposé en avant-première lors des Utopiales, on peut déjà deviner par les quelques visuels disséminés ici et là sur le net,  que cet ouvrage porte en lui les mêmes qualités que la série-mère.

Il ne vous reste plus qu’à découvrir le travail de ces explorateurs de la Superscience !

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade Chimérique VI - Le Blog de Lamiri
Posté 09 novembre 2010 -

Dans cette fulgurante re-visitation de l'Histoire, Lehman et Colin rendent donc un bel hommage à la réelle genèse des méga-vengeurs de comics, pratiquement tous nés de l'imagination de scénaristes et dessinateurs juifs (Schuster & Siegel, Will Eisner, Bob Kane, Jack Kirby, Stan Lee...) qui, consciemment ou non, ont du repenser à la légendaire créature de glaise du rabbin Loew. Les auteurs s'amusent à imiter des clichés du genre comme pour faire la transition : Lebon abattant son gigantesque poing sur le sol crie "A ton tour de souffrir !", les armes à feu font des "Krak !" et des "Buda ! Buda !" et quand la Brigade affronte Mabuse pour le combat ultime au sommet, chacun se charge de l'adversaire qui lui ressemble le plus.

Cette série qui mérite doublement le qualificatif de fantastique s'achève par une des évocations les plus magistrales et bouleversantes de l'horreur absolue. Je n'en révélerai pas davantage sinon qu'il fallait oser inventer une vision aussi originale pour l'indicible, où la Porte des Enfers descend du ciel comme atterrirait la soucoupe volante d'envahisseurs maléfiques. Bon, maintenant que c'est fini, vous aurez compris que La Brigade chimérique appartient déjà aux plus belles heures de l'histoire de la bande dessinée. Une saga qui se perpétue ce mois de novembre sous la forme d'une Encyclopédie descriptive et décryptive qui est aussi un jeu de rôle, éditée par Sans Détour et qui sera inaugurée durant les Utopiales de Nantes.

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade Chimérique V - Le Blog de Lamiri
Posté 09 novembre 2010 -

Les heures sont graves mais les auteurs n'oublient pas de conjurer la malédiction par quelques pointes d'humour comme lorsque Irène Joliot-Curie pète un cable, agacée par les élucubrations de ses amis et surtout l'enthousiasme d'un gamin accro aux romans-feuilletons fantastiques. Un humour qui sait aussi se noircir, à l'image de cette remarque d'une gueule cassée de 14-18. La séance au club de l'Hypermonde permet de réunir quelques hautes figures de la littérature dont Serge Lehman a du dévorer les oeuvres : aux anciens Maurice Renard, J.-H. Rosny aîné, Jean Ray* vient se joindre un p'tit jeune prometteur nommé Barjavel.

Encore un mot à propos du dessinateur Gess, qui continue d'offrir ici des planches exceptionnelles. Sa première série, Teddy Bear (publiée il y a près de vingt ans) vient de re-paraître en un volume intégral chez Drugstore. A l'époque, son style était très proche de celui de Liberatore. C'est dire si il l'a fait évolué depuis.

Pour la conclusion de cette saga qui fera date, patientez jusqu'en octobre.

Autre nouvelle pour cette fin d'année : La Brigade chimérique va être adaptée en jeu de rôle !

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau – La Brigade Chimérique VI– Ouest-France
Posté 17 novembre 2010 -

L’aventure de La Brigade Chimérique, bande dessinée hors normes, a commencé il y a un petit peu plus d’un an avec la sortie d’un premier tome préparé depuis belle lurette en coulisse par les auteurs Serge Lehman et Fabrice Colin, le dessinateur Gess et la coloriste Céline Bessonneau.

« C’est trois ans de boulot, 10 pages dessinées par mois, qui ont pris fin en juin dernier », raconte Gess à l’occasion de la sortie du 6e et dernier tome. Son attachement au projet se ressent, à fleur de peau : « J’ai renoué avec des émotions d’enfant, les contes et légendes, le roman, le feuilleton. Je me suis emparé du scénario de Serge, ça venait comme une évidence. J’ai mis le dessin au service de l’histoire. » L’histoire ? « C’est une parabole autour de l’Histoire, pour faire un pont entre l’Europe d’avant la guerre et maintenant. » Une Europe peuplée de super-héros comme Mabuse, le Gog, Harry Dickson ou Bob Morane… des super-héros oubliés, remplacés par leurs homologues américains en collant, revus à la sauce Gess. Ainsi « pour le passe-muraille, je voulais quelqu’un d’aérien. Je suis plutôt allé chercher du côté de Fred Astaire que Bourvil ».

