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Dunyach - L'enfer du Troll - Laurynbooks
Posté le 18 juillet 2017
Après L'instinct du Troll, recueil de 4 nouvelles hilarantes, voici le retour du Troll de Jean-Claude Dunyach, cette fois-ci sous forme de novella. La Fantasy est certainement le genre de l'imaginaire qui souffre le plus de l'utilisation de poncifs éculés à l'extrême, au point que le lecteur a parfois l'impression de relire plusieurs versions d'une même histoire. Même les personnages n'échappent pas à ce phénomène : voleurs, guerriers, magiciens... d'un livre à l'autre, ils se ressemblent, et il n'y a bien que du côté du caractère que l'auteur peut agir, mais, même là, on assiste souvent à un phénomène d'uniformisation qui fait qu'un voleur se comporte de la même manière, possède les mêmes motivations... enfin bref, il n'est pas évident de trouver des ouvrages de Fantasy qui se démarquent réellement les uns des autres. Et puis, de temps à autre, on tombe sur un OVNI, un bouquin qui donne envie de mener une enquête sérieuse sur les habitudes culinaires de l'auteur, ou de vérifier quel type de flore pousse sous la fenêtre de sa chambre, histoire de comprendre comment il a pu écrire cette histoire.

De base, Jean-Claude Dunyach part avec un personnage que l'on a très rarement l'occasion de rencontrer en premier rôle en Fantasy : un troll. Le lourdaud de service qui sert habituellement de cinquième roue du carrosse, juste bon à distribuer quelques baffes ici et là, se retrouve ainsi au premier plan... accompagné de sa trollesse ! Donc, hop, fini le traitement habituel des personnages classiques, nous voici plongés avec délice dans la manière de voir les choses du Troll. Immortel, vieux comme le monde, en total décalage avec l'humanité, il a sa philosophie et sa façon d'appréhender la vie qu'un humain ne peut évidemment pas comprendre. Mais est-ce suffisant pour donner un ton vraiment original à l'ensemble ? Non, et c'est certainement pour cela que Jean-Claude a osé y mettre l'impensable : du management. Gestion de l'activité et du personnel, diagrammes, rentabilité, plan sur cinq ans, ressources humaines, stagiaires, budget... notre Troll évolue dans une caricature de notre monde moderne, bourré à l'excès de paperasse et de notions inutilisées en Fantasy. Cette manière d'aborder l'histoire lui permet ainsi d'utiliser un vieux classique – le mal qui risque de provoquer l'Apocalypse – tout en restant très éloigné de son traitement habituel, au point que l'on oublie cette idée de départ, noyés par des nécromants consultants au contrat de travail en béton armé ou par des chevaliers en quête du Graal grâce à une application interactive astucieuse, à condition de prendre la version payante. Au bout du compte, le lecteur rigole d'un bout à l'autre du bouquin, non sans relever des clins d'œil appuyés au Seigneur des Anneaux et même à Star Wars ! Les pages filent à une telle vitesse que le lecteur ne peut que regretter d'arriver au bout du livre si vite. Il en aurait fallu davantage !

Un récit divertissant, frais et très original qui me fait espérer que Jean-Claude se dépêche d'écrire la suite ! J'ai eu ce second tome aux Imaginales, où j'ai donc eu le plaisir de le faire dédicacer, et j'espère que ce sera aussi le cas du prochain.
Laurynbooks


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Kay - Les Chevaux célestes - Ombres Blanches
Posté le 18 juillet 2017

Au cœur de la Chine

Guy Gavriel Kay aime bien l'Histoire. Après s'être intéressé dans d'autres romans à l'Italie médiévale, à l'Espagne de la Reconquista ou au règne de Justinien, il s'est attaqué à la Chine à l'ère de la dynastie Tang et notamment à l'épisode de la révolte d'An Lushan. Cet évènement lui sert de canevas pour y broder une épopée riche et documentée, forte de nombreux personnages réussis et désireuse de retranscrire la poésie et les légendes de cet âge d'or de l'Empire du Milieu. En nous glissant dans la peau de Shen Tai, jeune chinois catapulté au sein des évènements politiques et militaires de l'époque, ce texte, étiqueté « Fantasy » mais qui tient au final plus du récit historique romancé, réussit son pari de nous tenir en haleine sur plus de 600 pages.

