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Colin - Sayonara Baby - N. Ruas
Posté 06 mai 2008 -

On ressort de ce livre comme d’un film de David Lynch ; le rapprochement avec Lost Highway est d’ailleurs introduit par Fabrice Colin à plusieurs reprises. Deux réalités, chacune très changeante sont présentées et la tentation de les superposer, de les recouper est toujours frustrante. On se raccroche à quelques indices (la parenté Estel/Stella, l’impuissance de Kenneth et la toute-puissance du samouraï, etc.), on croit voir dans une partie la réécriture fantasmagorique comme une compensation de l’autre mais il reste des zones inexplicables, des sables mouvants qui engloutissent toute tentative de rationalisation. On s’est fourvoyé, on était pourtant prévenu dès la page 43 par l’explication donnée par le docteur Lazare : " Le travail du romancier […] consiste à fixer sur papier une matière toujours en mouvement. Certains donnent à cette matière le nom quelque peu galvaudé de réalité. " On assiste à un questionnement paranoïaque et à ce titre dickien, le conflit sino-américain évoquant aussi le présupposé de départ du Maître du Haut-château, sur la notion de réalité.
[...]
Fabrice Colin s’amuse avec les clichés des films d’aventure américain (la réplique Sayonara Baby est tirée de Terminator) et rend avec une acuité exceptionnelle l’expérience vertigineuse et douloureuse de vie et de mort, aux antipodes d’un prédictible scénario hollywoodien. Il défie son lecteur de lâcher ses repères et de le suivre dans un flash éblouissant dont le prix peut être l’overdose. Congratulations Colin-san.

 Nathalie Ruas, ActuSF

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Colin et Boot - Gordo - Les Chroniques de l'Imaginaire
Posté 23 juillet 2008 -

(...) Voilà ce qui s'appelle un petit ovni dans le monde de la BD ! Cette BD est un véritable petit bijoux pour qui aime les années 50 ! Les dessins sont certes particuliers, mais ils ont ce charme qui sied tout à fait au scénario, et surtout à l'ambiance inhérente à cette histoire : c'est simple, cela fait l'effet de se retrouver dans ce piano-bar un peu déjanté de Pulp Fiction. Ambiance décontractée et fifties, certes, mais le véritable atout reste dans les dialogues...

Sur ce point, le travail de Fabrice Colin est en tous points remarquable : on ne s'ennuie pas une seconde et on se marre sans vergogne à la lecture de toutes ces piques et de tous ces cassages en règle dont Gordo est tour à tour l'auteur et la victime. On a vraiment l'impression que ce singe est un être humain, rien à voir avec la façon de rendre les animaux humains dans Blacksad par exemple : ici c'est le mot et le verbe qui priment sur les apparences !

Une BD qui sort du lot, et qui vaut vraiment le coup d'être découverte ou d'être offerte... 

Clark, Les Chroniques de l'Imaginaire, 4 juillet 2008 

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Colin/Boot - Gordo - Rock & Folk
Posté 25 août 2008 -
De temps à autre sortent des BD au style tellement surréaliste qu'elles sont soit destinées au pilon, soit promises aux feux de la rampe. C'est un peu le cas de Gordo. Pour mieux appréhender l'histoire, disons seulement qu'il faut s'attendre à du Tex Avery, version "Qui veut la peau de Roger Rabbit" mais sous acide. L'histoire se passe en 1958 et Gordo est, en quelque sorte, l'ancêtre de Largo Winch, milliardaire forcement tombeur, et doué d'un QI phénoménal qui remplace à lui tout seul les ordinateurs de la défense nationale en cas d'invasion extraterrestre. La comparaison s'arrêtera là car Gordo est également un chimpanzé rescapé des expériences ante Hiroshima dans le désert du Nouveau Mexique dans les années 40. Cela explique sans doute pas mal de choses dans son comportement mais n'excuse pas le kidnapping de Lauren Bacall en cours d'histoire ! En somme, Gordo est une BD complètement loufoque truffée de références aux années 50 (cinéma, musique, etc) qui atteint parfaitement son but : faire rire à (presque) toutes les pages.
 
Rock & Folk, septembre 2008 
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Colin/Boot - Gordo - Les Informations
Posté 25 août 2008 -

(...) Mêlant humour et côté un peu thriller, Gordo, un singe contre l'Amérique, séduit par ses multiples ambiances et son côté "classiques hollywoodiens" qui évoque de nombreuses personnalités connues. Innovante, cette BD se distingue par les traits précis de Fred Boot qui a signé là des planches très réussies par leur côté sombre et raffiné à la fois. Le tout est égayé de couleurs artificielles "informatisées" qui donnent toute sa qualité à l'ouvrage.

Comme l'histoire ne manque pas d'intérêt, cette bande-dessinée réalisée par Fred Boot, mérite vraiment d'être découverte, mais plutôt par des lecteurs adolescents ou adultes. "Son esthétique est marquante, commente le critique Mickaël Demets sur le site Evene. Alliée au talent de conteur de Fabrice Colin, cela aboutit à l'une des bandes dessinées les plus étonnantes de l'année".  

Les Informations, août 2008 

 

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Colin/Beuzelin - Nowhere Island - ouest-france
Posté 04 septembre 2008 -

L'histoire part d'un fait réel, le suicide d'une actrice qui s'est jetée de la lettre H d'hollywood, sur la colline de Los Angeles. Fabrice Colin et Boris Beuzelin ont remonté la piste, brodant une histoire à rebours pour expliquer ce geste. L'album emmène le lecteur d'Hawaï à Los Angeles en passant par New-York. Une ballade en noir et bleu qui rappelle les films des années 1930.

ouest-france, 30 août 2008 

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Colin/Boot - Gordo - L'Avis des Bulles
Posté 08 octobre 2008 -

Casting trois étoiles pour la vie de Gordo, amoureux de Lauren Bacall, ami de Frank Sinatra, filé par Elvis Presley, délaissé par sa maîtresse Shirley Winter au profit de Wernher Von Braun, et qui dialogue même post-mortem avec Humphrey Bogart pour ce qui est l'un des moments les plus drôles de l'ouvrage. Car on n'apprend pas au vieux singe à faire des grimaces et Gordo sait y faire en matière de réparties et d'humour, ce qui rend d'office la lecture agréable. Ses aventures, totalement décalées, et à la fois tellement dans l'univers des fifties, sont elles aussi déroutantes, nous ramenant à une époque qu'on pensait avoir oubliée. Le dessin est porté par des couleurs magnifiques plutôt qu'un trait de crayon précis (...)

Gordo se dresse donc devant l'Amérique et même si c'est le premier qui va y laisser des plumes, ce sera au prix d'une bande-dessinée immanquable portée par un personnage remarquable, qui nous rend presque nostalgique d'une époque révolue.

L'Avis des Bulles, septembre 2008

 

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Colin / Boot, Gordo - ActuSF
Posté 19 février 2009 -

« Évidemment que j'ai failli. Devenir humain, c'était mon idéal... »

Gordo, de Fabrice Colin (au scénario) et Fred Boot (au dessin), est sorti en juin 2008. C'est donc avec un peu de retard que nous en parlons ici, mais il serait dommage de ne pas évoquer cette BD originale et réussie. [...]

Dans les années 50, Gordo est une star. C'est aussi, et avant tout, un singe devenu intelligent et presque humain. Alors que le succès et les femmes lui tombent dans les bras, il découvre, dans le journal intime de sa petite amie - qui le trompe - une information qui pourrait faire trembler le gouvernement américain. À la fois par vengeance envers sa dulcinée et par égard envers ses propres origines, il décide de subtiliser le journal et de le cacher en lieu sûr, avant de décider quoi en faire. Mais très vite, la CIA et le KGB se mettent à ses trousses, les premiers pour étouffer l'affaire et les seconds pour l'exploiter. Embarqué dans une histoire qui le dépasse, Gordo trouve refuge auprès de son ami Frank Sinatra.


Gordo est avant tout une histoire comme seul le cinéma américain des années 50 savait en produire : un polar qui voit un homme plongé malgré lui dans une affaire dont les conséquences le dépassent, et qui croisera, durant sa fuite, le chemin inévitable d'une femme fatale. On pense à La Mort aux trousses d'Alfred Hitchcock, même si le propos ici est différent. Colin et Boot ajoutent une dose d'humour noir dans les paroles de ce singe étonnamment humain qui, comme tout bon héros de polar qui se respecte, cède bien volontiers aux charmes de l'alcool. Entre flashbacks et déroulement de l'intrigue, on suit avec plaisir ses pérégrinations dans un scénario efficace et cohérent. Les auteurs ne négligent pas les détails pour rendre Gordo crédible, comme la démonstration de son agilité à grimper aux arbres. Mais Gordo, c'est aussi le symbole du rêve américain déchu. Ce singe qui voulait tant nous ressembler finit, de façon assez ironique, par subir la nature manipulatrice de cette chère humanité. Accueilli par un pays où tout semble possible, il découvrira que le mensonge se cache toujours derrière les apparences avenantes. Héros encensé mais bien vite sacrifié sur l'autel du bien commun : tel est le sort de ceux qui croient naïvement à la bonté de l'Oncle Sam. Ce discours critique sur le rêve américain montre un pays pétri de contradictions et peu regardant sur la moralité - et qui s'en accommode fort bien. Finalement, Gordo atteindra bien le statut d'humain puisqu'il ressentira ce qui en fait l'essence : souffrance, frustration, désespoir.

Fabrice Colin introduit une dimension supplémentaire en choisissant, pour cadre à son histoire, les paillettes d'Hollywood - comme dans son album suivant, Nowhere Island. Encore une fois, il s'agit de montrer que les apparences sont trompeuses, et que le glamour des stars hollywoodiennes cachent des désillusions profondes. Comme le dit Gordo en parlant des étoiles qui brillent dans le ciel : « J'ai toujours eu un faible pour les étoiles d'Hollywood. Un adage tiré de la sagesse populaire voudrait que ces chéries soient déjà mortes au moment où leur lumière nous parvient ». La métaphore n'échappera à personne... La déchéance succède irrémédiablement au succès, et Gordo en fait les frais. Colin convoque ainsi, pour sa démonstration, des figures bien réelles comme Frank Sinatra, Lauren Bacall ou Elvis Presley. Comme s'il voulait faire du drame de Gordo une histoire vraie. Car Colin aime jouer avec la réalité et les liens qui l'unissent à la fiction. Avec habilité, il intégre son histoire dans l'Histoire, introduisant du vrai dans le faux, et réciproquement. Son scénario est particulièrement bien documenté et inventif à la fois. Il n'en a que plus de sens.

