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Fakhouri - La brume des jours - Actu SF
Posté 29 avril 2009 -
"Est-ce là le monde des Fées ?" demanda-t-elle ; Le lutin soupira. "Si seulement tu posais de vraies questions..."
Anne Fakhouri s’intéresse aux mythes, particulièrement ceux de l’époque mythique de Merlin et d’ Arthur. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir son propre imaginaire. Avec Le Clairvoyage, puis La Brume des Jours, elle nous fait partager des histoires inspirées et poétiques.
Voyage au pays des fées
Clara, l’héroïne du Clairvoyage, est partie à la recherche de sa tante,
au pays des fées. Mais elle s’est perdue dans la brume. Coincée entre
les mondes, elle a été recueillie par un couple de vieilles gens
sympathiques et excentriques qui traquent les cauchemars. Le temps
s’étire et chaque jour répète le précédent.
Pourtant, il lui faut bien reprendre le chemin lorsque les cauchemars
envahissent les brumes... Elle doit rechercher son ami tué par un
dragon, retrouver les siens et achever des quêtes pour les fées. Dans
ce monde à l’envers, où l’on marche sur les nuages, où les morts
dansent dans l’ombre et où les sirènes tombent amoureuses, elle devra
tracer son chemin, créer son destin si elle veut aller au bout du
Clairvoyage et s’accepter.
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Fakhouri - La Brume des jours - L'écran Fantastique
Posté 20 mai 2009 -
La Brume des jours, d'Anne Fakhouri, est la suite de l'envoûtant Clairvoyage, où, entre rêves et cauchemars, la jeune Clara poursuit son exploration initiatique d'un univers très différent du monde rationnel. Un récit lewiscarrollien, la poésie en plus.
Jean pierre Andrevon et Claude Ecken, L'écran fantastique, mai 2009
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Fakhouri - La Brume des Jours - Librairie Libellune
Posté 22 avril 2009 -
Le Clairvoyage et La Brume des Jours
Voici un roman que je ne suis pas prête d’oublier. « Le Clairvoyage » est l’histoire d’une petite fille qui découvre peu à peu un monde parallèle, complètement invisible aux « incroyants »(ceux qui ne croient pas aux fées). Dans cet univers, dont la fine frontière qu’il partage avec notre monde est poreuse, cohabitent fées, êtres fabuleux et légendaires. Tout ceci pourrait être parfumé à la rose et rester gentillet, mais détrompez-vous. Le texte d'Anne Fakhouri est un pur conte de fées, riche de symboles et références mythologiques. Au centre de son roman, cette fille, Clara, vient de vivre un grand malheur ; peu à peu face à sa douleur, elle découvrira qu’elle est « réceptive » à un autre monde, étrange et ambigu. Les fées n’y sont pas bienveillantes, l’auteure entretient un malaise permanent face aux êtres que le lecteur rencontre au fil des pages.
Lorsque j’ai fermé le premier volume de cette histoire, je me suis empressée d’ouvrir le deuxième, arrivé tout neuf, fin mars. Dans « La Brume des Jours », la suite, tout se complique. Après l’apprentissage du Clairvoyage, c’est le chemin, un chemin qu’on pourrait qualifier d’initiatique, que mène Clara aux côtés de ses amis. En acceptant une mission périlleuse, elle doit s’enfoncer dans le monde du Petit Peuple, prendre de graves décisions, faire des choix.
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Fakhouri - Le Clairvoyage - ActuSF
Posté 03 décembre 2008 -
"Et toi, la fille aux yeux sans aventure, sais-tu qui arrive en ce soir exquis ?"
Anne Fakhouri est une passionnée de la littérature de l'imaginaire. Elle connaît tout du mythe d'Arthur et des légendes de cette époque. Avec Le Clairvoyage, elle commence à coucher sur le papier toutes les aventures qui lui trottent dans la tête.
Écartelée entre deux mondes
Clara a toujours vécu dans un monde purement scientifique. Chaque chose avait une explication logique, une cause et un effet. Toutefois, lorsque son père et sa mère meurent dans un accident de voiture et qu'elle est confiée à des parents qu'elle ne connaît pas, elle découvre rapidement que l'univers ne se résume pas à la science.
Déjà, être suivie par un corbeau messager est une chose étrange. Mais quand en plus elle croise un chasseur de fées, des fantômes et des tableaux qui bougent, elle ne sait plus qui croire ni où se situe la réalité. Et à la fête de la Saint-Jean, elle est entraînée jusqu'au royaume des fées...
Pourtant, Clara est une fille posée, intelligente et en avance sur son âge. Face au chaos qu'est devenue sa vie, elle sent qu'elle se doit de réagir, de ne pas se laisser berner par les gens qu'elle rencontre. Sauf peut-être si l'Amour s'en mêle ?
Un livre qui vous transporte...
Ouvrir Le Claivoyage, c'est plonger dans un univers tendre et drôle, une féérie qui n'arrête jamais de nous surprendre. À chaque page, l'auteure nous étonne et nous entraîne un peu plus loin dans son imaginaire foisonnant.
Tout peut arriver - et tout arrive - dans cette histoire, mais avec une logique, une fluidité qui rend les choses évidentes, inéluctables. Clara nous prend par la main pour visiter cette ville peuplée de gens à part, différents mais si semblables au fond à tellement de personnes qui nous entourent. Ils semblent fous, mais en réalité ils ont leur propre chemin qu'ils nous invitent à suivre, comme l'héroïne.
Mais plus profond qu'il n'y paraît
Au-delà de la simple écriture fantastique, Anne Fakhouri nous confronte à une foule de peurs, nous force à faire face à des questionnements sérieux et profonds, ceux de l'adolescence et de la mort. Clara a subi une fracture dans sa vie, la perte de ses parents. Le cocon de l'enfance s'est brisé autour d'elle, la laissant exposée sans défense au monde adulte. Et c'est toute cette douleur, cette impuissance qui ressort du texte, comme un appel au secours.
Privés du filtre du foyer familial, les événements, les gens et les lieux deviennent étranges, se transforment. Des monstres et des créatures incroyables surgissent, reflets de l'incompréhension de la jeune fille. Un grenier se transforme en salon de thé pour fantômes, une fête de la Saint-Jean devient un sabbat féérique...
Ce texte est destiné à un public adolescent, capable d'apprécier la justesse de ton et la vision claire de l'auteure. Il ravira tous ceux qui apprécient d'oublier pendant quelques heures leur quotidien en parcourant un monde merveilleux et très bien décrit.
Jean Rebillat, ActuSF, 18 novembre 2008
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Fakhouri - Le Clairvoyage - Librairie Critic
Posté 18 mai 2009 -
Une excellente surprise !
Après les sympathiques Le Mystère Olphite et Graal du Gobelin, la collection du Maedre de l'Atalante passe la seconde avec Clairvoyage, un joli petit roman de 250 pages d'Anne Fakhouri. Son premier.
Autant le dire d'emblée, il s'agit aussi du premier roman TOTALEMENT INDISPENSABLE de cette collection !
Illustré par une superbe couverture de Sarah Debove ( cf Thomas Lestrange ), le premier roman d'Anne Fakhouri peut se targuer d'être la bombe de fin d'année en fantasy jeunesse. Un superbe roman qui aurait tout autant pu être écrit par Gaiman ou Clive Barker ( et sa série Abarat ).
Seulement voilà, il est écrit par une jeune auteur française et c'est tant mieux ! Car si on pense à l'univers de ses deux grands auteurs, celui de Fakhouri n'a rien à leur envier par sa richesse, la tendresse que l'auteur porte à ses personnages ou encore sa plume enchanteresse.
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Fakhouri - Le Clairvoyage - Phénix web
Posté 09 juin 2009 -
Clara n’a que 12 ans quand ses parents meurent dans un accident de voiture. Le corbeau lui avait annoncé cette mort mais Clara, au nom du carthésianisme scientifique de son éducation, a négligé les « signes ».
Elle est confiée à son Oncle Antoine, doux illuminé, et sa femme, Bébé, une peintre mystérieuse que Clara met des jours à rencontrer.
Entre le fils d’une des sœurs de Bébé, les deux sœurs de celle-ci et leur esprit fantasque, Clara va découvrir les fantômes de ses ancêtres et le monde des fées, surtout quand celles-ci enlèvent Bébé…
C’est la période si difficile du passage de l’enfance (le rêve, l’espoir) à celle de l’adolescence qui nous est exposée.
D’autant plus cruelle que Clara doit à la fois grandir, perdre certaines illusions et faire le deuil de ses parents. Alors, se réfugie-t-elle dans une forme de vie rêvée ? Parfois, on ne repère pas la limite entre les rêves et la « réalité », si elle existe.
On a envie de protéger cette encore petite fille qui affronte ses peurs (le noir, la solitude, l’inconnu, les fantômes, le passé), vit ses rêves (une famille, un premier amour, un avenir) et confronte le tout aux mondes des adultes qui eux-mêmes sont doubles.
- le monde du scientifique comme celui de ses parents qu’elle ne veut pas renier,
- et celui des fées, qu’elle cherche à apprivoiser, à la fois pour en faire partie mais aussi pour en avoir moins peur. Car les fées ici ne sont pas toutes de bonnes marraines.
Laquelle des Clara va gagner le combat ? On le saura peut-être dans le volume suivant.
Véronique De Laet, Phénix Web, 12 mai 2009
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Fakhouri -Le Clairvoyage - nooSFere
Posté 12 novembre 2008 -
« Tu as des yeux sans fonds, Clara ! Tu as les plus beaux yeux que j'aie jamais vus. Ma marraine appelle ça les 'yeux sans aventures'. Ce sont des yeux très rares. Ce sont des yeux de clairvoyage.
- Clairvoyance, rectifia Clara malgré elle. Le bon mot est clairvoyance.
- Clairvoyage... Tu as des yeux prêts à observer les plus belles légendes. » (p.169)
A la mort de ses parents, la petite Clara se découvre une famille d'excentriques qui évoluent au milieu de fées et de fantômes...