Yoan - Ombres Blanches



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Vial - Santé, le trésor menacé - Alternative Santé
Posté le 18 juillet 2017
Professionnel de la santé depuis quarante ans, sur le terrain des missions humanitaires, dans les couloirs de la Maison de la radio ou de la Haute autorité de la santé, Antoine Vial décortique dans son dernier ouvrage, les dysfonctionnements d’un système de santé à bout de souffle. Au-delà des constats, il nous éclaire sur les solutions.
 
Alternative Santé : À la fin de votre livre, vous laissez entendre que le ministère de la Santé ne remplit plus ses missions régaliennes…
Antoine Vial :  Déjà, il faut se mettre d’accord sur ce qu’impliquent les missions régaliennes. Et pour cela il suffit de lire la Constitution. Rappelons simplement ce que le général de Gaulle a souhaité pour la France au sortir de la guerre, à savoir un accès égalitaire à la santé et aux soins. Voici un exemple des missions régaliennes liées à la santé et à son ministère. Or, je constate depuis quarante ans l’influence de plus en plus grande du ministère des Finances sur les missions régaliennes du ministère de la Santé. Un exemple parlant en est la dernière hausse du prix du tabac, qui n’a touché que les paquets de tabac à rouler. Tous les experts s’accordent à affirmer que pour avoir un réel impact sur la consommation de tabac, il faut que cette hausse soit réellement significative. En Europe, on a fixé ce bond à 10 €. Ce tarif atteint, on sait que la consommation de tabac chutera. Or, on est resté au-dessous de cet objectif et on peut se demander pourquoi la hausse, minime, n’a touché que le tabac à rouler. On sait que c’est le ministère des Finances qui l’a voulu ainsi, craignant que l’impact sur le pouvoir d’achat des Français ne soit trop important. Et en général, c’est le ministère des Finances qui a le dernier mot dans les arbitrages.
A. S. Comment s’explique cet affaiblissement du ministère ?
A. V. Depuis de nombreuses décennies, je vois défiler les ministres et même ceux qui prennent en charge le portefeuille avec un réel projet et une réelle ambition se font laminer par le poids des affaires courantes. Moyennant quoi, on a vraiment l’impression que les ministres de la Santé se contentent de mettre des rustines en attendant de passer le témoin au successeur. Il est temps de revenir aux fondamentaux d’une Politique avec un p majuscule. Entre la mise en oeuvre de notre système en 1948 et maintenant, tout à changé, que ce soit le monde dans lequel nous vivons que les attentes, les besoins et le mode de vie des citoyens ou encore
les professionnels de santé et la médecine en elle-même, devenue plus coûteuse. Tous ces éléments doivent être pris en compte pour repenser notre système et dégager de nouveaux axes.
A. S. Vous dites que notre système de santé est gangréné. Par quoi ?
A. V. On a concentré tous les moyens sur l’hôpital. Je ne dis pas que c’est forcément une erreur. Mais aujourd’hui, compte tenu des attentes et des besoins de la population et des professionnels de santé, le système me semble à l’envers. C’est l’organisation qui est en cause. On est devant une population disparate, répartie par conditions de vie différentes soit dans des zones rurales désertifiées soit dans des zones urbaines à très forte