Un graphisme surprenant

Pour mettre en images cette histoire singulière, il fallait adopter un graphisme qui ne l'était pas moins. Fred Boot remplit sa tâche avec succès. On retiendra tout particulièrement la puissance des ambiances - le plus souvent sombres - accentuées par une colorisation sobre mais qui fait mouche : peu de couleurs, peu de détails ou de dégradés, mais une adéquation idéale avec les émotions et les impressions du héros. De même, les différentes périodes (passé et présent) ont chacune des teintes distinctes permettant de les situer rapidement. À part ça, le trait est épuré, dynamique, rappelant parfois le cartoon. Les visages, taillés à la serpe, n'en sont pas moins expressifs. Tout ceci est un peu surprenant au premier coup d'œil, mais on s'y fait vite, et cela procure à cette BD une identité graphique peu commune.

Une réussite originale

La collection " Flambant 9 " de L'Atalante ne cesse de confirmer son statut de vivier à talents. Gordo est en une nouvelle preuve. Si on connaissait celui de Fabrice Colin, on découvre ici celui de Fred Boot. Cette vision amère du rêve américain, sur le ton du polar, contribue à faire vivre un art en perpétuel renouvellement. Chapeau.

Jérôme Lavadou, ActuSF, février 2009.
 

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Colin, Engagés ! - Ouest France
Posté 09 février 2009 -

Fabrice Colin, auteur parisien, s'est déplacé pour présenter son nouveau livre, Engagés ! aux lycéens d'Appert. Quatre classes ayant étudié le livre avec leur professeur de français ont pu poser des questions sur la genèse de l'ouvrage. "Ce titre aux allures de slogan désigne ces milliers de femmes et d'hommes qui maintiennent vivantes les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité", a déclaré l'écrivain. Engagés ! est sélectionné pour le prix littéraire qui sera décerné fin mars par un jury d'élèves.

A noter : Engagés ! Pour mieux résister au vieux monde ; propos recueillis par Fabrice Colin ; collection "Comme un accordéon", aux éditions L'Atalante. 

 

Ouest France, 31 janvier 2009.

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Lehman, Colin, Gess - La Brigade chimérique - Wartmag
Posté 29 juin 2009 -
Après avoir quitté Carmen McCallum en 2007, Gess revient à la bande dessinée dès août avec le premier tome de La Brigade chimérique, une saga initiée par l’auteur de SF Serge Lehman, à paraître dans la collection Flambant 9 de L’Atalante.
“Il s’agit d’une BD en 6 volumes de 48 pages, explique le coscénariste Fabrice Colin au micro de Salle 101. L’idée : pourquoi n’y a-t-il plus de superhéros en Europe après 45 ? On voulait faire une grande fresque qui convoque la littérature d’avant guerre à partir de 1939. Serge a conçu l’histoire que j’ai enrichie par des apports personnels. C’est quelque chose qu’il pourrait aussi développer en romans.”
Pour marquer le coup, l’éditeur lance les trois premiers tomes à un mois d’intervalle à partir du 21 août, pour 11 euros chacun. L’aventure, découpée en épisodes au sein même des différents volumes, mettra en scène le docteur Mabuse ou encore Irène Joliot-Curie – la fille de Pierre et Marie – et son époux. Comme son titre l’indique en partie, on trouvera du fantastique dans les albums, avec chimères, homme élastique, vampyres et androïdes. Un mélange alléchant, dont les premiers petits, vraiment riquiqui, extraits sont à découvrir sur un blog spécialement dédié à la brigade chimérique.

L’uchronie de Serge Lehman et Fabrice Colin, dessinée par Gess, se révèle dans une preview de 4 planches sur le site de L’Atalante. Le premier tome est attendu dans la collection Flambant 9 à partir du 21 août moyennant 11 euros. Du lettrage au parti pris graphique, la saga prévue en 6 tomes sera très “comics”… dans un format franco-belge.
 
Wartmag, 2 et 26 juin 2009
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Gess / Lehman - La Brigade Chimérique I - Canal BD Magazine
Posté 19 août 2009 -

Dans une sorte de Ligue des Gentlement Extraordinaires à la française, les deux auteurs signent une uchronie intelligente et subtile, au fil d'un récit dense construit comme un comics américain

Prévu en six volumes (dont les trois premiers sont annoncés pour cette fin d'année 2009), ce récit hors normes nous permet également de retrouver Gess, le dessinateur des huit premiers tomes de Carmen McCallum. (suite)

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Gess / Lehman - La Brigade Chimérique I et II - bd.blogsudouest.com
Posté 26 août 2009 -

Une dose de  La Ligue des Gentlemen extraordinaire , une dose de BPRD, une large rasade de feuilleton des années 20-30, un soupçon de surréalisme… Le tout servi sous forme de vrai-faux « comics » par deux pontes du fantastique à la française sur une base de politique fiction à fort relent d’Uchronie. Improbable ? Non, Chimérique. Lehman et Colin, qui aiment à tester les limites de la bande dessinée dans ce qui reste leur domaine de prédilection, le récit de science-fiction, se lancent à leur manière dans le récit de super-héros.

Les deux hommes ancrent leur univers dans l’imaginaire traumatique de l’Entre-deux-guerres. Le postulat ? Les armes interdites et les technologies naissantes - gaz, radium, rayons X – auraient engendré une génération de surhommes dont l’action était à même de changer le cours de l’Histoire. Les premiers super-héros européens…

 

 


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Gess / Lehman - La Brigade Chimérique I et II - Evene.fr
Posté 26 août 2009 -

Cinéma, littérature, comics, légendes, science, histoire… Serge Lehman et Fabrice Colin ont pioché dans toute la culture populaire pour créer une série foisonnante, complètement folle, qui multiplie les croisements inattendus et les apparitions jouissives. Superman, le diabolique Docteur Mabuse de Fritz Lang, André Breton, les travaux de Marie Curie, le légendaire Golem ou les personnages de Kafka se rencontrent dans une intrigue aussi farfelue qu'excitante, sur fond d'une Europe en crise à l'orée de la Seconde Guerre mondiale, partagée entre le fascisme et le communisme. Chaque volume contient deux épisodes qui, à chaque fois, révèlent un univers encore plus profond et débridé que prévu.

Visiblement, les deux scénaristes ont bien retenu la leçon d'Alan Moore, et gérer avec malice la surenchère de l'intrigue pour ne jamais lasser le lecteur, et conserver le rythme trépidant de ces aventures abracadabrantes. Graphiquement, le travail de Gess rappelle par instants celui de Mike Mignola, schématique et dynamique, d'autant que La Brigade chimérique sait, comme Hellboy, enchevêtrer les univers avec talent.

Une série atypique dans la bande dessinée française, très ambitieuse, dont on attend la suite avec impatience.

Mikaël Demets, evene.fr, août 2009

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Lehman, Colin, Gess, Bessonneau - La Brigade chimérique - Le Cafard Cosmique
Posté 08 septembre 2009 -

On connaissait déjà Serge Lehman et Fabrice Colin scénaristes de bandes dessinées. Leur association nous vaut aujourd’hui une œuvre ambitieuse et un tantinet iconoclaste : la Brigade chimérique se présente comme une tentative française (oui, oui) de comic super-héroïque. Un programme audacieux et pour le moins alléchant.

Très vite – dès le titre ? –, une référence vient immédiatement en tête : la fameuse Ligue des gentlemen extraordinaires d’Alan Moore et Kevin O’Neill. Serge Lehman et Fabrice Colin ont en effet trouvé leurs héros tout prêts dans la littérature et le cinéma de l’entre-deux-guerres (et sa réalité…). Pas nécessairement dans la seule culture populaire : de Zamiatine à Kafka en passant par Fritz Lang et Jacques Spitz, c’est tout un pan de la culture européenne (en science-fiction et en fantastique) qui sert ici de source d’inspiration.

Mais le ton se montre assurément plus grave (et moins ouvertement « fun ») que dans le comic de Moore : les auteurs nous décrivent rien de moins que « la fin des super-héros européens », dans une Europe en proie au totalitarisme (« Nous autres » à Moscou, le Docteur Mabuse à Métropolis, Gog à Rome, la Phalange en Espagne), et à la veille de basculer dans une nouvelle guerre mondiale. Les autres pays sont également dominés par les super-héros « nés sur les champs de bataille de 14-18, dans le souffle des gaz et des armes à rayons X » ; mais ils ne sont pas forcément beaucoup plus fréquentables… Les alliances se dessinent déjà, définissant l’avenir de l’Europe… et de ses super-héros.

Les auteurs savent incontestablement nous accrocher, à la manière des meilleurs feuilletonistes, et concluent chaque épisode sur un cliffhanger de bon aloi. Un bon point pour eux.
On fait confiance aux auteurs pour nous régaler dans les épisodes suivants, tant ils ont placé la barre haute dès ce premier volume.

L’histoire est belle et bien intrigante – pour ne pas dire encore un peu (trop ?) floue… – et les personnages hauts en couleur, « surhumains » ou non. En outre, à l’instar de la fameuse bande dessinée d’Alan Moore précitée, le plaisir du lecteur se double d’un jeu de piste de références plus ou moins cryptiques, merveilleuse occasion de faire des découvertes enrichissantes. Sur le plan du scénario, rien à redire ou presque.
On attend la suite avec impatience. Preuve que cette tentative de comic super-héroïque à la française est une belle réussite.

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Lehman, Colin, Gess, Bessonneau - La Brigade chimérique - Elbakin.net
Posté 14 septembre 2009 -

La France tient enfin sa Ligue des Gentlemen Extraordinaires !

Un parallèle simple, voire simpliste sans doute, mais qui n'en est pas moins vrai, quand bien même ne faudrait-il pas limiter à cela cette tentative de « comics » à la française audacieusement publiée par les éditions L'Atalante.
Serge Lehman et Fabrice Colin avaient envie depuis un certain temps de mettre à profit ce patrimoine oublié de nos – nombreux ! - héros des débuts du 20ème siècle et l'on comprend mieux après lecture pourquoi Fabrice Colin s'était exprimé à plusieurs reprises sur son blog en espérant que la série trouve son public.
Car elle le mérite assurément et quoi de plus logique que de nourrir de telles attentes : casting de choix (…), Histoire, la grande, joliment et habilement revisitée – qui n'aurait pas envie de vivre à cette époque où s'entremêlent science et surréalisme avec un tel naturel ? - scénario évidemment feuilletonnesque qui sait ménager ses rebondissements et ses mystères au fil des pages, après une mise en action néanmoins un peu lente dans le premier volume (c'est bien là la seule misérable réserve que l'on pourrait relever pour l'instant, car il faut bien trouver quelque chose à redire, n'est-ce pas !), mais qui réussit à installer une ambiance à part en quelques planches à peine, le tout baigné dans une atmosphère à la fois uchronique et féérique sachant séduire sans complexe. 

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Lehman, Colin, Gess, Bessonneau - La Brigade chimérique T2 - PlanèteBD
Posté 23 septembre 2009 -

La brigade chimérique emprunte un rythme de parution élevé avec l'arrivée de ce second volet, à peine un mois après la sortie du premier tome !