Inutile de résumer davantage l'étonnant parcours de Clara : vouloir en décrire les étranges rencontres et les insolites péripéties serait un exercice vain, bien incapable de rendre justice à ce merveilleux récit et à l'émotion qu'il suscite. Autant résumer Alice au pays des merveilles par « une petite fille fait un rêve bizarre » plutôt que d'essayer d'en expliquer l'intérêt à quiconque ne connaîtrait pas cette œuvre.
Ajoutons une référence au
Songe d'une nuit d'été
de Shakespeare, en raison de certains des protagonistes - la reine
Titania, ou Puck, peu joyeux ici puisqu'il apparaît d'abord sous leSi l'on évoque d'emblée le conte cultissime de
Lewis Carroll, il ne s'agit pas d'un hasard. Sans que les deux
histoires aient de réelles ressemblances, le récit d'Anne Fakhouri
réussit comme Alice à maintenir sans chuter le difficile équilibre
entre nonsense et raison, entre absurde et logique, entre onirisme et
réalisme. Chaque chapitre oscille ainsi entre fantaisie, drame, farce
et mystère, sans jamais perdre le lecteur dans cet univers fantasque où
Clara sert de guide et de fil conducteur. Rares sont les récits de ce
type qui ne basculent pas vers une lourde et ennuyeuse confusion et il
faut donc insister sur le talent de l'auteur qui en fait au contraire
un conte initiatique lumineux, aussi joli et espiègle que
l'illustration de Sarah Debove.
Ajoutons une référence au Songe d'une nuit d'été
de Shakespeare, en raison de certains des protagonistes - la reine
Titania, ou Puck, peu joyeux ici puisqu'il apparaît d'abord sous les
traits d'un maléfique corbeau - , ainsi qu'en raison de la grâce
magique de ce récit malicieux et virevoltant, empreint de poésie.
La saveur de ce Clairvoyage
est telle qu'on aimerait en lire à voix haute chaque épisode face à un
public enfantin : nul doute qu'on capterait immédiatement leur
attention et qu'on susciterait des discussions passionnées, car chacune
des aventures de Clara - en vrac la poup ée qui parle, le service à thé
qui s'ouvre vers une autre dimension, les tableaux qui réveillent les
scènes du passé, la banshie, la sirène... - laisse la voie libre à
l'imagination et à diverses interprétations. Cette richesse potentielle
et une relative complexité promettent de fécondes relectures, à l'image
de l'inépuisable Alice.
Il faudra attendre un second tome, La Brume des jours,
pour connaître le dénouement. Mais d'ores et déjà nous pouvons affirmer
tenir là un roman d'exception qui devrait figurer un jour parmi les
classiques de la fantasy jeunesse.
Pascal PATOZ, nooSFere, 9 novembre 2008
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Fakhouri - La brume des jours - Elbakin
Posté 29 juin 2009 -
Les cauchemars envahissent les brumes. Pour Clara, il n'est plus question de tergiverser : elle doit continuer sa quête et aller au bout de son Clairvoyage, pour, non seulement retrouver sa tante, mais aussi sauver le monde des fées. Clara a bien grandi depuis l'accident qui a vu la disparition de ses parents.
De fait, le ton de cette suite et fin se veut plus mature, plus sombre. Cette rupture a aussi des répercussions sur l'univers du livre puisque l'on passe, en quelque sorte, de l'autre côté du miroir. En effet, si Clairvoyage se déroulait dans une copie conforme de notre réalité où intervenaient tout de même quelques puissances magiques, La Brume des Jours pose ses valises dans un monde entièrement magique, des racines du bois de la Chasseresse aux nuages aux nuages qui planent au dessus de la Montagne en Soupir en n'oubliant pas les planches craquantes du pont gardé par un troll tout sauf sympathique.
Un monde extraordinaire qui rappelle par bien des côtés celui d'Abarat par la richesse, l'étrangeté et l'humour qui s'en dégage. Cette comparaison, déjà vraie dans le premier tome, l'est encore plus dans le second puisque la quête de Clara et de Candy possède encore bien des similitudes. Ainsi, la quête de Clara voit celle-ci se confronter à d'incroyables créatures dans des lieux non moins étonnants à l'image de cette bibliothèque magique qui vole vos souvenirs.
Pas de temps mort, pas de bavardage inutile, Clara enchaîne les épreuves sur un rythme soutenu. Il est temps pour elle de devenir adulte mais plus encore, de s'accepter. La très belle fin n'adoucit pas l'excellence dont fait preuve ce dyptique : on aime Clairvoyage de la première à la dernière page.
Somme toute, La Brume des Jours confirme les bonnes impressions de la première partie, la surprise en moins et nous conforte dans l'idée que la lecture de Clairvoyage n'est rien moins qu'indispensable.
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Fakhouri - La Brume des Jours - Les Chroniques de l'imaginaire
Posté 17 avril 2009 -
Perdus dans la brume au sortir du souterrain, à la merci d'un dragon, Clara et ses compagnons sont séparés. Clara se retrouve chez les Hums, un vieux couple charmant, dont l'épouse a décidé de faire son éducation, en attendant qu'elle retrouve la mémoire. Celle que Monsieur Li semble avoir perdu dans la bibliothèque féerique. Réunis, ils retrouvent grand-tante Coucou dans la chaumière de Baba Yaga.
Ce second opus des aventures de l'enfant de Le Clairvoyage se déroule quasi entièrement dans l'autre monde. Il a néanmoins le même caractère de réalisme dans la description des personnages et de leurs relations, comme de leurs émotions. C'est l'univers des contes et des rêves, mais il y est clairement dit que la mort, la douleur et la défaite existent, s'il est possible de réparer ses erreurs.
C'est une belle histoire, bien écrite, que les parents pourront lire aux enfants, en y prenant autant de plaisir qu'eux, à un autre niveau.
A considérer la richesse d'invention, globale et dans le détail, de ce diptyque, et l'habileté, tout en élégance, du style, jamais pesant, on ne peut que féliciter la jeune auteur, et souhaiter que ces romans originaux trouvent le public et le succès qu'ils méritent amplement.
Mureliane, les chroniques de l'imaginaire, le 14 Avril 2009
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Fakhouri - La brume des jours - Librairie Critic
Posté 18 mai 2009 -
Les cauchemars envahissent les brumes. Pour Clara, il n'est plus question de tergiverser : elle doit continuer sa quête et aller au bout de son Clairvoyage, pour, non seulement retrouver sa tante, mais aussi sauver le monde des fées. Clara a bien grandi depuis l'accident qui a vu la disparition de ses parents.
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Fakhouri - La Brume des jours - Science-Fiction Magazine
Posté 08 juin 2009 -
Clara a fini par franchir la porte pour rejoindre les terres de la
Féerie où, croit-elle, on a emmené sa tante. Les fées sont dans le
coup, mais sur le chemin de Clara c'est tout une succession d'épreuves
qui l'attendent. Que ce soit ce lutin au caractère bien trempé qui
déteste les baisers, l'adorable monsieur Li, la terrible Miramas, la
ménagerie du songe d'une nuit d'été en pleine escapade, une grand-mère
coucou un peu gauche dans ses prédications amoureuses, le chemin qui
mène à tante Bébé ne sera pas de tout repos. Mais Gauvin en chevalier
défroqué semble garantir à cette douce rêveuse le salut qu'elle
attendait, malgré tout ; car ne dit-on pas que l'amour donne des ailes
? Dans des décors entre lesquels se disputent la folie douce d'un Lewis
Carroll et les fantasmes conquérants d'un Tim Burton, Clara fera donc
un double voyage.
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Fakhouri - Le Clairvoyage - Citrouille
Posté 27 avril 2009 -
"Tous les matins, Clara se réveillait avec un mot en tête. La plupart du temps, ce mot faisait partie des événements rassurants et quotidiens qui allaient immanquablement se dérouler, tels que "contrôle", "chocolat" ou "gymnastique". Parfois, lorsqu'un cauchemar était venu la troubler au petit jour, le mot tentait une nouvelle fois de la dévorer et se transformait en monstre, donjon, fossé, noyade ou zéro. Le matin où ses parents partirent en voiture pour rendre visite à leur vieille tante, clara fut réveillée par le mot "corbeau". Elle resta un moment assise dans son lit à essayer de se rappeler quel cauchemar avait pu engendrer un corbeau virevoltant dans son esprit ensommeillé. Il n'y avait pas eu de cauchemar. Il n'y avait même pas eu de rêve qui valût la peine de passer dans le monde réel. Elle fit disparaître promptement le corbeau qui croassait dans son mercredi matin et se leva. En cherchant ses chaussons au pied du lit, elle se souvint de l'histoire que sa grand-tante Coucou lui contait souvent et dans laquelle l'oiseau noir servait d'émissaire à la mort."
"Clairvoyage" c'est le mot que Clara, 12 ans préfère qu'on lui attribue plutôt que "clairvoyante". N'a-t-elle pas raison ? cela sonne mieux, non ? Bref... comme vous devez vous en doutez à la suite du passage que je vous offre en début de cet article, ses parents décèdent, eh oui ! Clara est alors recueillie par son oncle Antoine et sa femme Bébé - bizarre ce prénom, il n'y a pas que le prénom d'ailleurs... vous comprendrez à la lecture du roman, ne vous en faites pas ! Seule dans leur grande maison, elle décide un jour de l'explorer... Et là, Mamma mia : des fantômes !!! Heureusement, Miss Buba est là... sans oublier sa famille... excentrique, et fort "sympathique" ! Heureusement ! Avec tout ce qui attend cette chère Clara... Pour une jeune fille qui ne croit pas aux contes de fées, l'y voilà plongée ! Son deuxième prénom ne serait-il pas Alice ? Le premier roman d'Anne Fakhouri promet un bel avenir... Car les aventures de Clara ne s'arrêteront pas là !
Mélanie Cudel, la soupe de l'espace dans Citrouille, mars 2009
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Fakhouri - Le clairvoyage - Elbakin
Posté 29 juin 2009 -
Une excellente surprise !