densité de population. Au milieu de tout cela émergent des zones périurbaines. On voit bien que les Pour une médecine participative où les malades sont acteurs urgences sont totalement engorgées dès la première grippe venue, signe qu’il manque un échelon de soin. En Allemagne, mais aussi dans bien d’autres pays européens, on ne peut pas se rendre aux services d’urgences sans une prescription médicale. Je ne parle pas des cas nécessitant justement des soins l’urgences. Et je trouve qu’il faut redonner au médecin généraliste une place de premier choix.
A. S. Vous écrivez que l’État laisse le champ libre aux industries pharmaceutiques pour faire la promotion de leurs médicaments. Pouvez-vous préciser ce point ?
A. V. Je constate aujourd’hui que nombre de médecins ont une « formation» professionnelle continue assurée par les groupes pharmaceutiques, tout simplement parce que depuis des décennies, l’État a été démissionnaire sur cette question. Et la nature ayant horreur du vide et l’industrie pharmaceutique n’étant pas sotte, elle a compris qu’elle avait là un moyen d’influencer le prescripteur. Heureusement, il reste un grand nombre de médecins qui veulent échapper à ce genre de formations et rester indépendants dans leurs prescriptions, mais cela demande beaucoup plus
d’efforts. Le comble, c’est que
l’État ne reconnaît pas et ne soutient
pas les médecins qui font l’effort
de suivre une formation indépendante
tandis que d’autres se
font payer des vacances dans des
palaces pour assister à des congrès
médicaux. En France, médecins et
pharmaciens prescrivent et
En savoir plus
Pour en savoir
plus, lisez Santé,
le trésor menacé,
éd. de l’Atalante
(lire notre critique
dans AS n° 44).
Sur la médecine
participative, vous
trouverez toutes les
informations sur
www.forumllsa.org
Alternative Santé • juillet-août 2017 • n° 48 17
Biographie
Né en 1953 plus
précisément,
Antoine Vial est
bien connu des
auditeurs de France
Culture puisqu’il y
a produit et animé
pendant plus de
vingt ans des émissions
dédiées à la
santé. Avant, ce
professionnel de
la santé publique
a mené de nombreuses
missions
pour Médecins sans
frontières dans les
années 1970 ou
pour la Haute autorité
de santé (HAS)
dans le département
Qualité et diffusion
de la santé
médicale. Cela fait
donc quarante ans
qu’il travaille dans
le domaine de la
santé publique.
Mais c’est après
l’accident et la mort
de son fils qu’Antoine
Vial a pris la
mesure concrète
des dysfonctionnements
de la santé
en France et qu’il a
co-fondé les living
labs santé autonomie,
pour promouvoir
la médecine
participative.
vendent des médicaments sous
leur dénomination commerciale.
On peut s’en étonner. Qu’est-ce qui
justifie que les étudiants en médecine
et pharmacie ne connaissent
les médicaments que sous leur
dénomination commerciale et non
leur molécule, si ce n’est pour permettre
de satisfaire aux intérêts de
la pharmacie ? N’est-ce pas la
preuve que, dès la formation initiale
des professionnels de santé,
l’industrie exerce une influence sur
la prescription ?
A. S. C’est une des raisons qui
vous poussent à parler de « mésusage
du médicament » ?
A. V. Là encore, la défaillance de
l’État s’illustre. Vous pensez vraiment
qu’un industriel va vous dire
que son produit est pas mal, mais
qu’il a tout de même tel ou tel
défaut ? C’est pour cela que nous
avons besoin d’une autorité de
régulation et de contrôle qui se
donne tous les moyens pour être
infaillible. Or, malheureusement,
nous en sommes très loin. Pire, à
chaque maillon de la chaîne du
soin et du médicament, on constate