Le succès de La Brigade Chimérique ne s’est pas fait attendre, comme on a pu le voir aux Utopiales l’année dernière. Une longue file d’attente a forcé les auteurs a rester dédicacer tout un après-midi.

Un public de tous les âges, car comme l’explique Gess, « les gens sont touchés dans leur âme d’enfant ». Et si on lui demande son personnage favori, il hésite avec Georges Spad pour finalement expliquer : « Je suis très attaché à Palmyre, cette sorcière magicienne en lien avec un monde parallèle, elle m’intrigue beaucoup. J’aime bien les gens militants comme le couple Joliot Curie, surtout Irène, qui marche sur les pas de sa mère. »

La Brigade vient d’achever ses aventures d’une manière bien sombre… mais elle ne refera pas l’histoire. L’aventure continue avec la sortie d’un jeu de rôle et d’une encyclopédie qui permettront à tous les amateurs de prolonger le contact, en attendant, qui sait, une résurrection.

Gess sera présent durant les Utopiales sur le stand de la librairie et maison d’édition, L’Atalante.

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau – La Brigade Chimérique t.6 - Psychovision
Posté 22 novembre 2010 -

Ce sixième et dernier tome de La Brigade Chimérique est donc celui où le monde de fiction imaginé par Serge Lehman et Fabrice Colin va laisser place au monde réel, ou plutôt devrait-ton dire que l'uchronie va devenir la réalité par un habile tour de passe-passe qui donnera tout son sens à la série. Puis, il ne s'agit finalement que d'une ultime transformation dans une série qui en contient déjà beaucoup, même si la dernière n'est logiquement que le retour à la normal que l'on pouvait attendre depuis le début de la série, la fameuse fin des super-héros européens. Et leur disparition n'aura pas vraiment lieu au cours d'une gigantesque apocalypse où tout ce beau monde s'affrontera, elle se fera plutôt avec subtilité et en confrontant le monde issu de la littérature au monde réel. Comme si les écrits de l'époque étaient devenus matériels pour le pire et le meilleur et comme si une magie ou une science avait donné vie à ce qui aurait du rester sur papier. Mais ils devront finalement y retourner afin de montrer notre réalité dans toute son horreur.

L'excellent dessin de Gess et bien entendu les superbes couleurs de Céline Bessonneau donnent toute leur ampleur à ce final et n'hésitent pas à utiliser des images chocs pour donner tous leurs sens à l'histoire qu'ils servent. Puis on retrouve évidement les clins d'oeils à divers comics et romans qui font partie du charme de la série et qui nous offrent même un note d'espoir dans un final particulièrement sombre et crépusculaire.

Mais la vrai question avec ce final est de savoir si la France a enfin réussi à sortir un bon comics ? La réponse me semble être à la fois oui et non. Oui parce que la série pourrait tout à fait trouver sa place entre certains graphics-novels et mini-séries sans avoir à rougir aucunement de ses défaut. Et à la fois non parce justement, c'est une histoire qui se termine et qui ne permet donc pas de continuité comme la plupart des personnages de Super-Héros américains. Mais cela serait vraiment dommage pour les amateurs de ces derniers de ne pas tenter l'aventure, ceci-dit ! Et pour les amateurs de BD Franco-belge également !

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau – La Brigade Chimérique VI – Librairie Glénat
Posté 07 décembre 2010 -

Serge Lehman et Fabrice Colin sont maintenant des figures incontournables de la sphère fantastique en France et ici, ils imposent leurs pattes à un univers pétrit d'influences venant aussi bien du comic book, du cinéma ou bien évidemment de la littérature. Mélangeant allègrement personnages de fiction (tel le Passe Muraille) que réels (Les Joliot-Curie), la Brigade chimérique se présente comme une superbe fresque mais dont l'histoire ne se laisse pas déflorer en quelqeus phrases, il s'agit clairement d'un OVNI qui traverse nos librairies dans un flash lumineux. À cheval des deux côtés de l'Atlantique, il s'agit d'un vrai régal.

On peut s'amuser à chercher les influences de partout mais il faudrait beaucoup de temps pour toutes les trouver.

Côté dessin, on trouve un Gess qui après s'être illustré sur Carmen Mc Callum, s'illustre à nouveau ici dans un pur style comics. Saluons l'exploit de sortir six albums de 46 pages en deux ans !

Une série pour tout les amoureux des super héros, du fantastique et de BD bien ficelée.