Après le sympathique Graal du Gobelin, la collection du Maedre de l'Atalante passe la seconde avec Clairvoyage, un joli petit roman de 250 pages d'Anne Fakhouri. Son premier. Autant le dire d'emblée, il s'agit aussi du premier roman TOTALEMENT INDISPENSABLE de cette collection ! Illustré par une superbe couverture de Sarah Debove, ce roman peut se targuer d'être un des meilleurs romans de fantasy jeunesse que j'ai lu. Un superbe roman qui aurait tout autant pu être écrit par Gaiman ou Clive Barker avec sa série Abarat. Seulement voilà, il est écrit par une jeune auteur française et c'est tant mieux ! Car si on pense à l'univers de ses deux grands auteurs, celui de Fakhouri n'a rien à leur envier par sa richesse, la tendresse que l'auteur porte à ses personnages ou encore sa plume enchanteresse.
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Fakhouri - La brume des jours - Elbakin
Posté 29 juin 2009 -
Les cauchemars envahissent les brumes. Pour Clara, il n'est plus question de tergiverser : elle doit continuer sa quête et aller au bout de son Clairvoyage, pour, non seulement retrouver sa tante, mais aussi sauver le monde des fées. Clara a bien grandi depuis l'accident qui a vu la disparition de ses parents.
De fait, le ton de cette suite et fin se veut plus mature, plus sombre. Cette rupture a aussi des répercussions sur l'univers du livre puisque l'on passe, en quelque sorte, de l'autre côté du miroir. En effet, si Clairvoyage se déroulait dans une copie conforme de notre réalité où intervenaient tout de même quelques puissances magiques, La Brume des Jours pose ses valises dans un monde entièrement magique, des racines du bois de la Chasseresse aux nuages aux nuages qui planent au dessus de la Montagne en Soupir en n'oubliant pas les planches craquantes du pont gardé par un troll tout sauf sympathique.
Un monde extraordinaire qui rappelle par bien des côtés celui d'Abarat par la richesse, l'étrangeté et l'humour qui s'en dégage. Cette comparaison, déjà vraie dans le premier tome, l'est encore plus dans le second puisque la quête de Clara et de Candy possède encore bien des similitudes. Ainsi, la quête de Clara voit celle-ci se confronter à d'incroyables créatures dans des lieux non moins étonnants à l'image de cette bibliothèque magique qui vole vos souvenirs.
Pas de temps mort, pas de bavardage inutile, Clara enchaîne les épreuves sur un rythme soutenu. Il est temps pour elle de devenir adulte mais plus encore, de s'accepter. La très belle fin n'adoucit pas l'excellence dont fait preuve ce dyptique : on aime Clairvoyage de la première à la dernière page.
Somme toute, La Brume des Jours confirme les bonnes impressions de la première partie, la surprise en moins et nous conforte dans l'idée que la lecture de Clairvoyage n'est rien moins qu'indispensable.
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Fakhouri - La brume des jours - Librairie Critic
Posté 18 mai 2009 -
Les cauchemars envahissent les brumes. Pour Clara, il n'est plus question de tergiverser : elle doit continuer sa quête et aller au bout de son Clairvoyage, pour, non seulement retrouver sa tante, mais aussi sauver le monde des fées. Clara a bien grandi depuis l'accident qui a vu la disparition de ses parents.
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Fakhouri - La Brume des Jours - Les Chroniques de l'imaginaire
Posté 17 avril 2009 -
Perdus dans la brume au sortir du souterrain, à la merci d'un dragon, Clara et ses compagnons sont séparés. Clara se retrouve chez les Hums, un vieux couple charmant, dont l'épouse a décidé de faire son éducation, en attendant qu'elle retrouve la mémoire. Celle que Monsieur Li semble avoir perdu dans la bibliothèque féerique. Réunis, ils retrouvent grand-tante Coucou dans la chaumière de Baba Yaga.
Ce second opus des aventures de l'enfant de Le Clairvoyage se déroule quasi entièrement dans l'autre monde. Il a néanmoins le même caractère de réalisme dans la description des personnages et de leurs relations, comme de leurs émotions. C'est l'univers des contes et des rêves, mais il y est clairement dit que la mort, la douleur et la défaite existent, s'il est possible de réparer ses erreurs.
C'est une belle histoire, bien écrite, que les parents pourront lire aux enfants, en y prenant autant de plaisir qu'eux, à un autre niveau.
A considérer la richesse d'invention, globale et dans le détail, de ce diptyque, et l'habileté, tout en élégance, du style, jamais pesant, on ne peut que féliciter la jeune auteur, et souhaiter que ces romans originaux trouvent le public et le succès qu'ils méritent amplement.
Mureliane, les chroniques de l'imaginaire, le 14 Avril 2009
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Fakhouri - Le Clairvoyage - Science & Vie Junior
Posté 22 octobre 2008 -
Anne Fakhouri est une jeune auteure très prometteuse. Dans Le Clairvoyage, on rencontre Clara, 12 ans, qui, après la mort de ses parents, est confiée à un oncle et livrée à elle-même dans une grande maison. Elle y découvre un monde merveilleux, peuplé des fantômes de ses ancêtres, de ses tantes excentriques et de fées voleuses de bébé. Pas facile de s'adapter lorsqu'on a jamais cru à tout cela. Le début d'une grande aventure sur les traces d'Alice au pays des merveilles.
Jérôme Vincent, Science & Vie Junior , octobre 2008, n°229
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Fakhouri - Le clairvoyage - Elbakin
Posté 29 juin 2009 -
Une excellente surprise !
Après le sympathique Graal du Gobelin, la collection du Maedre de l'Atalante passe la seconde avec Clairvoyage, un joli petit roman de 250 pages d'Anne Fakhouri. Son premier. Autant le dire d'emblée, il s'agit aussi du premier roman TOTALEMENT INDISPENSABLE de cette collection ! Illustré par une superbe couverture de Sarah Debove, ce roman peut se targuer d'être un des meilleurs romans de fantasy jeunesse que j'ai lu. Un superbe roman qui aurait tout autant pu être écrit par Gaiman ou Clive Barker avec sa série Abarat. Seulement voilà, il est écrit par une jeune auteur française et c'est tant mieux ! Car si on pense à l'univers de ses deux grands auteurs, celui de Fakhouri n'a rien à leur envier par sa richesse, la tendresse que l'auteur porte à ses personnages ou encore sa plume enchanteresse.
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Fakhouri - La Brume des jours - Science-Fiction Magazine
Posté 08 juin 2009 -
Clara a fini par franchir la porte pour rejoindre les terres de la
Féerie où, croit-elle, on a emmené sa tante. Les fées sont dans le
coup, mais sur le chemin de Clara c'est tout une succession d'épreuves
qui l'attendent. Que ce soit ce lutin au caractère bien trempé qui
déteste les baisers, l'adorable monsieur Li, la terrible Miramas, la
ménagerie du songe d'une nuit d'été en pleine escapade, une grand-mère
coucou un peu gauche dans ses prédications amoureuses, le chemin qui
mène à tante Bébé ne sera pas de tout repos. Mais Gauvin en chevalier
défroqué semble garantir à cette douce rêveuse le salut qu'elle
attendait, malgré tout ; car ne dit-on pas que l'amour donne des ailes
? Dans des décors entre lesquels se disputent la folie douce d'un Lewis
Carroll et les fantasmes conquérants d'un Tim Burton, Clara fera donc
un double voyage.
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Fakhouri - Le Clairvoyage - Citrouille
Posté 27 avril 2009 -
"Tous les matins, Clara se réveillait avec un mot en tête. La plupart du temps, ce mot faisait partie des événements rassurants et quotidiens qui allaient immanquablement se dérouler, tels que "contrôle", "chocolat" ou "gymnastique". Parfois, lorsqu'un cauchemar était venu la troubler au petit jour, le mot tentait une nouvelle fois de la dévorer et se transformait en monstre, donjon, fossé, noyade ou zéro. Le matin où ses parents partirent en voiture pour rendre visite à leur vieille tante, clara fut réveillée par le mot "corbeau". Elle resta un moment assise dans son lit à essayer de se rappeler quel cauchemar avait pu engendrer un corbeau virevoltant dans son esprit ensommeillé. Il n'y avait pas eu de cauchemar. Il n'y avait même pas eu de rêve qui valût la peine de passer dans le monde réel. Elle fit disparaître promptement le corbeau qui croassait dans son mercredi matin et se leva. En cherchant ses chaussons au pied du lit, elle se souvint de l'histoire que sa grand-tante Coucou lui contait souvent et dans laquelle l'oiseau noir servait d'émissaire à la mort."
"Clairvoyage" c'est le mot que Clara, 12 ans préfère qu'on lui attribue plutôt que "clairvoyante". N'a-t-elle pas raison ? cela sonne mieux, non ? Bref... comme vous devez vous en doutez à la suite du passage que je vous offre en début de cet article, ses parents décèdent, eh oui ! Clara est alors recueillie par son oncle Antoine et sa femme Bébé - bizarre ce prénom, il n'y a pas que le prénom d'ailleurs... vous comprendrez à la lecture du roman, ne vous en faites pas ! Seule dans leur grande maison, elle décide un jour de l'explorer... Et là, Mamma mia : des fantômes !!! Heureusement, Miss Buba est là... sans oublier sa famille... excentrique, et fort "sympathique" ! Heureusement ! Avec tout ce qui attend cette chère Clara... Pour une jeune fille qui ne croit pas aux contes de fées, l'y voilà plongée ! Son deuxième prénom ne serait-il pas Alice ? Le premier roman d'Anne Fakhouri promet un bel avenir... Car les aventures de Clara ne s'arrêteront pas là !
Mélanie Cudel, la soupe de l'espace dans Citrouille, mars 2009
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Fakhouri - Le Clairvoyage - Science & Vie Junior
Posté 22 octobre 2008 -
Anne Fakhouri est une jeune auteure très prometteuse. Dans Le Clairvoyage, on rencontre Clara, 12 ans, qui, après la mort de ses parents, est confiée à un oncle et livrée à elle-même dans une grande maison. Elle y découvre un monde merveilleux, peuplé des fantômes de ses ancêtres, de ses tantes excentriques et de fées voleuses de bébé. Pas facile de s'adapter lorsqu'on a jamais cru à tout cela. Le début d'une grande aventure sur les traces d'Alice au pays des merveilles.