Avec cet épisode, nous avons la confirmation du potentiel entrevu précédemment. L'histoire concoctée de main de maître par le duo Serge Lehman – Fabrice Colin montre une construction parfaitement agencée. Le récit mélange toujours uchronie et fantastique de belle façon.

Les influences d’Alan Moore au niveau de l'écriture sont toujours aussi perceptibles, mais curieusement on pense aussi au récent Umbrella Academy de Gerard Way. Tant d'influences provenant des comics justifient peut-être le format identique aux parutions américaines.

Graphiquement, le créateur de Carmen McCallum fournit une performance une fois de plus exemplaire, le rendu très « mignolesque » de son trait apporte une ambiance hors du commun au titre et offre à La brigade chimérique une identité visuelle forte.

Cette série a les cartes en main pour faire date.

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Lehman, Colin, Gess - La Brigade chimérique - Librairie Critic
Posté 16 juillet 2009 -
J'ai suivi avec beaucoup d'interrogations la première partie avant de découvrir avec curiosité le corps de l'histoire de ce premier tome.
Je n'ai aucunement été déçue de cette attente, et j'ai trouvé dans ce premier tome ce que je pouvais en attendre : des personnages déjà particuliers, qui me donnent envie d'en apprendre plus, quelques pièces d'un puzzle qui m'échappe un peu mais que je vais sans doute prendre plaisir à reconstituer, une ambiance d'uchronie fort appréciable et surtout, surtout, un graphisme plus qu'à la hauteur de l'intrigue qui se noue.
Dire que j'ai été charmée par ce premier tome est peu dire ; je retrouve ici ce qui me plaît dans certains comics de super-héros, mais aussi dans beaucoup de romans et d'autres BD.
Je n'ai qu'une hâte, lire le second, le troisième …
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique -planetebd.com
Posté 16 septembre 2009 -

Le récit nous narre la manière dont des super héros européens (et oui ils ne sont pas qu’américains) se retrouvent dans une aventure étonnante, où leur sort va être remis en cause. Découpé en deux parties, ce tome offre un prologue extrêmement intéressant, ainsi qu’un premier chapitre bien pensé. On ne peut toutefois s‘empêcher de rapprocher cette histoire, des œuvres d’Alan Moore comme Watchmen ou La ligue des gentlemen extraordinaires. Il y a pire comme compliment…

Pour assurer la partie visuelle, la tâche est confiée à Gess, le dessinateur ayant inventée la jolie Carmen Mc Callum ! Dès les premiers phylactères, on comprend pourquoi celui-ci a laissé sa place sur la série, car le style dévoilé est très différent. Clairement influencées par Mike Mignola et ses encrages appuyés, certaines planches pourraient faire penser à Hellboy, mais avec un trait plus fin et un encrage moins présent. Au-delà des inspirations, prestigieuses cela va sans dire, La brigade chimérique laisse de grands espoirs pour la suite…

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - Noosfere
Posté 15 septembre 2009 -

Dans ce premier tome, le prologue nous présente de nombreux héros, et constitue donc un plaisir intense de chasse aux références : même si certaines sont citées explicitement par les auteurs, il appartient au lecteur de retrouver les autres, et il y parviendra plus ou moins bien en fonction de ses connaissances.

Quasiment aucun personnage n'est gratuit, tous renvoient à une œuvre qui sous-tend le propos de Lehman et Colin. Mais que le lecteur à la culture moins encyclopédique que celle des auteurs ne s'effraie pas : il savourera tout autant le contenu. Car le monde bâti par les auteurs est très intéressant, très touffu, et les prouesses des protagonistes proprement stupéfiantes. La richesse de l'univers créé permet de nombreuses possibilités quant aux interactions des super-héros entre eux, et avec l'Histoire. C'est du reste l'un des points sur lesquels les auteurs seront jugés in fine dans cette BD. [...]

Au final, ce premier tome de la Brigade chimérique se dévore d'une traite, et se relit aussi sec pour y trouver des allusions et références qui auraient échappé à la première lecture. Un postulat de départ original, un scénario découpé très précisément, et gorgé de références qui sont autant de jeux de pistes, bref un plaisir de lecture intégral, que l'on complètera volontiers en consultant le site web mis en place pour l'occasion.

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - lamiri.over-blog.com
Posté 16 septembre 2009 -

Vous aimez l'évasion dans le feuilleton à l'ancienne, les péripéties débridées et l'irréalisme enchanteur ? Ne cherchez pas plus loin, La Brigade chimérique a largement de quoi combler vos attentes.
L'idée de départ est, comme il se doit, abracadabrantesque : de l'horreur des tranchées de 14-18 seraient nés des hommes dotés de super-pouvoirs. En parallèle, et malheureusement il ne s'agit là que de la triste réalité, ce même cauchemar a donné à d'autres des fantasmes de super-puissance. Serge Lehman et Fabrice Colin se sont amusés à modifier quelque peu de trop célèbres entités dictatoriales. […]

Un régal dans la lignée des Tanatos de Didier Convard et Jean-Yves Delitte, du Ministère de l'Espace de Warren Ellis et Chris Weston, de D-Day, le jour du désastre de David et Brin et évidemment des uchronies steampunks nées du cerveau complexe d'Alan Moore. Le dessin et le format renforcent l'impression de lire un comic book haut de gamme sous les hautes influences de Gaston Leroux, H. G. Wells, Jean Ray (Harry Dickson apparaît d'ailleurs furtivement), Louis Feuillade et du Fritz Lang de la période allemande, lorsqu'il réalisait ses films-monstres sur des scénarii de sa compagne Théa von Harbou, juste avant qu'elle ne tombe dans les bras de l'immonde Mabuse. […]
Peu importe qui a ou n'a jamais existé, le résultat mérite les applaudissements

 

 

 

 

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade Chimérique T2 - rom51.blogspot.com
Posté 23 septembre 2009 -
J'avais déjà adoré le tome 1 - encore plus après l'avoir relu à la lumière du site - et ce tome 2 prolonge cette excellente impression.
Les éléments se mettent en place un à un, on découvre de nouveaux personnages (la sorcière Palmyre, un Dr Strange français au féminin capable de commander à l'équivalent de Grands Anciens dignes de Lovecraft !) tandis que ceux déjà introduits font avancer leurs plans. Les révélations se succèdent (notamment sur l'origine et la nature de la Brigade chimérique) et ce n'est pas peu dire que j'attends la suite avec une énorme impatience - j'ai notamment grand-hâte de voir comment le conflit va démarrer entre les divers protagonistes, entraînant sans nul doute cette Europe dans la guerre.
Le tout est brillamment écrit - les dialogues sont justes, dans le ton de l'époque et chaque personnage a sa façon de s'exprimer - et illustré avec dynamisme et punch. Les scènes d'action n'ont rien à envier à celles des comics américains par exemple et le côté Mignola du style (prégnant lors de l'apparition de Baal, le poulpe hyperdimensionnel de la sorcière Palmyre) est en totale adéquation avec l'orientation à la fois rétro et pulp dela Brigade chimérique. Bref fond et forme réalisent un quasi sans faute ; on sent le projet longuement mûri, écrit et réécrit, travaillé et préparé de longue date.
Je ne peux que vous encourager à vous ruer sur cette BD : que son succès lui assure de devenir le premier avatar d'une longue série de comics à la française, plongeant ses racines dans notre propre culture populaire nationale, dont on sait désormais grâce à Serge Lehman qu'elle n'a vraiment rien à envier à celle des pays anglo-saxons !
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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade Chimérique - Claro
Posté 23 septembre 2009 -

Le duo Colin-Lehman, c'est Docteur Nitro et Mister Glycérine. Du coup, l'imaginaire se prend des baffes orchestrées par l'Histoire, et les rêves de puissance sont forcément plongés dans l'acide du doute. Ici, il est question de super-héros, d'obédience européenne, mais qui ne sont ni spider- ni super- ni bat-, non des héros ancrés dans l'imagnaire français, allemand, italien, etc. Car une question brûle les lèvres des rêveurs de monde: que foutaient nos french heroes à l'heure où la peste brune étendait son rêche velours sur les populations européennes? D'où l'idée de les faire intervenir, eux qui n'ont guère eu de successeurs dans la littérature fantastique d'après-guerre.
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique T2 - Sceneario.com
Posté 23 septembre 2009 -

Une fois passé le cap du premier album introductif nous entrons avec ce deuxième tome dans le creux de l'action, de l'intrigue, les choses s'organisent, on découvre des secrets et maintenant que le cadre est placé c'est plus simple pour bien s'immerger dans l'histoire.

Du coup le scénario apparait tout de suite plus passionnant, moins anecdotique, on est vraiment dans l'esprit comics avec du rythme, de l'action, des passages de dialogues etc.

La série se lance et on s'attache réellement aux personnages. Dans l'épisode 3, réellement plus axé sur la Brigade elle même, nous entrons dans les secrets de l'intrigue, c'est assez surprenant et très bien vu.

Très fortement conseillé.

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade Chimérique - Comics Place
Posté 23 septembre 2009 -
La Brigade Chimérique au début de "J'irai lire des Comics chez vous, #7".
"Absolument Génial"
 Un avis plus détaillé dans la chronique texte à venir…
 
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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade Chimérique - Comics Place
Posté 23 septembre 2009 -
La Brigade Chimérique au début de "J'irai lire des Comics chez vous, #7".
"Absolument Génial"
 Un avis plus détaillé dans la chronique texte à venir…
 
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - Blog à part
Posté 07 octobre 2009 -

L’idée de cette série est, de l’aveu de ses auteurs (Fabrice Colin et Serge Lehman), de faire une comics de super-héros à la française et, pour une fois, ce “à la française” ne résonne pas comme un baiser de la mort. Pour le moment, l’histoire tape sur à peu près toutes mes cordes sensibles: une période que je connais particulièrement bien, des héros que j’aime beaucoup (Harry Dickson et Thomas Carnacki sont de la partie) et un côté “Ligue des Gentlemen Extraordinaires”, moitié uchronie, moitié réécriture des thèmes pulp façon Planetary. Tout ce que j’aime.

Le style de Gess, le dessinateur, s’inspire de celui des comics de “l’Âge d’or”, ainsi que de la ligne claire, avec une bonne dose d’inspiration Mike Mignola (Hellboy). Ce n’est pas exactement le domaine des expérimentations, mais plutôt une relecture moderne des anciens codes de la bande dessinée – qui a peut-être le défaut de faire style-genre (ou, pour être plus clair, s’autoparodier), mais c’est le thème qui veut ça.

Ces deux premiers tomes ont de quoi ravir les fans de super-héros à la sauce pulp des années 30.

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - Vicklay
Posté 07 octobre 2009 -

Les deux premiers tomes de la série permettant aux auteurs de faire les présentations, mais également de commencer à mettre en évidence les relations entre les super-héros, les forces ou faiblesses des alliances qu'ils tissent entre eux.