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Gess, Lehman, Colin, Bessoneau - La Brigade Chimérique VI - L'amour des livres
Posté 20 décembre 2010 -

Le Docteur Mabuse et son armée de squelettes nazis ont pris le pouvoir en Europe. Mais tout n’est pas perdu, tant que la Brigade Chimérique veille… Alors que Georges et Tota, attaquées par un Lebon transformé en gigantesque nuage vivant, se font arrêter par les crânes de Mabuse, la Brigade intervient. Dans un format comics, la série raconte les aventures de super-héros européens : des humains que la guerre des tranchées, en 14-18, a transformé…

Un univers riche et intrigant qui trouve ici sa conclusion.

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau – La Brigade Chimérique - Le blog de Dionnet
Posté 20 décembre 2010 -

[…]

L’excellente série « La Brigade Chimérique » de Serge Lehman, Fabrice Colin et Gess qui est de mieux en mieux et j’essaye de ne pas être jaloux.

En fait je ne le suis pas car leurs super héros de début du siècle nés de la mythologie populaire n’ont rien à voir avec les miens mais la synchronicité est une chose curieuse. Pourquoi les français se mettent-ils à faire du super héros maintenant? presque tous en même temps car je sais qu’il y en aura d’autres. Mystère.

Ladite « Brigade Chimérique » d’ailleurs avec son Dr Mabuse et sa Marie Curie vient d’ailleurs de s’achever en beauté avec un super épilogue, c’est aux éditions de l’Atalante et il faut que vous vous jetiez dessus. C’est un des meilleurs comic books de ces dernières années, un des deux ou trois, et pour une fois il est français.

La manière dont ils ont brassé l’histoire de l’Europe jusqu’à la seconde guerre mondiale et ses horreurs en incluant toute la mythologie populaire française mais pas seulement, est pour moi une totale réussite. De plus, Gess, dessinateur que j’aimais bien jusqu’à présent, a fait des progrès considérables et son dessin est tout à fait passionnant.

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau – La Brigade Chimérique VI - Les vagabonds du rêve
Posté 07 décembre 2010 -
Le Grand Nocturne clôt quant à lui la saga d’une façon étonnante. C’est la fin des surhommes et la venue d’une guerre conventionnelle. Même Hitler (vu de dos) pointe cette fois le bout de ses moustaches !
Dans le camp allié, après la défaite des super-héros français, vient le temps des héros humains comme Bob Morane ou Francis Blake (génial double clin d’œil à des chefs d’œuvre de la littérature et de la B.D populaires !). On a même droit à une apparition remarquée du Golem et au retour de Superman en civil...
Référentielle mais infiniment respectueuse de ses aînés (malgré le sort peu enviable du Nyctalope de Jean de la Hire), La Brigade Chimérique est une série diablement intéressante, prenante et intelligente
, malgré des hauts et des bas inévitables. On peut la considérer un peu comme la réponse française à La Ligue des Gentlemen Extraordinaires. On en a apprécié aussi la noirceur (comment aurait-il pu en aller autrement avec la seconde guerre mondiale pour vrai sujet ?), servie par des auteurs et des artistes de talent.
Difficile de dire si cette série marquera durablement les esprits. Son côté intellectuel, davantage – et paradoxalement – que populaire, la réserve en effet à un lectorat relativement restreint. En tout cas, une chose est sûre, La Brigade Chimérique mérite un joli succès critique et public.
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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau – La Brigade Chimérique - Télérama
Posté 09 décembre 2010 -
C'est l'improbable fusion de l'esprit feuilletonesque du début du XXe siècle et du style des « comics » à super-héros.  Plus un sens aigu du second degré.
Résultat : une série aussi brillante qu'insolite, mettant la fille de Marie Curie et le docteur Mabuse en vedette.
Le stalinisme et le nazisme sont à l'œuvre dans ce récit situé dans les années 1930, placé sous la double influence de Kafka et de Fritz Lang.
Savoureux.


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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau – La Brigade Chimérique VI - ActuSF
Posté 07 décembre 2010 -

Au bout de six tomes, Serge Lehman, Fabrice Colin, Gess et Céline Bessonneau ont construit un univers parallèle super-scientifique cohérent et raconté une histoire au cours de laquelle le suspense n’a fait que monter. Tout se joue donc dans ce sixième tome très attendu, surtout à cause du cliffhanger du tome 5.