Jérôme Vincent, Science & Vie Junior , octobre 2008, n°229
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Fakhouri - La Brume des Jours -
Posté 22 avril 2009 -
Le Clairvoyage, d'Anne Fakhouri
De quoi parle donc Le Clairvoyage ? Clara, 12 ans, vit paisiblement avec ses parents, qui sont d’indécrottables terre-à-terre. Ils lui ont transmis leur rigueur scientifique et la jeune fille passe son temps dans les livres, ou bien à discuter avec sa poupée. Un jour, ses parents meurent dans un accident. Elle est alors confiée à son oncle Antoine et sa femme Bébé. Celle-ci, mystérieuse, ne se montre pas sous le prétexte d’une santé fragile. Dans leur maison, Clara va découvrir des personnages ou des animaux excentriques. Elle semble aussi poursuivie par un corbeau depuis sa plus tendre enfance. Clara aurait-elle atterri à la lisière d’un monde féerique ?
Je ne suis pas un grand fan de littérature jeunesse. Je ne suis pas sûr
d’avoir le recul nécessaire pour apprécier ces livres sans me départir
de mon regard d’adulte. Les mauvaises langues diront que j’ai gardé mon
âme d’enfant, ce qui n’est pas faux, mais cela ne suffit pas toujours…
Je suis plutôt méfiant envers ce type de livres qui peuvent, d’après
moi, tomber dans deux travers opposés : soit une simplification à
l’extrême du langage et/ou de l’intrigue et/ou des personnages ; soit à
l’inverse une tentative « d’adultisation » du jeune public avec des
intrigues très réalistes et plutôt sombres (notez que ces impressions
ne sont pas forcément fondées sur mon expérience mais représentent
plutôt les craintes que je nourris envers le genre).
Le Clairvoyage évite ces deux écueils puisqu’il m’a semblé avoir
vraiment été écrit pour les jeunes autour de 12 ans (c’est l’âge de
l’héroïne) (le « autour » pouvant représenter plusieurs années, je ne
suis pas un expert…). Anne Fakhouri s’adresse véritablement à son
audience. Ce qui ne veut pas dire que l’intrigue est simplifiée, ni le
langage. Mais les préoccupations de l’héroïne et sa vision qu’elle a du
monde ont un accent de vérité qui m’a marqué (sans que je sois capable
de le définir correctement...).
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Fakhouri - Le Clairvoyage - Fantasy.fr
Posté 03 novembre 2009 -
Anne Fakhouri : Voyage au pays de l'écriture
Anne Fakhouri a fait des études de lettres qu’elle a orienté vers le mythe arthurien. Elle a participé à la création d’Actusf, société pour laquelle elle dirige, entre autre, des anthologies. Le Clairvoyage est son premier roman. Avec sa suite, La Brumes des jours, il vient de remporter le GPI du roman jeunesse. Fantasy.fr l'a interviewée à cette occasion.
interview ici
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Fakhouri - Le brume des jours - PhényxWeb
Posté 02 février 2010 -
Clara est partie dans le monde des fées, pour sauver sa tante un peu bizarre. Tante Bébé est punie pour avoir tenté de sauver Clara.
Clara doit gérer la situation ainsi que ses relations avec sa grand-tante « marieuse » qui lui a trouvé son amoureux et un oncle aussi excentrique que le reste de la famille, un chasseur de fées, un chasseur d’humains…
De la grand-tante Coucou au corbeau, le « bestiaire » est bien plus vaste que cela !
Clara doit se battre pour retrouver notre monde et idéalement sans perdre le contact avec le monde des fées, qui n’est visible qu’aux cœurs d’enfants.
Sinon, comme on lit parfois dans la presse musicale : c’est l’album de la maturité. Celui où Clara, en grandissant, voit que tout n’est ni blanc ni noir. Que les choix ont des répercussions, des implications et des promesses pas toujours faciles à tenir. Et l’auteur joue habilement entre ce qui nous est trop souvent présenté comme un monde merveilleux et la « face sombre » qu’il cache. Tout comme elle nous réserve quelques surprises tant dans la trame que dans les personnages farfelus jusqu’à l’improbable.
Parcours de vie, on quitte l’enfance, on passe à l’adolescence et à l’adulescent…
Véronique De Laet, 25 août 2009, phenixweb.net.
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Fakhouri - La brume des jours - CitronMeringue
Posté 05 février 2010 -
Clara, enfant du Clairvoyage, a franchi la Brume des Jours, le passage entre deux mondes. La voilà au pays des fées où elle doit retrouver sa tante, gardée prisonnière.
De grandes aventures l’y attendent, de terribles combats également qu’il lui faudra livrer non seulement contre les autres, mais aussi et surtout contre elle-même. Car Clara devra s’engager pleinement, faire des choix, apprendre tout autant à renoncer qu’à accepter : Clara n’aura pas d’autre alternative que quitter le doux refuge de l’adolescence et mûrir. En fait, le séjour dans la Brume des Jours sera son parcours initiatique.
Dans cet ouvrage, suite du récit commencé par Le Clairvoyage (en tome I), Anne Fakhouri invente un monde imaginaire où les fées côtoient sorcières, lutins ou encore sirènes. Ce cadre n’est cependant pas aussi féerique qu’il pourrait sembler de prime abord, les impressions y sont souvent trompeuses. Il en va de même du propos de l’auteur qui pourrait sembler léger, comme un conte destiné aux tout jeunes enfants. Pourtant, au delà de « la brume des mots », ce sont de graves réflexions qui nous sont livrées, telle la prise de conscience que nos choix engagent notre vie, tel le dépassement de ses peines profondes, tel le courage d’aller jusqu’au bout, d’affronter ses peurs, de s’affronter soi-même.
L’ensemble se laisse lire agréablement.
Le ton est tour à tour drôle, poétique, grave… à l’image de la vie.
Psyché, 3 juillet 2009, parcheverses.blogspot.com.
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Fakhouri – Le clairvoyage – La revue des bibliothèques
Posté 16 juillet 2010 -
Au décès de ses parents, Clara est confiée à son oncle Antoine. Si elle ne le connaît pas, elle va vite être mise au parfum. Tout, sans exception – maison et nouvelle famille - est plus que bizarre. Du grenier, qui semble avoir sa vie propre, à sa poupée qui se met à lui faire la morale, en passant par le jeune Gauvain, qui en sait bien plus qu’il ne veut le dire… Elle doit se rendre à l’incroyable évidence, elle est entourée de fées et de créatures magiques. Pas toutes bien intentionnées. Et qui plus est, sa petite personne cristallise bien des enjeux.
Fées, Elfes et Farfadets, tous ces représentants du petit peuple, sont souvent beaucoup moins bienveillants que l’on veut le faire croire. S’appuyant sur cette vérité, l’auteur développe un récit à la fois mystérieux et intense. Les fées, si elles sont fascinantes, sont aussi retorses que manipulatrices.
Le lecteur s’attachera à des personnages principaux adolescents (un second volume de suite et fin est prévu) tout en découvrant ces êtres ambigus tel que représentés dans le folklore collectif.
D.D.
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Fakhouri - Le Clairvoyage - Livrement
Posté 11 janvier 2011 -
[…] Anne Fakhouri est une très bonne conteuse.
On tourne les pages très vite, on se surprend à retenir son souffle. Le
flirt avec le merveilleux se fait par touches subtiles. On y trouve
beaucoup de mythes et légendes mais ils n’ont pas été réécrits et c’est
grâce à la seule interprétation du lecteur que l’histoire devient
naturelle et très puissante. Y sont présents des références arthuriennes, du folklore et pas d’impression d’un livre ultra classique. Par la fracture dans la
vie de Clara, l’auteur traite des thèmes plus profonds tels l’adolescence et la mort.
Le Clairvoyage est un petit roman de 250 pages mais dont l’histoire est riche et originale. Par-dessus tout, prime la tendresse de l’auteur.
L’univers est magique, quelque peu féérique et tellement prenant.
L’impression de brume en début de livre renforce ce côté de « miss
Clara perdue ». Les ambiances sont délicieusement mises en place et
participent à la part de mystère. Le suspense y est très fort et le
retournement de situation appréciable.
Cette histoire est loin d’être seulement un livre « enfantin », il est au contraire accessible à et intéressant pour tous. […]
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Fakhouri - Le Clairvoyage - Blog-o-livre
Posté 11 mars 2011 -
Clara, 12 ans, a perdu ses parents et doit aller vivre chez son Oncle Antoine et sa femme. Elle va découvrir une famille excentrique et surtout se rendre compte qu'un autre monde existe, le monde des Fées et qu'une guerre existe entre le monde des fées et le monde des humains. L'intrigue paraît classique annoncé comme cela et pourtant on ne le remarque pas une fois plongé dans le livre, emporté par l'histoire où tout peut arriver où l'auteur ne nous épargne rien, nous entraînant avec une grande fluidité dans son univers imaginaire passionnant et rempli d'originalité. On est étonné voir surpris régulièrement, l'auteur nous offrant de nombreux rebondissement parfaitement amenés; on a vraiment du mal à lâcher ce livre.
Le monde créé par l'auteur est un monde féerique, magique, magnifique et terrifiant. Ce monde aurait pu être imaginé par Neil Gaiman mais il est à noter que Anne Fakhouri est française. Un univers riche, captivant empli de mystères, de manipulation et de magie où vont se mélanger beauté, plaisir, souffrance et peur. Cet univers sorti de l'imaginaire de l'auteur est terriblement prenant et attirant, offrant une impression de mystère et de magie qu'on espère voir évoluer dans le second tome. On y trouve de nombreux thèmes et mystère réappropriés parfaitement par l'auteur pour l'intégrer dans son monde.[...]