Ainsi, dans Mécanoïde Curie, le lecteur découvre un ensemble de héros européens qu'il croit pouvoir classer en factions. Mais est-ce si simple ? Car dans La Dernière mission du Passe-Muraille, le Nyctalope, défenseur de Paris, n'apparaît pas nécessairement comme le héros bienveillant qu'il semble être... C'est d'autant plus vrai dans le tome 2 et les épisodes Cagliostro et La Chambre ardente. Mais le suspense court toujours à la fin des deux premiers volumes de La Brigade chimérique. Ce qui n'est évidemment pas sans donner envie de lire le troisième tome, qui paraîtra d'ici la fin de l'année 2009.

L'histoire est mise en images par Gess, dont le style se présente comme minimaliste. Les cases ne fourmillent pas de détails, mais restitue parfaitement l'ambiance d'années 30-40 dans lesquelles se déroulerait une aventure super-héroïque : personnages aux looks marqués, engins « boulonnesques » issus d'une technologie inexplicablement avancée, créatures de superscience, et caetera.
Le découpage des cases est également tout ce qu'il y a de plus classique. Mais ce n'est pas dérangeant, voire même mieux (on ne fait pas une mise en page absolument novatrice quand on a choisi un dessin qui n'est pas d'avant-garde). En fait, dessin autant que scénario placent le lecteur dans un contexte suranné d'avant-guerre parfaitement retranscrit. C'est bien vu, bien écrit, parfaitement réussi. Chaque tome est du bel ouvrage de qualité.

Il n'y a pas de doute concernant La Brigade chimérique : c'est une série qui débute de façon excellente, qui est riche de références, mais qu'on n'a pas besoin d'avoir pour prendre plaisir à lire la BD, et dotée d'un scénario visiblement en béton.
Vivement la suite !

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - The Great Moustache
Posté 24 septembre 2009 -

La Brigade Chimérique est le projet de bd franco-belge le plus ambitieux et le plus réussi depuis Les Aventures de Mégamonsieur (…). Par contre, il n'y a aucun lien entre ces deux ouvrages, j'avais juste envie d'en parler, c'est tout.

Sorte de croisement entre La Ligue des Gentlemen Extraordinaires pour le scénario et Hellboy pour le dessin, La Brigade... offre une histoire fouillée et passionnante qui met en scène différents héros de la littérature, du cinéma ou même des personnalités publiques, dans une uchronie qui se passe entre les deux guerres : le Nyctalope, la Passe-Muraille, le Golem, Marie Curie ou encore un ersatz de Superman (ey il y en a d'autres!) se croisent dans une intrigue politique où les super héros, qui existent depuis la découverte du radium par Marie Curie, doivent se débattre entre leur vie personnelle et la montée du nazisme (représenté par le Docteur Mabuse) ou du communisme (appelés dans l'ouvrage "Nous Autres"). C'est plus complexe que ça, et quasiment impossible à résumer (…), mais c'est une bd absolument formidable.

C'est intelligent, c'est beau, c'est bourré de références culturelles (et certaines sont très pointues - j'ai dû vérifier sur internet hein, je ne fais pas mon malin en me la jouant "mwahahah j'ai tout trouvé") et d'idées géniales, et le tout forme un univers très cohérent, très riche. La bande dessinée adopte un format comics très agréable, et chaque numéro se découpe en deux épisodes, d'où un petit côté serial que j'apprécie beaucoup.

Le prochain numéro sort le mois prochain je crois, et j'ai hâte de lire la suite.

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique I - Coup de Cœur Fnac.com
Posté 08 octobre 2009 -

Question : pour quelles raisons n’y a-t-il plus de super-héros en Europe ?

La réponse se trouve dans cette saga en six volumes, hommage à un roman oublié et intitulé L’homme chimérique, écrit entre les deux guerres par un certain George Spad. Pour comprendre ce qu’il s’est passé, il faut replonger quelques années en arrière, au cœur de cette folie meurtrière qu’était la Première guerre mondiale. Dans l’horreur des tranchées, alors que se déchaînaient les gaz meurtriers, des soldats touchés par ces gaz se sont transformés. Ils sont devenus des espèces de mutants, des sortes de monstres qui ont commencé à répandre la terreur et que certains ont voulu faire disparaître à tout prix de la surface de la terre.

C’est cette réalité jusqu’alors ignorée des historiens qu’entreprend de raconter la Brigade chimérique. Imaginée par deux écrivains, dont le romancier de science-fiction Serge Lehman, dessinée par Gess, à qui l’on doit déjà Teddy Bear et Carmen Mac Callum, la Brigade chimérique convoque le ban et l’arrière-ban des grandes figures de la littérature et de l’imagerie populaires. On croise ainsi au détour des pages le docteur Mabuse, le Golem, Fantômas, Sherlock Holmes, Doc Savage et Cagliostro, mais aussi d’authentiques personnages historiques comme André Breton ou Marie Curie. Porté par une imagination sans répit, le récit est publié en six volumes en l’espace de quelques mois, entre l’automne 2009 et le début de l’année 2010. La Brigade chimérique entraîne le lecteur dans les replis insoupçonnés de l’esprit inventif de Lehman et Colin. De mystérieuses organisations apparaissent, comme les Maîtres de Moscou, tandis que les alliances se nouent au gré des intentions parfois machiavéliques des protagonistes de cette œuvre foisonnante. Dans la grande tradition du roman-feuilleton cher aux écrivains du XIXe et du début du XXe siècle, la Brigade chimérique renoue avec la vogue des sagas populaires peuplées de personnages improbables et rythmées par des rebondissements inattendus.

Que veulent les Chimériques ? Qui est le Nyctalope ? Que cherche La Phalange, cet ancien officier de l’armée espagnole métamorphosé en un monstre superscientifique ? Autant de questions qui trouveront – peut-être – réponse dans les pages de La Brigade chimérique…

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique I - lily-et-ses-livres.blogspot.com
Posté 28 septembre 2009 -


Derrière l'épopée fantastique de ces super héros, c'est toute l'histoire de l'Europe qui se dessine en creux avec la montée des totalitarismes. Chacun d'entre eux - Le Nyctalope (France), Mabuse (L'Allemagne), « Nous autres » (l'URSS),Le Gog (Italie), Andrew Giberne (L'Angleterre) - incarne l'une des forces en présence dans cette période ô combien mouvementée de l'entre deux guerres...

Mêlant habilement monde réel et fantastique, personnages historiques ou de légende, La Brigade Chimérique est un drôle de zombi, fourmillant de références historiques ou culturelles pour certaines oubliées (…). 

 

Bref, voilà un projet diablement captivant – j'ai dévoré le premier tome, affreusement déçue de ne pas avoir pensé commander le deuxième opus en même temps que le premier .

 

A noter le formant « comics » très agréable...
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - les chroniqueurs vagabonds
Posté 02 octobre 2009 -
Dans des années Trente phantasmées, héros et vilains s’affrontent pour la domination de l’Europe. La fille de Marie Curie enquête sur les projets nazis du diabolique docteur Mabuse, qui rêve de race supérieure....
Pour le vrai passionné de littérature populaire, les héros, anti-héros et méchants du passé ont autant d’importance que ceux d’aujourd’hui. Il est toujours agréable de vérifier que les héros sont éternels. Pas seulement ceux de l’univers américain (pulps, comics), mais aussi ceux d’origine européenne, et plus particulièrement francophone. Contrairement à une idée plus répandue qu’on ne le pense, la littérature de genre d’un pays comme la France a, depuis le XIXème siécle, produit un nombre invraisemblable de personnages passionnants. Comme Fantômas et Rocambole pour n’en citer que deux. Il y aurait beaucoup à dire aussi de la production pléthorique d’un éditeur comme le Fleuve Noir.

La Brigade chimérique part du même principe que La Ligue des gentlemen extraordinaires : héros et méchants de la culture populaire existent réellement. Leur histoire se mêle initimement à la « grande » histoire dans un univers uchronique. Par exemple, le célèbre Docteur Mabuse du feuilletonniste allemand Norbert Jacques, immortalisé par Fritz Lang au cinéma, est dans cette BD à la tête d’une armée de nazis. Hitler et Himmler semblent quant à eux aux abonnés absents.
[…]
La Brigade chimérique est un formidable melting-pot de héros classiques, parfois injustement oubliés du même grand public qui les fêtait hier, et de (super)héros inventés (ceux-là mêmes qui composent la Brigade Chimérique proprement dite).
[…]
Parmi les autres personnages de La Brigade, citons Harry Dickson (en guest-star), l’Homme Élastique de Jacques Spitz (au centre de scènes spectaculaires), Garou-Garou le Passe-Muraille de Marcel Aymé, ici en super-voleur, ou encore le héros de la Métamorphose de Kafka ! Tout cela est très varié on le voit, mais crédible. On est loin d’un vulgaire fourre-tout. Même les américains Shadow, Savage et Superman (sans qu’on prononce son nom) font une apparition remarquée à l’assemblée de surhommes convoquée par l’infâme Mabuse !

La Brigade chimérique I et II sont à la fois un magnifique hommage à la littérature populaire et/ou fantastique et un excellent début de série, dont, certes, l’on ne comprend guère les tenants et les aboutissants (ne doutons pas que cela s’éclaircira ensuite) mais où l’on sent aussi un réel potentiel. Quelque chose de fort, peut-être de grandiose, se prépare.
Lehman (un ancien du Fleuve !) et Colin semblent en connaître un rayon en la matière, et réellement aimer leurs illustres prédécesseurs en littérature d’évasion. Les dessins de Gess sont agréables, quoique moins entousiasmants que le scénario.
Au total, La Brigade chimérique est une œuvre pleine de qualités. Espérons aussi qu’elle est le premier pas vers une réédition intégrale des aventures du Nyctalope...

Puisque les héros ne meurent jamais !
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique II & III- Librairie Critic
Posté 07 octobre 2009 -
       Le décor a été planté, la scène est totalement en place. Inutile de présenter d'avantage ce monde hors du commun. Maintenant qu'on a pu l'approcher en douceur, les auteurs lâchent les chiens. Et quelle baffe mes amis...Ne comptez pas sur moi pour dévoiler une goutte de plus de l'intrigue, mais je peux vous assurer sans aucun problème que ces tomes deux et trois sont bien plus denses, couillus, recherchés et allumés que le premier!

       D'une richesse invraissemblable et pourtant fluide et magnifique, cette BD est tout simplement une TUERIE. Des contes de nos enfances, des personnages de cette époque, des mythes et des rêves dont nombre ont entendu parler...Tous les plus fameux ingrédients du fantastique sont réunis dans cette uchronie encore plus barrée qu'elle n'en avait l'air ! Fin et tragique, le scénario enfin libéré des contraintes de « l'incipit » passe notre histoire à l'acide en nous procurant un plaisir tout bonnement jouissif !