une absence de contrôle de l’État ;
derrière les institutions de santé se
cachent soit un membre de l’industrie,
soit des affidés. C’est ainsi
qu’éclatent les scandales de la
Dépakine, du Mediator ou des
pilules de 3e et 4e générations. Et
j’ai bien peur qu’il y en ait encore
d’autres tant que le système restera
le même.
A. S. Que proposez-vous pour
remédier à ces problèmes ?
A. V. Je plaide pour une médecine
participative, où les malades sont
des acteurs. Certes, il existe déjà
une loi, la loi Leduc de 2002 sur le
partage de la décision médicale.
Mais tout le monde conviendra
que, dans les faits, c’est une parodie
de partage de décision. On vous
explique deux trois trucs, on vous
tend un stylo pour signer au bas de
la page, puis on prend la décision
de vous opérer de ceci ou cela. Il y
a des contre-exemples, notamment
avec des chirurgiens orthopédiques
qui ont véritablement tenté cette
aventure du partage de la décision.
L’information est patiemment et
précisément donnée et surtout, le
plus important, c’est que la décision
ne soit pas que médicale. La
dimension humaine et la qualité de
vie entrent en jeu.
A. S. Vous déplorez l’influence des
juristes sur la décision politique.
A. V. On parle souvent du poids
des lobbies, mais jamais de celui
des juristes. Or, aujourd’hui, on a
vraiment l’impression qu’en dernier
recours, les décisions d’un
ministre ne sont pas celles qu’il
avait prises initialement en fonction
de ses convictions, mais celles
qui lui sont conseillées par des
juristes pour se protéger à l’avenir.
Le scandale du sang contaminé est
passé par là, et la marge de
manoeuvre des ministres est très
étroite. Entre la voix des experts,
notamment sur un médicament et
son autorisation de mise sur le marché,
et celle des juristes, un ministre
aura tendance à privilégier celle
des juristes. Pourquoi ? Parce qu’un
jour, le cas échéant, il pourra lui
être reproché de ne pas avoir pris
la décision d’offrir aux citoyens l’accès
à des soins, avec un risque de
sanction pénale. C’est pourquoi je
plaide pour une médecine participative,
afin de soulager de ce poids
les décisionnaires en invitant à la
prise de décision, non seulement
les juristes, les élus, les institutions
sanitaires, mais aussi les citoyens.
A. S. Comment fonctionnerait ce
nouveau système ?
A. V. L’idée de la santé participative
est d’associer dès le début les
usagers à la conception des systèmes
de soin, pour les adapter
aux attentes. J’ai co-développé les
principes des living labs pour la
santé, précisément pour permettre
de réunir tous les acteurs : ingénieurs,
financeurs, experts, élus et
usagers. Cette approche ne s’applique
pas à toutes les problématiques,
mais à un certain nombre
dès lors qu’on y met de la méthode.
Il ne s’agit pas de réunir tout le
monde autour d’une table et de
dire « maintenant, on décide ». Il
faut suivre un procédé d’élaboration,
progressif, avec une animation
ad hoc. Par exemple, j’ai organisé
une réunion dans l’Aveyron
avec les professionnels de santé du
territoire sur le thème de la désertification
médicale qui commence
à nous toucher. La méthode
consiste déjà à se concerter avec
les personnes âgées, leurs aidants,
les médecins, les élus, les financeurs
pour identifier les moyens et
les solutions les plus adaptées – en
prenant en compte le facteur géographique.
C’est un long travail
qui demande beaucoup de
méthode, mais c’est à mon sens la
médecine de demain. l
Erwann Kersaintgilly