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Fakhouri - Narcogenèse - Le français dans le monde
Posté 14 mars 2011 -
Une série de faits-divers vient fissurer la chape de plomb qui entourait le domaine du Chais tenu par plusieurs générations de maîtresses femmes. Quelle force maléfique se terre dans la partie sauvage du jardin de la propriété ? Anne Fakhouri entremêle filiation et superstition, enquête policière et incursions dans l'imaginaire. Narcogenèse engendre ainsi un monstre affamé de reconnaissance et d'existence, un cauchemar pétri de non-dit, de déni et d'abandon. Délicieusement effrayant.
Nathalie Ruas - Le français dans le monde n° 374 - mars/avril 2011
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Fakhouri - Narcogenèse - Imaginelf
Posté 04 avril 2011 -
La famille de Louise Gaucher s’est
construite sur plusieurs générations grâce aux femmes fortes qui ont su
la mener vers la réussite qu’elle connaît aujourd’hui. Parmi les
nombreux secrets bien enfouis de la famille se trouve un don que possède
Louise : celui de voyager dans les rêves des autres. Alors que l’hiver
s’installe, les événements mystérieux se multiplient autour du Chais, la
propriété des Gaucher. Simon Larcher, flic de son état, a bien
l’intention de résoudre cette affaire. Au risque de plonger dans un
cauchemar.
Narcogenèse est
un voyage étonnant aux racines plantées très profondément, qui emmène
loin et emprisonne à la fois, le genre de roman à relire pour apprécier
encore mieux les indices semés et la construction intelligente une fois
la fin connue. Impossible de lâcher ce livre, vous êtes prévenus, vous
voilà envoûté !
Imaginelf
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Fakhouri - Narcogenèse - Valunivers
Posté 05 avril 2011 -
Le Chais, un immense domaine bourgeois hors du temps, autour duquel
les barrières invisibles sont bien plus efficaces que des hautes grilles
pour empêcher tout intrus d’y pénétrer. Un endroit oppressant, où pour
d’inexplicables raisons, certaines parties du jardin sauvage bordé
d’amandiers sont inaccessibles.
C’est là que vivent les Gaucher depuis plusieurs générations. L’homme
adulte est d’ailleurs absent dans cette grande famille composée de la
grand-mère Claude, de ses deux filles (Diane et Louise) et de ses deux
petits-enfants (Lucy et Max).
L’héroïne, Louise, dite Zette, est une femme entièrement dévouée au
service des autres. Infirmière, elle profite de la nuit pour s’asseoir à côté
des patients plongés dans le coma. Elle éprouve bien plus que de
l’empathie à leur égard. Louise leur tient la main et en s’endormant
auprès d’eux, a la faculté de pénétrer leur rêve, leur monde. C’est
souvent un endroit assez cauchemardesque mais elle s’attache à ne
montrer aucune peur et à les guider vers une issue (que cette dernière
soit d’ailleurs le réveil du patient ou sa mort).
Mais depuis quelque temps, rien ne fonctionne comme prévu. Un monstre
semble prendre forme dans les esprits des malades plongés dans le coma.
Un peu comme dans le Ça de Stephen King, il se nourrit de la peur qu’il
suscite et terrorise avec un sadisme sans pareil les patients et
enfants endormis.
Le marchand de sable fête son retour parmi les hommes. Plus fort que
jamais, il va semer la terreur dans les esprits et faire remonter de
vieux souvenirs à la surface.
Ce qui est très prenant dans ce livre, c’est qu’on entre dans un
univers savamment dosé entre le monde de l’imaginaire (avec le don de
Louise, le marchand de sable), et le nôtre, le monde réel (un enfant
disparaît, un inspecteur mène l’enquête).
Cette histoire de famille et ces générations de femmes liées les unes
aux autres est passionnante. On y parle d’amour, de peur, de secrets,
de force et de faiblesses. Les descriptions du Chais sont nombreuses et
si réalistes que j’ai eu l’impression d’en prendre moi aussi possession
et de côtoyer ses habitantes.
Quant à l’écriture, Anne Fakhouri a vraiment une
très jolie plume. Son style est vif, fluide et subtil, dégageant de
nombreuses émotions. Elle m’a raconté une magnifique histoire où le
fantastique est très subtilement distillé, où les peurs enfantines
prennent rapidement le dessus sur la raison.
J’espère que cette incursion dans le monde des livres pour adultes ne
sera pas la dernière. Anne doit avoir encore tant de choses à nous
conter !
Val - Valunivers
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Fakhouri - Narcogenèse - Nabbu
Posté 05 avril 2011 -
Conte morbide sur le thème de l’enfance
perdue, variation inquiétante du Magicien d’Oz,
Narcogenèse séduira les amateurs de fantastique.
La famille Gaucher, qui
a bâti un empire de cosmétiques, recèle aussi des secrets moins
avouables. Simon Larcher, flic désabusé, va s’y intéresser en
tentant d’élucider la disparition d’un enfant de la DDASS. Dans
un service de réanimation, Louise Gaucher mène sa propre enquête
en pénétrant dans l’esprit comateux de ses patients pour y
découvrir des rêves hantés par le Marchand de Sable et ses
avatars…
En nous plongeant au cœur d’une famille
tentaculaire, et de ses laissés-pour-compte, ce thriller fantastique
mêle – une fois n’est pas coutume – horreur et enfance.
Son
originalité tient avant tout à l’omniprésence des femmes.
D’avortement en infanticide, l’auteure ausculte la psyché
féminine sous ses penchants les plus sombres. Le Chais,
l’impénétrable propriété des Gaucher, devient ainsi le théâtre
des crimes les plus atroces, fruits de grossesses inavouables.
Dans le roman d’Anne
Fakhouri, les méchants sont des rebuts, des ectoplasmes avides de
récupérer l’énergie vitale dont on les a privés. Entre le monde des
vivants et celui des morts, le coma et l’éveil, il n’existe
qu’une passerelle ténue, une route de briques jaunes… comme
celle qui mène au Magicien d’Oz. Sauf qu’ici, ledit
magicien est bien plus méchant que dans le conte de L. Frank Baum…
L'auteure livre un conte morbide au parfum légèrement
suranné, un réquisitoire contre le monde des adultes, qui évoque
parfois le Ça de Stephen King… À découvrir.
Denis Roditi - Nabbu.com
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Fakhouri - Narcogenèse - Mythologica
Posté 22 avril 2011 -
Anne Fakhouri fait partie de ces auteurs
d’imaginaire français que le lecteur prend plaisir à retrouver au fil
des parutions. L’Atalante étant en train de se relancer sur le marché
des auteurs francophones avec un triptyque d’auteur fort séduisant
(Jeanne-A Debats, Olivier Paquet & Vincent Gessler), c’est cette
fois un roman surprenant d’Anne Fakhouri qu’ils nous proposent. Je ne
peux que vous inviter à découvrir ce qui se cache derrière ce titre
énigmatique de Narcogénèse… La couverture de Xavier Colette m’a de
prime abord légèrement rebuté par rapport à ce que j’ai l’habitude de
voir en imaginaire. Mais une fois la lecture commencée je dois dire que
j’ai été réellement séduit par la manière dont l’illustrateur vient
réutiliser l’ensemble des contes enfantins employés par l’auteur. Entre
la route de brique jaune du Magicien d’Oz, le méchant Marchand de Sable
au-dessus de la maison du Chais, l’obscurité inquiétante de cette forêt
entourant la bâtisse,… Bref tous les éléments sont réunis pour qu’au
final le lecteur se sente happé par cette illustration inquiétante.
Entre enquête policière et parcours
initiatique onirique, ce roman va vous entraîner loin, très loin de
votre quotidien. La multitude de personnages que l’auteure fait évoluer dans ces
pages peut surprendre et dérouter le lecteur mais l’intrigue est bien
là, passionnante de bout en bout. La maîtrise de celle-ci est évidente
et à aucun moment je n’ai eu la sensation de tomber dans des digressions
malvenues dans un roman qui se veut avoir une ambiance à la fois
feutrée et active. Le style d’Anne Fakhouri est également
particulièrement agréable : les descriptions oniriques son parfaitement
décrites alors qu’habituellement elles sont aussi difficiles à saisir
que des instantanés de mirages. Mais la plume confirmée de l’auteure
vient contrebalancer toute cette difficulté pour le transformer en
voyage réellement séduisant. De même le sexe est assez présent au fil
des pages mais tient plus d’une sensualité débordante que d’érotisme
pur, ce qui fut, pour moi, très agréable à lire.
Narcogénèse d’Anne Fakhouri est donc un
excellent roman de fantastique onirique qui saura vous faire décoller
vers des mondes insoupçonnés. Mené tambour battant avec comme trame de
fond une enquête policière, ce livre devrait facilement trouver son
lectorat tant tout est parfaitement mis en place et agencé par
l’auteure. Aucune fausse note pour un roman qui m’a fait dormir peu
durant sa lecture tant j’entrais dans les pages à la recherche du
Marchand de Sable. Mais est-il réellement bon de le trouver ? Là est
toute la question…
Deuskin - Mythologica
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Fakhouri - Narcogenèse - Psychovision
Posté 27 avril 2011 -
Bon, il faut bien l'admettre, si l'on excepte la bit-lit, le fantastique est un genre qui semble avoir tendance à fuir les rayons de SFFF ces derniers temps ou du moins, qui n'attire pas assez les lecteurs pour réussir à s'y creuser un petit bout de place bien à lui. Autant donc dire que quand un nouvel ouvrage s'y présente, on se jette dessus, surtout quand c'est L'Atalante, qui nous avait déjà proposé le fort sympathique Mal-Mort de Jean-Marc Ligny, qui s'y colle !
Zette est une infirmière un peu spéciale, elle parvient à plonger dans l'esprit des patients comateux pour les aider à se sortir de leur situation, que ce soit en se réveillant ou en choisissant de mourir. Alors qu'elle essaye d'aider unmalade, elle va croiser un autre individu, qui semble moins bienveillant qu'elle. D'un autre coté, on a Simon Larché, un policier compétent qui ne cherche plus à faire carrière, mais qui continue à faire son travail correctement, bien que lassé par la noirceur du monde où il évolue. Il va se retrouver à enquêter sur la disparition d'un môme de la DDASS et sur une mystérieuse épidémie de somnambulisme qui touche la région.