       L'Histoire livrée en pâture aux grandes figures de toutes les fictions. Rien de moins. Je vous épargne la liste des référence, j'ai de toutes façons dû en manquer au moins la moitié tant ce monde est riche. Tour de force, là où on pourrait craindre des lourdeurs, tout s'imbrique à la perfection. Libre à vous de vous torturer à dénicher toutes les « identités secrètes » ou de vous laisser promener, avec une aisance incroyable, dans ce dédale haut en couleurs.

       À l'époque où nombre d'historiens cherchent à humaniser l'Entre-Deux guerres, les collants, les robots et la noirceur absolue trouvent une place de choix dans ces sombres pages du passé. C'en est presque «rafraîchissant» de voir le potentiel d'abomination du facisme traité de cette façon, et pas exclusivement dans la fenêtre 39-45 ; que les autres pays et nations, notamment la nôtre, soient aussi secouées. Offrir toute l'Europe comme terrain de jeu à ce genre de délire était un pari risqué, et il n'est pas qu'à moitié gagné !

       Le ton est bien choisi, balançant sur le fil du rasoir entre dramatique et décalé, tout à fait digne des plus grandes épopées sur papier glacé d'Outre-Atlantique ! Sans exagérer, je verrai bien ce genre de scénario dans la prestigieuse collection Vertigo ! On là dans des registres, des thèmes et des mises en scène que les maîtres du « comic noir », comme Moore et Gaiman, n'auraient pas renié!
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - ActuSF
Posté 19 octobre 2009 -

Références assumées tout d’abord, notamment à ces auteurs du merveilleux scientifique auxquels Serge Lehman est très attaché. Ainsi le caméo remarqué du Dr Flohr et de son Homme élastique, emprunté à Jacques Spitz, ou l’utilisation habile du Passe-muraille de Marcel Aymé. Lehman et Colin inscrivent ainsi intelligemment leur histoire dans un contexte historique à la fois décalé et parfaitement indentifiable.
 
Références graphiques, aussi. Le Nyctalope, ce super-héros imbu de lui-même et qui semble jouer un jeu trouble, évoque immanquablement les BD de Tardi, avec ses grosses lunettes, son melon et son grand manteau. Les apparitions furtives de Doc Savage ou de Superman (dans une version, il est vrai, un peu customisée) sont habilement orchestrées par Gess, qui se tire bien de ce métissage graphique assumé. Tout comme d’ailleurs, il utilise avec malice les portraits des personnages historiques.

Et puis, bien sûr – inévitablement – on songe à La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, du non moins extraordinaire Alan Moore. Mêmes emprunts à la littérature populaire, mêmes clins d’œil à l’Histoire avec un grand H, le cousinage est indéniable. Au point que les esprits chagrins pourraient y voir comme une version yéyé d’un grand succès anglo-saxon.
Heureusement, Colin et Lehman y amènent leurs propre folies imaginatives, leurs propres cultures, et l’on sent la tentation quasi métaphysique qui point et augure d’une suite des plus prometteuses.

Gess, quant à lui, a su trouver un juste milieu dans son graphisme, évitant de se laisser asservir par des référents visuels qui auraient rapidement pu devenir encombrants, sans non plus se laisser écarteler par le mélange des genres. Il assure ainsi
un beau travail de cohésion graphique.

Reste que cette Brigade Chimérique remplit son contrat. Intrigante et originale, répondant aux vieilles obsessions de Serge Lehman sur ce rendez-vous manqué de la France avec les genres de l’Imaginaire et entrant, de fait, dans cette métafiction qui plaît tant à Fabrice Colin, il n’est pas étonnant de voir ces deux-là prendre un plaisir manifeste à l’exercice. Plaisir pour l’instant partagé de notre côté.
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - Chronicart
Posté 29 octobre 2009 -

Il y a deux tendances lourdes dans la science-fiction de ces dernières années : l'uchronie, qui développe des passés et des présents alternatifs, et la réactivation des mythes (dieux, légendes, superhéros - cf. par exemple le métaréflexif Livre de toutes les heures d'Hal Duncan). Serge Lehman a bien capté ces tendances, et s'en fait l'écho dans La Brigade Chimérique, qu'il scénarise avec Fabrice Colin. Dans la lignée des Watchmen et d'American gods (Neil Gaiman), entre autres, il s'interroge sur le degré de réalité que contiennent les mythes, et sur l'influence qu'ils exerceraient s'ils étaient davantage qu'un produit de l'imagination - des êtres de chair.

Car les mondes fictifs sont des mondes possibles, et l'existence de récits qui les rapportent leur donne un certain coefficient de réalité. Même s'ils n'ont pas été actualisés, ils existent à la marge du monde réel, dans des branches temporelles parallèles. L'uchronie (« l'autre temps ») consiste à les parcourir. […] Quelque part à la lisière du monde que nous connaissons, il y en a un qui lui ressemble, et qui n'a rien à voir.

C'est ce type de fantaisie, improbable mais cohérente, irréelle mais réaliste, que parcourt La Brigade chimérique. Dans un Paris de 1939 au bord de la guerre, Frédéric et Marie Joliot-Curie dirigent l'Institut du Radium, qui accueille les victimes d'armes chimiques et radioactives de la Grande Guerre ; des mutants aux capacités inouïes, dont le monde ne sait que faire. Ces rejetons de la « superscience », qui bouleverse notre maîtrise de la matière et s'apprête à accoucher de la bombe A, posent la question du statut des surhommes : doivent-ils se mettre au service de l'humanité, et défendre un idéal de justice ? Ou se réunir et couper les ponts avec le stade inférieur de l'évolution, pour inaugurer une nouvelle ère historique ? La querelle entre le Professeur Xavier et Magnéto a quelque chose d'intemporel.

La Brigade chimérique est une excellente « BD-feuilleton », très marquée par les pulps et les histoires de super-vilains des années 30, qui bénéficie du remarquable travail d'illustration de Gess, influencé pour sa part par Mike Mignola.

On fera tout de même un petit reproche : l'ensemble est trop court, au vu de la richesse du récit.

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - Fantasy au petit déjeuner
Posté 12 octobre 2009 -

Projet à moitié fou né des cerveaux féconds de Serge Lehman et Fabrice Colin, ce comics à la française fait déjà beaucoup parler de lui.
Serait-il possible, qu'en notre belle contrée, nous ayons enfin droit à une oeuvre digne de l'héritage d'Alan Moore et de Jack Kirby ?

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - geekinc.fr
Posté 12 octobre 2009 -
La Brigade chimérique est un récit ambitieux, érudit et mystérieux, construit sur le mode du feuilleton, avec des héros dont les origines sont issues du cinéma ,de la littérature ou de l’Art du début du XXème siècle. Histoire solide, aux enjeux multiples qui passionnera les amateurs de la LGE, de Hellboy mais également bien d’autres…
 
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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade Chimérique - Bodoï
Posté 03 novembre 2009 -

Ce troisième tome d’une des séries les plus enthousiasmantes de la rentrée boucle un premier cycle prometteur. En effet, les bases sont posées pour une confrontation entre les forces du Bien et celles du Mal des plus palpitantes. L’idée d’exhumer d’anciens héros de la fiction européenne aujourd’hui oubliés (Le Nyctalope notamment) re-crée une mythologie fascinante, qui n’a rien à envier à celle développée par la bande dessinée américaine. Et mélanger ces figures avec le monde réel de la science et de l’art de l’entre-deux guerres fonctionne à merveille, pour composer un univers solide et riche. Le trait façon Mignola de Gess donne à l’ensemble la patine fantastique adéquate. La Brigade chimérique était le comics à la française que tout le monde attendait. Il est là, ne passez pas à côté.

À l’Est, le Docteur Mabuse impose peu à peu son règne de terreur, sous couvert de progrès scientifiques. À Paris, un homme aux pouvoirs mystérieux enquête sur sa vraie nature, aidé en cela par les époux Joliot-Curie. Il va découvrir qu’il porte en lui la Brigade chimérique, légendaire protectrice de la France, qui va devoir reprendre du service.

Benjamin Roure  

 

 

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique III - Rom51
Posté 30 octobre 2009 -

L'oeuvre est toujours aussi passionnante, foisonnante, brillante - de qualité à tous les niveaux : scénario, dessins et même finition, bel ouvrage cartonné au format idéal. Bref une fois de plus, La Brigade Chimérique transforme l'essai avec ce troisième tome et prouve qu'il y a donc bien une place pour des comics français sur le marché (je serai d'ailleurs curieux de voir quel accueil serait fait à cette BD aux USA, si elle devait un jour être traduite dans la langue de Stan Lee...).

[…]

On ne peut être qu'admiratif devant l'équilibre entre introspection, développement des personnages et de l'univers et scènes d'action (élément que l'on attend forcément dans un comic, fut-il français !). À ce titre, le combat de la Brigade contre la Xénobie est à la fois classique (il faut protéger la ville d'une entité inconnue) et surprenant (une conclusion bien plus fine que prévue et surtout mettant à profit la psychologie et les pouvoirs d'un des éléments de la Brigade).
[…]

La dernière case de ce tome 3 de La Brigade Chimérique est un chef d'oeuvre de composition et de symbolisme, à vous en coller des frissons partout - sans doute les mêmes que ceux que peuvent éprouver des Américains devant une image magnifiée de leur Captain America.
On espère la suite de l'oeuvre au plus tôt…

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique III - ActuSF
Posté 20 octobre 2009 -
Ce troisième album confirme, s’il en était besoin, l’équilibre que les auteurs cherchent, et parviennent, à mettre en place dans cette série : raconter une histoire d’aventure inspirée des feuilletons de la première moitié du XXème siècle, avec ces super héros européens aux prises avec le Mal sous toutes ses formes, tout en lui ajoutant un aspect métaphysique cher à Serge Lehman. Ainsi, Jung et ses théories sur la conscience collective entrent en scène dans le quatrième épisode, pour notre plus grand plaisir intellectuel. On ressent un vertige délicieux devant la mise en scène de ces théories, dont l’utilisation en science fiction n’est certes pas nouvelle, mais garde un potentiel génial parfaitement exploité ici.

Cet épisode est donc celui des explications
, avec en conséquence un rythme moins soutenu que les précédents. Cependant, les variations graphiques de Gess et Bessonneau impriment une dynamique visuelle qui vient contrebalancer le calme relatif du récit. Relatif, car la fin de l’épisode offre son lot d’action, avant d’enchaîner sur un cinquième épisode plus traditionnel et mouvementé, où la Brigade chimérique, désormais rétablie dans son rôle de protectrice du Bien, s’illustre de nouveau.

Précisons pour finir que la qualité graphique est toujours au rendez-vous, aussi bien dans le dessin, le découpage et la colorisation. Gess et Bessonneau varient les procédés pour conférer une certaine originalité à un trait qui se veut fidèle à l’esprit comics d’antan. Un mix entre modernité et classicisme en parfaite adéquation avec le scénario.