Dernier tome de la série, ce sixième album de La Brigade Chimérique comprend, comme pour les précédents opus, deux épisodes (La Tête arrive ; Le Grand Nocturne) qui dévoilent enfin l’issue de l’aventure du Docteur Jean Séverac, de George Sand et des Curie, au centre des conflits géopolitiques qui secouent l’Europe de la fin des années trente. Le lecteur a appris tout ce qu’il pouvait vouloir connaître de la Brigade Chimérique et des autres personnages, avec ou sans pouvoir super-scientifiques, que lui ont présentés Lehman, Colin et Gess. C’est la conclusion de l’épopée fantastique qu’il attend à présent, avec une impatience certaine.
Il sera donc servi, puisque le tome 6 met fin à La Brigade Chimérique, sans risque apparent que les auteurs s’attaquent à une suite à la saga. Six tomes étaient prévus, il n’y en aura que six. Le lecteur est donc rassasié à l’issue de sa lecture, et ne peut être que satisfait de la fin qui lui est offerte. Satisfait, certes, mais peut-être malgré tout légèrement déçu. L’histoire est assez complexe, mettant en scène de nombreux personnages, mais les auteurs ont habilement réussi à retomber sur leurs pattes, à cadrer la conclusion de leur aventure, en somme à remplir leur contrat.
[…]

La Brigade Chimérique est au final une série incontestablement de qualité, à conseiller. Si le lecteur pouvait attendre plus d’eux, Colin, Lehman, Gess et Bessonneau (ces deux derniers officiant avec le même talent que pour les tomes précédents) signent un tome concluant habilement la série.

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Gess, Lehman, Colin, Bessoneau - La Brigade Chimérique - Temps des livres
Posté 20 décembre 2010 -

Les auteurs Gess, Serge Lehman, Romain d'Huissier, Willy Favre, Julien Heylbroeck, Laurent Devernay nous ouvrent les portes de la Brigade Chimérique.

Voici le lien qui vous permettra d'accéder aux interviews de l'équipe : http://temps-de-livres.over-blog.com/

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Gess, Lehman, Colin, Bessoneau - La Brigade Chimérique VI - Les chroniques de l'imaginaire
Posté 27 décembre 2010 -

[…] Sachez tout de même que la fin de ce tome conduit à l'embrasement qui démarre la seconde guerre mondiale... La brigade chimérique s'achève donc, non sans laisser entrevoir une encyclopédie qui reprend l'univers de la série. Sachez également que cette aventure ne date pas d'aujourd'hui, puisqu'elle est la reprise d'une aventure parue initialement entre les deux guerres, il y a bien longtemps...

Côté scénario, cela aura été fluide de bout en bout, et surtout magnifiquement mis en image par Gess et Céline Bessonneau. Certaines pages sont monumentales de détails et de mouvements, avec des fonds admirablement travaillés, notamment pour ce dernier tome.

Une série intelligente sur laquelle vous pouvez compter, pourquoi pas pour vos cadeaux de Noël de cette fin d'année 2010 !

Ecrite par Clark,
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Lehman, Colin, Gess & Bessonneau - Brigade Chimérique - Mythologica
Posté 14 avril 2011 -

Lorsque l’Atalante se lance dans la bande-dessinée, cette maison ne fait pas semblant. Après nous avoir livré Fergus, un album de science-fiction, c’est cette fois-ci une série qui débute avec La Brigade Chimérique. Dans la droite ligne des super-héros américains ce sont des héros européens qui vont reprendre le flambeau dans un monde bercé de Guerre Froide.

Atypique, cet album l’est assurément. Cela s’explique entre autre par les deux auteurs : Serge Lehman et Fabrice Colin qui sont des trublions bien connus de la scène de l’imaginaire. Des héros issus pour certains de la littérature du XIXème siècle et de l’imaginaire des deux auteurs pour les autres.

Riche, cet album l’est particulièrement. Des personnages hauts en couleur, des évènements inattendus, du suspens, tout est là pour faire de ce premier tome d’une série de six un réel succès.

Les graphismes sont également à la hauteur. Old-school avec des couleurs un peu passées ils font penser à ces vieux comics des années 70 que l’on pouvait trouver aux Etats-Unis. Un charme tout particulier qui vient dénoter au vu de l’ensemble de la production actuelle en bande-dessinée. Mais finalement n’est-ce pas lorsque l’on rompt avec l’actuel que l’on crée le succès ? En ce qui concerne la Brigade chimérique c’est bel et bien le cas.