Avec NarcoGenèse, on est dans dans un roman fantastique tournant autours du monde des rêves, de secrets familiaux, de mystérieuses disparitions et d'un croquemitaine. Tous ces éléments nous emmèneront bien entendu au bout du cauchemar concocté parAnne Fakhouri, qui montre un véritable talent pour laisser sortir l'horreur de son terrier. [...]
Anne Fakhouri utilise finalement les ficelles du fantastiques pour mieux les renouveler grâce à une écriture moderne et des thématiques qui ne le sont pas moins. L'écriture est quand à elle au plus proche des personnages, de leurs secrets comme de leurs peurs, de leurs souvenirs comme de leurs traumatismes.
Narcogenèse est donc une nouvelle preuve que le fantastique, le vrai, celui qui mord et qui fait mal, estencore là, en bonne santé et qu'il attend de pouvoir s'infiltrer entrequelque romans de fantasy et de bit-lit pour mieux tomber entre les mains des lecteurs et pouvoir le surprendre. Tant mieux, c'est ce qui est attendu du genre ! (tout l'article )
Stegg - Psychovision
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Fakhouri - Narcogenèse - Leslecturesdecachou.com
Posté 06 mai 2011 -
Une
demeure ancestrale de laquelle les membres d'une famille semblent
rarement sortir, membres qui possédent des
dons « oniriques » du côté féminin. Un monstre surnommé le Marchand
de Sable qui hante les rêves des enfants et des somnambules de la
région. Un flic qui essaye d'élucider d'étranges
disparitions. Le tout concourt à créer une ambiance légèrement
sombre mais très prenante, ce sous la plume discrète d'une Anne Fakhouri
que je découvre avec ce livre.
Narcogenèse
est un roman qui m'a rappelé ma prime jeunesse
passée dans des livres d'horreur « légers », qui offrent de petits
frissons rapides mais savoureux. Pas de ceux qui terrorisent longuement
mais de ceux qui créent une ambiance efficace
sans être oppressante et qui se lisent avec plaisir par un
après-midi pluvieux, en se demandant si le bruit que l'on entend est une
branche qui tape au rythme du vent contre la vitre ou plutôt le
frottement d'une main qui tente d'ouvrir la fenêtre pour pénétrer
chez nous et égorger toute la famille. On se perd facilement dans ce
genre de récit, qui amuse plus qu'il ne terrorise, ou en
tout cas c'est ce qu'on se plaît à dire après coup à ceux à qui l'on
parle de notre lecture.
Au final, Narcogenèse est un de ces romans que l'on lit pour le plaisir de frissonner et de se
retrouver dans une histoire simple mais efficace.
Leslecturesdecachou.com
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Fakhouri - Narcogenèse - Courrier français
Posté 06 mai 2011 -
Un roman qui oscille entre le monde de l’enfance, ses peurs
et ses contes, et une réalité bien plus cruelle, celle de sa destruction, via
l’infanticide et l’abandon. Un sujet particulièrement âpre, traité avec autant
d’originalité que de subtilité – et de légèreté. Anne Fakhouri met en scène
Simon, un policier désabusé, conduit à enquêter sur la disparition d’un enfant
de la DDASS, finalement retrouvé dans un parc, propriété de la famille de
Louise Gaucher ; elle, elle travaille dans un service de réanimation, où
elle « accompagne « par la pensée les patients plongés dans un coma
dépassé… L’un de ces voyages l’amènera à l’interférer dans l’enquête de Simon…
Si on voulait conclure vite, on dirait que Narcogenèse est
un très beau livre, tout simplement. Dense, tendu, traitant de sujets graves et
cruels et superbement écrit, voilà un texte qui vient confirmer tout le talent
d’Anne Fakhouri, précédemment récompensée par le Grand Prix de l’imaginaire
2010 par son précédent roman, Le clairvoyage. Un chef d’œuvre que le
fantastique imprègne constamment.
Christian Robin - Courrier Français
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Fakhouri - Narcogenèse - Le rose et le noir
Posté 14 juin 2011 -
C'est l'histoire d'une famille qui, depuis des générations, règne sur le domaine du Chais. Une famille riche et jalousée, qui se tient à l'écart du commun des mortels. Une famille dont toutes les filles sont un peu sorcières, et dont tous les garçons connaissent une fin tragique avant l'âge adulte. Une famille qui n'a pas conscience de ses propres secrets, et qui risque bien d'être rattrapée par eux. Tout commence lorsque plusieurs habitants de la région, frappés par des crises de somnambulisme, deviennent agressifs et dangereux après la tombée de la nuit. Peu de temps après, un orphelin disparu est retrouvé dans l'enceinte du Chais, violenté et à demi mort de froid...
Dans une ambiance oppressante comme celle d'un roman de Stephen King, Anne Fakhouri conjure les plus horribles des tabous liés à l'enfance. Ses chapitres courts sont autant de briques dont on peine d'abord à discerner de quelle manière elles s'emboîtent, mais qui entraînent implacablement le lecteur vers le royaume cauchemardesque du Marchand de Sable - lequel ne se montre guère plus tendre avec ses jeunes proies que l'abominable clown de "Ca". Je n'ose en dire davantage de peur de dévoiler les clés d'une intrigue remarquablement bien construite, à cheval entre la réalité et le monde onirique. Mais si vous aimez vous faire peur et que vous n'êtes pas sujet(te) aux insomnies, plongez-vous sans tarder dans Narcogenèse.
Armalite - Le rose et le noir
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Fakhouri - Narcogenèse - LE SOIR
Posté 14 juin 2011 -
La vengeance est une tradition familiale.
» Le prologue est dur comme Adrienne. La vieille, celle qui veille aux
destinées du Chais en ces années de guerre 14-18. Cette dernière phrase
du prologue planera tout au long de ce Narcogenèse, le
troisième roman d'Anne Fakhouri dont seul le titre paraît incongru,
naïvement moderniste ou racoleur. Mais oublions le titre et restons-en
au roman. C'est une réussite totale. Ce thriller fantastique est
formidablement mené. Très cinématographique : des plans-séquences
courts, des flash-backs mystérieux, des personnages forts, auxquels ont
croit.
Dans
cette petite ville, des enfants disparaissent, d'autres tombent dans le
coma. Zette peut pénétrer dans leurs rêves, ou leurs cauchemars,
habités par un Marchand de sable cruel. Pourquoi ? Comment ? Et qu'ont à
y voir la vieille Claude et ses filles, Diane et Louise, dite Zette,
les habitantes actuelles du Chais, avec les deux enfants de Diane, Lucie
et Max. Simon Larcher est le flic qui enquête. Parce qu'un des enfants
disparus est retrouvé dans le parc du Chais...
Anne Fakhouri, 37 ans, professeur de français, avait déjà écrit Le clairvoyage et sa suite La brume des jours (L'Atalante), deux romans jeunesse applaudis. Avec ce Narcogenèse, elle s'adresse aux adultes. Car le roman est dur, cruel et convoque les peurs enfantines qui nous hantent toujours.
Les enfants qui n'existent pas
« Ce roman est à la fois l'enquête très rationnelle d'un flic, explique Anne Fakhouri, et
l' enquête surnaturelle d'une infirmière qui a un don particulier :
elle peut aller dans le rêves des gens qui sont dans le coma pour leur
faire réaliser que le monde des rêves n'est pas le bon et qu'ils doivent
choisir entre la vie et la mort. Il y a toujours la famille
tentaculaire qui revient dans mes romans, la transmission et évidemment
les peurs enfantines et la place que chacun a dans le monde, qui reste
un de mes thèmes favoris. »
Adrienne, comme Mamia plus tard
puis Claude sont des femmes extrêmement fortes qui servent avant tout
les ambitions de la famille, l'argent mais aussi la défense de la
lignée. Mais une lignée féminine de facto puisque les femmes ont un don
que les hommes n'ont pas.
« Ce livre est né de deux choses.
D'abord je me suis beaucoup interrogé sur la maternité depuis la
naissance de ma première fille il y a 5 ans. J'ai été stupéfié par la
mode du naturalisme où la mère est sanctifiée. Et puis il y a l'affaire
Courgeau, qui a montré qu'il ne suffisait pas de maîtriser la fertilité
pour se sortir des pulsions de violence et du chaos psychologique que
peut être la maternité pour certaines femmes. Un jour en écoutant les
infos sur l'affaire Courgeau (cette femme qui avait tué et congelé ses bébés),
j'ai entendu qu'elle disait qu'elle n'avait pu tuer ses enfants
puisqu'ils n'existaient pas. Et je me suis demandé où vont les enfants
qui n'existent pas pour les parents. Non seulement ceux qu'on nie in
utero mais aussi les maltraités, les abandonnés : où vont-ils, comment
se construisent-ils ? »
Narcogenèse parle en effet
de ces enfants-là. Et de leurs mères. Anne Fakhouri le fait en
racontant superbement une incroyable histoire et en suscitant nos
réflexions. C'est une nouvelle voix, forte, dans les littératures de
l'imaginaire.
JEAN-CLAUDE VANTROYEN - Le Soir
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Fakhouri - Narcogenèse - Mes imaginaires
Posté 17 juin 2011 -
La
famille Le Gaucher est bien étrange : recluse, riche d'une fortune
amassée et de propriétés. Beaucoup de femmes dans cette famille, avec
semble-t-il
d'étranges pouvoirs. Louise par exemple, est infirmière et peut
pénétrer le monde onirique que ses patients dans le coma ont inventé
pour survivre. Sa mère Claude cache un secret sous sa froideur
et sa grand-mère avait elle aussi une perception toute personnelle
de la réalité et des rêves.