Idées et divertissement se mêlent donc agréablement dans ce troisième volume, à l’issue duquel une partie des mystères entourant la Brigade est éclaircie.
On imagine que les suivants vont se focaliser sur le combat qui se prépare entre le docteur Mabuse et le Nyctalope (que l’on a peu vus dans ce tome), et dans lequel la Brigade chimérique jouera, à n’en pas douter, un rôle central. À la moitié de la série (elle doit comporter six tomes), on est donc totalement séduit et accroché par cette histoire, et les délais de parution, qui devraient s’allonger un peu, risquent de mettre notre patience à rude épreuve...
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - ranatoad.blogspot.com
Posté 12 octobre 2009 -
Magnifique projet que La Brigade Chimérique, scénarisée par Serge Lehman et Fabrice Colin (tous deux romanciers du fantastique, hommes d'expérience et de passion) dessinée par Gess et colorisée par Céline Bessonneau : créer une histoire, un monde, qui nous dévoilerait dans une uchronie très sérieuse ce qu'aurait été la France de l'entre-deux-guerres vue à travers le prisme des super-héros.
Le dessin est parfait, l'histoire est haletante et pulp au possible, les auteurs ont su réussir exactement ce qu'ils semblaient vouloir faire : une transposition française des comics américains, située à une période française qui donnerait toute son identité à l'histoire, prouvant qu'elle n'est pas qu'une transposition.
Lehman et Colin nous font ainsi découvrir nombre de personnages de la littérature fantastique européenne, oubliés pour la plupart, et qui savamment glissés dans l'intrigue passeraient pour avoir été inventés sur l'instant.
Une grande et belle oeuvre que l'on a hâte de pouvoir découvrir dans son intégralité, et qui fait du bien : il y a longtemps que l'on attendait un comics à la française de cet acabit.
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - Page des libraires
Posté 09 octobre 2009 -
La bd, les comics et la tradition perdue du feuilleton populaire enfin réconciliés : bienvenue dans les années 1930, celles du Dr Mabuse et de La brigade chimérique.

Pourquoi n'y a-t-il pas de super-héros en Europe? Même si les spécimens américains ont toujours été bien accueillis de ce coté-ci de l'Atlantique, la France ou plus largement l'Europe continentale, n'a jamais vraiment osé créer les siens. Les héros qui auraient pu leur donner naissance (Le Passe-muraille, Félifax, le Nyctalope,…) ont pourtant peuplé les pages de la littérature populaire d'avant-guerre…
Tous ou presque ont disparu au lendemain du second conflit mondial. C'est le mystère de cette disparition, de cette amnésie collective, que se propose d'élucider la Brigade Chimérique. Et c'est donc de la plume de Serge Lehman, assisté par Fabrice Colin, et sous les pinceaux de Gess, que naissent enfin les "hommes superscientifiques", super-héros perdus du vieux continent. Apparus sur les champs de bataille de 14-18, dans le souffle des faz et des armes à rayons X, ils dominent, sous la figure tutélaire de Marie Curie, une Europe à la veille de tomber sous la coupe des totalitarisme qui ont marqué le XXe siecle. Car depuis Metropolis, nichée au coeur de l'Europe centrale, le Dr Mabuse allié àl'Italien Gog et à l'espagnol La Phalange, prétend contrer les communistes de Nous Autres en annexant Prague…
Outre la situation politique, les auteurs s'attachent à restituer l'effervescence artistique, culturelle et scientifique d'entre-deux guerres.

Le considérable travail documentaire est également sensible dans la contribution de Gess, à ce titre essentielle, puisque au-delà du graphisme librement inspiré par certains comics américains, le dessinateur a su développer une esthétique résolument pulp, mais parfaitement imprégnée de celle de l'époque. Et bien qu'aujourd'hui pour la plupart oubliés, les héros de La Brigade Chimérique nous semblent si familiers qu'on entre avec eux dans cette histoire érudite comme on accepte une évidence, enfin prêt à remonter avec les auteurs au traumatisme qui, au coeur du XX° siècle, a dépossédé l'Europe de ses surhommes.


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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - lataniereduchampi.over-blog.com
Posté 14 octobre 2009 -
Amateurs de super-héros, de steampunk, de Jules VERNE, d'Histoire, d'histoires, de l'esprit qui anima les feuilletonnistes du début du XXième siècle... cette bande dessinée est faite pour vous !

La Brigade Chimérique plonge dans les origines des super-héros européens, issus des cerveaux féconds et des imaginations débordantes d'une multitude d'auteurs.
Serge LEHMAN, initiateur du projet, décrit avec passion et détails cette histoire au long cours nourrie d'anecdotes et de grands noms.
Fabrice COLIN, auteur protéiforme passé par la case "jeux de rôles", lui prête main-forte.
GESS, dessinateur dynamique et dynamisant, met le tout en images, jouant des textures avec un talent certain pour les superpositions déroutantes ou le dépouillement incisif.
Céline BESSONNEAU y appose des couleurs toujours justes mêlant ambiances puissantes et "côté rétro".
[…]
Du grand art, donc, qui donne envie, outre de visiter en long, large et travers le riche site internet, et de lire les prochains tomes dès qu'ils sortiront du néant, de découvrir le riche foisonnement littéraire de ces oeuvres nées dans des temps troublés - l'entre-Deux Guerres - et sur lesquelles le temps a passé l'éponge de l'amnésie.

Champimages dans tous leurs états !
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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade Chimérique - Sud-est.com
Posté 03 novembre 2009 -

Nouvelle étape dans le projet fleuve initié par le duo d’auteurs SF formé de Serge Lehman et Fabrice Colin avec la complicité de Stéphane Gess - graphiste tout juste échappé de « Carmen McCallum » (Delcourt) - et de la coloriste Céline Bessonneau. Lehman et Colin ont convoqué le ban et l’arrière ban de la littérature fantastique européenne des années 20 pour livrer un récit extrêmement référencé mais jamais empesé, sous une forme empruntant tant au feuilleton classique - façon pulp - qu’aux comics américains. Les deux hommes ont découpé « La Brigade Chimérique » en six tomes regroupant chacun deux épisodes. « L’homme cassé » et « Bon anniversaire, docteur Severac ! » livrent chacun leur quota d’informations sur Séverac et la Brigade, mais aussi sur George Spad, jeune femme énigmatique hantée par des voix mystérieuses. Gess se glisse dans l’imaginaire de l’époque, flirte avec l’art de Mike « BPRD » Mignola, use de la grammaire graphique des super-héros tout autant que de l’art contemporain. Et parvient ainsi à unifier un récit qui emprunte à des univers littéraires hétéroclites. Enthousiasmant.

Chronique de Philippe Belhache

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade Chimérique - Komic Strips
Posté 03 novembre 2009 -

Scénariste de nombreux romans de science fiction, Serge Lehman s’est penché sur le monde du 9e art depuis 2007, avec l’apparition de séries comme La saison de la coulœuvre ou encore Thomas Lestrange, parus chez l’éditeur nantais L’Atalante. Voici son nouveau projet, aux côtés de Fabrice Collin, déjà connu pour sa prestation sur Tir Nan Og, notamment. La brigade chimérique est d’ores et déjà prévue en 6 tomes, avec un rythme de parution très rapproché : les trois premiers volets sortiront sur 3 mois, de quoi permettre au lecteur de mieux se fondre dans cet univers. Le récit nous narre la manière dont des super héros européens (et oui ils ne sont pas qu’américains) se retrouvent dans une aventure étonnante, où leur sort va être remis en cause. Découpé en deux parties, ce tome offre un prologue extrêmement intéressant, ainsi qu’un premier chapitre bien pensé. On ne peut toutefois s‘empêcher de rapprocher cette histoire, des œuvres d’Alan Moore comme Watchmen ou La ligue des gentlemen extraordinaires. Il y a pire comme compliment… Pour assurer la partie visuelle, la tâche est confiée à Gess, le dessinateur ayant inventée la jolie Carmen Mc Callum ! Dès les premiers phylactères, on comprend pourquoi celui-ci a laissé sa place sur la série, car le style dévoilé est très différent. Clairement influencées par Mike Mignola et ses encrages appuyés, certaines planches pourraient faire penser à Hellboy, mais avec un trait plus fin et un encrage moins présent. Au-delà des inspirations, prestigieuses cela va sans dire, La brigade chimérique laisse de grands espoirs et confirme amplement dans les deux albums qui suivent. Plus que trois volumes pour découvrir la fin de cette étonnante aventure !

Mickaël

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - comicsmarvel.blogspot.com
Posté 03 novembre 2009 -
L'Atalante, puisqu'il s'agit de cet éditeur, a bien fait les choses : élégantes hardcovers, papier glacé, carte avec infos sur les personnages en début et fin de chaque tome. Même la quatrième de couverture est soignée, avec illustration et résumé pour chaque épisode. Au final, sur les trois volumes, je n'ai trouvé qu'une méchante erreur de concordance des temps et un petit décalage, sur une case, au niveau du lettrage. Autant dire rien du tout en comparaison de certains sagouins de l'édition. Une belle aventure, profondément et intelligemment ancrée dans l'Histoire et les légendes du Vieux Continent.
Trois volumes de La Brigade Chimérique étant déjà parus, intéressons-nous un peu à cette ambitieuse série française qui revisite habilement les grands mythes de la littérature populaire. Au coeur des alpes autrichiennes se dresse la ville secrète de Metropolis, future capitale des surhommes du Dr Mabuse. Ce dernier a réuni l'essentiel de la communauté surhumaine. Il y a le Nyctalope, puissant protecteur de Paris, et son allié, l'aviateur anglais plus connu sous le pseudonyme d'Accélérateur. Il y a également les mécanoïdes soviétiques, dont l'un abrite Irène Joliot-Curie. La Phalange, un ancien officier de l'armée espagnole et Gog, l'homme le plus riche d'Europe, tout deux alliés de Mabuse, sont aussi présents. Le docteur annonce ses vues à l'Est. Il compte étendre son emprise hypnotique sur Prague. Puis Dantzig. Car qui mourrait pour Dantzig ? Une fois rentrée en France, Irène va retrouver une vieille connaissance : Jean Séverac, un médecin que sa mère a soigné pendant 16 ans, alors qu'il était dans le coma. Ensemble, ils vont découvrir les secrets de l'institut du Radium. Pourquoi Marie Curie a-t-elle confié Paris au Nyctalope alors qu'elle disposait de la toute puissante Brigade Chimérique ? Quelles terribles menaces se cachent derrière la superscience ? Qui ment ? Qui tire les ficelles ?(...)
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique III - Planete BD
Posté 13 novembre 2009 -
Avec l’arrivée de ce nouveau volet, La brigade chimérique prend véritablement son envol. Les personnages étaient assez nombreux au début et leur rôle restait encore à définir. C’est désormais chose faite, avec ce tome centré autour de Jean Séverac, l’ancien médecin militaire qui héberge dans une dimension parallèle de son esprit (la chambre ardente), les chimériques !
Le scénario qui nous laissait volontairement de nombreuses ellipses jusqu’ici se fait plus clair, plus compréhensible aussi pour le quidam. Cela apporte un regain d’intérêt pour la série qui, à mi-parcours, nous promet de belles choses pour les tomes futurs. Les rebondissements sont nombreux, bien amenés… voir à chaque fois la Brigade chimérique en action est un véritable plaisir.
Les menaces mettant en danger notre monde sont à chaque fois de plus en plus grandiloquentes. Dans ce sens, la série reste toujours aussi proche de La ligue des gentlemen extraordinaires. Mais contrairement à cette inspiration indéniable, La brigade bénéficie d’une narration plus vive. Gess nous impressionne toujours autant avec son coup de patte « mignolesque » affirmé et travaillé. L’ancien dessinateur de Carmen McCallum ne surprendrait pas en participant à BPRD ou Hellboy dans les années à venir.
La brigade chimérique est un projet ambitieux, français et travaillé… n’hésitez pas à encourager un tel projet !
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - Du9
Posté 03 décembre 2009 -
Si Lehman et Moore ont un point commun, c’est leur grande culture pouvant structurer un univers fictionnel profondément référentiel sans tomber dans l’anecdote, pour au contraire sous tendre une réflexion et/ou une théorie sur l’histoire du domaine artistique qu’ils explorent.