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Kay - Le Fleuve céleste - Bifrost
Posté le 21 juin 2017
Auteur aussi brillant que populaire, le canadien Guy Gavriel Kay est de nouveau réédité par les éditions l'Atalante deux ans après Les Chevaux célestes (in Bifrost 76),autre énorme pavé situé dans le même univers que le présent ouvrage. Cette fois, Le Fleuve céleste délaisse la IXe dynastie pour la XIIe et propulse le lecteur trois siècles plus tard, dans une Chine fantasmée, terreau fertile pour l'imagination fabuleuse et la plume élégante de l'écrivain. Comme à son habitude, Kay se sert d'une base historique solide – qu'il revendique légitimement – pour tisser une histoire ambitieuse, polyphonique et finalement grandiose. À la différence des Chevaux célestes, le lecteur n'entre plus dans un empire en pleine gloire, mais bien dans une Kitaï qui se meurt, qui décline. L'empereur n'est plus qu'un homme mal conseillé, étouffé par la cacophonie des clans conservateurs et progressistes. Le Fleuve céleste n'est pourtant pas qu'une histoire de cours et de nobles, mais bien celle de l'ascension d'un homme, un Robin des Bois à la sauce asiatique, qui finit par accomplir un fabuleux destin. Celui de résister, de briller et de se hisser au-dessus de la médiocrité de l'élite intellectuelle de l'époque. Rai Daiyan, personnage magnifique et flamboyant, s'avère encore plus réussi qu'un certain Shen Tai dont on se souvient pourtant avec émotion. A ses côtés naviguent des seconds rôles tout aussi réussis et passionnants, à commencer par Lin Shan, l'une de ces figures féminines dont Kay a le secret, et Zhao Ziji, ami et combattant plein de fougue et d'honneur.
Le Fleuve céleste arrive rapidement a surpasser son illustre aîné. D'abord parce que Kay semble n'avoir plus besoin d'introduire son univers, ensuite parce que les intrigues politiques et la dimension épique s'équilibrent avec une facilité évidente. Au-delà de ces atouts primordiaux, c'est aussi, et surtout, la beauté et l'exotisme de cet univers tiré de la Chine ancienne qui fait tout le charme du roman. Habitué a bâtir des univers depuis toujours, l'auteur canadien délivre ici une superbe toile de fond où la poésie, la calligraphie, les jardins et les mélodies de pipa deviennent autant d'éléments dépaysant mais aussi fascinants. On est tout de suite transporté par la plume de Kay, par l' intelligence de la construction de son récit et l'entrelacs de ses fils narratifs.
ll faut également rendre honneur à ce qu'explore Le Fleuve céleste au cours de ces 700 pages. Kay nous y parle de valeurs aujourd'hui désuètes, de courage, de résistance face à l'adversité mais également d'amour, de douceur, de beauté. Le Canadien nous raconte une époque qui entre en résonance avec la nôtre, tisse une toile mélancolique, à la fois sur la fin d'un empire de légende, mais aussi sur la disparition de figures humaines passionnantes. Le Fleuve céleste fait naître des
héros, jongle avec l'épique, la sauvagerie et l'intime. En effet, au-delà de cette fresque minutieuse, le roman sait s'immiscer dans la vie de ses personnages. Avec un talent sans cesse renouvelé, Kay nous convie a des petites destinées qui jalonneront le parcours des grandes figures historiques qu'il s'amuse à tordre pour bâtir son aventure. Le résultat n'en est que plus touchant.
Comme pour son prédécesseur, on pourrait ici pointer du doigt un certain défaut de répétition, la propension de Kay à répéter au lecteur des faits déjà énumérés auparavant – le non dégraissage d'une centaine de pages superflues. Mais en regard de l'immense réussite que constitue le résultat final, le lecteur oubliera très rapidement cet accroc récurrent chez l'auteur. Les amateurs de Kay seront ravis, les autres pourront en profiter pour découvrir une épopée grandiose – et se pencher tant qu'à faire sur le précédent volume.