Les
hommes ne semblent par contre pas bien lotis : ils meurent jeunes ou
disparaissent, seul le petit Max vit encore au
Chais avec sa soeur, sa mère Diane, sa tante Louise et sa
grand-mère. Pourtant, c'est bien un petit garçon qu'on trouve un jour au
pied des amandiers, presque mort de froid. Et Ti, le fils des
gardiens, est bien un jeune homme, mais il est parti depuis
longtemps, s'occuper d'enfants qui n'ont pas de parents, comme celui
retrouver au pied des amandiers...
Et
bientôt, c'est le capitaine Simon Larcher qui s'introduit dans la
propriété pour enquêter. C'est quasi comme un viol
pour Claude Larcher contrainte de le laisser entrer. Il va découvrir
dans la vieille demeure des secrets ancestraux et terrifiants, faits de
souvenirs, de peurs et de cauchemars.
Anne
Fakhouri pour son premier roman adulte installe rapidement une ambiance
oppressante, une atmosphère d'attente
morbide. On s'interroge sur les pouvoirs de toutes ces femmes, sur
ce que sont devenus les hommes de la famille et pourquoi. L'enquête
policière qui charpente l'intrigue est rendue crédible grâce
à la personnalité de l'enquêteur, râleur et tendre à la fois.
Les
passages évoquant l'affreux Marchand de Sable sont réussis, suscitant
pour ma part des souvenirs à la Tim Burton.
D'autres épisodes me semblent assez obscurs, mais il est peut-être
sage de ne pas tout interpréter. Il y a là un mélange d'horreur et de
contes, une ambiance à la fois familière et inquiétante.
Réalisme et fantastique se trouvent donc ici confrontés dans un
roman à l'écriture fluide. L'ensemble est peut-être cependant un peu
trop sage (à l'image de la couverture) et le propos
retenu par le classicisme du ton, pour être vraiment efficace (on
n'en fera pas de cauchemars) et mémorable.
Sandrine Brugot Maillard - Mes imaginaires
+
Fakhouri - Narcogenèse - Librairie Libellune
Posté 24 juin 2011 -
Un nouveau roman d'Anne Fakhouri : je
m'empresse d'y plonger ... et je ne suis pas déçue. Narcogenèse a la
grande qualité de mêler habilement le réel à l'imaginaire et permet
ainsi à la lectrice que je suis, de m'immerger dans un univers
fantastique auquel je suis assez peu habituée. Son talent réside dans la
façon dont elle échafaude l'univers de son livre, parvenant à rendre
l'irréel plausible. Un pied dans la réalité d'une enquête policière, et
un autre dans un monde parallèle où cheminent des personnages à la
recherche de la clé de l'énigme. Car encore une fois, Anne Fakhouri
réussit parfaitement à mener son intrigue jusqu'au bout pour terminer
dans un suspens bien vissé.
Anne Fakhouri affectionne
particulièrement le symbolisme de la grotte, de la profondeur, la
frontière entre réel et imaginaire, le monde parallèle, l'autre côté du
miroir. Elle aime emmener ses lecteurs dans les méandres des contes de
fées, et dans le théatre des frayeurs enfantines. Dans la construction
d'une famille aux lourds secrets, elle aborde de difficiles sujets, tels
l'infanticide et l'abandon d'enfants. Nulle morbidité cependant dans
ses lignes, à croire que même dans l'obscurité, une lumière d'espoir
peut poindre.
Sa plume est
élégante, son champ lexical riche mais jamais prétentieux. Et ceci est
important pour la crédibilité de son histoire, pour brosser des
portraits de personnages accessibles pour le lecteur. Ce dernier roman
constitue une véritable lecture dépaysante, qui nous porte loin notre
quotidien.
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Fakhouri - Narcogenèse - blog-o-livre.over-blog.com
Posté 27 juin 2011 -
Voici le dernier roman d'Anne Fakhouri. Après l'excellent diptyque jeunesse, Le Clairvoyage et La Brume des Jours,
l'auteur se lance ici dans un thriller fantastique à la fois plus
sombre et plus adulte. Après
l'excellent moment de lecture passé avec ces deux premiers romans,
j'avais hâte de pouvoir découvrir ce nouveau roman, mais j'ai attendu
les Imaginales pour me l'offrir et par la même occasion me
le faire dédicacer. Je dois dire que je trouve la couverture,
illustrée par Xavier Collette, vraiment magnifique.
Des troubles étranges s'abattent dans la région, des cas de
somnambulismes violents ou encore des enfants qui disparaissent. Alors,
quand on retrouve un des enfants dans la propriété du Chais
l'enquête va donc se tourner vers les Gauchers cette famille riche
et influente jalousé par tous. L'auteur décide avec ce livre de mélanger
les genres entre thriller, fantastique et drame
familial sur plusieurs générations, et je dois avouer qu'elle s'en
sort très bien. On sent aussi que ce roman est plus adulte par son
atmosphère plus sombre, plus prenante et angoissante. Une
atmosphère dérangeante qui colle très bien à l'histoire.
L'intrigue ne se laisse pas cerner facilement, au fil des pages
l'auteur laisse entrevoir peu à peu les actions et les conséquences de
chacun levant le voile lentement sur ce mystère. Les secrets
sont avoués petit à petit et le lecteur se trouve happé dans
l'histoire et a du mal à lâcher le livre. Des fois on se pose même des
questions, se demandant dans quelle direction va l'auteur, pour
être agréablement surpris quelques pages après, en effet les indices laissés par l'auteur au fil des pages prennent de leur importance pour la conclusion. Une histoire
et une intrigue prenante et maîtrisée dont on tourne les pages avec envie de savoir lé vérité.
Déjà dans ce deux premiers romans on sentait la passion de l'auteur
pour tout ce qui est autre univers voir les mondes parallèles, ici dans
ce livre on entre dans le monde des rêves un monde
magique et féerique qui est pollué, sombre, un monde dont on ne
ressort pas indemne. L'auteur aime aussi reprendre certains contes et
histoires de notre enfance comme le "marchand de sable" ou
encore le magicien d'oz et s'accaparer ces histoires, les
transformer pour les attacher à son histoire de façon originale et sans
jamais les dénaturer.
L'auteur utilise la narration à plusieurs voix, on suit différents
personnages nous offrant ainsi différents points de vue de l'affaire.
Les personnages sont tous complexes, denses et dont les
secrets pèsent lourds. On s'attache facilement aux héros qui ne se
laissent pas découvrir facilement. Chacun d'eux possède ses propres
secrets et ses propres blessures. Je trouve juste que le
personnage de Simon, le flic au grand coeur, manque un peu de
complexité et de densité, mais rien de vraiment dérangeant.
La plume de l'auteur est vraiment fluide, prenante, sombre et
vraiment visuelle, on imagine facilement les scènes décrites. Tout comme
son premier diptyque elle continue de nous parler des maux
de l'enfance et de leurs souffrances, un thème qui a l'air d'être
très chère à l'auteur, mais sans jamais rentrer dans le glauque ou le
sordide. Des sujets difficiles tels que le déni de
grossesse, l'abandon d'enfants ou encore l'infanticide sont soulevés
dans ce livre et elle le fait de façon juste et poignante ce qui offre
un côté intimiste et prenant à ce livre. Par contre, je
reprocherai à certaines scènes de ne pas apporter grand chose à
l'histoire, je pense principalement à la scène du scientifique qui
analyse la plume, mais rien de bien dérangeant.
En Résumé : Voilà un livre qui mélange les genres entre
thriller, drame familial et fantastique et qui m'a offert un très bon
moment de lecture. Une intrigue dense et maîtrisé au service
d'une ambiance sombre et angoissante avec des personnages complexes,
même si certains sont un peu lisse. La plume de l'auteur est vraiment
prenante et traite de sujets graves mais, sans jamais
tomber dans le sordide. Je reprocherai juste certains passage qui
n'apportent rien à l'histoire, selon moi, mais rien de bien grave dans
ce livre difficile a cerner et pourtant intriguant,
haletant et prenant dont on a du mal à lâcher la lecture.
blog-o-livre.over-blog.com
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Fakhouri - Narcogenèse - De l'autre côté du miroir
Posté 27 juin 2011 -
La famille
Gaucher est la source de bien des rumeurs: on les dit maudits, sorciers,
dévoreurs d’enfants. Famille secrète et renfermée sur elle-même, sa
fortune attire bien des convoitises. Louise Gaucher est infirmière dans
un service de réanimation. Elle a un étrange pouvoir, celui de voyager
dans les rêves des patients coincés entre la vie et la mort. Lors d’un
voyage dans le monde chimérique d’un petit garçon, elle croise une
étrange créature se surnommant le marchand de sable. Dés lors, des
enfants disparaissent, tandis que d’autres tombent inexplicablement dans
le coma et les indices conduisent tous vers la maison des Chais,
propriété de la puissante famille Gaucher.
Après le Clairvoyage et La Brume des Jours, Anne
Fakhouri délaisse pour un temps la littérature jeunesse, mais poursuit
son chemin dans le monde de l’enfance et des peurs cachées. Sur fond de
secrets de famille, elle aborde des thèmes difficiles tels que
l’abandon, le déni de grossesse et l’infanticide.
Ces drames donnent vie à une sombre
créature: le marchand de sable. Loin du personnage amical des contes et
de Bonne nuit les petits qui laisse tomber du sable sur les yeux des
enfants pour les endormir, le personnage de Narcogenèse est une sorte de
Freddy Krueger qui s’attaque aux dormeurs dés que ceux-ci ont passé le
seuil du monde des rêves. Il aime avant tout terroriser, faire monter la
peur et la souffrance avant de détruire l’âme de sa proie.
Sous couvert d’une enquête policière
lancée par l’oncle d’un des enfants disparus, le lecteur est baladé de
protagonistes en protagonistes, partagé entre les non-dits et les
souvenirs. Plusieurs personnages se partagent en effet la narration, et
chacun d’eux va apporter une pièce au puzzle complexe de ce tueur en
série onirique. Oscillant entre thriller et fantastique, Narcogenèse
retrace une grande fresque familiale noire et complexe où chaque
personnage apporte sa voix, sa vision: de l’innocence de l’enfant, à
l’incrédulité de l’adulte en passant par le savoir de la grand-mère, le
lecteur passe d’un point de vu à l’autre et ne comprend la menace qu’une
fois avoir écouté tous les témoignages. Pas vraiment de héros dans
cette histoire, différentes générations d’hommes et femmes
s’y succèdent, impliquées de façon plus ou moins importante.