[…]


Reste que pour l’instant cette série s’offre comme la plus crédible des tentatives et surtout la plus réussie en la matière. Serge Lehman s’est entouré de personnes sachant accompagner ce projet, se plier au genre et à ses codes. Les reproches adressés à Gess comme quoi il ferait du Mignola restent eux aussi caricaturaux. Ici la manière de Gess est surtout au diapason du projet de Lehman qui se ramifie jusque dans sa production et aurait pu aller jusqu’à sa publication en kiosque sous forme de fascicules si cela n’avait pas été impossible financièrement.

Si La Brigade Chimérique apparaîtra peut-être comme la première bande dessinée francophone de super-héros réussie, je note pour ma part qu’elle apparaît en tant qu’uchronie dans un genre aujourd’hui difficilement perçu autrement que comme une mythologie. Dans les années 60 et jusqu’au milieu des années 80, Spiderman ou Daredevil pouvaient être des héros contemporains, en phase avec leur époque et son actualité, que l’on pouvait s’attendre à voir au coin d’un building. Aujourd’hui, ils sont avant tout des mythes dont on peut donner une version ou travailler d’après un postulat. Le super-héroïsme semble de nos jours du domaine du « what if » généralisé, un domaine merveilleux dont on s’amuse à biaiser, nuancer les codes par exemples, au gré de trouvailles scénaristiques voire graphiques.
La Brigade Chimérique ne sera donc jamais une revanche ou un rattrapage de la bande dessinée et de la science fiction francophone dans le domaine du super-héroïsme, mais bien plutôt — et c’est là sa pertinence — une interrogation féconde sur leur histoire entrelacée.

 

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - Le comptoir de la BD
Posté 03 décembre 2009 -
La Brigade Chimérique ravive les fantasmes liés aux premières expériences sur la radioactivité, met en scène des personnages illustres réels et fictifs et présente des lieux à fort potentiel fantasmagorique […]
La Brigade Chimérique elle-même, dont on ne connait la véritable nature que dans le troisième tome, est un carré de personnages antagonistes pourvus de super pouvoirs : la vie et la mort, l’humanité et la bestialité.
 
Il est difficile de raconter l’histoire de cette série, dont le style graphique emprunte tout à la fois à l’Art Nouveau et au trait expressionniste de Mike Magnola, convoque Kafka et Nietzsche, Freud et Lacan, et s’inspire et salue les oeuvres de Mürnau, de Fritz Lang, d’Eisenstein, de Klimt… L’équipe des 4 (fantastiques ?) auteurs, Serge Lehman (oui le romancier), Fabrice Colin, Gess (Carmen Mc Callum, c’est lui aux pinceaux) et la coloriste Céline Bessonneau doit passer de bons moments à répertorier et décliner leurs envies de personnages et de situations hommages.
J’ai également trouvé des échos de Watchmen, avec les étranges similitudes dans le personnage de Nyctalope, sorte de Night-Howl protecteur nocturne de la Cité évoluant sur un navire volant (le seul manifestement à pouvoir le faire) doublé de la mégalomanie d’Ozymandias, et Jean Séverac qui dans le sort et l’allure rappelle le Docteur Manhattan, jusque dans l’histoire elle-même où tout comme les Watchmen, la Brigade Chimérique est en réalité de l’histoire passée (elle faisait office de bienfaiteurs qui alimentaient la superstition des soldats pendant la Grande Guerre) et sa réactivation à l’aube de la Seconde Guerre Mondiale ne parviendra peut-être pas à empêcher la déflagration dont pourtant sont issues les nations pacifiées (du moins en Europe) de notre temps.
 
Cette série très française s’apparente également sur son principe à la Ligue des Gentlemen Extraordinaires d’Alan Moore et aurait pu être une oeuvre signée de Neil Gaiman (par ailleurs bon copain d’Alan Moore et de Terry Pratchett…). Il y a pire comme parentée.
Vous l’aurez compris, la Brigade Chimérique est d’une grande richesse d’évoquation, mélange les références et on pourrait s’amuser à parier sur les prochaines apparitions (…)
 
Une oeuvre qui stimule, c’est tellement peu commun que rien que pour ça, jetez vous sur la Brigade Chimérique !

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - L'Indic
Posté 13 novembre 2009 -

Une double page dans L'Indic pour La Brigade Chimérique, rencontre avec les créateurs de cette bande-dessinée...

brigadeindic.jpg

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique III - Elbakin.net
Posté 03 décembre 2009 -
Avec ce troisième volume, les auteurs confirment que leur essai est transformé, nous laissant penser à chaque page un peu plus que nous avons affaire là à un véritable coup de maître. Et tout cela en laissant de côté l'intrigue principale que l'on avait cru voir se dessiner initialement, pour mieux nous faire découvrir la fameuse Brigade donnant son nom à cette BD. Et le pari est réussi. On ne n'ennuie pas une seule seconde pour autant en se concentrant sur la personnalité de Jean Séverac, en explorant sa psyché, son univers.
Finalement, l'épisode suivant nous projette à nouveau dans le feu de l'action, et quel bonheur de (re)découvrir un tel Paris ! On se souviendra longtemps de certaines visions dantesques, pas gratuites pour autant, mais quel plaisir jubilatoire, aussi bien pour nos yeux que pour nos méninges.
Jung ne dirait pas autre chose
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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La brigade chimérique III - BD Gest
Posté 11 décembre 2009 -
La brigade chimérique est un OVNI dans le paysage de la bande dessinée européenne, mais ne dépareillerait pas dans la production américaine. Pour l’une de ses premières incursions dans le monde du 9e art, Serge Lehman n’a certes pas choisi la facilité, tant ses références, quelque part entre Hellboy et La ligue des Gentlemen extraordinaires, mettent la barre très haut. Difficile, en effet, d’afficher des influences si typées sans tomber dans le plagiat ou la mauvaise copie. Mais le scénariste, déjà remarqué pour ses choix audacieux avec La saison de la couloeuvre, s’en sort avec les honneurs… et les félicitations du jury.
 
(…)
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Colin/Boot - Gordo - bandedessinee.info
Posté 20 janvier 2010 -

Un singe parlant, star du music-hall dans l’Amérique des années cinquante, se retrouve au beau milieu des ennuis à cause du journal intime de sa maîtresse. Ambiance polar, multiples clins d’oeil au cinéma noir (on n’est presque pas surpris de croiser Lauren Bacall, Humphrey Bogart ou Frank Sinatra au fil des pages), cet album est une farce agréable. Le scénario conserve son rythme jusqu’à la fin, le graphisme cartoony est des plus originaux. Voilà un album réussi pour la nouvelle collection bd des éditions L’Atalante.

Thomas Clément, lundi 4 août 2008 

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - deslivres.com
Posté 04 décembre 2009 -
L'écrivain d'anticipation Serge Lehman et le scénariste Fabrice Colin sont retournés aux sources des grands maîtres avant l'heure de ce sous-genre que furent Jules Verne, Gaston Leroux, H. G. Wells et Jean Ray pour offrir un comic book à l'européenne fascinant. Dès le postulat de départ, il est recommandé d'attacher sa ceinture pour entrer dans ce parc diablement attractif : au coeur de la boucherie de 14-18, des soldats intoxiqués par les gaz auraient développé des super-pouvoirs et Marie Curie pu étudier le cas très particulier de l'un d'eux. Un homme capable de se diviser en quatre entités, le Dr Serum (un squelette !), un ange, une sculpturale naïade rousse échappée d'une toile de Klimt et... un ours !
 
[…]

Un brassage ébouriffant qui passe au mixeur le Fritz Lang de la période allemande, les aventures d'Harry Dickson, les Surréalistes, Franz Kafka, les serials de Louis Feuillade, Marcel Aymé, les secrets de l'atome... j'en passe et des meilleurs. Une véritable "Ligue des Poilus Extraordinaires" à l'ère de l'Art Déco et du Bauhaus.
Ce n'est pas tout ! Car Lehman et Colin ont trouvé en Gess le parfait metteur en images de leur savant délire. Comme La Brigade chimérique est une boîte de Pandore qui, aussitôt ouverte interdit de décrocher et réclame une suite, le site spécialement conçu pour pénétrer dans son univers permettra de patienter.
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique III - CoinBD.com
Posté 14 décembre 2009 -
Et voilà déjà le troisième volet de cette excellente saga super-héroïque européenne prévue en six tomes. Avec trois tomes parus le dernier trimestre de 2009 et les trois derniers prévus début 2010, on peut difficilement faire mieux au niveau du rythme de parution.

Au niveau du scénario, après avoir levé le voile sur les origines de la Brigade Chimérique lors du tome précédent, ce tome-ci se concentre plus en profondeur sur le passé de Jean Sévérac et sur ce mystérieux groupe de super-héros chimérique de l’entre-deux-guerres qui sommeille en lui. Le rythme de ces deux nouveaux chapitres est assez lent et rien d’exceptionnel ne semble se produire et pourtant, le lecteur reste scotché au fil des pages. Que ce soient les détails de cet univers d’une grande richesse et fourmillant de références multiples, le côté énigmatique de personnages tels que George Spad, le Nyctalope et le Docteur Mabuse ou les liens étranges qui les unissent, tout est vraiment prenant. Au fil des conversations obscures tenues par les protagonistes, l’intrigue imaginée par Serge Lehman et Fabrice Collin prend de l’épaisseur et confirme la qualité de cette saga.