Le premier opus de La Brigade chimérique est donc un album de bande-dessinée particulièrement agréable à lire et qui n’est pas sans faire penser à la Ligue des Gentlemans Extraordinaires. Rien à redire devant la qualité de cet album : enfin une bande-dessinée française qui sort des sentiers battus. Cela fait vraiment du bien…

Deuskin - Mythologica

 

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Gess, Lehman, Colin & Bessoneau - La brigade chimérique IV - bedenews
Posté 21 juillet 2011 -
La brigade chimérique est une bande dessinée explorant l'univers des surhommes européens, ou plutôt la fin des super-héros européens. 
 
Critique de La Brigade Chimérique, volume 4.
Note moyenne de la rédaction : 17/20
 
Jean Severac est à Paris. Il essaye de repérer le terrible Gregor Samsa, aidé en cela par George Spad. Pendant ce temps, à Moscou, "Nous Autres" démontre l'efficacité de la pensée unique du peuple. Les alliés s'unissent pendant qu'à Metropolis, le gang M met en branle un effroyable projet.
Si ce résumé vous paraît complexe, c'est normal, nous en sommes au quatrième de volume de la série ! Divisée en épisodes, l'intrigue s'intensifie au fil des tomes. Loin de certaines images rétrogrades du récit super-héroïque, La Brigade chimérique s'appuie sur les bases de l'histoire. La montée du communisme, la nazification allemande, mêlés aux sciences de l'époque. C'est par ce biais que les auteurs font un travail remarquable. Il n'est pas question de combat, de science, de politique, de magie, mais de tout cela imbriqué méticuleusement.
C'est un véritable hommage à la littérature populaire, aux feuilletons qu'achetaient nos parents, voire nos grands-parents. C'est aussi une bande-dessinée super-héroïque. Les héros dévoilés sont tous humains et, finalement, n'ont rien de "super". Si Peter Parker (alter ego de Spider-Man) dit souvent : " un grand pouvoir implique de grandes responsabilités ", on pourrait ajouter ici qu'en avoir agit sur votre corps. Que ce soit Severac ou le Nyctalope, leur don a son revers de la médaille.
Si le récit tient en haleine, le graphisme n'a rien à lui envier. Les dessins de Gess démontrent encore une fois que nos artistes n'ont pas à rougir des américains. Cadrages dynamiques, en lien avec le récit. Mise en cases très classique, certes, et ça fonctionne ! Pas besoin de mise en page éclatée.
Ici, on apprécie le dessin, le récit, leurs efficacités multipliées par l'utilisation de la couleur. Ce livre est l'exemple type qui rallie les amoureux des super-héros ainsi que les bédéphiles. La maquette du livre, petit format, récit découpé en épisodes avec les couvertures correspondantes, renvoie aux maquettes des comic-books.
Finalement, La Brigade chimérique ne serait-elle pas le renouveau des artistes européens ?
 
Hervé Beilvaire
Bede-news 
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Gess - Lehman - Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique VI - L'avis des bulles
Posté 01 août 2011 -
L'homme transformé en nuage par l'expérience des Curie, devient fou, et se retourne contre le Nyctalope, le défenseur de Paris, avant d'être abattus par les crânes, les agents du mégalomane et suprématiste docteur Mabuse. Pendant ce temps, la Brigade chimérique prend d'assaut Métropolis, défendue par des légions de crânes, fermement décidée à arrêter le dangereux docteur...
 
Avec ce tome 6 s'achève la saga de la désormais mythique Brigade chimérique, où comment des auteurs talentueux rendent hommage aux super-héros de la culture populaire européenne, et nous expliquent pourquoi ils ont disparu de la vieille Europe alors qu'ils pullulent outre Atlantique. Partant de cet intriguant préambule, Serge LEHMAN et Fabrice COLIN ont créé une série fleurant bon le parfum d'aventure qui habitait les bandes dessinées des années 30, (re)créant des personnages emblématiques (il y a même une rencontre entre Bob Morane et Francis Blake !) dans une europe littéralement fantas(ti)que qui va entrer dans la deuxième Guerre mondiale. GESS apporte une touche non négligeable à l'édifice, donnant un visuel au trait volontairement appuyé pour un aspect vintage du meilleur effet, servi par des couleurs judicieusement étudiées de Céline BESSONNEAU, qui masquent parfois un décor par trop réduit. D'une construction exemplaire, ce récit feuilletonesque est encore une fois la brillante illustration que des auteurs inspirés peuvent toujours faire la différence, en particulier en matière de thèmes connus.
 
Chapeau !
 
Alan SALLES
L'Avis des bulles 
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Posté le 08 février 2012 par Aphraël
Personnellement, ce qui m'intéresserait, c'est un minimum de soin sur l'orthographe, s'il te plait... Ton message fait presque mal aux yeux...