Toutefois, Anne Fakhouri maîtrise
parfaitement le fil de son histoire et je ne me suis sentie à aucun
moment perdue: on se laisse porter par l’intrigue, enfermé dans
l’angoisse qu’éprouve les différents interprètes. C’est un conte noir,
très noir, où le danger peut surgir dés que vous fermez les yeux … Don’t
blink !
De l'autre côté du miroir - le petit monde de Laure
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Fakhouri - Narcogenèse - CoCyclics
Posté 29 juillet 2011 -
A lire absolument si on aime :
- les histoires sombres
- les cauchemars
- le monstre sous le lit
- les faits divers provinciaux
- le magicien d'Oz
- les non-dits
A éviter si on cherche :
- un récit léger
- des personnages lumineux
- "Bonne nuit les petits"
- à se faire peur pour de faux
- des thèmes inoffensifs
- un point de vue unique
L'avis du critique :
J'étais prévenue que cette histoire-là n'était pas pour les petits, c'est donc avec précaution que j'ai soulevé la couverture. Je l'ai refermée un souffle ou une éternité plus tard sans l'avoir lâché entre-temps.
Autant le Clairvoyage nous entrainait dans l'univers des contes de fées où l'ombre alternait avec la lumière, autant Narcogenèse nous plonge dans le monde des cauchemars.
Sont convoqués, sur fond de classique du cinéma enfantin, les pires angoisses que peut libérer notre inconscient. Le marchand de sable donne le ton : le gentil personnage des contes pour enfant s'est transformé en un psychopathe qui détruit les esprits fragiles.
Dans l'atmosphère étouffante d'une bonne famille de province, dont la façade respectable cache de bien noirs secrets, on apprend à ne pas se fier aux apparences et même, peut-être, à plaindre les méchants, car de la souffrance naît toujours la souffrance. Qui rompra le cycle infernal ?
Peut-être qu'en tant que femme les thèmes abordés me touchent plus profondément : la liberté féminine, la respectabilité, le viol, l'infanticide, le déni de grossesse, l'abandon. D'ailleurs, les héroïnes sont bien les femmes, malgré la présence de quelques personnages masculins (qui d'ailleurs arrivent quand même un peu comme la cavalerie à la fin, histoire de se rattraper) puisqu'elles sont seules à posséder un certain don.
La réussite du livre tient aussi au fait qu'en mêlant réalisme (au point que toute l'affaire pourrait s'expliquer de façon rationnelle) à des détails fantastiques issus de la culture populaire, l'auteur crée une atmosphère à la fois familière et angoissante.
Le récit enchaîne les points de vue différents, ce qui pour moi est passé dans problème avec la fluidité de l'écriture mais peut dérouter des lecteurs allergiques au procédé et/ou qui aiment bien suivre un seul personnage. De la même façon les caractérisations des personnages ne sont pas aussi développées qu'elles pourraient l'être si on se concentrait sur un seul, mais il y en a plus, on ne peut pas tout avoir.
En conclusion :
Le mélange des genres thriller-fantastique-drame familial fonctionne parfaitement.
L'histoire est sombre mais sans jamais sombrer dans le gore ni le sordide.
Le petit plus du livre : Je ne vois pas ce qu'on peut ajouter après ça...
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Fakhouri - Narcogenèse - Biblioteca Magazine
Posté 22 août 2011 -
Louise Gaucher travaille dans un service de réanimation. Parfois, elle s'assoupit aurpès de ses malades plongés dans le coma et voyage dans le " monde des rêves ". Puis elle rentre au Chais, la maison de famille où la discrétion est de règle - réussite dans l'industrie pharmaceutique oblige.
Une nuit, alors qu'elle voyage dans l'esprit d'un enfant plongé dans le coma, Zette se retrouve face à une créature malfaisante, le Marchand de Sable. Quelques jours après, un enfant de la DDASS disparu est retrouvé dans le parc du Chais. Le capitaine Simon Larcher, démis de l'enquête du faits des appuis del a famille Gaucher, se retrouve au pied du mur quand son neveu disparaît à son tour : il faut qu'il décide Saul, le fils lui aussi " disparu " de la famille Gaucher, à sortir de l'ombre...
Biblioteca Magazine
n°155 avril 2011
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Fakhouri - Narcogenèse - Les Chroniques de l'Imaginaire
Posté 26 septembre 2011 -
Armande est une femme respectable. Elle a beaucoup souffert pour s’élever dans la société : beau mariage avec un époux qui lui laissait les rênes du ménage et des affaires, belle réussite financière grâce à une entreprise pharmaceutique florissante, belle demeure dans un parc quasi infranchissable de l'extérieur. Et une famille à protéger. D’eux-mêmes, de leurs pulsions inconséquentes.
Qu’est-il passé par la tête de sa fille quand elle s’est faite engrosser par le premier mâle primaire venu ? Seule solution en ce début de XXème siècle pour préserver les dons innés (la rumeur dit dans leur dos que les femmes de cette lignée sont sorcières) et les biens acquis, se débarrasser de l’enfant ; placement, infanticide ?
Représentant de l’ordre sans histoire quelques dizaines d'années plus tard, Simon Larcher ne se mêle pas de la vie des autres. Bien faire son travail et prendre soin de son neveu et de sa sœur sont des emplois à plein-temps qui remplissent déjà les journées. Alors pourquoi se préoccuperait-il de la famille Gaucher et des secrets qui entourent leur demeure seigneuriale ? Jusqu'au jour où Simon rencontre l’inaccessible Diane Gaucher. Instantanément son esprit s'enflamme et l'attirance physique irrépressible qu'il ressent pour cette inconnue si distante le fait basculer tout éveillé dans un imaginaire de fictions déshabillées. Ses affaires se corsent davantage quand le corps inanimé du jeune garçon de la DDASS qu’il recherchait est retrouvé dans le parc du fameux manoir. La conciliation entre enquête et appétence charnelle ne se fera pas sans heurts...
Infirmière en soins intensifs, Zette passe la plupart de ses nuits au chevet de patients dans le coma. Elle dort à leurs côtés et, dans ses rêves, elle les suit dans le monde qu’ils se sont créés. Univers féérique ou cauchemardesque, elle les emmène ensuite pas à pas vers le choix crucial : revenir parmi les vivants ou continuer leur chemin. C’est au détour d’un de ces mondes oniriques, alors qu'elle se promenait dans la tête d'un jeune garçon, qu’elle rencontre un esprit malfaisant qui lui donnera du fil à retordre jusque dans la réalité.
Des destins qui se croisent, solitude, secrets, sorcières de jadis, cauchemars et intrigue policière, tels sont les ingrédients qui font de ce roman un excellent ouvrage en littérature de l'imaginaire francophone. La langue de Anne Fakhouri toute en finesse et retenue délivre au compte-mots les divers pans imbriqués de sa trame narrative, et tisse sous nos yeux une toile de rêves complexe mais filée sans accrocs de la première à la dernière ligne. Parfois il nous semble qu'elle nous a semés, quelque part, au détour du cauchemar d'un petit garçon ou devant la maison d'une énigmatique solitaire, mais à chaque fois elle comble les ornières du sentier pavé de briques jaunes et nous mène telle la Dorothy du conte directement au pays du Magicien d'Oz, où nous comprenons enfin quelle est la part du songe dans son univers de réalités.
Pantalaimon
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Fakhouri - Narcogenèse - Mythologica
Posté 25 octobre 2011 -
Louise Gaucher
travaille dans un service de réanimation. Dès qu’elle le peut, elle
s’assoupit auprès de ses malades plongés dans le coma. Elle a le don de
voyager dans le « monde des rêves » où les patients choisissent entre la
vie et la mort.
Simon Larcher est flic. Il ne
boit plus, ne baise plus et ne joue à rien. Il voudrait juste nettoyer
le monde de son horreur et de sa tristesse. Une nuit de janvier, un enfant
de la DDASS disparu est retrouvé dans le parc du Chais, propriété de la
puissante et riche famille de Louise… Cela faisait un moment que je
n’avais pas lu un roman avec un véritable univers. Bien souvent l’auteur
donnait les grandes lignes, quelques descriptions alambiquées, et
l’affaire était dans le sac. Dans Narcogenèse, on dépasse la
simple description. Anne Fakhouri crée une atmosphère. Elle prend le
temps d’installer les éléments nécessaires à la plongée du lecteur, et
ce dernier se laisse tout doucement glisser dans le domaine du Chais. Narcogenèse
est un roman avec lequel il faut prendre son temps, que ce soit du côté
de l’écrivain et du côté du lecteur. Ce n’est pas un roman où l’action
rythme chaque page, mais cela permet de développer assez finement la
psychologie des personnages, chose devenue plutôt rare dans mes
dernières lectures.
Outre l’atmosphère « coconale »
offerte par Anne Fakhouri, la place accordée aux peurs enfantines m’a
particulièrement plu. Sans dévoiler trop d’éléments de l’intrigue, le
personnage du marchand de sable est bien exploité jouant sur les zones
obscures des contes et légendes. Un homme ayant autant de pouvoir sur
notre sommeil ne serait-il pas dangereux ? Jusqu’où pourrait-il jouer
avec les dormeurs ? Où commencerait la folie ?
Anne Fakhouri nous livre donc une
histoire originale arrosée de fantastique avec des personnages
intéressants et un style d’écriture très plaisant à lire. Narcogenèse est un livre
qui se savoure. Abandonnez donc l’idée de le dévorer dans le métro.
Prenez plutôt une couette moelleuse et un chocolat chaud. Et si vous
avez de la chance, peut-être qu’un petit vent d’hiver viendra souffler à
votre fenêtre. A moins que ce ne soit le marchant de sable…