Au graphisme, pour suivre ce rythme de parution assez inhabituel en Hexagone, on retrouve Gess, le dessinateur de "Carmen Mc Callum", dans un style très réussi, qui n’est pas sans rappeler celui du célèbre Mike Mignola.

Une série à ne pas manquer !
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - Geek
Posté 14 décembre 2009 -

L'heure des super-héros européens est arrivée grâce à la Brigade Chimérique emmenée par le romancier Serge Lehman, le récit découpé comme un comic propose de découvrir la vie et l'œuvre de ces surhommes dans l'entreguerre avant leur disparition des mémoires.

Le docteur Mabuse, Nyctalope ou Marie Curie s'en donnent ainsi à cœur joie sur le Vieux Continent déchiré.

Mise en scène par un Gess au trait "Mignolesque", l'aventure est une immanquable du moment.

91% - La brigade des gentlemen extraordinaires.

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - Murmures.info
Posté 04 décembre 2009 -
[…]
Le résultat est tout simplement magnifique.

Chaque livre contient deux épisodes de 28 pages, et, le parti étant pris par les auteurs de faire comme si tout le monde connaissait déjà les personnages, il faut un petit moment (au moins trois épisodes pour ma part) pour commencer à saisir pleinement toute l'intrigue. La présentation des albums est superbe, le format rappelant celui des comics américains, et les couvertures (du livre comme de chacun des épisodes) sont splendides. Le dessin de Gess évolue dans un style un peu comics-vieillot qui colle parfaitement au contexte et tranche avec celui des couvertures, envoyant parfois de véritables claques au détour d'un rêve ou d'une évocation d'un personnage. Pour vous convaincre de la classe de la chose, allez donc faire un tour sur le site internet de la série...

À chaque épisode, le lecteur prend conscience de l'ampleur du concept
: tout y passe, de la physique quantique à la psychanalyse jungienne, du communisme au national-socialisme, des extra-terrestres aux vampires... Mais pourtant on a rarement l'impression d'être largué, signe peut-être que ces super-héros 'made in Europe' n'ont pas complètement disparus de notre mémoire collective.

De la bédé conceptuelle accessible à tout un chacun, qu'il soit fan de comics ou de Fantômas.

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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique - Rom1
Posté 18 décembre 2009 -
C'est donc là une autre des grandes qualités de La brigade chimérique que de jouer avec l'Histoire tout en la respectant, de nous pousser à nous y intéresser par le biais de la fiction (celle-ci a t'elle jamais eu un autre rôle que de nous amener à contempler le réel sous un angle original ?) et au final, de nous permettre de rêver à nouveau sur la base de personnages que l'on espère voir resurgir dans de nouvelles histoires, des spin-off ou des modernisations.
En espérant que la Chambre ardente s'ouvrira à nouveau, libérant ces chimères dont notre imaginaire a grand besoin.
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Gess, Lehman, Colin & Bessonneau - La Brigade Chimérique III - L'Avis des Bulles
Posté 26 janvier 2010 -

Le baron Ceverac semble en proie au doute, sur ses seniments et sur son entourage, depuis le retour de la brigade chimérique. Pourtant Paris est plus que jamais le théâtre d'apparition de créatures en tous genre et la brigade aura fort à faire, tandis qu'un mal bien plus grand et dangereux gronde en Europe. Paris ne sera pas épargné.

Troisième tome pour la Brigade Chimérique, toujours concocté par les excellents Leiman et Colin , qui continuent de nous balader dans un Paris où pullulent des créatures de plus en plus bizarres et où le mystère semble habiter chaque recoin de la ville. Ce tome s'attarde d'avantage sur le baron Ceverac qui voit sa vie se transformer petit à petit depuis le retour de la brigade, il semble tiraillé, il veut comprendre ce qu'il lui arrive et à qui il peut se fier. Vaste entreprise en ces temps troubles où le fascisme et la méfiance commencent à s'emparer de l'Europe. Poutant avec l'aide des Joliot-Curie, il va meiux comprendre son état et enfin l'accepter. les auteurs continuent d'entretenir le mystère sur le rôle que va jouer le nyctalope et sur les évenements qui vont amener à la disparition de tous ces héros. Guess livre comme toujours un excellent travail au dessin même si les décors ne sont pas trop sa tasse de thé. En conclusion, c'est une bande déssinée habitée par une ambiance unique et dotée d'une réalisation sans faille.

 L'Avis des Bulles, Janvier 2010, n° 124.

 

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade Chimérique III - Geek
Posté 26 janvier 2010 -

L'heure des super-héros européens est arrivée grâce à la Brigade chimérique ! Emmené par le romancier Serge Lehman, le récit découpé comme un comics propose de découvrir la vie et l'oeuvre de ces surhommes dans l'entre-deux-guerres avant leur disparition des mémoires. Le docteur Mabuse, Nyctalope, ou Marie Curie s'en donnent ainsi à coeur joie sur le vieu continent déchiré. Mise en scène par un Gess au trait "mignolesque", l'aventure est une immanquable du moment S.F.

Geek n° 4, Novembre-Décembre 2009.

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Gess, Lehman, Colin, Bessonneau - La Brigade Chimérique - PC Jeux
Posté 11 décembre 2009 -

Dotée de dizaines de références à la littérature fantastique, ou à l'histoire en général, La brigade chimérique est une bande dessinée française qui doit compter six tomes. Le troisième vient juste de sortir et nous vous le recommandons chaudement rien que pour sa thématique et son ambiance.

À mi-chemin entre La Ligue des Gentlemen Extraordinaires et Hellboy ces trois tomes possèdent cette petite touche tricolore qui fait la différence.
Quant au style graphique très particulier il n'est pas sans rappeler celui de Mignola tout en donnant un cachet singulier aux images.

Bref une bien belle réussite qui mériterait toutefois un petit peu plus d'action.
Il n'empèche que la thématique et l'ambiance pourraient coller à merveille à un jeu vidéo.

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Colin - Or not to be - Elbakin.net
Posté 02 février 2010 -

   2003, Fabrice Colin a trente ans et vit à Paris. Cette même année, il publie Or not to be chez L’Atalante en collection générale. Roman atypique, Or not to be mélange imaginaire et réalité, avec en toile de fond le personnage de William Shakespeare. La progression de l’intrigue est très particulière, complétement morcelée et décousue. Si cette décomposition peut, de prime abord, perturber, voire rebuter, elle s’avère néanmoins un reflet fidèle de l’évolution psychique du héros retrouvant peu à peu ses souvenirs (ou sombrant définitivement dans la folie, allez savoir…). On pourrait craindre que ce traitement plombe le rythme du récit. Il n’en est rien puisqu’au contraire, cette distillation aide à maintenir le suspense jusqu’au terme du livre par l’ajout ponctuel de nouveaux éléments de compréhension. De même, Fabrice Colin n’a pas choisi la facilité dans sa structure narrative. Très loin du classique roman, il mélange, au contraire, allégrement les genres : des plus formels comme la poésie et le théâtre aux plus innovants que sont le rêve et le script façon cinéma, se permettant un passage par le journal intime et les lettres. Loin d’être un gadget, ce choix retranscrit de manière pertinente la progression du récit et il devient vite évident que Fabrice Colin a su s’adapter, trouver la forme littéraire juste suivant les passages. Cette prouesse est d’autant plus flagrante que le tout forme un ensemble fluide et cohérent, dotant le livre d’une ambiance particulière. C’est peut-être là finalement que réside la magie du livre, dans cette ambiance indescriptible, à la fois trouble et lumineuse, infiniment intime et personnelle. Au mieux, pourrait-on la comparer à celles marquantes du Gormenghast de Mervyn Peake ou de La Forêt des mythagos de Holsdtock. Ce qui est certain, c’est que ce mélange continuel de sentiments contradictoires (joie et tristesse, folie et raison, plaisir et souffrance…) emprisonne rapidement le lecteur dans sa toile. Mais est-ce réellement pour son bien ? En tout cas, l’impact est très fort, à la façon d’un début de noyade entrecoupé de bouffées d’air salvatrices. Au final, Fabrice Colin a pris des risques avec ce livre. Son aspect expérimental, sa structure particulière, son sujet en font un livre difficile, à lire comme à apprécier. Cela explique sans doute pourquoi le livre n’a que peu fait parler de lui à sa sortie. Néanmoins, il s’agit probablement de l’une des plus jolies pièces de la Littérature contemporaine (avec une majuscule) ; une pièce où le talent de l’auteur s’exprime avec brio. En conclusion, il existe probablement trois manières de réagir à ce roman. Soit le lecteur n’est pas d’humeur à fournir un effort suffisant pour rentrer dans le texte et se retrouve devant une succession de scènes incompréhensibles qui lui feront reposer assez vite l’ouvrage. Soit au contraire, il cherche à obtenir le fin mot de l’histoire, à démêler toutes les énigmes, au risque finalement de rester bloqué puisque toutes les réponses ne peuvent être obtenues. La troisième voie fut la mienne – et j’espère la vôtre – puisqu’elle comprend suffisamment de laisser-aller, de crédulité pour simplement profiter des mots et se laisser bercer par cette magnifique pièce. Or not to be est donc à découvrir absolument mais sachez qu’il ne plaira pas forcément.

 

Luigi Brosse, Elbakin.net, 27 janvier 2010.

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Harmonia Mundi
Posté 03 mars 2010 -

L’Atalante est triste de la mort de Bernard Coutaz, décédé vendredi dernier 26 février à Arles. Il était le fondateur d’Harmonia Mundi, une des dernières grandes entreprises indépendantes de production musicale. Il avait aussi créé la maison de diffusion d’éditeurs qui s’occupe de nos livres depuis 1998. Un grand homme de la vie culturelle en France a disparu.

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GPI 2010
Posté 01 mars 2010 -
Le jury du Grand Prix de l'Imaginaire a délibéré ce 27 février 2010.
Tous les Les nominés aux GPI 2010 :  ici

parmis les nominés :
Prix BD 
- La Brigade chimérique (tomes 1 à 3)
de Fabrice Colin, Serge Lehman et
Gess (L'Atalante)
 
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Prix Jacques Chambon de la traduction
- Lionel Davoust pour Immortel de Traci L. Slatton (L'Atalante)

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Posté 23 février 2010 -
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Prix Bob Morane 2010
Posté 22 février 2010 -

Le prix Bob Morane 2010 dans la catégorie "roman traduit" a été décerné à:

En panne sèche 

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Posté 18 février 2010 -

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Posté le 26 février 2010
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Votre dernier Walter Jon Williams frémit, il est sous les étagères de votre libraire préféré qui n’a pas encore le droit de vous [...]
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Homo Vampiris de Fabien Clavel
Posté le 11 mars 2010 par tempsdelivres
Je râle souvent. Comme çà on apprécie mes (rares) moments de bonne humeur:p