Nicolas Winter - Bifrost n°86


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Dunyach - L'instinct du troll - Les lectures de Xapur
Posté le 21 juin 2017

Je me méfie toujours un peu des textes de SFFF à tendance humoristique, je n’y suis pas toujours réceptif mais le thème de l’entreprise (mal)traité à la sauce fantasy m’intéressait. J’ai donc lu un extrait de la première nouvelle avant de me décider à acheter le livre.

On est avec ce petit recueil dans le pastiche et l’humour bon enfant (et moins déjanté que dans la saga Naheulbeuk par exemple). Quatre nouvelles se suivent et sont en fait à lire dans l’ordre.

Tout d’abord, une critique du monde de l’entreprise vue à travers une compagnie minière dans laquelle un troll, manager intermédiaire, est pris en tenaille entre les ordres des directeurs (des nécromants qui poussent à la rentabilité) , et ses subordonnés nains assez dissipés. Sans parler des objectifs à atteindre et des tableaux prévisionnels à remplir. Ou encore du stagiaire, à former ou à déformer – à grand coups de taloches si nécessaire !

Les textes nous proposent aussi un démontage en règle des quêtes épiques de la fantasy où, entre combats et monstres, il ne faut pas oublier de prendre les reçus destinés à remplir ses notes de frais. Et aussi une nouvelle version du mythe d’Excalibur revisité de façon… originale ! Ou encore l’organisation d’un mariage et d’un festival de rocs !

En filigrane, on notera aussi dans l’esprit du héros, un troll un peu lourdaud mais pas si bête au final (bien qu’il s’en défende), le regret pour les choses simples et l’envie de prendre le temps de vivre, entre tonneaux de bière ou d’eau ferrugineuse, et grignotage de tartines aux grenats et saphirs. Parce qu’il y a autre chose dans la vie que le travail…

A noter la belle couverture de Gilles Francescano…

Xapur - Les lectures de Xapur



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François Rouiller reçoit le prix Rosny Aîné
Posté 17 juillet 2017 -

metaquine12.png

François Rouiller est le lauréat du prix Rosny Aîné pour Métaquine dans la catégorie "roman". Bravo à l'auteur et merci aux participants à la 44e convention de SF.

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En juillet 2017, tous les ebooks de Laurence Suhner sont à 4,99e
Posté 11 juillet 2017 -

laurencesuhner_site.jpgAu mois de juillet, découvrez en numérique et à prix réduit, la trilogie QuanTika de Laurence Suhner. Cette auteure passionnée d’astrophysique, s’est entourée des conseils de nombreux scientifiques pour l’ensemble de sa série. À lire d’urgence !

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Celle qui a tous les dons – The Last Girl
Posté 29 juin 2017 -
the-last-girl-affiche.jpg L'adaptation cinématographique du roman de Mike Carey, Celle qui a tous les dons, sort en France le 28 juin. Le film est réalisé par Colm McCarthy et nous retrouvons à l'affiche Gemma Arterton, Glenn Close et Paddy Considine. Tous en salles !
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Notre collection poche débarque !
Posté 24 mai 2017 -

 grandangle-poches-general.jpg

Voilà bientôt 30 ans que notre collection s'étoffe, et nombre des livres que nous avons publiés ne sont disponibles qu'en grand format. Certains libraires s'étant montrés encourageants, voire insistants (merci!), L'Atalante Poche voit donc le jour et arrive dans les rayons le 25 mai prochain avec 6 premiers titres. Rendez-vous chez votre libraire !

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Manuscrits
Posté 27 janvier 2017 -
Nous avons pris la décision, à partir du 1er février, d’interrompre la réception de manuscrits pendant quelques mois et nous réfléchissons à une nouvelle méthode pour les traiter. Tous les manuscrits déjà reçus avant cette date seront lus. Cependant, n’hésitez pas à préparer vos textes, à les peaufiner, car nous vous signalerons comment les envoyer, et surtout quand. Alors suivez-nous sur les réseaux sociaux, des informations arriveront d’ici l’été.
Stay tuned !
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L'Atalante
Posté 21 janvier 2013 -

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Honor Harrington
Posté le 16 juin 2017 par Spyro1
Ben depuis ils sont passé a lune autre guerre, je pense que ce tome cloturerait celle là, ensuite après une 30 aine d'années de guerre ininterrompue, le sel de la série se perdrait un peu a mon sens [...]